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ORAISON

Fuit le temps de toute raison.

Au pied même des monuments,

Unissant Victoire ! à Tu mens

Rien n’obvie aux contes « maison ».

*

Il appert alors qu’illusion

Se nommera « légende » ou « mythe »

S’accommodant des trous de mites

Ou louvoyant de confusion.

*

Nonobstant l’Histoire impavide

Rognant propagande… appât vide.

***

En complément, des Œuvres complètes de Millevoye à Paris, chez Ladvocat, libraire – M DCCC XXIII ; tome III, pages 179 et 295…

*

L’indépendance de l’homme de lettres.*

(court extrait)

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais ni son cœur, ni sa plume.

*

* « Cette pièce a remporté le prix de l’Académie française, en 1806 ».

*

La Vérité

*

Fille du ciel, une vierge inconnue,

Timide et chaste, et pourtant toujours nue,

A notre encens : Vérité, c’est son nom.

Chacun poursuit cette belle ingénue ;

De temps en temps on croit la saisir… non,

Telle faveur n’est jamais obtenue ;

Et les amants de cette autre Junon

Comme Ixion n’embrassent que la nue.

*

Note de mythologie :

Il s’agit ici de Junon, moins en tant que reine des dieux et protectrice des femmes qu’en tant que déesse de la fécondité ; et plus précisément de la fécondité philosophique, poétique ou littéraire.

Ixion : mortel qui prit une nuée du nom de Néphélé pour Héra. Il s’accoupla avec elle, croyant abuser d’Héra. Il fut confondu par Zeus qui lui avait tendu ce piège, et qui le condamna alors au Tartare. De l’union d’Ixion avec Néphélé naquit la lignée des centaures, mi-hommes mi-chevaux.

DAVID HAMILTON GENTLEMAN-PHOTOGRAPHE.

Photographie de Jean-Philippe Balter prise en 2011, lors de la séance photographique où David Hamilton prenait des clichés en vue d’une exposition de treize (malheur!) de ses photos sur Le Songe de Poliphile.

David Hamilton, toutes les personnes qui l’ont connu le disent ou l’ont dit, fut un homme que l’on pourrait qualifier de charmant, voir charmeur à l’occasion, mais particulièrement calme, posé, retenu. Discret. Pas très bavard et encore moins « grande gueule ». Rarissimes, quasi inexistants sont les mots ou les attitudes qui montreraient en lui un vulgaire, un goujat ou même un esprit impudique, quand bien même il eût « fleureté » avec les interdits écrits ou non de son époque.

Dans le genre vulgaire, mais à sa manière, j’ai de lui juste en tête cette photographie, un clin d’œil en fait, où il se risque à faire un doigt d’honneur, qui lui va aussi bien qu’une trompette à un manchot, totalement annihilé par son sourire et son regard rieur.

Il n’est pas connu pour avoir beaucoup fréquenté les salons où l’on se montre et « où l’on cause ». Où l’on décide des normes et modes du moment. Très rarement invité dans les media. Ceci explique cela ; je veux dire que rien n’a pu le protéger du déferlement médiatique abject à son encontre.

Si l’on veut oser une comparaison, on dira que David Hamilton – décoré de rien – fut à l’Art vrai (sans énormément de moyens financiers, d’entregent mondain, de portes ouvertes, sauf à l’époque inattendue pour lui où son art intemporel colla à la mode libérée post-soixante-huitarde, véritable quiproquo finalement), ce que fut Bergé à l’art dégénéré dont ce dernier fut le mécène, le marchand, le promoteur, le souteneur, le maquereau.

Bergé : grand officier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, commandeur des Arts et des Lettres (sic), officier de l’ordre d’Orange-Nassau (Pays-Bas), grand-croix de l’ordre du Ouissam alaouite (Maroc, l’un des lieux de ses « dérives »). Être antipathique, aux mœurs malades (cf. le livre de Fabrice Thomas : « Saint Laurent et moi : une histoire intime » (Hugo Document)). À gerber sur Bergé !

De même que le conservateur et Décadent (dans le sens artistique du terme) David Hamilton fut à la Pensée et à la nuance qui élèvent ce que fut le pseudo-anarchiste (du moins, en son jeune temps) et décadent sans majuscule (au sens vulgaire du terme) Bergé à l’esprit déréglé qui avilit et abaisse, propre à notre époque ; et dont le « talent », le porte-monnaie et la présence politico-médiatique furent le pur produit de sa fréquentation d’invertis « prestigieux », style Cocteau, Buffet et Saint-Laurent (il fut le pygmalion – dans le sens banal et « anartistique » du terme – des deux derniers, surtout du second), le tout lié à l’air d’un temps détestable.

Photographie : idem

***

Le premier, David Hamilton, jeté dans la boue médiatico-politique, le second, Bergé, porté aux nues de ce même milieu détestable et détesté par une bonne partie des français de bon sens ou réellement artistes.

Et qui plus est, le premier (David Hamilton) jeté dans la boue sans preuve, par des êtres représentant parfaitement le mensonge propagandiste, la vulgarité de notre époque inculte, infectée de bassesse, infestée par de pseudo-théories psychanalytiques criminelles, voire mortifères. Il n’est que de lire quelques pages des ouvrages de son premier assassin médiatique pour se rendre compte du monde sidéral qui sépare l’esprit pollué et très perturbé, foncièrement minable de cette accusatrice, du monde hamiltonien fait de douceur, de beauté, de réserve et de mesure, sans une once de vulgarité.

J’ouvre un de ses livres qui « dans un style poétique incisif et très imagé » (c’est son éditeur qui ose l’écrire en quatrième de couverture) nous raconte, par exemple, ceci (j’ai tassé le texte qui dans l’original est constamment tiré à la ligne) où vous pourrez admirer son caractère « effectivement » poétique et « intrinsèquement » imagé :

« Elle [c’est l’auteur, « l’autrice » qui se raconte] grimpe sur lui, le regarde et ne doute plus. Il fait voler son chemisier, lui dévore le cou. Elle se cambre, halète, se débat. Elle descend en léchant son ventre, s’arrête sur le froid de la boucle de sa ceinture, la viole à chaque cran, saisit son sexe, dur, en même temps qu’il lui entrave ses seins pleins [vantarde!]. Ils se regardent. Pétrifiés [sic].

Il lui dit : « je t’aime. » Elle souffle : « moi aussi. » [Ça, ce n’est vraiment pas ordinaire!] Elle se dresse au-dessus de lui, ne le quitte pas des yeux, s’accroupit et descend doucement, très doucement pour mieux le recevoir. Et se faire pénétrer. Doucement. Progressivement [ou « progressistement » ?]. Le sentir en elle lui fait exploser la tête, le sang dévale à gros flots dans ses veines, les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants [sic] en attente de la langue salvatrice…

Elle s’envole, décolle, à la cadence de ses hanches, en recevant les poussées passionnées de son amant. Ils ne se quittent pas des yeux, sidérés [encore] par la situation, emportés par le plaisir. Elle passe ses mains dans ses cheveux tout en le regardant, saisit une poignée, la serre, gémit, scrute son regard partagé entre douleur, plaisir et soumission [sic, rigolo pour une féministe dans le vent]. Il la retourne, lui plaque le buste sur le matelas, elle lève ses hanches, lui offre ses fesses…

Il lui prend les cheveux, la pénètre, la prend sauvagement, fort, passionnément. Il lui prend son corps, son cœur, son âme [mazette, rien que cela ? Non, car aussi…]. Il lui prend son cerveau et envoie brûler au ciel tout ce qui la fait souffrir.

Il vient fort, très fort. La bouscule. Il râle, il souffle. Elle gémit, soumise [encore], tremblante sous ses poussées; son visage s’enfonce dans les oreillers, son buste se soumet [et à nouveau, décidément que de soumission !], ses yeux se ferment sous le plaisir, elle s’abandonne, se perd et s’oublie. Ils jouissent ensemble. Et s’écroulent. [Je saute une demi-douzaine de courtes phrases …] Elle n’est plus seule. »

(Les Chardons, Cherche-Midi, Paris, 2011 ; roman (sic) ; pages 177 à 180)

Pouf ! Je rappelle que ce passage est écrit par une personne qui a écrit deux pseudo-romans pour nous expliquer qu’elle fut au plus bas, déprimée et tout. Qu’elle avait subi beaucoup de malheurs. Du moins, est-ce elle qui l’a dit. Cela serait bien la première fois qu’une déprimée ayant des crises d’angoisse (une « abandonnée », une « victime » si j’ai bien compris) serait apte à recevoir une séance de sexe comme thérapie. Ou alors, fort curieuse déprimée. Mais passons !

***

Eh, oui ! on est ici bien loin, on est si loin – pour prendre ce simple exemple – de l’illustration photographique du Songe de Poliphile donnée par David Hamilton en exposition en 2012 (cf. mon article https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/27/david-hamilton-et-le-combat-du-reve-damour/).

Et l’on est, bien évidemment, à l’opposé de cette histoire initiatique, magique et mystérieuse, allégorique voire ésotérique, développée au sein de cette quête amoureuse (d’amour courtois) de Polia, le double féminin de Poliphile. Polia qui est aussi le nom latin d’une pierre précieuse de couleur grisâtre, non identifiée à ce jour. L’évocation de l’anti-péché originel puisque l’histoire s’achève lorsque Polia et Poliphile goûtent enfin au fruit du Temple, et sont alors admis dans un monde supérieur.

C’est, par excellence, le conte renaissant naturiste (au sens premier du terme : du domaine du sacré) ; baroque, rococo et romantique avant la lettre, développé au sein de l’Hypnerotomachia Poliphili. Le Combat d’amour en rêve de Celui-qui-en-aime-plusieurs (ou de Celui-qui-est-aimé-de-plusieurs). Ouvrage de référence de la Renaissance italienne, puis européenne en général. Tant sur le plan philosophique qu’artistique (à la base entre autres, des jardins renaissants). L’un des principaux codes pagano-chrétiens développant les principes éthiques, esthétiques, culturels de la Renaissance.

Il s’agit à l’origine d’un manuscrit anonyme rédigé en grec, latin et « langage vulgaire » (italien dialectal), achevé vers 1467 (soit quatre ans après la disparition de Villon, cet homme encore tout empreint de Moyen-âge) et publié à Venise, accompagné de gravures sur bois, seulement en 1499 (soit trois ans après la naissance de Marot, notre premier sonnettiste à l’image des Italiens).

Ouvrage généralement attribué à Francesco Colonna (1433/4-1527), moine dominicain vénitien (l’acrostiche formé par les lettrines des têtes de chapitre de l’ouvrage livre la phrase latine suivante : Poliam frater Franciscus Columna peramavit, soit mot-à-mot : Polia, le frère Francesco Colonna sur-aima). Il sera traduit/adapté en français par Jean Martin en 1546 sous le titre de : Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile, deduisant comme Amour le combat à l’occasion de Polia. [etc.]

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Une courte adaptation belge du Songe de Poliphile :

https://www.youtube.com/watch?v=ERY_0yrrCN4

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Pour revenir sur le sujet David Hamilton, nous dirons que le comble de l’absurdité a été atteint avec les accusations improuvées et improuvables contre lui ; accusations sans aucun fondement, de la part de quelques pauvres femmes, s’exprimant au détour ou au-delà de la quarantaine, aigries, « désillusionnées », (c’est le cas semble-t-il d’Alice et plus encore d’Élodie), voire fragiles et manipulées par des charlatans de la psychanalyse la plus dogmatique et la plus infantile (c’est le cas de Flavie), qui feraient pitié s’il n’y avait pas eu mort d’homme, certes âgé, mais encore bien actif et plein de projets ; « suicidé » alors même qu’il craignait depuis quelques semaines sérieusement pour sa vie. Comme il a été déjà dit ici ; et plus encore sur le blog en Défense de David Hamilton.

Je me demande (mais je ne suis pas le seul) si David Hamilton n’est pas mort « par où il a péché » pour employer une expression courante. Mais que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas ici de rajouter une couche aux fantasmes sexuels de détraquées, mais de rappeler que notre photographe a toujours aimé s’entourer de jeunes et jolies jeunes filles ou jeunes femmes. Le temps au moins de les photographier. C’est indéniable. Qui nous dit que, par manque de vigilance, il n’a pas été estourbi par quelque beauté (anatomique, uniquement), ou par quelque complice mâle d’icelle, à qui il aurait ouvert inconsidérément son huis, un certain vendredi de novembre 2016.

Les fantasmes sexuels dévoyés, nocifs, menteurs (l’essentiel des pensées de certaines – mais aussi de certains – dont elles parsèment leur entourage ou inondent leurs « adversaires »), n’ont jamais été le fait du délicat David Hamilton, mais bien de celles qui n’ont eu de cesse de l’accuser, de l’abattre, de l’écraser sous le rouleau-compresseur médiatique plus que complaisant, complice, et ceci prae et post mortem. Elle est, pour moi, une preuve de son innocence ; ou pour le dire autrement une contre-preuve ad hominem (« hominem » désignant le gang des accusateurs et accusatrices qui ont reporté sur lui leurs propres délires).

Je pense ici en particulier à la Mère (amère) Flament, mais également à la Mère D’arbanville, guère plus fine et guère « lady » en l’occasion *, ou encore à la Mère Breillat (certes diminuée dans ses jugements depuis son attaque cérébrale de 2005 et l’extorsion de ses fonds en 2009) qui, d’apparence, semblent bien toutes mal vieillir, jusqu’à accorder quelques coups de pieds de l’ânesse à un corps déjà sans vie. Ou encore au Père plagiaire, agressif et caractériel Ardisson.

Triste vieillesse pour eux ! Triste vieillissement !

Et pour ce qui est en particulier des médiateux, comment ne pas remarquer le pire… Comme l’exprimait déjà en 1912 un homme très lucide concernant le « problème » de ladite modernité (il s’agit de Karl Kraus, cf. Pro Domo et mundo ; Éditions Gérard Lebovici, Paris, 1985, p. 68) : « le journalisme, qui parque les esprits dans son étable, s’empare entre-temps de leurs pâturages ». Les pâturages, ici ce sont ceux du monde artistique de David Hamilton mis à sac et ruinés (du moins provisoirement) par des petits hommes et des petites femmes de si peu qui seront vite oubliés par la postérité. Ce qui n’est certainement pas le cas de David Hamilton.

***

Depuis son jeune âge, David Hamilton ne fut jamais qu’un gentleman, un gentilhomme gentil homme, une espèce de dandy comme la Grande-Bretagne en cultive encore un peu. Il a appris les « bonnes manières » – saupoudrées d’un certain flegme, d’une certaine retenue, de timidité ou de distance toute « british », du moins telle que le français que je suis imagine cette réalité (qui est loin d’ailleurs d’être la réalité d’un grand nombre de britanniques) – venues sans doute de son oncle versé dans les arts et des gens « distingués » qui le recueillent pré-adolescent lorsqu’il fut réfugié dans la campagne anglaise.

Homme réservé, distingué, discret, poli, si peu vulgaire et finalement plutôt pudique, dont seule la beauté (féminine éphémère, des sites et paysages éternels … et plus généralement de l’atemporel) avait grâce pour lui, mérite également que l’on s’attarde sur la vérité concernant sa mort. En contempteur de la laideur et du mensonge véhiculés par ses médiocres accusateurs et accusatrices, tant portés pour ne pas dire dominés par l’esprit contemporain de bas-étage et de si faible moralité. De si riquiqui grandeur morale (je parle ici moins de mœurs que de valeurs par eux inconnues ou dénigrées). Ce marigot immonde médiatico-politico-financier, ces « élites » grotesques d’un temps hyper-propagandiste et totalitaire où Vérité (et moralité) riment avec normalité imposée, y compris la plus immorale soit-elle pour le commun des mortels.

C’est le monde inversé ; pour le dire, encore une fois, avec les mots mêmes de Karl Kraus (o. c., p. 119) :

Malheur à l’époque où l’Art ne fait pas vaciller la Terre et où, devant l’abîme qui sépare l’artiste de l’être humain, c’est l’artiste qui est pris de vertige, et non l’être humain. »

Bien évidemment, il est ici question de l’artiste vrai et entier, celui qui a du métier, un savoir-faire, une tête réellement pensante et un esprit libre ; un poète, un artiste du Beau (redondance !), ce dernier fût-il le plus terrible ou tragique qui soit.

Photographie : ibidem.

Note :

* Je ne sais ce que pourrait en penser de nos jours l’anglais mystique Steven Demetre Georgiou, né de mère suédoise et de père chypriote grec, élevé à l’école catholique, dit Cat Stevens, converti à l’islam depuis bien longtemps, pour devenir Yussuf Islam. « Ils sont fous, ces (grands) Bretons ! » Après l’anglais dandy, l’anglais excentrique ! Certes, ce dernier est un peu d’importation.

Yussuf Islam en 2009, en compagnie de Fauzia Mubarak Ali, son épouse et mère de ses cinq enfants (quatre filles, un fils), dont on apprend, après le retour de son époux à la chanson profane, qu’elle lui a interdit de chanter en concert sa chanson fétiche de 1970 « Lady D’Arbanville ». L’honneur est donc sauf !

À lire sur le site du photographe allemand Max Stolzenberg, ami de David Hamilton

http://maxstolzenberg.com/2018/10/19/new-book-by-well-known-french-writer-olivier-mathieu-to-be-published-soon/

 

Olivier Mathieu: « JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS » (Mémoires, 532 pages, 19 octobre 2018)

Du Blog en Défense de David Hamilton  Publié le 19 octobre 2018

***

PHILOSOPHIE DE LA JEUNE FILLE

CHEZ DAVID HAMILTON

**************

Olivier Mathieu

 

Je crie à toutes filles mercis

 

Mémoires éphébophiles.

(Paris, octobre 2018).

 

Mon livre « Je crie à toutes filles mercis » (l’allusion à François Villon est évidente), sous-titré : « Mémoires éphébophiles« , est paru, ce 19 octobre qui est aussi le jour où, jadis, mourut mon frère jumeau.

532 pages, couverture en couleurs, format 17 X 24 cm.

Illustrations internes (photographies dont je suis l’auteur).

2018.

Première édition, 2000 exemplaires.

Date officielle de parution : 28 octobre 2018 (anniversaire de Dawn Dunlap, née le 28 octobre 1964).

Réservé à mes amis, à mes lecteurs, et aux bibliophiles.

Et à quelques jeunes filles.

Un livre à lire sur les cimes.

 

Les « Mémoires éphébophiles » sont, d’abord, les mémoires de ma vie sentimentale. Ils se situent, de la sorte, dans la lignée du « Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché » de Pierre Louÿs.

Mon emploi du terme « éphébophile » pourra surprendre, et pourquoi pas donner lieu à une facile ironie,  mais j’emploie ici le mot « éphèbe » comme substantif féminin,  au sens de «jeune fille ».

Exemple littéraire, extrait d’autres mémoires fameux: « La vive épousée ne veut pas se reconnaître dans la délicieuse éphèbe représentée par le captif » (Chateaubriand, Mémoires, tome 4, 1848, page 443).

Mes mémoires « éphébophiles » me permettent dès lors des digressions sur la Philosophie de la Jeune Fille de David Hamilton.

J’ai dédié le livre à Roland Jaccard.

Il y est donc question de David Hamilton, de Vladimir Nabokov, de Lolita, de Roland Jaccard, de Dawn Dunlap, etc., et d’une infinité d’autres personnages et sujets.

 

Il s’agit enfin des mémoires d’un écrivain et du regard qu’il lance sur près d’un demi-siècle de littérature.

Mon livre va être offert à des amis écrivains (et adressé à quelques journalistes).

Bonne lecture à tous!

 

Au sujet de mon titre

Je crie à toutes filles mercis

*

A  Chartreux et a Celestins.
A Mendians et a Dévotes.
A musars, a claquepatins.
A servans, et filles mignotes
Portans surcotz et justes cotes,
A cuidereaux d’amours transsis
Chaussans sans meshaing fauves botes,
Je crie a toutes gens mercis.

A filletes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, mouveurs de hutins,
A bateleurs, traynans marmotes,
A folz et folles, sotz et sotes,
Qui s’en vont siflant cinq et six,
A marmosetz et mariotes,
Je crie a toutes gens mercis.

Sinon aux traistres chiens mastins,
Qui m’ont fait chier dures crostes
Maschier mains soirs et mains matins,
Qu’ores je ne crains pas trois crotes.
Je feisse pour eulx petz et rotes;
Je ne puis, car je suis assis.
Au fort, pour éviter notes,
Je crie a toutes gens mercis.

Qu’on leur froisse les quinze costes
De gros mailletz, fors et massis,
De plombées et telz pelotes.
Je crie a toutes gens mercis.

François Villon

A lire : «François Villon, l’éternel poète des enfants perdus» (Olivier Mathieu), dans le magazine Eléments n° 133.

http://www.revue-elements.com/elements-L-empire-du-bien-le-politiquement-correct.html

UN LIVRE UNIQUE EN SON GENRE

Attention, l’ouvrage sera très rapidement épuisé.

 

 

Le tragique 25 novembre 2016 et la mort de David Hamilton, personnage prodigieusement « politiquement incorrect »

Le tragique 25 novembre 2016 et la mort de David Hamilton, personnage prodigieusement « politiquement incorrect »

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Un entretien avec Olivier Mathieu, pour la sortie de ses mémoires (28 octobre 2018, 532 pages, préface de l’auteur, 14 chapitres, format 17 X 24 cm).

Un entretien qui apporte aussi des informations inédites, originales, exclusives sur David Hamilton et la mort dramatique de ce dernier (25 novembre 2016).

FRIEDERIKE, photographie de Max Stolzenberg, empruntée à son site Internet

*

Début de l’entretien

  • Question: Vous allez publier, le 28 octobre, un gros livre de 532 pages, vos mémoires. Je viens d’achever la lecture.  Le quatorzième chapitre est dédié à la « Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton« . Vous n’oubliez donc pas Hamilton.
  • Olivier Mathieu : Non, je ne l’oublie pas. (Rire).

 

  • Ce livre dresse une « liste » de vos jeunes filles.
  • Olivier Mathieu: Dès la préface, dès les premières pages, je fais des allusions littéraires au mythe éternel de Don Juan, au « Catalogue » de ses belles chanté par Leporello, ou encore à Pierre Louÿs et à son Catalogue descriptif et chronologique des femmes avec qui j’ai couché.  Il convient de distinguer – évidemment –  entre liste et inventaire. A ce sujet, je renvoie à la préface de mon livre. Ce que je veux juste ajouter ici, c’est qu’il est sans doute possible de considérer aussi, ne serait-ce que d’un point de vue romancé, la vie de David Hamilton comme une longue théorie de jeunes filles.

 

  • Théorie est, si je ne m’abuse, le premier mot de votre livre.
  • Olivier Mathieu: Et l’oeuvre de David Hamilton fait défiler une véritable théorie de jeunes filles. Un de ses albums est titré, par exemple: Souvenirs de vacances. Dans mes mémoires, comme dans les souvenirs de David Hamilton, il y a un indispensable devoir de mémoire, une volonté de se souvenir.

 

  • Dans le dernier chapitre du livre, vous énumérez aussi une partie de ce qui, effectivement,vous rapproche de David Hamilton.
  • Olivier Mathieu: A un certain moment, David Hamilton ne vendait plus de livres. Les ventes ne lui permettaient en tout cas plus de conserver son train de vie d’avant. Il a dû vendre son Aston Martin, il a dû se défaire de son studio de Cap d’Agde. A une époque où il devenait aussi de plus en plus difficile de trouver des modèles  qui correspondaient à ses désirs, à ses goûts esthétiques, par ailleurs, il a affronté la vieillesse, qui arrivait. Dans les années 60 et 70, il avait eu d’excellents collaborateurs (je suis en contact avec certains, ou avec des membres de leurs familles quand ils sont décédés). Mais quand il a vieilli, il a croisé de plus en plus de gens malhonnêtes qui ont profité de sa naïveté, de sa gentillesse. On l’a berné. C’est de notoriété publique. Dans beaucoup d’opérations commerciales, il n’a pas gagné un seul centime. David Hamilton n’était pas un marchand, il n’était sans doute pas fait pour la société d’aujourd’hui. Pour arriver jusqu’à lui, par ailleurs, il fallait souvent passer par des gens qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ont été très discrets après sa mort. Je n’ai connaissance d’aucun attaché de presse, d’aucun représentant, d’aucun avocat qui ait pris la parole, le 25 novembre 2016 et depuis, pour le défendre… Et puis, David Hamilton l’avait peut-être « cherché », mais il avait beaucoup d’ennemis.

 

  • La chose étonnante est peut-être qu’il n’ait pas subi d’autres attaques, avant celles de 2016.
  • Olivier Mathieu: N’en croyez rien. Je ne pense pas qu’il soit exagérément romanesque de dire que, dans les années 1990, il a été dans la ligne de mire. J’en parlerai tôt ou tard, ou d’autres que moi le feront.

 

  • Qu’entendez-vous par là? Qu’on lui a tiré dessus?
  • Olivier Mathieu: Au propre ou au figuré, qu’importe?  Ce n’est pas vraiment le sujet de cet entretien. Je préfère en revenir – pour l’instant – à la question de la « liste » de Don Juan dans l’opéra de Mozart. Ce qui suit aussi est important. David Hamilton n’était pas un photographe professionnel. C’était un immense photographe, un artiste de genie, mais ce n’était pas un « professionnel ». Ce n’était pas un de ces imbéciles, un de ces pédants qui se déclarent, se proclament des « pros ».

 

  • En effet, David Hamilton a insisté des dizaines de fois, notamment dans des interviews datant des années 1970, par exemple dans le grand magazine français Photo, sur le fait qu’il n’était pas et ne se voulait pas un « pro ». Vous avez republié des extraits de l’un de ces entretiens dans votre livre C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard, 2017).
  • Olivier Mathieu: C’est exact. Que David Hamilton n’ait pas été un « pro » est de notoriété publique depuis au moins quarante ans.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: David Hamilton  a créé un monde de beauté. Il a vécu dans un monde de beauté. C’est ce qu’il dit explicitement dans des dizaines de ses entretiens. C’est le message qu’il communique à travers ses images. Voilà l’idée que je me fais de David Hamilton. Un homme d’âge mûr, un homme sans âge, entouré de nymphes. Les nymphes, d’ailleurs, n’ont jamais d’âge. Les grands poètes non plus. David Hamilton, esthète et philosophe de la Jeune Fille.

Le plus joli site sur le film BILITIS (images du film):

http://mostbeautifulgirlscaps.blogspot.com/2015/02/bilitis.html?zx=7b782305fc113c30

 

  • C’est un peu comme vos jeunes filles à vous, dans vos mémoires.
  • Olivier Mathieu: Ce qui rend intéressantes les jeunes filles de mon passé, ce n’est pas ce que nous avons vécu ou fait ensemble. C’est que moi, j’aie fait d’elle les personnages d’un livre, ou de plusieurs romans. Je suis tenté de dire que David Hamilton a vécu de la sorte. Une vie paradisiaque, une vie sensuelle, une vie romantique. Ce qui donnait la touche finale à sa vie, ce qui donnait un sens à son passage sur terre, c’était la photo. Sa vie, coupée de la photographie, n’aurait pas été complète. Tout comme la mienne aurait été incomplète sans la littérature. Pas de vie sans photos, et pas de photos sans vie. Pas de vie sans romans, pas de romans sans vie. Il ne s’agit pas de photographier des jeunes filles, ou de les écrire. N’importe quel imbécile peut photographier des jeunes filles. La question est de les vivre.

 

  • Et donc, une théorie, une succession, une procession de photographies…
  • Olivier Mathieu: Une théorie de photos, recalquant une théorie de jeunes filles. En Italie, on dit: Da cosa nasce cosa. Tout pareillement, je peux facilement imaginer David Hamilton s’exclamant: « The girls come with the girls« . David Hamilton est un homme qui a suscité des jalousies monstrueuses. Un, la jalousie des photographes contemporains, qui pour la plupart n’ont aucun talent et dont certains ont cherché pathétiquement à l’imiter. Deux, la jalousie des frustrés, des coincés du cul, des bigots, des puritains  et de tous ceux qui n’ont jamais connu une seule vraie jeune fille. Trois, la jalousie des filles, des modèles de David Hamilton qui auraient voulu être « l’élue » de son coeur et de son oeuvre. Certaines de ces anciennes jeunes filles, à l’entrée de la ménopause, en ont conçu une haine rétrospective farouche contre David Hamilton. On a vu les résultats de cette haine.

 

  • Une définition de David Hamilton, selon vous?
  • Olivier Mathieu: un homme libre. Il vivait comme il voulait. Il prenait les photos qu’il voulait. Il illustrait, il enluminait sa vie. Il n’obéissait pas aux ordres des publicitaires, il ne se pliait pas aux modes. Il faisait ce qu’il voulait. Il vivait et inventait une esthétique. Une jeune fille et une photo, pour lui, c’était la même chose. Même si, comme il disait, « la photo, elle, ne vieillit pas« . Je pense qu’il savait très bien que certaines de ses photos valaient moins que d’autres. Lui, il le savait. Ses employeurs ou son public, non. David Hamilton savait, quand ses photos étaient moins bonnes. Et tout ça devait beaucoup le faire rire. Il avait énormément d’humour. Sa personnalité était mille fois plus complexe que ce qu’imaginent et ses ennemis, et les plus médiocres de ses admirateurs…

 

  • Vous aussi, vous êtes photographe.
  • Olivier Mathieu: C’ est un grand mot, appliqué à moi. Photographe? Je suis un amateur. Il m’est arrivé de prendre quelques photos, oui. Certaines d’entre elles illustrent même mon livre. Mais il y a également dans mon livre des photographies dont je ne suis nullement l’auteur. Plus probablement, ma vision littéraire des jeunes filles est fort proche de celle de David Hamilton. Lui par la photographie (mais aussi par l’écriture: songeons aux Contes érotiques), moi par l’écriture (mais aussi, fort modestement, par la photographie), nous nous ressemblons, c’est probable. Je pense que l’article qui suit donne une vision correcte de la « sexualité », je dirais de la sensualité artistique de Hamilton: https://frieze.com/article/sirens?language=de

David Hamilton au milieu de ses modèles

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A LIRE (en allemand):

Zehn Jahre später ist er zu seiner ursprünglichen Liebe zurückgekehrt: „Girls, Girls, Girls. Nicht mehr und nicht weniger“, wie er anlässlich seiner Pariser Ausstellung „Un monde de beauté“ („Eine Welt voller Schönheit“) sagte. „Ich bleibe Gefangener meines Erfolgs. Und das sind Mädchen.“

https://www.welt.de/kultur/kino/article115281002/Ein-williger-Gefangener-junger-Nymphen.html

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A lire (en allemand), avec des phos particulièrement intéressantes :

http://www.spiegel.de/fotostrecke/fotograf-david-hamilton-zum-80-geburtstag-das-nackte-entsetzen-fotostrecke-110304-12.html

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A LIRE (en allemand) :

http://www.spiegel.de/einestages/filmgeschichte-a-948213.html

Photographie extraite du film TENDRES COUSINES de David Hamilton, prise ici sur le site d’un grand journal allemand http://www.spiegel.de/fotostrecke/filmgeschichte-fotostrecke-108056-13.html

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 A LIRE (en allemand, journal suisse):

https://www.20min.ch/schweiz/bern/story/Erotik-Fotograf-David-Hamilton-stellt-in-Bern-aus-13257202

Matin d’hiver, Château de Sully sur Loire 1978.
Photo Léonard David Hamilton
https://www.20min.ch/schweiz/bern/story/Erotik-Fotograf-David-Hamilton-stellt-in-Bern-aus-13257202#showid=93501&index=1

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Suite de l’entretien

  • Question: Olivier Mathieu, est-ce que vous croyez savoir ce qui s’est passé avec les modèles, ou certaines des modèles de David Hamilton? Ou avec certaines de ses accusatrices?
  • Olivier Mathieu: Ce sont je suis persuadé, et seul ceci compte, c’est  que David Hamilton n’a jamais « violé » personne. Le viol est quelque chose de condamnable mais, si quelqu’un réfléchit, il est assez évident que David Hamilton n’aurait jamais eu besoin de « violer » qui que ce soit. Il était entouré de filles. A toutes les époques de sa vie, il était entouré de filles. Certaines, en vieillissant, ont pu être influencées par l’air du temps et regretter, aujourd’hui, ce à quoi elles avaient consenti hier. C’est un phénomène relativement fréquent, je pense, dans la psychologie humaine en général et féminine en particulier. Naturellement, ce doit être la justice qui établit la véracité – ou le mensonge – des allégations de ces dames. Pas les jugements et les lynchages médiatiques

 

  • Venons-en, si vous le voulez bien, au tragique 25 novembre 2016. A quelle heure, selon vous, David Hamilton est-il mort?
  • Olivier Mathieu: Mon enquête le déterminera un jour ou l’autre, c’est en tout cas mon intention, mais c’est une enquête difficile. Elle est d’autant plus difficile que, d’une part, je ne peux jamais être complètement certain des informations que je reçois (la mémoire de mes meilleurs correspondants n’est pas infaillible; tandis que d’autres pour une raison ou l’autre, pourraient se livrer à de la désinformation), et, d’autre part, je désire protéger mes sources. Disons qu’à l’heure actuelle, pour ne parler ici que des appels bien intentionnés, il semblerait que David Hamilton ait reçu un ou plusieurs appels téléphoniques, le 25 novembre. Il en a reçu dès le matin. Et un autre, particulièrement long, entre 15 heures 45 au plus tôt et 17 heures 45 au plus tard, d’une durée d’environ trente minutes. Cet appel aurait donc pris fin au plus tôt à 16 heures 15, au plus tard à  17 heures 45. A 16 heures 15, David Hamilton était encore en vie. Il l’était encore, très probablement, à 17 heures 45.

 

  • L’heure officielle de la mort a été fixée à 19 heures 30. Est-elle plausible?
  • Olivier Mathieu: Oui, elle est plausible.

 

  • Quelles questions restent à élucider?
  • Olivier Mathieu: L’identité de la personne, ou des personnes, qui ont déclaré avoir rendu visite à David Hamilton à la fin de l’après-midi et donc, probablement, après 17 heures 45. Ces personnes, citées par certains journalistes, sont restées anonymes. On aimerait savoir le contenu de leurs conversations avec David Hamilton, et l’état moral dans lequel il se trouvait. En tout état de cause, toutes les personnes qui ont parlé avec lui par téléphone, et celles qui ont affirmé l’avoir rencontré, ont déclaré qu’il avait des projets d’avenir.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Et donc la question – la question élementaire – est: pourquoi un homme, qui reçoit des appels téléphoniques et des visites jusqu’à environ 18 heures, peut-être davantage, et fait des projets d’avenir, se suicide-t-il vers 19 heures 30? Pourquoi se suicide-t-il en laissant la porte ouverte? Qui a laissé cette porte ouverte?

 

  • De deux choses l’une, ou bien un de ses ennemis, ou un de ses amis.
  • Olivier Mathieu: En effet. Pour quel motif? Est-ce que quelqu’un s’est éloigné en toute hâte? Par exemple après avoir assassiné David Hamilton, ou après lui avoir enfilé un sac de plastique sur la tête? De quoi s’agit-il? D’un acte de violence ou de menaces qui ont mal tourné? Est-ce que quelqu’un, un voisin par exemple, a dérangé l’hypothétique meurtrier?

 

  • Quelle opinion est la vôtre? Un assassinat? Une vengeance? Un meurtre déguisé en suicide? Un suicide réel?
  • Olivier Mathieu: Il ne m’est pas encore possible de répondre, ici. Il peut s’agir d’un ennemi juré – ou d’une ennemie jurée –  de David Hamilton. Il peut s’agir aussi de quelqu’un qui, pour un motif ou pour un autre, avait obtenu sa confiance. Quelqu’un, en tout cas, que David Hamilton a fait entrer chez lui. Voire – ennemi ou ami, ennemie ou amie – quelqu’un qui avait (qui sait depuis combien d’années?) les clés. La porte, c’est une certitude, ne présentait pas de signes d’effraction.

 

  • Comment arriver à une vérité?
  • Olivier Mathieu: Il y a quelque chose au sujet de quoi la presse n’a jamais dit un mot. Il s’agit du téléphone portable de David Hamilton. En effet, à ma connaissance, aucun journaliste n’a jamais évoqué l’existence de ce téléphone. Or, j’affirme ici que David Hamilton possédait non seulement un ordinateur portable (un Mac), mais aussi un téléphone portable. Forcément, ce téléphone contenait ou contient encore la trace des appels qu’il avait reçus le 25 novembre, mais aussi les jours précédents.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Ou bien ce téléphone, dont il s’est servi le 25 novembre, a été emporté par l’hypothétique agresseur de David Hamilton, ou alors la police l’a retrouvé et l’a restitué  à qui de droit. Il serait intéressant de le savoir,  car ce téléphone (y compris les photographies qu’il contenait peut-être) pourrait révéler beaucoup de vérités au sujet du 25 novembre.

 

  • Vous avez publié le n° de téléphone fixe de David Hamilton sur votre blog. La chose n’était pas très difficile, car ce numéro se trouvait sur les pages blanches, sur Internet, y compris des semaines encore après le 25 novembre 2016.
  • Olivier Mathieu: C’est exact. C’était très facile.

 

  • En revanche, le n° de portable de David Hamilton, à ma connaissance, n’a jamais été publié jusqu’à ce jour sur Internet. A supposer que, comme vous l’affirmez, il ait eu un portable.
  • Olivier Mathieu: je pense qu’en effet, son n° de portable n’a jamais été publié.

 

  • Quel était-il, alors, ce numéro de portable?
  • Olivier Mathieu: Avant de vous répondre, autre chose. Contrairement à ce que beaucoup de gens naïfs croient, David Hamilton s’était énormément modernisé, à la fin de sa vie. Je vous apporte encore une petite information. Par exemple, il employait Instagram et s’amusait avec les filtres d’Instagram, qu’il appliquait aux photos qu’il prenait à l’aide de cet appareil portable. Il savait aussi utiliser à la perfection deux programmes complexes de graphisme et de retouche de photos. Je connais les noms de ces deux programmes, qu’il aimait employer. Je ne dis d’ailleurs pas que c’était forcément une bonne chose, d’un point de vue artistique. Mais, pour en juger, il faudrait voir les photos qu’il prenait ainsi grâce aux nouvelles technologies… Et par exemple, il faudrait retrouver ce téléphone… David Hamilton avait aussi, bien sûr,  au moins une adresse de courriel.

 

  • Pouvez-vous indiquer ici, dans cet entretien, son numéro de portable et son adresse e-mail?
  • Olivier Mathieu: 06 79 28 XX XX. Je garde juste pour moi la fin du numéro, ici remplacée par quatre X.

 

  • Votre but précis, quel est-il?
  • Olivier Mathieu: Savoir qui a appelé David Hamilton, à quelle date, à quelle heure, pendant combien de temps, depuis le déclenchement de l’affaire Flament et notamment le 25 novembre 2016… S’il y a eu des appels malveillants, ou provenant de personnes qui n’avaient pas à appeler David Hamilton…

 

  • Vous dites aussi que David Hamilton avait une adresse de courriel?
  • Olivier Mathieu: Il en avait même plusieurs. Je vous en donnerai une seule, ici.

 

  • Laquelle?
  • Olivier Mathieu: l’adresse professionnelle de David Hamilton était contactXXXXXhamilton@gmail.com

 

  • Tout ceci est inédit, il me semble.
  • Olivier Mathieu: Ce serait à des enquêteurs dignes de ce nom, s’il existait des enquêteurs dignes de ce nom dans cette affaire, d’analyser les deux lignes téléphoniques (téléphone fixe et téléphone portable) de David Hamilton, et ses boîtes de courriels.

 

  • Quel était le modèle de téléphone portable de David Hamilton, ça aussi vous le savez?
  • Olivier Mathieu:  Il y a toute une presse française de bas niveau, de caniveau, qui a affirmé péremptoirement que David Hamilton aurait été un « violeur ». Affirmation qui ne laissait aucune place à la présomption d’innocence reconnue à tout citoyen.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Ces pseudo-journalistes ne se livrent à aucune enquête originale et indépendante. Et d’autre part, il y a moi.Moi, j’apporte des informations originales, exclusives, inédites.  Mais c’est moi qui ai la pudeur de dire: sauf erreur de ma part. Ainsi, sauf erreur de ma part,  le modèle de téléphone de David Hamilton était un Samsung 4.

 

  • Vous voulez faire comprendre que, si vous connaissez le modèle du téléphone de David Hamilton, son numéro ou ses numéros, ses adresses de courriel, vous en savez davantage sur le 25 novembre?
  • Olivier Mathieu: Pour l’instant, la question est de savoir ce qu’est devenu ce téléphone, s’il a été restitué à des personnes de confiance, et ce qu’est devenu son contenu…

Carte de visite personnelle, et récente, de David Hamilton. Nous avons masqué la fin de son numéro de téléphone, ainsi qu’une partie de son adresse de courriel.

Dernière partie de l’entretien

  • La presse a fait état, en ce tragique mois de novembre 2016, de l’annulation d’une exposition – ou de plusieurs expositions, dans plusieurs villes belges – de David Hamilton.
  • Olivier Mathieu: en effet, la presse en a largement parlé.

 

  • Pensez-vous que cette annulation aurait pu conduire au suicide de David Hamilton?
  • Olivier Mathieu: Très franchement, mon opinion personnelle est que non. J’ai l’intuition que non. Pour autant que je puisse le savoir ou le deviner, et toujours donc sauf erreur de ma part, David Hamilton avait des projets. Il continuait à former des équipes de collaborateurs, ou envisageait de le faire. Des réunions de travail étaient prévues pour les mois suivants. Personnellement, je ne crois pas que l’affaire Flavie Flament (affaire dans laquelle David Hamilton n’avait rien à craindre, d’un point de vue juridique), encore moins l’annulation de cette exposition belge, puissent l’avoir conduit au suicide. A ma connaissance, David Hamilton a continué à faire des projets d’avenir après qu’il eut été mis au courant de cette annulation.

 

  • Alors, votre conclusion?
  • Olivier Mathieu: Je n’en suis pas au stade des conclusions.

 

  • Quelles certitudes avez-vous, pour l’heure?
  • Olivier Mathieu: Je vous dis au moins celle-ci. Un mois avant sa mort, des amis ou des connaissances de David Hamilton ont fait part, dans la presse belge, des craintes qu’ils avaient pour sa vie. C’est de notoriété publique, et très facilement démontrable.

 

  • Et votre certitude?
  • Olivier Mathieu: Ma certitude est que plusieurs personnes, parmi les amis de David Hamilton, lui avaient déconseillé de se rendre à Paris, où il était semble-t-il très esseulé. A mon avis, au moment de l’affaire Flament et du déferlement de la campagne menée contre lui, campagne qui a culminé dans les insultes publiques proférées par Ardisson, il aurait été sage que David Hamilton reste à Ramatuelle ou qu’il passe quelque temps à l’étranger.

 

  • Pourquoi ne l’a-t-il pas fait?
  • Olivier Mathieu: C’est un grand mystère. Qu’est-ce qui l’appelait, le conduisait, le poussait à Paris? Voulait-il déposer plainte contre Flavie Flament, à Paris? Ou autre chose? Je l’ignore. Devait-il rencontrer quelqu’un? Je l’ignore. D’autres de ses amis l’ont-ils convaincu de venir à Paris? Pourquoi? A un certain moment, je n’exclus pas que les intérêts de ses ennemis déclarés aient pu coïncider avec les intérêts d’autres personnes. Il y avait donc à Paris un homme de 83 ans auquel beaucoup de gens voulaient vraiment du mal, voire d’autres qui ne lui voulaient pas autant de bien qu’on pourrait le croire. Dans ses derniers jours, il ne serait pas difficile d’imaginer un homme ébranlé par l’affaire Flavie Flament, par les insultes ordurières d’Ardisson, par l’annulation de l’exposition belge, etc. Allez savoir si, en vérité, il n’y avait pas davantage. Autre chose, qui aurait pu avoir mille fois davantage d’incidence sur son existence que Flament, Ardisson et l’annulation? Je suis tenté de le penser. Cet homme, en tout cas, a fini avec un sac de plastique sur la tête. je n’exclus pas que David Hamilton soit revenu à Paris en devinant, presque en sachant ce qui allait lui arriver. Par sa mort, David Hamilton rejoint Don Juan dans la tragédie.

 

  • Où David Hamilton a-t-il été enterré?
  • Olivier Mathieu: j’ignore toujours s’il a été enterré ou si son corps a subi une crémation. J’ajoute que le jour où je le saurai, je n’en parlerai pas publiquement.

 

  • Est-ce que c’est de ses vrais ennemis, ou de ses faux amis, que David Hamilton aurait eu le plus eu à craindre?
  • Olivier Mathieu: C’est une bonne question… En tout cas, voici une autre de mes certitudes. Certaines personnes ont pu avoir de la haine contre David Hamilton, elles en ont sans doute encore à titre posthume. Mais ces personnes ne savaient rien, et ne savent rien du véritable David Hamilton. Beaucoup de ses admirateurs n’en savent pas davantage. Ni cette haine atroce ni cet amour gélatineux n’ont effleuré David Hamilton. La vérité est à chercher non pas dans les caniveaux médiatiques de la presse pipole, ni chez les faux esthètes.  Elle est à chercher à un plan supérieur… Ma conviction est qu’il a vécu pour les jeunes filles, et que sa mort ne pouvait pas ne pas avoir quelque chose à voir, directement ou indirectement, avec l’univers féminin. Qui vit par l’épée périt par l’épée. Lui, il avait vécu par les jeunes filles…

 

  • En lisant votre livre, je vous ai retrouvé tel que je vous connais depuis plus de dix ans. Je vous ai retrouvé tel que l’on vous connaît. Vous avez toujours eu une grande facilité, dans votre vie, pour mettre un terme aux collaborations journalistiques qui ne vous plaisaient plus.  Vous avez souvent été contre vos propres intérêts, notamment d’un point de vue économique… Il a toujours été très difficile de vous plaire… Au fond, est-ce que David Hamilton n’était pas comme cela?
  • Olivier Mathieu : Je crois que oui. Ce sera à ses amis d’en juger. Un jour, en recensant l’un de mes romans, le journaliste Michel Marmin écrivait que j’étais « à prendre ou à laisser ». C’est, je crois, une excellente définition  de David Hamilton. A prendre ou à laisser. Lui et moi, nous sommes authentiques. Hautement politiquement incorrects. Sans David Hamilton, le monde moderne est encore plus terne. Mais il est difficile qu’existent beaucoup de David Hamilton. Et, si vous le permettez, qu’existent beaucoup d’Olivier Mathieu.
  • Autre chose à ajouter?
  • Olivier Mathieu: Pas de sac de plastique pour moi, merci M’sieurs Dames! (Rire).

O.M. / blog « En défense de David Hamilton »

Entretien du 17 octobre 2018.

David Hamilton entouré de jeunes filles… jusqu’au bout

 

A lire encore

Sur l’amitié avec Ernst FUCHS (en allemand) :

http://stodertalfreunde.blogspot.com/2016/11/erinnerung-david-hamilton-geb-1541933.html

 

ÉPHÉMÈRE

*

Souvenirs abattus et rêves transformés,

Ombres des morts vivant, ou des vivants perdus,

Dans la rue, atterré, j’erre entre les vers dus

Aux Villa-Mimosa des temps chloroformés.

*

Beaux éclairs du Passé, ô oiseaux informés !

Venez piauler encor, du creux des ans reclus,

Un amour, de regrets naufragés et perclus

D’immutabilité, pour les non-réformés.

*

Papillons de l’Esprit, imagos amarrés

Aux autrefois perdus, fiers secrets chamarrés,

Égaillez-vous mes doux, mes dolents, mes menus.

*

Pavillon de l’Oubli pour Musée Insensé,

Avant de m’effacer en mon néant, dansez

Le chant de la matière en tous ses drames nus !

« Mon livre sur la Philosophie de la Jeune Fille, afin de préserver et de transmettre la mémoire de mes jeunes filles » (Olivier Mathieu)

***

Photographie David Hamilton (Bilitis, 1977)

Mon livre de Mémoires, dans la lignée du Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché (Pierre Louÿs), et dont le quatorzième chapitre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton, pourrait arriver à ses (rarissimes) lecteurs avant le 28 octobre 2018. Un livre, encore une fois, qui aura peu de lecteurs (quantitativement), mais dont je garantis qu’il va être lu par qui il doit vraiment être lu.

J’y parle de mon existence, de mes souvenirs littéraires et sentimentaux, de mes amis écrivains, de la Philosophie de la Jeune Fille, de David Hamilton, de Dawn Dunlap, de Roland Jaccard, de Nabokov.

Un livre drôle, émouvant, instructif.

Photographie extraite du film BILITIS (1977), de David Hamilton

Voici de brefs extraits d’une page consacrée à Dawn Dunlap.

Si je regarde ses photographies prises entre ses douze et ses quatorze ans, il m’arrive de songer que j’aurais dû rencontrer Dawn Dunlap. Dans le souvenir que m’a laissé Laura les ombres de l’été, c’est elle, la fille de mes rêves. Illusion, peut-être. Illusion, sûrement. C’est évidemment David Hamilton qui a inventé Dawn Dunlap. La plupart des jeunes filles de David Hamilton, pour ne pas dire toutes, n’avaient aucun mystère. C’était David Hamilton qui les rendait mystérieuses. Le mystère était dans le regard de l’immense artiste. Les jeunes filles doivent rester inaccessibles. Il ne faut jamais percer leur mystère. Une jeune fille au mystère percé n’est plus rien: c’est une femme. Une femme moderne. David Hamilton photographiait l’absence d’un mystère, en le nimbant. Il donnait à des êtres sans mystère leur plus beau et leur unique mystère. Il les rendait éternelles. Eternellement inaccessibles. Il leur permettait – de par la grâce d’une photographie – de conserver pour toujours leur pureté et leur innocence. Avant que les jeunes filles vieillissent et que, dans la réalité, plus aucun mystère ne soit permis. Même histoire, avec mes jeunes filles à moi. Mieux valait, au temps de ma jeunesse, ne pas savoir ce qu’elles deviendraient demain. Mieux vaut, aujourd’hui, ignorer ce qu’hier elles pensaient. Ou croyaient penser. (…) Ni elle (Dawn Dunlap) ni moi ne retournerons vers notre printemps, ni personne. Il me suffit de savoir que j’ai été le premier à avoir écrit un livre sur elle, et qu’elle l’a lu. Je préfère ne pas savoir à quoi elle ressemble aujourd’hui. L’intelligence suprême de Dawn Dunlap aura été celle de disparaître, de ne plus jamais se faire voir par personne et, par conséquent, de rester à jamais la jeune fille david-hamiltonienne par excellence. Il ne faut jamais croiser la fille de nos rêves, si nous désirons continuer à rêver.

*

Film BILITIS (1977) de David Hamilton

Illustrations de cet article de blog: trois photos extraites du film « Bilitis », sorti en France sur les écrans en 1977, film de David Hamilton.

Poème peu connu d’un auteur bien connu.

                                 SONNET

 

J’aime ses grands yeux bleus, sa chevelure ardente

                      Aux étranges senteurs,

Son beau corps blanc et rose, et sa santé puissante

                     Digne des vieux jouteurs.

 

J’aime son air superbe et sa robe indécente

                     Laissant voir les rondeurs

De sa gorge charnue à la forme abondante

                     Qu’admirent les sculpteurs.

 

J’aime son mauvais goût, sa jupe bigarrée,

Son grand châle boiteux, sa parole égarée,

                      Et son front rétréci.

 

Je l’aime ainsi ! Tans pis ! Cette fille des rues

M’enivre et me fascine avec ses beautés crues.

                     Tant pis ! Je l’aime ainsi !

Article de ce jour de la « presse » Internet : Loi sur les « fake news » : l’Assemblée se couche devant l’oligarchie

Je n’ai pas l’habitude de faire de réclame pour le site A & R. Mais là je trouve que c’est assez bien résumé et assez complet. À quelques détails ou nuances près, d’ordre politique, qui n’affectent en rien le fond du propos, je suis en accord avec ce texte.

Françoise Nyssen, chef du service « Culture » (sic) auprès du gouverneur américano-« européen » en fRance Macron, ancienne royaliste tendance Ségolène, celle qui fait fi des lois sur le patrimoine immobilier, et celle qui rend indigne les prestigieuses Éditions Actes-Sud héritées de papa et maman. Honte à toi, vieille cloche !

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Loi sur les fake news : l’Assemblée se couche devant l’oligarchie.

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A & R du 13 octobre 2018.

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« L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mardi à mercredi [10 octobre 2018] en nouvelle lecture, par 45 voix contre 20, la proposition de loi ordinaire contre « la manipulation de l’information » en période électorale. » (Le Parisien)

Les plus gros et plus puissants manipulateurs d’information ont donc fait voter une loi contre les manipulations de l’information qui les protègent contre toute contre-manipulation de cette même information. Ces menteurs et voleurs s’apercevront que l’information ne leur appartient pas et ils finiront dans les poubelles de l’histoire avec leur loi bidon.

« Le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, donnée partante du gouvernement, était présente dans l’hémicycle pour défendre son texte, dans l’attente d’un remaniement qui n’aura pas lieu avant vendredi. »

Pauvre Françoise, qui laissera dans Wikipédia (on ne dit plus « les dictionnaires ») la trace d’un ministre liberticide en France, pays de la liberté d’expression… Il faut y voir le vice de l’oligarchie, qui se sert de la Culture pour tuer la culture française. Un procédé bien diabolique, mais qui n’est pas nouveau.

Nyssen aura fait le sale boulot d’homme de paille pour des puissances cachées, comme Taubira avec sa PMA-GPA pour Bergé et ses amis pervers, ou Gayssot avec la criminalisation de l’antisionisme pour le CRIF. Les Judas du pouvoir profond prennent leur dîme et disparaissent…

On voit bien que cette loi a été préparée pour empêcher la vague populiste de tout emporter en France, sur le modèle italien, lors du scrutin européen de mai 2019. Car la grande peur des dominants, de Macron, d’Attali et de leurs sponsors, c’est bien de se faire dégager par les électeurs qui redécouvrent les vertus de l’indépendance et du nationalisme.

« Les deux propositions de loi – ordinaire, et organique pour la présidentielle – visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de “fausses informations” durant les trois mois précédant un scrutin national. »

Comme de bien entendu, le concept très élastique de fausse information est laissé à l’appréciation du pouvoir en place. Pour ce qui concerne la période électorale, cela veut dire que dès février 2019, on ne pourra plus dire une vérité sur Macron et son arrière-boutique oligarchique, sous peine de déplaire à la même bande de banquiers et de menteurs. On a voulu écrire voleurs et menteurs mais on n’a pas 30 000 balles en caisse pour payer une amende de vérité (dépassement de vitesse de pensée). Donc on a mis banquiers, c’est aussi parlant.

Toute la justice va suivre cette infamie. C’est Nyssen qui explique le topo :

« L’intervention du juge “sera encadrée. Pour qu’elle soit justifiée, l’information devra être manifestement fausse et diffusée de manière délibérée, massive et artificielle”, a expliqué la ministre, visant “les nouvelles viralités de l’information” sur Internet et les réseaux sociaux. »

Pouvoir sera donné au CSA, cette chambre enregistreuse de la parole oligarchique et des lobbies, pour punir un média qui ne serait pas dans la ligne. Là, ce sont RT France et Sputnik TV qui sont visées :

« Enfin, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pourra, quant à lui, “ordonner la suspension de la diffusion” d’un service “contrôlé par un État étranger, ou sous l’influence” de cet État, s’il “diffuse de façon délibérée de fausses informations de nature à altérer la sincérité du scrutin”. »

Si l’on était taquin, on dirait que toute la télé française ou presque devra fermer ses programmes pendant la période électorale, pour cause d’influence étrangère, à savoir israélienne. Mais c’est même pas de l’humour.

Tant pis si une loi existait déjà pour limiter la diffusion de fausses infos, la loi sur la presse de 1881, ce qu’il fallait, c’était un outil réactualisé pour pouvoir taper sur les nouvelles sources d’information sur l’Internet. Dire que ça arrive en France, c’est même pas pensable ! Tout ça pour protéger les fesses de Macron et de ses employeurs.

« Les députés de gauche, l’UDI-Agi et Les Républicains ont également pointé une définition non-aboutie d’une fausse information, la difficulté pour un juge de trancher dans l’urgence sur des situations complexes et dénoncé le pouvoir de censure exorbitant accordé au CSA. “Nous doutons que la procédure de référé soit suffisante pour qualifier l’infraction. Cela fait peser sur le juge un enjeu assez lourd avec des risques de pression et d’instrumentalisation”, a fait valoir Constance Le Grip (LR). »

Les Français naïfs ont voté à 66% contre le « fascisme » de Marine Le Pen en mai 2017, ils se retrouvent sous le vrai fascisme de l’oligarchie, des puissances occultes qui font les lois et défont toute liberté.

Le mot de la fin à Françoise Paillasse Nyssen, qui a osé cette défense surréaliste :

« Des critiques qu’a repoussées la ministre. “Face à la multiplication des tentatives de manipulation, il est urgent d’agir”, a lancé Françoise Nyssen. “Tous les garde-fous ont été instaurés”, a-t-elle assuré, ajoutant que ce projet “ne restreint en rien la liberté d’expression”. »

Lamentable. Faut vraiment oser balancer ça quand on est ministre, qu’on laisse voter en son nom une loi nauséabonde, et qu’en plus on invoque la défense de la liberté d’expression ! Cette bande de Judas s’est fait retourner l’esprit par les inventeurs de l’inversion accusatoire ou quoi ?

Et la pauvrette d’en rajouter une couche dans l’absurde :

« “Le premier rempart contre la désinformation et la manipulation de l’information restent les médias et les journalistes”, a souligné le ministre, qui va lancer une mission en vue de la création d’un “conseil de déontologie de la presse”, confiée à l’ex-PDG de l’AFP Emmanuel Hoog. Se félicitant de cette création, qu’il avait proposée, Jean-Luc Mélenchon s’est interrogé sur les suites de cette mission :“ Est-elle faite pour enterrer le sujet ou pour le servir ?” »

Un conseil de déontologie ? Quelle connerie, pourquoi pas Décodex, la fake news qui a laminé ce qui restait de crédibilité au Monde… Quant à l’AFP, quelle rigolade ! C’est tout simplement la centrale de diffusion de la propagande non pas française mais oligarchique en France, nuance…

L’AFP sera en charge du ministère de la Vérité de l’Information. Une AFP chroniquement déficitaire, qui n’intéresse plus les nouveaux médias sur l’Internet, qui ne s’y abonneront jamais (d’abord c’est trop cher), tant l’information y est déformée, orientée, polluée…

Il faut savoir que cette évolution désastreuse généralisée découle d’un texte pondu par un obscur comité d’experts, le CAPS, Centre d’analyse, de prévision et de stratégie [1], qui a travaillé sur les « manipulations de l’information » sous l’égide du renseignement européen, lui-même émanation discrète de l’OTAN. Avec la bénédiction des Américains.

Elle est belle, la France.

Note

1] Nous avons préparé un gros dossier sur la chose.

 

 

« Lettre à l’assassin.e de David Hamilton ».

Publié le 12 octobre 2018 par defensededavidhamilton

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Dans l’hypothèse où David Hamilton aurait été assassiné, qui sait ce que le vieil homme dit ou chuchote dans la conscience – ou dans ce qui en tient lieu – de son  assassin? Qui sait quelle empreinte indélébile est restée dans cette conscience?

Ne faudrait-il pas le/la plaindre, cet.te assassin.e, puisque ni moi, ni mes collaborateurs, ne lâcherons le morceau?

Oui, plaignons-le /la. Mais souhaitons-lui surtout de jouir du temps qu’il lui reste, avant que la vérité ne finisse par éclater…

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Il y a un genre littéraire auquel je n’ai jamais touché, c’est celui du roman policier. Et je me dis que, si j’en écrivais un, il pourrait s’appeler par exemple: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Vous noterez: assassin.e, voilà un mot que j’écris à la mode de 2018 (je crois que cette chose s’appelle « l’écriture inclusive »).

Je m’explique. Non pas dans la littérature, mais dans la réalité, je connais désormais deux ou trois personnes (qui, en revanche, ne se connaissent pas les unes les autres) qui m’ont déclaré avoir parlé avec David Hamilton, le 25 novembre 2016, notamment par téléphone.

Ces deux ou trois personnes (deux habitent en France, une autre à l’étranger), et il s’agit d’adultes sérieux et responsables,  m’ont toutes déclaré que David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir.

La question qui se pose est donc de savoir comment et pourquoi David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir, s’il avait eu l’intention de se suicider. Et pourquoi il en aurait fait non pas seulement avec une personne, mais avec deux, trois personnes, voire davantage.

Il y a un autre élément auquel tout le monde devrait réfléchir. L’avantage, si j’ose dire, de la société de la surveillance de masse, c’est que les gens qui ont appelé David Hamilton ce jour-là ont conservé (ou sont susceptibles d’avoir conservé) l’horaire de l’appel et la durée de celui-ci. Outre à en connaître, bien sûr, le contenu

Or, on ne sait toujours pas, officiellement du moins, l’horaire de la mort de David Hamilton. Jusqu’ici, on ne peut se baser que sur l’aide sans doute involontaire, voire maladroite, de Flavie Flament, qui a déclaré dans la presse avoir fait téléphoner quelqu’un à David Hamilton, « quatre heures avant » la mort du photographe britannique.

Dans un pays normal, la police aurait enquêté ou enquêterait de nouveau, pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », et cela un mois après avoir déclaré craindre pour son existence.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui, insulté à la télévision au mépris de sa présomprion d’innocence, aurait décidé de se « suicider » le 25 novembre 2016, et cela après avoir parlé à deux ou trois personnes, voire davantage, de ses projets d’avenir.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », par pure coïncidence à la veille du jour réservé aux célébrations contre les violences faites aux femmes, en s’enfilant un sac de plastique (un sac de plastique « de supermarché », selon Flavie Flament à la télé) sur la tête puis en laissant la porte de son studio ouverte.

Attention…  Il y a des gens (et des sociétés téléphoniques) qui sont en possession de factures téléphoniques détaillées. Il est donc possible, petit à petit, notamment à l’aide des factures téléphoniques et des traces disponibles dans les appareils, de reconstituer l’emploi du temps de David Hamilton, le 25 novembre 2016. Lequel, lui aussi, avait bien sûr un téléphone fixe.

Mon travail, depuis deux ans, consiste et consistera à interroger les personnes (je parle de ses amis; pas des appels malveillants, qui occuperont un autre volet de mon enquête) et, donc, à établir ce qu’il disait aux uns et aux autres tandis que le 25 novembre glissait lentement vers le soir.

Il est possible, ou il le sera rapidement, de savoir quel.les journalistes – le cas échéant – ont appelé David Hamilton, ce jour-là (et les jours précédents).

Je suis sans doute la personne la mieux informée, en France, à ce sujet.

Bien sûr, il y a encore des personnes – une, deux, trois personnes – qui en savent encore davantage que moi, et pour cause.

Elles ont encore un peu d’avance sur moi. Un tout petit peu d’avance… Plus pour très longtemps…

Voilà qui pourrait faire un excellent sujet à un roman policier que j’intitulerais: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Et comme on dit, la réalité dépasse la fiction.

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Post scriptum : Mes dossiers sur David Hamilton se trouvent en sûreté dans dix endroits en France, par exemple chez des avocats. Pas de sac en plastique pour moi, merci M’sieurs Dames!