RUSSIE, NOTRE PUISSANCE SACRÉE, RUSSIE, NOTRE PAYS BIEN-AIMÉ…

Pour corriger (un peu) l’affront infligé cet après-midi par la France à la Russie (dont elle a refusé de jouer l’hymne national à l’issue de la victoire de Mirra Andreeva) je publie ci-joint une version du magnifique hymne national russe, avec la traduction de ses paroles en français.
On notera qu’à la différence de très nombreux hymnes nationaux à travers le monde (à commencer par la Marseillaise française et la Bannière étoilée américaine), l’hymne russe ne contient aucune parole guerrière.
L’hymne national russe emploie au contraire les mots -puissance sacrée -pays bien-aimé -forte volonté -grande gloire -héritage -libre Patrie -alliance éternelle -peuples frères -sagesse de nos ancêtres -terre natale gardée par Dieu -rêves -vie -avenir -fidélité mais aucun mot violent, morbide ou belliciste.
C’est à comparer avec l’hymne américain qui comporte les mots -bataille périlleuse -remparts -éclats rouges des fusées -bombes explosant dans les airs -orgueilleuses armées ennemies -reposent dans un silence de mort -terre de la liberté -patrie des courageux -désolations de la guerre -patrie protégée par le Ciel -[Dieu] le Puissant qui a créé et préservé notre nation -nous vaincrons car notre cause est juste -en Dieu est notre foi.
Quant à l’hymne national ukrainien, il comporte très peu de mots et son seul titre résume son état d’esprit : « L’Ukraine n’est pas encore morte ». Les principaux mots utilisés sont : -ni la gloire ni la liberté de l’Ukraine ne sont mortes -la chance nous sourira encore -nos ennemis périront comme la rosée au soleil -pour notre liberté, nous donnerons nos âmes et nos corps -nous prouverons que nous sommes de la lignée des Cosaques.
En bref : L’hymne national russe comporte les mots « rêves », « sagesse » et « vie ».
L’hymne national américain comporte les mots « bombes », « armées », « mort », « guerre », « nous vaincrons ».
L’hymne national ukrainien comporte les mots « morte », « encore/pas encore », « nos ennemis périront », « donner nos âmes », « donner nos corps ».
Dans la mesure où les hymnes nationaux recèlent toujours une part de l’imaginaire collectif des peuples, force est donc de constater : que l’hymne national russe dévoile un imaginaire apaisé, fier de sa patrie mais ouvert sur la fraternité des peuples, regardant vers l’avenir, avec sagesse et foi dans ses rêves et dans la vie ;
tandis que la Bannière étoilée trahit un imaginaire violent, guerrier, conquérant, prétentieux et messianique ;
et que l’hymne ukrainien trahit un imaginaire morbide, sacrificiel et malsain.
Je n’ai pas reçu de « valise de Poutine » pour faire ce constat. Ce n’est pas une opinion. Ce sont des faits. Chacun peut les vérifier.
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