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David Hamilton et ses jeunes filles: la joie de vivre absolue!

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David Hamilton à Capri, vers 1969.

Voici quelques images fameuses – et, pour nombre d’entre elles, souvent publiées dans la presse (Paris Match, etc) – de David Hamilton et des plus jolies de ses modèles, actrices, amies, nymphes… La joie de vivre qui s’en dégage est tout simplement émouvante. Et indéniable. Qui sait ce que sont devenues ces jeunes filles d’antan? Quels souvenirs merveilleux elles ont gardé des heures enchantées qu’elles ont  vécues? David Hamilton était, il fut à l’évidence l’un des hommes les plus séduisants et charismatiques de son époque. Capable de grandes amitiés et de grandes amours. Au début des années 1980 évoluent les jeunes filles qui seront – à notre avis – les dernières vraies muses, les dernières vraies nymphes de David Hamilton. Quelques années plus tard, l’époque ayant changé, arriveront trop de profiteuses, d’arrivistes et de petites Miss Minables.

Tournage du film « Bilitis » (1977). Image parue dans la grande presse française.

David Hamilton et l’une de ses modèles, connue sous le pseudonyme de « Joan », vers 1978.

David Hamilton et l’une de ses modèles (Nicky).

David Hamilton et l’une des plus belles, des plus émouvantes de ses modèles, Esther (photographies, cartes postales, film).

Tournage de « Bilitis », 1977. Photographie souvent publiée, notamment dans la grande presse française de l’époque.

David Hamilton au miroir, avec l’une de ses modèles (Anémone).

Superbe photographie de David Hamilton avec Joan, en 1979, lors du tournage du film « Laura les ombres de l’été » (film avec Dawn Dunlap)

David Hamilton en 1983 avec l’actrice allemande Monika Broeke, lors du tournage du film « Premiers désirs ».

David Hamilton en 1980 avec l’actrice allemande Anja Schute, peu avant le tournage du film « Tendres cousines ». Anja Schute, lors de la mort du photographe, a défendu publiquement – dans la presse – David Hamilton.

Magnifique photographie avec l’une de ses modèles, Mina. La photo a été prise à Paris, en 1985.

Photographie – absolument sublime – de David Hamilton, en 1983, avec l’une de ses modèles (Esther).

David Hamilton, dans le sud de la France,en 1983.

Photographie, souvent parue dans la grande presse française, de David Hamilton au milieu de ses actrices. Au milieu de ses amies.

Photographie, parue souvent dans la presse française, de David Hamilton au milieu de ses actrices et amies. Ici, parexemple,  on reconnaît Joan, Esther et l’actrice allemande Monika Broeke.

David Hamilton et l’une de ses modèles, Catherina, vers 1982, dans le sud de la France.

David Hamilton et l’une de ses modèles, Lisette, dans le sud de la France vers 1980.

 

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Les jolies jeunes filles de David Hamilton (2)

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Illustration fort connue, souvent publiée, extraite ici de l’album « Le monde de David Hamilton », éditions Denoël, 1996.

Illustration extraite de l’album « Le monde de David Hamilton », éditions Denoël, 1996.

David Hamilton, le génie, dans une époque de nain.e.s

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Récemment, une ex Miss a déclaré, à la télévision, que « David Hamilton n’était pas un génie ».

Sidérant…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la phrase n’était nullement prononcée dans le cadre d’un festival de l’humour.

S’agissait-il, peut-être, d’une ex-Miss France? Non, pas même. Il s’agissait de… Flavie Flament, qui fut « élue » à l’âge de treize ans, en 1988… « Miss OK » par un magazine  pour ados.

On pourrait aussi imaginer BHL disant que Heidegger n’était pas un génie, ou Dave déclarant que Bach n’était pas un génie, ou Moix affirmant que Shakespeare n’était pas un génie.

Toutes les images qui suivent sont extraites de l’album « Le monde de David Hamilton » (éditions Denoël, 1996).

 

ONZE SEPTEMBRE, CANCERS ET BOMBINETTES

Le onze septembre, on y est dans deux jours. Tout le monde a en tête le onze septembre 2001, moins de gens savent que le 11 septembre 1973 est le jour du coup d’État de Pinochet au Chili et de l’assassinat du président de la République Allende, fomenté par la CIA.

Mais revenons au onze septembre 2001.

Je viens de lire dans la presse de ce jour que l’on ne compte plus les victimes collatérales, comme dirait l’autre, des « événements » du 11 septembre 2001 au World Trade Center de New-York : on note ainsi qu’un nombre conséquent de personnes, dont des pompiers, qui se sont trouvés sur les lieux au moment des chutes programmées des trois tours, ou dans les jours qui ont suivi, meurent encore, et dans un pourcentage important, de divers cancers.

La cause en serait l’inhalation plus ou moins prolongée du nuage toxique qui a suivi la destruction des trois tours.

Tout d’abord je rappelle que ces trois tours ne sont absolument pas tombées à la suite d’un quelconque attentat terroriste mais d’une destruction programmée par explosifs très puissants.

Aucun avion ne s’est jamais fracassé contre les tours, et quand bien il s’y soit fracassé, il aurait été bien incapable de provoquer quoi que ce soit de si radical à ces tours, et certainement pas un incendie qui aurait eu la capacité de détruire (et ceci d’une manière très ordonnée) l’intégralité des trois tours, qui plus est avec deux avions pour trois tours.

Il est plus que probable que les auteurs de ces attentas, non-islamistes, relevaient de certains éléments de l’État alliés du dit complexe militaro-industriel que l’on pourrait définir, pour faire simple, comme complexe américano-sioniste, ou plus précisément américano-israëlien.

Mais c’est une autre histoire sur laquelle je reviendrai peut-être un jour. Juste à dire que parmi les membres de ce complot il y avait très probablement l’alors vice-président Républicain Dick Cheney.

Je passe sur la mauvaise blague – de djihadistes dont les plus formés étaient à peine capables de piloter des petits « coucous » ; – d’avions aptes à traverser des tours sans se désintégrer dès le choc – ces avions étaient très probablement des hologrammes ; et il faut savoir aussi que le jour de l’attentat fut, comme par hasard, un jour de grandes manœuvres militaires aéronautiques ; – ou encore de passeport de « coupable » retrouvé intact sur le bitume.

Ce ne sont ici que quelques notations parmi des dizaines d’autres qui font que tout esprit sain ne peut que conclure à une conspiration de l’État ou d’une partie de l’État nord-américain, alors sous la houlette des Républicains.

Il en va de même pour cette énorme affaire montée de toute pièce par les services secrets nord-américains à Pearl Harbor et qui a fait entrer les États-Unis dans la Seconde guerre mondiale. Ou encore pour ce triste cinéma hollywoodien des hommes qui auraient prétendu avoir marché sur la Lune. Moi, je ne connais que Tintin, Milou et leurs amis qui ont marché sur la Lune ; et c’est fort heureux! Laissons la Lune à ses mystères et à Pierrot.

Mais pour en revenir à ce nuage toxique, comment ne pas y voir un mélange détonnant (pour ne pas dire détonant) de diverses particules et molécules de très haute toxicité, et parmi elles très probablement d’éléments radio-actifs, car il semble à peu près établi, par les personnes les plus qualifiées (des ingénieurs en particulier), que ces trois tours sont tombées par l’action conjuguée et très ordonnée, du haut en bas des tours, de bombinettes atomiques à l’uranium appauvri.

« Appauvri«  ne veut pas dire « non radio-actif« , mais arme de récupération fabriquée à partir de déchets atomiques de centrales nucléaires. Ces mêmes bombinettes que l’État criminel en Palestine occupée réserve régulièrement aux autochtones, mais peut-être « accessoirement » aussi aux libanais, syriens et autres.

Personnellement, ces morts, des années après ces faits hautement criminels, me font penser immanquablement à ce qui est arrivé à tant et plus de Japonais, des années après les cataclysmes (non pas « fascistes », non pas « nazis », ni encore « staliniens« ) mais tout bonnement « démocratiques » de Hiroshima et de Nagasaki.

FLAVIE FLAMENT, YANN MOIX ET LES DÉGÂTS CAUSÉS PAR LESDITS ROMANS FAMILIAUX

Comme en a déjà dit quelques mots le blog En Défense de David Hamilton (par exemple ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/09/06/2019-regne-de-moix-le-surmoique-lepoque-ou-le-gloire-consiste-a-se-sentir-conforme/)

il y aurait à établir un parallèle poussé entre ce qui est arrivé à Flavie Flament (et par voie de conséquence à sa famille et plus encore à David Hamilton) et ce qui arrive présentement à Yann Moix (et donc à sa famille et à sa carrière (sic) littéro-audio-visuelle).

Fort révélateur d’une époque complètement désaxée où les névrosés graves, hystériques marqués (telles les féministes de l’extrême), psychopathes et sociopathes (tels plus d’un dirigeant politique ou financier), sans oublier les bêtes de foire et de cirque (style Attali, BHL, Macron, Castaner, Trump, la mère Clinton, et tant d’autres « illuminés » délinquants ou génocidaires) qui vivent dans le déni total de la réalité de la masse humaine, forment le « haut du panier » de ceux qui ont le pouvoir et l’argent ; et entretiennent le triste spectacle du monde. Le point de vue et l’image du « beau » monde, je veux dire : des pilotes « avisés » de la dégénérescence humaine.

J’ai appris il y a peu que Yann Moix sortait (mais en est-il sorti ?) de 15 ans de psychanalyse. Que dire de plus finalement ? Je suppose qu’il s’agit de la psychanalyse à la fois la plus sectaire et la plus infantile, qui n’est rien d’autre que l’application à la lettre, et à tout patient, des névroses et perversions du père suprême, l’opiomane et obsédé sexuel bien connu Sigmund Freud… et consorts. Celui qui a appliqué sa propre analyse et son propre roman familial judéo-viennois à tous ses patients (fort patients, car le but du jeu était de les tenir entre ses mains toute leur vie et pour de l’argent ; comme je l’ai déjà écrit, c’est lui-même qui a dit et répété que l’élément financier était un point indépassable de sa « thérapie »).

Si je comprend bien, Yann Moix a été victime (victime friquée, ne jamais oublier l’aspect financier dans ces affaires, je le répète ; donc avant tout dans le milieu bourgeois ou petit-bourgeois ; certains y ont laissé des fortunes ; le « bas peuple » ici n’est pas concerné) très probablement de gourous et d’escrocs chers payés, « théoriciens » de l’âme, ânonnant les litanies creuses et mortifères dudit roman familial et, qui sait, de la « mémoire traumatique », le nec-plus-ultra de la déliquescence freudienne. Mais en nettement moins drôle ou moins anodin que « Papa, Maman, la bonne et moi », « Les Aventures du Petit Nicolas » ou encore « Boule et Bill »…

On en voit le résultat avec le dernier livre de Moix (Orléans) qui est présenté comme un roman et qui, d’une manière très ambiguë, se veut aussi document. Mais là il retarde, car il y en a déjà une qui nous a fait le coup, c’est Flafla, Flavie Flament avec ses deux … ses deux quoi au juste ? Romans ou documents ? Les Chardons et La Consolation, mettant plus bas que terre sa famille et avant tout sa mère et racontant des bobards sur le pauvre David Hamilton idole de sa jeunesse passée ! Fortiches, les éditeurs !

Que la langue de l’un (Moix) soit plus recherchée ou moins vulgaire que la langue de l’autre (Flament), ne change rien au fond de l’histoire de ces deux nombrilistes bien malades.

Cela dit, la critique de la psychanalyse n’est pas neuve. Ainsi en 1976 par exemple, quelques années après que moi-même j’eus subi la doxa freudienne universitaire la plus conforme (conformiste), et goûté, comme plus d’un alors, au freudo-marxisme totalisant pour ne pas dire totalitaire (Wilhem Reich fut un grand délirant), Henri Baruk, un psychiatre non psychanalyste écrivait dans De Freud au néo-paganisme moderne (article paru dans feue La Nef, n° 31) :

L’attitude psychanalytique est de toute évidence, d’après nos observations innombrables, une source de conflits. Ce sont d’abord des conflits familiaux. Le sujet psychanalysé — surtout si la psychanalyse, ce qui est fréquent actuellement, n’est pas orthodoxe et suggère au sujet des interprétations — voit souvent avec acrimonie ses proches, ses parents, son conjoint, qu’il rend responsable de ses maux. C’est là une attitude de bouc émissaire. […] Nous avons vu fréquemment des guerres familiales, des haines des enfants contre les parents, des divorces douloureux et injustes déterminés par une telle orientation. En outre, certains sujets psychanalysés deviennent d’une extraordinaire agressivité au point de vue social, car ils sont d’une extrême sévérité pour les autres et les accusent sans cesse, ce qui arrive parfois à créer des individus antisociaux. La religion juive, parlant de la loi de Moïse, proclame : Tous ses sentiers mènent à la paix. On pourrait dire le contraire de la loi psychanalytique : Tous ses sentiers risquent de mener à la guerre.

On ne saurait mieux dire de cette maladie sénile de la psychothérapie qui s’applique parfaitement tant à Moix qu’à Flament.

GONCOURT ET MOIX L’AÎNÉ

Moix, pardon ! moi (au fait savez-vous que son nom se prononcerait : MWAKS selon certains ? ce qui en ferait une sorte de Mwax la menace des temps présents – seuls les plus âgés feront le rapprochement avec cette vieille série de la télévision des années 60-70), moi donc, ce qui m’amuse le plus dans le feuilleton médiateux bien moixi consacré à ce délateur caractériel de la téloche, à ce visage haineux traitant tout un chacun de « facho », « antisémite » ou « antisioniste » (pour lui, c’est la même chose), etc., et qui vient d’être rattrapé par son passé, pourtant déjà bien connu du milieu parigot et très certainement de son mentor Béchamel, ah, non, c’est BHL (notons que quand on est con, intolérant ou hargneux, c’est pour toute la vie tout en conchiant demain ce que l’on a adoré hier), c’est qu’il semble privé à vie maintenant d’un quelconque Prix Goncourt (ou Congourd, on ne sait plus) pour (entre autres) « antisémitisme » alors même qu’il n’y avait pas plus sémitophobes, ou plus exactement judéophobes que les Goncourt.

Le Journal des deux frères (essentiellement de la main d’Edmond puisque Jules est mort très jeune en 1870) est farci de propos peu amènes sur les Juifs, les Juifs parisiens des salons et de la rue. Croqués sur le vif.

Un exemple parmi tant d’autres, daté du 18 juin 1894 :

Quant aux dessins à la plume, représentant des types juifs, Tissot* nous les montre portraiturés dans la vérité du type juif autochtone, et donnant très exactement ces grands nez courbes, ces sourcils broussailleux, ces barbes en éventail, ces regards précautionneux soulevant de lourdes paupières, et les pensées calculatrices, et les jovialités mauvaises, et la perfide cautèle, sous la bouffisssure de graisse de ces faces.

Y a où rire !

* Il s’agit sans doute de Jacques Joseph Tissot, dit James Tissot (1836-1902) connu comme peintre, graveur et caricaturiste.

FLAMENT : M6, LE RETOUR

J’avais entamé un poème genre La Fontaine qui disait :

Quelque blonde pécore,

Joli minois, joli décor ;

Quelque accorte nénette

Pour le dire d’un trait bien net…

Mais finalement, j’y renonce, elle ne mérite pas tant.

Le vêtement ample et les mamelles en hui alourdies

Donc Poupette Lecanu reviendrait à ses « premières » amours télévisuelles en retrouvant la chaîne M6 qu’elle avait fréquentée au temps de sa splendeur juvénile, lorsqu’elle usait déjà autant de ses charmes de mineure pour passer d’un amant à l’autre (lui, pas toujours mineur, loin de là) et se faire une place au soleil du mannequinat publicitaire et surtout de la notoriété télévisée vulgaire. Elle y mit quelques années mais, le monde du journalisme de la presse de « jeunes » et bientôt de la téloche « en grand » (TF1) lui déroula une carrière toute trouvée, du moins pour qui entend vivre de sa charnitude (acharnée et très peu décharnée). C’est du moins ce que m’apprend Le Parisien ces jours derniers, relayé par toute la presse pipole.

Je ne reviens pas en long sur toute son histoire (voir les nombreux articles que je lui ai consacrés et voir également l’ouvrage d’Olivier Mathieu : David Hamilton « suicidé », mais par qui ?). Juste l’essentiel de l’essentiel.

Il y a dix-neuf ans, vers ses 26 ans, « la petite fiancée » de la télé obtenait ses premières animations sérieuses (je veux dire populeuses, attirant la pub) dans je ne sais quelles émissions de variétés, ou dans je ne sais quoi de ce genre, très audio-visualisées par Populo. Il y a neuf ans, vers 36 ans, la crise de la quarantaine approchant, la cellulite s’épaississant et se voyant nettement sur les pages dénudées des magazines pipole, son temps étant fini, elle décida de faire bénéficier les auditeurs de radio de de la suavité de ses propos à la mode, et de sa photogénie naturelle passée de mode, ou plus exactement passée tout court, cette photogénie qui attira l’œil de David Hamilton autrefois. David Hamilton l’idole photographique de Poupette il y a bien longtemps. David Hamilton, celui qui lui a permis de se faire ouvrir des portes.

Dure époque pour elle ; elle avait déjà abandonné Flament pour Castaldi, puis elle passa à Quatrefages, etc. Elle venait de se rendre compte que, pas plus que la vie en général, la jeunesse n’est éternelle. Son fils aîné était adulte ou presque. Comme elle disait alors, dans son charabia pétri de contradictions, et dans Elle : « Je cherchais la lumière, la popularité, j’avais besoin d’amour, d’être réchauffée par le public, par des audiences, tout en ayant le sentiment d’être dans l’imposture. Tout cela me coûtait. J’ai résisté jusqu’au jour où le corps a lâché. »

Elle décida alors de soigner son mal-être, sa déprime et son imposture (sic) d’une manière assez radicale finalement. Elle se mit à fréquenter la crème de la psychiatrie interlope, celle qui depuis des années déjà est quasiment mise au ban de la psychiatrie disons sérieuse (je n’épilogue pas, mais, là aussi, il y en aurait à dire). Je veux parler (encore une fois) de la psychanalyse la plus bornée, la plus dogmatique aussi « scientifique » que les discours « marxistes » de maternelle d’un Staline ou d’un Mao.

Celle qui déblatère sur ladite « mémoire traumatique ». Celle qui met à feu et à sang les familles et la Raison. Celle qui entraîne des déchirements, des suicides. Celle qui a provoqué directement la mort, très probablement assassine, perpétuée par quelques lâches « justiciers », de David Hamilton. Et le petit quart d’heure de triste « gloire » de Poupette. C’est ce que la presse pipole appelle « quitter l’antenne pour prendre du recul ».

Comment pourrait-on définir cette thérapie fort singulière ? J’aurais envie de la nommer thanato-thérapie active mêlée de gérontophobie morbide. C’est l’antique histoire aussi vieille que le Monde ou que la Bible holocaustique au moins, du bouc émissaire ; la magie noire autour de la bête immonde. L’univers grisâtre des sorcières et des jeteurs de mauvais sorts. Le tout amplifié par un esprit que l’on pourrait définir par l’expression : « Je t’aime, moi non plus » ou plus précisément, à l’envers, par : « Je te hais, moi aussi ». En totale négation d’une reconnaissance intégralement oubliée, refoulée ; jamais exprimée depuis bien longtemps. Il lui convenait d’abattre l’idole des temps passés en pleine hystérie officielle masculinophobe et mâlicide.

« Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses, / Moisir parmi les ossements » – pour reprendre l’expression du poète de l’âme avisé rappelant à la Belle le sort naturel intraitable du temps – aurez-vous eu avant, Flavie Flament, un moment d’intelligence et de bon sentiment pour vous rendre compte ô combien vous fûtes si peu sensée, si bassement méprisable, écornifleuse d’Éros ? Auriez-vous eu vent … dans vos errements, que Hypnos (du moins, celui de vos gourous) est le frère jumeau de Thanatos ? Tous deux enfants de la Nuit.

Que dire d’autre pour éclairer le contexte ?

Évoquons le contenu de son retour télévisuel sur M6. Après tant et plus d’autres, elle va se retrouver à animer une émission, une sorte de série de télé-réalité dénommée L’Atelier consistant à suivre le travail de quelques artisans chargés de « réparer, restaurer et même sauver des objets qui ont une histoire et une valeur sentimentale, apportés par leur propriétaire ».

Y verrons-nous un admirateur de David Hamilton vouloir faire restaurer une diapositive origine du photographe représentant Poupette ? Y verrons-nous Poupette elle-même, voulant recouvrer sa virginité perdue ?

Tiens, à propos de virginité, il est remarquable de constater que cette scribouillarde qui se délecte dans le glauque, le haineux et le vulgaire totalement assumé, l’absence totale de style, la présence constante de tous les clichés de la terre (mais pas de ceux de David Hamilton au final) et surtout le mensonge et l’impudeur caractérisés, ne nous ait glissé quelque mots ou quelques chapitres de sa défloration et de ses premières menstrues, et autres histoires de nymphes. Cela manque vraiment au tableau de son « oeuvre » pour qu’il soit complet et « édifiant ».

Oui, donc ! À vulgarité, vulgarité et demi, pourquoi ne pas achever son triptyque « existentiel » par l’évocation de sa défloration. Pourquoi pas ? puisqu’elle a déjà évoqué par les gestes un orgasme à la cantonade (cf. YouTube). À moins que le tableau grotesque de son « viol » n’en soit la description. Description loufoque avec ses pauvres mots scato-déjectifs divers. Après Les Chardons et La Consolation, j’attends (pour bientôt peut-être), j’en ai déjà le titre : Mon Hymen reconstitué. À moins que cette dernière, dans un ultime acharnement de haine ressassée, ne sorte le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre : Les Boulons – ou comment j’ai fait dévisser la statue du commandeur de la photographie.

Mais, on me dit que cette dernière serait maintenant « apaisée » (sic). La thanato-thérapie aurait-elle au moins cette vertu ? Reste à savoir si Flavie Flament se rend bien compte qu’elle a un mort sur la conscience. On peut en douter. Aucune mauvaise conscience, aucune réflexion rétrospective. Certes ce n’était … qu’un vieillard, mais cette « vieille chose » indémodable demeurera. Et qu’en sera-t-il donc, dans un demain lointain, de Poupinette, celle qui a perdu la bataille, fatalement ?

Pauvre petite fille, tant et plus influençable par l’air du temps, à qui on aura toujours tout donné, à qui on a toujours tout pardonné, et à qui on (les media, et ceux qui ont le pouvoir en général) donnerait encore le Bon Dieu sans confession ! Connais-tu le mot, rien que le mot REMORDS, celui qui ronge constamment ? Celui de la mort renouvelée ?

Pourtant, Flavie n’est jamais que l’antonyme de Flamort ; quant à Flament, il n’y en a pas d’autre : c’est le mot exact pour définir la mythomane mortifère.

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« Féminicides » et violences conjugales, ou violences de la société du grand Joug homicide ?

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On parle beaucoup, en ce moment, de « féminicides » et de « violences conjugales« . Peut-être conviendrait-il tout de même de dire un certain nombre de choses.

La douceur hamiltonienne. Calendrier David Hamilton, avril 1976

Le féminicide est un homicide.

Parler de « féminicide », propager en quelque sorte l’idée que meurent davantage de personnes du sexe féminin que de personnes du sexe masculin, me semble discutable. Avant de me prononcer, je voudrais des chiffres, provenant d’études sérieuses et crédibles, démontrant qu’il y aurait significativement  plus de meurtres de femmes que d’hommes, en France.

En tout état de cause, ce que l’on appelle aujourd’hui « féminicide » apartient à la catégorie des homicides.

Le terme homicide, en français, signifie: « le fait de donner la mort à un être humain« . Les femmes sont – comme les hommes – des êtres humains, et, par conséquent, le fait de donner la mort à une femme est un homicide.

Cela, à tout le moins, tant qu’il n’est pas législativement établi, ou décrété par Marlène Schiappa ou par Brigitte Trogneux que le sens des mots doit changer.

Répétons: le terme français homicide provient du latin homicidium, composé de homo, -inis « homme » et de caedere « tuer ».  Que l’on se rassure, donc: l’homicide contient naturellement les « féminicides ». HOMO, dans HOMICIDIUM, n’est pas le sexe mâle. Il s’agit du mot « homme », signifiant tout être appartenant à l’espèce humaine, sans considération de sexe.

Le mot « homicide » définit et dénonce les crimes commis contre des hommes et contre des femmes, alors que le terme de féminicide ne définit QUE les crimes dont sont victimes des femmes. Le terme de féminicide va donc contre l’égalité, prônée par Marlène Schiappa, entre les hommes et les femmes (ou, plus exactement, « entre les femmes et les hommes »).

Il est clair que tout meurtre (meurtre, assassinat, parricide, infanticide, empoisonnement ) doit être puni, que la victime soit un homme, une femme, un vieillard ou un enfant. Le terme homicide est donc approprié.

La douceur du photographe David Hamilton

Michel Sardou et les années 1970.

Michel Sardou va jouer dans une pièce de théâtre de l’immense Sacha Guitry, «N’écoutez pas Mesdames !» (théâtre de la Michodière, du 12 septembre au 3 novembre 2019). Voilà un excellent choix. Je vais même tâcher d’y aller.

Sur RTL, parmi d’autres propos que je fais presque tous miens – y compris son goût pour le parti animaliste – Michel Sardou a évoqué «les débats» truqués qui ont lieu à la télévision et où, a  noté le chanteur, «ils (les médias) nous prennent pour des cons». C’est là un constat que n’importe qui peut faire.  Il a aussi regretté le temps des années 70-80 quand «on faisait l’amour ». J’ignore si Michel Sardou, en disant cela, songeait à David Hamilton. Il aurait pu.

Je voudrais aussi savoir le nombre des « féminicides » qu’il y avait dans les années 1970, et combien il y en a aujourd’hui. Et je voudrais en comprendre les raisons. A mon avis, il y avait beaucoup moins d’homicides (et de « féminicides ») dans les années 1970. C’était peut-être, à mon humble avis, parce que la « guerre des sexes » y était moins âpre que de nos jours. Je me souviens très bien, dans le Sud de la France notamment, que les garçons sifflaient les filles (chose qui, aujourd’hui, les rend passibles d’une amende). Les filles de cette époque révolue souriaient. Elles essayaient de plaire aux garçons, lesquels essayaient de plaire aux filles. Incroyable, pas vrai? Complètement désuet et anachronique! La société des années 1970 était pleine de défauts – c’est un autre débat – mais, malgré tout, il me semble que les rapports entre les deux sexes étaient plus aisés, plus courtois, plus doux. En Italie aussi, même aujourd’hui en 2019, les rapports entre garçons et filles sont un peu plus décontractés qu’en France.

A supposer que le nombre des « féminicides » ait augmenté dernièrement, oui, je voudrais en comprendre les causes – et toutes les causes. J’avoue qu’il me semble un peu primaire de faire peser toute la responsabilité sur « les hommes », sur le sexe masculin dans son ensemble, ce « patriarcat » (???) tant dénoncé par les féministes dont certaines semblent pourtant désireuses que commence l’ère du matriarcat.

Il me semble, à moi, que la violence a augmenté au cinéma, à la télévision, et dans la société. Partout. Il me semble que s’il y a effectivement augmentation des homicides-féminicides dans la vie réelle, la cause doit en être recherchée dans une multitude de facteurs. Quoi donc, qui donc peut pousser certains hommes à choisir la voie de la violence? Est-ce que « l’excès d’un des conjoints entraîne, en manière de contrepoids, un excès contraire de la part de l’autre conjoint’?

La violence serait-elle l’apanage des hommes? André Gide disait et suggérait quelque chose d’intéressant à ce sujet, dès 1928: « Il arrive que, dans quelques associations, conjugales ou amicales, entraînant la vie en commun, le bon sens du couple ou de l’attelage se trouve en quelque sorte indivis, et que l’excès d’un des conjoints entraîne, en manière de contrepoids, un excès contraire de la part de l’autre conjoint ». (André Gide, Journal, 1928)

La douceur david-hamiltonienne. Calendrier David Hamilton, mars 1984

Violences conjugales

On parle de violences conjugales. Ici encore, revenons à l’étymologie. Conjugal provient du latin, et même du latin classique conjugalis. Deux êtres humains, que l’on pourrait supposer ou espérer « libres », choisissent de partager le même joug. Idée folle… Dans quelle espèce animale – l’homme est une espèce animale, et les naïfs croient même y contempler une espèce animale « supérieure » ! – voit-on des individus non seulement partager le même joug toute la vie, mais faire enregistrer la chose devant « Dieu » ou devant M. le Maire?

Le latin jugum représentait  le joug, l’attelage; le joug sous lequel défilaient les vaincus; et les liens du mariage. Comment voudrait-on que, le temps passant, le joug reste supportable aux deux amants (amants provisoires) du joug? « J’ai enduré le joug de mon mari, quand j’étais une jeune et sotte épouse« , écrivait Colette. La femme endure le joug de son mari, l’homme endure le joug de son épouse. Ce qu’il faudrait supprimer, c’est le joug. Voilà pourquoi je suis (à quelques exceptions près)  contre les mariages – tous les mariages.

Bref: pour éviter les violences conjugales, la première institution à oublier serait le mariage. Pas besoin de « Dieu » ou de M. le Maire.  « Essayez votre liberté avant de la soumettre au joug de l’hymen; connoissez les plaisirs, afin de les apprécier et de savoir les subordonner à vos devoirs« , écrivait à la fin du dix-huitième siècle le fascinant Joseph Fiévée dans La Dot de Suzette.

Douceur de l’art david-hamiltonien. Calendrier David Hamilton d’avril 1984. Editions SWAN.

Conclusion

Tout homicide est condamnable, qu’il ait pour victime un homme, une femme, un vieillard ou un enfant. Parmi eux, ce que les modes langagières d’aujourd’hui voudraient appeler « féminicide ». Chaque homicide a sa propre histoire, et toute généralisation est abusive.

Le mariage est un joug. A dire vrai, ce n’est même que l’un des jougs de toute la panoplie de jougs qui sont proposés par l’Etat à ses administrés, et à la vue desquels ceux-si brament de béatitude.

On ne saurait que regretter les temps david-hamiltoniens – disons, pour simplifier, ceux des années 1970. La philosophie david-hamiltonienne de la jeune fille, certainement, n’incitait ni au mariage, ni à la violence du mariage, ni à quelque violence que ce soit.

Ue véritable lutte contre les homicides (et les « féminicides ») passerait par une refondation totale des relations entre hommes et femmes. Désormais, utopie totale – une utopie qui ne peut plus être cultivée que par quelques poètes, par quelques solitaires.

Depuis des dizaines d’années, voire depuis trois siècles, la société française – sans aucune exception: aussi bien la société pétainiste que la société degaulliste, toutes les deux ridicules à mes yeux – ont fait exactement l’inverse de ce qu’il eût fallu faire. On en voit les tristes résultats. On ne se marie plus, ou on se marie moins, et tant mieux. Mais – comme dit à juste titre Michel Sardou – on ne fait plus l’amour.

On est passé de la conjugalité du mariage à la conjugalité de la société. 99, 99 % des membres « libres » de cette société sont parfaitement conjugaux: ils adorent le joug et prétendent, tout en continuant à vivre sous ce joug, lutter contre les maux dont ils ne voient même pas qu’ils proviennent – tous – du grand Joug. Il ne sert à rien de ne plus se marier si l’on court par millions sous le joug de la télévision, de la radio, de la presse, du gossip, de la publicité, du mensonge institutionnalisé, de l’illettrisme et du conformisme.

La douceur david-hamiltonienne. Photo du calendrier David Hamilton de juiin 1984. Editions Swan.

NOUS VOILÀ BIEN !

Ne lisant pas la presse pipole, n’étant vraiment pas fanatique du monde audio-visuel, voilà une information que j’aurais été incapable de trouver, de croiser tout seul, si quelqu’un de bien mieux branché que moi en ce domaine ne m’avait envoyé ce message (c’était samedi dernier) :

J’allume ma radio ce matin, pour écouter le « Stop ou Encore » sur R.T.L., et j’apprends brusquement que la matinale du samedi est maintenant animée par Flavie Flament, sous le nom de « Nous Voilà Bien ! »

Finalement, « Stop ou Encore » commençait à 10h15. Mais était-ce l’horaire habituel ou pas, je l’ignore parce que cela faisait des éternités que je ne l‘avais pas écouté. En fait je fuyais l’infernale propagande communiste [sic] de France-Info, 105,5 mhz, l’émetteur de R.T.L. à Royan émettant sur 104,9, et j’avais tourné le bouton dans un effort désespéré.

Puis, comme l’émetteur venait de tomber en panne et que je savais que sur les autres radios j’allais tomber sur des émissions du même tonneau, j’ai fait comme Coluche dans son sketch : « La télé était en panne, alors on est allé dans la voiture pour regarder la radio ». Sauf que je l’ai regardée dans ma cuisine, silencieuse, en finissant mon petit déjeuner.

Je crois me souvenir que ce « Stop ou encore » est une vieille émission consistant à faire défiler des titres de quelque sommité (sic) de la chanson avec l’approbation (ou la désapprobation) des chers-z’auditeurs.

Donc voilà que les ceusses qui étaient habitués à leur émission concernant des interprètes de chansons se retrouvent avec un tout autre genre d’artisse de variétés, ou plutôt d’absence de toute variété : l’inénarrable Flavie Flament. Celle qui a disparu des pages dénudées de la presse branchée, celle qui cache maintenant sa vieillesse précoce, ses premières rides à pattes d’oie et son arrondissement volumique rédhibitoire (en un seul mot, comme a pu préciser Desproges autrefois) en d’amples robes d’éternelle post-maternité, derrière un micro de radiophonie totalement inexorable.

Déclin irrémédiable pour une Poupette sur le retour !

(Non ! je n’ai pas envie d’être aimable avec la mytho-woman haineuse ; certes, on pourrait lui trouver l’excuse d’avoir été bien manipulée par des psychiatres à la fois d’opérette et fort dangereux, mais si elle n’en prend pas conscience, alors son cas est proprement (sic) désespéré ; et puis, elle est quand même la première responsable de la mort de David Hamilton, ce qui est impardonnable, d’autant plus impardonnable que lors de sa « jeunesse formidable et heureuse » (ou termes approchants) elle collectionnait, l’ingrate à venir, les affiches et photos de ce dernier).

Fermons la parenthèse pour trouver quelque aspect positif à tout cela et dire que le titre de sa nouvelle émission semble lui coller parfaitement à la peau (cette fameuse peau qui, grâce à une certaine extension cellulifère, limite les dégâts du fripé).

« Nous voilà bien! ». Et bien oui, nous voilà bien ! avec une telle engeance à gâcher le samedi matin des gens accrochés à cette station de radio que l’on prive, d’un coup d’un seul, de chansons pour les remplacer par le discours conformiste, bien dans l’air d’un temps décadent, de cette pauvre femme dégoisant, sans musique, ce qui ébaubit le petit monde benêt des beaux-beaufs de la dite modernité. En divers sujets de propagande à deux sous (et dessous). Et entre deux réclames de lessive.

N’en v’la-t-i’ d’une chouette idée et de jolis « rapiamus » à venir. Je veux dire : de jolis racontars, radotages, amuse-populo propres au pseudo-féminisme exalté ambiant. Flavie Flament, ou les avis déments de celle qui ment.

Ci-joint la photo d’accueil de notre amie commune sur le site de R.T.L. – m’écrivit encore ma correspondante. C’est comme sa voix, elle suscite la confiance. Comment ne lui ferait-on pas confiance ?

Nous voilà bien !…

EST-CE AINSI QUE LES HOMMES VIVENT ?

 

poème de Louis Aragon / musique de Léo Ferré

*

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps,
À quoi bon puisque c’est encore
Moi qui moi-même me trahis !
Moi qui me traîne et m’éparpille !
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j’ai cru trouver un pays.

*
Cœur léger, cœur changeant, cœur lourd
Le temps de rêver est bien court !
Que faut-il faire de mes jours ?
Que faut-il faire de mes nuits ?
Je n’avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure ;
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.

*

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers au loin les suivent…

*
C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens.
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle ;
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien.

*
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes,
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola.
Elle avait un cœur d’hirondelle
Sur le canapé du bordel ;
On venait s’allonger près d’elle
Dans les hoquets du pianola. *

*

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers au loin les suivent…

*
Le ciel était gris de nuages,
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais.
Je les voyais par ma fenêtre,
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

*

Elle était brune, et pourtant blanche,
Ses cheveux tombaient sur ses hanches ;
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus.
Elle avait des yeux de faïence,
Et travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n’en est jamais revenu.

*

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers au loin les suivent…

*
Il est d’autres soldats en ville,
Et la nuit montent les civils ;
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t’en iras bientôt ;
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteau.

*
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers au loin les suivent…

***

* et pourquoi pas « du piano las », comme je l’ai toujours compris avant de lire le texte?

Moix, le néo-néant.

***

Nous vivons – il y a un certain temps, un temps certain que cela dure – à l’époque de la victimisation. La liste de ces victimisations serait très longue, depuis des siècles voire des millénaires. On pourrait la commencer par les martyrs chrétiens du Colisée et on finirait de nos jours. Victimisations effectives ou, dans certains cas, simplement présumées.

Quoi qu’il en soit, victimisations souvent fondatrices: les puissants États-Unis ont été créés par l’exil des victimes des guerres de religion, c’est-à-dire les adeptes de religions (principalement d’Angleterre, ou de pays d’Europe),  quakers, puritains, anabaptistes qui furent les pères fondateurs – entre autres – des communautés mennonite et amish de l’autre côté de l’Atlantique.

On est peut-être toujours un peu la victime d’un bourreau et le bourreau d’une victime: les premiers chrétiens se plaignaient de Néron; le christianisme a ensuite éradiqué et massacré les païens; les protestants en France ont été victimes des massacres de la Saint-Barthélémy. Etc.

La victimisation est sans doute inhérente et spécifique à l’humanité. Tandis que l’on s’enfonçait dans ce cycle des victimisations et des fondations provoquées par celles-ci, on a ensuite eu dans l’histoire de la littérature des livres, souvent de grands livres, qui narraient des victimisations individuelles et personnelles.

Comment ne pas songer à Vipère au poing d’Hervé Bazin? Ma foi, Hervé Bazin n’était pas un très grand écrivain. Pourtant, le récit du destin de Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon. notamment dans ses rapports avec sa mère Paule Pluvignec dite Folcoche, est de la très, très, très grande littérature si on compare cette oeuvre de 1948 avec le désert de la production littéraire de la fin du vingtième siècle et du début de celui-ci.

Hervé Bazin se plaignait de sa famille, comme Jules Renard s’était plaint de la sienne. Ici aussi, on tient volontiers à disposition de qui voudra une liste d’écrivains qui ont écrit des romans bâtis autour d’une victimisation de leur personne et de leur enfance. De nouveau, victimisations effectives ou simplement présumées (exemple rapide: il semble que Jules Renard ait été fort ingrat pour sa mère; j’en parlais longuement, il y a trente ou quarante ans, avec les plus grands spécialistes français de ce cher Jules Renard).

En 2019, on en est désormais arrivé à l’époque de ce que j’appellerai la néo-victimisation. Néo-victimisation d’une époque de néo-néant.

Je laisse aux pigistes de la presse gossip, à Madame Michu et à Monsieur Pipelet, de « réfléchir » à des questions pour eux ontologiques du genre de: est-ce qu’un tel a vraiment pris des baffes quand il était petit? Cela, c’est une question qui regarde sans doute les assistantes sociales, voire (si les faits ne sont pas prescrits)  la police.

Il ne m’intéresse pas du tout, moi, de savoir si un certain Yann Moix a eu une enfance « malheureuse », ou pas. Il ne m’intéresse pas de savoir qui, de lui ou de son papa ou de son frère, serait le « gentil » et le « méchant ». La chose a l’air de « passionner » la presse gossip, et deux ou trois présentateurs de téloche. Fiston accuse, papa nie, frérot contre-attaque, les copains des uns et des autres y vont de leur « témoignage ». Grand lavage de linge sur la place publique. Excellente campagne publicitaire, aussi. L’art de faire parler du néant. Le néo-néant.

Ce qui m’intéresse est la littérature. Du point de vue littéraire, les oeuvres complètes de Moix risquent de propulser Hervé Bazin sur l’Olympe  des génies universels auprès d’Homère, de Virgile et de Dante Alighieri.

Le monde moderne est bâti sur des idées fausses. Et la terminologie est viciée. Pour commencer, Moix n’est pas un écrivain.

La France, écrivait Paul Valéry en 1931 dans Regards sur le monde actuel, est  le seul pays où « le souci de la forme en soi  ait dominé et persisté jusqu’à notre époque. Un « écrivain », en France, est autre chose qu’un homme qui écrit et publie. Un auteur, même du plus grand talent, connût-il le plus grand succès, n’est pas nécessairement un « écrivain». Tout l’esprit, toute la culture possible, ne lui font pas un « style ».

Qu’il me soit permis de le dire, moi qui ai travaillé comme « nègre » littéraire dans pas mal de maisons d’édition parisiennes dans les années 1980: j’ignore si Moix écrit ses livres. Les cas sont infiniment nombreux, en tout cas, de petits personnages médiatisés qui ne les écrivent pas, et se contentent de les signer.

Si Moix se contente de les signer, il faut qu’il change d’urgence de ghost writer. S’il les écrit, il n’y a plus aucun espoir. Et donc, Moix est un homme qui publie des livres. Mais ce n’est certainement pas et ce ne sera jamais un écrivain.

Le tout petit monde des présentateurs téloches ou des animateurs radio est constitué d’un énorme nombre d’hommes et de femmes qui publient des livres, et ne les écrivent pas (ou pas complètement). Flavie Flament, par exemple, publie de temps à autre un mince bouquin. Je ne suis pas de ceux qui poussent le ridicule, l’ignorance ou la flagornerie jusqu’à dire que Flavie Flament appartiendrait à la catégorie des « écrivains ».

Moix, Flament et tant d’autres – épigones très lointains d’Hervé Bazin – ont trouvé le filon. Ils évoquent, dans des assemblages de feuilles imprimées et recouvertes de signes typographiques, des récits qui, avec la présomption cocasse d’être des « romans », portent des accusations improuvables au sujet de faits censés avoir eu lieu il y a trente ou quarante ans.

Ces bouquins peuvent avoir du « succès », pour reprendre un mot employé plus haut par Valéry.

Oui mais que signifie avoir du « succès », en France, en 2019? Un livre a du succès si les petits copains de l’auteur lui consacrent des articles flatteurs dans la presse. Les « critiques littéraires » sont soit des gens déjà publiés, soit des gens qui ne rêvent de rien d’autre que d’être publiés. En d’autres termes, des arrivistes passent de la pommade à leurs « chers amis » déjà arrivés.

Un livre a du succès s’il vend quelques dizaines de milliers d’exemplaires sur les étalages des « bonnes librairies » germanopratines et, surtout, surtout, surtout, sur les étagères des supermarchés de province. La littérature est devenue une affaire de publicité. Si tu as un gros éditeur qui fait de la grosse pub, tu fais de grosses ventes. Point final.

Plus  l’auteur est conformiste, plus il trouve facilement un éditeur, et plus des « critiques littéraires » (généralement incultes et illettrés) lui dressent des éloges dans leurs feuilles de chou (parfois tirées à des dizaines de milliers d’exemplaires) qui accueillent aussi des pubs pour l’oeuvre en question… Et là-dessus, une grosse polémique (peut-être réglée d’avance dans les moindres détails) ne fait jamais de mal.

Tout au bout de ça, on  a le peuple français. Le peuple français est un peuple dont 99, 99 % des gens qui le composent finissent désormais leurs phrases par un « quoi ». Couac! Couac! Couac! C’est l’ère du couac.

J’ai fréquenté des dizaines d’écrivains, d’éditeurs, de journalistes. Je dis très sérieusement que 99, 99% des Zintellos français sont incapables de se soumettre à une dictée de langue française, de celles du niveau certificat d’études d’il y a cent ans. Les Zacadémiciens aussi. J’ai été marié à une dame qui publie chez les plus grands éditeurs universitaires français, elle est bardée de doctorats. Elle ne sait pas conjuguer par écrit, sans faire douze fautes, les verbes être et avoir à tous les modes et temps. Dans mon entourage, encore aujourd’hui, combien de présumés « écrivains », « éditeurs », « intellos » dont l’orthographe et la syntaxe font pisser de rire!… Non, la France n’est pas « en marche ». Elle est mal barrée, la France.

Comment voulez-vous que réagissent des masses qui ne savent plus parler ni penser? Les masses qui ne savent plus parler ni penser allument – par réflexe – la radio le matin, et puis elles allument – par réflexe – la télé. Les masses voient que ça cause beaucoup de « l’écrivain » Moix et de son frère (tiens! lui aussi, selon la presse gossip,  « écrivain »).

Alors, les masses qui ne savent plus parler ni penser, et qui ne savent plus lire non plus, achètent les bouquins à Moix. C’est bon pour les chiffres de vente, ça, mon coco. Et puis les chiffres de vente, en cas de besoin, on peut toujours les gonfler. C’est le succès complet, M’sieur Moix! Bravo. Unique petit problème: toujours pas l’ombre, quand on parle de Moix, d’un écrivain ou de quoi que ce soit qui ait un rapport – même un vague rapport  -avec la littérature.

Tous ces déballages, toutes ces accusations improuvables, toutes ces délations, tous ces lynchages médiatiques, tous ces bouquins nullissimes, toutes ces polémiques publicitaires, voilà des modes émétiques.  Des écriveurs se branlent l’égotisme tandis que, du côté du public, ça réveille des fantasmes de voyeurisme. Je vois dans le Yann Moix d’hier et d’aujourd’hui un dessinateur médiocre, penseur de néant, pas écrivain pour un sou.  Après Orléans, il paraît qu’on va avoir Reims. Mais, euh, il ne va pas y avoir de la jalousie du côté de Brest, Nantes, Paris, Marseille, Bordeaux, et de toutes les sous-préfectures et de tous les bleds de France?

Moi, j’aurais un meilleur titre: Néo-néant. Moix, c’est le néo-néant.

Triste époque que celle d’une victimisation « littéraire », pseudo-littéraire, qui n’est même pas de la littérature. Aucun style. Des auteurs qui ne sont pas des écrivains. Le moixisme passera-t-il?

Triste époque que celle où David Hamilton qui fut, lui, une vraie victime, ne semble pas avoir droit au statut de victime…