Aller au contenu principal

« Lettre à l’assassin.e de David Hamilton ».

12 octobre 2018

Publié le 12 octobre 2018 par defensededavidhamilton

***

Dans l’hypothèse où David Hamilton aurait été assassiné, qui sait ce que le vieil homme dit ou chuchote dans la conscience – ou dans ce qui en tient lieu – de son  assassin? Qui sait quelle empreinte indélébile est restée dans cette conscience?

Ne faudrait-il pas le/la plaindre, cet.te assassin.e, puisque ni moi, ni mes collaborateurs, ne lâcherons le morceau?

Oui, plaignons-le /la. Mais souhaitons-lui surtout de jouir du temps qu’il lui reste, avant que la vérité ne finisse par éclater…

*

Il y a un genre littéraire auquel je n’ai jamais touché, c’est celui du roman policier. Et je me dis que, si j’en écrivais un, il pourrait s’appeler par exemple: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Vous noterez: assassin.e, voilà un mot que j’écris à la mode de 2018 (je crois que cette chose s’appelle « l’écriture inclusive »).

Je m’explique. Non pas dans la littérature, mais dans la réalité, je connais désormais deux ou trois personnes (qui, en revanche, ne se connaissent pas les unes les autres) qui m’ont déclaré avoir parlé avec David Hamilton, le 25 novembre 2016, notamment par téléphone.

Ces deux ou trois personnes (deux habitent en France, une autre à l’étranger), et il s’agit d’adultes sérieux et responsables,  m’ont toutes déclaré que David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir.

La question qui se pose est donc de savoir comment et pourquoi David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir, s’il avait eu l’intention de se suicider. Et pourquoi il en aurait fait non pas seulement avec une personne, mais avec deux, trois personnes, voire davantage.

Il y a un autre élément auquel tout le monde devrait réfléchir. L’avantage, si j’ose dire, de la société de la surveillance de masse, c’est que les gens qui ont appelé David Hamilton ce jour-là ont conservé (ou sont susceptibles d’avoir conservé) l’horaire de l’appel et la durée de celui-ci. Outre à en connaître, bien sûr, le contenu

Or, on ne sait toujours pas, officiellement du moins, l’horaire de la mort de David Hamilton. Jusqu’ici, on ne peut se baser que sur l’aide sans doute involontaire, voire maladroite, de Flavie Flament, qui a déclaré dans la presse avoir fait téléphoner quelqu’un à David Hamilton, « quatre heures avant » la mort du photographe britannique.

Dans un pays normal, la police aurait enquêté ou enquêterait de nouveau, pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », et cela un mois après avoir déclaré craindre pour son existence.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui, insulté à la télévision au mépris de sa présomprion d’innocence, aurait décidé de se « suicider » le 25 novembre 2016, et cela après avoir parlé à deux ou trois personnes, voire davantage, de ses projets d’avenir.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », par pure coïncidence à la veille du jour réservé aux célébrations contre les violences faites aux femmes, en s’enfilant un sac de plastique (un sac de plastique « de supermarché », selon Flavie Flament à la télé) sur la tête puis en laissant la porte de son studio ouverte.

Attention…  Il y a des gens (et des sociétés téléphoniques) qui sont en possession de factures téléphoniques détaillées. Il est donc possible, petit à petit, notamment à l’aide des factures téléphoniques et des traces disponibles dans les appareils, de reconstituer l’emploi du temps de David Hamilton, le 25 novembre 2016. Lequel, lui aussi, avait bien sûr un téléphone fixe.

Mon travail, depuis deux ans, consiste et consistera à interroger les personnes (je parle de ses amis; pas des appels malveillants, qui occuperont un autre volet de mon enquête) et, donc, à établir ce qu’il disait aux uns et aux autres tandis que le 25 novembre glissait lentement vers le soir.

Il est possible, ou il le sera rapidement, de savoir quel.les journalistes – le cas échéant – ont appelé David Hamilton, ce jour-là (et les jours précédents).

Je suis sans doute la personne la mieux informée, en France, à ce sujet.

Bien sûr, il y a encore des personnes – une, deux, trois personnes – qui en savent encore davantage que moi, et pour cause.

Elles ont encore un peu d’avance sur moi. Un tout petit peu d’avance… Plus pour très longtemps…

Voilà qui pourrait faire un excellent sujet à un roman policier que j’intitulerais: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Et comme on dit, la réalité dépasse la fiction.

*

Post scriptum : Mes dossiers sur David Hamilton se trouvent en sûreté dans dix endroits en France, par exemple chez des avocats. Pas de sac en plastique pour moi, merci M’sieurs Dames!

 

From → divers

Commentaires fermés