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DAVID HAMILTON : bibliographie

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Chez les plus prestigieux éditeurs (Robert Laffont, Denoël, Filipacchi, Gruppo

Editoriale Fabbri…), en collaboration avec des écrivains (Robbe-Grillet, Pascal

Lainé…), réédités d’innombrables fois, voici quelques-uns des ouvrages qui

constituent l’oeuvre immortelle de David Hamilton.

« Rêves de jeunes filles » (éditions française, anglaise,

allemande)

par David Hamilton et Alain Robbe-Grillet, de l’Académie française

(Paris, France: Robert Laffont, 1971). Edition anglaise : « Dreams of a

Young Girl » par David Hamilton (London, UK: Collins, 1971), ISBN

0002111667; publié également par William Morrow & Company, New

York, 1971, ISBN 0688014828; ré-imprimé en 1977 avec un nouveau

numéro ISBN 0688064825; ré-imprimé par Collins, London, UK en 1980

avec le n° ISBN 0002116405. Edition allemande: « Mädchenträume »

(Düsseldorf, Allemagne de l’Ouest et Vienne, Autriche: Econ Verlag, 1971).

Ré-édition allemande: « Mädchenträume » (Suisse: Swan Productions, 1972).

 

Livre d’Alain Robbe-Grillet, l’un des plus grands écrivains français

du XXe siècle

« Les Demoiselles d’Hamilton » (éditions française,

américaine, anglaise)

par David Hamilton et  Alain Robbe-Grillet, de l’Académie française

(Paris, France, Robert Laffont, 1972), ISBN 0738608727 Edition anglaise:

« Sisters » (New York, William Morrow & Co., 1973), ISBN 0-688-00166-1.

Edition anglaise re-publiée par Collins, London, UK en 1976 avec le n° ISBN

0002167654. Edition anglaise re-publiée par William Morrow & Co. en 1977

avec un numéro ISBN 0688051669. Edition anglaise re-publiée par

William Morrow & Co. en 1980. Edition anglaise re-publiée par Collins,

London, UK en 1980 avec le numéro ISBN 0-00-216810-3.

 

« The Best of David Hamilton » (éditions française,

américaine, allemande)

par David Hamilton (photos) et Denise Couttes (textes), Paris, Robert

Laffont, septembre 1976), ISBN 2-221-02565-2. Réédition française,

Robert Laffont, 1981.  Edition anglaise »The Best of David Hamilton »

(New York, William Morrow and Company, 1976), ISBN 0-688-03069-6.

Edition anglaise,  Collins, London, 1977, numéro ISBN 0-00-216078-1

Ré-édition anglaise,  Collins, 1979, ISBN 0-00-216078-1. Ré-édition

anglaise, New York, Morrow Quill Paperbacks, 1980, ISBN 0688004032.

Ré-édition anglaise:  Collins, LOndon, 1981, ISBN 0-00-216078-1.

Edition allemande: « The Best of David Hamilton: 63 Meisterfotos »

(Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1976). Ré-édition

allemande: Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1979.

Ré-édition allemande: Kehl am Rhein, Allemagne: Swan Verlag, Avril

1995, ISBN 3-88230-012-4.

Il s’agit de photos choisies dans les (merveilleux) albums « Dreams

of a Young Girl« , « Sisters« , et « La Danse« .

« Collection privée » (Robert Laffont), éditions

française, anglaise, allemande

par David Hamilton (photos) et Denise Couttes (textes). Editions

Robert Laffont, 1976. Edition allemande: « Private Collection »

(Suisse, et Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag,

1976) Ré-édition allemande: « Private Collection » (Suisse et

Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1977), ISBN

3882300035. Edition anglaise: « David Hamilton’s Private

Collection » (William Morrow and Company Inc., New York,

1976), ISBN 0-688-03053-X. Ré-édition anglaise: « David

Hamilton’s Private Collection » (Morrow Quill Paperbacks,

New York, décembre 1980), ISBN 0688004024. Ré-édition

anglaise: « David Hamilton’s Private Collection » (Bromley,

UK: Columbus, 1983), ISBN 0862870437.

« Erinnerungen an Bilitis. Fotoalbum über seinen

ersten Film » (éditions allemande et française)

par David Hamilton (Suisse et Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest:

Swan Verlag, 1977), ISBN 3-82230-005-1. Edition allemande: Lausanne,

Suisse; et Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, septembre

1980), ISBN 3-82230-005-1. Ré-édition allemande : Kehl am Rhein,

Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1981), ISBN 3-82230-005-1.

Ré-édition allemande: Kehl am Rhein, Allemagne: Swan Verlag,

avril 1995), ISBN 3-82230-005-1. Edition française : « L’album de

Bilitis » (Paris, France: éditions Robert Laffont, avril 1977), ISBN

222102561X.

« La jeune fille » (Robert Laffont), éditions française,

anglaise, chinoise…

par David Hamilton (Paris, France: Robert Laffont, septembre

1978), ISBN 2221500261. Ré-édition française: Robert Laffont,

1981. Edition anglaise: « The Young Girl: The Theme of a

Photographer » (New York, William Morrow, 1978), ISBN

0688034330. Edition chinoise: « Nian qing nhai: David Hamilton

she ying zuo pin ji » (Taipei, Taiwan: Huang guan za zhi she,

Minguo 74, 1985).

« Jardin Secret » (éditions française, japonaise, allemande)

par  David Hamilton (avec la collaboration artistique de Robert Gordon), Marseille,

France: Editions Agep, 1980), ISBN 2-902-634-056. Ré-édition: « Jardin Secret »

(Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, octobre 1981). Edition allemande:

« Geträumte Welt » (Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1980),

ISBN 3882304006.

« Tendres cousines » (éditions française, allemande, américaine,

italienne)

par David Hamilton et Pascal Lainé (écrivain français, Prix Goncourt): Paris,

France, éditions Filipacchi, 1981. Ré-édition anglaise par  Columbus Books,

London, UK, en août 1982 avec le n° ISBN 0862870038. Ré-édition américaine

par Columbus Books, New York, 1982. Ré-édition américaine par Quill, New York,

avril 1982 avec n° ISBN 0-688-01462-3. Ré-édition par Quill, New York,  1983

avec n° ISBN 0-688-01462-3. Edition française : « Tendres cousines » (Paris,

France: Filipacchi, 1981), n° ISBN 2850184047. Edition allemande: « Zärtliche

Cousinen » (Kehl am Rhein, Allemagne de l’Ouest: Swan Verlag, 1981). Ré-édition

allemande:  « Zärtliche Cousinen » (Hamburg, Allemagne de l’Ouest: Reinbeck

bei Hamburg, 1981). Edition italienne: « Tenere Cugine » (Bologna, Italie: Editrice

« Il Cigno », 1981).

« I Grandi Fotografi » (éditions italienne, espagnole)

par David Hamilton (Milan, Italie: Gruppo Editoriale Fabbri, 1982). Ré-édition

par le même Gruppo Editoriale Fabbri de Milan, Italie, 1984. Ré-édité par

Olympic Marketing Corporation en 1990 avec le n° ISBN 9990225214. Edition

espagnole: « Los grandes fotografos » (Barcelona, Espagne: Ediciones

Orbis-Fabbri, 1990)

 

« Un été à Saint-Tropez » (éditions française, américaine

et anglaise)

par David Hamilton (Paris, France: éditions Filipacchi, 1982), ISBN

2-85018-428-4. Edition américaine: « A Summer in Saint Tropez »

(New York,  William Morrow & Co., 1982), ISBN 0068819668. Ré-édition

anglaise par Collins, London, UK en 1982.

 

« Hommage à la Peinture » (éditions Agep, Marseille;

éditions française, américaine, anglaise)

par David Hamilton, Bertrand Levergeois et Luc Getreau (Marseille, France:

éditions Agep, décembre 1984), ISBN 0916567001. Ré-édition par Arpel

Graphics, Santa Barbara, Californie, en 1984 avec le n° ISBN 0916567001.

Re-publication avec un nouveau titre: « Images » (London, Diadem Books,

livre distribué par Crown Publishers, Inc., New York, mars 1988), ISBN

0-517-65491-1.

 

Couverture du livre EROTICA 1 (publié au Japon par David Hamilton)

« Monochrome »

par  David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985)

ISBN 4-89011-188-3

Couverture du volume 3 (« album rouge »)

« Erotica Vol. I »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

ISBN 4-89011-110-7

Couverture du volume 4

« Erotica Vol. II »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

ISBN 4-89011-159-X

Couverture de « l’album bleu » de David Hamilton

« Erotica Vol. III »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

Page de garde, volume 2 (« album bleu »)

« Erotica Vol. IV »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985)

Erotica, volume 1. Au centre, les initiales stylisées, le « timbre » bien

reconnaissable de David Hamilton

« Erotica Vol. V: Snapshots »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

ISBN 4-89011-250-2.

Erotica, volume 1, couverture

« Erotica Vol. VI »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

ISBN 4-89011-312-6

« Erotica Vol. VII »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985),

ISBN 4-89011-335-6

« Erotica Vol. VIII »

by David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha, 1985)

« Erotica Vol. IX »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha)

« Erotica Vol. X »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha)

« Erotica Vol. XI »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha)

« Erotica Vol. XII »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Nippon Geijutsu Shuppansha)

« Twenty Five Years of an Artist » (éditions française, américaine,

anglaise)

par David Hamilton, avec la collaboration de MM. Philippe Gautier et Marc

Tagger (New York, Dorset Press, 1992), ISBN 1566193583. Réimpression par

Aurum Press, London, UK, septembre 1993 avec le n° ISBN 1-85410-266-4.

Réimpression par Aurum Press London, en mai 1998 avec le n° ISBN

1-85410-266-4. Nouvelle édition chez Aurum Press, London, février 1999 avec

le n° ISBN 1-85410-266-4. Edition française: « Vingt-cinq ans d’un artiste »

(Paris, France: éditions L’Ariana Pictures Sarl, 1992), ISBN 2-908286-04-1.

Edition italienne: « David Hamilton. 25 anni di un artista » (Milan, Italie:

Idea Libri, 1992), ISBN 8870822273. Edition allemande: « David Hamilton:

Seine besten Bilder 1965-1990 » (Munich, Allemagne: Südwest Verlag, 1992),

ISBN 3-517-01353-6. Edition allemande réimprimée par Südwest Verlag, Munich,

en 1993. Edition allemande ré-imprimée en octobre 1997. Edition allemande

ré-imprimée par Marion von Schräder, Verlag Munich,  1999. Edition japonaise:

« Twenty Five Years of an Artist » (Japan: TAD, 2000).

« Hamilton Pictures: The Fantasies of Girls »

par David Hamilton (Tokyo, Japon: Bunkasha Co., janvier 1994), ISBN

4821120100. Texte en anglais et en japonais.

« The Age of Innocence » (édition anglaise, française, italienne)

par David Hamilton (London, Aurum Press, 1995), ISBN 1-85410-304-0.

Edition française : « L’Age de l’innocence » (Paris, France: éditions Denoël,

octobre 1995), ISBN 2-207-24245-5. Edition italienne : « L’età ‘dell’innocenza »

(Magis Books, 1995) Introduction par Liliane James.

« A Place in the Sun » (éditions française, anglaise, allemande)

par David Hamilton (London, Aurum Press, septembre 1996), ISBN

1-85410-431-4. Ré-édition Aurum Press, London, 1997.  Edition allemande:

« Ein Platz an der Sonne » (Zurich, Suisse: Editions Skylight, 1998), n° ISBN

3283003602 et 303766360X. Edition française: « Le Monde de David Hamilton »

(éditions  Denoël, octobre 1996), ISBN 2-207-24507-1.

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« Holiday Snapshots » (édition limitée)

par David Hamilton avec la collaboration artistique de Liliane James

(Hombrechtikon, Suisse: Edition Olms AG, 1999), ISBN 3-283-00371-8.

Edition limitée. Photos de jeunes filles prises entre 1967 et 1997.

Introduction par  Liliane James.

Editions de la Martinière, Paris, 2006

« David Hamilton »

par David Hamilton (éditions de la Martinière, octobre 2006), ISBN

2732434981 et 9782732434988.

« Cahier photographique 1970-1990 » (éditions française et

allemande)

par David Hamilton (Paris, France: éditions Hermé, décembre 2006), ISBN

2-86665-451-X et  978-2866654511. Edition allemande: « Erotische

Geschichten » (Munich, Allemagne: Knesebeck Verlag, mars 2007), ISBN

3896604589 et 978-3-89660-458-3

Exhibition Catalogue / David Hamilton

par David Hamilton (Paris, France, Iconolab, 2010) Edition limitée (600 exemplaires).

 

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Trois livres sur David Hamilton

Olivier Mathieu, « Le portrait de Dawn Dunlap« , avec des

photographies inédites et jamais publiées jusque-là

 

 

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Olivier Mathieu, « C’est David Hamilton qu’on assassine »

avec une préface de Roland Jaccard

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Olivier Mathieu, « David Hamilton suicidé, mais par qui? »

Couverture du livre « David Hamilton suicidé… mais par qui? »

(deuxième édition à paraître en juin 2019)

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Deux livres où il est beaucoup question de David Hamilton

« Je crie à toutes filles mercis » (il reste quelques exemplaires

disponibles)

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ».

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« Une dernière leçon de mon école » (il reste quelques exemplaires

disponibles), avec en couverture une photographie de Max

Stolzenberg, ami de David Hamilton

https://maxstolzenberg.com/2019/06/13/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-2/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jout de J.-P. F.

Sans oublier :

 

LE SYLLOGISME D’EDOUARDO ; OU : EDOUARDO PHILOSOPHE

Enlèv’ ta burqa,

T’es pôt-êt’ un’ star.

Mais si tu l’enlèv’s pas

On n’pôt pas le savoir.

***

Remets ta burqa

Tu n’es pas un’ star.

Mais si tu l’enlèv’s pas

On n’pôt pas le savoir.

***

INFORMATION CONSOMMATEURS

HUMOUR DU JOUR

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Rondeau, rideau…

du blog :

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/06/07/rondeau-rideau/

7 juin 2019

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Hier, à l’Académie française, POUR LA PREMIERE FOIS dans l’Histoire, un mort  (Jean-Philippe Mathieu, 14 octobre 1960 – 19 octobre 1960) « s’est présenté » à l’Académie française. Un mort avide d’immortalité… Unique!

Hier, à l’Académie française, POUR LA PREMIERE FOIS dans l’Histoire, un mort  (Jean-Philippe Mathieu, 14 octobre 1960 – 19 octobre 1960) s’est présenté à l’Académie française contre (ou avec) son frère jumeau. Unique!

Hier, à l’Académie française, POUR LA PREMIERE FOIS dans l’Histoire, un mort  (Jean-Philippe Mathieu, 14 octobre 1960 – 19 octobre 1960) s’est présenté sous le nom de « Jean-Philippe Frère » DE VIEIL MOUATHIER. Vieil Mouathier est l’anagramme exacte d’OLIVIER MATHIEU. Un jumeau appelé « vieille moitié »! Unique!

Si vous avez un cerveau, vous comprendrez que c’était là un canular extraordinaire, puisqu’il fallait faire accepter par l’Académie la candidature d’un mort.

Si vous avez un cerveau, vous comprendrez que c’était là un canular extraordinaire, un canular « lettriste », ce qui aurait pu faire sourire ou émouvoir des académiciens censés aimer jouer avec les mots (qui sont faits de lettres).

Qu’ont fait les académiciens? Ils ont élu Daniel Rondeau.

Rideau…

Rappel: deux des meilleurs livres jamais publiés en France depuis des dizaines d’années, « Je crie à toutes filles mercis » et « Une dernière leçon de mon école« , ne suscitent et ne susciteront pour ainsi dire aucun article.

Les gens courageux, les gens doués de goût, les gens capables de sens critique sont rares…

DAVID HAMILTON… « SEIN DES EAUX », « LONGUES JAMBES », « CROUPION » DE FLAMANT! Stupéfiant! La preuve est faite! La photographie après laquelle il n’est plus possible de douter!

Publié le 5 juin 2019 par defensededavidhamilton

DAVID HAMILTON, SEIN DES EAUX, LONGUES JAMBES, CROUPION DE FLAMANT!

La preuve !

« Ils forment entre eux les plus intéressants contrastes, depuis le veau marin (…) jusqu’au flamant au long cou et aux longues jambes, qui reste debout, les pieds dans l’eau, le croupion posé sur le sommet du cône de vase où il couve ses œufs. L’un, marbré et d’une couleur tannée, ressemble à un rocher; l’autre, de couleur de feu, apparaît comme une flamme qui sort du sein des eaux« .

Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814.

Un  nouveau témoignage! Stupéfiant! La preuve est faite!  Il n’est plus possible de douter: David Hamilton a photographié le flamant au bord de la mer!

David Hamilton, album « Souvenirs de vacances », éditions Robert Laffont (Paris), page 37.

Académie française (6 juin 2019): « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier », petit frère d’Hégésippe Simon

Publié le 6 juin 2019 par defensededavidhamilton

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Faussaires et imposteurs

Les « Carnets » d’Adolf Hitler (1889-1945), en allemand Hitler-Tagebücher, furent présentés comme un « journal intime » tenu par le Chancelier du Troisième Reich.  L’auteur en était un faussaire, Konrad Kujau.

Theodore Illion, « grand spécialiste » du Tibet, n’y avait jamais mis les pieds.

Le philosophe « Jean-Baptiste Botul » – qui n’a jamais existé – était sans doute destiné, de ce fait, à devenir une référence et l’un des maîtres à penser de BHL.

« Appletons’ Cyclopædia of American Biography » est, comme son titre l’indique, une collection biographique de plus de vingt mille célébrités de l’histoire des Etats-Unis. Un détail: des centaines de ces personnages n’ont jamais existé

 

Tradition? Poil à ma falsification…

Les « traditions écossaises« ? Largement étudiées par deux Anglais (deux frères: John Carter et Charles Manning Allen au XIXe siècle) dans le Vestiarium Scoticum et The Costume of the Clans, ces traditions étaient nées dans la seule imagination de leurs auteurs.

Les « traditions tchèques« ? Les « manuscrits de Dvůr Králové » et de « Zelená Hora« , oeuvres dans lesquelles les panslavistes voyaient  le symbole de leur « conscience nationale », étaient des faux.

Les « traditions basques« ? Le  Chant d’Altabiscar (en basque Altabizkarko Kantua), présenté comme « contemporain de la Chanson de Roland », avait en vérité été écrit  vers 1828 par Eugène Garay de Monglave.

Les « traditions tibétaines« ? « Tuesday Lobsang Rampa », qui était né Cyril Henry Hoskin, prétendait avoir abandonné volontairement son corps au moyen d’un procédé de transmigration pour le donner à l’esprit d’un lama tibétain. A l’origine de la mode New Age, ce maître (sic)  d’une «nouvelle littérature spirituelle » (re-sic) était un banal imposteur.

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Les inoubliables et les sympathiques

Le sympathique Étienne-Léon de Lamothe-Langon (1786-1864)  a consacré son existence et son oeuvre à l’écriture d’innombrables mystifications historiques et / ou de Mémoires apocryphes.

« Hégésippe Simon » fut un personnage fictif, admirablement inventé par Paul Birault en 1913 à l’occasion de ce qui reste l’une des mystifications littéraires les plus amusantes de toute l’Histoire.  D’innombrables parlementaires français de l’époque tombèrent, en parfaits imbéciles, dans le panneau.

L’extraordinaire Paul Masson (1849-1896), dit Lemice-Terrieux, fut un écrivain et l’un des plus grands mystificateurs littéraires en France. il fut d’ailleurs, en 1893… candidat à l’Académie française et suscita maints scandales – restés fameux –  notamment au sein de cette institution.

Pierre-Marie-Louis de Boisgelin de Kerdu et Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles furent les auteurs d’amusantes mystifications épistolaires.

Les « Chansons de Bilitis » furent publiées en 1894: attribuées à une poétesse antique inexistante, il s’agissait en vérité d’une excellente supercherie littéraire due à Pierre Louÿs.

Ne faudrait-il pas ajouter d’urgence, à cette liste, l’adorable « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier »?

Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier: Jean-Philippe Mathieu, né le 14 octobre 1960 à Boulogne-Billancourt, mort le 19 octobre 1960 à Paris, candidat le 6 juin 2019 à l’immortalité, à l’Académie française, sous le nom de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, anagramme parfaite d’Olivier Mathieu.

FLAMANT : SON INTIMITE LA PLUS SACREE DEVOILEE PAR DAVID HAMILTON! Très bientôt, sur ce blog, LA photographie qui prouve et démontre comment David Hamilton a dévoilé, à la mer (vous savez où et quand), tout – absolument TOUT – de l’intimité la plus sacrée, au sein des eaux, depuis les longues jambes jusqu’au croupion, de flamant!

Publié le 5 juin 2019 par defensededavidhamilton

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/06/05/flamant-son-intimite-la-plus-sacree-devoilee-par-david-hamilton-tres-bientot-sur-ce-blog-la-photographie-qui-prouve-et-demontre-comment-david-hamilton-a-devoile-a-la-mer-vous-savez-ou-et-quand/

Bientôt, sur ce blog, LA  photographie.

Une photographie prise par qui? Vous avez deviné: une photographie prise par David Hamilton.

Une photographie prise ? A la mer. Faut-il vous dire quelle mer?

Une photographie prise quand? Voyons, une photo de David Hamilton, prise à la mer… faut-il vous dire aussi en quelle année?

Disons-le carrément: oui, vous reconnaîtrez, au sein des eaux,  le long cou, les longues jambes, le croupion (oui, disons-le, le croupion) de qui a servi de modèle à cette image rarissime.

Flamant? Voilà: quand on vous parlera de flamant, rien de son intimité – plus rien ! – ne vous sera à jamais étranger!

EXCLUSIF! Académie française: au fauteuil de Michel Déon (élection du 6 juin 2019):  Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, né le 14 octobre 1960, sera-t-il immortel à l’instar de son ancêtre putatif, le baron Charles-Louis-Gaspard-Gabriel de Salviac de Viel Castel, né le 14 octobre 1800?

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/06/05/217/

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5 juin 2019

Vous avez (peut-être) entendu parler des « carnets » d’Adolf Hitler, des manuscrits bidonnés de Dvůr Kralové et Zelená Hora, du « philosophe » (Jean-Baptiste Botul référence de) BHL, des « Chansons de Bilitis », des énormes falsifications historiques d’Étienne-Léon de Lamothe-Langon, des facéties de Paul Masson… Ne faudrait-il pas ajouter d’urgence, à cette liste, « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier »? 

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Académie française : salut à toi, ô vieille moitié d’immortel, Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier! Ô toi, la plus parfaite des anagrammes!

Qui est Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier?

Charles Louis Gaspard Gabriel de Salviac de Viel Castel, né le 14 octobre 1800 et mort dans la même ville le 6 octobre 1867, neveu de Mirabeau, diplomate, fut membre de l’Académie française. Son frère cadet, le comte Marc-Roch-Horace de Salviac de Viel Castel, né à Paris le 16 août 1802 et mort le 1er octobre 1864, fut quant à lui conservateur du Louvre, mais aussi un délicieux mémorialiste (Mémoires sur le règne de Napoléon III, 1857-1864). Que Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier leur soit apparenté, ou pas, il est né un 14 octobre, comme son aïeul putatif  Charles Louis Gaspard Gabriel de Salviac de Viel Castel. Croyez-vous dans les jumeaux astraux?…

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Le 7 février 2019, ma candidature a été annoncée sur le site de l’Académie française (avec une faute de frappe à mon prénom – image 1 – qui a été rectifiée – image 2).

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-michel-deon-f8-10XXX

Image 1 (Olvier à la place d’Olivier)

Image 2 (où Olvier a été corrigé, comme il se devait, en Olivier)

Le 28 février 2019, sur le site de l’Académie française, a été officiellement proclamée, cette fois, la candidature de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier.

L’unique autographe connu, à ce jour, de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier

L’Académie a écrit (24 février 2019) à Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, lequel s’étonnait que sa candidature ne soit point annoncée avec une suffisante célérité:

« Monsieur, Je vous confirme que le secrétariat de l’Académie française a bien reçu votre lettre de candidature. Vous serait-il possible d’adresser (en réponse à ce courriel) quelques éléments biographiques qui seront présentés aux académiciens en même temps que votre lettre de candidature ? En vous remerciant par avance, recevez, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées« .

Ce à quoi Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier a répondu :

« Madame, je me suis permis de vous écrire, parce qu’après deux semaines, je n’avais reçu aucune réponse à ce sujet et que je ne voyais pas non plus de mention sur le site de l’Académie française. Je ne suis qu’un illustre inconnu, sexagénaire, amoureux de longue date de la langue française, mais je ne compte pas non plus devenir un candidat à répétition comme il en existe plusieurs, ce qui est d’ailleurs leur droit le plus strict. Un peu à la façon de M. Henri Hedde d’Entremont (cité, sur le site de l’Académie, sous son pseudonyme de M. Arnaud-Aaron Upinski), qui se présente lui aussi fréquemment, j’ai donc décidé de présenter ma candidature, pour la première et aussi la dernière fois. Je souhaiterais que ma candidature, à son modeste niveau, rende hommage à la fois ludiquement et sérieusement à ce que je pourrais définir comme une gémellarité – le même, le semblable, le double: dialectique entre le vivant et le mort, le célèbre et l’anonyme, l’écrivain et son sujet, l’inspiration et l’oeuvre encore à naître. Je serai ravi d’écrire aux membres de l’Académie pour leur exposer tout cela, et j’y suis bien décidé, si la chose est possible. Veuillez agréer, Madame, l’assurance de ma considération distinguée ».

A mon avis, Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, notamment dans le passage souligné en rouge, a fait (qu’il me pardonne!) du blabla.

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-michel-deon-f8-11

Le 28 février 2019
Candidature
L’Académie française, dans sa séance du jeudi 28 février 2019, a enregistré les candidatures de MM. Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier et Joël Laloux au fauteuil de M. Michel Déon (F8). La date d’élection à ce fauteuil sera fixée ultérieurement.

Site de l’Académie française, capture d’écran, 28 février 2019: la candidature de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier est annoncée.

 A la demande du principal intéressé, l’Académie a corrigé (le 7 mars) le nom de Mouthier en celui de Mouathier.

La candidature d’un individu capable (chose qui  n’est pas donnée à tout le monde) de s’appeler Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier est passée inaperçue (chose fort logique dans un pays, la France, où les journalistes sont depuis longtemps éduqués à ne plus démontrer la moindre curiosité).

*

  Alors, Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, né à Boulogne-Billancourt le 14 octobre 1960, successeur du baron Charles-Louis-Gaspard-Gabriel de Salviac de Viel Castel, titulaire jadis du sixième fauteuil de l’Académie française, né à Paris le 14 octobre 1800?

Voici la lettre de l’Académie française, prenant acte de la candidature de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier.

*

Récapitulons. A l’Académie française, le 6 juin 2019, pour succéder à Michel Déon, s’affrontent Olivier Mathieu et Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier. Ô nouveaux Rémus et Romulus!

Vieil Mouathier (pour qui ne l’aurait pas encore compris) est une anagramme parfaite et précise de: Olivier Mathieu.

Dit en d’autres termes, pour la première fois depuis 1634, un mort se présente à l’Académie française: il s’agit de mon frère jumeau, Jean-Philippe Mathieu,  né le 14 octobre 1960 à Boulogne Billancourt (à la fameuse clinique du Belvédère) et décédé à Paris le 19 octobre de la même année.

1 Je suis ainsi le premier écrivain à me présenter contre mon frère jumeau à l’Académie française.

2 Le regretté Jean-Philippe Mathieu (14 octobre 1960 – 19 octobre 1960) est le premier mort à avoir jamais été candidat – le 6 juin 2019 – à un fauteuil d’immortel.

3 Qui a jamais présenté à l’Académie française la candidature de son propre frère jumeau décédé, rebaptisé du nom de « Vieil Mouathier » (sic, « vieille moitié« ) ?! Réponse: moi…

*

Si vous ne trouvez pas ça PROFONDEMENT original, aussi original d’ailleurs que mes livres, mes romans et toute ma personne… c’est que vous manquez salement d’humour.

Il y a  très longtemps que n’avait pas eu lieu quelque chose d’aussi spirituel  que la candidature officielle à l’Académie française de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier

*

Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier =

Jean-Philippe frère d’Olivier Mathieu

 

Académie française, 6 juin 2019: Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, t’es une parfaite anagramme!

Publié le 5 juin 2019

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/06/05/jean-philippe-frere-de-vieil-mouathier-tes-une-parfaite-anagramme/

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Olivier Mathieu communique…

Caius Augustus Germanicus avait nommé Incitatus, son cheval, au Sénat romain.

 

***

***

J’ai fait tout aussi bien; pour l’élection du 6 juin 2019, je suis le seul écrivain à avoir jamais présenté – en outre, contre moi-même – à l’Académie française la candidature à l’immortalité d’un mort, mon frère jumeau Jean-Philippe Mathieu (14 octobre 1960-19 octobre 1960), sous le nom de « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier » (Vieil Mouathier, une anagramme parfaite d’Olivier Mathieu; on prononce: “vieille moitié”)…

 

***

Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier

=

Jean-Philippe, frère d’Olivier Mathieu

*

Sur « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier », renseignez-vous :

DANS LA FAMILLE DES CANDIDATS, JE DEMANDE LE (JEAN-PHILIPPE) FRERE (DE VIEIL MOUATHIER)

Vous avez (peut-être) entendu parler des « carnets » d’Adolf Hitler, des manuscrits bidonnés de Dvůr Kralové et Zelená Hora, du « philosophe » (Jean-Baptiste Botul référence de) BHL, des « Chansons de Bilitis », des énormes falsifications historiques d’Étienne-Léon de Lamothe-Langon, des facéties de Paul Masson… Ne faudrait-il pas ajouter d’urgence, à cette liste, « Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier »? 

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/05/27/election-a-lacademie-francaise-6-juin-2019-dans-la-famille-des-candidats-je-demande-le-jean-philippe-frere-de-vieil-mouathier/

Lisez aussi :

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/06/05/qui-etait-jean-philippe-mathieu-mort-le-19-octobre-1960-et-qui-sest-presente-a-lacademie-francaise-ce-6-juin-2019-sous-le-nom-de-jean-philippe-frere-de-vieil-mouathier/

Election à l’Académie française, 6 juin 2019: dans la famille des candidats, je demande le (Jean-Philippe) Frère (de Vieil Mouathier)

Repris de :

https://oliviermathieuecrivain.wordpress.com/2019/05/27/election-a-lacademie-francaise-6-juin-2019-dans-la-famille-des-candidats-je-demande-le-jean-philippe-frere-de-vieil-mouathier/

***

Le signe zodiacal des Gémeaux s’étend du 21 mai au 21 juin; est-ce un hasard, si l’élection académique en remplacement de Michel Déon va se situer juste au milieu de cette période (6 juin 2019)?…

Le frère ou le petit-fils?

Au jeu des sept familles, dans la famille des candidats à cette élection à l’Académie française, est-ce que je vais demander Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, ou alors Jean- Christian Petitfils?…

L’Histoire abonde en jumeaux fameux. Par exemple le Masque de Fer, a-t-on dit, était le frère jumeau de Louis XIV.  Jean-Christian Petitfils lui a consacré un ouvrage (L’Homme au masque de fer, Paris, Perrin, 1970).

Quant à Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier, il  est l’auteur, m’indique un de mes correspondants, d’une thèse philosophique intitulée: Le vide originel et le caractère primordial de la gémelléité, principe existentiel dans la philosophie de Karl Wilhelm August Huberschnabelkrauss.

Karl Wilhelm August Huberschnabelkrauss (photo extraite de la thèse de Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier)

Par ailleurs, Jean-Christian Petitfils développe dans ses ouvrages, parmi ses thèses, l’hypothèse qu’ait assisté à la Dernière Cène une sorte d’intrus, un hôte supplémentaire, prénommé Jean, non apôtre, mais futur auteur du quatrième évangile.

Les jumeaux ne se ressemblent pas toujours. La trop oubliée Sibylle Riquetti de Mirabeau, à la ville comtesse Roger de Martel de Janville (15 août 1849 – 29 juin 1932), la charmante Gyp, écrivait:  « Marie de Rosières a une sœur jumelle, Mectilde, qui est aussi brune qu’elle est blonde » (Souvenirs d’une petite fille, 1928).

« Une jumelle eût ôté à mon existence ce qui en faisait tout le prix : sa glorieuse singularité« , constatait quant à elle Simone de Beauvoir dans ses mémoires, si joliment écrits (Mémoires d’une jeune fille, 1958).

Lamartine, en 1836:

« Ces deux hêtres jumeaux qu’un nœud semble attacher,

Et qui de jour en jour, s’enlaçant avec force,

Croissent du même tronc et sous la même écorce! »

On a un peu envie de dire, au sujet des candidats (ou de certains d’entre eux):

Ces candidats jumeaux qu’un nœud semble attacher,

Et qui de jour en jour, s’enlaçant avec force,

Croissent du même tronc sous la même Coupole!

Les candidats sont treize (comme à la Dernière Cène, cherchez l’intrus!)

Michel Carassou

Yves-Denis Delaporte

Jean-Philippe Frère de Vieil Mouathier

Joël Laloux

Olivier Mathieu

Jean-Christian Petitfils

Eduardo Pisani 

Isaline Remy

Elizabeth Reynaud

Philippe Repécaud

Daniel Rondeau

Marie Géné Rosa Delesse Schwisenberg

Arnaud-Aaron Upinsky

Académie française, élection du 6 juin 2019: « Je vous dispense, Messieurs et Mesdames les académiciens, après avoir voté pour moi, de m’en remercier »…

Publié le 2 juin 2019 par defensededavidhamilton

 

***

Je serai candidat au fauteuil de Michel Déon, à l’Académie française (6 juin 2019).

*

Cette élection aura lieu, quai de Conti, le 6 juin 2019.

Non seulement j’ai reçu une voix en 2003 contre l’ex-président Giscard, non seulement je suis depuis 1634 le seul et unique candidat qui s’est présenté sous trois identités, non seulement je suis le seul candidat à avoir jamais proposé aux académiciens de leur enseigner le français.

Mais encore, il y a des décennies entières, voire des siècles, que l’Académie n’avait pas reçu une lettre comme celle-ci.

*********************************************************

Olivier Mathieu

S., le 5 décembre 2018.

Monsieur, Madame l’académicien,

Il convient tout d’abord que je présente mes excuses à l’Académie française, dont vous faites partie, puisque c’est sans doute à la multiplicité de mes candidatures – la première remonte à 1990 – que l’on doit depuis lors le grand nombre de postulants  farceurs qui, avides de sortir de leur anonymat, trouvent de la sorte l’occasion de voir leur nom imprimé dans les journaux, afin de mieux y proclamer l’inexistence de leur oeuvre.

A dire vrai,  sans doute l’Académie eût-elle évité cette mode des candidatures à répétition, et tout ce pauvre petit brouhaha narcissique et insignifiant, si elle m’avait tout simplement, et directement, élu.

Vu l’époque, il n’en a rien été. En 2003, après que je me fus présenté sous mon pseudonyme littéraire de Robert Pioche – chose qu’avaient soulignée divers journaux, avant même le jour de l’élection au fauteuil de Senghor – il ne se trouva guère que Maurice Druon pour déposer, dans l’urne, un bulletin marqué de mon nom.

Ce jour-là, les académiciens ont invité à siéger parmi eux un ancien homme politique français dont nul n’a oublié les pages sublimes, et très dignes de figurer dans quelque anthologie (mais une anthologie de quoi?), consacrées à l’éblouissement que lui avaient procuré les cuisses d’une dame ministre.

En avril 2011 , Etienne de Montety, directeur du Figaro littéraire, manifesta en première page du Figaro l’étonnement qu’il éprouvait en constatant que l’Académie se privait, en ne m’élisant pas, d’un poète.

En effet, la paucité des académiciens qui ont eu le courage ou le goût de voter pour moi a toujours été à mes yeux un motif de douce hilarité.

Qu’en pensera la postérité? Ma foi, la postérité n’en pensera rien, parce que la postérité ne pensera plus. Il suffit de contempler ce qu’est devenu le monde en général, et la France en particulier, pour le comprendre. L’illettrisme se répand, la langue française est une langue morte, le monde de l’édition est la plupart du temps celui des faiseurs. Il n’y a presque plus d’écrivains ou de penseurs dignes de ce nom. On en voit les résultats. Beurk. Le vomitoire, je vous prie?

Que l’Académie n’ait jamais voté pour Olivier Mathieu passera donc inaperçu, dans le monde de demain où l’intelligence artificielle ira à noces avec la millénaire, l’atavique, la spécifique, l’épaisse stupidité humaine.

Mais qu’en penseront nos contemporains, du moins ceux qui sont encore capables de penser? Ma foi, il y aura encore quelques écrivains, quelques créateurs véritables – la plupart d’entre eux sont exclus des prix littéraires, des plateaux de télévision et des « bonnes » librairies – pour déplorer qu’Olivier Mathieu ne reçoive aucune voix. Chose qui, en effet, si l’on n’était pas dans le monde à l’envers, serait une insulte non seulement à la logique mais aussi à la littérature elle-même.

En vérité, je ne viens nullement, Monsieur ou Madame l’académicien, vous implorer de m’élire.

C’est moi qui viens vous offrir l’occasion historique de démontrer qu’il resterait à l’Académie française, en 2019, quelqu’un doué d’originalité, d’intuition, de sens critique et d’amour de la littérature…

Dans cinquante ou cent ans, s’il existe une société qui connaisse encore même vaguement le sens du mot « liberté », et si l’être humain n’est pas définitivement lobotomisé et robotisé, des gens s’étonneront, en cherchant à se souvenir des noms des membres de l’Académie française de 2019. Ils s’écrieront, hilares:

– « Tiens, la liste des gens qui n’ont pas voté pour Olivier Mathieu »…

Voilà le sort posthume mais peu enviable  que je m’efforce, très bénévolement, de vous éviter.

Je viens d’écrire mes mémoires. Ils sont intitulés « Je crie à toutes filles mercis« , allusion diaphane à François Villon. Mon livre, qui compte seulement 532 pages, a été salué par l’écrivain Roland Jaccard, au moyen d’un superbe article paru sur son blog.

Roland Jaccard y affirme que je manie la langue française à la perfection. S’il dit cela, c’est qu’il m’a lu.

Je me demande, en revanche, combien d’académiciens m’ont lu. De deux choses l’une. Ou bien les académiciens français, et leurs consoeurs, ne m’ont point lu: et il me semble que c’est là manquer aux devoirs de leur fonction, qui est celle de se renseigner sur l’oeuvre de ceux qui postulent à un fauteuil.

S’ils m’ont lu mais ne votent pas pour moi, je me répands en conjectures quant aux raisons de leur attitude. Si les académiciens lisaient mes livres, notamment mes  mémoires, se priveraient-ils de ma collaboration, qui leur serait pourtant éminemment utile, chaque jeudi, afin de poursuivre la rédaction de leur dictionnaire?

Chaque fois que j’ai offert  mes livres aux académiciens, voire que je leur ai écrit, combien peu ont eu l’élémentaire courtoisie de m’en remercier! Comment cela est-il possible? Que devient le vieil esprit français de politesse? Mort, enterré, putréfié…

J’ai décidé de me présenter, le 6 juin 2019, au fauteuil de feu Michel Déon, qui fut vers 1986 mon collègue à la Nouvelle Revue de Paris.

Il y a quelques années, la presse s’était fait l’écho de ma très aimable proposition, adressée aux académiciens, de leur enseigner la langue française à titre gratuit. Qu’ils se rassurent, l’offre vaut toujours.

N’y a-t-il plus aucun membre de l’Académie française, absolument aucun, en ce début de 2019, dans le secret de l’isoloir, pour sauver en quelque sorte l’honneur de cette institution et faire preuve d’indépendance d’esprit et de refus du littérairement correct,  en votant pour moi?

Je vous offre encore une fois, Messieurs et Mesdames les académiciens, la chance historique que l’on puisse dire: quelqu’un, à l’Académie, est capable de  reconnaître un personnage absolument hors du commun, et un talent littéraire authentique: moi, Olivier Mathieu, homme libre, dernier Ménippe, qui devrais pourtant être aisément reconnaissable au milieu de la masse moderne indistincte des ilotes volontaires et des rebelles pour rire.

Dans ma bonté je vous dispense d’avance, Messieurs et Mesdames les académiciens, après avoir voté pour moi, de m’en remercier.

Veuillez agréer, et cetera desunt.

Olivier Mathieu

 

***

Couverture du livre « Je crie à toutes filles mercis ». Les Zacadémiciens devraient le lire…

HUMOUR NOIR ?

Perversité macronienne.

Quand la brousse africaine nantie insulte la France périphérique qui souffre.

Une morte (une mamie maghrébine), diverses personnes blessées sérieusement à la tête, une vingtaine d’éborgnés, une dizaine de mains en moins, des victimes ciblées pour certaines, des centaines de blessés divers, pour la plupart des « de souche ».

La potiche collabo mondialiste, porte-parole du gouvernement (connue pour ses mensonges assumés) et Française de toute fraîche date, grande connaisseuse en démocratie donc, déclare sans rire, ni sourire :

*

Mais, jusqu’où s’arrêteront-ils?

UNE DERNIÈRE LEÇON DE MON ÉCOLE : UN NOUVEAU LIVRE D’OLIVIER MATHIEU

Voici quelques extraits d’un nouveau livre d’Olivier Mathieu UNE DERNIÈRE LEÇON DE MON ÉCOLE (MA VIE EN BLOND ET CHÂTAIN), livre qui vient tout juste de sortir.

Un livre fort bref (une quarantaine de pages) et au tirage limité à trois cents exemplaires, numérotés à la main et signés par l’auteur.

Et au titre inspiré par François Villon. Livre qui rend hommage à David Hamilton, mais aussi à Gunter Sachs, Klaus Rainer Röhl (le créateur du journal Konkret), August Wilhelm Fleckhaus, Roland Jaccard, et tant d’autres. 

La photographie de couverture est l’œuvre de Max Stolzenberg, photographe allemand, ami de David Hamilton.

  

Ah! La première bouffée matinale d’air frais, au début du printemps, dans une ville aimée! Pourtant le jeune homme que j’étais, sautant sur le quai de Santa Lucia, n’était déjà plus celui qui était monté dans un train, la veille, à Paris. Chaque syllabe que l’on a prononcée, chaque caresse que l’on a esquissée, chaque voyage que l’on a accompli ont été commencés lors d’un instant qui a immédiatement été englouti par le passé. Ils ont été achevés à un moment qui, tout pareillement, a basculé dans l’autrefois. Le présent n’existe pas. Ou alors, seul le présent existe. Marly-le-Roi, Berre-des-Alpes, Arromanches, Venise, Florence, les lieux qui ont compté pour moi, n’ont guère pu s’incarner que dans mon désir d’eux. Ils ne pourront plus exister que dans la nostalgie qu’ils m’inspirent.

Il n’y a presque jamais eu d’éternité suspendue, entre le passé disparu sans retour et l’inaccessible avenir. Pourtant, chaque mercredi du mois de mars 1978, avant les boums de la MJC des Grandes Terres, je faisais tourner sur mon électrophone Thorens d’anciens 33 tours. Je suis peut-être encore là-bas, dans ma chambre du 7 square des Aubades, épiant à travers les fentes de mes volets l’arrivée de Véronique et Corinne.

Ah! Qui nous rendra les longs regards et les sourires timides d’une écolière de quatorze ans à la voix fluette sous le ciel des banlieues parigotes, mâchonnant peut-être sans malice un crayon, bâclant ses devoirs à la table d’un café, cachée derrière la cascade de ses cheveux qui se répandent sur son cahier? “Qu’est-ce que tu étudies?” lui demandais-je. Elle levait vers moi ses grands yeux brillants et purs et répondait: “Les sentiments”. Printemps de david-hamiltonienne lumière…

J’écris pour moi seul; le souvenir que j’ai de la luminosité de ce mois de mars marlychois, de l’odeur des pelouses gonflées par la pluie, de mes états d’âme, voilà quelque chose de beaucoup plus important, à mes yeux, que les ignominies qui ont passionné les masses du vingtième siècle.

(Pages 9 et 10)

Photo M. S. – fragment

Le sexe n’est absolument pas intéressant. Ce qui m’intéressait, moi, c’était la première fois que le soutien-gorge d’une infante glissait sur ses épaules. Ce n’était jamais la fille qui était nouvelle, c’était moi qui me renouvelais. Je me multipliais. C’était comme un défi, une peur, une émotion d’enfance. Mon cœur battait. Illusion d’un retour à quelque fusion originelle. Un rêve éveillé. J’aimais le passage de la frontière, l’hommage à la frontière. Eriger des murs, dynamiter tous les ponts! Le dernier instant ne pouvait qu’être sans paroles ou accompagné par une musique céleste et impénétrable comme l’est, pour la plupart des hommes modernes, l’œillade d’une très jeune fille orientale. Un regard animal et noir, qui regarde moins qu’il ne dit qu’il observe, qui attend et s’achève dans l’esquisse imperceptiblement souriante d’un étonnement ostenté. Il y eut dans ces instants quelque chose de religieux, de recueilli. Je dis que c’est lorsque ses pas atteignent au seuil de la mort, et dans l’orgasme aussi, que le poète arrache pleinement le masque que les médiocres exhibent, quant à eux, pendant toute leur vie. C’est alors que le véritable visage des supérieurs apparaît; il est de toute beauté. Règne ici toute la solennité d’un paganisme primordial. Homme qui meurt, enfant, sage qui exulte, Olivier Mathieu ne dissimule jamais. Cet instant-là est union du mercure et du soufre, chaleur, secret des secrets, esprit répandu dans la chair, quinte essence, lumière, couleur, saveur, feu grégeois du soleil et de la lune, Temps dépouillé de l’inutile. Tout l’accessoire est banni. Seules perdurent les sensations sublimées que vous sûtes m’offrir à votre insu, ô jeunes filles soyeuses! Exilés! Fugitifs! Mes frères! Pour qui aurai-je parlé, si ce n’est pour vous? De retour, comme toujours, le dernier printemps. Cette dernière leçon de mon école vous enseignera-t-elle à vivre? Aimant les lolitas, femmes-enfants innocentes et pures, j’aurai été avec David Hamilton et Roland Jaccard, à la fin du vingtième siècle, le dernier poète des jeunes filles fatales.

(Pages 28 et 29) 

idem

Dernière jeune fille, toi aussi, tu ne seras jamais que l’ultime anamorphose à miroir conique, par moi imaginée. Les scènes magiques, érotiques et scatologiques de mes romans ne seront révélées qu’au tout petit nombre, lorsque les meilleurs de mes lecteurs posséderont le miroir à poser sur les pages de mes livres. Le vent tiède caressera ma joue. Ce ne sera plus d’une seule ville que je m’éloignerai, ou d’une seule fille. Mais du Temps tout entier. L’un des films de David Hamilton eut pour sous-titre Le dernier été d’une jeune fille, un autre Les ombres de l’été. Jock Sturges intitula un album Le dernier jour de l’été. Sur la couverture d’un vieux numéro de Konkret, ces mots: Lolita für einen Sommer. La vie de Lolita ne durera jamais plus longtemps, évidemment, que celle d’une rose ou d’un papillon. Et seuls le début du printemps et la fin de l’été auront su colorier les atmosphères de mon âme. Que mon enfance fut belle! Ô vous, mes Lolitas, réservez-moi le dernier slow…

(Page 30)

*

ibidem

Jean-Pierre Fleury.

 

liens en rapport :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/05/29/une-derniere-lecon-de-mon-ecole-eine-letzte-lektion-meiner-schule-a-last-lesson-of-my-school/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

http://maxstolzenberg.com/2019/05/02/une-derniere-lecon-de-mon-ecole/

PETIT DOSSIER ÉLECTIONS

Alors que les media conformistes commencent à nous asséner des informations sur le résultat des élections européennes en diverses contrées (alors qu’ils devraient rester muets jusqu’à dimanche soir) et de préférences des niaiseries du genre : en tel pays le parti pro-européen est en tête, comme si les présentes élections consistaient en un référendum pour ou contre l’Union européenne, je donne ces quelques réflexions :

Du site de l’UPR :

L’UPR se réjouit de la démission de Mme Theresa May, très probable conséquence d’une défaite électorale mémorable du Parti conservateur aux élections européennes qui ont eu lieu hier, jeudi 23 mai, mais dont les résultats sont tenus secrets jusqu’à dimanche soir.


Les résultats du Parti travailliste ne doivent pas être beaucoup plus brillants que ceux du Parti conservateur, tandis que le tout nouveau Parti du Brexit de Nigel Farage a vraisemblablement réalisé une poussée phénoménale et pulvérisé la scène politique britannique.


La démission de Mme May est l’aboutissement logique de la politique perfide qu’elle a menée pendant 3 ans pour contourner la volonté souveraine du peuple britannique de se libérer pour de bon de l’Union européenne.


Tout au long de son passage au 10 Downing street, cette ancienne ministre de l’Intérieur qui avait appelé à voter contre le Brexit s’est en effet ingéniée, avec le concours des forces européistes, à dénaturer le résultat du référendum de 2016, telle Pénélope défaisant la nuit la tapisserie qu’elle avait filée le jour.


L’UPR espère que le prochain Premier Ministre britannique tirera les conséquences de l’exaspération de la majorité des Britanniques et procèdera au plus vite à un Brexit sans accord.


Toutes les péripéties survenues outre-Manche depuis trois ans montrent que, contrairement à ce qui est communément affirmé, les Britanniques ayant voté pour le Brexit n’ont nullement changé d’avis et que ce qui est difficile n’est pas de sortir de l’Union européenne mais d’obtenir que les européistes se plient aux résultats du suffrage universel.

***

Muets sur les résultats des élections européennes au Royaume-Uni au motif qu’il ne faut pas influencer les votes à venir des autres pays de l’Union européenne, les médias n’hésitent pas, en revanche, à passer en boucle l’estimation des résultats aux Pays-Bas à ces mêmes élections.

Les commentateurs insistent lourdement sur le résultat qu’aurait obtenu la liste de M. Frans Timmermans et des travaillistes, supérieur aux sondages, et présentent, a contrario, comme mauvais le résultat du nouveau parti de M. Thierry Baudet, pro-Nexit qui se situerait au-dessous de ce que prédisaient ces mêmes sondages.

La réalité, qui est occultée, est que ce parti recueillait 0% des voix avant les élections européennes et qu’il serait à 12% maintenant, ce qui représente un formidable décollage.L’UPR se réjouit de cette première et remarquable percée des partisans du Nexit aux Pays-Bas. Elle confirme que, partout à travers l’Europe, les peuples se réveillent pour réclamer, non pas une chimérique « autre Europe » comme cela leur est promis depuis 62 ans, mais bel et bien la fin d’une utopie politique qui entraîne chaque année davantage l’ensemble du continent européen dans un chaos économique, social et géopolitique.

***

Un petit courriel de moi probablement inutile et laissé sans réponse, bien évidemment, envoyé il y a peu de jours à la liste Urgence Écologie.

Au départ, je les cite ; et à la fin je signe :  » J.P.F. un homonyme », car un mien homonyme se trouve sur cette liste.

« Pour mettre un coup d’arrêt à la destruction du climat et du vivant et construire une Europe de la résilience », la première chose à faire et de toute urgence est de sortir du mondialisme totalitaire, et en premier lieu de cette prison des peuples européens, de cette triple dictature qui se nomme Union Européenne, Euro et Otan.

La première urgence est le Frexit et la reprise en main de la démocratie par le peuple (à ce niveau, les Gilets Jaunes sont un espoir).

La raison pour laquelle, bien qu’écolo de cœur, je vote U.P.R. (qui a d’ailleurs mis l’écologie – une vraie écologie, pas les fadaises sociétales des Verts que j’ai abandonnés au début des années 90 – dans ses priorités).

Jean-Pierre Fleury (un homonyme).

***

Feuilleton Vincent Lambert ; nouvel épisode : TANT VA LA CRUCHE À L’EAU …

Hier sur le site agora vox (vox populi, vox dei ?) je suis tombé sur un article du 22 courant, absolument délirant, hallucinant, concernant le sort qu’il serait bon de réserver à Vincent Lambert. c’est ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-lambert-notre-corps-notre-215297

Je n’en aurais pas parlé si son auteur ne se présentais pas ainsi :

Chalot.

Je suis un militant laïque d’éducation populaire […] Je suis aussi élu municipal et adhérent à des associations laïques […] je n’interviens ici qu’à titre personnel […] je défends une orientation révolutionnaire, lutte de classes.

Déjà quand quelqu’un se présente comme militant (de n’importe quoi) j’ai envie de fuir. Mais passons. Ce que je vais vous donner à suivre ce sont quelques morceaux choisis dudit « révolutionnaire » municipal qui est encore un exemple de la déliquescence utilitariste et intolérante atteinte par ladite gauche en général et l’extrême gauche en particulier. Je recopie des morceaux choisis de l’ayatollah et compagnie :

1 / Je commence par noter que son texte est un communiqué d’association, le CNAFAL (qui m’est totalement inconnu), et signé collectivement par : Jean-Marie Bonnemayre, Président du CNAFAL ; Jean-François Chalot, Secrétaire Général ; Marie-Odile Pellé-Printanier, Vice-Présidente. Que des viocs donc, dont les prénoms suintent le vieux soixante-huitard, qui aime se donner des titres, sans doute repu de tout et pré-sénile. C’est juste un constat ; moi-même n’étant plus très jeune, mais non repu de tout, et n’ayant pas fait carrière soixante-ou-post-soixante-huitarde.

C’est sans doute ce que Chalot entend par : je n’interviens ici qu’à titre personnel.

2 / Puis je note des idées qui ne sont pas en cohérence les unes avec les autres.

Nous avions regretté qu’elle [la loi Clays-Leonetti] n’aille pas plus loin, en donnant à chacun le droit souverain de choisir sa manière de mourir et « l’heure de sa mort », lorsqu’aucune [sic] thérapeutique ne peut être efficiente et lorsque le sujet n’a plus de conscience.

Déjà que veut dire « choisir sa manière de mourir » ? Il y a peu d’années, un pilote allemand a choisi sa manière de mourir en entraînant dans son suicide tous les passagers de son avion. Est-ce justifiable ?

Et quel sens donner à « l’heure de sa mort » quand on n’a plus de conscience ?

3 / Je cite encore :

Comme nous le pressentions, l’incomplétude de cette loi qui n’autorisait ni l’euthanasie, ni le suicide assisté, nous conduit à un imbroglio juridique, qui nous ramène en arrière.

Je note qu’il n’est plus question de « choisir sa manière de mourir » et « l’heure de sa mort », pas même de « fin de vie » ou « d’acharnement thérapeutique », mais tout simplement d’euthanasie. Et de suicide assisté !

C’est toujours étrange de trouver sous la plume mortifère du gauchisme essoufflé un mot tel que : euthanasie. Habituellement c’est le jeu de mots qu’ils accordent à « état nazi », dans leurs litanies « antifascistes », « antisémites », etc.

*

En effet de quelle euthanasie parle-t-on ?

– De la bonne mort, douce et sans souffrance, naturelle ou par l’effet d’une thérapeutique dans un sommeil provoqué (sens étymologique)?

– Du fait de donner délibérément la mort à un malade (généralement incurable, qui souffre atrocement ou est en « fin de vie ») ?

Du fait de supprimer les sujets handicapés (comme Vincent), « tarés« , improductifs, qui coûtent chers à la collectivité, afin de satisfaire des exigences capitalistes et eugénistes inhumaines ?

*

Quant au suicide assisté, ce n’est pas neuf, le cas Socrate est célèbre, sauf que c’était l’esprit étroit et grégaire de l’époque qui lui imposa ce « suicide » comme à notre époque on imposa le « suicide assisté » de David Hamilton ou le « suicide suggéré » du juge Lambert.

Aider au suicide (pourtant que de faux suicides, bien criminels !), ou laisser faire un suicide, ne pas porter assistance à personne en danger, vulnérable, amoindrie, sont des actes criminels.

« Oh, t’as vu l’autre, il vient de sauter du pont ? – Ah, oui, mais ce n’est pas grave, il m’a dit qu’il voulait se suicider, chacun est libre… » Remplacez le pont par une chambre d’hôpital et le tour est joué ! Mais c’est toujours autant ignorer ce que sont les multiples formes d’envies de suicide, leurs multiples raisons mentales, physiques. N’y a-t-il pas assez de scandales de médecins ou d’infirmiers euthanasistes ?

4 /

La tutrice légale de Vincent Lambert, c’est sa femme et les médecins qui le suivent et en particulier le Professeur Sanchez. Ensemble, ils ont pris la décision d’arrêter les soins, au terme d’un dialogue permanent avec celle-ci et l’équipe médicale qui le soigne.

Non ! les médecins ne sont tuteurs de rien du tout.

Oui, la tutrice de Vincent Lambert est son épouse. Or il se fait que cette dernière a quitté il y a quelques années Reims pour la Belgique, abandonnant son mari à son mouroir. Seuls ses parents et quelques frères ou sœurs vont lui rendre visite dans le couloir de la mort du CHU de Reims.

Vincent Lambert aurait dit autrefois ne pas vouloir d’acharnement thérapeutique (simple parole dite ou pas, personne le sait) : oui, mais de toute façon, son état ne relève pas de l’acharnement thérapeutique, puisqu’il ne reçoit aucune thérapie et a même été privé de toute action pour améliorer son état telle la kiné, ou encore le réapprentissage de la déglutition. Véritable scandale médical !

Je note encore dans ce texte d’une violence inouïe : « cela fait 11 ans que son état végétatif est reconnu et constaté ! » Certes, mais savez-vous au moins, et justement, qu’il y a de par le monde des milliers de personnes qui sont dans cet état mais qui sont soignées, aidées ; que l’on essaye de tirer au moins un peu vers le haut ?

5/ Je ne sais pas trop quelle partie donner à lire maintenant, mais je crois que c’est ici le meilleur, ou plus exactement le (mal)proprement odieux:

Indécent et révélateur, ces cris de catholiques intégristes exultant à la suite de la décision politique de la Cour d’appel. […] Disons la réalité et la vérité : le débat est devenu politique, avec la mobilisation des catholiques intégristes, d’autant plus fanatisés que la « sortie de la religion » en France, selon l’expression de Marcel Gauchet, est largement majoritaire, ainsi que le démontre Jérôme Fourquet (l’Archipel français), religion qui ne comptabilise plus que 4% de catholiques pratiquants ! Ce sont les mêmes qui refusent la loi sur l’avortement et qui dénient aux femmes, la liberté de leurs corps et de leurs décisions.

Je ne suis pas catholique intégriste, mais moi aussi j’ai applaudi (du moins symboliquement) à cette décision enfin un peu sensée. Décision politique, bien sûr, toute la Justice est entachée de décisions politiques, vous semblez ignorer les « deux poids, deux mesures » permanents. Dans quel monde vivez-vous ?

« Catholiques intégristes fanatisés » tout est dit ; ou « gauchistes intégristes fanatisés » ? Là je parle de vous, minus mortifères et mondialistes. Il n’y a plus que 4% de catholiques pratiquants, dites-vous, et vous avez le culot de tirer sur l’ambulance ! D’ailleurs, heureusement qu’ils sont là en protecteurs, en quelque sorte, du patrimoine religieux national.

Il y en a encore trop selon vous ? Ils sont contre l’avortement, c’est leur droit. Moi, l’avortement, j’y voyais un geste anodin « progressiste » jusqu’au jour où j’ai compris ce que pouvait être pour une femme qu’une dépression post-avortement. L’avortement est un problème intime avant tout. Quand à la liberté du corps des femmes, parlons-en quand il s’agit de le louer, d’en faire commerce pour fabriquer un gamin abandonné à des couples mono-sexes … mais c’est un autre sujet très « fin d’empire ».

***

Laïcité par-ci, intégristes par-là (pas un mot en passant pour les bons cathos de gauche socialos et autres ?) Ce CNAFAL et son Cha(r)lot qui ne font pas de politique, c’est bien connu, mais dont l’association reçoit très probablement des subventions et est peut-être même apte à ester en Justice (les associations dans les tribunaux, on voit ce que cela peut donner dans le domaine de la (non) liberté d’expression par exemple), sont ce qu’on appelle des laïcards, c’est-à-dire des ennemis de la laïcité et des anticléricaux. Et plus encore, des intolérants et des partisans de la mort contre la vie.

Peut-on leur rappeler que leur « combat » à bouffer des curés retarde d’un siècle au moins. Et que même sans dieu, on ne peut se passer de valeurs réellement humaines.

A PROPOS DE NOTRE FRÈRE EN HUMANITÉ VINCENT LAMBERT par le Docteur Sabine PALIARD-FRANCO

Paru sur http://www.famillessanteprevention.org

***

LETTRE
à l’attention de Madame la Ministre de la Santé
Dr Agnès BUZYN

objet : Cas de Mr Vincent LAMBERT

double à Mr Jean LEONETTI

Madame la Ministre et Chère Consœur,

Peut-être que cette lettre ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. Tant pis, je tente ma chance car je suis, en tant que médecin, bien préoccupée par la situation de Monsieur Vincent Lambert. Je ne souhaite pas manquer l’ultime tentative de vous convaincre sur ce sujet, particulièrement sensible.
D’après les données que j’ai, cet
homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d’un accident de la route, sauvé et réanimé il y a 10 ans, est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Depuis de nombreux mois, voire des années, il est question de lui dans les media, car son cas complexe et délicat sème le doute dans les esprits et la discorde dans sa famille. Et l’on tremble régulièrement sous la menace de l’arrêt de ses soins.
Qu’est-ce que cela veut dire ?

Je ne peux que comparer son cas à celui de Michaël Schumacher, également traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales, en état pauci-relationnel, et dont la santé après son hospitalisation fait désormais l’objet de soins spécialisés très attentifs en milieu privé.

Je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points qui me semblent essentiels à la prise de décision le concernant. Je me permets d’argumenter car je suis Spécialiste en Médecine Générale, diplômée de Paris, Necker-Enfants-Malades, et j’ai surtout été pendant plusieurs années médecin coordinateur en HAD au CHU de Grenoble, prodiguant des soins palliatifs. De ce fait, j’ai souvent été amenée à prendre des décisions, après concertation collégiale, sur l’arrêt des soins, pour éviter l’obstination déraisonnable dans les cas lourds de fin de vie. Cette expérience me permet d’avoir, à ma petite place, un regard critique sur ce qui se vit autour de Vincent Lambert.
La décision récente d’interrompre l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et le laisser mourir devrait être collégiale et correspondre à la loi Léonetti II. Or il me semble que sa situation ne répond absolument pas aux critères de cette loi, et ce, sur de nombreux points. Je m’explique :

  1. Il me semble que Mr Vincent LAMBERT n’a pas signé de son vivant de directives anticipées, puisque cela n’était pas en vigueur à l’époque de son accident.
    Seul le témoignage verbal de son épouse tendrait à croire qu’il désapprouverait cette situation de dépendance.

    Tout le monde sait que lorsque l’on est fort et bien portant, l’on peut lancer à la volée, à qui veut l’entendre et avec conviction, qu’on ne supporterait pas d’être un légume, et qu’il ne faudrait pas en cas d’accident insister pour être maintenu en vie…Or nous le constatons bien,
    nous médecins expérimentés dans ces questions de fin de vie, que la plupart des malades, une fois la maladie ou le handicap présents, trouvent d’autres ressources insoupçonnées, physiques, morales et spirituelles, pour lutter contre la maladie et partent souvent contre toute attente lorsqu’ils ont accompli ce qu’ils avaient à faire.

  2. Depuis 10 ans, s’il n’avait pas eu envie de vivre, Vincent Lambert se serait débrouillé pour contracter une pneumopathie ou une infection nosocomiale. Il serait décédé depuis longtemps.
    Or, il tient toujours, il a les yeux ouverts sur les photos ou les extraits de vidéo le concernant, il respire de manière autonome, il est dans un état stable, il est par conséquent bien vivant et absolument pas en fin de vie. Ce que des dizaines d’experts ont rappelé à vos services depuis ces derniers mois.
    Donc on ne peut argumenter sur la fin de vie imminente qui nécessiterait son euthanasie passive puis active.
    C’est bien ce qui dérange aujourd’hui et qui sème le doute dans la société. Vincent Lambert ne souffre pas d’abandon car il est régulièrement visité par ses parents et certains frères et sœurs, il est entouré et défendu avec ardeur par ses parents…Vincent Lambert garderait même de manière minime et subtile une vie de relation avec eux, il se sent sûrement aimé.
    C’est pour cela qu’il tient encore !
    Pourquoi ne pas prendre le risque de le transférer dans une unité spécialisée même privée pour permettre à ses parents, qui lui ont donné la vie, de le garder en vie avec tout leur amour ? Quel bénéfice en retirent-ils, autre que celui de choyer et préserver celui qu’ils aiment, à qui ils donnent tout ? Pourquoi leur voler leur dernier combat de parents alors que rien n’est encore perdu ? Pourquoi critiquer leur foi chrétienne, alors qu’ils ne causent de tort à personne ? C’est une forme de discrimination envers eux. Pourquoi l’épouse n’abandonne-t-elle pas la tutelle si elle n’en peut plus, a déjà fait son deuil et souhaite refaire sa vie ? Le cas de Vincent Lambert ne doit pas être un porte-étendard idéologique pour la légalisation de l’euthanasie des personnes vulnérables ou non productives. Nous sommes au Pays des Droits de l’Homme, et la vie doit être protégée lorsqu’elle est encore là. Lorsqu’il y a un doute, il faut privilégier la vie ! 

  3. S’il s’agit d’un problème de place à l’hôpital, ou de budget transférons-le dans une unité privée ! Il y a sûrement des considérations financières, mais quelles sont-elles ? Il n’est pas cancéreux, pas atteint de VIH ou de maladie auto-immune avec biothérapie, qui coûtent quand même bien plus cher et n’a vraisemblablement pas besoin d’imagerie complexe, il n’a pas d’assistance cardio-respiratoire, il est juste nourri et hydraté dans un état stable. ( d’où le fait que l’on ressasse toujours les mêmes menaces depuis des années) Il a logiquement besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, de la kiné pour éviter les escarres…L’administration de la nutrition et de l’hydratation par gastrostomie ou sonde naso-gastrique…Un lit médicalisé avec matelas anti-escarres et une potence…Bref : L’argument de la difficulté technique ou financière ne tient pas. 

  4. Il n’est pas non plus mentionné qu’il présente des souffrances insupportables qui nécessiteraient une sédation profonde, sauf si l’on ne veut pas voir en face des souffrances affreuses générées par l’arrêt même de la nutrition et de l’hydratation, qui entraînent la douleur cruelle de mourir de soif.
    Donc cet argument de soulager d’hypothétiques souffrances pour abréger sa vie ne tient pas non plus. 

  5. S’il devait y avoir la question de l’obstination thérapeutique, elle se serait posée il y a 10 ans, quand Vincent était entre la vie et la mort. Il a finalement choisi de vivre, avec l’aide et le dévouement des équipes médicales. Il ne s’agit pas non plus dans son cas présent d’une obstination déraisonnable car il ne s’agit pas de soins curatifs d’une maladie incurable, mais du soin corporel et nutritionnel de base d’une personne lourdement handicapée et sans défense.
    Si le problème est la survie artificielle du simple fait de la nutrition, car ce patient est incapable de se nourrir par lui-même du fait de ses paralysies, alors nous pourrions tirer la même conclusion au sens large pour les personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, sans parler des bébés qui ne sont pas autonomes ! La nourriture est vitale pour tous, et un droit incontestable, même pour ceux qui ne peuvent se nourrir par eux-mêmes ! 

  6. Le médecin n’est pas le maître de la vie et de la mort et peut tout à fait se tromper dans son appréciation.
    Lorsque ma propre mère a eu un grave accident de la route, alors qu’elle m’attendait, enceinte de 5 mois, l’équipe médicale de neurochirurgie au 5e étage du CHU de Grenoble ( unité où a d’ailleurs été admis Michaël Schumacher après son accident de ski ) avait préconisé de pratiquer un avortement sur ma maman, traumatisée crânienne, pour tenter de la sauver.
    Mon père, à l’époque interne en Médecine s’y est opposé farouchement, et finalement, ma mère et moi avons eu la vie sauve, contre toute attente.
    L’accident avait plongé ma mère dans un coma profond, et lorsqu’elle a repris conscience, elle a été capable de répéter tout ce qui a été dit à son sujet autour d’elle, et même par les infirmières dans le couloir d’à-côté !

    C’est la raison pour laquelle nous devons avoir le plus grand respect pour la vie de tout patient dont la conscience est altérée. Il faut à tout prix éviter l’orgueil et la toute-puissance de la Médecine car nous ne détenons pas la Vérité absolue sur la vie et son mystère.
    J’aurais pu être victime d’une erreur d’appréciation médicale. Je n’ai heureusement pas de séquelles et ma mère a parfaitement récupéré ses facultés. Même si Vincent Lambert a des séquelles cérébrales irréversibles, il vit toujours, et nul ne peut dire ce qu’il pense et pourquoi il s’accroche. Cela échappe à tout le monde.
    Dans le doute, laissons Vincent en vie. Une partie de sa famille tient à lui et s’en occupe. C’est une chance pour lui, et non une maltraitance ! Il ne faudrait pas que la loi s’oppose à l’éthique et à l’intérêt-même de l’être humain.
    Ce n’est pas parce que quelque chose est légal qu’il est forcément moral et bon. Nous l’avons observé dans de nombreux pays autoritaires, où la loi a mené à des pertes humaines innombrables. L’Holocauste en est un exemple criant.
    Par ailleurs, aucune religion ne permet de donner la mort, il faut aussi en tenir compte. Dans notre monde en manque de repères moraux, culturels et éducatifs, quand on est en responsabilité, il faut bien discerner pour agir dans le sens du bien !

En conclusion, je pense qu’une décision soi-disant légale d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé, va contre le caractère légal de la loi Léonetti, ce que j’ai détaillé plus haut. Le CHU de Reims ne peut pas se réfugier derrière cette loi.

Ce serait tout à votre honneur de prendre une décision sage, conforme à votre conscience et au Serment d’Hippocrate. C’est la confiance de l’opinion vis-à-vis du corps médical qui est en jeu.

Car la Médecine est là pour soigner, pas pour donner la mort, surtout dans ce cas tellement polémique. La Loi Léonetti II suffit amplement à répondre à la majorité des vrais cas de fin de vie qui se présentent et protège ainsi les soignants comme les familles dans leurs décisions. Ce n’est pas le cas de Vincent Lambert qui n’est pas mourant.

Si Vincent Lambert vit toujours, alors je vous en supplie, respectez sa vie !

Je vous prie d’agréer, Madame et Chère Consœur, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués,

Dr Sabine PALIARD-FRANCO

******

Mais Madame Onzevaccins, ministre d’un gouvernement déliquescent, grand-amie du complexe chimio-industriel pharmaceutique, est-elle apte à comprendre ou même à s’intéresser à ce cas ? Et puis, Vincent l’anonyme infirmier, n’est pas Michaël dont les dernières informations familiales sur sa santé (qui datent de janvier de cette année) étaient celles-ci : « Vous pouvez être certains qu’il est suivi par les meilleurs et que nous faisons tout ce qu’il est humainement possible de faire pour le sauver » (cf. Orange Sport).  J.-P.F.

 

:

NOUVEL ÉPISODE DU FEUILLETON « PLUS BELLE LA MORT ».

De Boulevard Voltaire d’aujourd’hui même

*

Coup de théâtre dans l’affaire Vincent Lambert : alors que la décision de stopper tous les soins avait été prise le matin même, hier soir, c’est la cour d’appel de Paris qui a ordonné la reprise de l’hydratation et de l’alimentation. Vincent Lambert est-il sauvé ? Pour combien de temps ?

Maître Jérôme Triomphe, son avocat qui était présent, hier soir, à la marche blanche pour Vincent Lambert, réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Quand le Président Macron ose prétendre qu’il n’a pas le pouvoir de revenir sur des décisions internes, je dis que c’est un mensonge. Ce mensonge d’État est relayé par le président de la République à la suite du ministre de la Santé et du ministre des Affaires étrangères.

Nous n’avons jamais demandé au président Macron, au gouvernement, au CHU et au docteur Sanchez que soient remise en question les décisions prises par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et par le Conseil d’État.

Nous avons réclamé que les mesures provisoires soient respectées. Or, la ministre de la Santé avait non seulement le pouvoir, mais le devoir, d’intervenir auprès du CHU dont elle est la ministre de tutelle pour faire respecter les mesures provisoires.

Le président Macron avait le devoir et le pouvoir d’intervenir auprès du ministre de la Santé pour que soient respectées les mesures provisoires. Ces mesures permettent à Vincent Lambert de bénéficier de l’examen du recours devant le Comité international des droits des personnes handicapées.

Aujourd’hui, nous sommes devant un crime d’État commis au prix d’un mensonge d’État avec tout un appareil d’État qui se déchaîne littéralement sur un malheureux, enfermé dans le couloir de la mort depuis six années. Aujourd’hui, Vincent est en train d’être littéralement tué au motif qu’il est handicapé, que sa vie ne vaut pas la peine d’être vécue ou pire, qu’on ne lui accorde aucune valeur.

Nous essayons de l’empêcher, mais la postérité retiendra que ce crime d’État aura été commis au prix de la violation des engagements internationaux de la France, de la parole de la France et de l’honneur de la France !


Est-ce l’ultime recours que vous avez plaidé aujourd’hui ?
Êtes-vous confiant ?

Malheureusement, c’était l’ultime recours. Je ne me prononce pas, j’attends la décision. La seule chose que je peux vous dire, c’est que, pour la première fois, des magistrats ont accepté de regarder une vidéo de Vincent. Elle date d’hier. Lorsque Vincent a appris probablement par son médecin, qu’il allait mourir à partir d’aujourd’hui et qu’il a vu ses parents, il s’est mis à pleurer.

Ce prétendu légume dont on nous dit qu’il n’aurait pas de conscience est animé de sentiments. Il a des relations avec ses parents. Vincent a pleuré ! J’espère que si Vincent doit mourir, ses pleurs hanteront à jamais les lâches qui n’ont pas empêché qu’il puisse mourir.

*

Ajout de moi : Même pour ça, Macron l’Éborgneur est un lamentable incapable, ou… un salaud.

 

BIEN CURIEUSE ÉPOQUE DE « PROGRÈS »

En complément à l’article d’hier je donne ici un texte de 2015 résumant quelle était alors la situation réelle de celui qui fut jugé bon, dès le départ, pour l’euthanasie.

Peut-on évoquer un « acharnement thérapeutique », comme je le trouve écrit encore dans ce journal subventionné qui a pour titre (pour titre seulement) L’Humanité, alors même qu’il n’y a aucune thérapie (justement, et c’est là le problème légal) et surtout que tout a été fait pour ne pas améliorer le sort physique et mental du patient. Et que l’hôpital de Reims s’est accaparé cette personne.

Chacun commentera selon sa conscience. Sur la famille, le monde médical, le monde judiciaire, l’État… l’amour. La mort cardiaque, la mort cérébrale, le coma, la conscience… La fin de vie.

Beau et triste sujet pour le baccalauréat de philosophie.

***

1- Le 1er juin 2015, en tant que « protecteurs naturels » de leurs fils Vincent [infirmier], ses parents ont demandé officiellement au CHU de REIMS son transfert, sachant que Rachel LAMBERT [son épouse, infirmière en psychiatrie] a quitté REIMS pour refaire sa vie en Belgique il y a presque 2 ans et sachant qu’ils sont les seuls quotidiennement à son chevet depuis cette date.

Au mépris du principe fondamental du libre-choix de l’établissement de santé, le CHU a répondu par une froide convocation du Dr Daniela SIMON du 7 juillet 2015 dans le cadre d’une 3ème procédure collégiale aux fins d’arrêter l’alimentation et l’hydratation.

2- Un film a été tourné entre les 12 et 17 juin 2015 montrant Vincent déglutissant de la nourriture et de l’eau sans difficulté, sur les indications et sous le contrôle de deux médecins et de quatre orthophonistes.

Nous avons demandé un rendez-vous à la direction du CHU pour le lui montrer, sans aucune réponse.

Hier 15 juillet 2015, le Dr Daniela SIMON a refusé formellement de voir cette vidéo.

Que Vincent déglutisse la nourriture et l’eau sans difficulté, preuve à l’appui, cela n’intéresse pas le CHU ni Mme SIMON. Or, la réalimentation orale serait un obstacle à la mise à mort de Vincent par arrêt de son alimentation et hydratation données par voie artificielle avec mise en place associée d’une sédation profonde et continue.

En réalité, la décision du Dr Daniela SIMON est déjà prise, comme l’a confirmé François LAMBERT à la sortie de son propre rendez-vous. Elle va demander deux avis extérieurs purement formels.

3- Il y a une raison à tout cela : le Dr Daniela SIMON a pris officiellement le parti de Rachel LAMBERT, étant rappelé qu’elle l’accompagnait à l’audience de la CEDH, avec trois autres membres de son équipe (le Dr Ana OPORTUS, Mme JAGER, cadre de santé, et Mlle DESINI, psychologue), à la demande du propre avocat de Rachel LAMBERT. C’est ainsi que la CEDH l’a reconnue dans l’arrêt du 5 juin 2015 comme étant conseillère de Rachel LAMBERT.

Il faut également rappeler que le Dr Daniela SIMON est celle qui a enclenché la procédure collégiale en 2012 avec le Dr Ana OPORTUS. Comme le Dr KARIGER le rapporte dans son livre, ce sont elles qui ont voulu que les parents ne soient pas informés de la procédure enclenchée et de la décision prise. Ce sont encore elles qui ont arrêté l’alimentation et pratiquement toute hydratation le 10 avril 2013 sans que les parents et les frères et sœurs soient prévenus. Vincent serait mort sans qu’ils le sachent en mai 2013. Et c’est ce médecin qui prétend aujourd’hui recueillir des avis de manière impartiale.

4- Hier 15 juillet 2015, les parents et le demi-frère de Vincent ont soulevé ce scandaleux conflit d’intérêt. Ils lui ont demandé de se récuser ainsi que son équipe en lui demandant une réponse pour ce jeudi 16 juillet à midi, à défaut de quoi une plainte criminelle et délictuelle reprenant l’ensemble des infractions dénoncées depuis avril 2013 serait déposée.

Madame Daniela SIMON n’a pas considéré devoir répondre. A l’inverse, elle a annoncé ce midi à la sœur de Vincent qu’elle reconvoquerait la famille fin juillet-début août, sans considération pour la trêve estivale et les absences des uns et des autres, avant de notifier sa décision qui est d’ores et déjà connue.

5- Dès lors, la famille qui défend Vincent n’a plus le choix.

Nous avons reçu instruction de nos clients de porter plainte contre le Dr Daniela SIMON auprès du Conseil de l’ordre des médecins ainsi que de déposer la plainte criminelle et délictuelle de 35 pages que nous avons préparée et qui vise les infractions suivantes :

Délaissement et tentative d’assassinat sur personne vulnérable. Ces infractions visent la première tentative de faire mourir Vincent LAMBERT en avril et mai 2013. Cette tentative ayant été déclarée illégale par la justice, elle ne peut être justifiée par la loi LEONETTI ;

Délaissement de personne vulnérable, violences sur personne vulnérable. Ces infractions visent l’arrêt depuis plus de 1.000 jours de toute kinésithérapie et l’absence de tout fauteuil adapté moulé sur mesure alors qu’il s’agit d’exigences médicales rappelées par une circulaire du ministre de la santé du 3 mai 2002 ;

Non-assistance à personne en danger en omettant les soins adaptés à l’état de Vincent et notamment la rééducation à l’alimentation orale qui permettrait de mettre un terme définitif à toute cette affaire ;

Séquestration et atteinte arbitraire à la liberté individuelle. Ces infractions visent le fait que le CHU détienne Vincent en refusant toute possibilité de transfert et l’enferme dans un univers « carcéral » (terme du Dr KARIGER), sous clé, dans une chambre surveillée par une caméra, en empêchant toute sortie ;

Faux et usage de faux et faux témoignage. Nous soulignons dans cette plainte des mensonges éclatants mais également, sur un plan pénal, une fausse déclaration écrite et produite en justice ;

Violation du secret médical par le Dr Eric KARIGER dans son livre sur des dizaines de pages.

Cette plainte sera adressée dès demain à Monsieur le Procureur de la République de REIMS. L’affaire est désormais entre ses mains. S’il décide de ne pas engager lui-même une enquête, les plaignants saisiront un juge d’instruction.

Cette équipe, dont 4 membres accompagnent Rachel LAMBERT dans ses procédures judiciaires, est totalement disqualifiée.

La seule solution raisonnable qui permettrait de mettre fin à tout cela et que nous réitérons, c’est que le CHU de REIMS annonce l’arrêt de cette folle procédure collégiale menée par une équipe discréditée et en plein conflit d’intérêts. Lorsqu’on est à ce point embourbé et mis en cause, la seule mesure déontologique, juridique, d’humanité et de bon sens, c’est de laisser à d’autres le soin de s’occuper de Vincent LAMBERT. Plusieurs établissements proposent de l’accueillir à cet effet.

Jean PAILLOT, avocat Jérôme TRIOMPHE, avocat

VEUT-IL MOURIR ?

Pas plus handicapé que tant et plus de personnes des EHPAD.

Plus conscient que quelqu’un dans le coma.

Le dernier rapport d’expertise conclut très clairement que le maintien de la nutrition et de l’hydratation ne relève pas de l’acharnement thérapeutique ni de l’obstination déraisonnable.

Absolument pas en fin de fin de vie, mais en état végétatif chronique, également appelé état d’éveil non-répondant par les spécialistes.

En d’autres termes la loi UMPS dite loi Leonetti-Clayes de 2016 ne peut s’appliquer.

Pourtant il est condamné à mourir de soif et de faim… (sous la pression d’une partie de sa famille).

C’est ce qu’on appelle le progrès euthanasique.

Ultime détail : Macron s’en lave les mains…

Accrochez-vous :

Personnellement je n’ai pas été jusqu’à la fin de cette pourtant très courte vidéo.

VINCENT LAMBERT : ELLE EST BELLE L’EUTHANASIE MÉDICALE CONTEMPORAINE

Vincent Lambert cet infirmier d’une quarantaine d’années qui, à la suite d‘un accident de la route en 2008, est (encore mais pour bien peu de temps) en état de conscience minimal dit « pauci-relationnel » (donc non comateux et suffisamment conscient pour ouvrir les yeux, regarder les gens, tourner la tête, réagir à certaines voix et même… pleurer) certes dépendant, certes devenu muet et incapable d’exprimer quelque désir que ce soit, mais non branché à quelque appareil d’aide médicale, si ce n’est qu’il reçoit une alimentation artificielle (alors même dit-on qu’il serait capable de déglutir), n’ayant aucun organe vital d’atteint, aucunement en fin de vie, ni en soins palliatifs, va être mis ad patres par des membres d’un corps médical consentant et (c’était le dernier recours) à la demande des petits hommes du Conseil d’État.

Ceci entre autre, suite à la volonté d’une partie de sa famille proche (de son épouse en particulier, mais pas de ses parents qui s’y opposent) arguant du fait que de son « conscient » il aurait déclaré ne pas vouloir d’acharnement thérapeutique s’il lui arrivait malheur.

Or, il semble bien qu’ici il ne s’agisse pas d’acharnement thérapeutique : il ne reçoit aucun soin d’ordre médical à proprement parler (une alimentation artificielle est autre chose) et il n’est pas du tout mourant. Plutôt dans une situation végétative mais hors coma, subissant il me semble une interprétation utilitariste, économiste, « progressiste » (il ne ferait pas vraiment de progrès, et bien difficile d’évoquer quelque « miracle » possible à notre époque) et pire encore inhumaine de la loi.

Pourquoi je dis « inhumaine  » (je pourrais dire : proprement indécente et barbare) ? Parce que le 20 courant, moins favorisé que Socrate ou qu’un condamné à mort étatsunien assassiné légalement et rapidement d’une piqûre létale, Vincent Lambert sera assassiné à petit feu.

À petit feu, comme un Bobby Sands mourant d’une grève de la faim dans sa geôle (ce qui sera à peu près la situation de Vincent Lambert dans sa chambre où il est déjà enfermé jour et nuit sans aucun contact avec ne serait que l’air libre).

Le programme « médical » est : sédatifs et arrêt de toute alimentation.

Or, cette situation lui est déjà arrivée il y a quelque temps. Et cela a duré une trentaine de jours… Avant que la « Justice » ne se mette en branle… pour rien finalement.

Je ne sais pas si Hippocrate aurait été pour ce genre hypocrite et cruel de solution finale.

UNE NOUVELLE JURISPRUDENCE TOTALITAIRE

Voici des exemples de (mauvaises) mœurs judiciaires contemporaines ; cela date de peu de semaines tout ça ; on savait la Justice à géométrie variable, aux « deux poids, deux mesures », mais là il s’agit de « premières » montrant manifestement (au grand jour) une évolution totalitaire de ladite Justice française gangrenée par la bien-pensance et certains groupes de pression :

1 – Il y a quelques semaines Alain Soral a été condamné à un an de prison ferme pour « contestation de crime contre l’Humanité », sans parler d’une très forte amende et des dépens. Dans la foulée, la « Justice » (en l’occurrence la 13e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, a délivré un mandat d’arrêt à l’audience contre lui, comme s’il s’agissait d’une condamnation de droit commun.

L’appel n’étant pas suspensif, il était acquis que Soral serait interpellé et écroué sur le champ. Mais le parquet de Paris fort heureusement, a immédiatement fait appel du mandat d’arrêt, estimant que la loi de 1881 sur la presse, en vertu de laquelle Soral a été condamné, ne relevait pas du droit commun, mais du « droit politique » (ou dirions-nous, du « délit d’opinion ») et n’autorisait pas l’incarcération du comparant séance tenante. Dans le même temps elle refusait de faire interpeller Alain Soral.

Exprimé d’une autre manière : le Parquet parisien a refusé de voir (avec justesse, bon-sens, mesure) en Alain Soral un délinquant ou un criminel. Juste un mal-pensant incrédule, ou incrédule mal intentionné, un non-croyant ou athée de l’Holocauste, un contestataire — comme on voudra le dire.

2 – Encore plus fort ; en rapport avec ce « jugement » sidérant et grotesque, déjà tout à fait digne d’un procès stalinien, il s’est fait que le propre conseil d’Alain Soral, Me Damien Viguier, a lui-même été poursuivi, simplement parce qu’il défendait dans ses conclusions son client ! Ce qui est proprement inouï, et contraire à toute la tradition et à l’esprit du droit ; le condamnant à quelques milliers d’euros d’amende par la même occasion.

3 – Et pas mal non plus. Récemment, un certain Yvan Benedetti le porte-parole du Parti nationaliste français (PNF), un petit parti de l’extrême-droite non estampillée (non RN, de la fausse opposition) a été entendu par la Commission d’enquête parlementaire relative à la lutte contre les groupuscules d’extrême droite.

Notons en passant, que tout naturellement, ceux qui nous dirigent étant ce qu’ils sont, il n’y a pas de commission équivalente concernant les groupuscules gauchistes dits « antifas » et autres Black Blocks (le déshonneur du mouvement anarchiste), pourtant autrement violents et dangereux, pour ne pas dire crétins et bornés.

Ce Benedetti est ce qu’il est (ce n’est pas vraiment ma tasse de thé), mais je ne cesse de dire et d’écrire que je suis pour la liberté d’expression pleine et entière (meilleur moyen de faire vivre réellement l’agora) ; et ceci encore plus dans le cadre d’une commission parlementaire où l’on s’exprime sous serment, où l’on s’engage à dire la vérité (n’est-ce pas Cahuzac ? ou Benalla avec la commission d’enquête sénatoriale ?) et à répondre loyalement aux questions qui sont posées, et ceci à huis clos.

Je n’entre pas dans les détails, mais lors de cet entretien Benedetti se serait déclaré shoah-sceptique, en particulier sur les chiffres officiels, reconnaissant des vertus à feu Faurisson. Cela a suffi pour que les députés mélenchoniste Muriel Ressiguier (LFI) et macronien Adrien Morenas (LREM), respectivement présidente et rapporteur de la Commission, rédigent un communiqué commun indiquant leur intention de saisir ladite Justice.

Jolie, la renaissance de l’insoumission en marche !

Voilà où va l’engeance qui nous dirige (de moins en moins, fort heureusement) mais de plus en plus clairement (fort heureusement également).

4 – Et peut-être le meilleur, je veux dire le plus abject pour la fin, sachant que dans notre monde inversé, le mal est le bien. Le 6 mai dernier, un certain nombre d’avocats et de juristes ont signé sur le site Internet de l’Obs une tribune commune dans laquelle ils appellent à l’embastillement immédiat d’Alain Soral condamné pour délit d’opinion (de mauvaise opinion).

On y retrouve toujours les mêmes, dont l’irremplaçable Alain Jakubowicz, l’avocat président d’honneur de la LICRA (personnellement son visage me fait peur), le même qui demande, pourtant, toujours plus de mansuétude, de droit et de protections juridiques et administratives pour les migrants clandestins, pour les délinquants et criminels de droit commun.

Mais encore : Mario Stasi (de l’ancienne Stasi de RDA ?), avocat et président de la LICRA, Stéphane Nivet, délégué général de la LICRA, Sacha Ghozlan, président de l’UEJF, Marc Knobel, président de « J’accuse ! », Dominique Sopo (réveilleur de consciences ?), président de SOS-Racisme, Pierre Mairat, coprésident du MRAP.

Mais aussi : Michael Ghnassia, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation, Patrick Klugman, avocat, Jean-Louis Lagarde, avocat, Stéphane Lilti, avocat, Ilana Soskin, avocate.

Rendons la honte encore plus honteuse en la livrant au public.

HUMOUR — PORTRAITS

Drôle de nana socialote, spécialiste du sexe en tant que « hauteure » de « Osez l’amour des rondes » et « Qui sont les violeurs ? ».

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Drôle de zigoto merdiateux, monarchoconnard conformiste

 

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Drôle d’oiselle, crypto-fachote à l’ancienne, devenue très logiquement macroniste

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À propos du « venexit »: Pourquoi le Venezuela a expédié un « bras d’honneur » à l’OEA

repris de Venezuela infos de ce jour

Source: http://www.medelu.org/Pourquoi-le-Venezuela-a-expedie-un-bras-d-honneur-a-l-OEA

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Pourquoi le Venezuela a expédié un « bras d’honneur » à l’OEA

 

NO MÁS OEA

Pas d’OEA d’avantage !

Depuis le samedi 27 avril, le Venezuela est le second pays de la région, avec Cuba, à ne plus faire partie de l’Organisation des Etats américains (OEA). Ce retrait – car il s’agit d’un retrait et non d’une expulsion – marque le dénouement d’une crise qui, le 26 avril 2017, avait amené le président Nicolás Maduro à annoncer que la République bolivarienne abandonnait l’organisation continentale – décision ne pouvant entrer en vigueur qu’au terme du délai de deux ans imposé par l’article 143 de ses statuts. Cette année-là, et alors que les relations s’étaient déjà considérablement tendues, l’OEA, et en particulier son Secrétaire général, l’uruguayen Luis Almagro, avaient ouvertement soutenu les secteurs extrémistes de l’opposition vénézuélienne, responsables d’une vague de violence insurrectionnelle qui provoqua la mort de cent vingt-cinq personnes et fit des centaines de blessés – opposants, mais aussi « indifférents », chavistes et policiers.

Depuis, et en vertu d’un scénario écrit dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, l’ingérence de l’OEA, déjà plus que contestable, s’est transformée en agression caractérisée. Sans jamais atteindre le quorum nécessaire pour respecter ses propres règles (les voix de 24 pays sur 34), l’organisation dite « multilatérale » a approuvé le 10 janvier 2019 une résolution niant la légitimité du second mandat de Nicolás Maduro – démocratiquement réélu le 20 juin 2018. Poussant le viol de la légalité internationale à l’extrême, une « session extraordinaire » convoquée le 24 janvier a depuis vu une minorité de seize pays, parmi lesquels bien entendu les Etats-Unis en « premier de cordée », « reconnaître » le fantoche Juan Guaido – qui s’était autoproclamé la veille – « chef de l’Etat par intérim » du Venezuela.

Dans le courrier envoyé le 27 avril 2017 à un Secrétaire général qui, inféodé à l’impérialisme, déclarerait bientôt, et à plusieurs reprises, ne pas exclure la nécessité d’ « une intervention militaire  » extérieure pour«  renverser  » le pouvoir vénézuélien, le président Maduro signifiait déjà : « Vous avez fait, Monsieur Luis Almagro, la pire action jamais connue dans l’histoire de cette Organisation. L’avenir se souviendra de vous comme du plus infâme et triste sire qui ait déambulé dans les couloirs de l’OEA (…).  »

Pour l’Histoire, cette organisation continentale a vu le jour le 30 avril 1948, à Bogotá, lors de la IXe Conférence panaméricaine, présidée par le général étatsunien George Marshall, afin de « renforcer la paix et la sécurité sur le continent ». Joli message, mais sombre présage : une vingtaine de jours auparavant, le 9 avril, dans cette même capitale colombienne, alors que la Conférence avait débuté, le très populaire – on dirait aujourd’hui « populiste » – dirigeant libéral colombien Jorge Eliécer Gaitán avait été assassiné. A son sujet, l’ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, John Wiley, avait rédigé le 22 avril 1947 un dossier confidentiel intitulé en latin « Cave Gaitanu » : « Attention avec Gaitán ». Entre autres gracieusetés, il l’accusait de « tendances dictatoriales » (affirmation d’autant plus saugrenue que les « amis » conservateurs colombiens alors au pouvoir faisaient montre d’un enthousiasme non dissimulé pour le régime espagnol de Franco), de « manipuler les masses et d’être sans doute lui-même manipulé par les communistes pour atteindre leurs fins ».

Sans trop de souci de cohérence, l’assassinat de Gaitán est immédiatement imputé… au communisme international. Pas dupe, le petit peuple colombien, enragé, prend la rue. Révolte aveugle, sans plans, sans chefs, la manifestation dégénère en émeute – « el bogotazo »(la guerre civile qui va ravager le pays pendant soixante ans vient objectivement de commencer). Tandis que la Conférence panaméricaine reprend ses travaux dans l’ambassade du Honduras, le général Marshall s’enflamme le 10 avril : « Les faits dépassent le cadre de la seule Colombie. C’est le même modèle d’événements qui a provoqué des grèves en France et en Italie, et qui tente de troubler la situation en Italie où des élections doivent avoir lieu le 18 avril. »

Le lendemain, dans un discours à la radio, le président colombien Mariano Ospina Pérez enfourche le même cheval de bataille : « Nous sommes devant un mouvement d’inspiration et de pratiques communistes. »

Du point de vue de ses promoteurs étatsuniens, la IXe Conférence atteint ses objectifs : la perpétuation de la Doctrine de Monroe et du Destin manifeste par d’autres (ou les mêmes) moyens [1]. C’est par une résolution anticommuniste que l’OEA signe son acte de naissance sur les fonds baptismaux. Et décide que Washington abritera son siège, comme il se doit.

Le « renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent » dont il est question n’interdit pas que, dans certaines circonstances, avec les Etats-Unis aux commandes, ne demeurent en vigueur les vieilles recettes et les vieilles lois. Dès novembre 1948, la toute jeune OEA fait silence sur le coup d’Etat militaire qui expulse du pouvoir le premier président vénézuélien élu au suffrage universel, Rómulo Gallegos. Même mutisme du Secrétaire général Carlos Dávilaet de l’institution lors du renversement en 1954 de Jacobo Arbenz au Guatemala – cet « incendiaire » (très modéré) ne prétendait-il pas nationaliser une partie des terres de la compagnie bananière américaine United Fruit ?

La présence au pouvoir des régimes antidémocratiques et répressifs de Fulgencio Batista (Cuba), Rafael Leonidas Trujillo (République dominicaine), Anastasio Somoza (Nicaragua), François « Papa Doc » Duvalier (Haïtí) ou Alfredo Stroessner (Paraguay) ne dérange pas plus.

En revanche, le 31 janvier 1962, à Punta del Este (Uruguay), un conclave servile « aux ordres » du président étatsunien John F. Kennedy expulse Cuba de l’organisation au prétexte que « l’adhésion » d’un de ses membres « au marxisme léninisme est incompatible avec le Système interaméricain des droits humains ». Quatorze pays votent en faveur de cette soudaine criminalisation de l’île, laquelle débouchera sur un embargo – que le président Donald Trump, après « Bill » Clinton en 1996, vient à nouveau de durcir considérablement.

En 1962, lors de la session de ce Tribunal d’Inquisition, seuls Cuba – que représente alors Che Guevara – et le Mexique s’opposent à l’exclusion. L’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Chili et l’Equateur sauvent relativement leur honneur en s’abstenant. Ministre des Affaires étrangères de Fidel Castro, Raúl Roa – demeuré dans l’Histoire comme le « chancelier de la dignité » – rebaptisera l’OEA de la formule qui demeure pertinente aujourd’hui encore en la qualifiant de « Ministère des colonies yankee ».

Le 24 septembre 1963, en République dominicaine, une junte militaire chasse du pouvoir le président Juan Bosch. En envisageant quelques réformes on ne peut plus raisonnables, ce modéré a effrayé l’armée, l’Eglise et les Etats-Unis. Après trois décennies de la dictature « tout à fait acceptable » de Trujillo, la démocratie n’aura donc tenu que sept mois.

Toutefois, le 24 avril 1965, deux casernes se soulèvent, font tomber le pouvoir illégitime et réclament le retour du véritable chef de l’Etat. Un quart d’heure plus tard, des chasseurs P-51 et des jets Gloster Meteor surgissent et piquent vers le Palais national qu’ils mitraillent – précurseurs des chasseurs chiliens, dix ans plus tard, à Santiago, sur le Palais de la Moneda.

En appui au mouvement « constitutionnaliste » « el pueblo » prend la rue. Porte-parole des insurgés, un leader émerge du soulèvement et l’organise – une sorte de précurseur de Hugo Chávez : le colonel Francisco Caamaño. Sous son impulsion, la résistance populaire, à qui il a fait distribuer des armes, met en échec les militaires factieux.

Le 28 avril, dans une lettre rédigée en anglais, ceux-ci demandent au président Lyndon Johnson « le soutien temporaire des Etats-Unis pour rétablir l’ordre ». Avant que la nuit ne soit terminée, les paras de la 82e Division aéroportée se posent en République dominicaine à une cadence accélérée. Grâce à eux, et au prix de cinq mille cinq cents victimes, les milices populaires qui se battent avec l’énergie du désespoir dans les ruines fumantes de quartiers dévastés sont désarticulées.

Dans un élan de dignité, le Chili, l’Uruguay, le Pérou, le Mexique et l’Equateur dénoncent cette intervention des Etats-Unis. Des fâcheux osent brandir l’article 15 de la Charte de l’OEA, rédigée en espagnol, mais aussi en anglais (et que nous demandons à nos lecteurs d’avoir en mémoire lorsque, au terme de ce modeste survol historique, nous reviendrons au Venezuela) : « Aucun Etat ou groupe d’Etat n’a le droit d’intervenir directement ou indirectement pour quelque raison que ce soit dans les affaires intérieures ou extérieures d’un autre Etat. » Au cas ou cela serait nécessaire, ils exhibent également l’article 17 : « Le territoire d’un Etat est inviolable. Il ne doit pas être l’objet, même temporairement, d’une occupation militaire ou d’autres mesures de force prises par un autre Etat, directement ou indirectement, pour quelque raison que ce soit. »

Réuni en urgence, soumis à de fortes pressions de Washington et du Secrétaire général de l’OEA José Antonio Mora, le Conseil permanent de cette dernière n’en décide pas moins, le 6 mai, la création d’une « force armée collective chargée de favoriser le retour à la normale en République dominicaine ». Deux semaines plus tard, les parachutistes « yankees » portent… un brassard « OEA » !

Pour parfaire l’illusion de cette opération qu’on appellerait aujourd’hui « humanitaire », le Département d’Etat invite les pays membres à participer à la fête. Six d’entre eux – le Brésil, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Paraguay – envoient un contingent symbolique de quelques centaines de d’hommes, le Brésil détachant pour sa part mille soldats. La constitution de cette rassurante « force de paix interaméricaine » – les Etats-Unis y comptant jusqu’à trente-cinq mille hommes – permet de contester la compétence du Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait engagé un débat sur l’« intervention américaine en République dominicaine » (toute suggestion de ressemblance avec la potentielle évolution d’une crise actuelle relèverait bien entendu de notre imagination).

Un an auparavant (1964), au Brésil, le président Joao Goulart avait lui aussi été victime d’un coup d’Etat mené par les généraux dont se réclame l’actuel président Jair Bolsanaro. L’OEA n’y trouva rien de vraiment dérangeant (pas plus qu’elle n’a réagi aux commémorations organisées dans les casernes, le 31 mars dernier, pour le 55e anniversaire de ce « golpe », à l’instigation du nostalgique chef de l’Etat). Moyennant quoi, les coups d’Etat se succédèrent dans tout le cône sud. En 1973, l’un d’entre eux torpille la plus ancienne démocratie du continent lorsque le général Augusto Pinochet, au terme d’une violente déstabilisation économique (un grand classique qu’on retrouvera ultérieurement), renverse le président socialiste Salvador Allende.

A l’arrivée du « compañero presidente », en 1970, les Etats-Unis avaient bien envisagé d’expulser le Chili de l’OEA, mais sans résultat dans un premier temps. Dans ses câbles envoyés au Département d’Etat, l’ambassadeur américain à Santiago, Edward Korry, se plaignait amèrement du Secrétaire général de l’Organisation, l’ex-président équatorien Galo Plaza Lasso : « infatué incompétent », celui-ci avait le toupet de prétendre que « le Chili [n’était] pas Cuba et Allende pas Fidel [Castro] [2 » !

Il y a de fait toujours quelqu’un pour s’offusquer de quelque chose : après le 11 septembre 1973, certains mauvais esprits évoquent une « violation des droits humains » au Chili ! Une inquiétude quelque peu exagérée. Les Etats-Unis, le Brésil et l’Argentine œuvrent avec succès pour bloquer toute initiative de débat sur ce sujet. Les infâmes ragots « de la subversion » ayant ainsi été déblayés à grands coups de pelles, vingt-trois ministres des Affaires étrangères des pays membres, dont le futur prix Nobel de la paix Henry Kissinger, se retrouvent pour la VIe assemblée générale de l’OEA, le 4 juin 1976, à… Santiago du Chili. Seul le Mexique refuse d’envoyer un représentant. Depuis mars 1974 (et jusqu’en 1983), organisée par les six régimes militaires présents – Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Paraguay, Uruguay [3] –, l’Opération Condor enlève, torture, assassine et fait disparaître des milliers d’opposants.

A l’interminable chapitre de la soumission et du conformisme, on rajoutera que, dans les années 1980, l’OEA ne s’implique nullement dans la résolution des conflits centraméricains ; se tait quand les Etats-Unis dévastent le Nicaragua sandiniste en déstabilisant son économie et en finançant son opposition armée (la « contra »)  ; lorsque les mêmes « yankees », au Salvador, entraînent les unités les plus criminellement répressives ; envahissent la minuscule Grenade (1985) ; font 4000 morts au Panamá (1989) pour y renverser le chef de l’Etat – un général Manuel Noriega certes quelque peu despote, narcotrafiquant sur les bords, mais aussi ancien collaborateur de la CIA.

La guerre froide se termine. Toutefois, nouvel ordre mondial ou pas, un Etat détenteur de ressources en hydrocarbures présente neuf fois plus de risques d’être le théâtre de conflits qu’un Etat qui n’en a pas [4]. A plus forte raison si son président – en l’occurrence Hugo Chávez au Venezuela –, prétend inventer un « socialisme du XXIe siècle », bouscule l’ordre néolibéral, prône l’intégration latino-américaine, donne la priorité à la mise en place de programmes sociaux. Avec l’appui de George W. Bush et d’un « quarteron de généraux félons », menée par les mêmes dirigeants civils d’opposition que ceux qui à l’heure actuelle prétendent renverser Maduro, la tentative de coup d’Etat d’avril 2002 tente de briser les reins à l’expérience. Chávez est séquestré le 11 au soir et toute la journée du 12. Alors que Bush (et José María Aznar) ont reconnu l’inévitable « président autoproclamé » (le patron des patrons Pedro Carmona), l’OEA discute, l’OEA débat, mais l’OEA omet de « condamner » le « pronunciamiento  ».

Lorsque dans la nuit du 13, le chef de l’Etat vénézuélien est ramené à Miraflores – le palais présidentiel – par une alliance des secteurs populaires et des militaires loyaux, l’organisation multilatérale n’a « malheureusement » pas encore eu le temps de se prononcer. En revanche, pour favoriser le dialogue entre le pouvoir chaviste et l’opposition putschiste, elle expédie à Caracas son Secrétaire général, l’ex-président colombien (et néolibéral) César Gaviria. Pendant toute la fin 2002 et l’année 2003, ce curieux « médiateur » favorisera ouvertement les thèses et désidératas de la droite et de l’extrême droite. A tel point que Chávez se félicitera publiquement de la fin de son mandat quand, en mai 2005, l’avocat et ancien ministre « socialiste » de l’Intérieur chilien José Miguel Insulza le remplacera.

Le coup d’Etat qui chasse le président hondurien Manuel Zelaya en 2009 est trop grossièrement exécuté pour pouvoir être ignoré. D’autant que de nombreux pays de gauche radicale ou modérée siègent désormais au sein de l’OEA. Cette dernière, une fois n’est pas coutume, condamne le grotesque Roberto Micheletti,président de l’Assemblée nationale (le Congrès) qui s’est emparé du pouvoir en se ralliant les chefs de l’armée (pour qui aurait perdu la mémoire : Trump et Guaido n’ont rien inventé). Non reconnu par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Nicaragua, le Paraguay et le Venezuela, le Honduras est exclu de l’OEA.

Consciente de ce rapport de forces défavorable, Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat de Barack Obama, contourne l’obstacle et parvient à faire nommer un médiateur « ami », extérieur à l’OEA, l’ex-président costaricien Óscar Arias. Grâce à leurs manœuvres et à l’inertie d’Insulza, Zelaya sera maintenu en exil et le gouvernement « de facto » pourra se maintenir au pouvoir le temps nécessaire à l’organisation d’une première élection « sous contrôle » (et boycottée par les tenants de la démocratie) qui portera à la présidence le néolibéral Porfirio Lobo (Parti national) le 29 novembre 2009.

Seule mesure de ce type affectant un pays depuis l’éviction de Cuba, cette expulsion (très provisoire) a été prise en invoquant pour la première fois la Charte démocratique interaméricaine (CDI). Adopté à Lima le 11 septembre 2001 – jour de la destruction des « Twin Towers » par une attaque terroriste –, cet instrument juridique a pour objet de défendre la « démocratie représentative ». La majorité des actions qu’il prévoit en cas d’altération nécessite « le consentement du gouvernement légitime du pays affecté ». Une seule exception se trouve prévue à l’article 20 si, dans un Etat membre, du fait de son gouvernement, se produit « une altération de l’ordre constitutionnel affectant gravement l’ordre démocratique ».

Dans ce cas, et dans ce cas seulement, « n’importe quel Etat membre, ou le Secrétaire général », peut convoquer une réunion immédiate de l’OEA « pour réaliser une appréciation collective de la situation et adopter les décisions qui paraissent nécessaires ». Le degré de « gravité » devant être décidé à la majorité simple de dix-huit votes sur des critères qui, aussi subjectifs que flous, permettent toutes les interprétations, Caracas a, dès 2001, exprimé de fortes réserves face à cette possibilité d’ingérence étrangère « à le tête du client ».

Exemple flagrant justifiant une telle inquiétude : après l’auto-coup d’Etat d’Alberto Fujimori, à Lima, le 5 avril 1992, le Venezuela rompit ses relations diplomatiques avec le Pérou, l’Argentine et le Chili réclamèrent sa suspension de l’OEA, mais cette dernière, suivant le gouvernement de George H.W. Bush, continua à reconnaître officiellement Fujimori comme « chef d’Etat légitime » du pays andin.

De fait, l’OEA ne lève pas le petit doigt lorsque le Mexique connait deux scrutins particulièrement contestés. En 2006, alors que plus de la moitié des procès-verbaux établis par les 130 000 bureaux de vote présentent des irrégularités, le candidat de gauche Andrés Manuel López Obrador (AMLO), « battu » par Felipe Calderón avec l’écart infime de 0,57 % des suffrages, accuse la droite de « fraude généralisée » et réclame un recomptage « bulletin par bulletin », ce qui ne lui est pas accordé. L’OEA ne lève pas le petit doigt.

En juillet 2012, le même AMLO, opposé cette fois à Enrique Peña Nieto, dénoncera « l’achat de cinq millions d’électeurs » à travers une entité financière (la banque Monex) et des cartes prépayées permettant de faire des achats dans des supermarchés. Dirigée par César Gaviria – celui-là même qui, en 2002 et 2003, au Venezuela, dirigea la « Table de négociation » entre Chávez et l’opposition, avec une partialité sauvage en faveur de cette dernière –, la mission des observateurs de l’OEA réagira immédiatement en déclarant que le vote s’est déroulé avec « tranquillité, respect et ordre » et que le système électoral mexicain est « robuste et fiable ».

Entre temps, en Haïti, en novembre 2009, dans la perspective des élections législatives et présidentielles de 2010, le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé l’exclusion de quatorze partis politiques – dont Fanmi Lavalas, formation de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide (deux fois bouté hors du pouvoir par des coups d’Etat). Dans ce contexte déjà bien peu démocratique, le premier tour place deux candidats en tête – Mirlande Manigat (31,4 %) et Jude Célestin, (22,5 %) –, éliminant, pour le deuxième tour, le candidat de Washington Michel Martelly (21,8 %). Après trois jours d’émeutes organisées par ce dernier, les principaux bailleurs de fonds, Washington en tête, sur la base d’un rapport fort bien venu de l’OEA, obligent le CEP à modifier les résultats. Celui-ci installe Martelly en deuxième place, lui permettant ainsi de participer au second tour et de devenir président de la République le 20 mars 2011.

Quatre ans plus tard, alors que les élections législatives du 25 octobre 2015 se déroulent dans des conditions dantesques et que huit candidats, dénoncent une fraude massive et réclament une commission d’enquête, l’OEA affirme que le scrutin s’est « globalement bien déroulé ».

C’est à Insulza, réélu à son poste en 2010, qu’il est également revenu de gérer l’authentique coup d’Etat qui a sorti du pouvoir par le biais d’un « procès politique » expéditif et truqué le président paraguayen Fernando Lugo, le 22 juin 2012. A cette occasion, la Charte démocratique montre une nouvelle fois ses limites. Dès le 11 juillet, et malgré la demande de vingt Etats, le Secrétaire général s’oppose à une suspension du Paraguay – qu’ont pourtant exclu l’Union des nations sud-américaines (Unasur ; créée en 2008 à l’initiative de Chávez et du brésilien Lula da Silva) et le Marché commun du sud (Mercosur) [5].

Insulza se contentera d’envoyer une première « mission spéciale » à Asunción, suivie d’une seconde en novembre pour préparer de futures élections, de fait illégitimes, uniquement appuyé par les Etats-Unis, le Canada, le Honduras (que gouvernent les responsables du « golpe » de 2009), le Panamá et le Costa Rica.

En revanche, l’année précédente (janvier 2011), Insulza avait vertement critiqué la « loi habilitante » octroyée en toute légalité au président Chávez par l’Assemblée nationale vénézuélienne pour résoudre les graves problèmes provoqués par des désordres climatiques, estimant qu’elle violait la lettre et l’esprit de la CDI. Après la disparition de Chávez, il se montrera également ulcéré, applaudi par nombre d’ « observateurs », par le fait que l’OEA n’est pas « invitée » – démarche nécessaire pour qu’elle intervienne – à « observer » l’élection présidentielle du 14 avril 2013 qui verra, en présence d’une mission de l’Unasur, la première victoire de Maduro. Il échappe sans doute alors aux uns et aux autres que, sans que cela ne fasse scandale, d’autres pays n’ont jamais convié l’Organisation à superviser leurs scrutins, à l’image du Chili, de l’Argentine, de l’Uruguay et, bien entendu… des Etats-Unis.

On mentionnera dans ce registre une autre incongruité. Depuis Washington, où se trouve son siège, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), organe consultatif autonome de l’OEA, produit des rapports ainsi que des recommandations. En certaines circonstances, elle s’est montrée à la hauteur de sa mission en faisant avancer les causes des victimes des dictatures militaires, des défenseurs des libertés fondamentales, des droits des femmes, des Indigènes et de l’environnement. Ces antécédents n’empêchent pas qu’elle a particulièrement dans le collimateur les gouvernements se réclamant du « socialisme du XXIe siècle » et a multiplié ces dernières années des comptes rendus particulièrement assassins sur le Venezuela, l’Equateur, le Nicaragua, voire la Bolivie (et bien sûr Cuba). A l’occasion, elle saisit la Cour interaméricaine des droits humains (également CIDH, basée au Costa Rica) qui, depuis la prise de pouvoir de Chávez, a condamné Caracas à trente-six reprises (un record qui sera difficile à égaler).

Le président bolivien Evo Morales a accusé la CIDH de « juger uniquement le comportement démocratique des gouvernements progressistes » et, ironique, a demandé ce qu’elle a fait, par exemple, face aux cas de tortures et de détentions arbitraires à Guantánamo. Réponse évidente. La CIDH n’a rien fait dans la mesure où certes les tout puissants Etats-Unis ont signé en 1977 la Convention américaine relative aux droits de l’homme (CADH, également appelée Pacte de San José), mais ne l’ont jamais ratifiée. Les imagine-t-on se soumettre à la compétence de la Cour de San José, la juridiction régionale ? Estimant qu’elle viole leur souveraineté nationale, ils ont toujours refusé, comme le Canada, de se soumettre à la juridiction de la CIDH et ne reconnaissent pas son autorité. Ce qui n’empêche pas Washington de la financer à hauteur de 80 %, de l’inonder de ses experts et d’influencer très fortement ses décisions [6].

C’est en 1994 qu’a eu lieu à Miami, à l’initiative de « Bill » Clinton, le premier Sommet des Amériques, dont l’ambition était à l’origine d’imposer le libre-échange de l’Alaska à la Terre de Feu. Tous les pays du continent à l’exception de Cuba vont se retrouver à intervalle régulier pour de tels sommets, sous les auspices de l’OEA. Or on l’a vu, depuis le début du XXIe siècle, un bras de fer permanent oppose l’Institution et ses mentors de la Maison-Blanche et du Département d’Etat à la vague des pays progressistes démocratiquement arrivés au pouvoir.

Mise sous pression par cette gauche, qui en fait une question « de principe », l’OEA lève à l’unanimité en 2009, lors du Sommet tenu à Trinidad-et-Tobago, l’exclusion qui pèse sur Cuba. Tout en remerciant ses amis, mais considérant toujours l’institution comme « à la solde de Washington », La Havane ne la réintègre pas, préférant participer activement à la Création de la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac). Toutefois, une crise éclate dans la perspective du VIe Sommet des Amériques prévu les 14 et 15 avril 2012 à Carthagène (Colombie). Considérant que Cuba participe désormais à tous les autres forums régionaux, les pays les plus radicaux, membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) [7], menacent collectivement de boycotter le Sommet si La Havane n’y est pas conviée.

Les Etats-Unis et le Canada réitérant leur veto à cette participation, contre l’avis du reste du continent finalement rallié à l’idée, le Sommet tourne au fiasco. L’équatorien Rafael Correa, le vénézuélien Hugo Chávez et le nicaraguayen Daniel Ortega n’y assistent pas, l’argentine Cristina Kirchner et le bolivien Evo Morales quittent prématurément les débats et, en présence d’un Barack Obama dépité, aucune déclaration finale n’est signée. « A quoi servent ces réunions, s’insurge le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro ? Quand on débat, 32 pays sur 34 se mettent d’accord pour une position de respect à l’égard de Cuba (…) Comment décide-t-on les choses en démocratie ? » 

De l’épisode ressort une conclusion manifestée par plusieurs chefs d’Etat (dont la brésilienne Dilma Rousseff et le colombien Juan Manuel Santos) : un VIIe Sommet des Amériques, trois ou quatre ans plus tard, est d’ores et déjà mort-né si Cuba n’y est pas invité.

Message apparemment reçu. A Panamá, en avril 2015, Cuba participe pour la première fois au grand raout continental, ce qui permet la « rencontre historique » du 11 entre Obama et Raúl Castro. Les deux chefs d’Etat conviennent de renouer leurs relations diplomatiques, mais Obama ne promet pas la suspension de l’embargo économique, seul le Congrès étatsunien pouvant le lever. Cette réserve ainsi que l’annonce, au mois de mars précédent, de sanctions contre le Venezuela, qualifié par un décret du même Obama de « menace extraordinaire pour la sécurité nationale des Etats-Unis » provoquent de fortes crispations. Une fois encore, ce Sommet se termine sans document final : selon les normes de l’OEA, un tel document doit faire l’objet d’un consensus – qui, dans ce cas, n’existe pas, deux pays (les Etats-Unis et le Canada) s’opposant aux trente-trois autres nations.

On mentionnera à nouveau, car sa vie politique n’est qu’une sinistre répétition, le cas du Honduras. L’ élection présidentielle du 24 novembre 2013 a eu, en protagonistes principaux, la candidate du parti Liberté et refondation (Libre) Xiomara Castro (épouse de Manuel Zelaya, renversé en 2009) et Juan Orlando Hernández (« JOH »), du Parti national (PN), illégitimement au pouvoir depuis 2011. Les fraudes, ce jour-là, ont été aussi manifestes que grossières. L’OEA (mais aussi la Mission d’observation électorale de l’Union européenne) ont pourtant validé le processus, qualifié de « transparent ». « Le mot “transparent” ne peut pas s’appliquer à ce scrutin, ni au comptage, ni aux élections en général »,affirmera, dénonçant la collusion Washington-Bruxelles, l’un des membres de la mission d’observation européenne, l’autrichien Léo Gabriel [8].

Lors de la présidentielle suivante, en novembre 2017, « JOH » n’a pas le droit de se représenter. Il le fait néanmoins en violant ouvertement la Constitution. Mandatée depuis le 19 avril 2016 dans ce pays failli par la très vertueuse OEA, la Mission d’appui contre la corruption et l’impunité au Honduras (MACCIH) s’en lave les mains : « Nous ne nous mêlons pas de politique », déclare, le 19 août 2016, son porte-parole Juan Jiménez Mayor.

Au terme du scrutin lui aussi entaché de fraudes manifestes, et alors que l’opposition proteste et manifeste vigoureusement, le chef de la mission d’observation de l’OEA, l’ex-président (néolibéral) bolivien Jorge Quiroga, lui reproche bruyamment de retarder les opérations. Mieux informé peut-être, Luis Almagro, nouveau Secrétaire général de l’Organisation, dénonce les irrégularités qui ont affecté le scrutin et qui rendent impossible la désignation d’un vainqueur, ce qui constitue à ses yeux un « dangereux précédent pour la région  ». Cela n’empêche pas qu’au même moment, les Etats-Unis, suivis comme des toutous par le Canada, l’Argentine, le Mexique, la Colombie et le Guatemala, reconnaissent dans son dos « le triomphe » du président Hernández. Almagro prend acte des consignes envoyées par le Département d’Etat, se couche et en fait autant [9]

En revanche, il pique une colère homérique en évoquant la fraction de la droite vénézuélienne qui, au terme d’une vague de violence ayant provoqué 135 morts, va se rasseoir pour dialoguer, en République dominicaine, avec les représentants du président Maduro, « Je crois que, définitivement, l’opposition va devoir séparer le bon grain de l’ivraie », lâche-t-il sèchement pour exprimer sa réprobation devant l’absence de nouvelles victimes [10].

Les milieux politiques conservateurs trouvent toujours, quand cela leur paraît nécessaire, les carriéristes prêts aux plus viles besognes. C’est lors de l’Assemblée générale extraordinaire tenue le 18 mars 2015 au siège de l’Organisation, à Washington, que Luis Almagro, ancien ministre des Affaires étrangères du président uruguayen de centre gauche José « Pepe » Mujica, a été élu Secrétaire général de l’OEA, au terme d’un vote à bulletins secrets (33 voix « pour » et une abstention). Du fait de l’existence de l’Unasur et de la Celac, forums de concertation politique et économique créées respectivement en 2008 et 2011, sans les Etats-Unis (ni le Canada), sous l’impulsion des gouvernements progressistes, Almagro était le seul candidat en lice pour ce poste de moins en moins « prestigieux ».

Avant l’élection, l’image « de gauche » d’Almagro en trompa plus d’un. Craignant sans doute qu’il n’ait été contaminé par les ayatollahs, les secteurs les plus droitiers s’inquiétèrent du fait qu’il ait été ambassadeur de l’Uruguay en Iran pendant cinq années (1991-1996). D’autres dénoncèrent ses liens étroits avec les capitales « latinas » « populistes », et en particulier Caracas. Ce qui ne trompa ni Washington – qui avait fait pression sur l’ex-vice-président guatémaltèque Eduardo Stein et le juriste péruvien Diego García-Sayán pour qu’ils ne se présentent pas – ni l’ex-ministre des Affaires étrangères (et désormais président) du Venezuela, Nicolás Maduro.

Lorsque tous deux occupaient la même fonction pour leurs pays respectifs, Almagro avait beaucoup fait grincer des dents en se prononçant contre l’intégration du Venezuela dans le Mercosur, malgré la décision de tous les présidents des pays membres – dont le sien, « Pepe » Mujica [11]. Il irrita encore à Caracas lorsque, en 2014, il prôna avec insistance un « dialogue » prenant en compte les exigences de l’opposition, alors que cette dernière, depuis ses « guarimbas » (barricades), mettait le Venezuela à feu et à sang.

Elu finalement Secrétaire général de l’OEA, Almagro prend ses fonctions le 26 mai 2015. Deux semaines ne se sont pas écoulées qu’il attaque et agresse déjà le Venezuela. Les relations se détériorent ouvertement quand, en octobre, il reçoit chaleureusement les épouses des dirigeants d’opposition incarcérés, Leopoldo López, Antonio Ledezma et Daniel Ceballos.

C’est avec une agitation de convulsionnaire qu’Almagro va se joindre à la campagne des Etats-Unis et entretenir une belligérance permanente contre Caracas. En novembre 2015, à la veille des élections législatives, il pond un rapport de dix-huit pages dans lequel il avertit que « les conditions nécessaires de transparence et de justice électorale » ne sont pas remplies. La droite l’emportant largement, il oublie (très) momentanément ce mensonge éhonté. Mais accuse le Tribunal suprême de justice (TSJ) de se livrer à un « attentat contre la démocratie » lorsque celui-ci déclare la nouvelle Assemblée nationale en « desacato » (outrage à l’autorité) pour voir fait prêter serment à trois députés sur lesquels pèsent des suspicions de fraude.

Les 12 et 13 mai 2016, Almagro participe à un forum au cours duquel l’ex-président colombien Álvaro Uribe appelle à l’occupation du territoire vénézuélien par une armée étrangère. Le 31 du même mois, après avoir exercé sans résultat sur la région une forte pression pour discuter du cas vénézuélien, il décide de son propre chef d’invoquer la Charte démocratique et de convoquer en urgence une première réunion.

Plus aucune équivoque n’existe. « Tu sais que je t’ai toujours soutenu et encouragé, lui a déjà écrit le 18 novembre 2015 son mentor, l’ex-président José Mujica. Tu sais que j’ai soutenu tacitement ta candidature à l’OEA. Je regrette que les faits m’aient démontré à plusieurs reprises que je m’étais trompé (…) Je déplore la direction dans laquelle tu t’engages et je la sais irréversible. A cause de cela, je te dis adieu maintenant officiellement et prends congé [12]. » Ce désaveu n’empêchera pas nombre de faussaires médiatiques de continuer à présenter Almagro comme l’ex-ministre du président « de gauche » Mujica. Ils observeront d’ailleurs le même silence complice lorsque sa formation d’origine, le Front large (centre gauche), en décembre 2018, expulsera Almagro de ses rangs pour sa conduite interventionniste et fonctionnelle aux intérêts des Etats-Unis à la tête de l’OEA.

Cent trente-deux pages, pas une de moins : le « rapport » que présente Almagro à l’OEA tente le 31 mai 2016 de justifier la suspension dont il rêve en raison de « la crise humanitaire, du blocage des pouvoirs d’Etat et de la situation des droits humains contre (sic) les prisonniers politiques ». Seul le Paraguay l’appuie (on y déteste Maduro en raison du rôle qu’il a joué en 2012 dans la dénonciation du coup d’Etat contre Lugo). Dans une démarche qui deviendra une habitude, Almagro va se réfugier dans le giron des sénateurs républicains et démocrates étatsuniens Dick Durbin, Marco Rubio, Bill Nelson et Tom Udall, avant de tweeter triomphalement : « (ils) appuient mon initiative sur le Venezuela. »

Le Conseil permanent de l’OEA n’apprécie guère : le 14 juin, par 19 voix (12 « contre », une abstention, deux absences), il approuve une demande d’évaluation de la conduite du Secrétaire général déposée par la délégation du Venezuela. Une claque, un rappel à l’ordre, l’équivalent d’une condamnation.

Mais le vent tourne dans la région.

Première réaction d’Almagro lorsque débute au Brésil, toujours en 2016, le renversement de Dilma Roussef, à l’instigation d’Eduardo Cunha, président de… la Chambre des députés (cela devient une manie) : « Pour nous, il s’agit d’une procédure de destitution contre une présidente qui n’est pas accusée d’avoir commis des actes illégaux. C’est d’autant plus préoccupant que ceux qui ont actionné le mécanisme de destitution sont des parlementaires qui sont eux-mêmes sous le coup d’accusations, ou qui ont été condamnés. C’est le monde à l’envers. »

La planète retombe miraculeusement sur ses pattes dès lors que, le 7 septembre suivant, le vice-président américain Joe Biden qualifie le coup d’Etat institutionnel – rebaptisé « impeachment » – « d’un des meilleurs changements politiques qu’a connu la région ces derniers temps », que le président « de facto » Michel Temer se joint à la croisade contre Caracas (et que, sans aucune preuve attestant de sa culpabilité, « Lula » da Silva ne tardera pas à être embastillé). Dans une interview, Almagro peut oublier tant « Dilma » que la protection de l’Etat de droit et revenir aux fondamentaux : « La profonde crise sociale, économique et institutionnelle du Venezuela est la problème numéro un de l’OEA. »

A partir de mars 2017, sur la base d’un « Rapport Almagro » élaboré avec les secteurs les plus extrémistes de l’opposition et leurs ONG satellites, le Secrétaire général multiplie les invectives et les ultimatums, les accusations de « rupture totale de l’ordre démocratique », les demandes d’« élections générales sans délai et à tous les niveaux », les tentatives d’application de la CDI. Malgré le renfort de l’Argentine, passée à droite avec l’élection de Mauricio Macri, ses efforts demeurent vains. Vingt pays continuent à exprimer leur soutien au Venezuela. En phase avec les membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom), Harvel Jean-Baptiste, ambassadeur d’Haïti au sein de l’OEA, s’insurge (le 27 mars) : « Le moment est grave. Il dépasse de loin la question du Venezuela. Les agissements du Secrétaire général fragilisent notre Organisation. Ses actes ne nous rassurent pas du tout pour ce qui concerne la paix et la stabilité dans la région. Si nous laissons le Secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays, au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région, seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’Organisation. »

Il n’y a dans cette formule aucune exagération. Un nouveau coup de force a lieu début avril au sein de l’institution théoriquement « multilatérale » lors d’une « réunion extraordinaire » tenue en l’absence du représentant bolivien Diego Pary, pourtant président pro tempore du Conseil permanent et, à ce titre, seul habilité à convoquer ou suspendre une session. Dénonçant ce viol éhonté du règlement (article 37), le Venezuela et le Nicaragua se retirent et c’est présidé par l’ambassadeur du Honduras Leónidas Rosa Bautista (le vice-président haïtien du Conseil permanent ayant également été écarté) que 21 pays sur 34 débattent de la situation de la République bolivarienne. Sans vote, « par consensus » – la République dominicaine, les Bahamas, le Belize et le Salvador s’étant abstenus ! –, 17 voix dénoncent « une altération inconstitutionnelle de l’ordre démocratique » au Venezuela. Ce qui, en l’occurrence, et au-delà des effets d’annonce qu’amplifie la caste médiatique, ne change strictement rien à la situation : 24 voix sont irrévocablement nécessaires pour suspendre le pays que préside Maduro.

Pour aller de nulle part à nulle part, les tentatives vont se multiplier, toujours sans résultat. « Ils ont cherché un consensus et le seul consensus qu’ils ont réussi à obtenir dans cette réunion est qu’il n’y a pas de consensus »,s’amusera le 31 mai 2017 la chancelière vénézuélienne Delcy Rodríguez. Un tel échec permanent amène les sbires de Trump, Almagro et ceux qui les suivent à susciter l’apparition du Groupe de Lima, coalition informelle dépourvue de toute assise juridique, qui naît dans la capitale péruvienne le 8 août 2017, au moment où de violentes manifestations secouent le Venezuela [13]. Comme ses mentors, cette Sainte alliance s’étrangle lorsque, mettant fin aux violences, Maduro convoque et fait élire, respectant à la lettre les articles 347, 348 et 349 de la Constitution, une Assemblée nationale constituante, le 30 juillet 2017.

La coalition d’opposition volant en éclat lorsque ses secteurs modérés participent à l’élection présidentielle du 28 mai 2018, en la personne d’Henri Falcón, c’est désormais et uniquement depuis l’administration Trump, le Groupe de Lima et l’OEA que la bataille du Venezuela va être menée.

Un art très sûr de la mise en scène… Dès septembre 2017, l’Organisation a entamé des audiences pour évaluer s’il est possible de porter la situation au Venezuela devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité. Ces auditions sont menées par le prestigieux « conseiller spécial » dont s’est doté Almagro : Luis Moreno Ocampo, ancien procureur de la CPI. Celui-ci commence à recevoir des membres de la « société civile » et des déserteurs des forces armées. Manque de chance, dans le cadre des révélations dites des « Panama Papers », on découvre que l’admirable justicier a réalisé de fortes transactions financières dans des paradis fiscaux – Panamá, Belize et Iles Vierges britanniques. Pris la main dans le pot de confiture (ou le sac de dollars), Ocampo préfère renoncer à s’occuper du Venezuela.

On devra attendre mai 2018 pour qu’Almagro, sur la base d’un « rapport » de 400 pages (plus 400 pages d’annexes) demande à la CPI d’ouvrir une enquête contre le régime de Maduro. Ce qui fait le « buzz » et impressionne l’opinion (là est son but), mais omet l’essentiel : juridiquement, l’OEA n’est pas habilitée à envoyer une plainte à la CPI ; seul peut le faire l’un des vingt-huit Etats américains qui ont ratifié le Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour de La Haye.

En 2018, l’offensive tourne à l’hystérie. Membre du premier cercle, très réactionnaire, de Trump, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton pointe du doigt une supposée « troïka de la tyrannie » – Cuba, le Venezuela et le Nicaragua (tous trois membres de l’ALBA). Dans le troisième de ces pays, une alliance hétéroclite de la faction la plus droitière de la bourgeoisie, du patronat, de l’Eglise et d’une classe moyenne « mondialisée » insensible au sort des classes populaires tente par la violence de déstabiliser Daniel Ortega. Dont les forces de l’ordre et les partisans, au nom de la légitime défense, réagissent tout aussi rudement.

L’OEA emboîte immédiatement les pas de la Maison-Blanche et hurle avec les loups. Un projet de résolution écrit sous la dictée de l’ambassadeur américain Carlos Trujillo et appuyé par sept pays enjoint le chef de l’Etat « nica » de mettre en place un calendrier électoral – en d’autres termes, d’organiser des élections anticipées (le même type d’injonction que celle adressée à Maduro). Sur la base d’un chiffre de victimes relevant de la manipulation, Almagro invoque son article préféré de la Charte démocratique, l’article 21, qui permettrait de suspendre le Nicaragua de l’OEA. La même bataille que celle qui cible le Venezuela débute au sein de l’Organisation.

Le même type d’imposture opère également, avec la complicité d’ONG nationales et internationales tendancieuses et simplistes et de l’ensemble des médias dominants.

Le conflit qui déchire le Nicaragua opposerait les tenants d’une « dictature » et les défenseurs, présentés comme « progressistes », de la démocratie. Le 26 avril 2019, lors d’une session de l’OEA consacrée à ce pays, l’ « expert » chargé de mettre en cause le gouvernement sandiniste s’appellera Jaime Aparicio. Bolivien, celui-ci a été vice-ministre, puis ministre des Affaires étrangères durant la première présidence du néolibéral Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-1997), plus tard ambassadeur de son pays aux Etats-Unis lors du second mandat, débuté en 2002, du même Lozada – lequel devra démissionner précipitamment et s’enfuir à Miami en octobre 2003 pour échapper aux procès concernant sa responsabilité dans la répression d’un mouvement populaire (une soixantaine de morts et des centaines de blessés) [14].

En 2007, c’est Aparicio qui a coordonné une visite aux Etats-Unis des préfets des riches régions boliviennes en rébellion contre Evo Morales – Rubén Costas (Santa Cruz) ; Ernesto Suárez (Beni) ; Manfred Reyes Villa (Cochabamba) ; Mario Cossío (Tarija). En juin de l’année suivante, ceux-ci tentèrent de renverser l’ « Indien » en déclenchant un très violent mouvement séparatiste, qui n’échoua que grâce à l’action déterminée de l’Unasur (et pas de l’OEA). Depuis, et en tant qu’avocat, Aparicio a défendu, contre le gouvernement du président Morales, la cause d’un mouvement indigène qui refuse l’ouverture d’une route dans la région amazonienne du TIPNIS (Territoire indigène et Parc national Isiboro-Sécure), quand d’autres communautés autochtones réclament une telle voie de communication.

En quoi de telles activités lui donnent-elles une quelconque légitimité pour dénoncer devant l’OEA l’ « Etat délinquant » de Daniel Ortega ? Opération de propagande qui n’a eu jusqu’à présent aucun effet pratique (faute du nombre de voix requis), sauf celui de « préparer » l’opinion. Et de justifier la mise en application des sanctions illégitimes mises en œuvre par Washington, en vertu d’un « Nica Act » approuvé le 20 décembre 2018 [15].

Pour en revenir au Venezuela, Trump accentue là aussi les sanctions et, au mépris du droit international, provoque un mortifère et dramatique étranglement économique du pays. Le vice-président Mike Pence en personne participe à une session spéciale du Conseil permanent le 7 mai 2018. Dans les installations de cette même OEA où, le 14 octobre, il a présidé la cérémonie d’investiture d’un Tribunal suprême de justice vénézuélien fantoche, la dérive d’Almagro prend une telle ampleur qu’Evo Morales estime qu’il faudrait lui envoyer un psychiatre.

Une pression terrible est exercée par les Etats-Unis sur les petites nations de la Caraïbe (et même habituellement sur les autres pays, Washington finançant 60 % du budget de l’OEA et menaçant régulièrement de réduire sa contribution se sa ligne politique n’est pas respectée). Menacés de sanctions et des pires turpitudes, certains vont flancher et retourner leur veste, comme la Jamaïque ou Haïti (après l’accession au pouvoir de l’actuellement très contesté Jovenel Moïse).

De son côté, Almagro « fait le job ». On l’a vu, en octobre 2017, aux côtés de l’amiral Kurt Tidd, chef du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis. On le voit une première fois en septembre 2018 à Cucutá, côté colombien de la frontière, où il invoque à nouveau une intervention militaire, préoccupé qu’il est par la vague migratoire des Vénézuéliens qui, victimes de la crise, abandonnent leur pays. Il s’agît là d’une grande première. A t’on jamais un Secrétaire général de l’OEA se déplacer en Colombie pour se préoccuper du sort des réfugiés internes ? :

  • 99 000 entre 1990 et 1994 (mandat de César Gaviria) ;

  • 457 735 de 1994 à 1998 (Ernesto Samper) ;

  • 1 550 409 de 1998 à 2002 (Andrés Pastrana) ;

  • 2 869 986 de 2002 à 2010 (deux mandats d’Álvaro Uribe) ;

  • 704 148 de 2010 à 2014 (Juan Manuel Santos) [16]…

Qu’on n’espère pas plus entendre Almagro interpeler le président Iván Duque sur le fait que (d’après le très officiel Défenseur du peuple Carlos Negret), du 1er janvier 2016 à février 2019, 462 dirigeants communautaires ou politiques, défenseurs des droits humains ou syndicalistes ont été vilement assassinés [17].

On a soutenu le pour et le contre sur ce point, mais, en dernière analyse, malgré les efforts d’Almagro et de la droite continentale, nulle réunion, de routine ou « extraordinaire », n’a débouché sur les résultats escomptés : aucune des résolutions destinées à suspendre Caracas pour ses supposés égarements n’a obtenu le nombre de voix requis. L’auto-proclamation le 23 janvier 2019 du fantoche Guaido – non reconnu par les deux tiers des pays siégeant à l’Assemblée générale de l’ONU – ne change que très peu à l’affaire (si l’on s’en tient strictement au droit). Quand l’OEA, le 10 janvier, a déclaré « illégitime » le second mandat de Maduro (19 « pour », 6 « contre », 8 abstentions, une absence), il s’agissait d’une résolution illégale, ce type de décision ne figurant en aucun cas dans les statuts de l’Organisation. La reconnaissance de Guaido, le 24 janvier, s’est inscrite dans le même registre.

Lors de l’étape suivante, le 9 avril, dix-huit jours avant le départ officiel du Venezuela – au terme du délai de deux années imposé, après l’annonce de son départ, par les statuts de l’OEA –, il a fallu pousser encore plus loin le bouchon pour l’ « expulser » précipitamment et symboliquement avant… qu’il ne parte volontairement, comme prévu !

Pendant des semaines, les Etats-Unis et la plupart des pays du Groupe de Lima ont multiplié les efforts pour obtenir l’adoption d’une résolution qui, à l’OEA, destituerait les représentants du gouvernement de Maduro et les remplacerait par un « ambassadeur » désigné par Guaidó. En désespoir de cause, sur instruction de la Maison-Blanche, un cynique coup de force a permis cette opération. Là où il eut fallu l’accord des deux tiers des pays membres, c’est avec une majorité simple de 18 voix que, ce 9 avril, le Conseil permanent a expulsé de facto le gouvernement vénézuélien et a reconnu Gustavo Tarre Briceño, représentant du président illégitime.

Cette décision illégale, sans précédent dans l’histoire diplomatique et politique du continent a créé de fortes tensions au sein des pays non alignés sur Trump, Bolsonaro, Duque et leur « porte flingue » Almagro (par charité chrétienne, on n’évoquera ni l’Union européenne ni le président français Emmanuel Macron). « Nulle part dans la charte de l’OEA, ni dans ses règlements, le Conseil permanent n’a le pouvoir de décider de la reconnaissance d’un gouvernement, s’est indigné Sir Ronald Sanders, ambassadeur d’Antigua-et-Barbuda. De plus, comme cela a été mentionné à maintes reprises lors de la réunion, la reconnaissance d’un gouvernement est le droit souverain des Etats et ne peut être déterminée ou imposée par une organisation multilatérale. A tout le moins, étant donné son importance politique, la question aurait dû être examinée par une session extraordinaire de l’Assemblée générale, l’organe suprême de l’OEA. »

Peu relayé médiatiquement, un vent de révolte souffle sur l’institution multilatérale – et non supranationale ! – ainsi que sur la mafia qui prétend y imposer sa loi. Un nombre important d’Etats membres ont considéré comme nulle et non avenue, sans effet juridique, la résolution du 9 avril. Chacune à sa manière, les délégations d’Antigua-et-Barbuda, de Trinidad-et-Tobago, de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de la Dominique, de la Bolivie, du Mexique, du Nicaragua, du Guyana, du Surinam, de Saint-Kitts-et-Nevis, de la Barbade et de l’Uruguay ont exprimé leur refus de reconnaître l’ambassadeur fantoche du fantoche Guaido.

Le Venezuela, lui, a fait la fête. Le samedi 27 avril, jour effectif de son retrait « des latrines de l’impérialisme », comme les a qualifiées le président de l’Assemblée nationale constituante Diosdado Cabello, une grande manifestation populaire a eu lieu à Caracas pour fêter l’événement.

Au nom de la souveraineté et de la dignité.

MAURICE LEMOINE

 

Notes:

[1] Exprimée en 1823 par le président étatsunien James Monroe, la déclaration de principe « l’Amérique aux Américains » (dite « Doctrine de Monroe »), sous couvert de rejeter le colonialisme européen, avait surtout pour objectif de placer tout le continent sous l’aire d’influence de Washington. Enoncé pour la première fois en 1845, un concept du même ordre la compléta : « Notre Destinée manifeste [consiste] à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence pour le libre développement de nos millions d’habitants qui se multiplient chaque année. »

[2] D’après des documents étatsuniens « déclassifiés » en septembre 1998.

[3] Ainsi que, à un degré moindre, les gouvernements du Pérou et du Venezuela.

[4] Philippe Hugon, « Le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés africains », Hérodote, Paris, 2009/3.

[5] Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay.

[6] Le système interaméricain des droits de l’Homme (SIDH) n’est en vigueur que dans 22 des 34 Etats membres de l’OEA : les Etats-Unis et le Canada ne l’ont pas ratifiée (Trinidad-et-Tobago s’en est retiré en mai 1999 et le Venezuela en septembre 2013).

[7] En 2012 : Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Equateur, la Dominique, Antigua-et-Barbuda et Saint-Vincent-et-les-Grenadines (le Honduras s’est retiré après le coup d’Etat de juin 2009).

[10El Universal, Caracas, 28 novembre 2017.

[11] Le Venezuela rejoindra finalement le Mercosur le 31 juillet 2012 (avant d’en être suspendu en août 2017 pour une supposée « rupture de l’ordre démocratique »).

[12] Cette lettre ne sera rendue publique par Mujica que le 18 juin 2016.

[13] Le Groupe de Lima rassemble alors l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panamá, le Paraguay, le Pérou, le Guyana et Sainte-Lucie. Le Mexique le quittera après la prise de fonction du président de centre gauche Andrés Manuel López Obrador en décembre 2018.

[14] Reconnu coupable (avec son ministre de la Défense) par une cour de justice de Floride, Sánchez de Lozada a été condamné en avril 2018 à payer 10 millions de dollars d’indemnisation aux familles des victimes qui s’étaient portées partie civile.

[15] Si aucun accord n’est trouvé entre les délégations du pouvoir et de l’opposition (Alliance civique) actuellement en négociation, une réunion de l’Assemblée générale de l’OEA est prévue, le 26 juin prochain, à Medellín (Colombie), pour tenter d’appliquer la Charte démocratique et suspendre le Nicaragua.

[16] Chiffres du Haut commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) et de la très officielle Unité des victimes, du gouvernement colombien.

[17El País, Madrid, 31 mars 2019.

HUMOUR

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POUR CONJURER LE MAUVAIS SORT

*

Garce de Vie, as-tu un sens dans tes écarts,

A vouloir abolir, juste ébauché, le frêle,

Briser qui n’a pas tout donné, mettre au rencart,

Rivant le désespoir au jeu de la marelle,

Introniser la Mort au fond des yeux hagards,

Eloignant d’un revers la jeunesse aquarelle,

Libérer le malheur, mortifiant sans égard ?

ÉLECTIONS — POUR DIX GRAMMES DE PLUS

Encore un exemple de la bassesse intrinsèque de la racaille qui « dirige » l’État.

Après avoir supprimé, dès bien avant, les candidatures par circonscriptions régionales, ce qui élimine de fait toute représentation potentielle de partis régionalistes,

le 19 avril dernier un arrêté du maffieux, cynique, dilettante, incompétent et ennemi du peuple de l’Intérieur (celui dont un certain nombre de policiers ont demandé, dès novembre, sa démission, mais on ne le sait que maintenant)

a repris le principe de ne rembourser les frais de propagande, selon un certain barème à la page imprimée (circulaire, bulletin de vote) idem pour les affiches, que pour les listes dépassant 3% des votes exprimés,

mais en y ajoutant une mesure qui n’a l’air de rien, et qui a pourtant des conséquences énormes pour toutes les petites listes et est une véritable provocation en cette période de restriction généralisée, du Mouvement des Gilets Jaunes, et d‘un esprit écolo développé :

Le grammage minimum du papier a été fixé à 70 grammes par m2. Or, jusqu’à maintenant, il était de 60 grammes !

Bah ! Dix grammes qu’est-ce que c’est ? diront certains un peu rapidement ! Mesurons les conséquences :

Il y a environ 45 millions d’inscrits sur les listes électorales. Le fait d’augmenter de 10 grammes le grammage minimum du papier, augmente potentiellement le poids du papier de 40.000.000 x 10 g. Généralement, du moins pour ceux qui ont les moyens, les bulletins de vote sont en double : envoyés chez les électeurs et présents dans les bureaux de vote. Le poids est donc augmenté finalement de :

40.000.000 x 10 x 3 grammes. Soit un total de : 1.350.000.000 grammes, autrement dit : 1.350 tonnes.

Ses 1.350 tonnes en plus, ont un coût en papier (plus le papier est épais, plus il est cher) et en transport (plus le papier est épais, plus il est lourd comme on vient de le rappeler).

Les candidats payent non seulement le papier, mais aussi l’impression (plus ou moins chère elle aussi, avec simple recto ou recto-verso, et selon  le recours plus ou moins important aux couleurs), mais encore, le transport vers les lieux de distribution (les préfectures, je pense).

Ce simple passage de 60 à 70 grammes va donc augmenter de plusieurs centaines de milliers d’euros les frais de propagande de chaque liste. D’où, par exemple, plus encore que d’habitude, l’absence prévisible de profession de foi pour certaines ; ou la présence d’un bulletin de vote uniquement dans les bureaux de vote. D’où déjà le renoncement de certains dès avant dépôt de liste. Ou encore la présence totalement symbolique de certaines listes, sans aucun bulletin de vote et encore moins de circulaire.

Et je ne parle pas du coût des affiches. Sans oublier la TVA ! Taux réduit sur circulaires et bulletins, mais taux plein sur les affiches.

Et quand on sait la durée plus qu’éphémère de cette débauche de papier ! Ou encore la part de l’abstention. Etc.

C’est là un nouvel exemple de ce que l’on nomme la « démocratie représentative », me dit-on…

ANNE BOURGUIGNON DITE ANÉMONE (1950 – 2019)

Anémone (1968) de Philippe Garrel

Dans le style « cinéma d’avant-garde expérimental ». Malheureusement mal synchronisé ici.

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Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine (1977) de Coluche et Marc Monnet

Le film qui la fit connaître vraiment.

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Le Père Noël est une ordure (1982) – ici le film de Jean-Marie Poiré et non la pièce filmée

Ce fut du temps où elle fréquentait la troupe du Splendid (et… des Bronzés), fondée par des copains de lycée sortis tout droit de Neuilly : Blanc, Clavier, Jugnot, Lhermitte. Elle prit ses distances avec eux quand elle sut que les acteurs du film (énorme succès) étaient rémunérés au pourcentage sauf elle… puis quand elle se rendit compte qu’ils étaient tous de droite ; elle étant très « Peace and Love » et écolo du temps des Verts réellement Verts, et fort peu « chaud-bise » (et également gauchère) … ce qu’elle ne cessa d’être jusqu’à la fin de sa vie, bien que totalement désabusée par la société des hommes et pessimiste quand à l’avenir de l’humanité. « Le monde me gonfle sérieusement ».

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Le Grand Chemin (1987) de Jean-Loup Hubert

Beau rôle, grand film — sans doute aussi parce qu’il me rappelle ma propre jeunesse et parce qu’il a été réalisé par un nantais, donc un quasi « pays » pour moi, ainsi que par quelqu’un de ma génération, réalisateur discret.

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Gros plan sur Anémone (1987) entretien sur la RTS

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Les Amours secrètes (2010) de Franck Phelizon

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Chimpanzé commun ou bonobo ? du documentaire Demokratia (2015)

Théorie fort intéressante. « … et en réalité ce qui nous caractérise vraiment c’est que nous sommes la seule espèce vivante dont les membres ne sont pas d’accord entre eux sur quelle organisation sociale adopter tous ensemble […] et c’est de la dispute que naît l’intelligence; enfin que s’est perfectionnée l’intelligence … »

Du rôle de la Providence, peut-être, dans l’incendie de Notre-Dame

Publié le 16 avril 2019 par defensededavidhamilton

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Politicards, écrivaillons, intellos-aux-yeux-qui-pensent du genre de Roberto Saviano*, milliardaires, acteurs et starlettes, tout ce beau monde a commencé à vomir sa bonté et ses bons sentiments au sujet de Notre-Dame. Les richards vont cracher des millions dans le but affiché de «faire revivre» la cathédrale. La famille Pinault a annoncé, pour commencer, un don immédiat de 100 millions d’euros. LVMH a doublé la mise, et proposé 200 millions d’euros. Qui dit mieux? La France tend la main au monde entier.

Pourtant, fallait-il attendre que Notre-Dame soit la proie des flammes? Est-ce que « gouverner », ce n’est pas « prévoir »? Depuis combien d’années, ou de décennies, Notre-Dame ne tombe-t-elle pas en ruine dans l’indifférence générale du gouvernement de la France laïque? Qui voulait payer les restaurations nécessaires? Personne. Surtout en France. L’archidiocèse, de temps en temps, criait misère. Mais quasiment en vain.

Bref, l’État s’est rempli les poches (merci les touristes: on parle au bas mot de 12 millions par an) mais combien d’argent est ensuite allé à la cathédrale? Et sur cet argent, combien a effectivement servi à des restaurations?… Maintenant, Macron se lamente sur les ruines que l’État n’a pas fait grand-chose pour éviter. Tout au contraire, cet incendie vient parfaitement à point pour que l’on commence, enfin, les travaux.

Faut-il parler d’incendie providentiel? « Jeanne d’Arc est (…) pour les Césariens, le personnage providentiel qui surgit quand la nation en a besoin », écrivait Maurice Barrès (Cahiers, tome 10, 1913, page 105). Certainement, il y a du providentiel (providentiel: « qui arrive par l’effet d’un heureux hasard ») dans cet incendie de Notre-Dame, puisque l’on va enfin trouver (surtout aux États-Unis et auprès des grandes fortunes privées) les financements nécessaires. Mieux vaut tard que jamais! Il est d’ailleurs toujours heureux de songer qu’existe la Providence, cette puissance supérieure voire (pour qui y croit) divine, qui gouverne le monde et veille sur les destins des individus, des lieux ou des objets. Tiens, par bonheur, seize statues de cuivre avaient été décrochées il y a quelques jours de la flèche pour être restaurées. Voilà au moins une heureuse coïncidence!

Dans un monde où tout est surveillé par les caméras, incroyable, en revanche il n’y avait donc pas le moindre tout petit œil électronique pour surveiller Notre-Dame?… Des ouvriers ont (dit-on) quitté les lieux peu avant le début du sinistre. Il n’en reste aucune image?… Il n’y avait donc pas non plus de systèmes technologiques de lutte contre le feu? Quel dommage!

Dans un pays, la France, où la piste du « suicide » de David Hamilton est « privilégiée », celle de l’incendie accidentel de Notre-Dame est elle aussi « privilégiée ».

Rien de nouveau sous le soleil…

***

Note de J.-P. F.

* Roberto Saviano. Je reprends ici ce que l’on trouve à droite et à gauche sur Internet le concernant.

Né à Naples en 1979 d’un père médecin goy et d’une mère institutrice juive, il a suivi des études universitaires de philosophie. Journaliste et écrivain, il est depuis la sortie de son livre Gomorra en 2006 (livre consacré aux clans de la mafia napolitaine et plus généralement campanienne ; Camorra en italien commun) sous protection policière.

Pour résumer, on peut dire qu’il fait polémique en Italie à cause de ses positions anti-maffieuses et pro-migrantes, jugées comme contradictoires. Il a également été condamné pour plagiat littéraire et a subi, en juillet 2018, une plainte du ministre de l’intérieur pour diffamation (il accusait ce dernier d’avoir aidé la mafia).

Il semble particulièrement prisé et récompensé, en divers honneurs, par les milieux unioneuropéophiles et mondialistes.

JEUX DE MAINS, JEUX DE VILAINS… OU PARISIEN, TÊTE DESCHIENS ?

Monsieur Deschiens et la tête à claques :

Il est bien connu qu’un très grand nombre de parisiens ne sont jamais que des provinciaux « montés à la capitale, pour réussir ». Réussir quoi, ça c’est autre chose ?!

Je précise, car c’est le cas pour not’ gars François, un normand si je ne me trompe pas. Et pour son ancien acolyte, not’ gars Bruno, un sarthois :

***

La grosse tête tète de l’art ?

– Tiens, v’la mon gars Monsieur Deschiens, ci-devant chevalier, puis officier et enfin commandeur des arts et des lettres (curieux cet aspect très monarchique des honneurs républicains) ! Comment t’appelles-tu ?

– François Morel, mais je déteste être filmé, je trouve ça mal poli, j’aime bien la courtoisie. Enfin j’aime pas être filmé sauf dans le monde du spectacle : salle de concert, théâtre, télé, et même radio comme ça se fait maintenant…

 

Les tours de garde ont mauvais genre.

*

Dès le matin, la sentinelle

Atteint son heure en nébuleuse

Toute embrumée et fabuleuse,

Fidèle au poste coccinelle.

*

À la relève, un mannequin

Sorti du bois, couvrant la nuit

Dessous son aile, ouvre l’ennui

Au chant mutin d’un arlequin.

*

La sentinelle, en beau Soleil,

Fuit la parade en son sommeil ;

Du mannequin discret amour.

*

Le lendemain, belle la Lune

Sera croquée (après l’un… l’une!)

Par le grand jour, non sans humour.

QUELQUES NOTULES À PROPOS DE LA CHANSONNETTE AUX TEMPS DES TRENTE GLORIEUSES

Le tournant des années 50 – 60, époque de profusion des 45 tours, et de la TSF (bien plus que de la télé), est une curieuse époque : si certains continuent la tradition de la chanson française, d’autres tombent dans la reprise et l’adaptation de chansons généralement nord-américaines (mais aussi de pays latins). Époque charnière.

Parmi la nouvelle génération, il en fut un comme Hervé Forneri, dit Dick Rivers, que l’on pourrait classer au premier abord comme tout en rupture, quelqu’un singeant dès quinze-seize ans, la chanson et la musique de variétés de nos dits « libérateurs », reprenant des titres anglo-saxons, généralement des « standards » comme on disait, nord-américains.

I

Je viens d’écrire : « Le tournant des années 50 – 60 […] Époque charnière ». On devrait même dire : époque qui fit le grand écart entre maintien difficile de traditions et relâchement dans l’acculturation d’importation (sans oublier l’opposition ville / campagne bien marquée). En voici une illustration parfaite avec l’extrait de ce film totalement oublié du temps encore des vieux cinoches :

1963, avec les Chats Sauvages après le départ de Dick Rivers remplacé par Michel Simonet alias Mike Shannon (qui chante encore de nos jours) voici une séquence du film Le Roi du village réalisé par Henri Gruel (ici dans sa version franco-italienne titrée : Bikini pericolosi ( Bikinis dangereux).

II

1962 Yéyé « Oh, dis le moi… »

Le petit train de la Tour de Mare, à Fréjus, est une attraction touristique qui a connu une fin tragique le dimanche 19 avril 1964. Le train s’est « emballé et il a déraillé, entraînant la mort d’une passagère et blessant 24 passagers, dont plusieurs très sérieusement.

Jeunesse et insouciance. Le pays se reconstruisait. En approfondissant un peu, du moins au niveau des paroles, de ces paroles légères, qui font rimer « amour » avec « toujours », on pourrait retrouver un petit fond de chanson populaire d’inspiration française.

III

Comme on pourrait retrouver un goût tout autant pour les rythmes lents de la romance sentimentale, la ballade (pour lui on dira que c’est « country ») que pour le dit rock.

A – « Tout l’amour que j’ai pour toi«  (qui est la reprise de Passion Flower) chanson lancée en France par le turco-israélite David Arugete dit Dario Moreno (les pseudonymes à consonances hispaniques étaient également prisés) et reprise par plusieurs autres, telle Iolanda Gigliotti calabro-égyptienne et chrétienne, Miss Égypte 1954, plus connue sous le nom de Dalida, comme ici dans un style burlesque en 1959 :

Cette chanson semble avoir son pendant dans les débuts de Dick Rivers, qui est : « L’amour que j’ai pour toi » (reprise de « Love of a man  » chanté par Gene Vincent ; paroles françaises : dit-on de Michel Morlanne), « slow » des sur-pat’ * ou autres surboums ou boums de l’été 1962. Du temps de « Dick Rivers et Les Chats Sauvages » (mai 1961 – été 1962).

* mot oublié que l’on retrouve dans le titre d’un 33 tours de 1959 : Surpat’ chez Léo Ferré par Jean Cardon et son orchestre, en concurrence avec Dansons chez Léo Ferré ; Jean Cardon étant alors l’accordéoniste qui accompagnait Ferré ; surpat’ étant évidemment la contraction de : surprise-partie.

B – « Il suffit de passer le pont » est une chanson du deuxième album de Georges Brassens sorti en 1953 :

En 1976, Dick Rivers sort un album dont l’un des titres est « Faire un pont (Country Roads) » Le voici la chantant en « crooner » « très propre sur lui » et à dentelles (mode masculine des années soixante-dix avec les chemises à fleurs) :

 

2019: la France des destructeurs de cathédrales est en marche

Publié le 19 avril 2019 par defensededavidhamilton

***

On vit une époque d’imbéciles. Il suffit pour s’en rendre compte d’observer une foule de passants (par exemple sur une place) tous courbés, par centaines ou par milliers, sur les écrans de leurs téléphones. Ou encore, d’observer une foule qui, aux premières notes de « musique » (je plaisante!) « rock and roll » (boum-boum, boum-boum, boum-boum: une imagination débordante!) se mettent tous à battre du pied mécaniquement, servilement.

L’homme moderne, qui est masse, suit et obéit en masse. Attentat à Charlie? Les moutons « sont » Charlie. Incendie à Notre-Dame? Les moutons « sont » Notre-Dame. Des millions d’individus, n’étant rien, réalisent enfin le vieux slogan de l’Internationale: « Nous ne sommes rien, soyons tout »…

Pourtant, cet incendie de Notre-Dame est absurde, dans maintes des versions qui en sont offertes. On parle d’un « bug » informatique qui, vingt minutes environ avant le début de l’incendie, aurait été une « erreur informatique ». Qui peut croire à ça, sinon des masses de gogos et d’ignares?

On devrait donc gober que, vingt minutes avant l’incendie, il y aurait eu une fausse alerte d’incendie?… Supposons que cela soit vrai. Dans cette société moderne, celle de la crétinerie humaine où les élites veulent (et on les comprend!) que commence le règne de « l’intelligence artificielle », fallait-il et faut-il alors s’en remettre à ladite intelligence artificielle pour détecter un tel incendie? Est-ce que cela ne serait pas revenu moins cher de payer des gardiens, des surveillants? On dit aussi que, depuis l’incendie, il y a une soixantaine de surveillants qui gardent l’édifice.  Si ceci aussi est vrai, je dois donc en déduire que l’Etat macronien et/ou les responsables de Notre-Dame ne salariaient personne, AVANT,  pour la surveillance des lieux. Tandis que, APRES, on paye soixante surveillants.

Maintenant, on parle de « reconstruire » Notre-Dame, et Emmanuel Macron (et son épouse Brigitte, naturellement) semble très pressé que cela advienne pendant son quinquennat. On cause aussi de « moderniser » la cathédrale – sans doute en la mettant à la mode des colonnes de Buren, de la Pyramide du Louvre, de Disneyland ou de quelques autres inanités ou atrocités inesthétiques, de quelques pauvretés sous-culturelles dont il n’est pourtant pas dans mes intentions de contester la pure et immense beauté moderne – car toutes ces oeuvres seraient- qui pourrait le contester? pas moi! – du plus bel et merveilleux effet dans les parkings de plus d’un supermarché de banlieue.

Bref, si le foyer d’incendie se trouvait sous la flèche de Notre-Dame, mais si le système (d’intelligence « artificielle ») a conduit d’abord en un autre point, on serait ravi de savoir qui a construit un tel système. Est-ce que la fable des « bugs » informatiques ne sert pas, trop souvent, à éviter de chercher et de punir des responsabilités humaines?

On dit que l’incendie provenait des « ascenseurs » servant à conduire les ouvriers sur les toits. Amusant aveu. Il y a presque mille ans, les constructeurs de cathédrales n’avaient pas d’ascenseurs, et le résultat n’était pas mal (je le dis sans aucun bigotisme, d’autant plus qu’à ma demande, j’ai été débaptisé et donc excommunié: je me fiche de Notre-Dame en tant que symbole chrétien).

En 2019 (l’époque de l’intelligence « artificielle »), il faut donc que les ouvriers bénéficient d’ascenseurs? Grimper là-haut par leurs propres moyens serait impensable? Trop fatigant, qui sait? Voilà comment l’homme moderne construit des ascenseurs pour les ouvriers, mais surveille ensuite lesdits ascenseurs avec des systèmes informatiques qui ne fonctionnent pas. Les constructeurs des cathédrales obéissaient à la spiritualité, à l’ésotérisme, aux leçons de Platon et à celles du Nombre d’Or. Les salariés du quinquennat macronien croient, eux, dans « l’intelligence » artificielle… Une réussite…

Conclusion: dans la Société du Spectacle, quelques milliardaires appartenant aux familles qui dirigent de grandes entreprises de « luxe » et de faux luxe vont se mettre à lancer leurs petits projets de « reconstruction » de Notre-Dame. Ces gens comptent, c’est à craindre, reconstruire Notre-Dame en en faisant quelque chose de brillant, de clinquant, de « moderne », en plastique, en béton armé ou en je ne sais quoi…

David Hamilton, né le 15 avril 1933, aurait eu 86 ans le 15 avril 2019, jour de l’incendie de Notre-Dame. Quel symbole!… Il a eu la chance de ne pas voir cela. Sans aucun doute, étant un artiste, un vrai artiste et un grand artiste, il n’aurait certainement pas été appelé à reconstruire (je plaisante) Notre-Dame, contrairement à tous les politiciens, les faiseurs et les histrions qui vont maintenant s’occuper de ce qui reste (à moins que l’écroulement ne soit pas fini?) de la cathédrale. La pauvre…

Quant à la police française, dans l’affaire de l’incendie de Notre-Dame, elle interroge (dit-on) les ouvriers. Elle aurait déjà entendu des dizaines de personnes.

Après la mort par « suicide » de David Hamilton, on aurait aimé assister à une telle célérité…

BLAGUE JUIVE ?

Après une malheureuse « cadre » de l’UNEF qui a déclaré qu’elle n’en avait rien à faire de l’incendie de Notre Dame de Paris, et que ce n’était qu’un problème de « petits blancs », sans remarquer qu’elle-même était blanche, puisqu’elle est d’origine maghrébine, tout en exhibant finalement sa « francitude » d’importation ; peu française, inculte ou bornée — Hé oui, ce syndicat estudiantin existe encore ; à quoi sert-il ? À faire ses classes politicardes sans doute. À mon époque déjà, des représentants syndicaux étudiants, on en rencontrait qui avaient près de la quarantaine ;

Voici un malheureux « cadre » judéo-talmudique, un rabbin d’origine française, mais émigré depuis les années soixante en Palestine occupée, qui nous apprend que Notre Dame a été victime de la justice divine, celle de Yahvé. Ce qui prouve bien, encore une fois, que dans l’esprit embrumé de certains, leur dieu n’est que malheur et méchanceté. Même, précisons-le, contre son propre peuple élu à qui il a déjà imposé plusieurs fois châtiment d’holocauste (ce n’est pas moi qui le dit, mais les rabbins; et la dernière fois n’est pas si vieille). Ce qui l’apparente aux pires des dieux sémites antiques du genre Ba’al ou Tanit consumant de jeunes enfants à tour de bras (ce n’est pas une légende, on en a retrouvé des traces archéologiques éloquentes il y a peu d’années sur le site antique de Carthage).

Oui ! Ai-je le droit d’ajouter que les hommes ont toujours fait leurs dieux à leur image ? « Dieu a fait l’Homme à son image » … Non ! l’Homme a fait Dieu, tous ses dieux à son image ! Mais finalement cela revient au même : ce n’est pas toujours génial. Pas souvent jojo !

C’est d’ailleurs pourquoi certaines religions antiques ou moyenâgeuses, ou certains milieux de la Gnose affirmaient qu’il ne fallait pas confondre le dieu terrestre et le dieu céleste, l’un étant finalement le Diable en personne, l’usurpateur, et l’autre le vrai Dieu, le démiurge déchu.  Le vrai Dieu des éons et luminaires.

En attendant, ce rabbin, un certain Shlomo Aviner (Aviné, en voilà d’un nom apparemment prédestiné) a déclaré entre autres :

« Le premier important autodafé de textes du Talmud s’est déroulé à Paris, sur la place de la cathédrale Notre-Dame. Il a résulté de la disputation de Paris, au cours duquel des sages juifs avaient été contraints de débattre avec des sages chrétiens, et ces Talmud en flammes en avaient été la conséquence. Des volumes du Talmud avaient été transportés dans vingt charrettes et brûlés : mille deux cents volumes du Talmud. Et cet incendie est donc la démonstration “qu’il y a une justice et qu’il y a un juge” »

Cette dernière phrase est une référence aux textes judéo-talmudiques. Rappelons que cette « dispute », ce débat se tint sous la « présidence » de Saint Louis. Louis IX dit Le Prud’homme. On me dit que sa tunique (peut-être pas apocryphe) fait partie des trésors heureusement saufs de Notre Dame.

Personnellement, je suis pour la liberté d’expression, mais je note quand même que tant le rabbin que la petite maghrébine (par ailleurs jolie fille et pouvant passer physiquement pour une italienne, une espagnole, une grecque… fruit du brassage méditerranéen) ne se rendent même pas compte, ou se rendent trop compte, qu’ils ne font qu’attiser le feu de Notre Dame si l’on peut dire.

Ceci dit, je n’ai pas envie de brûler le Talmud, monument historique, pas même sur le parvis de Notre Dame, mais je dois quand même rappeler que, comme tant de passages de la Torah ou de la Bible chrétienne, mais sans doute plus encore, le Talmud est périmé au monde d’une certaine tolérance et avancées des esprits, bien que de nos jours tout ça semble notablement régresser.

Et que s’il a été brûlé à la suite du Procès du Talmud en 1242, c’était tout à fait logique dans l’esprit de l’époque. N’y trouve-t-on pas tout un tas de préceptes ou de réflexions de divers rabbarim parfaitement racistes et agressifs, immoraux et sournois. Et anti-chrétiens en particulier. J’ai déjà fait un article sur le sujet. Pour rafraîchir les mémoires citons ici, pris au hasard, ces deux préceptes (il y en a des centaines de cet acabit et des pires dans ce monument talmudique des lieux communs de la haine et de la bêtise sortis du cerveau malade de différentes « sages » des siècles passés) qui semblent correspondre tellement à la situation palestinienne, pour ne parler que d’elle :

« Le Juif est la semence de Dieu et le goy est celle du bétail » (je n’ai pas sous la main la référence précise) 

« Un goy est comme un chien. Les Écritures nous apprennent qu’un chien mérite plus de respect qu’un goy. » (Ereget Rashi Erod. 22.30).

Il faut savoir que le Talmud, comme la version vocalisée de la Torah et autres textes sacrés du judaïsme ancien (d’avant J.C.), est propre aux premiers siècles de notre ère, celui du développement considérable de la religion chrétienne. De la religion d’un homme qui nage aux Enfers, pour toute éternité, dans un bain d’excréments brûlants, comme nous explique ce docte livre sacré. De fait, ce texte de compilations de littérature orale ancienne glosées à n’en plus finir par les « sages » rabbins au cours des siècles, est né en partie en réaction à cette réalité historique. De nos jours, personne ne cherche à en faire large traduction et large publicité. On comprend pourquoi.

Préceptes, principes absolument pas morts puisque au mois de février 2015, pour ne prendre que cet exemple, les responsables de l’abbaye de la Dormition, à Jérusalem, ont retrouvé une partie du séminaire brûlé et des slogans peints sur les murs qui disaient, parmi d’autres, et en hébreu : « mort aux chrétiens », « mort aux arabes » et « Jésus est un singe ». Être assimilé à un singe semble être l’injure suprême, ce qui montre le peu d’humanité de ces crétins racistes et suprémacistes qui parfois feraient bien mieux de se regarder eux-mêmes … singeant un temps déchu, désuet, anachronique. Insupportable pour notre époque déjà pas gironde.

De curieux « sages » ces rabbins qui finalement aux premiers siècles de notre ère ont pris l’ascendant sur leurs congénères qui étaient exempts de toute propriété, et dont le prestige n’était plus que symbolique, je veux parler de la classe (caste, tribu) sacerdotale comprenant les cohanîm (prêtes sacrificateurs) et les lévites (servants du Temple, administrateurs, juges, artistes…) pour créer une nouvelle religion juive d’un racisme tribal et agressif achevé. Tribalisme d’autant plus « comique » que de nos jours la plupart des Juifs, ou du moins des judéo-sionistes non justement rien de sémites, adorent le Veau d’Or et ne prêchent que pour le mondialisme.

Ce qui, somme toute, est logique puisque le mondialisme n’est rien d’autre que le capitalisme exacerbé d’une caste qui sous sa coupe exploite, domine, dirige, opprime, réprime, détruit, uniformise, avilit, abêtit, esclavagise la grande masse des hommes ordinaires … selon des principes qui finalement ressemblent par bien des côtés aux « valeurs » défendues par le Talmud.

HUMOUR DU JOUR

dessin : Alx.

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L’incendie de Notre-Dame de Paris, symbole et électrochoc.

article du 16/4/2019, extrait du site de l’U.P.R.

les mots entre [ ] sont des ajouts de moi J.-P.F.

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L’Histoire a des ruses souvent inattendues. En ce lundi 15 avril 2019, les médias avaient chauffé à blanc l’opinion publique en commentant à-qui-mieux-mieux le discours que devait tenir Macron à 20h00. Ce discours devait être l’annonce des premières mesures tirées du pseudo-« Grand débat », prétendument en réponse aux revendications du mouvement des Gilets jaunes. Ce discours télévisé devait marquer, nous avait-on dit, le « tournant » du quinquennat. Hélas ! À 18h43, alors que l’intervention de Macron avait déjà été enregistrée et que la télévision se mettait en ordre pour le diffuser à 20h00, un terrible incendie a éclaté à Notre-Dame-de-Paris, détruisant la célèbre flèche faîtière et faisant disparaître en fumée des charpentes des XIIIe et XIXe siècles.

Certains ont imaginé aussitôt un attentat. Mais la piste accidentelle est privilégiée à ce stade : le feu semble avoir pris à partir des échafaudages des travaux actuellement en cours, et qui venaient tout juste de retirer – le 11 avril – de précieuses statues de cuivre, lesquelles sont donc ainsi miraculeusement préservées.

Il est probable que cet incendie est dû à la négligence des agents qui travaillaient sur les échafaudages. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sous le chef de « destruction involontaire par incendie ». La presse de ce 16 avril évoque l’hypothèse d’un foyer provoqué par un travail de soudure sur la charpente en bois et annonce que les ouvriers qui travaillaient sur ce chantier ont été convoqués pour audition par la police judiciaire qui a mobilisé près de 50 enquêteurs à cette fin. L’incendie de ce monument a aussitôt suscité une émotion nationale et mondiale.

Car Notre-Dame de Paris est, avec le Mont Saint-Michel et le Château de Versailles, l’un des symboles mêmes de la France aux yeux des peuples du monde. Son spectaculaire embrasement au coucher du soleil – et l’effondrement de la flèche de ce haut-lieu de la France catholique – ont horrifié les milliers de personnes présentes, parmi lesquelles des touristes venus des quatre coins du globe. La consternation et la stupéfaction ont aussitôt gagné les salles de rédaction des médias de la planète. Saisissant l’occasion de tacler Macron une nouvelle fois, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il fallait ne pas rester les bras ballants et se précipiter pour agir, quitte à employer des Canadair… [une bêtise, le poids de l’eau pouvant entraîner la chute de murs ou plus encore de la voûte]

Dans l’esprit de millions de personnes, sur place ou devant leurs télévisions, ce spectacle grandiose et tragique a revêtu quelque chose de barbare, surnaturel et menaçant.

Commentaires : UN SYMBOLE ET UN SENTIMENT DE HONTE

Pour certains esprits, froids et rationnels, ce tragique fait divers n’est qu’un terrible, triste et malencontreux concours de circonstances.

Pour d’autres esprits, croyants ou enclins à l’irrationnel, il s’agit d’un châtiment divin contre une France en perdition, un ultime avertissement au peuple français avant que la nation de Saint Louis ne disparaisse dans l’abîme.

À mi-chemin entre ces deux visions, le plus grand nombre éprouve un sentiment de malaise et de honte. Croyant ou non-croyant, tout un chacun ressent au fond de soi que cet événement est un mauvais présage, qu’il revêt la dimension d’un symbole – celui d’un « pays qui fout le camp » – et qu’il se teinte d’un sentiment de honte.

Dans de nombreuses conversations ce 16 avril au matin, les gens, tristes et désabusés, font remarquer avec amertume que cette destruction partielle de Notre-Dame de Paris est malheureusement cohérente avec ce sentiment de destruction généralisée de tout ce qu’est la France.

Puisque l’on a bradé Gec Alstom et Technip aux Américains, le TGV aux Allemands, une centaine de châteaux viticoles dans le Bordelais et des milliers d’hectares de terre de la Beauce aux Chinois, puisque Macron laisse sans réagir les Allemands revendiquer « au nom de l’Union européenne » notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies et bientôt notre armement nucléaire, puisque Macron s’apprête à vendre à l’encan et à des fonds de pension étrangers EDF, nos barrages hydroélectriques, Engie, la SNCF, nos aéroports et bientôt nos routes nationales, puisque Macron s’apprête à défaire l’unité nationale en promouvant une « collectivité ‘‘européenne’’ d’Alsace » contre le référendum de ses habitants, puisque l’État laisse des centaines de monuments historiques se délabrer et des églises être rasées, l’incendie de Notre-Dame n’apparaît finalement aux yeux de beaucoup que comme l’un des nouveaux chapitres de ce suicide national

On notera d’ailleurs que, dès ce 16 avril au matin, les architectes et les historiens de l’art on dénoncé le manque cruel d’entretien dans les bâtiments du patrimoine français [et l’incurie ; pour eux, c’est l’incendie de trop].

Là comme ailleurs, les restrictions budgétaires dues à notre appartenance à l’UE et à l’euro provoquent des désastres. La France n’a pas assez d’argent pour entretenir ses monuments historiques, mais elle en a toujours assez pour lâcher 9 milliards d’euros par an à la Pologne, la Hongrie, les Pays Baltes, l’Ukraine, etc.

Quel que soit le point de vue, force est en tout cas de constater deux choses :

➡️ 1°) – même si la structure de Notre Dame de Paris et les chefs-d’œuvre qu’elle contient sont heureusement sauvés, la destruction de toute sa charpente représente une tragédie patrimoniale et artistique qui étreint le cœur et fait venir les larmes aux yeux de tous les amoureux de la France.

➡️ 2°) – en notre monde d’images et de symboles médiatiques, cet incendie ravageur ne pouvait pas plus mal tomber pour le locataire de l’Élysée

d’une part, l’éborgneur en chef des Gilets jaunes a été contraint, sous la pression de l’événement, de remballer piteusement son discours « en réponse aux Gilets Jaunes » dans lequel il s’apprêtait encore et toujours à enfumer le peuple français.

La fumée de Notre-Dame a empêché l’enfumage concocté par l’Élysée, on ne saurait imaginer un symbole plus ironique et destructeur pour l’autorité de Macron !

d’autre part, les liquidateurs en chef de notre patrimoine national, Macron et Édouard Philippe, qui n’ont de cesse que de tout brader à l’étranger sur injonction des rapports annuels des GOPÉ de la Commission européenne et en application des traités européens, ont été forcés de venir jouer misérablement les pleureuses devant Notre-Dame de Paris en flammes.

Les fossoyeurs du patrimoine national contraints de venir se lamenter hypocritement de la destruction de notre patrimoine national, là aussi, quel symbole narquois et amer !

Conclusion : UN ÉLECTROCHOC HISTORIQUE ?

L’incendie de Notre-Dame de Paris du 15 avril 2019 en rappelle un autre : l’incendie de la charpente de la Cathédrale de Chartres survenu le 20 septembre 1914, au tout début de la Première guerre mondiale.

Cet incendie, provoqué par des bombardements allemands, créa un choc considérable dans toute la France. Très vite des polémiques se développèrent, sur le côté intentionnel du bombardement d’une part et sur l’ampleur des dégâts d’autre part.

Du point de vue français, le bombardement avait été effectué en toute connaissance de cause et portait la marque de la barbarie et du vandalisme allemands.

De leur côté, les Allemands tentèrent d’établir des contre-feux en accusant les militaires français d’avoir utilisé les tours de la cathédrale comme observatoire, ce qui aurait justifié leur bombardement. De même, ils minimisèrent largement les dégâts alors que la presse française eut tendance à les exagérer en écrivant que le monument n’était plus qu’un tas de ruines

Mais l’essentiel de l’évènement fut ailleurs. L’incendie de la Cathédrale de Reims constitua un fait nouveau, que rien ne raccrochait à une expérience passée. Il fixa l’image de « la cathédrale martyre » et du « crime de Reims ».

Cet incendie agit alors comme un électrochoc sur le peuple français et le motiva pour résister de toutes ses forces à l’envahisseur allemand et à l’asservissement de la patrie.

Il nous reste à espérer que le tragique incendie de Notre Dame de Paris de ce sinistre 15 avril 2019 va provoquer un électrochoc de même ampleur que celui de la Cathédrale de Reims le 20 septembre 1914.

Car le « tournant » tant annoncé du quinquennat se révèle bien différent de ce qui était prévu par Macron. Il faut espérer que ce tournant va être celui où le peuple français va enfin sortir de sa torpeur.

Il faut espérer que les Français vont soudain réaliser, comme sous l’effet d’un électrochoc, que l’incendie de Notre-Dame est le symbole même de la déchéance de la France, à cause de leur passivité collective face à une caste et une idéologie européistes qui sont en train de détruire sous leurs yeux le pays de Saint Louis, Jeanne d’Arc, François Ier, Henri IV, Louis XIV, Robespierre, Napoléon, Gambetta, Jaurès, Clemenceau et Charles de Gaulle.

François Asselineau.

D’un 15 avril, l’autre: de Notre-Dame à David Hamilton

Publié le 16 avril 2019 par defensededavidhamilton

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Hier, un incendie a éclaté, à Paris, sur le toit de la cathédrale de Notre-Dame. Voici ce que, personnellement, j’ai à en dire.

Est-ce un « symbole de la France » qui a été (partiellement) dévoré par les flammes? Non, pas vraiment. La cathédrale fut construite à partir de 1163, mais que reste-t-il de cette époque? Rien ou presque. Une grande partie de Notre-Dame est fort récente puisqu’elle date des années 1844 à 1864, quand Viollet-le-Duc y effectua quelque chose qui était davantage qu’une « restauration ».

Considérant qu’il se trouvait ici, autrefois, un temple païen gallo-romain, je peux simplement constater qu’un monument en pérenne reconstruction a été endommagé. En 1756, les hommes d’Eglise jugeant l’édifice trop sombre exigèrent que fussent… détruits les vitraux du Moyen  Âge pour les remplacer par… du verre blanc. Exemple parmi tant d’autres! Où serait le scandale? Rien n’est éternel. L’édifice des années 1160 avait succédé, de la sorte, à l’on ne sait combien (trois, quatre, cinq) d’autres monuments.

Si l’homme moderne est assez imbécile pour barder le toit d’un édifice d’installations électriques (et cela, au risque d’un court-circuit), et d’un échafaudage évidemment construit dans des matériaux qui ont favorisé la progression des flammes; si l’homme moderne est assez imbécile pour prétendre aller sur Mars mais ne pas songer à payer des gardiens diurnes et nocturnes pour surveiller Notre-Dame, moi à l’imbécillité humaine je ne peux rien. Ce n’est nullement Notre-Dame d’autrefois qui a été victime d’un incendie. C’est celle d’aujourd’hui. C’est celle de l’imbécillité humaine d’aujourd’hui. Il y a longtemps que Notre-Dame n’existe plus!

Que reste-t-il de la sacralité de Notre-Dame? Que dalle. Le sens du sacré a crevé, depuis longtemps. Il y a longtemps que Notre-Dame n’est plus qu’une attraction pour des millions de touristes (13 à 14 millions de personnes par an, me dit-on) qui jaillissent au pas de charge de leurs autocars et font leurs trois petites photos sans seulement savoir ce qu’ils voient, avant d’y remonter. Un lieu de consommation sous-culturelle de masse, parmi les autres. Non, Notre-Dame n’est plus un symbole de quoi que ce soit. Notre-Dame n’est plus, depuis longtemps, que l’un des symboles du néant moderne et contemporain. 13-14 millions de touristes par an, au fait, où vont les sous? (On ne pouvait pas payer des gardiens?)

On a vu, hier, des touristes se faire des « selfies » devant l’incendie. On a vu les politiciens sortir de leurs poches leurs habituels petits discours de petits Maires de Champignac. On a  vu aussi des touristes, ou des Parisiens, tomber à genoux et se mettre à prier devant les photographes de presse. Curieuse humanité moderne… Personne ne prie plus, sauf devant les drames (ou les drames présumés), à condition qu’il s’agisse de drames collectifs. Tous ces gens sont tombés à genoux devant Notre-Dame, alors que la plupart ignorent très probablement tout de son histoire. Tous ces gens sont tombés à genoux, mais pas vraiment devant Notre-Dame. Ils sont tombés à genoux devant le dernier événement d’émotivité planétaire mis en scène ou largement relayé par le Système médiatique. Leur slogan sera certainement d’une originalité rare, et des millions ou des milliards de moutons vont se mettre à psalmodier: « Je suis Notre-Dame ».

A quelque chose malheur est bon, on va sans doute parler davantage de Notre-Dame que des gilets jaunes. Certains doivent en caresser l’espoir. Macron a promis de « reconstruire Notre-Dame » alors que, de toute évidence, si cette reconstruction advient, elle adviendra lorsque ledit monsieur ne sera plus président depuis longtemps. Des milliardaires vont offrir leur petite obole (quelques millions d’euros, ce sont des miettes, pour eux), ce qui leur fera de la publicité. Ils passeront, une fois de plus, pour des « bons ». Et nul doute, évidemment, quant au fait que la reconstruction de Notre-Dame ne  fasse circuler beaucoup, beaucoup, beaucoup de pognon. En 2017 déjà, l’archevêché avait lancé un appel à des dons pour un montant (espéré) de 100 millions d’euros en vingt ans afin de réparer la fameuse flèche de Viollet-Leduc… qui s’est, justement, effondrée hier.

Hier, c’était le 15 avril. Jour anniversaire de la naissance (en 1933) de David Hamilton. Pauvre David Hamilton. Personne ne parlait plus de lui, quand il est mort (par « suicide »). Le monde moderne s’est remis à parler un peu de David Hamilton, vers la fin de 2016, juste parce qu’une ex Miss OK avait pondu un p’tit bouquin où le plus grand photographe de la fin du XXe siècle était la cible d’accusations improuvables au sujet de faits censés avoir eu lieu des dizaines d’années auparavant…

Puis, le nom de David Hamilton est retombé dans le silence. Il y serait complètement, sans le blog « En défense de David Hamilton », et sans mes livres. Et sans les articles et les vidéos de Roland Jaccard, aussi.

C’est que David Hamilton était une personnalité isolée. Un artiste. Une personnalité de l’élite véritable, celle du coeur et de l’esprit. Un solitaire. Un poète voué à l’émotion.

Rien à voir avec le troupeau des masses, qui camouflent leur absence d’émotions nobles dans ce qui est le contraire de l’émotion: l’émotivité grégaire et médiatique de la « Comédie du spectacle » jadis admirablement décrite et dénoncée par Guy Debord.

Dans l’affaire David Hamilton, un homme est mort. Mais c’était un homme seul. Il n’y avait pas là matière, pour l’appareil servile de la « grande » presse, à créer du buzz.

Les mass media, qui obéissent aux ordres qu’ils reçoivent, déversent dans les cervelles du gros public des tonnes d’images destinées à la fois à capter et à influencer leur attention. Les images ne servent pas qu’à illustrer les « informations », qui sont soigneusement sélectionnées. On ne met à la une que ce qui doit s’y trouver.  Le journalisme est devenu une sous-branche de la publicité. Le monde moderne ne raconte plus ce qui se passe. Il cherche à persuader les gogos, chose très facile.  Et à infléchir les comportements et les attitudes des masses. Avec un complet succès.

Pour qu’en France on recause de Notre-Dame d’une façon qui ne soit pas exclusivement « touristique », il a fallu un incendie, des images diffusées en boucle par les téloches du monde entier, une sorte de 11 septembre à la française. Chacun sait ou devrait savoir que les images collectives – à l’époque des « réseaux sociaux » – conduisent rapidement les masses dans des voies émotives, tandis que le matériel artistique de qualité, qui jouit d’une moindre diffusion (livres; photographies…) n’a quasiment plus aucun effet.

La mort de David Hamilton, à mes yeux, est certainement un drame plus profond qu’un incendie dans le toit de Notre-Dame. Lequel a eu lieu suite à la probable incurie des responsables de la restauration dudit édifice (quelqu’un sera-t-il amené à rendre des comptes?), qui n’avaient semble-t-il point songé à mettre en place des systèmes technologiques ou humains de surveillance. Curieux, curieux…

NOTRE DAME DE LA CITÉ : UN NOUVEAU SIGNE DES DIEUX ?

Parmi le foisonnement de commentaires et réflexions prévisibles, concernant l’affligeant incendie de Notre-Dame de Paris, qui avait échappée jusqu’ici à plusieurs révolutions et deux guerres mondiales (mais qui n’avait pas échappé à de multiples modifications, reconstructions, restaurations parfois poussées, propres au XIXe siècle, comme il en fut du Mont Saint Michel par exemple) j’ajoute mon petit couplet.

Je note que c’est la deuxième fois en peu d’années que Notre Dame est malmenée, violentée.

Tout d’abord, Notre Dame des champs et des prés, ou si l’on préfère Notre-Dame-des-Landes, petit pays haut-breton qui pour moi a un charme particulier puisqu’il est le pays de naissance de ma grand-mère paternelle. Notre-Dame qui a échappé à un aéroport inutile, né de la folie des grandeurs de pseudo-progressistes, et qui est la Notre-Dame, si l’on peut dire, des Gilets Jaunes.

Et maintenant Notre Dame des villes et des cités, ou si l’on préfère Notre Dame de Paris, de la mégapole des bobos où la religion en général et catholique en particulier ne fait plus recette, et est particulièrement décriée et malmenée, et où des laïcards anticléricaux tiennent les rênes du pouvoir local. Notre Dame qui baigne au milieu du mondialisme et de la pollution urbaine qui lui font autant de tort et de mal qu’un incendie, mais plus sournoisement.

De cet incendie, que Victor Hugo a décrit d’une manière prémonitoire, j’y verrais un signe des temps.

Sortie comme tout grand monument des siècles passés et de tant de châteaux et manoirs, de la main de l’ouvrier, artisan ou artiste, des architectes et compagnons, sans beaucoup d’aide de machines, sans que ceux qui en firent les fondations n’en virent la flèche – ce qui en fait toute la grandeur – Notre Dame, comme toutes les grandes cathédrales d’Europe (beaucoup l’on dit bien avant moi), est la synthèse symbolique d’une société qui faisait renaître la grandeur humaine et la civilisation après des siècles de décadence.

Né de la foi et d’une volonté un peu folle, temples du Sacré et indubitablement somme des arts de la construction et de l’architecture, elles réunissaient en leur sein, comme la plus simple des églises ou des chapelles d’ailleurs, ce qui élevait l’Homme : la sculpture, la peinture, l’art du vitrail, la musique et le chant, sans oublier le décorum, le cérémonial, le sermon, l’emphase des lieux en un tout de communion esthétique et éthique, émotionnelle propre à ces temps qui ne sont plus.

Et c’est là que je voudrais en venir en un premier point ; la technique dite moderne, le technologisme modernisme vient de procurer à Notre Dame beaucoup de malheur. Victime sans doute d’un court-circuit, d’une flammèche de chalumeau égarée sur du bois ou du plomb, ou d’un mégot négligemment jeté, il suffisait de regarder quelques secondes l’embrasement, véritable boule de feu, qui planait au-dessus des toits de Notre Dame, pour se rendre compte que tout un tas de produits modernes ne faisaient qu’attiser le feu du Diable. Il est arrivé la même chose à l’église Saint-Donatien de Nantes il y a peu d’années et à la cathédrale de Nantes au tout début des années soixante-dix, et dans les mêmes conditions : restauration, rénovation. N’y aurait-il pas un problème à ce niveau ?

On ne peut pas jouer à Dieu ou au Diable sans se brûler les doigts, ou détruire le patrimoine. C’est un peu comme la bombe atomique, si je puis dire. La Technique moderne (fruit d’un technicisme ou technologisme débridé) qui se retourne contre ceux-là mêmes qui la créent et la mettent en branle. Autrement iconoclastes et ignifères d’ailleurs, qu’un quarteron imbécile de Femens hystériques. Le dit Moderne et le dit Ancien ne font pas nécessairement bon ménage. À chaque époque sa technique, le mélange n’est jamais bon.

Et je voudrais ajouter, en un second point, que notre époque est à la fois technologiste et décadente. La mort de Dieu ne serait pas dramatique si elle était remplacée par d’autres valeurs sacrées ou d’autres vertus. Je précise que c’est un athée ou polythéiste poétique, qui écrit ceci. Et je crois bien que Nietzsche ne disait pas autre chose : l’élévation de l’Homme.

Malheureusement, qu’attendre de grand des machines et des gadgets ? Certes des avancées partielles et transitoires, mais aussi un incommensurable recul des vraies valeurs humaines. Et qu’attendre de beau, de bon, de bien de l’autre versant actuellement indissociable de la société : le Veau d’Or ? Rien d’autre sans doute que le dit Art Contemporain, tarte à la crème des fats friqués et des anartistes subventionnés, amoureux du laid, du vil, de l’esbroufe. De la mort de l’Art. De l’art massacré. J’ajouterai que dans ce mouvement, la Vérité, la Raison, et même le simple bon sens partagé par la masse des hommes, sont ravalés au niveau de la désuétude et de l’anachronisme d’une cathédrale.

Ceci pour dire que l’on se trouve face à une curieuse contradiction : les plus rapides à s’apitoyer sur le sort de cette vieille dame qu’est Notre Dame de Paris sont ceux qui sont les plus modernistes et les plus éloignés du sacré et de l’art véritable (qui de plus en plus est un art de musées et d’artistes morts en tous genres). Les bobos parigots qui n’oublient quand même pas de penser tourisme et pognon en l’occasion. Les politicards.

Le plus gluant est sans aucun doute Mélenchon, franc-maçon intolérant bouffeur de curés, ennemi juré de la religion, surtout catholique (sauf de celle de sa secte), qui se fend d’une page mi-littéraire / mi-philosophique sur son amour de Notre-Dame. Certes, elle est le résultat du travail des hommes, mais elle ne peut s’expliquer que par son inscription dans la chrétienté. Dans la foi et l’union du Sacré avec l’Art. D’un certain sacré (mi-chrétien, ni-païen) avec des talents artistiques véritables. Que cela plaise ou non.

Cet incendie est peut-être un signe des dieux ! ou un signe de Dieu, celui de Notre Dame.  Une confirmation que tout part en morceaux dans notre société actuellement ? Notre Dame de la Cité : Notre Dame de lassitude ?

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Un très bon article sur le même sujet :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/04/16/dun-15-avril-lautre-de-notre-dame-a-david-hamilton/

Virez-moi ces nymphes que je ne saurais voir !

Article de Caroline Artus paru sur Boulevard Voltaire le 1er avril dernier

Hylas et les Nymphes, le tableau du peintre John William Waterhouse (1849-1917) dans la salle appelée « Recherche de la beauté » de la Manchester Art Gallery, au Royaume-Uni, est remisé. Le temps, pour le musée, d’écrire, à sa place, un texte de « contextualisation ».

On vit vraiment une époque formidable ! D’un côté, elle ne voit rien à redire à des femmes (des « artistes ») à quatre pattes à poil dans les rues ou à poil encore tournant autour d’un cheval à vociférer sur la scène d’un théâtre [cf. articles à venir]. Notre époque ne s’offusque pas, non plus, quand une « performeuse », dans la rue, fait toucher ses parties intimes aux passants ni qu’une autre, nue dans un musée, écarte les cuisses devant L’Origine du monde. Mais, de l’autre, elle fait une poussée d’urticaire géant à la vue de jolies jeunes filles dont on ne voit que les seins nus, hypnotisées par un beau jeune homme. La mythologie dont s’inspiraient des peintres comme John William Waterhouse, la conservatrice du musée, connaît pas ? 

Alors, qu’est-ce qui la gêne, Clara Gannaway, dans ce tableau – mais aussi dans tous les autres exposés à ses côtés ? C’est qu’ils présentent « le corps des femmes en tant que forme passive et décorative, soit en tant que femme fatale ». C’est sûr que les énergumènes susnommées, adeptes d’un spectacle vivant dépouillé (de tout vêtement) sont tout sauf passives dans l’expression de leur art. Mais passons. Et donc, continue la dame, comme on vit dans « un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affecte tous (sic), il devient impératif de faire parler ces « œuvres d’art d’une façon plus contemporaine et pertinente ».

Ah, on se disait bien : au diable la mythologie, place à l’idéologie ! À l’aune des cinquante nuances d’identités de genre, il devient inadmissible, impensable d’avoir peint, il y a plus d’un siècle (en 1896), montré des jeunes filles et un homme, dans le plus simple appareil, sans avoir vu que dans le futur (en 2019), le monde serait « traversé » par toutes ces « questions de genre, de race, de sexualité et de classe ».

Alors, elle cogite. À une « contextualisation » de cette œuvre. À réécrire son histoire, quoi ! Hylas, fils d’un roi grec ? Tiens, Hylas, fils d’un salaud de riche entraîné dans les profondeurs à jamais – bien fait pour lui – par de pauvres jeunes filles innocentes qu’il rêvait d’abuser. John William Waterhouse ? Un mâle dominant de presque cinquante ans, un réac qui se rinçait l’œil en peignant ses modèles, qu’il exploitait. Évidemment. Et les nymphes : des jeunes filles en voie de transition, revues et coloriées ? Toutes les idées sont les bienvenues, l’imagination idéologique ne connaît pas de limites…

J.W. Waterhouse s’inspirait donc des grands peintres italiens du mouvement préraphaélite du XVe siècle. La conservatrice, elle, ce qui semble l’avoir inspirée, pour le décrocher, cet horrible tableau, c’est le mouvement… MeToo ! Un Hylas, blanc, hétéro, enlevé par de jolies jeunes filles folles de son corps, c’était déjà dur à avaler mais que l’auteur de cette infamie soit un homme, encore plus !

Clara, coupée à la garçonne, tempête. Tellement insupportable que « seulement des artistes hommes s’intéressent à des corps de femmes », alors, elle veut un débat. Mais un débat sur le genre, la race, la sexualité, tout ça, les visiteurs, ça ne les intéresse pas ! Ils veulent qu’on leur rende Hylas et les Nymphes, basta !

Tous les autres tableaux de nus exposés dans cette même salle seront bientôt passés sous le crible de la contextualisation. Et, en conséquence, exit richesse et grandeur des émotions. Et tous les tableaux de nus dans tous les musées de notre continent à contextualiser ? Films, livres, bandes dessinées, chansons, sculptures, enfin, tout, absolument tout doit donc y passer ? Il va en falloir, des Clara Gannaway, pour se taper le boulot !

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Commentaire d’un correspondant :

C’est un texte du 1er avril qui n’est plus en ligne  (blague ?) Il me semble mal présenter (« du mouvement préraphaélite du XVe siècle »  oups ! du XIXème  oui !)  une avanie arrivée en février à la suite d’une œuvre d’Art Contemporain, mais le problème de fond semble réel lui, hélas !

 

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14/4/19

En compléments au « poisson d’avril » précédent, parfaitement plausible et plus vrai que nature ; du même auteur, sur le même site et finalement le même thème :

Les remarques en bleu sont de moi. J.-P. F.

I – Nus dans les rues de Zurich : pas de panique, c’est de l’art, pas du cochon !


25 août 2018

Des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes, des beaux, des pas très beaux, des même très vilains si vous voulez mon avis : tous à poil dans les rues de Zurich. Leur message ? “Qu’on est tous des humains, qu’être humains n’est pas quelque chose qui est déjà là […] ». Aussi, à quelles “performances” se sont-ils livrés pour confirmer cette admirable pensée ?

Eh bien, pour marquer tout le respect que les hommes leur doivent, on voit des femmes, immobiles à quatre pattes sous le crépitement des appareils photos de bidochons en goguette qui, eux, se contorsionnent pour effectuer la meilleure prise afin d’immortaliser la scène sans que Maman n’ait à redire, puisque c’est de l’art. Pour révéler leur grâce, d’autres, debout, se fourrent un papier dans l’entrejambe et, pour évoquer toute leur poésie, certaines s’offrent, assises les jambes écartées, à quelques centimètres du nez de badauds ébahis… Enfin, pour bien faire comprendre qui porte désormais la culotte, en occurrence qu’en cette occasion elles ont passé par-dessus la jambe, une autre encore, l’œil mauvais, penchée en avant, tire sur la laisse passée autour du cou d’un pauvre type allongé sur le bitume, qui se tortille, en essayant de ne pas se râper le derrière ou, pire, le devant.

Quant aux bonshommes – ceux qui ne sont pas tenus en laisse -, l’air fièrement niais, le nez au vent, ils se dandinent le bazar à l’air. Ou ils prennent la pose : couchés, assis, debout, à quatre pattes. Eux aussi ! Décidément, c’est une manie à quatre pattes. Un retour aux sources, peut-être. Mais que nous disent-ils donc, ces chevaliers d’un genre nouveau, là, dans leur plus simple appareil ? Qu’ils n’ont “pas peur”. Des pudiques et rigoristes islamistes qui pourraient passer par là ? Non, des “policiers et des autorités” qui les arrêteraient… alors qu’elles ont pourtant donné leur accord.

Et du côté de l’organisation du festival, comment voit-on la chose ?

Avec leurs corps nus, les artistes internationaux [oui, car nous avions oublié de préciser que ces tout nus urbains sont des artistes [et internationaux ! enfin dudit monde occidental]] réalisent des vues d’ensemble intégrant les passants et l’architecture environnante. Ils rendent en outre visible l’exposition et la vulnérabilité du corps humain. Ils montrent aussi sa force et son rayonnement dans le contraste existant entre l’urbanité civilisée et la nature brute”, écrit le festival.

Un retour à la nature brute ! Sauf que, dans sa grotte, la Néandertalienne se dépêchait de réchauffer son nouveau-né en le couvrant de peaux de bête et que les actuels peuples primitifs protègent toujours leur bijoux de famille avec un cache-sexe…

Que voulez-vous ! S’exhiber publiquement les fesses à l’air en prenant des positions aussi impudiques qu’improbables donne “une sensation extraordinaire” ! Enfin, il paraît. Car c’est tellement formidable de “perdre [son] identité quand [on] enlève [ses] vêtements”, explique, sérieux comme un pape, un performer [sic] velu et barbu. C’est vrai, aussi, qu’on devient “une personne différente” que “les gens [vous] regardent différemment”, s’étonne-t-il. C’est vrai, on n’y avait pas pensé !

Nous y voilà. Catapultés dans un « nouveau monde » peuplé d’hommes nouveaux. Après la perte de tout sentiment national ou patriote, celui d’une certaine hiérarchie des valeurs tant sociétales que civilisationnelles. Après des siècles de progrès quand les générations cherchaient avec avidité à dépasser les précédentes, le nouveau Sapiens sapiens, lui, ne rêve que régression. Nu comme un ver, muet comme une carpe, il commencerait même “une nouvelle sorte de communication”, explique l’un d’eux. Remarquez, à une époque où intelligence concrète, logique, bon sens ne peuvent plus se manifester librement, peut-être bien qu’il “a besoin de liberté avec [son] corps pour [s’]exprimer”… En tout cas, avec un tel spécimen à poil dans sa tête et dans son corps, la civilisation qui a mis des siècles à émerger n’en mettra pas autant à se barrer…

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II – A pied, à cheval, à poil : Laetitia Dosch fait son rodéo

 


30 août 2018

Mardi dernier, les téléspectateurs de RTS (Suisse), en regardant le journal de la mi-journée, n’en sont pas revenus : la rédaction a autorisé, sans avertissement préalable, la diffusion d’un extrait de Hate, pièce dans laquelle Laetitia Dosch s’exhibe à poil. Décidément, à poil devient une manie ! Mais, cette fois, avec un cheval. On progresse.

Hate ? “Haine”, en français : drôle d’appellation pour un metteur en scène qui promeut un “rapport à la paix” (P.A.I.X., précise-t-elle sottement), l’égalité des espèces, l’antispécisme, donc, avec son corollaire, l’arrêt de « la domination de l’homme sur l’animal ». “Et si, une fois, c’était l’animal qui considérait l’être humain ?”, s’est-elle interrogée avant de monter son truc.

Pauvre cheval ! Planté comme un piquet au milieu du manège à subir les éructations d’une bipède hystérique, il rêve probablement d’aller manger tout son saoul l’herbe tendre de la prairie, de galoper crinière au vent ou de piquer de petits roupillons, tranquille peinard, dans son box douillet. Il s’en prend tellement plein les oreilles, le stoïque équidé ! Ni charitable, ni spéciste, son attitude, à Laetitia Dosch.

Fantoche, c’est son drôle de nom, à la brave bête. Avec lui, “la givrée magnifique” qui n’hésitait pas, sur scène, à se vautrer dans son urine avant de proposer une bise à un spectateur (si, si) veut donc démontrer la possible égalité entre espèce animale et espèce humaine. Mais Fantoche, de plus en plus souvent, se rebiffe, explique l’actrice à la journaliste de la RTS. Il s’émancipe. Il devient « tout fou, il fait des bêtises, il fait des bisous, on est contents » : chouette ! Laetitia pouffe. Fantoche piaffe. Ou le contraire.

Quelle “Hate”, en tout cas ! C’est qu’elle est très en colère, le pubis à l’air ! Le monde part à vau-l’eau et personne ne fait rien ! « Le climat » sous lequel on va bientôt tous griller, « le chômage » et les gens qui « crèvent », les migrants qui fuient « le chaos de la guerre », tout y passe. Tout ? Et le terrorisme islamiste, les couteaux fous, les viols de « déséquilibrés » ? Silence radio.

Oh, quelle grâce toute féminine, à crier, hurler, vociférer, gesticuler, débiter son texte à une allure qui hésite entre trot et galop, chez cette écuyère, plus anatomique qu’académique, qui a tout fait dans sa vie. “Manger, dormir, tué sa psychanalyse, se mettre sur Instagram, torcher des enfants”, etc. Elle aurait même fait congeler ses ovules en Espagne (2.500 euros, les salauds !), et ceux qui ont fait ça « ont intérêt à lui donner des perspectives avant ses 42 ans ». Et le reste du même tonneau. « On est vraiment dans la merde ? » Avec semblable représentation de l’espèce humaine, on ne le lui fait pas dire. On serait à la place du cheval, on hésiterait sacrément avant de prendre en pension un humain.

Alors, après tout ce contre quoi elle ne peut rien faire (chômeurs, migrants, tout ça dont, si vous voulez mon avis, en réalité elle se contrefout), elle se « demande encore ce qu'[elle] fait là ». Le pauvre Fantoche et nous aussi ! Un ami me rappelait cette phrase du pape Pie X : “L’âme d’une civilisation se révèle tout naturellement dans sa culture équestre.” Il en pense quoi, Fantoche ?

On remarquera que les temps estivaux facilitent ce genre d’ébats « artistiques ».

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Ajout du 15/4/19.

En parallèle avec son concitoyen John Waterhouse, trois photos, parmi d’autres, d’une séance de poses (du 8/11/2011) consacrée au Songe de Poliphile (celui qui est aimé de plusieurs, ou celui qui en aime plusieurs).

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JULIAN ASSANGE VENDU POUR 10 MILLIARDS DE DOLLARS

De différentes dépêches de presse.

Article écrit hier pour l’essentiel.

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Je ne présenterai pas ici, je pense que tout le monde sait qui il est, l’australien, programmateur de formation et (selon l’expression consacrée) lanceur d’alerte et fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié près de sept ans dans l’ambassade d’Équateur à Londres. Rappelons juste les éléments essentiels du moment.

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En 2010, il révèle de nombreux documents militaires et diplomatiques secrets américains obtenus par des lanceurs d’alerte avec l’aide de l’analyste militaire anglo-américain Bradley Edward Manning (aujourd’hui dénommé Chelsea Elizabeth Manning), ce dernier s’étant fait prendre par la Justice.

En 2012, suite à son arrestation consécutives a son inculpation en Suède pour viol et agression sexuelle (faits qu’il nie intégralement), en liberté sous caution en Grande-Bretagne, la justice britannique lance un mandat d’arrêt à son encontre, au motif qu’il n’a pas respecté les règles ; depuis elle a toujours refusé de lever ce mandat.

Peu de temps après, Assange se réfugie à l’ambassade londonienne de l’Équateur. Non seulement il y obtient l’asile mais bientôt la citoyenneté équatorienne lui est octroyée par le gouvernement socialiste d’Équateur.

Mai 2017 : les poursuites en Suède contre Julian Assange sont abandonnées.

15 novembre 2018 : WikiLeaks annonce que Julian Assange a été inculpé aux États-Unis. «Le département américain de la Justice révèle « accidentellement » l’existence de chefs d’accusation secrets (ou de projets de tels chefs d’accusation) contre le directeur de WikiLeaks Julian Assange, dans ce qui semble être une erreur de copier-coller [sic] dans une autre affaire également instruite dans le district Est de la Virginie» (WikiLeaks sur Twitter).

Depuis on a appris (AFP, Reuters, communiqué du Département américain de la Justice) que Julian Assange a été inculpé aux États-Unis, de «piratage informatique» et de « conspiration » dans l’affaire Manning qui a été condamné(e) et incarcéré(e) pour trahison, et libéré bien avant la fin de sa peine par Obama. Assange est soupçonné par la justice américaine d’avoir aidé Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents américains classés secret-défense. De son côté, ces temps derniers Manning a été placé(e) en détention en raison de son refus de témoigner dans une enquête fédérale sur WikiLeaks. Julian Assange encourrait 5 ans de prison maximum selon ces chefs d’inculpation.

Février 2019 : Scandale des INA papers, du nom d’une société extra-territoriale d’optimisation fiscale (doux euphémisme) créée par le frère de Lenin Moreno, l’actuel président de l’Équateur, et dénoncé… par WikiLeaks.

Février 2019, également : «  »L’Équateur obtient 10,2 milliards de dollars de crédits de la part d’organismes internationaux, principalement le Fonds monétaire international (FMI) [pour 4,2 milliards] et la Banque Mondiale, avec lesquels le gouvernement précédent [2007-2017] avait rompu », a annoncé mercredi le président Moreno », nous dit la presse d’alors.

Ajoutons à la liste :

la Banque Inter-américaine de Développement (BID), la Banque de Développement d’Amérique Latine et le Fonds de Réserves Latino-américain ;

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) et… l’Agence Française de Développement (AFD) ! La France ex-pays d’asile politique.

« … Le fait que le monde ait confiance en nous et nous croie démontre que nous sommes sur la bonne voie », s’est félicité le président. (la presse)

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Ce matin, 11 avril à 11 heures : Julian Assange a été arrêté par la police britannique, au sein même de l’ambassade équatorienne, après que Moreno (pas Dario, mais Lenin, ironie de l’Histoire) a révoqué son asile. L’arrestation a été menée en vertu du mandat de juin 2012, délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour « non présentation au tribunal ».

Julian Assange, vieilli avant l’âge, quasiment porté, trainé hors de l’ambassade, a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera « présenté au tribunal de Westminster dès que possible ». Le triste sire et larbin des gringos Moreno, s’en est félicité.

Wikileaks a également réagi en accusant le pays d’Amérique du Sud d’avoir mis fin « de manière illégale » à l’asile de son fondateur en « violation de la loi internationale ». Mais peut-on encore parler de droit alors qu’il est bafoué tous les jours et ceci dans lesdites « démocraties ». Dont la France.

Le ministre d’État britannique pour l’Europe et les Amériques (sic), ci-nommé Sir Alan Duncan, a déclaré : « Nous sommes très redevable envers le président équatorien pour son initiative et nous réjouissons d’une future relation bilatérale forte pour les années à venir. » «Merci à l’Équateur et au président Lenin Moreno pour votre coopération», a ajouté le chef de la diplomatie britannique sur Twitter.

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Aujourd’hui même Assange a été reconnu coupable par une juge britannique d’avoir violé les conditions de sa liberté provisoire. Et à l’issue de sa comparution devant le tribunal de Westminster, il a fait savoir, par son avocate Jennifer Robinson, qu’il s’opposerait à la demande d’extradition américaine. Tandis que le sénateur démocrate yankee Joe Manchin s’est félicité de l’arrestation de Julian Assange. «Il est notre propriété. Nous pourrons obtenir de lui les faits et la vérité», a-t-il déclaré. À quand son extradition vers les États-Unis. ? Trump l’attend déjà, lui qui disait en 2016 : j’adore Wikileaks ; mais qui prétend maintenant ne pas en savoir grand chose.

Et du coup, une accusatrice suédoise de Julian d’Assange demande la réouverture d’une enquête pour viol «Nous allons tout faire pour que les procureurs rouvrent l’enquête suédoise et qu’Assange soit remis à la Suède et traduit en justice pour viol», a déclaré son avocate.

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Rafael Correa (peut-être pas exempt, lui non plus, en son temps de corruption), président de l’Équateur de 2007 à 2017, année où il ne s’est pas représenté et a décidé de s’exiler en Belgique, a déclaré : «C’est une vengeance personnelle du président Lenin Moreno parce que WikiLeaks il y a quelques jours a publié un cas de corruption très grave». Il fait allusion ici a ce qui a été dévoilé par WikiLeaks en février. Tandis que le gouvernement équatorien déclare qu’une personne proche de Julian Assange est impliquée, avec des pirates informatiques russes (ah ! ces inévitables Russes malfaisants !), dans un plan de déstabilisation (sic) du président (carpette) Lenin Moreno.

Sur twitter Correa vient d’écrire : « El traidor más grande de la historia ecuatoriana y latinoamericana, Lenín Moreno, permitió que la policía británica entre a nuestra embajada en Londres para arrestar a Assange. Moreno es un corrupto, pero lo que ha hecho es un crimen que la humanidad jamás olvidará ».

« Le traître le plus grand de l’Histoire de l’Équateur et de l’Amérique latine, Lenin Moreno, a permis que la police britannique entre dans notre ambassade de Londres pour arrêter Assange. Moreno est un corrompu, mais ce qu’il a fait est un crime que l’humanité, jamais, n’oubliera. »

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Par ailleurs, le « rapporteur de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires » Agnès Callamard a déclaré que l’Équateur faisait courir à Julian Assange, en l’expulsant de son ambassade à Londres. «Un risque réel de graves violations de ses droits fondamentaux».

Tandis que le « rapporteur spécial des Nations unies pour le droit au respect de la vie privée », Joe Cannataci, qui devait rencontrer Julian Assange le 25 avril prochain à l’ambassade d’Équateur à Londres, a de son côté fait savoir aux media qu’il n’entendait pas annuler son voyage et prévoyait de rendre visite au fondateur de Wikileaks «dans un poste de police ou partout ailleurs au Royaume-Uni où il pourrait être détenu».

« Enfin », l’autre lanceur d’alerte bien connu Edward Snowden (celui que notre président normal ne voulait pas chez nous, le pitre pitoyable) a déclaré quant à lui : « Images of Ecuador’s ambassador inviting the UK’s secret police into the embassy to drag a publisher of – like it or not – award winning journalism out of the building are going to end up in the history books. Assange’s critics may cheer, but this is a dark moment for press freedom ».

« Des images de l’ambassadeur de l’Équateur invitant la police secrète du Royaume-Uni dans l’ambassade afin qu’ils traînent un éditeur – que ça plaise ou non – d’un journalisme primé, hors du bâtiment vont se retrouver dans les livres d’histoire. Les critiques d’Assange peuvent applaudir, mais c’est un moment sombre pour la liberté de la presse ».

Anecdote finale : des gens se sont déjà posé la question sur le livre que tenait en main Julian Assange lors de son arrestation. Plusieurs particuliers ou organes de presse ont déjà répondu à la curiosité ambiante, tel Sean Rossman d’USA TODAY :

« The WikiLeaks founder Julian Assange held on to a book about America author Gore Vidal as he was arrested Thursday in London. The book entitled « Gore Vidal: History of the National Security State » focuses on the « historical events that led to the establishment of the massive military-industrial-security complex, » according to the book’s description. The book features interviews conducted with Vidal by Paul Jay, senior editor of the Real News Network, on a number of political topics ».

« Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, tenait en main un livre sur l’auteur américain Gore Vidal, quand il a été arrêté jeudi à Londres. Le livre intitulé « Gore Vidal: Histoire de l’État de sécurité nationale » porte sur « les événements historiques qui ont conduit à l’établissement de l’énorme complexe militaro-industrielo-sécuritaire », selon la description du livre. Le livre contient des entretiens menés avec Vidal par Paul Jay, rédacteur en chef du Real News Network, sur un certain nombre de sujets politiques ».

Rappelons, ce qui n’est pas inutile en l’occasion, qu’Eugene, dit Gore, Vidal (1925 – 2012) fut un prolifique romancier, scénariste, dramaturge, acteur et essayiste nord-américain qui, particulièrement dans les dernières années de sa vie, était devenu très critique vis-à-vis de la société américaine. Voir :

Decline and Fall of the American Empire (1992) ;

Perpetual War for Perpetual Peace or How We Came To Be So Hated (2002) ;

– Dreaming War : Blood for Oil and the Cheney-Bush Junta (2002) ;

Imperial America: Reflections on the United States of Amnesia (2004).

Il a également émis des doutes concernant la version officielle desdits Attentats du onze septembre 2001 et a participé au documentaire Zero – Inchiesta sull’11 settembre du journaliste italien, député européen de 2004 à 2009, russophile et russophone, ancien membre du PCI et actuel membre de la Sinistra Democratica (Gauche Démocratique), Giulietto Chiesa. Zero – Pourquoi la version officielle sur le 11 septembre est fausse, est également un ouvrage collectif paru en 2007, en même temps qu’un autre ouvrage collectif de Chiesa et al. intitulé : Les prisons secrètes de la CIA en Europe. Zero est aujourd’hui dépassé par les progrès de la critique, mais a eu en son temps un impact très fort dans la remise en cause des dires officiels américains.

Donc ceci (Vidal) expliquant parfaitement cela (Assange lisant Vidal).

En attendant, espérons que Julian Assange ne meure pas prochainement, d’un « cancer » ou d’un « suicide », dans quelque geôle occidentale.

JUSTE À PROPOS DU BIEN NOMMÉ NABOT (Marc-Édouard Nabe)

On vient de me signaler qu’Alain Zannini, le fils de « Tu veux, ou tu veux pas ?! », guitariste, peintre et accessoirement écrivain, aurait commis l’irréparable : « causer sur » les Gilets Jaunes en tant qu’homme de plume. Je recopie de son site : « Marc-Édouard Nabe publie le premier livre d’écrivain sur les Gilets Jaunes ! »

Il n’est que le troisième à sortir un livre sur le sujet, du moins à ma connaissance, les deux précédents et de concert, universitaires je crois, ont cherché à rendre compte de l’originalité de ce mouvement qui est contrairement à ce que disent les biens-pensants et Nabe lui-même, autre chose que de la bouillie pour chat ; mais une totale remise à plat du système politique présent, totale remise en cause de la pseudo-démocratie et de la prison des peuples nommée Union européenne, déjà contestée lors du référendum de 2005, avec un NON majoritaire, résultat sur lequel la quasi totalité de la caste de la pourriture politicienne s’est assise, trois ans plus tard, à l’instigation de l’assassin de libyens Sarközy.

Son « pamphlet » (sic), Aux rats des pâquerettes (sic idem), son œuvrette de 100 pages à 22 euros, soit à 22 centimes la page, entend être « un constat colérique et terrible sur un rendez-vous loupé du « peuple » avec l’Histoire. À se tordre de rire… jaune ! »

J’en donne la bonne page livrée par sa réclame :

« Ça partait bien tout ça, putain !… Et puis pschitt. Les Gilets se sont dégonflés. De semaine en semaine (déjà, c’est quoi cette soumission à ne manifester qu’hebdomadairement et à endroit fixe et déclaré?), « le mouvement s’est essoufflé » comme disent, en s’en réjouissant, ces ordures de médias. Les révoltés du samedi ne pouvaient pas aller bien loin dans la « révolution ». C’est plutôt une révolte d’employés : manifs dans des lieux et à des heures autorisés par la préfecture, toujours le même jour, le samedi, parce qu’ils ne travaillent pas, et avec dispersion à 19 heures pour aller manger… Le dimanche, on panse ses plaies et le lundi on reprend son boulot d’esclaves… Non, la Révolution, c’est pas ça, les mecs ! »

Je ne vais pas tout commenter, mais juste l’essentiel :

« Les Gilets se sont dégonflés » : va dire ça à la dizaine de morts autour des « événements », à la mémé morte des suites d’un tir de grenade lacrymogène au travers de sa fenêtre ouverte au quatrième étage de son immeuble, aux centaines de blessés, dont certains graves, à la vingtaine d’éborgnés, à la demi-douzaine de mains en moins, etc. Aux tabassés sans raison. Pour la plus grande part non violents, totalement désarmés, pacifiques. Manifestant, occupant la rue, des lieux publics souvent même en chansons.

Il ne faut pas être dégonflé pour affronter nombre de flics qui ont largement dépassé le seuil de l’acceptable, de la disproportion, de l’agression volontaire, sans parler de la lâcheté ; sans doute bien mis en condition par la hiérarchie qui, elle-même, se croit probablement chef d’une milice macronienne.

La BAC en premier a été, est particulièrement odieuse : incapable (volonté politique ?) de remettre de l’ordre face à la racaille des banlieues, complaisante manifeste vis-à-vis des prétendus « anars » (!) « antifascistes » et « antiracistes », milices du mondialisme, elle a su et sait encore faire du mal aux plus démunis, les Gilets Jaunes, et, parmi ceux-ci, aux femmes, aux personnes très jeunes et âgées…

« Manifester uniquement le samedi » et « après déclaration à la préfecture ». Là encore tu déconnes, plus d’une manifestation s’est faite, se fait encore sans autorisation, divers lieux ont été occupés ou bloqués en semaine, et les ronds-points, en toute illégalité, des semaines entières, la nuit y compris dans le froid ou la pluie. Divers lieux symboliques ont été visés. La parole s’est libérée, l’entraide développée, la solitude ruinée. Des gens de tous bords se sont réunis et librement parlés, sans tabou.

« Une révolte d’employés », quel mépris, quel mépris de classe. Tu dérailles ! Et d’une, les Gilets Jaunes sont des pauvres ou des personnes des couches moyennes paupérisées par la dictature européenne, ou bien des intellos humanistes (il en reste encore quelques-uns). Et de deux, qui es-tu donc, toi ? Je ne sais pas si tu as jamais travaillé, salarialement parlant, de ta vie ; si c’est le cas, tant mieux pour toi,, mais quand tu écris le mot « esclave » j’y sens moins la compassion que la quasi injure.

Sont-ils trop « de chez nous », trop « de souche » dans l’ensemble, trop « pops », trop indigènes, autochtones, « du cru », trop anonymes, pour les dénigrer de la sorte ?

Tu as le raisonnement type du gauchiste, même si tu peux prétendre ne pas l’être, tu en as les stigmates, ou plus généralement les stigmates de ceux qui nous « dirigent » : le peuple est con, le peuple est bête, le peuple se dégonfle, le peuple n’est pas révolutionnaire. Alors qu’attends-tu, mariole, pour sortir les armes et tirer dans le tas, abattre la canaille qui nous dirige ?

Je n’ai jamais eu de sympathie pour Lénine, mais il a écrit un jour une phrase pas idiote, je la répète encore une fois, et de mémoire : les révolutionnaires qui attendent une « pureté » révolutionnaire pourront l’attendre éternellement ; la Révolution ne peut se faire que par l’union des prolétaires et de la petite-bourgeoise, par l’union des gens plus ou moins conscients avec tous les révoltés, les mécontents, déçus et râleurs du moment, sans distinction politique ou idéologique ou religieuse.

C’est justement ça la force, la mentalité, la conscience Gilet Jaune. Seuls les crétins peuvent parler de populisme (ce qui, dans leur esprit, est totalement négatif), de beaufs fumant gros tabac et roulant en diesel, ou carrément de fachos (!). Ah, le mot est lâché, et j’oubliais : « antisémite ». Te rends-tu compte de la connerie des prétendues « zélites », des prétendus « zintellos patentés » du pouvoir (de tous les pouvoirs) :

– Macron démission ! R I C / R I P ! Démocratie directe !

– Antisémites !

Je ne préfère pas approfondir cette « logique », du moins pas aujourd’hui, pourtant elle est éclairante et ne peut que donner du grain à moudre au dit, au prétendu « antisémitisme ».

Te rends-tu compte que nombre de gens des milieux populaires, dans la rue ou dans l’esprit, viennent, et continuent, de cracher à la figure d’un gouvernement, d’une classe politique dans son ensemble, d’une caste médiatique de propagandistes mondialistes, non sans développer le plus grand mépris à l’encontre des syndicats devenus inaudibles. À « conscientiser » toute la société.

N’as-tu pas entendu leur mépris de l’Union Européenne, leur volonté de reprendre, pour ne pas dire, enfin prendre le pouvoir par l’usage de véritables référendums, respectés et sur tous les sujets importants de société ?

J’ajoute encore que tes « Gilets dégonflés », et cela va très bien avec tout le reste, n’ont pas le goût artistique totalement frelaté puisqu’ils ne se sont pas gênés pour détériorer ou annihiler quelques-unes de ces « œuvres » modernes ; tu sais, celles que des fumistes subventionnés plantent sur certains ronds-points, par exemple.

Tu me diras que c’est intolérant, que ce n’est pas respecter la liberté d’expression, sauf que tu oublies que c’est leur contribution Gilets Jaunes, en tant qu’artistes spontanés, à l’art éphémère des rues (non?), et que l’on peut difficilement parler de liberté d’expression quand il s’agit de l’expression du totalitarisme du pseudo-art contemporain archi dominant et subventionné, propre à la dictature mondialiste de la décadence.

Tu vois, les Gilets Jaunes font une critique globale du système. On est bien loin d’une simple histoire de taxes. Pas mal pour des « ploucs », des « bouseux », des ruraux, des provinciaux pour beaucoup ; pour des gueux. C’est ta tête à toi qui devrait dégonfler. En attendant, la Vieille Taupe creuse à son rythme.

Je crains (façon de parler, car ta littérature m’importe peu, j’en ai lu des passages pour en penser tout le mal, je veux dire toute sa décadence) que tu ne sois qu’un bobo comme les autres. Un beau-beauf, comme il m’arrive d’écrire. Le plus comique est lorsque tu évoques « ces ordures de médias », toi qui les a fréquentés et fréquentes peut-être encore.

CHANGEMENT DE CABINET AU SEIN DE L’UNION EUROPÉENNE

Il me souvient d’avoir lu il y a quelques années que l’Union Européenne entendait réglementer la dimension des fenêtres européennes. Cela venant après la réglementation des semences, où l’interdiction de « brûler » son propre alcool à l’alambic, pour ne parler que de ça.

Quand on sait que l’Europe est faite de milliers de petits pays ayant leurs spécificités architecturales, diversités locales (je ne parle pas ici des villes et autres mégapoles de plus en plus uniformisées et interchangeables, mais de nos contrées rurales ou de nos petites villes ayant encore « un certain cachet »). Il y aurait où rire si c’était encore risible. *

Finalement, je ne sais ce qu’il est advenu de cette mesure; si elle a été réellement préconisée. Tout est possible vu que l’on est dirigé par des tarés.

Et plus encore que des tarés, par des gens qui n’ont que quelques mots dans la tête : rentabilité, profit, uniformisation. D’où normes, interdictions, interdits de toutes sortes ; à respecter, du moins pour la masse humaine, tant le paysan ou l’artisan du coin que le Populo en général qui subissent. Et de préférence du côté occidental, le plus docile et formaté, de ladite Europe (Pauvre mère !).

Derrière la standardisation des produits en tous genres, l’interchangeabilité des êtres humains, esclaves du Veau d’Or, l’avilissement médiatique généralisé des consciences, ravalant tout au niveau de la consommation, de préférence béate et décadente, se tient le mondialisme capitaliste : l’internationale de la racaille exploiteuse et destructrice dont l’un des larbins (besogneux) n’est autre que le petit Macron, ou le grand Micron, comme on veut, et toute cette bande de « rigolos » de ladite opposition de gauche, droite, extrême-gauche, extrême-droite, extrême-centre, écolos d’opérette et autres nantis de la bourgeoisie.

Je m’arrêterais là si je ne venais de découvrit que la taille elle-même des cuvettes, lunettes, etc. de nos latrines a été normalisée l’été dernier :

— Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? me demande Coluche.

— Oh, là, je crois qu’ils ont atteint les bas-fonds de la civilisation. Il faut bien se résoudre à le dire, l’Union Européenne a, d’une manière générale, un côté fiente et zone d’épandage. Et jte dis pas, les problèmes en perspective, si les Turcs entrent dans ladite Europe. Quid des toilettes « à la turque » ? On sera encore dans une belle m…

* D’un terrorisme urbanistique qui doit beaucoup aux « progressistes » architectes allemands du Bahaus autour de Walter Gropius, et au « génial » cageapouleur helvéto-français Charles, Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous son nom d’ « artiste » : Le Corbusier ; tous ennemis jurées des rues, des places, de la vie des cités. Entasseurs, dans du glauque, de producteurs-consommateurs anonymisés.

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HUMOUR

PROPOS TIMIDE D’UN ANTIMITE ANTI-MYTHE – Critique ad feminam

Pauvre gardienne des sots !

Telle sera ma femmage.

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Recette pour neutraliser la colère des Français : la promesse de l’Autre Europe depuis un tiers de siècle

7 questions, again, about the alleged « suicide » of David Hamilton

SEPT QUESTIONS, À NOUVEAU, À PROPOS DU SUPPOSÉ « SUICIDE » DE DAVID HAMILTON

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Publié le 31 mars 2019 par defensededavidhamilton

1. Un « suicide » que David Hamilton n’avait pas annoncé? Le suicide est un argument délicat et complexe mais, selon ce que je sais – il faudrait demander confirmation à des spécialistes – on estime que trois personnes sur quatre décédées par suicide l’avaient préalablement annoncé. Or, David Hamilton n’avait pas, que je sache, annoncé son suicide. Tout au contraire, il avait annoncé son intention de porter plainte pour diffamation et insultes…

2. Un « suicide » sans confident? Toujours selon ce que je sais, dans le cas d’un projet suicidaire, un proche  (voire un médecin; un professeur, quand il s’agit d’adolescents; ou encore un collègue) est très souvent le confident de ce projet. Dans le cas de David Hamilton, personne, à ma connaissance, n’a évoqué un tel projet suicidaire. Tout au contraire, David Hamilton avait des projets professionnels, par exemple selon de mystérieux « amis », ou présumés tels, qui ont fait des déclarations dans ce sens – sous couvert d’anonymat – à la presse. Je connais personnellement des gens qui avaient des projets en cours avec David Hamilton, et je connais la nature de ces projets. Voilà donc un homme qui se serait suicidé sans en parler à personne ou, par exemple, sans laisser de lettre, mais en s’amusant, quelques heures avant, à bâtir des projets d’avenir?

3. Peut-il exister, dans le cas d’un suicide, une cause unique et facilement identifiable? Dans énormément de cas (et je parle ici selon l’expérience que j’ai eue de gens et d’amis qui se sont suicidés autour de moi, y compris dans ma propre famille),  je ne crois pas me tromper non plus en affirmant que tout suicide – sauf peut-être dans des cas absolument exceptionnels – obéit à une accumulation de facteurs. Dire ou croire que David Hamilton se serait suicidé parce qu’une présentatrice de téloche avait porté (hors délais légaux) des accusations improuvables contre lui, et alors qu’il ne risquait absolument rien, voilà quelque chose qui semble plus que douteux.

4. Un suicide sans avertissement préalable?… Pourquoi David Hamilton se serait-il suicidé, et cela sans le moindre avertissement préalable? Je ne crois pas me tromper en disant que la très grande majorité des personnes qui se suicident donnent des signes qui trahissent leur intention. Je connais personnellement des gens qui ont parlé avec lui, par téléphone, le 25 novembre 2016 (certains, même, à deux reprises). Ils n’ont rien décelé. Dans le cas de David Hamilton, un mois avant son « suicide » officiel, il déclarait tout au contraire craindre pour son existence… S’il avertissait de quelque chose, c’était donc exclusivement de sa crainte d’être assassiné.

5. Le « suicide » de David Hamilton, quelque chose qui irait contre toutes les statistiques… Admettons même que, suite à la campagne de presse dont il était la victime, et par exemple aux insultes (particulièrement grossières et ignobles) d’Ardisson contre lui, David Hamilton ait songé au suicide.  Toutefois, je crois que tout psychologue ou sociologue sérieux, connaissant leur sujet, confirmeront que si l’idée du suicide peut certes traverser l’esprit d’un peu tout le monde, très rares seront ceux qui poursuivront dans leur intention jusqu’à élaborer un plan et passer à l’acte. Je suppose qu’il existe là-dessus des thèses, des travaux, des statistiques. En une année, sur par exemple cent mille (100 000) personnes, combien auront une idée suicidaire? Parmi ces personnes, combien à leur tour feront une tentative? Et parmi celles qui feront une telle tentative, combien réussiront leur suicide? Dix sur cent mille?…

6. Autre chose. Selon ce que me dit un ami qui s’y connaît en suicidologie, plus de la moitié  des personnes qui se sont effectivement suicidées souffraient d’un (voire de plusieurs) problème(s) de santé mentale. Sans réduire bien évidemment le suicide à cela, je note que David Hamilton, toujours à ma connaissance, n’avait aucun problème de santé mentale. Problème qui, s’il avait existé, aurait pu être un facteur de risque. Quelles raisons aurait diantre pu avoir David Hamilton, à l’âge de 83 ans, pour se suicider?

7. La crise suicidaire – quand elle survient – est, très souvent, de courte durée. En d’autres termes, peut-on supposer que David Hamilton ait décidé de se suicider à l’issue d’une brève crise suicidaire? Mais alors, il aurait dû faire – en quelques instants – le choix d’une méthode: l’asphyxie dans un sac de plastique?… Un tel choix représenterait un processus complexe et exigerait des connaissances techniques. Or, par exemple, David Hamilton avait-il fait des recherches, sur Internet, au sujet des moyens de se donner la mort?

MARS ET DAVID HAMILTON

Ce mois de Mars n’étant pas achevé, il n’est pas trop tard pour exposer la feuille du bon mois du calendrier.

Certes, c’est l’année 1992 que je mets en exergue, mais il n’y a rien à changer, à part l’année. Macron n’a pas encore touché à ça : le premier du mois est toujours au 1 et le dernier jour au 31, du moins en mars. Alors même que les Gilets Jaunes aimeraient bien que tous les mois ne durent que quinze, vingt jours maximum.

Enfin, c’est pareil qu’en 92, sauf qu’il y a du David Hamilton là-dessous, ou plutôt là-dessus, je veux dire derrière l’objectif qui a pris cette photographie. Or, cela deviendrait presque anachronique.

D’autant que quelques crétines et crétins sont passés par là entre temps, pour mettre l’artiste plus bas que terre, et pousser quelque imbécile justicier ou justicière à le trucider dans son appartement.

Et d’autant plus encore qu’un certain féminisme hystérique (très généralement athée ou plus précisément de religion laïcarde) joue maintenant le Mystère de la Vierge Outrée devant la moindre photo un peu dénudée d’une jeune fille. Ce qui est bien pire qu’aux plus belles heures d’un catholicisme, que l’on disait pourtant si compassé, mais qui n’a jamais rejeté le nu en Art, ni la beauté, bien au contraire.

D’ailleurs, qu’est-ce que je m’aperçois-je ? Sur la photo voilà-t-i’ pas la « violée » d’opérette, la future (ou déjà ?) psychopathe, la pauvresse mémoro-traumatisée par des escrocs de la psychiatrie : la petite Poupette Lecanu alors printanière et déjà martienne. Future Flavie Flament en personne.

Tiens ! au fait, en 1992, elle aurait pu protester de se voir « exhibée » et son corps vendu en papier glacé et « sans vergogne » par « l’affreux satyre »? Ah ! mais non je suis bête, elle ne savait pas encore (pas plus que d’autres) qu’elle avait été « violée » lors de la séance photo (très probablement de 1986) d’où est tiré ce cliché, mais aussi celui qui, à l’automne 2016, a fait la couverture d’une « littérature » de La Consolation hargneuse, vulgaire, de bas-étage. Et plus encore: irresponsable !

Roman délirant présenté, finalement, comme document quasiment plus vrai que vrai, plus vrai que nature. Œuvre d’une mythomane mortifère, à la « gloire » pipole déclinante, et vergeturée du ciboulot.

Dans cinquante ans, quand elle mourra, quand je ne serai plus là depuis longtemps, on dira d’elle, au coin d’une note de bas de page, et en tout petit, dans les pages de l’Histoire de l’Art consacrées à David Hamilton : Flavie Flament est celle qui fut responsable de l’assassinat de David Hamilton, en un temps d’obscurantisme psychiatrique et de décadence généralisée. Rien de plus.

Les femmes ont une âme, mais, en 2019, sera-t-il encore longtemps possible de leur prêter un beau fessier?

xxx

Schiele

Tiziano

«Liberté, Égalité, Beau fessier», tel est le slogan d’une campagne publicitaire (le Temps des cerises); il s’agit ici de blue jeans. Evidemment, s’agissant de pantalons et d’une publicité pour pantalons, il eût été difficile d’illustrer une telle campagne avec des boîtes de haricots ou des machines à laver.

Corot

Il s’agit donc de photographies de… de… comment dire… grands Dieux, la censure va-t-elle me jeter en prison si je prononce ce mot?… de… de… de culs, et plus grave encore, de culs féminins! C’est très anachronique, j’en conviens, à notre époque, des culs féminins.

Courbet

Cette campagne publicitaire, qui ose ainsi montrer un cul de femme (qu’on se rassure, un cul habillé!) a aussitôt suscité (paraît-il) une levée de boucliers de la part de toutes les ligues de vertu.

Degas

Le maire des Lilas (Seine-Saint-Denis), dont j’apprends ainsi qu’il s’appelle Daniel Guiraud, a demandé que deux affiches de cette campagne, présentes dans la ville dont il est le premier élu, soient retirées par JCDecaux. Non mais!

Degas

La presse le cite: «L’image de la femme ramenée à son cul, c’est choquant. Un stéréotype sexiste dans toute sa splendeur», tel est le suc de la philosophie  de Daniel Guiraud. Une philosophie que le journal Le Parisien a immédiatement jugé indispensable de faire connaître au public.

Delacroix

Même si, toujours selon les mêmes sources, « existe un droit d’afficher les publicités souhaitées » (la démocratie est trop bonne!), «il y a une limite à leur liberté publicitaire», ajoute M. Guiraud. Si l’on comprend bien la pensée de cet homme choqué par un tel spectacle (horresco referens, un cul de femme habillé!), c’est lui qui fixe lesdites limites.

Parce que des fesses de femme (des fesses habillées), pour certains, c’est renversant…

Goya

La marque le Temps des Cerises a répondu, sur Twitter. «Nous tenons à vous préciser que cette campagne est mixte et a pour but de montrer notre savoir-faire: le jean qui fait de belles fesses. La devise française? Pour rappeler que nous sommes une marque française.»

Guttuso

Certes, il est probable que si le Temps des Cerises proposait des blue jeans en annonçant qu’il fait de vilaines fesses, le moment arriverait vite de mettre la clé sous la porte.

Guttuso

La marque s’est également excusée, toujours dans Le Parisien: «C’est une campagne pensée pour les femmes et pour les hommes». Et encore: «Bien sûr qu’on ne réduit pas les femmes à une paire de fesses. Ce n’est pas notre image, ce ne sont pas nos valeurs.»

Guttuso

Effectivement, personne (et sur ce blog non plus) ne songe à réduire les femmes à une paire de fesses.

Manet

Autrefois, l’Eglise se demandait si les femmes avaient une âme. La réponse va de soi, en tout cas à mes yeux…

Aujourd’hui, j’en viens cependant à m’interroger, la question est très moderne: les femmes ont-elles vraiment des fesses, s’il devient dangereux de représenter une paire de fesses féminines vêtues d’un blue jean?…

Millet

Là-dessus, on a eu droit aussi à une réaction d’un autre maire de la République française, celui de la ville de Rezé, dans la métropole nantaise. «Il s’agit très clairement d’un message sexiste et discriminatoire» a déclaré non sans courage un certain Gérard Allard, cette fois au Figaro. «En plus de cela, il y a une atteinte au message républicain. J’ai demandé que les affiches soient également retirées dans ma ville, mais ma réaction a été trop tardive».

Modigliani

La philosophie guiraudienne a donc un adepte, du nom de Gérard Allard. A moins qu’il ne faille parler de philosophie allardienne, dont Daniel Guiraud serait le premier épigone. Héraclite n’a qu’à bien se tenir.

Modigliani

En outre, Gérard Allard révèle avoir eu une discussion avec Madame le maire de Nantes « sur la possible mise en place d’une charte éthique sur la publicité ».

David Hamilton Novembre 1975

Car, ajoute Gérard Allard: «Il est nécessaire que nous disposions des outils nécessaires pour agir en amont et pouvoir éviter ce type de situation.»

Bouguereau

On tremble un peu en songeant à tout le travail qui attend MM. Guiraud et Allard, et sans doute quelques-uns de leurs pairs, puisqu’il va s’agir – pour mieux éviter ce type de situation –  de faire fermer quelques musées où sont exposées des oeuvres (« clairement sexistes et discriminatoires »?) d’artistes comme Rubens, Renoir, Goya, Degas, Guttuso…

Braque

Au fait, il me semble extrêmement urgent de couvrir les seins de la République. Visiblement, Delacroix représentait Marianne avec de beaux seins.

Renoir

Aujourd’hui, en 2019, période de liberté, montrer un cul de femme habillé, en parlant de « beau fessier », est évidemment un outrage à la respectabilité.

Rubens

On ne saura jamais trop remercier MM. Guiraud et Allard pour leur extrême vigilance.

Liberté, égalité, mais pas beaux seins!?