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RETOUR SUR L’APPEL AU GÉNOCIDE DES RUSSES DE LA NOVOROSSIYA QUI SE RECONSTRUIT, PAR L’ÊTRE ABJECT DE KIEV

Le samedi 1er octobre, à la téloche ukrainienne (sans doute en russe puisque c’est sa langue maternelle ! jolie contradiction), l’infect personnage qui « dirige » l’Ukraine droit à sa ruine (celle de l’Ukraine et des Ukrainiens normaux — il en existe qui se font martyriser eux aussi, et à qui on impose de servir de chair à canon — et surtout celle de ce taré), « le visage rempli d’animosité » (Le Média en 4-4-2.) a éructé toute sa haine à l’encontre des gens qui viennent de se séparer de l’Ukraine en déclarant exactement :

« Tant que vous tous n’aurez pas résolu le problème de celui qui a tout commencé, qui a déclenché cette guerre insensée contre l’Ukraine, vous serez tués un par un, devenant des boucs émissaires, parce que vous n’admettez pas que cette guerre est une erreur historique pour la Russie. »

Il faut quand même rappeler que ce qui s’est passé en Ukraine en 2014 était un coup d’État fomenté par l’Otan et dirigé par des néo-bandéristes, et rappeler également que depuis le russe a été interdit à l’école, et que des milliers et milliers de livres russes ou d’auteurs russes ont été retirés des bibliothèques en vue non pas d’être brûlés comme au bon vieux temps, mais pour être réduits à pâte à papier (écologie et progrès obligent).

Alors dans l’histoire de « c’est lui qu’à commencé » tu repasseras. La phrase sans doute la plus « emblématique » (comme on dit) est celle qui affirme sans honte aucune : Vous serez tués un par un, devenant des boucs émissaires ».

On dirait un verset sorti tout droit de la Torah. Et je ne crois pas faire un contre-sens ou un anachronisme en rappelant ce fait.

Cette chose immonde de Kiev qui a nom zelenski est le prototype même d’une nouvelle variété de salopards : (par une sorte d’inversion du réel et un syncrétisme déments) celle des judéo-néo-bandéristes, qui semble prendre exemple sur le colonialisme et le racisme sionistes. Les Russes sont ses Palestiniens à lui. Et il entend les traiter de même.

Car, il faut quand même bien rappeler qu’il se déclare Juif et que les bandéristes de Galicie orientale (mais aussi les Lituaniens par exemple) ont exterminé le plus grand nombre de « leurs » Juifs, pendant la Seconde guerre mondiale.

« Mais rassurez-vous »,  diront sans doute les pauvres types et pauvres typesses de l’Occident qui soutiennent ce ramassis d’immondices kiéviennes :

Les bandéristes n’avaient rien en particulier contre les Juifs puisqu’ils ont exterminé aussi des milliers et des milliers de Polonais, de Hongrois, de Roumains, de Russes bien sûr, d’Allemands également, ou encore des Tziganes, et des Ukrainiens jugés pas assez radicaux, et j’en oublie. Enfin tous ceux qui n’étaient pas comme eux.

Je trouve même que le kiévien fait preuve d’une très grande humanité, d’un très grand humaniste quand il condescend à s’adresser aux « sous-hommes » russes, ces « barbares » qui pour une très grande part sont à l’origine du développement de l’Ukraine.

Nous conclurons avec Le Média en 4-4-2. (article du 2/10) :

« Ces menaces — qui ne datent pas d’hier — rappellent celles de l’ancien président ukrainien, Petro Porochenko, lors d’une représentation au théâtre de l’opéra d’Odessa, le 23 octobre 2014, il avait annoncé la couleur quant à la façon de gagner la guerre contre les populations ukrainiennes russophones du Donbass : « Nous aurons du travail, eux non ! Nous auront des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons la guerre ! »

Ordures !

BRÈVE

Le 30 septembre, le parlement allemand a voté à une très large majorité contre l’envoi d’armes en Ukraine.

*

Et maintenant des Allemands appellent de plus en plus ouvertement à une rupture avec les États-Unis suite aux sabotages de Nord Stream I et II.
Dans des media ou sur Internet. Sur twitter sous le hashtag #Kriegserklärung signifiant : déclaration de guerre.

Les Allemands auraient-ils enfin compris que derrière la guerre par procuration des USA en Ukraine se cachait la destruction de l’Europe et de l’Allemagne en premier lieu, concurrent industriel des États-Unis ?

« CASSUS BELLI » DE L’OTAN EN MER BALTIQUE, suivi de UN JOUR HISTORIQUE, AU CŒUR DE TOUS LES DANGERS

vendredi 30 septembre 2022

Article d’Erwan Castel

« Casus Belli » de l’OTAN en mer Baltique !

[texte de l’article sans ses diverses illustrations]

La « guerre des tubes » sous-tend et même initie nombre des conflits modernes de l’Asie centrale à l’Europe en passant par le Moyen Orient, et aujourd’hui elle refait surface en mer Baltique sur fond d’un conflit russo-ukro-atlantiste.

Trois explosions, suivies d’une quatrième ont gravement endommagé les gazoducs russes « North Stream I » et « North Stream II » en mer Baltique dans le secteur de l’île danoise de Bornholm. Ce sabotage constitue une étape majeure dans l’exacerbation de la confrontation Est-Ouest dont l’épicentre ukrainien traditionnel est entré en 2014 dans une phase éruptive exponentielle gravissime. 

Cet événement est en effet majeur à plus d’un titre :

— sur le plan politique, c’est un nouvel acte de représailles russophobe répondant au processus de rattachement référendaire organisé dans les régions du Donbass et de la Novorossiya, dans la communication occidentale habituelle de l’inversion accusatoire,

— sur le plan économique l’attaque des gazoducs russes coupe un des derniers fils géoéconomiques reliant la Russie à l’Europe, précipitant cette dernière dans la dépendance du gaz de schiste  nord-américain, [ (jpf) dépendance toute relative, il y a finalement peu de gaz de schiste de disponible aux États-Unis et peu de moyens de l’accueillir en l’état en Europe, le but est bien plutôt de détruire l’économie européenne dont l’économie allemande en premier lieu, sinon « de l’Atlantique à l’Oural », du moins de l’Atlantique à l’Ukraine]

— sur le plan militaire enfin, dans la conduite du conflit russo-ukrainien, c’est la première attaque « 100% OTAN » réalisée militairement contre une ressource stratégique russe, et qui plus est, en dehors du théâtre d’opérations ukrainien.

Le 27 septembre, au moment où s’achevaient les référendums irrédentistes dans les régions à l’Est de l’Ukraine, les gazoducs entre la Russie et l’Allemagne ont été sabotés dans un espace maritime sous contrôle des autorités occidentales et dans lequel opéraient des forces navales de l’OTAN. Cette opération sous-marine effectuée entre 50 et 100 mètres de profondeur n’a pu être organisée qu’avec des moyens et des spécialistes militaires (sous-marin)  que seules des armées nationales possèdent.

1 / Un nouveau délire occidental

Une enquête a été immédiatement ouverte par la Russie et les pays riverains de la zone maritime concernée, mais tous s’accordent déjà sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un accident ni même d’un attentat terroriste artisanal.

Mais déjà on observe la propagande occidentale de l’absurde s’envoler vers de nouveaux sommets de l’hystérie russophobe, affirmant que c’est la Russie (qui contrôle le robinet du gaz) qui a détruit ses propres gazoducs lesquels sont le fleuron de l’exportation de sa puissance économico-stratégique ! Un délire occidental qui depuis plusieurs années est entré dans une dimension psychiatrique et, depuis le crash du MH17 en juillet 2014, est devenue incurable !

Il faudra ici aussi probablement attendre des années pour confirmer l’identité des auteurs de cette attaque majeure. [(jpf) sachant qu’une enquête diligentée par Allemagne, Danemark et Suède est en cours, qui n’aura peut-être pas loisir ou envie d’en tirer de vraies conclusions]

2 / Un feu vert pour le « projet des trois mers »

L’une des conséquences économiques majeures de cette attaque va être la mise en œuvre urgente au seuil de l’hiver du projet énergétique étasunien pour l’Europe appelé « Trois mers » car il relie les mers Baltique, Adriatique et Noire avec un réseau de gazoducs devant distribuer le gaz de schiste Nord américain.

Ce projet énergétique mondialiste, appelé « Trimorye »,  « Three Seas Initiative » (ITM) ou encore  « Balto-Adriatic-Black Sea Initiative » (BACHI), regroupe 12 pays d’Europe de l’Est, qui sont pays de l’OTAN, et rejoint bien sûr en tant que « partenaire » par le dernier laquais régional de l’Oncle Sam: l’Ukraine !

Il s’agit pour la ploutocratie mondialiste d’organiser un réseau d’acheminement et de distribution du gaz de schiste nord-américain et bien sûr d’en assurer le monopole ! Tandis que des terminaux gaziers sont construits en urgence en Pologne, en Lituanie, en Croatie, en Grèce et en Bulgarie, des gazoducs les reliant aux consommateurs se multiplient comme le « Baltic Pipe » polonais par exemple. Et bien sûr la viabilité de ce projet qui doit imposer un gaz de schiste beaucoup plus cher que le gaz russe ne peut être réalisé que par l’éviction pure et simple de ce dernier du marché européen.

Et ici l’Ukraine, malgré son statut juridique subalterne de « partenaire » au projet s’avère en réalité en être la pierre d’angle principale car l’Ukraine qui était le principal transitaire du gaz russe dispose d’un réseau opérationnel de gazoducs important desservant les pays de l’Est et du Sud-Est européen et surtout d’immenses installations de stockage souterrain situées dans l’ouest de l’Ukraine estimé à 25,6 milliards de mètres cubes qui seraient vitales pour la période hivernale. La veille de la destruction des gazoducs russes maritimes, le 26 mars, le ministre ukrainien de l’Énergie, German Galushchenko, a fait la proposition suivante :

« L’Ukraine dispose d’une importante capacité de stockage de gaz naturel – nos réserves souterraines sont les plus importantes d’Europe. Dans notre initiative RESP, nous proposons d’utiliser nos installations UGS pour créer une réserve de gaz stratégique pour les pays d’Europe. »

Mais ce projet énergétique nord-américain n’est pas seulement une bataille de l’hégémonie mondialiste contre concurrence économique russe mais aussi un moyen pour augmenter l’endiguement de la Russie, et la vassalisation des pays européens.

Cette stratégie occidentale qui sera modernisée et nommée « containment » par Georges Kennan en 1945 est ancienne: elle remonte au minimum à la fin du XVIIIème siècle lorsque la libération des territoires russes de la Mer Noire occupés par les ottomans a ouvert la concurrence russe à la thalassocratie britannique laquelle organisait alors sa suprématie dans les mers chaudes via la « route des Indes ». Depuis, les énergies fossiles ont démultiplié les enjeux et les menaces et exacerbé la confrontation entre les super-puissances étasunienne, russe et chinoise. 

Mais cette guerre économique des puissances marchandes de la Mer contre les puissances traditionnelles de la Terre (voir le travail socio-anthropologique de Zigmunt Bauman à ce sujet, [(jpf) feu sociologue polono-britannique, critique de la modernité, de la décadence des intellectuels, etc.] ne peut être mis en œuvre par la lointaine thalassocratie étasunienne, devenue chef de file de l’hégémonie capitaliste, qu’avec la complicité des pays européens. Cette servitude volontaire occidentale a été obtenue par la domestication des populations européennes par les totalitarismes étatiques capitalistes, leur vassalisation logique au marché mondial et la fracture impérative entre Occident et Eurasie. On observe cette dernière stratégie de clivage du continent européen s’opérer dès la moitié du XIXème siècle avec notamment la guerre de Crimée qui place déjà la Mer Noire et l’Ukraine en première ligne de la confrontation Est-Ouest. 

Plus tard les États capitalistes occidentaux n’auront de cesse que de briser toutes les tentatives de coopération politique, économique ou militaire entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, notamment l’Allemagne. Parmi les géostratégies russophobes cherchant à isoler de l’Europe occidentale la Russie  figure celle du polonais Jozef Piłsudski [Au début de la Première Guerre mondiale il fonda les légions polonaises qui combattirent avec les troupes allemandes et austro-hongroises contre la Russie ; politicien et homme d’État « socialiste » actif entre 1918 et 1935, ennemi juré de la Russie] et nommée « Intermarium »  et dont le projet énergétique des « Trois mers » n’est que la déclinaison actuelle initiée par la production du gaz de schiste, avec, en plus de nourrir le complexe industriel étasunien, les mêmes objectifs initiaux: affaiblir la Russie et l’Allemagne qui sont les moteurs potentiels d’une puissance économique concurrente au marché mondial. [(jpf) Piłsudski chercha à mettre en place une Fédération Międzymorze (de l’entre-mers) en vue de reconstituer une sorte de nouvelle République des Deux-Nations réunissant Pologne, Lituanie, Biélorussie et Ukraine]-

3 / Une attaque directe de l’OTAN contre la Russie

Les 4 explosions au total qui ont été enregistrées contre les gazoducs « North Stream I & II » ne peuvent être dues qu’à une opération militaire importante et que seules des forces armées modernes et dotées d’équipement et commandos marines spécialisés peuvent réaliser. 

Les sabotages ont été révélés car du gaz était resté dans les gazoducs et il est venu bouillonner en surface juste après que les sismographes danois aient enregistré plusieurs explosions sous marines. 

Les quatre sabotages ont été réalisés entre 50 et 130 mètres de profondeur contre des structures réalisées avec des tubes de 12 mètres de long, 1.2 m de diamètre, pesant 24 tonnes et fabriqués dans un acier ultra résistant de 15 cm d’épaisseur capable de résister à la pression sous marine et celle du gaz, et enveloppés dans un sarcophage de béton .

Le polonais Radek Sikorski, député européen et 

ancien ministre polonais des affaires étrangères  a

 supprimé un tweet de remerciement pour l’attaque

contre les gazoducs russes en mer Baltique.

Jusqu’à présent les forces de l’OTAN avaient limité leur cobelligérance à une stratégie d’équipement militaro-industrielle, une stratégie d’engagement par proxy [intermédiaire] ukrainien ou privé ou une stratégie de renseignement opérationnel via leurs satellites d’observation et aéronefs de guerre électronique.

Ce 27 septembre, même si l’écusson national des forces spéciales ayant réalisé cette attaque n’est pas encore connu il est évident qu’il s’agit d’un acte mené par l’Etat Major de l’OTAN et confié à ses grenouilles étasuniennes, britanniques ou françaises par exemple qui ont toutes les capacités à mener ce type de mission.

[(jpf) Rappelons que le lendemain de ces sabotages la Pologne, le Danemark et la Norvège inauguraient le Baltic Pipe, un gazoduc entre la Norvège et la Pologne]

Voilà ce que promettaient les faucons de guerre étasuniens concernant les « North Stream » :

Victoria Nuland, le 27 janvier 2022 [soit avant même l’opération spéciale] : « Si la Russie envahit l’Ukraine, le North Stream II s’arrêtera, d’une façon ou d’une autre ! »


Jo Biden le 7 février: « si des chars russes traversent la frontière ukrainienne alors, il n’y aura plus de North Stream . Nous y mettrons fin et je vous promets que nous avons les moyens de le faire » 

Pour le moment les Russes qui restent fidèles à leur intelligence diplomatique de ne jamais accuser avant les conclusions des enquêtes en cours (contrairement aux hyènes occidentales) n’ont pas engagé de riposte mais, nul doute qu’elles interviendront symétriquement dès que l’écusson des grenouilles de l’OTAN aura été confirmé.

Car cette attaque est de facto et de jure un casus belli !

Pour conclure provisoirement ce chapitre il est également à noter qu’au même moment et au même endroit se déroulaient des exercices navals de l’OTAN avec mise en situation de commandos marines.

En conclusion

Réparer à court terme les gazoducs russes de la Baltique me semble difficile, tant sur le plan technique que contextuel et je pense même que d’autres attaques vont intervenir sur les gazoducs russes, ici ou ailleurs.

Cette attaque qui pénalise bien sûr la Russie mais aussi et surtout les pays européens va à court terme augmenter leur dépendance servile vis-à-vis des USA, fragiliser l’économie allemande qui était le bouclier de leur indépendance économique et renforcer l’Ukraine dans son partenariat stratégique avec l’OTAN.

Pour la Russie, une fois encore en train de subir la stratégie belliciste mondialiste, une réaction militaire totale s’impose de plus en plus pour sauver son existence en tant que puissance indépendante et après le front de la Mer Noire, de se préparer à affronter également l’OTAN sur le front de la Mer Baltique que les anglo-étasuniens viennent d’ouvrir avec cette attaque sur les gazoducs « Northstream ».

Reste l’inconnue de la réaction de Berlin, car cette attaque est aussi un coup direct porté contre la puissance industrielle allemande, mais je doute que cela déclenche une mutinerie au sein de la meute atlantiste.

Chaque jour les mondialistes surfant sur l’onde de choc grandissante du Maïdan précipitent un peu plus la Russie et les peuples d’Europe vers un chaos total !

Erwan Castel

***

(jpf) Il apparaît à cette heure que l’armée russe se soit retirée de Krasni Liman (ou Lyman tout court, car Krasni Liman signifie Liman Rouge et rappelle trop l’époque soviétique) ; ce qui allait devenir pour ses troupes en ces lieux un chaudron intenable : elle y était à 1 contre 5, qui plus est avec un armement sans doute insuffisant, ce qui ne pouvait pas se poursuivre éternellement ; cela faisait trois semaines qu’elles tenaient bons ; par contre elles se sont retirées en bon ordre, non sans auparavant (depuis trois semaines donc) avoir fait de nouveaux dégâts importants dans l’armée ukrainienne. Car la reprise de Liman coûte cher en armement et en hommes. Mais le fou de Kiev s’en moque. C’est l’Otan qui fournit les armes et il semble n’avoir aucune considération pour les contingents ukrainiens. Quant aux Russes, il a déclaré qu’il fallait les tuer un à un tant que Poutine sera au pouvoir. C’est dire son degré de folie. Refusant une nouvelle fois de marquer un cessez-le-feu et d’entamer des négociations avec la Russie comme V. Poutine vient de le proposer une nouvelle fois également.

Samedi le départ de Liman n’était pas encore bien établi. Ce qui explique qu’Erwan Castel ne pouvait en dire plus dans le texte qui suit.

Je ne développe pas non plus sur les critiques des uns et des autres sur ce qui aurait dû être fait ou pas fait pour ne pas quitter Liman. Je n’écris pas pour désespérer qui que ce soit, n’étant d’ailleurs pas sur place. Et bien incapable de connaître la stratégie globale déployée par l’armée russe. Je constate d’ailleurs qu’il faut se méfier des apparences et que ce ne sont pas les faits les plus médiatiques qui sont toujours les plus importants. Voir par exemple, l’article que j’ai recopié le 30 septembre  du Courrier des Stratèges : “Kharkov est un théâtre secondaire. L’important est ce qui s’est passé à Odessa” – entretien avec Alexandre N.

***

samedi 1 octobre 2022

Un jour historique, au coeur de tous les dangers

[texte de l’article sans ses diverses illustrations]

Ce  30 septembre est une date historique pour la Russie, la Novorossiya et le Donbass ! 

La demande référendaire des populations des territoires de Lougansk, Donetsk, Zaporodje et Kherson a été actée ce 30 septembre à Moscou. C’est le début du retour vers leur mère patrie des territoires russes qui étaient pris en otage dans une Ukraine partie depuis 1991 dans une dérive accélérée vers un occident dégénéré et soumis au totalitarisme mondialiste russophobe.

En ce jour historique, j’ai pensé une nouvelle fois à tous mes camarades tués au combat pour que s’accomplisse ce rêve ainsi qu’à tous ceux, civils et militaires qui ont perdu une jambe, un parent, un enfant, un ami dans cette guerre génocidaire menée par les ukro-atlantistes depuis plus de 8 ans !

Je pense à Yulia, cette amie du quartier d’Oktyabrsky près de l’aéroport qui, les larmes aux yeux devant sa maison éventrée par des mortiers de 120mm ukrainiens, me disait en 2016: « ils (les ukrainiens) ont tout détruit : ma vie, mon pays, mes amis, ma maison, mon travail, mes rêves… ».Je pense au sibérien « Sever », chef de section tué par un sniper sur le front de Promka en décembre 2017 et qui me parlait des aurores boréales et des horizons blancs colorant de leur symphonie naturelle le rêve des hommes libres qu’il est venu défendre ici sur cette terre noire du Donbass. Je pense au sergent Dietrich, tué devant Dokuchaïevsk, à la grand-mère Anastasia déchiquetée dans son jardin et à tant d’autres parmi lesquels mon chef de bataillon Oleg Mamaïev et le président Alexandre Zakharchenko, tués eux aussi sur le front de leurs devoirs.

Aujourd’hui leur rêve vient (enfin) d’éclore dans les cœurs de cette population russe martyrisée depuis 8 longues années, et même si ses souffrances ne sont malheureusement pas terminées, la victoire et la Paix luisent désormais à l’horizon de ses enfants !

« Le destin nous appelle à un champ de bataille pour la Grande Russie ! » Vladimir Poutine, 30 septembre 2022

Mais il faut que l’euphorie naissante de cette réparation historique ne nous aveugle cependant pas car cette décision légitime de la Russie et qui relève d’un devoir civilisationnel risque fort d’accélérer le chaos voulu et organisé par l’impérialisme mondialiste. Le plus dur combat pour la liberté des peuples ne fait que commencer (et je pense ici à tous les peuples qui, à travers le Monde sont soumis aux étatismes capitalistes).

Le grondement d’ours de l’armée russe 

Maintenant que nous sommes dans le Donbass et la Novorossiya des membres à part entière de la grande Russie, car les forces russes vont pouvoir se mettre en branle vers le front de l’Ouest ! 

[Erwan Castel écrit « nous » car en tant que combattant du Donbass, il est non seulement breton, comme il aime à le rappeler, et français et très officiellement russe]

Comme son animal totem, la Russie est prudente et parfois (souvent) lente à réagir, mais lorsque le danger menace ses enfants alors la terre tremble sous la charge de son armée.

Dans la frange occidentale de la fédération de Russie infectée par le consumérisme occidental, des petits bourgeois affairistes, traîtres et lâches qui ne peuvent pas faire jouer leurs relations corrompues quittent en tremblant leurs nids douillets de Moscou, Saint- Pétersbourg et autres villes russes sous influence libérale, fuyant leur devoir envers cette union des peuples sacrée qui forge la grandeur de la Russie depuis des siècles. Ils ne sont que des enfant gâtés ingrats que le pouvoir russe, une fois encore trop laxiste, aurait dû arrêter aux frontières et enchaîner aux forges des usines d’armement !

Ailleurs, de tous les horizons de Russie, les enfants de l’empire convergent en chantant vers le front de l’Ouest, mobilisés et volontaires, fiers de servir la patrie, Ces hommes du Caucase, d’extrême orient, de Sibérie, de l’Oural etc. ne sont pas ces nantis citadins qui, à travers toute les furoncles bourgeois qui pourrissent les villes du Monde, ne savent plus nommer un arbre ou reconnaître un oiseau à son chant et trouver la source de leur âme. 

Tout comme en 1610 lorsque Moscou avait été prise par les polono-lituaniens c’étaient les peuples authentiques qui étaient venus libérer la grande Russie, alors que les boyards, ces aristocrates pourrissant sur leurs privilèges, avaient trahi l’empire. Le traître à la patrie n’est pas comme le prétendent ces prétentieux vautrés dans leurs fauteuils d’affairistes, le bobo de gauche ou l’écolo du dimanche. Eux ne sont que les crétins circulatoires qu’une marchandise capitaliste créé et agite en diversion pour que ne soit pas inquiété les banquiers et leurs bataillons de bourgeois pour qui la seule patrie s’appelle le pognon. 

Bien sûr, les merdias occidentaux vous parleront en se gaussant des rats qui fuient leur devoir mais jamais des centaines de milliers d’hommes, mobilisés mais aussi volontaires qui donnent une nouvelle chair à cette « union des peuples » restée intacte dans le cœur des enfants de Russie de l’empire à la fédération en passant par l’Union soviétique. 

J’espère que les dirigeants de Moscou profiteront de la tempête pour purger définitivement la Russie de ses traîtres et inaptes, ses corrompus et arrivistes, tous ces bourgeois qui, de droite ou de gauche ne veulent que se servir sans jamais Servir leur mère patrie… y compris dans les cénacles du Kremlin !

Le chant du cygne de l’armée ukrainienne

Pendant ce temps là les forces ukrainiennes, de rage, bombardent toujours les populations de Donetsk et jettent toutes leurs forces dans des attaques politico-militaires désespérées sur les fronts Nord et Sud avant qu’une nouvelle offensive des forces russes démultipliée ne s’abatte sur leur servilité criminelle.

A Krasni Liman, par exemple, c’est tout un corps d’armée ukrainien qui tente depuis une semaine de réduire au silence la garnison héroïque de Krasni Liman qui se bat avec un acharnement incroyable face à un ennemi supérieur en nombre et emporté par l’inertie de son offensive du 7 septembre sur Izioum. 

Au moment où j’écris ces lignes se déroulent les combats parmi les plus violents depuis le début de cette troisième guerre mondiale en train de sortir de sa chrysalide russo-ukrainienne.

Côté ukrainien, pour achever l’encerclement de Krasni Liman l’État-Major a lancé dans la bataille ses 4e et 17e brigades de chars, 25e brigade parachutiste, 80e brigade d’assaut aéroportée, 66e brigade mécanisée auxquelles se rajoutent des unités de défense territoriale, soit près de 20.000 hommes, l’équivalent d’un corps d’armée mécanisée et disposant d’appuis d’artillerie et d’aviation (petite flotte de combat et surtout des drones). 

Côté alliés, c’est une garnison de 4000 hommes environ, l’équivalent d’une brigade mécanisée avec ses appuis d’artillerie et renforcée par des bataillons motorisés de volontaires (« BARS ») russes et cosaques motivés mais avec peu d’armement lourd. En revanche un appui aérien russe important compense le rapport défavorable des forces terrestres : avions et hélicoptères d’attaque au sol fournissent à l’infanterie une force de réaction antichar rapide et précise.

Désolé de dissoner dans le discours bipolaire des propagandistes de salon qui noient leur intelligence dans un courtisanisme ridicule et un ego narcissique, mais la situation à Krasni Liman pour les forces alliées, si elle n’est pas encore désespérée est très critique ! Et même Denis Pushilin, le président de la République Populaire de Donetsk fraîchement intégrée au sein de la Fédération de Russie a admis en revenant du Kremlin : « la situation à Krasny Liman reste difficile, nos forces résistent aux assauts de l’ennemi, des renforts sont amenés ».

Concrètement, et par rapport à mon dernier SITREP concernant ce secteur, les forces alliées ont du opérer un repli vers Krasni Liman depuis les points d’appui de Drobishevo au Nord Ouest et Yampol au Sud-Est, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de resserrer leur étau et de réaliser un encerclement opératif (avec leur artillerie) de Krasni Liman. Selon certaines sources non confirmées des combats urbains auraient commencé dans les quartiers Ouest de la ville.

Les forces ukrainiennes en resserrant leur dispositif au plus près de Krasni Liman peuvent exercer des pressions offensives permanentes sur ses défenses mais aussi (toute médaille à son revers) offrent à l’artillerie et à l’aviation russes des concentrations blindées sorties des masques forestiers bordant la rivière Donets. De leur côté les unités alliées de Krasni Liman ont été renforcés par les garnisons de Drobeshevo et Yampol qui fortifient leurs lignes défensives.

Depuis une semaine les forces alliées retranchées dans Krasni Liman subissent des assauts permanents venant du Nord, du Sud et de l’Ouest, mais malgré des effectifs très inférieurs en nombre (1 contre 5) résistent avec une bravoure exceptionnelle, infligeant même de lourdes pertes à des forces ukrainiennes complètement enivrées par l’idée d’obtenir une nouvelle victoire. 

Les ukro-atlantistes qui voulaient humilier la Russie en capturant Krasni Liman le jour du rattachement officiel des territoires de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporodje, ont non seulement échoué mais leurs forces ont subi des pertes terribles. Pour la seule journée du 30 septembre, les assauts suicidaires ordonnés par Zelensky pour apporter une victoire médiatique à l’Oncle Sam ont coûté aux forces ukro-atlantistes devant Krasni Liman plus de 2000 hommes, soit l’effectif d’une brigade complète !

La menace sur Krasni Liman reste cependant très forte et sa capture toujours fort possible car les ukrainiens qui ont réalisé un encerclement opératif par les feux de leur artillerie essayent maintenant de faire sauter le verrou de Torskoe qui maintient vaille que vaille la liaison entre la garnison et les forces de réserve des 58ème et 20ème armées russes par la dernière route libre menant vers Kreminna.

« Mieux vaut tard que jamais ! »

Après avoir stabilisé le front dans les secteurs de Kreminna à l’Ouest et Svatove au Nord, les forces de réserves des 58ème et 20ème armée russes ainsi que des appuis aériens ont pu faire mouvement en urgence vers Torskoe, ce village protégeant la dernière route qui, bien que bombardée par l’artillerie ukrainienne est la dernière porte encore ouverte pour Krasni Liman.

Ce sont d’abord des appuis aériens massifs des forces aériennes tactiques russes qui, en coordination avec l’artillerie détruisent les concentrations blindées ennemies avant qu’elles ne se lancent à l’assaut des positions alliées. 

Venant de Kreminna, des renforts blindés russes sont arrivés dans le secteur de Torskoe, sans confirmer si leur mission est de renforcer la défense de Krasni Liman, ou de couvrir la retraite de sa garnison vers l’Est ou de protéger Torskoe et le passage ultérieur de renforts plus importants. 

Certaines réseaux militaires pro-russes évoquent le mouvement vers Krasni Liman de 4 groupes bataillonnaires tactiques (BTG) de la 58ème armée (environ 4000 hommes), ainsi que le déploiement de bombardiers stratégiques chargés de bombes FAB 500 et FAB 3000 ce qui constituerait un renfort et un appui capables d’inverser la tendance actuelle. 

Suite au rattachement des républiques de populaires de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson, la Russie se réserve le droit de déployer toutes les forces et moyens disponibles pour défendre leurs territoires. Alors que l’armement nucléaire focalisent l’attention de nombreux commentateurs, il faut rappeler qu’il existe dans l’arsenal russe des armes conventionnelles dont les effets dévastateurs si elles sont utilisées en paquets sont comparables à ceux d’une munition nucléaire tactique. C’est le cas des bombes aériennes FAB 3000 et FAB 5000 , des bombes thermobariques etc.

En conclusion

Le sort de cette deuxième bataille de Krasni Liman va dépendre de la capacité des deux belligérants à acheminer rapidement dans ce secteur de nouveaux renforts ce qui n’est pas à l’avantage de Kiev qui pour ses opérations à l’Est de Kharkov a « raclé les fonds de tiroirs » pour constitue un corps de bataille mais qui, après 3 semaines d’offensives ayant profité de la faiblesse du dispositif russe à Balaklaïa, se retrouve aujourd’hui échoué sur les défenses de la petite garnison de Krasni Liman.

Par contre du côté russe, le dispositif réorganisé et renforcé après la surprise de Balaklaïa est en train de mettre en œuvre sa contre offensive, et je ne serais pas surpris que l’État-Major russe lance des attaques également du côté de Kharkov afin d’y fixer les forces de réserve ukrainiennes susceptibles de venir renforcer le front de Slaviansk / Krasni Liman.

Reste à savoir si la réaction russe sera arrivée à temps pour sauver la défense de Krasni Liman et si tel est le cas, alors cette bataille sera le signal du reflux des forces ukrainiennes des territoires aujourd’hui russes qu’elles occupent encore. Et si Krasni Liman tombe, ce sera probablement la dernière victoire des forces ukrainiennes, leur « chant du cygne » avant la désintégration complète de l’Ukraine.

Quoiqu’il en soit l’Histoire retiendra que cette journée du 30 septembre, qui est aussi celle du début de la bataille de Moscou en 1941, c’est d’abord le retour d’une première partie des régions russes d’Ukraine vers la Russie.

Erwan Castel

HUMOUR INTERNATIONAL ?

Publié par Zhang Meifang 张美芳
@CGMeifangZhang, diplomate chinois,
sur China government official

publié par le même

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Signature des traités acceptant la RPD, la RPL, et les oblasts de Zaporojié et de Kherson comme faisant partie de la Russie

De Donbass Insider — le 01/10/2022

Le 30 septembre 2022, les chefs de la RPD, de la RPL, et des régions de Zaporojié et de Kherson ont signé avec Vladimir Poutine des traités d’intégration des deux républiques et des deux oblasts au sein de la fédération de Russie. Voici le discours de Vladimir Poutine à l’occasion de la signature de ces traités.


Chers citoyens de Russie, citoyens des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, habitants des régions de Zaporojié et de Kherson, députés de la Douma d’État et sénateurs de la fédération de Russie !

Vous savez que des référendums ont été organisés dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que dans les régions de Zaporojié et de Kherson. Leurs résultats ont été compilés, les résultats sont connus. Les gens ont fait leur choix, un choix sans ambiguïté.

Aujourd’hui, nous signons des traités sur l’admission en Russie de la République Populaire de Donetsk, de la République Populaire de Lougansk, de la région de Zaporojié et de la région de Kherson. Je suis sûr que l’Assemblée fédérale soutiendra les lois constitutionnelles sur l’admission et la formation de quatre nouvelles régions en Russie, quatre nouvelles entités constitutives de la fédération de Russie, car c’est la volonté de millions de personnes.

Et c’est, bien sûr, leur droit, leur droit inaliénable, qui est inscrit dans l’article premier de la Charte des Nations unies, qui énonce explicitement le principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples.

Je le répète : c’est un droit inaliénable du peuple, il est fondé sur l’unité historique, au nom de laquelle des générations de nos ancêtres ont gagné, ceux qui, depuis les origines de l’ancienne Rus’, au cours des siècles, ont construit et défendu la Russie. Ici, en Novorussie [Novorossiya], Roumiantsev [1725-1796, maréchal], Souvorov [1730-1800, général] et Ouchakov [1744-1817, amiral] ont combattu, Catherine II et Potemkine ont fondé de nouvelles villes. [Potemkine, 1739-1791, un des amants et favori de Catherine II, militaire qui fonda les villes de Kherson, Nikolaïev, Sébastopol et Iekaterinoslav (ancien nom de Dnipro/Dnipropetrovsk), etc.]. C’est ici que nos grands-pères et arrière-grands-pères ont combattu jusqu’à la mort pendant la Grande Guerre Patriotique.

Nous nous souviendrons toujours des héros du “printemps russe”, ceux qui n’ont pas supporté le coup d’État néonazi en Ukraine en 2014, tous ceux qui sont morts pour le droit de parler leur langue maternelle, de préserver leur culture, leurs traditions et leur foi, pour le droit de vivre. Il s’agit des combattants du Donbass, des martyrs du Khatyn d’Odessa et des victimes des attaques terroristes inhumaines du régime de Kiev. Ce sont des volontaires et des miliciens, ce sont des civils, des enfants, des femmes, des personnes âgées, des Russes, des Ukrainiens, des personnes de nationalités les plus diverses. C’est le vrai leader du peuple de Donetsk Alexandre Zakhartchenko, ce sont les commandants de bataillons Arsen Pavlov et Vladimir Joga, Olga Kotchoura et Alexeï Mozgovoï, c’est le procureur de la République de Lougansk Sergueï Gorenko. Il s’agit du parachutiste Nourmagomed Gajimagomedov et de tous nos soldats et officiers qui sont morts de la mort des braves au cours de l’opération militaire spéciale. Ce sont des héros. Des héros de la grande Russie. Et je vous demande d’observer une minute de silence en leur mémoire.

Merci.

Derrière le choix de millions de personnes dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et dans les régions de Zaporojié et de Kherson se cache notre destin commun et une histoire millénaire. Les gens ont transmis ce lien spirituel à leurs enfants et petits-enfants. Malgré toutes les épreuves, ils ont porté leur amour pour la Russie à travers les années. Et personne ne peut détruire ce sentiment en nous. C’est pourquoi tant les anciennes générations que les plus jeunes, celles qui sont nées après la tragédie de l’effondrement de l’Union soviétique, ont voté pour notre unité, pour notre avenir commun.

En 1991, dans la forêt de Belovejskaya, sans demander la volonté du peuple, les élites du parti de l’époque ont décidé de dissoudre l’URSS, et le peuple s’est retrouvé arraché à sa patrie du jour au lendemain. Cela a déchiré et divisé notre peuple, et s’est transformé en une catastrophe nationale. De même qu’après la révolution, les frontières des républiques soviétiques ont été découpées en coulisses, les derniers dirigeants de l’Union soviétique ont déchiré notre grand pays en dépit de la volonté directe de la majorité lors d’un référendum organisé en 1991, simplement en présentant le fait accompli aux nations.

J’admets qu’ils n’ont même pas pleinement compris ce qu’ils faisaient et les conséquences que cela entraînerait inévitablement au bout du compte. Mais ça n’a plus d’importance. L’Union soviétique a disparu, le passé ne peut être ramené. Et la Russie d’aujourd’hui n’en a pas besoin, nous n’y aspirons pas. Mais rien n’est plus fort que la détermination de millions de personnes qui, par leur culture, leur foi, leurs traditions et leur langue, se considèrent comme faisant partie de la Russie et dont les ancêtres ont vécu pendant des siècles dans un seul État. Rien n’est plus fort que la détermination de ces personnes à retourner dans leur véritable patrie historique.

Pendant huit longues années, les habitants du Donbass ont été soumis à un génocide, à des bombardements et à un blocus, tandis qu’à Kherson et à Zaporojié, on a essayé, de manière criminelle, d’inculquer la haine de la Russie, de tout ce qui est russe. Or, pendant les référendums, le régime de Kiev menaçait de représailles les enseignants et les femmes qui travaillaient dans les commissions électorales, intimidant des millions de personnes venues exprimer leur volonté. Mais les populations unies du Donbass, de Zaporojié et de Kherson ont eu leur mot à dire.

Je veux que les autorités de Kiev et leurs véritables maîtres à l’Ouest m’entendent et je veux que tout le monde se souvienne de ceci : les personnes vivant à Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporojié deviennent nos citoyens pour toujours.

Nous appelons le régime de Kiev à cesser immédiatement le feu, toutes les hostilités, la guerre qu’il a déclenchée en 2014, et à revenir à la table des négociations. Nous sommes prêts pour cela, cela a été dit à plusieurs reprises. Mais le choix des habitants de Donetsk, Lougansk, Zaporojié et Kherson ne sera pas discuté, il a été fait, la Russie ne le trahira pas. Et les autorités actuelles de Kiev doivent traiter cette libre expression de la volonté du peuple avec respect, et pas autrement. C’est le seul moyen de parvenir à la paix.

Nous défendrons notre terre de toutes nos forces et de tous nos moyens et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la sécurité de notre peuple. C’est la grande mission de libération de notre peuple.

Nous reconstruirons les villes et villages détruits, les logements, les écoles, les hôpitaux, les théâtres et les musées, nous restaurerons et développerons les entreprises industrielles, les usines, les infrastructures, les systèmes sociaux, de retraite, de santé et d’éducation.

Bien sûr, nous allons travailler pour améliorer le niveau de sécurité. Ensemble, nous veillerons à ce que les citoyens des nouvelles régions ressentent le soutien de l’ensemble du peuple russe, de tout le pays, de toutes les républiques, de toutes les provinces et régions de notre grande patrie.

Chers amis, chers collègues !

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser aux soldats et aux officiers impliqués dans l’opération militaire spéciale, aux soldats du Donbass et de la Novorussie [Novorossiya], à ceux qui, après le décret de mobilisation partielle, rejoignent les forces armées, accomplissant leur devoir patriotique, et qui se présentent eux-mêmes aux bureaux d’enregistrement et d’enrôlement militaires à l’appel de leur cœur. Je voudrais aussi me tourner vers leurs parents, leurs épouses et leurs enfants et leur dire pour quoi notre peuple se bat, contre quel ennemi nous nous battons, qui précipite le monde dans de nouvelles guerres et crises, tirant un profit sanglant de cette tragédie.

Nos compatriotes, nos frères et sœurs en Ukraine – une partie originelle de notre nation unie – ont vu de leurs propres yeux ce que les cercles dirigeants du soi-disant Occident préparent pour l’humanité entière. Ici, en fait, ils ont tout simplement jeté leurs masques et montré ce qu’ils avaient dans le ventre.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’Occident a décidé que le monde, nous tous, devions supporter ses diktats pour toujours. À l’époque, en 1991, l’Occident espérait que la Russie ne se remettrait pas de tels bouleversements et continuerait à s’effondrer d’elle-même. Cela a failli arriver – nous nous souvenons des années 90, les terribles années 90, de la faim, du froid et du désespoir. Mais la Russie a survécu, renaît, se renforce et reprend la place qui lui revient dans le monde.

Dans le même temps, l’Occident a cherché et continue de chercher une nouvelle occasion de nous frapper, d’affaiblir et de détruire la Russie, ce qu’il a toujours rêvé de faire, de fragmenter notre État, de dresser nos peuples les uns contre les autres, de les condamner à la pauvreté et à l’extinction. Ils ne supportent pas le fait qu’il existe un pays si grand, si énorme dans le monde, avec son territoire, ses richesses naturelles, ses ressources, avec un peuple qui ne peut pas et ne veut pas vivre selon les ordres de quelqu’un d’autre.

L’Occident est prêt à tout pour préserver ce système néocolonial qui lui permet de parasiter, de dépouiller en substance le monde au prix de la puissance du dollar et du diktat technologique, de percevoir un véritable tribut de l’humanité, d’extraire la principale source de richesse non-méritée, la rente hégémonique. La préservation de cette rente est leur principale motivation, réelle et absolument intéressée. C’est pourquoi une dé-souverainisation totale est dans leur intérêt. D’où leur agression contre des États indépendants, contre les valeurs et les cultures traditionnelles, leurs tentatives de saper les processus internationaux et d’intégration qui échappent à leur contrôle, les nouvelles monnaies mondiales et les centres de développement technologique. Il est d’une importance capitale pour eux que tous les pays abandonnent leur souveraineté en faveur des États-Unis.

Les élites dirigeantes de certains États acceptent volontairement de le faire, acceptent volontairement de devenir des vassaux ; d’autres sont soudoyés, intimidés. Et s’ils échouent, ils détruisent des États entiers, laissant derrière eux des catastrophes humanitaires, des désastres, des ruines, des millions de vies humaines détruites et mutilées, des enclaves terroristes, des zones de désastre social, des protectorats, des colonies et des semi-colonies. Ils s’en fichent, tant qu’ils obtiennent leur bénéfice.

Je tiens à le souligner une fois de plus : c’est la cupidité, l’intention de maintenir leur pouvoir sans entrave, qui est la véritable raison de la guerre hybride que l’”Occident collectif” mène contre la Russie. Ils ne veulent pas que nous soyons libres, ils veulent nous voir comme une colonie. Ils ne veulent pas d’une coopération égale, mais d’un vol. Ils ne veulent pas nous voir comme une société libre, mais comme une foule d’esclaves sans âme.

Notre mode de pensée et notre philosophie sont une menace directe pour eux, c’est pourquoi ils attaquent nos philosophes. Notre culture et notre art sont une menace pour eux, alors ils essaient de les interdire. Notre développement et notre prospérité constituent également une menace pour eux – la concurrence s’intensifie. Ils n’ont pas du tout besoin de la Russie, c’est nous qui en avons besoin.

Je voudrais vous rappeler que les prétentions à la domination mondiale ont été à plusieurs reprises écrasées par le courage et la fermeté de notre peuple dans le passé. La Russie sera toujours la Russie. Nous continuerons à défendre nos valeurs et notre patrie.

L’Occident compte sur l’impunité, sur le fait de s’en tirer à bon compte. En fait, elle s’en est tirée jusqu’à présent. Les accords stratégiques de sécurité sont jetés à la poubelle ; les accords conclus au plus haut niveau politique sont déclarés comme étant une mascarade ; les promesses fermes de ne pas étendre l’OTAN vers l’est, autrefois achetées par nos anciens dirigeants, se révèlent être une sale supercherie ; les traités sur la défense antimissile et les missiles à portée intermédiaire sont unilatéralement abandonnés sous des prétextes farfelus.

Tout ce que nous entendons de toutes parts, c’est que l’Occident défend un ordre fondé sur des règles. D’où viennent-elles ? Qui a vu ces règles en premier lieu ? Qui les a négociés ? Ecoutez, c’est juste un non-sens, une pure tromperie, des doubles ou triples standards ! Ils sont simplement conçus pour les imbéciles.

La Russie est une grande puissance millénaire, un pays-civilisation, et elle ne va pas vivre selon ces règles truquées et bidon.

C’est ce qu’on appelle l’Occident qui a piétiné le principe de l’inviolabilité des frontières, et maintenant il décide à sa guise qui a le droit à l’autodétermination et qui ne l’a pas, qui n’en est pas digne. La raison pour laquelle ils ont décidé de le faire, qui leur a donné ce droit, n’est pas claire. Ce n’est même pas clair pour eux.

C’est pourquoi ils éprouvent une colère noire face au choix des habitants de Crimée, Sébastopol, Donetsk, Lougansk, Zaporojié et Kherson. Cet Occident n’a aucun droit moral de l’évaluer ou même de parler de la liberté de la démocratie. Ils ne l’ont pas fait et ne l’ont jamais eu !

Les élites occidentales ne nient pas seulement la souveraineté nationale et le droit international. Leur hégémonie est d’une nature nettement totalitaire, despotique et d’apartheid. Ils divisent impudemment le monde entre leurs vassaux, les pays dits civilisés et tous les autres qui, selon les desseins des racistes occidentaux actuels, devraient rejoindre la liste des barbares et des sauvages. Les fausses étiquettes – “pays voyou”, “régime autoritaire” – sont déjà en place, elles marquent des peuples et des États entiers, et ce n’est pas nouveau. Il n’y a rien de nouveau là-dedans : les élites occidentales sont restées ce qu’elles étaient – colonialistes. Ils font de la discrimination, ils divisent les peuples en deux classes, la première et la seconde.

Nous n’avons jamais accepté et n’accepterons jamais un tel nationalisme politique et un tel racisme. Et qu’est-ce que la russophobie, à part le racisme, qui se répand maintenant dans le monde entier ? Qu’est-ce que, sinon le racisme, la conviction inébranlable de l’Occident que sa civilisation, sa culture néolibérale, est le modèle incontestable pour le reste du monde ? “Celui qui n’est pas avec nous est contre nous”. Cela semble même étrange.

Même la repentance pour leurs propres crimes historiques est reportée par les élites occidentales sur tous les autres, exigeant des citoyens de leurs pays et des autres nations qu’ils s’excusent pour ce qu’ils n’ont pas fait – par exemple, pour la période des conquêtes coloniales.

Il est bon de rappeler à l’Occident qu’il a commencé sa politique coloniale dès le Moyen Âge, suivie de la traite mondiale des esclaves, du génocide des tribus indiennes en Amérique, du pillage de l’Inde, de l’Afrique, des guerres de l’Angleterre et de la France contre la Chine, qui l’ont obligée à ouvrir ses ports au commerce de l’opium. Ce qu’ils faisaient, c’était rendre des peuples entiers dépendants de la drogue, exterminer délibérément des groupes ethniques entiers pour les terres et les ressources, et mettre en place une véritable chasse à l’homme comme à la bête. C’est contraire à la nature humaine, à la vérité, à la liberté et à la justice.

Et nous – nous sommes fiers qu’au vingtième siècle, ce soit notre pays qui ait pris la tête du mouvement anticolonial, qui a ouvert à de nombreux peuples du monde la possibilité de se développer, de réduire la pauvreté et les inégalités et de vaincre la faim et les maladies.

Je tiens à souligner que l’une des raisons de la russophobie séculaire et de la colère non dissimulée de ces élites occidentales à l’égard de la Russie est précisément que nous ne nous sommes pas laissés dépouiller lors de la conquête coloniale et que nous avons forcé les Européens à commercer pour notre bénéfice mutuel. Cet objectif a été atteint par la création d’un État centralisé fort en Russie, qui s’est développé et a été renforcé par les grandes valeurs morales de l’orthodoxie, de l’islam, du judaïsme et du bouddhisme, ainsi que par la culture russe et la parole russe, qui sont ouvertes à tous.

On sait que des plans d’intervention en Russie ont été élaborés à plusieurs reprises, qu’ils ont tenté d’utiliser la période des troubles au début du XVIIe siècle et la période de bouleversements après 1917, mais qu’ils ont échoué. En définitive, l’Occident a réussi à mettre la main sur les richesses de la Russie à la fin du XXe siècle, lorsque l’État a été détruit. Ils nous appelaient amis et partenaires, mais en réalité ils nous traitaient comme une colonie – des milliers de milliards de dollars ont été siphonnés du pays sous diverses formes. Nous nous souvenons tous de tout, nous n’avons rien oublié.

Et ces jours-ci, les gens de Donetsk et de Lougansk, de Kherson et de Zaporojié ont pris la parole pour restaurer notre unité historique. Merci !

Les pays occidentaux affirment depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres nations. C’est exactement le contraire : au lieu de la démocratie, c’est la répression et l’exploitation ; au lieu de la liberté, c’est l’asservissement et la violence. L’ordre mondial unipolaire dans son ensemble est intrinsèquement anti-démocratique et non-libre, il est faux et hypocrite de bout en bout.

Les États-Unis sont le seul pays au monde à avoir utilisé deux fois des armes nucléaires, en détruisant les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Au passage, ils ont créé un précédent.

Je vous rappelle également que les États-Unis et les Britanniques ont réduit en ruines Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sans aucune nécessité militaire. Et cela a été fait de manière démonstrative, sans, je le répète, nécessité militaire. L’objectif était unique : comme dans le cas des bombardements nucléaires au Japon, intimider à la fois notre pays et le monde entier.

Les États-Unis ont laissé une marque terrible sur les peuples de Corée et du Vietnam avec leurs bombardements barbares en tapis de bombes, le napalm et les armes chimiques.

À ce jour, ils occupent en fait l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, qu’ils appellent cyniquement des alliés égaux. Ecoutez, je me demande quel genre d’alliance c’est ? Le monde entier sait que les dirigeants de ces pays sont espionnés et que leurs dirigeants sont mis sur écoute non seulement dans leurs bureaux, mais aussi à leur domicile. C’est une véritable honte. Honte à ceux qui le font, et à ceux qui, comme un esclave, avalent en silence et sans se plaindre cette ignominie.

Ils qualifient de solidarité euro-atlantique les ordres et les cris grossiers et insultants adressés à leurs vassaux ; ils qualifient de noble recherche médicale le développement d’armes biologiques et les expériences sur des êtres humains vivants, y compris en Ukraine.

Ce sont leurs politiques destructrices, leurs guerres, leur pillage qui ont provoqué l’énorme poussée actuelle des flux migratoires. Des millions de personnes endurent des privations, des abus, meurent par milliers en essayant d’atteindre cette même Europe.

Maintenant, ils exportent du blé depuis l’Ukraine. Où va-t-il sous le prétexte de “garantir la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres du monde” ? Où va-t-il ? Tout va dans les mêmes pays européens. Là, 5 % seulement sont allés aux pays les plus pauvres du monde. Encore un autre canular et une tromperie pure et simple.

L’élite américaine utilise en fait la tragédie de ces personnes pour affaiblir ses rivaux, pour détruire les États-nations. Cela vaut également pour l’Europe, pour l’identité de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays ayant des siècles d’histoire.

Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie, et la plupart des politiciens européens acceptent docilement. Ils comprennent clairement que les États-Unis, en poussant l’UE à abandonner complètement l’énergie et les autres ressources russes, sont pratiquement en train de désindustrialiser l’Europe et de s’emparer entièrement du marché européen – elles comprennent tout, ces élites européennes, elles comprennent tout, mais elles préfèrent servir les intérêts des autres. Ce n’est plus une simple servilité, mais une trahison directe de leurs peuples. Mais que Dieu soit avec eux, c’est leur affaire.

Mais les sanctions ne suffisent pas aux Anglo-Saxons, ils ont eu recours au sabotage – incroyable mais vrai – en faisant sauter les gazoducs internationaux de Nord Stream, qui passent sous la mer Baltique, détruisant de fait l’infrastructure énergétique de l’Europe. Qui en tire bénéfice, c’est évident pour tous. C’est celui qui en tire un bénéfice qui l’a fait, bien sûr.

Le diktat américain est construit sur la force brute, sur la loi du poing. Il est parfois joliment emballé, parfois sans emballage, mais l’essence est la même – la puissance du poing. D’où le déploiement et le maintien de centaines de bases militaires aux quatre coins du monde, l’expansion de l’OTAN et les tentatives de formation de nouvelles alliances militaires telles que l’AUKUS et autres. Un lien politico-militaire entre Washington, Séoul et Tokyo est également activement recherché. Tous les États qui possèdent ou aspirent à posséder une véritable souveraineté stratégique et qui sont capables de contester l’hégémonie occidentale sont automatiquement désignés comme des ennemis.

C’est sur ces principes que sont construites les doctrines militaires des États-Unis et de l’OTAN, qui n’exigent rien de moins que la domination totale. Les élites occidentales présentent leurs plans néocoloniaux de la même manière hypocrite, même avec la prétention d’être pacifiques, en parlant d’une sorte d’endiguement, et un tel mot sournois court d’une stratégie à l’autre, mais, en fait, il ne signifie qu’une seule chose : saper tout centre souverain de développement.

Nous avons déjà entendu parler de l’endiguement de la Russie, de la Chine, de l’Iran. Je pense que d’autres pays d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient, ainsi que les partenaires et alliés actuels des États-Unis, sont les prochains sur la liste. Nous savons que lorsque quelque chose ne leur plaît pas, ils imposent également des sanctions contre leurs alliés – une contre une banque, une contre une autre, une contre une entreprise, une contre une autre. C’est une pratique, et elle sera étendue. Ils ont tout le monde dans leur ligne de mire, y compris nos voisins les plus proches, les pays de la CEI.

Dans le même temps, l’Occident a manifestement pris ses désirs pour des réalités depuis longtemps. En lançant un blitzkrieg [guerre éclair, ou autre type d’opération fulgurante (politique en particulier)] de sanctions contre la Russie, par exemple, ils ont pensé qu’ils pouvaient à nouveau mettre le monde entier à leur disposition. Il s’avère toutefois qu’une perspective aussi rose n’enthousiasme pas tout le monde, à l’exception des masochistes politiques complets et des fans d’autres formes non conventionnelles de relations internationales. La plupart des États refusent de se mettre la Russie à dos et choisissent plutôt la voie raisonnable de la coopération.

L’Occident ne s’attendait clairement pas à une telle défiance de leur part. Ils sont simplement habitués à tout prendre par la force, le chantage, la corruption et l’intimidation, et ils se convainquent que ces méthodes fonctionneront toujours, comme si elles étaient figées dans le passé.

Cette confiance en soi est le résultat direct non seulement du concept notoire de leur propre exceptionnalisme – bien que celui-ci soit, bien sûr, étonnamment simple – mais aussi de la famine informationnelle en Occident. La vérité a été noyée dans un océan de mythes, d’illusions et de faux, à l’aide d’une propagande prohibitive et agressive, en mentant comme Goebbels. Plus le mensonge est invraisemblable, plus vite les gens y croiront – c’est ainsi qu’ils fonctionnent, selon ce principe.

Mais on ne peut pas nourrir les gens avec des dollars et des euros imprimés. On ne peut pas les nourrir avec ces papiers, et la capitalisation virtuelle et gonflée des réseaux sociaux occidentaux ne peut pas chauffer une maison. Ce que je dis est important, mais ce qui vient d’être dit ne l’est pas moins : on ne peut nourrir personne avec du papier – il faut de la nourriture, et ces capitalisations gonflées ne peuvent chauffer personne non plus – il faut de l’énergie.

C’est pourquoi les hommes politiques européens, par exemple, doivent convaincre leurs concitoyens de manger moins, de se laver moins et de s’habiller plus chaudement à la maison. Et ceux qui commencent à poser des questions justes « Mais en fait, pourquoi ? » – ils sont immédiatement déclarés ennemis, extrémistes et radicaux. Ils rejettent la faute sur la Russie, en disant : c’est la source de tous vos problèmes. Ils mentent encore une fois.

Qu’est-ce que je veux souligner ? Tout porte à croire que les élites occidentales ne vont pas chercher de solutions constructives à la crise alimentaire et énergétique mondiale, qui a surgi par leur faute, précisément à cause de leur politique de longue date, bien avant notre opération militaire spéciale en Ukraine, et dans le Donbass. Ils n’ont pas l’intention de résoudre les problèmes d’injustice, d’inégalité. On peut craindre qu’ils soient prêts à utiliser d’autres recettes, qui leur sont familières.

Et il convient ici de rappeler que l’Occident est sorti des contradictions du début du 20e siècle par la Première Guerre mondiale. Les récompenses de la Seconde Guerre mondiale ont permis aux États-Unis de surmonter enfin les effets de la Grande Dépression et de devenir la première économie mondiale, imposant à la planète la puissance du dollar comme monnaie de réserve mondiale. L’Occident a largement surmonté la crise des années 1980 – et la crise s’est aggravée dans les années 1980 – en s’appropriant l’héritage et les ressources de l’Union soviétique, qui s’est effondrée et a fini par s’écrouler. C’est un fait.

Maintenant, pour se sortir d’un nouvel enchevêtrement de contradictions, il leur faut à tout prix casser la Russie, et les autres États qui choisissent la voie souveraine du développement, afin de voler encore plus la richesse des autres et à ce prix de boucher, de colmater leurs trous. Si ce n’est pas le cas, je n’exclus pas qu’ils tentent de provoquer l’effondrement du système, sur lequel tout pourra être imputé, ou, Dieu nous en préserve, qu’ils décident d’utiliser la formule bien connue « la guerre va tout effacer ».

La Russie comprend sa responsabilité envers la communauté mondiale et fera tout pour ramener ces têtes brûlées à la raison.

Il est évident que le modèle néo-colonial actuel est condamné à terme. Mais là encore, ses vrais maîtres s’y accrocheront jusqu’au bout. Ils n’ont tout simplement rien à offrir au monde, si ce n’est le même système de vol et de racket.

En substance, ils crachent sur le droit naturel de milliards de personnes, la majeure partie de l’humanité, à la liberté et à la justice, à déterminer leur propre avenir. Maintenant, ils sont passés à un déni radical de la moralité, de la religion, et de la famille.

Répondons à quelques questions très simples pour nous-mêmes. Je veux maintenant revenir sur ce que j’ai dit, et je veux aussi m’adresser à tous nos citoyens, pas seulement aux collègues présents dans le public, mais à tous les citoyens russes : voulons-nous avoir « parent numéro un », « numéro deux », « numéro trois » au lieu de « maman et papa » dans notre pays, en Russie – sommes-nous devenus complètement fous ? Voulons-nous que les enfants dans nos écoles, dès l’école primaire, soient exposés à des perversions qui conduisent à la dégradation et à l’extinction ? Voulons-nous qu’on leur apprenne qu’il existe d’autres genres que les hommes et les femmes et qu’on leur propose une opération de changement de sexe ? Est-ce cela que nous voulons pour notre pays et nos enfants ? Tout cela est inacceptable pour nous, nous avons notre propre avenir.

Je le répète, la dictature des élites occidentales est dirigée contre toutes les sociétés, y compris les peuples des pays occidentaux eux-mêmes. C’est un défi pour tous. Cette négation totale de l’homme, la subversion de la foi et des valeurs traditionnelles, la suppression de la liberté prennent les caractéristiques d’une “religion à l’envers” – le satanisme pur et simple. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus-Christ, dénonçant les faux prophètes, dit que c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Et ces fruits empoisonnés sont déjà évidents pour les gens – non seulement dans notre pays, mais dans tous les pays, y compris de nombreuses personnes en Occident même.

Le monde est entré dans une période de transformation révolutionnaire, et c’est fondamental. De nouveaux centres de développement se forment, ils représentent la majorité – la majorité ! – de la population mondiale et sont prêts non seulement à faire valoir leurs intérêts, mais ils voient aussi dans la multipolarité une occasion de renforcer leur souveraineté, et donc de gagner une véritable liberté, une perspective historique, leur droit à un développement indépendant, créatif, original, à un processus harmonieux.

Dans le monde entier, y compris en Europe et aux États-Unis, comme je l’ai dit, nous avons beaucoup de personnes qui partagent les mêmes idées, et nous sentons, nous voyons leur soutien. Un mouvement de libération, anti-colonial, contre l’hégémonie unipolaire se développe dans divers pays et sociétés. Sa proportion ne fera qu’augmenter. C’est cette force qui déterminera la future réalité géopolitique.

Chers amis !

Aujourd’hui, nous nous battons pour une voie juste et libre, avant tout pour nous-mêmes, pour la Russie, pour que la dictature, le despotisme appartiennent à jamais au passé. Je suis convaincu que les pays et les peuples comprennent qu’une politique fondée sur l’exceptionnalisme de quiconque, sur la suppression des autres cultures et des autres peuples est intrinsèquement criminelle, que nous devons tourner cette page honteuse. L’effondrement de l’hégémonie occidentale, qui a commencé, est irréversible. Une fois encore, les choses ne seront pas les mêmes qu’avant.

Le champ de bataille sur lequel le destin et l’histoire nous ont appelés est un champ de bataille pour notre peuple, pour une grande Russie historique. Pour une grande Russie historique, pour les générations futures, pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Nous devons les protéger de l’asservissement, des expériences monstrueuses qui cherchent à mutiler leurs esprits et leurs âmes.

Aujourd’hui, nous nous battons pour que personne ne pense jamais que la Russie, notre peuple, notre langue, notre culture, puissent être pris et effacés de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une consolidation de toute la société, et seules la souveraineté, la liberté, la créativité et la justice peuvent constituer la base de cette unité. Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion.

Et je voudrais conclure avec les mots du vrai patriote Ivan Alexandrovitch Iline [1883-1954 ; philosophe russo-germano-suisse, il fit partie de la diaspora russe qui suivit la révolution russe] : « Si je considère la Russie comme ma patrie, cela signifie que j’aime, que je contemple et que je pense, que je chante et que je parle à la manière russe ; que je crois aux pouvoirs spirituels du peuple russe. Son esprit est mon esprit ; son destin est mon destin ; sa souffrance est ma peine ; son épanouissement est ma joie. »

Derrière ces mots se cache un grand choix spirituel qui, pendant plus de mille ans d’existence de l’État russe, a été suivi par de nombreuses générations de nos ancêtres. Aujourd’hui, nous, les citoyens des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et les habitants des régions de Zaporojié et de Kherson, avons fait ce choix. Ils ont fait le choix d’être avec leur peuple, d’être avec leur patrie, de vivre son destin et de gagner avec elle.

La vérité est de notre côté, la Russie est de notre côté !

Vladimir Poutine

Source : Site officiel du Kremlin
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

Sylvestre et les vaccins

Ce sketch date d’il y a une dizaine d’années.
Pas besoin de commenter !

un blog à découvrir

Je voulais copier/coller le dernier article du blog

« NORMALOSPHERE — Le blog de ceux qui sont en même temps de droite, de gauche et du centre », blog d’Olivier Foreau (billets d’humeur et revue de presse) que je viens de découvrir :
https://normalosphere.wordpress.com/

Mais finalement, il est plus simple et moins compliqué d’en donner le lien :

https://normalosphere.wordpress.com/2022/09/24/la-debacle-en-chantant-2/

Les autres articles, eux non plus, ne sont pas trop mal (euphémisme). Réservé à ceux qui comprennent l’ironie, l’ironie mordante ou acerbe, voire qui la pratique.

“Kharkov est un théâtre secondaire. L’important est ce qui s’est passé à Odessa” – entretien avec Alexandre N.

Le Courrier des Stratèges — 30 septembre 2022

Alexandre N. a répondu à nos questions sur les derniers développements de la bataille d’Ukraine au terme de deux semaines riches en rebondissements. Il les passe en revue et ils attire notre attention sur le front d’Odessa, où la Russie affronte l’OTAN, loin de l’intérêt des médias.

CdS: Bonjour Alexandre, merci de prendre le temps de répondre aux questions du Courrier des Stratèges.  Où en est le conflit, de votre point de vue? 

A.N.: Il est en effet très important de comprendre ce qui se passe vraiment. Et ne pas être dupe des tropismes des médias.  Il faut oublier Kharkov dont on parle trop en même temps ( diversion médiatique ), mais qui n’est encore qu’une manœuvre de diversion russe destinée a empêcher les forces ukrainiennes de gêner les référendums. La région de Kharkov est en effet réputée pour son inutilité stratégique. L’important est ce qui se passe à Odessa – et la violence des propos de Zélenski contre l’Iran (du fait de l’utilisation par les Russes de drones iraniens). 

L’épisode décisif d’Odessa

CdS: Que s’est-il passé, en fait? 

A.N.: Il apparaît que les Russes ont frappé encore une fois préventivement contre une tentative d’attaque massive de la Crimée, pilotée depuis le QG Sud d’Odessa avec des drones sous-marins britanniques, des bateaux de guerre et … des drones chinois achetés chez Ali-Baba. L’idée était donc d’étendre la guerre à la mer Noire en y en détruisant la flotte russe.

La réaction russe sur Odessa a duré semble-t-il du 23 au 26 septembre avec des dizaines de vagues successives de Shaed 136 ( drone version destruction ), concentrées, très précises et tactiquement inarrêtables ( un tiers de perte est plus qu’acceptable et on en est loin ). Le port, la base, les destroyers qui s’y trouvaient, les drones sous-marins, les entrepôts de missiles Harm, le QG marine  … bref, tout semble y être passé ou en voie de l’être.

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https://avia-pro.fr/news/v-odesse-nochyu-dronami-unichtozheny-krupneyshie-sklady-s-zapadnymi-snaryadami-i-raketami

le 26 09

À Odessa, des drones ont détruit les plus grands entrepôts avec des obus et des missiles occidentaux la nuit

Deux attaques de drones Shahed-136 ont suffi à détruire les plus grands entrepôts de missiles et d’obus occidentaux à Odessa.

Les explosions se sont avérées si puissantes qu’une lueur a pu être observée au-dessus de la région d’Odessa pendant au moins deux heures supplémentaires, illuminant littéralement tout le ciel à l’horizon. On sait que l’un des entrepôts contenait plusieurs centaines de missiles, tandis que le deuxième entrepôt détruit pouvait contenir des munitions livrées par les États-Unis depuis la Roumanie voisine.

Les riverains rapportent que l’explosion initiale était si forte qu’elle pouvait être entendue à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. Par la suite, on a pu entendre et observer la détonation des munitions stockées dans les entrepôts.

Selon l’armée ukrainienne, un total de trois drones d’attaque kamikaze ont participé à l’attaque, dont l’un a été abattu à l’approche, et les deux autres ont réussi à atteindre leurs cibles. On sait que dans l’un des entrepôts détruits, la détonation des munitions s’est avérée si forte qu’il a fallu évacuer les habitants de plusieurs agglomérations.

À ce jour, les systèmes de défense aérienne en service avec l’Ukraine, y compris les systèmes de défense aérienne NASAMS récemment arrivés des États-Unis, sont extrêmement inefficaces contre les drones à faible coût et, par conséquent, les forces armées ukrainiennes ne sont tout simplement pas en mesure de repousser les attaques.
Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/v-odesse-nochyu-dronami-unichtozheny-krupneyshie-sklady-s-zapadnymi-snaryadami-i-raketami

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https://avia-pro.fr/news/inter-izrailskie-specialisty-po-dronam-pribyli-na-ukrainu

le 26 09

Des experts israéliens en drones sont arrivés en Ukraine.

Après l’utilisation active de drones kamikazes iraniens Shahed-136 en Ukraine et le transfert de débris de drones abattus et explosés vers l’armée israélienne, des experts en drones israéliens sont arrivés en Ukraine pour étudier la possibilité de combattre ces avions. Cela, entre autres, peut également concerner la fourniture rapide d’armes UAV à l’armement de l’Ukraine.

selon информации, diffusé sur la chaîne Inter TV, l’armée israélienne est actuellement extrêmement intéressée par la collecte des données nécessaires sur les véhicules aériens sans pilote iraniens utilisés. Selon un expert qui s’est exprimé sur les ondes d’une chaîne de télévision ukrainienne, avec l’utilisation de ces drones en Ukraine, Israël avait un intérêt extrêmement élevé à obtenir de tels drones, car les tentatives précédentes pour les étudier avaient échoué.

À ce jour, les systèmes de défense aérienne en service avec l’Ukraine ont démontré une efficacité extrêmement faible dans la lutte contre ces drones – quelques drones ont en effet été abattus, cependant, le nombre d’interceptions réussies est extrêmement faible.

Au moins deux drones iraniens Shahed-136 ce soir frappé dans des dépôts de munitions dans la région d’Odessa.
Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/inter-izrailskie-specialisty-po-dronam-pribyli-na-ukrainu

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CdS. La vraie “contre-attaque” ukrainienne est donc en fait une opération non médiatisée de l’OTAN, que cette dernière n’a pas eu le temps de mettre en œuvre? 

A.N. Cette tentative américaine d’attaque sur la Crimée ( il faut arrêter de se voiler la face : « ils » commandent directement à ce stade ) visait  à enrayer l’effondrement en cours des forces ukrainiennes sur le terrain, et en particulier l’échec des Himars, ainsi qu’à relancer l’action. L’introduction des Himars était censée – vu leur extrême réactivité qui est leur seule vraie qualité tactique – détruire les chaînes logistiques russes. Après un temps d’adaptation de celles-ci, les Russes ont réagi en attaquant les Himars un à un, précisément avec ces fameux drones Shaed 136 car ils sont bien plus réactifs encore, et qu’ils viennent du ciel où ils sont en permanence en maraude (loiter en anglais). Ceci devient d’ailleurs la hantise des opérateurs … qui, probablement occidentaux, n’ont pas vraiment envie d’y rester. C’est un combat d’artilleur en tant que prolongement de la contre-batterie de la guerre de 14.

CdS. Pouvez-vous en dire plus sur les drones iraniens? 

A.N. Shaed rappelle le Crécerelle français [drone de reconnaissance utilisé par l’armée entre 1994 et 2004] : un expérimentateur rustique, lent, sonore, volant bas et indétectable : un vrai kamikaze au sens du junraï-baka [?] si sa charge utile est de l’explosif . En allemand, « Drone » signifie faux-bourdon et c’est exactement le bruit qu’il fait. Le nom a été inspiré du bruit au décollage du … V1, qui est le premier drone rapide.

La stratégie  russe est toujours: “amorcer et ferrer”. 

CdS. Donc les Russes se sont concentrés sur ce qui se passait à Odessa parce que, selon vous, c’était la bataille cruciale? 

A.N.:C’est exactement cela. Et c’est en réaction à cette destruction du QG Sud qu’intervient le sabotage des North Stream I et II. Par dépit des Américains d’abord – puis pour tenter une autre diversion en portant le conflit sur la Baltique où pullulent des bateaux occidentaux qui se croient à l’abri des attaques de drones.

CdS . Alors que va-t-il se passer maintenant ?

A.N. Une à une les tentatives occidentales échouent, l’armée ukrainienne lentement plie. Le Chancelier Scholtz n’est rentré des Émirats qu’avec des contrats de détournement du gaz yéménite ce qui va faire des dégâts. Les élections de mi-mandat approchent aux Etats-Unis et il faut donc, pensent les Occidentaux, une victoire médiatique incontestable et surtout pas de surprise de la part des Russes. Or ce n’est pas gagné.

Donc l’hystérie va monter encore plus et les coups tordus derrière. Le point culminant de la bataille s’approche, s’il n’est pas déjà dépassé. Mais la seule constante est bien que les Russes ont la maîtrise du temps, donc de l’action : les Russes attendent simplement que les Américains se préparent à une opération ( « vous aller voir ce que vous allez voir » ) et alors ils les frappent juste avant que ceux-ci ne frappent.

Le renseignement est la première dimension de ce conflit (ce que les gouvernants français actuels par exemple ne comprendront jamais), la seconde étant la frappe de précision par surprise. La propagande n’a plus d’effet que sur des Occidentaux qui, déjà pavlovisés, sont enfermés dans leur asile intérieur. La bataille de l’opinion se joue en fait dans le reste du monde qui désormais compte les points.

CdS. Et côté russe? 

A.N. Coté russe, on ne peut pas ne pas imaginer que la prise d’Odessa comme un fruit mûr se prépare.

Si la stratégie russe reste décidément hermétique aux occidentaux du fait de leur indécrottable complexe de supériorité, elle est en fait toujours la même en s’adaptant aux circonstances. Pour ceux que ça intéresse, elle est parfaitement explicitée là : «  “Amorcer et ferrer” : comment la Russie a remis Moscou à Napoléon il y a 210 ans, puis a ensuite remporté la guerre » de Evgeny Norin paru dans Russia Today

VLADIMIR POUTINE AU KREMLIN : ÉCOUTEZ CE QU’IL A DIT DANS UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE 2014

le 28 sept. 2022
Afrique Média

Un des commentaires :
A W
Je n’aurais jamais cru devoir écouter un média Africain pour avoir une information brute et non censurée. Merci à vous et honte aux médias Français.

Communiqué de l’Ambassade de Russie aux États-Unis

Nous notons les tentatives de certains parlementaires américains de rejeter la responsabilité sur la Russie des incidents survenus sur les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2.

Peut-être qu’ils ont une meilleure vue du haut de la colline du Capitole. Mais si tel est le cas, ils doivent également avoir vu les activités des navires de guerre américains sur le site même de la rupture des infrastructures russes la veille.

Ou remarqué des drones et des hélicoptères qui volent là-bas. Ou observé des exercices de la marine américaine avec des explosifs sous-marins qui ont été menés dans la même zone il y a quelque temps.

Enfin, ils auraient dû rappeler les promesses faites par le président Biden de « mettre fin » au projet Nord Stream 2. Ce qui est évident pour nous, c’est que ceux qui réfléchissent à l’incident semblent oublier de se poser la question principale :

À QUI PROFITE LA RUPTURE DES CANALISATIONS ? La réponse est à la surface. Le commerce énergétique qui dure depuis des décennies entre Moscou et l’Europe est depuis longtemps devenu une horreur pour les stratèges de Washington.

Incapables d’offrir une alternative décente à un approvisionnement en gaz fiable et, ce qui n’est pas moins important, bon marché, les États-Unis ont décidé d' »évincer » la Russie en tant que concurrent en utilisant des méthodes et des sanctions non marchandes.

Washington s’efforce de rendre ses alliés accros à une «aiguille de GNL» [gaz naturel liquéfié] coûteuse et peu respectueuse de l’environnement. Pour notre part, nous insistons sur la nécessité d’un examen complet et objectif des circonstances des attaques sans précédent contre les pipelines russes.

Pour discuter de cette question, la Fédération de Russie convoquera une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU.

*

NB :

1- la réunion extraordinaire se tiendra le 30 septembre, réunion durant laquelle la Suède et le Danemark doivent apporter des informations plus détaillées sur ces fuites et leurs origines.

2 – une quatrième fuite a été identifiée en mer Baltique, du côté suédois, au-dessus des gazoducs Nord Stream visés par les sabotages, ont indiqué les gardes-côtes suédois ce 29 septembre.

Des habitants de Lougansk brandissent des drapeaux russes sur leurs balcons

https://t.me/rian_ru/179525

Des étudiants en médecine de Lougansk se sont alignés pour former le mot « Russie » et ont étendu un vaste drapeau devant leur université.

https://t.me/sputnik_afrique/1702

« Avec la Russie, à jamais! »: des étudiants en médecine de Lougansk se sont alignés pour former le mot « Russie » et ont étendu un vaste drapeau 🇷🇺 devant leur université.

URGENT : coupures électriques imminentes en France

Le Courrier des Stratèges — 29 septembre 2022

Selon Reuters, le gouvernement français s’apprête à ordonner des coupures « séquencées » d’électricité par phase de deux heures sur le territoire. Cette décision est savamment dissimulée à l’opinion publique.

Selon l’agence Reuters, la France serait beaucoup plus proche que Macron n’a bien voulu le dire des coupures d’électricité.

En effet, selon les informations de Reuters, le gouvernement envisagerait un plan prévoyant des coupures de courant dans certaines régions de l’Hexagone.

Ces coupures seraient imminentes, et interviendraient en tout cas dès l’automne.

En l’état, elles ne toucheraient pas les hôpitaux, mais elles impacteraient le réseau de téléphonie mobile.

L’impact sur les communications téléphoniques concernerait toute l’Europe :

Autrefois impensable, les téléphones portables pourraient tomber dans le noir en Europe cet hiver si des coupures de courant ou un rationnement de l’énergie mettaient hors service une partie des réseaux mobiles de la région.

Preuve est désormais faite que la propagande en Occident ne recule devant aucun mensonge : notre fragilité est bien plus grande que nous ne l’imaginions, et, dans cette affaire, la Russie a bon dos. La russophobie qui domine les émotions puériles de la caste au pouvoir nous met en danger : ils ne contrôlent plus rien !

brève autre encore

De Sputnik Afrique 29.09.2022
« L’intégration de nouvelles régions au sein de la Russie pourrait s’étendre pendant des années, selon le député de la Douma d’État Daniil Bessarabov »

autre brève

De Florian Philippot :

Trump se propose comme médiateur de Paix concernant l’Ukraine et refuse l’escalade vers « la 3è guerre mondiale » ! Il prend l’exact contre-pied des faucons de Washington, ceux qui sabotent et veulent la guerre ! Espérons que son camp remportera les élections en novembre !

Voilà ce que la macronie et une partie des dites oppositions soutiennent :

« Les forces armées ukrainiennes ont pilonné ce jeudi matin un convoi de réfugiés dans la région de Kharkov. Une trentaine de personnes, dont des enfants, ont été tuées, a déclaré à Sputnik le chef du bureau de représentation de la RPL en Russie. »

BRÈVES DU JOUR

François Asselineau
LE SABOTAGE DES GAZODUCS NORDSTREAM DEVIENT UNE AFFAIRE MONDIALE
2 points très symptomatiques
1️c’est la Russie qui prend l’initiative de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU
2️on sent beaucoup de malaise et d’hésitation dans l’élaboration du « narratif » américain et européen
*
Xavier Moreau
À propos des référendums, des sabotages gaziers, de l’appel de réservistes russes :
x https://odysee.com/@STRATPOL:0/mission-observation-referendum-en:e

x https://odysee.com/@STRATPOL:0/bulletin-n%C2%B0101.-r%C3%A9unification,-nord:7

*
Florian Philippot
Macron menace de dissoudre l’Assemblée nationale en cas de vote de motion de censure sur la réforme des retraites !
Mais qu’il le fasse donc ! Il serait encore plus minoritaire que maintenant !
Le petit tyran n’impressionne plus personne !

*
Et si à la menace de dissolution brandie par Macron, les députés répondaient avec panache par l’enclenchement d’une procédure de destitution !
Il la mérite 1000 fois, et cette dernière provocation aggrave son cas !
Allez un peu de courage !

Voici le scénario plausible du sabotage des gazoducs Nordstream 1 et 2 par les Etats-Unis

Le Courrier des Stratèges le 28 septembre

Essentiel de l’article sans les illustrations

*

Nous n’en sommes qu’au début de l’évaluation du drame géopolitique qui vient inaugurer une nouvelle phase de la Guerre d’Ukraine: le sabotage de Nordstream 1 et Nordstream 2. Sans que l’on puisse avoir à l’heure actuelle de certitude absolue, plusieurs jalons chronologiques pointent vers une action américaine. Voici le scénario, qui devra être confirmé et affiné.

27 janvier 2022: Victoria Nuland profère les premières menaces contre Nordstream 2

27 janvier 2022:  Victoria Nuland, chef d’orchestre du coup d’Etat de Maïdan en 2014, célèbre pour son interjection très subtile : “F… the EU!”, annonçait que “Nordstream 2  “n’avancerait pas” si la Russie envahissait l’Ukraine. 

7 février 2022 – Joe Biden: « Nous saurons le faire! »

En présence du Chancelier Scholz, avec qui il vient de s’entretenir, Joe Biden annonce que les Etats-Unis “mettraient fin” à Nordstream 2 si la Russie envahissait l’Ukraine. 

Et comme un journaliste trouve étonnant que ce soit dit en face du Chancelier allemand, qui “contrôle” les gazoducs concernés, l’homme de la Maison Blanche répond, énigmatique: “Je vous promets, nous saurons le faire”. *

10 juin 2022 exercice BALTOPS – à proximité des segments de gazoduc sabotés le 16 septembre

Le 10 juin 2022 ont lieu des exercices de l’OTAN consistant à plonger et placer des explosifs, au large de Bornholm, au Danemark, soit dans la zone où les explosions ont eu lieu le 26 septembre. 

2-26 septembre: mouvements d’hélicoptères et de navires de guerre américains dans la zone où ont eu lieu les explosions.

Le 2 septembre, nous avons remarqué, écrit le canal télégramme russophone “Koti i kochka kramnika” quelques manœuvres intéressantes d’un hélicoptère américain, indicatif d’appel FFAB123. Nous avons alors supposé qu’il provenait de l’escadre USS Kearsarge, mais aujourd’hui nous l’avons examiné de plus près.

Selon le site ads-b.nl, cet indicatif a été utilisé récemment par 6 avions, dont nous avons pu déterminer les numéros de vol de trois d’entre eux. Tous sont des Sikorsky MH-60S.

En superposant l’itinéraire de FFAB123 sur le schéma de l’accident d’hier, nous obtenons un résultat assez intéressant : l’hélicoptère volait soit le long de l’itinéraire de Nord Stream-2, soit entre les points où l’accident s’est produit.

Twitter, quant à lui, a trouvé des captures d’écran d’autres vols de l’armée de l’air américaine dans, la suivante a été prise le 13 septembre.

La semaine dernière, les navires USS Kearsarge et USS Gunston Hall sont entrés dans le port de Gdynia. Hier (le 26), l’USS Paul Ignatius est entré dans le port pour quelques heures. (Laissez le groupe de travail pour une mission ; reprenez-le après avoir accompli la tâche. Mission accomplie ?)

27 septembre au matin, le Tagesspiegel informe le premier des explosions

Pendant la journée se met en place, en particulier en Allemagne, un narratif par lequel on reconnaît le sabotage et on l’attribue aux Russes. 

Un des membres du comité directeur de Bilderberg revendique l’action pour les Etats-Unis à 18h38

Alors que le narratif du sabotage russe prend sa vitesse de croisière, Radek Sikorski, ancien ministre polonais des Affaires étrangères, membre du Parlement européen**, et, selon une de mes sources, membre du comité directeur du club de Bilderberg, crache le morceau en remerciant les Etats-Unis. 

On notera que, ce même 27 septembre, était inauguré le gazoduc entre la Norvège et la Pologne.  [et la fin des référendums russes***]

*

Notes :

* Biden: « I promise you, we will be able to do that. » http://abcn.ws/3B5SScx

** cf. F Philippot : « Un eurodéputé polonais, qui préside la délégation UE/USA au parlement européen, et grand ami des Américains, vend la mèche : c’est un coup des États-Unis ! »

*** cf. F Philippot : « En Ukraine « parodie de référendum » selon la diplomatie française. Mais en France, quand on piétine le résultat d’un référendum (Constitution européenne), on doit appeler ça comment ?! Puis quand on arrête de faire des référendums, comme c’est le cas depuis plus de 17 ans ?!

*

Quelques remarques de Florian Philippot :

— L’euro chute à 0,95 dollar ! Effet sabotage #Nordstream ! Les États-Unis ont réussi leur coup. Ils enfoncent les économies des pays européens pour se sauver eux-mêmes !

— #UrsulaLaDingue prête à « prendre des sanctions contre les saboteurs de Nordstream ». Ursula Von der Leyen va donc sanctionner les États-Unis ?! 😂 Allez Ursula on attend tous de voir ça !

— L’Allemagne réagira-t-elle au très probable sabotage américain contre #Nordstream ?

Référendums, en continu: le Donbass a « suivi la recommandation de Zelensky », selon un diplomate

(jpf) Un rappel avant de continuer : la participation est très élevée ; je n’ai pas les derniers chiffres, mais dans le Donbass elle était déjà, un jour ou deux avant la fin, de l’ordre de 80 à 90 % ; un peu moins dans les régions de Zaporojié et de Kherson, mais au moins de l’ordre des deux-tiers ou des trois-quarts ; donc largement au-dessus des 50 % qui était le seuil minimal requis ; sachant que les gens de ces territoires encore sous domination ukrainienne (et qui pour la plupart n’en peuvent plus de ce régime de fous furieux) n’ont pas pu voter pour la plupart. Sauf à pouvoir se déplacer. N’oublions pas aussi que les réfugiés en Russie qui sont nombreux ont pu voter sur place.

Un exemple de ce qui est arrivé, de Sputnik Afrique  :

« En signe de protestation contre la politique de l’Ukraine, des habitants de la partie de la région de Zaporojié sous contrôle de Kiev ont bloqué une autoroute, a fait savoir sur Telegram le chef du mouvement « Nous sommes ensemble avec la Russie » et membre de l’administration de la région Vladimir Rogov.

Ces gens exigent qu’on les laisse passer dans la partie de la région contrôlée par la Russie. L’Ukraine les empêche de sortir pour qu’ils ne participent pas au référendum sur le rattachement à la Russie, selon les autorités prorusses. Pour ce faire, elle crée des obstacles supplémentaires dont un système d’autorisations, de files d’attente électroniques, de contrôles de la part des services secrets et de problèmes supplémentaires créés aux postes de contrôle à la ligne de contact, explique le responsable. »

Autre « détail » : si certains disent que les russophones ont « fiché/u le camp », ou sont « rentrés à la maison », la meilleure expression est de dire : « les russophones ont foutu dehors le régime ukro-bandériste. » Car ils sont là et bien là, au Sud de l’Ukraine (qui n’est plus l’Ukraine, mais je n’y suis pas encore habitué) ; et ça n’est pas fini car les oblasti d’Odessa, de Nikolaïev, Dnipro et Kharkov, etc. pourraient suivre. La guerre n’est pas finie !

Changement d’État pour les russophones et plus encore que pour les russophones, pour les russophiles qui peuvent être pour certains ukrainophones, voire bulgarophones ; tatarophones, etc. Sans jamais oublier, comme déjà dit et redit, le régime des tarés kiéviens perd très gros : riches terres agricoles ; région de mines de charbon, de fer, de sel ; région de nombreuses industries, de centrales électriques, de ports…

*

Sputnik Afrique 28 09 2022

La quasi-totalité des votants lors des référendums organisés dans le Donbass et dans deux régions d’Ukraine ont opté pour l’intégration à la Russie. Selon le représentant de Moscou à l’Onu, ils ont ainsi suivi le conseil de Volodymyr Zelensky qui avait appelé les russophones à « ficher le camp ».

Les habitants du Donbass et des régions ukrainiennes de Zaporojié et de Kherson ont « suivi la recommandation cynique de M. Zelensky » de « ficher le camp » en quittant l’Ukraine pour aller rejoindre la Russie, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu Vassili Nebenzia lors d’une réunion du Conseil de sécurité à New York.

Il a ainsi cité une interview donnée par le Président ukrainien en août 2021, dans laquelle il avait donné un tel conseil à ceux qui aiment la langue de Pouchkine et se considèrent comme Russes.

Selon M. Nebenzia, Kiev, sous la tutelle de l’UE et des États-Unis, a mis le cap, en 2014, sur l’extermination physique des habitants du Donbass. Les autorités ukrainiennes ont ouvertement qualifié les habitants russes et russophones de ces régions de « spécimen » et d' »inhumains », a-t-il affirmé. [véridique ; ou de « sous-hommes », dont un ancien président de l’Ukraine, les documents vidéos existent]

Les votes sur le rattachement à la Russie du Donbass et de deux autres régions de l’est de l’Ukraine se sont achevés mardi. La majorité écrasante est pour rejoindre la Russie: 98,42% en République populaire de Donetsk, 99,23% en République populaire de Lougansk, 93,11% dans la région de Zaporojié et 87,05% dans la région de Kherson. [(jpf) Incontestable, on dirait le résultat d’un vote du temps de la période soviétique, sauf qu’ici personne n’a été contraint et que ceci résulte d’une véritable volonté populaire collective, attendue depuis plusieurs années par le plus grand nombre. Et que cela confirme la manière dont les populations ont accueilli l’armée russe et alliée.]

Le chef de la République populaire de Lougansk Leonid Passetchnik a adressé au Président russe une demande d’examiner le rattachement de la république à la Fédération de Russie. À son tour, le chef de la région de Kherson Vladimir Saldo a demandé à Vladimir Poutine d’admettre ce territoire en tant qu’entité de la Fédération de Russie.

La décision prise par les habitants du Donbass d’intégrer la Russie « sauvera des millions de personnes d’un génocide », a déclaré sur Telegram le président de la chambre basse du parlement russe Viatcheslav Volodine.

https://t.me/sputnik_afrique/1675

Cette observatrice africaine affirme être venue à Lougansk parce qu’elle « aime la démocratie » et veut avoir « une expérience de première ordre de ce qui se passe, de ce qu’est le référendum ».

Tsakani Shiviti constate le déroulement légal du référendum. « J’ai vu une femme âgée qui pleurait parce qu’elle a toujours voulu avoir cette opportunité de choisir si elle voulait faire partie de la Russie », confie-t-elle à Sputnik Afrique.

Une Lettone de 28 ans venue observer le référendum en République populaire de Donetsk a avoué à Sputnik qu’elle avait peur de rentrer chez elle et qu’elle resterait en Russie dans un proche avenir. Peter Stano, porte-parole de la Commission européenne, a en effet promis « des conséquences pour toutes les personnes qui ont pris part à l’organisation de ces référendums illégaux et qui les ont soutenus », dont les ressortissants européens.

Selon l’observatrice, sa mère lui a conseillé de ne pas revenir en Lettonie pour ne pas encourir une incarcération. L’UE se détruit elle-même « par un moyen barbare », estime-t-elle. Car « on ne peut pas aller à l’encontre des règles que tu as établies toi-même, à savoir la liberté de circulation, la liberté de la parole, etc. ».

Elle ne regrette cependant pas d’être venue dans le Donbass car il s’agit d’un « événement historique ».

La décision prise par les habitants du Donbass d’intégrer la Russie « sauvera des millions de personnes d’un génocide », a déclaré sur Telegram le président de la chambre basse du parlement russe Viatcheslav Volodine.

https://t.me/sputnik_afrique/1676

L’Occident ne reconnaîtra pas le choix du Donbass parce que « le parrain américain » ne le veut pas

Cet observateur venu à Lougansk de France a expliqué à Sputnik que la position française à l’égard des référendums est influencée par les États-Unis.


« La France n’a plus de souveraineté réelle, elle se dilue dans une espèce de monstre bureaucratique qui s’appelle l’Union européenne qui est elle-même une sorte d’agence d’exécution de lobbies puissants », ajoute Thierry Saint-Germès.

SABOTAGES À PEINE GAZÉS

D’après F Asselineau et al.

La première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé que les gazoducs NordStream 1 et NordStream 2 ont subi un « sabotage délibéré » et qu’ils ont été endommagés par trois explosions au large de l’île danoise de Bornholm.

Le ministre danois de l’Énergie Dan Jørgensen a précisé que les tuyaux se situent entre 70 et 90 m de fond, mesurent 12 centimètres d’épaisseur et sont constitués d’acier et de béton. Et en a conclu que «cela signifie qu’il ne peut pas s’agir d’un accident comme l’ancre d’un navire.»

Le ministre de la Défense, Morten Bødskov a précisé que les services de renseignement danois n’avaient « évidemment » reçu aucun avertissement auparavant.

Mais on sait déjà qui a fait le coup puisque le crétin de Biden a vendu la mèche dès le mois de février dernier (voir info du blog d’hier). Et plus encore parce que plusieurs navires de l’US Navy étaient présents sur la zone des attentats depuis plusieurs jours. Information vérifiable grâce aux sites Internet qui tracent 24/24 les mouvements de tous les navires. Or, ils viennent de plier bagage ! Selon une autre information (d’un certain André D.), « le détachement expéditionnaire de navires de la marine #US dirigé par le navire amphibie #USS #Kearsarge a achevé aujourd’hui des tâches dans la mer Baltique. Il est situé à 30 km du site du sabotage présumé du gazoduc #NordStream1 et 50 km de #NordStream2.

Selon un autre « touitteur » (@AZmilitary1) : « And finally, we need to pay attention to the June article (https://seapowermagazine.org/baltops-22-a-perfect-opportunity-for-research-and-resting-new-technology/) in Sea Power, where the Americans brag about experiments in the field of underwater drones, which they put on exercises BALTOPS 22 — just in the area of the island of Bronholm.»

« Et enfin, nous devons prêter attention à l’article de juin (https://seapowermagazine.org/baltops-22-a-perfect-opportunity-for-research-and-resting-new-technology/) de Sea Power, où les Américains se vantent d’expériences dans le domaine des drones sous-marins, qu’ils ont mis sur les exercices BALTOPS 22 — juste dans la région de l’île de Bronholm.»

Bien sûr la marionnette de Kiiv, zèle-en-ski , connaît lui les vrais coupables : les Popofs. Cet esprit tordu, pervers, en une nouvelle inversion accusatoire, et sans preuve aucune, a déclaré péremptoire que c’est la Russie elle-même (pourtant occupée à bien d’autres tâches dont l’organisation au mieux des référendums) qui a saboté les deux gazoducs ! C’est évidemment du même niveau que l’histoire des Russes tirant sur une centrale nucléaire qu’ils sécurisent !

Moins insensés Suède, Allemagne et Pologne réclament une enquête. La Russie souligne que ces attentats mettent en péril la sécurité de l’Europe.

Ce qu’on peut souhaiter est que cet acte criminel dirigé contre l’Europe elle-même finissent par mettre du plomb dans l’aile du gang « démocrate » étatsunien et plus encore du plomb dans la tête des guignols corrompus européistes.

Le « principe » n’est pas neuf, seules les techniques changent. En 1982, du temps de Reagan et de l’arrivée tout juste au pouvoir en France de ladite « gauche », les Américains faisaient exploser des gazoducs en Russie. C’était écrit en toutes lettres en 2004 dans L’Aberration, journal atlantiste et pas complotiste pour deux sous :

Tout finit toujours ou presque par se savoir. Et achevons par cette blague qui circule déjà sur Internet. Heureusement, il y a de moins en moins de dupes, du moins on l’espère.

PREMIÈRES RÉPONSES MILITAIRES RUSSES AUX SABOTAGES DES GAZODUCS ALORS QUE DE PREMIERS RÉSULTATS PARTIELS MONTRENT DÉJÀ UN VÉRITABLE PLÉBISCITE POUR LE RATTACHEMENT À LA RUSSIE

On a appris en fin d’après-midi (voir Sputnik Afrique par exemple) que les dépouillements partiels des référendums concernant le vote de ceux qui sont réfugiés en Russie et qui ont donc voté sur place ont donné :


Sur …Pour l’adhésion à la Russie :
République de Donetsk22,48% des bulletins98,35%
République de Lougansk21,11% des bulletins97,83%
région de Zaporojié29% des bulletins97,79%
région de Kherson28% des bulletins.
97,05%

Puis dans la soirée on a appris qu’une vague d’environ 230 drones russes s’est abattue sur Odessa. J’ignore s’il s’agit de drones d’observation ou de drones munis d’armement.

D’autre part les infrastructures techniques de l’aéroport international de Krivoï Rog (oblast de Dniepropetrosvk) ont été entièrement détruites par un missile russe KH-59. L’aéroport est inutilisable.

L’histoire s’accélère de plus en plus. Pendant ce temps, bien loin de tout ça (mais bien près quand même par missile hypersonique), le secrétaire d’État américain Antony Blinken a estimé que personne ne profiterait d’un sabotage ; et par ailleurs, la Maison-Blanche a fait part de sa volonté d’aider ses partenaires européens suite à l’incident. 

Ben voyons ! Encore mieux ! Le cynisme intégral…

Et il y a encore des crétins européens à soutenir le gouvernement terroriste «démocrate» étatsunien

Information récente alors qu’on en est au dernier jour des référendums en Novorossiya (Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporojié) :

Très probables sabotages sur les gazoducs NordStream 1 et NordStream 2

La destruction qui s’est produite simultanément sur trois lignes de #NordStream est sans précédent, a déclaré Nord Stream AG.

Des sources du #Kremlin ont déclaré que seuls des plongeurs spécialisés et un sous-marin auraient pu saboter les 3 lignes de Nord Stream. #Gazprom #Russia

*

Petit rappel :

7 Février 2022, soit donc avant même le début de l’opération spéciale en Ukraine :

#Biden : « Si la #Russie envahit… alors il n’y aura plus de #NordStream2. Nous y mettrons fin. »

Journaleux : « Mais comment allez-vous faire… c’est sous le contrôle de l’Allemagne ? »

#JoeBiden: « Je vous promets que nous pourrons le faire. »

Pas gâteux pour dire ça !

Le but de ses ordures est de généraliser la guerre à toute l’Europe. Et d’accentuer le chaos économique qui vient à grand pas, après deux ans de covidisme délirant.

Ce sont des terroristes et des dingues intégraux ! Des gens sans foi ni loi, Et ils n’ont pas fini de faire n’importe quoi, ils sont de plus en plus isolés. J’espère que les Russes auront l’intelligence de les viser eux plutôt que nous.

LE DISCOURS D’HARVARD, D’ALEXANDRE SOLJENITSYNE

Source :

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2008/08/04/le-discours-d-harvard-d-alexandre-soljenitsyne.html

(jpf) Je n’ai pas l’esprit religieux d’un Soljenitsyne, mais quand il dit « religion », « Dieu », « vie spirituelle », moi, j’y entends : éthique, esthétique, Arts, quête de sens, Sacré, Poésie…

*

Le 8 juin 1978, à Harvard, Alexandre Soljenitsyne [1918 – 2008] prononçait ce discours prophétique.

Plaie d’argent n’est pas mortelle, comme le disait Otto de Habsbourg, et il est bien certain que la crise que nous connaissons non seulement n’est pas d’abord et avant tout économique, essentiellement économique mais qu’elle est avant tout une crise qui touche à l’essentiel, une crise de la société, et même au delà, une crise de l’Homme.

Elle est bien plutôt anthropologique et ontologique. Elle résulte d’une maladie profonde de l’Homme et de l’Etre.

[…]

Le discours d’Harvard

Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327e anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est  VERITAS. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.


 Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejetées, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors…

La chute des « élites »

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

 

Quand les États occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance). Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un État assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.


Une société dépressive

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.
 
L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

 

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

 » Médiocrité spirituelle « 

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

 
Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.
 
Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.
 
Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.

 
D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal…
 
L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleures conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi…

Les médias fabriquent un  » esprit du temps « 

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Étant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.
 
Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux États-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. 

L’erreur matérialiste de la pensée moderne

Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de ne plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en œuvre, je ne me prononcerai pas en faveur d’une telle alternative. Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.
 
Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.
 
Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ? 


Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Âge en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

L’Ouest, aussi matérialiste que l’Est

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.

 
Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les États devinrent sans cesse plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.
 
L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé ».  Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste…

 
Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

      
Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un [en]gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.



  » Revoir à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines « 

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.
 
Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?

 
Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter : toujours plus haut.

Alexandre Soljénitsyne, Harvard, 8 juin 1978

Qui a visionné (ou pas) les dernières images de l’immeuble de David Hamilton?

Publié le 24 septembre 2022 par defensededavidhamilton

Photographie prise à Paris en février 2020. Collection personnelle du blog.

La surveillance d’un lieu est l’action ou le fait de surveiller une personne dont on a la responsabilité, ou à laquelle on s’intéresse. C’est la première définition qui vient à l’esprit. Pour un établissement scolaire, ainsi, c’est l’action de veiller à la discipline des élèves pendant les heures de cours. Ici, en revanche, nous voyons la photographie (prise en février 2020 à Paris) d’un immeuble protégé par deux portes vitrées (munies de mot de passe). La photo en question a été prise à l’intérieur de l’immeuble. Une action de surveillance, à l’évidence, d’un lieu et (suppose-t-on) de ses environs, pour se prémunir contre une agression possible. On ne peut qu’applaudir.

David Hamilton au temps de sa célébrité. Célébrité dont le syndic de l’immeuble avait dû entendre parler.

Pour autant que nous sachions, l’usage de la vidéosurveillance dans des immeubles privés a des règles et obéit à des lois. L’utilisation de ce dispositif destiné à prévenir les infractions est connue. Le nombre des personnes qui ont ensuite le droit de visionner les images est limité et ce qui a ainsi été enregisitré ne peut pas être conservé indéfiniment. Bref, la captation d’images dans un immeuble privé nécessite le vote préalable des copropriétaires.

Autographe de David Hamilton. Collection personnelle.

Il faut donc croire que dans l’immeuble que voici (notre photo), dans le quartier de Montparnasse à Paris, les copropriétaires avaient donné leur accord. Si une caméra avait été placée dans un hall dont l’entrée n’eût pas été régulée par un digicode ou un interphone, une autorisation préfectorale aurait été nécessaire. Ici, boulevard du Montparnasse, les deux portes sont munies de digicode. Et conformément aux règlements, un panneau d’information avait été installé dans l’immeuble. C’est la loi.

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

Qui est autorisé à visionner les images de ce genre? Réponse: le syndic, lequel gère l’immeuble par délégation. Ainsi que le président du conseil syndical, qui représente quant à lui les copropriétaires. Il faut qu’une circonstance « faisant redouter la commission imminente d’une atteinte grave aux biens ou aux personnes » apparaisse pour que les images puissent être transmises à la police.

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

D’où la question: dans le cas qui nous occupe, où un vieillard de 83 ans était la cible d’une campagne nationale de presse (télévision, radio, presse écrite), et recevait des menaces de mort (en particulier sur Internet), est-ce que le syndic et le président du conseil syndical ont jugé bon de visionner, ou de faire visionner – et par qui? – les images du jour, 25 novembre 2016, où le vieux monsieur en question, artiste jadis mondialement célèbre, a été retrouvé « suicidé » ?

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

Mais si le syndic et le président du conseil syndical n’ont pas agi en ce sens, les autorités policières ou judiciaires avaient de leur propre initiative la possibilité de demander les images pour identifier les auteurs d’un éventuel crime ou délit commis dans l’immeuble.

Pages intérieures (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

La police et la justice, le 25 novembre 2016, ont-elles demandé à visionner, et visionné les images du 41 boulevard du Montparnasse? Et que sont devenues ces images (dont la durée maximale de conservation est, officiellement, d’un seul mois)?

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

Visionner des images ne s’imposait-il pas dans le cas de David Hamilton, puisque c’est de lui qu’il s’agit?…

On apprend ici (https://www.cnil.fr/fr/la-videosurveillance-videoprotection-dans-les-immeubles-dhabitation ) que : « Seuls le syndic, les membres du Conseil syndical, le gestionnaire de l’immeuble ou le gardien doivent par exemple pouvoir visualiser les images ».

Rappelons que le corps de David Hamilton aurait été trouvé – selon la presse – par le gardien de l’immeuble en question. Gardien d’immeuble qui, si l’on comprend bien ce qui est ici écrit sur le site de la CNIL, avait également accès aux images.

A lire aussi : https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees

*

La mort de David Hamilton, surtout depuis que mon ami Roland Jaccard est mort, n’intéresse plus personne.

Roland qui écrivait dans Causeur, le magazine d’Elisabeth LEVY :

« J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap. » (Roland Jaccard, Causeur, 2018)

Source :

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

Sur le site d’un éditeur parisien, du vivant de Roland Jaccard, il y avait un article de moi. Une fois Roland mort, mon article a disparu. Encore un rebelle…

Quant aux « amateurs » de David Hamilton, ils veulent bien rendre visite à ce blog (c’est gratuit), y trouver des informations qui ne se trouvent nulle part ailleurs, et se rincer l’oeil. Ils veulent bien, aussi, que je leur offre des livres.

Quand il s’agit d’avoir l’amabilité d’accuser réception d’une lettre ou d’un livre de moi, ou – idée encore plus saugrenue – d’acheter un livre, ou de m’apporter un rien d’aide, curieusement il n’y a plus personne…

La vie est tellement amusante…

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.

BRÈVES

Vladimir Poutine a signé un décret accordant la nationalité russe à un ensemble de personnes. Parmi celles-ci se trouve le lanceur d’alerte Edward Snowden qui vit réfugié en Russie depuis 2013.
*
D’après Florian Philippot
Maître Di Vizio soutient les travailleurs suspendus, il est devant le conseil de l’Ordre.
Les Professeurs Raoult et Perronne soignent les malades, ils sont passés devant le conseil de l’Ordre.
Pendant ce temps rien n’arrive aux corrompus !
Mettons fin à cette inversion totale des valeurs !
*
Total soutien à @DIVIZIO1 qui passe ce jour devant le conseil de discipline de l’Ordre des avocats parce qu’il est un esprit libre !
Comme les médecins qui ont soigné les malades, on lui reproche de n’avoir jamais lâché les plus vulnérables en plein covidisme !
Soutien et amitié
*
L’ex-préfet de police de Paris #Lallement nommé secrétaire général de la Mer ! Mais quelle honte !
Vu son bilan effroyable, il devrait se cacher à vie dans sa grande casquette !
***
Enfin un propos sensé de Marine Le Pen
@MLP_officiel
Alors qu’une large majorité des Français est opposée à l’allongement de l’âge de départ à la retraite, Elisabeth Borne n’exclut pas l’utilisation du 49.3. S’ils persistent, nous déposerons une motion de censure et nous voterons toutes celles qui seront déposées.
*
JBAragon #JusticePourLesSuspendus
« Bonjour, je suis sapeur-pompier depuis 1990, j’ai 53 ans, je m’appelle Frédéric, en 2020 j’ai reçu la médaille d’or… par les mêmes qui m’ont interdit d’aller travailler en 2022… »😮😮😮😢😢😢😡😡😡
*
Blemont Denis
Le type qui est Ministre des Finances depuis 6 ans et qui a fait 600 milliards de dettes dont 250 pour une fausse pandémie vient de dire : « La France est à l’euro près » !!!!!!!!!!!!!!!

*

Et ne pas oublier celle-là : le 21/09 dernier Macron a promis de verser 1,6 milliard d’euros au fonds mondial(iste) de Bill Gates !!!

Brève encore en complément à Brèves du jour

Au moment de l’Assemblée générale des Nations Unis, il paraît que la délégation russe a été particulièrement sollicitée (même par les ministres des affaires étrangères d’Allemagne et de France).
Et Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe s’est vu contraint de rester plusieurs jours du côté de l’ONU. Tellement il avait de rendez-vous. En voici la liste (peut-être même pas complète) :

le Groupe des ministres des affaires étrangères Amis de la Charte des Nations Unies,

le Secrétaire d’État du Saint-Siège,

le Premier ministre de Saint-Vincent et Grenadines,

la ministre des affaires étrangères d’Indonésie,

le vice-président du Sud-Soudan,

les ministres des affaires étrangères des BRICS : Brésil, Inde, Chine, Afrique du sud,

le ministre des affaires étrangères de Panama, du Bahreïn, de la Hongrie,
-le Secrétaire Général de l’ONU
-le Président et le ministre des affaires étrangères de Serbie,
-le Président de Guinée-Bissau,
-les ministres des affaires étrangères de Syrie, du Mexique, de Cuba, d’Éthiopie, du Nicaragua, de l’Érythrée, de Jordanie, du Mali,

les Ministres du Conseil de Coopération du Golfe : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar

le Président du Conseil de Transition du Soudan,

le ministre des affaires étrangères du Laos,

le ministre des affaires étrangères de Guinée Équatoriale.


Lavrov s’est fait une joie d’en faire un résumé dans une vidéo et a conclu : «Désolé,nous ne sommes pas isolés». .

BRÈVE

Présent à Melitopol, dans la région de Zaporojié à l’occasion du référendum sur le rattachement de ce territoire ukrainien à la Russie, l’observateur sud-africain Khulekani Mondli Skosana a torpillé le Président ukrainien lors d’une interview accordée à Sputnik.

« Les dictateurs, en règle générale, ne s’intéressent pas à l’opinion des gens ordinaires. Et nous voyons qu’il [Volodymir Zelensky] utilise les Ukrainiens dans sa campagne politique toc. C’est un pur comédien et une marionnette de l’Occident. Nous le considérons comme un criminel », a-t-il lancé.

L’observateur dresse des parallèles entre le régime de Kiev et celui de l’apartheid qui pesait sur l’Afrique du Sud de 1948 à 1991:

« Il y a une similitude très sérieuse entre le régime de l’apartheid en Afrique du Sud et le régime de Zelensky. Ils ont les mêmes sponsors et les mêmes tactiques. Ils ont tendance à séparer les gens selon leur origine ethnique ».

Les droit de l’Homme sont valables non seulement pour les Américains, mais également pour les habitants de Zaporojié ou du Donbass, a-t-il conclu.

BRÈVES DU JOUR

J’ai écrit hier ou avant-hier que la Russie et ses nombreux alliés seraient peut-être amenés à laisser tomber l’ONU.

En fait, c’est peut-être l’inverse qui est en train de s’amorcer. Et ils se pourraient qu’ils en deviennent l’élément de force et plus encore moteur dans les années à venir. Pour mettre au rencart l’Otan et toute cette mouvance mondialiste de messianistes protestanto-judéo-maçons (de faux « démocrates », « socialistes », « écolos », de sionistes et d’adeptes des théories sociétales les plus brumeuses et délirantes, etc.) qui le noyautent et qui ne représentent que 15% des terriens (que ces derniers le veuillent ou nous).

Cet appréciable exercice de redressement paraît s’amorcer présentement autour des membres du Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations Unies, entité née sauf erreur pendant le covidisme en 2021 qui, si mes sources sont à jour, comportent 18 pays, du moins 18 nations fondatrices dont certaines ne sont pas des moindres :

L’Algérie, l’Angola, la Biélorussie, la Bolivie, le Cambodge, la Chine, Cuba, la République démocratique populaire de Corée, la Guinée Équatoriale, l’Érythrée, l’Iran, la République Démocratique Populaire Lao (Laos), le Nicaragua, l’État de Palestine, la Russie, Saint Vincent et les Grenadines, la Syrie et le Venezuela.

Tous peu ou prou victimes de l’impérialisme siono-anglo-saxon et affidés et de l’Otan.

*

Donc en Italie, comme prévu et déjà plus ou moins programmé par les media italiens et autres avant même les élections, c’est la dite droite qui prend le relais.

Dans les semaines qui viennent, les Italiens devront vite déchanter. Si « l’extrême-droitiste » Meloni, qui semble déjà avoir, sinon le vent en poupe, mais le melon, est nommée cheftaine du gouvernement, elle choisira comme ministre de l’économie et des finances :

— soit Giulio Tremonti, 75 ans, ardent partisan de l’euro, ex-ministre de l’Économie-Finances du gouvernement Berlusconi de mai 2008 à novembre 2011 que ce dernier avait mis dehors à cause de «son intransigeance sur la politique d’austérité»

— soit Fabio Panetta, 63 ans, autre fanatique de l’euro, ancien Directeur Général de la Banque centrale d’Italie, membre actuel du comité exécutif de la Banque Centrale Européenne où il est en train de plancher sur l’euro numérique. Il se dit qu’il aurait déjà été recommandé par Draghi à Meloni « dans une conversation confidentielle » (sic).

Ajoutons encore que le choix de l’un ou l’autre se ferait pour «rassurer les chancelleries étrangères »!

« Formule typique du totalitarisme européiste qui consiste à expliquer qu’un gouvernement élu doit d’abord se soumettre à l’Union Européenne avant d’envisager de prendre des mesures souhaitées par les électeurs » (F. Asselineau).

Le parti dit communiste français n’a pas à s’en faire et n’a donc rien à craindre — et devrait d’abord se renseigner avant de mettre à la une de l’Humanité ce titre grotesque :

D’autant que les faux opposants « de droite » (Meloni, Salvini, Berlusconi) ont par ailleurs élaboré un programme commun où il est question du «respect des engagements envers l’OTAN et du soutien à l’Ukraine face à l’invasion de la Russie».

Comme l’a écrit le Figaro : « la droite italienne fait les doux yeux à l’Union Européenne ». Et c’est le moins que l’on puisse dire !

Les électeurs sont déjà trahis et auraient du s’informer un peu avant.

Et comme conclut F. Philippot :

« Mais les promesses de « servir l’intérêt national et la Patrie » buteront vite sur le mur de l’UE, de l’euro, de la CEDH et de l’OTAN ! Trahir ou en sortir ! »

*

Il faut comprendre que l’offensive otanesque contre la Russie remonte déjà aux bombardements contre la Serbie lors du démantèlement de la Yougoslavie, s’est poursuivie avec l’agression, par islamistes interposés, de la Syrie, et actuellement en Ukraine grâce à la bande de toqués et corrompus qui sont à la tête de ce qui reste d’État (et dont l’empire n’a rien à faire sur le fond).

Et qu’elle s’étend à ses alliés. L’autre jour c’était la provocation de Pelosi à Taïwan, ce sont maintenant des émeutes fomentées à l’intérieur même de l’Iran sous un faux prétexte, alors même que les sionistes arment, dit-on, à la fois l’Azerbaïdan contre les Arméniens et les Kurdes pro-occidentaux aux frontières iraniennes.

Et quand on sait par ailleurs que les étatsuniens volent tranquillement le pétrole à l’Est de la Syrie grâce aux idiots utiles des dites « Forces démocratiques syriennes » qui contrôlent les principaux champs pétroliers de Syrie.

Lavrov à l’Onu: l’Occident veut « arrêter le cours de l’histoire », l’avenir se décide aujourd’hui

© Sputnik le 25.09.2022

L’évolution de l’Onu, l’avenir de l’ordre mondial, le positionnement de Moscou face aux problèmes internationaux et le rôle déstabilisant de Washington, ont été les principaux sujets abordés par le chef de la diplomatie russe à l’assemblée.

Ce 24 septembre, à l’Assemblée générale de l’Onu, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueї Lavrov, a formulé la vision russe du développement de l’organisation, ainsi que les défis majeurs à relever pour la stabilité internationale, dont la politique agressive des États-Unis.

Évolution du Conseil de sécurité de l’Onu

Moscou plaide pour l’élargissement du Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies..

« Nous voyons des perspectives de la démocratisation du Conseil de sécurité uniquement dans la présence accrue et indispensable des pays de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine », a indiqué le chef de la diplomatie russe.

La Russie considère le Brésil et l’Inde comme « des acteurs internationaux clés et des candidats dignes d’être membres permanents du Conseil ». Dans le même temps elle prône la nécessité de « relever le profil de l’Afrique ».

Assurer le respect de la Charte des Nations unies

Moscou appelle tous les pays-membres de l’Onu à rejoindre le Groupe des amis pour la Défense de la Charte des Nations unies fondé en 2021 dans le cadre onusien.

« Aujourd’hui, il importe que tous les États-membres confirment leur attachement aux objectifs et principes de la Charte afin de rétablir la responsabilité collective pour les destins de l’humanité ».

Choisir l’ordre mondial futur

Pour la Russie, ainsi que pour « tout observateur impartial », il est clair que « l’avenir de l’ordre mondial est en train d’être tranché ».

« Les pays ont entre les mains le destin du monde. Soit celui-ci sera dominé par les intérêts d’un hégémon, qui obligera tout le monde à vivre selon ses règles. Soit ce sera un monde démocratique et juste, sans chantage et intimidation des indésirables, sans néonazisme et néocolonialisme… »

Moscou a déjà choisi le second modèle et, en compagnie de ses alliés, avance dans cette direction, a noté le ministre.

Washington se considère « Messager de Dieu »

S’étant déclaré « maître du monde », pour ne pas dire « Messager de Dieu » sur Terre, Washington a endossé la responsabilité de décider du destin des nations entières.

Mais toutes les interventions américaines, que ce soit en Yougoslavie, en Irak, en Libye ou en Syrie, n’ont apporté que la mort et la souffrance à des centaines de milliers de civils, a rappelé M.Lavrov.

« Les intérêts de l’Occident ont-ils été lésés au moins dans l’un de ces pays? Ont-ils interdit l’anglais ou des langues d’autres pays de l’Otan, les médias ou la culture occidentaux? Les Anglo-saxons ont-ils été proclamés « non humains » ou été pris pour cible par des armes lourdes?

Quels sont les résultats des aventures des États-Unis au Proche-Orient? Une meilleure situation en matière des droits de l’Homme? Une situation politique et sociale plus stable? La croissance du bien-être de la population? Nommez un pays où la vie s’est améliorée après une intervention musclée de Washington »

Les États-Unis veulent arrêter le « cours de l’histoire » en faisant du monde entier leur « arrière-cour », à son avis.

Confrontation de l’Occident avec Moscou et Pékin

Avec Washington en tête, l’Occident déclare ouvertement vouloir désintégrer et « effacer de la carte politique du monde » la Russie qui a choisi la souveraineté et l’indépendance.

L’Ukraine n’est qu’un « élément jetable » pour l’Occident dans la lutte contre Moscou.

« L’Otan a proclamé la Russie une menace directe sur la voie vers la domination totale des États-Unis dans le monde », a rappelé le chef de la diplomatie.

En même temps, La Chine est définie comme un « défi stratégique à long terme » pour les États-Unis.

[nihil obstat, imprimatur. jpf]

RUSSIE-UKRAINE: LE DISCOURS COMPLET DE SERGUEÏ LAVROV DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

D’Afrique Media.

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*

1 / Merci d’abord à Afrique Media. Je constate donc que si je veux être informé, moi qui habite en fRance, donc dans un pays maintenant du Tiers-Monde au régime totalitaire, je dois m’informer auprès d’un site africain francophone.

2/ Je ne peux qu’acquiescer aux propos tenus par le calme et pondéré Sergueï Lavrov. Tout est parfaitement résumé.

Ce que j’aurais envie de retenir pour l’avenir, proche ou plus lointain, est que les Russes et leurs alliés, de plus en plus nombreux en nombre de pays et en nombre d’habitants, ne reculeront pas, non seulement au niveau de la mise au pas de l’Ukraine mais plus généralement de l’Occident dégénéré.

Qu’ils vont renforcer de plus en plus leurs rapprochements attendus, avec tout un tas de pays en Afrique, Asie, Amérique latine, etc. et développer tout un ensemble d’organisations internationales adéquates genre BRICS et Organisation de Coopération de Shanghai.

Et qu’ils vont laisser tomber à terme, ou voir de loin, toutes les instances internationales corrompues et gangrenées par la maffia mondialiste telles que la Cour Pénale Internationale, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.

Voire à terme des machins comme l’OMS ou l’ONU, eux aussi parfaitement décadents. En créant, qui sait ?, avec leurs nombreux pays alliés, peut-être d’autres instances internationales parallèles.

Lavrov a parfaitement résumé en une phrase toute la « philosophie politique » de l’empire occidental : « C’est peut-être un salaud, mais c’est mon salaud » qui est à la base même de ce qui se passe actuellement en Ukraine ou de ce qui se passait hier en Syrie, sans vouloir remonter plus loin dans le temps.

Quelques informations sur l’Ukraine

D’après Sputnik — Afrique

Le vote aux référendums sur l’intégration à la Russie a repris aujourd’hui dans le Donbass, à Kherson et Zaporojié.

Le deuxième jour des référendums sur l’intégration à la Russie a débuté dans le Donbass, à Kherson et Zaporojié.

Selon les commissions électorales, les taux de participation à l’issue du premier jour de vote se sont élevés dans la République populaire de Lougansk à 21,97%, dans la région de Kherson à 15,31%, dans la région de Zaporojié à 20,52% et dans la République populaire de Donetsk à 23,64%.

Rappelons que le scrutin se tient sur cinq jours, jusqu’au 27 septembre.

« La participation est colossale, les gens veulent retrouver leur grande maison »

Selon la présidente de l’une des commissions de circonscription de la République populaire de Donetsk, ses collègues ne s’attendaient pas à une participation aussi élevée. [près d’un quart de participation dès le premier jour]

« Mes collègues se sont rendus dans les bureaux de vote et sont revenus en larmes parce que les gens ne sortaient pas simplement, mais les prenaient dans leurs bras, leur offraient du café », a-t-elle expliqué.

*

Un Bayraktar qui se dirigeait vers la centrale nucléaire de Zaporojié détruit par l’armée russe

Un Bayraktar qui volait vers la centrale nucléaire de Zaporojié, 300 mercenaires étrangers, 42 obus de HIMARS et d’Olkha, un Mig-29 réaménagé pour des missiles américains, un radar norvégien… La Défense russe actualise le bilan de son opération militaire spéciale en Ukraine pour ces dernières 24 heures.

La Défense antiaérienne russe a abattu un drone Bayraktar qui se dirigeait vers la centrale nucléaire de Zaporojié, a déclaré ce 24 septembre le porte-parole du ministère russe de la Défense.

Ce type d’appareil sans pilote est produit en Turquie.

« Le régime de Kiev continue ses provocations dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporojié. Les forces antiaériennes russes ont abattu un drone Bayraktar TB-2, au-dessus du réservoir de Kakhovka, qui provenait de la région de Nikopol et se dirigeait vers la centrale », a expliqué Igor Konachenkov.

En plus de cela, 42 obus de lance-roquettes de production américaine HIMARS et et d’Olkha ont été interceptés lors de l’opération spéciale en Ukraine ces dernières 24 heures.

Un radar Arthur d’origine norvégienne, ainsi qu’un radar de S-300 ukrainien, trois missiles supersoniques de production américaine HARM, deux missiles balistiques de Totchka-U, sept drones ont également été détruits.

Un chasseur russe a également éliminé un MiG-29 ukrainien réaménagé pour l’application de missiles américains HARM, dans la région de Dniepropetrovsk, a souligné le porte-parole.

Pertes humaines

Environ 300 mercenaires étrangers et 200 nationalistes ukrainiens ont été éliminés dans la région de Nikolaïev suite à des frappes aériennes russes.

Lors de tirs menés dans la région de Kharkov, plus de 140 militaires ukrainiens ont été tués ou blessés, 19 unités d’équipements militaires éliminées.

Au total, cinq postes de commandement ukrainiens ont été détruits.

*

Un député russe souligne le bon travail des services de sécurité au référendum. Il se trouve actuellement à Berdiansk (région de Zaporojié) en tant qu’observateur.

https://t.me/sputnik_afrique/1565

« Ces gens ne dorment pas depuis plusieurs nuits et font leur possible 24h sur 24 pour que tout se passe sans incidents et dans la sécurité pour la population. »

*

Les forces ukrainiennes continuent de bombarder la région de Kherson

« Deuxième jour du référendum. Tout se déroule comme prévu, indépendamment du fait que les nazis tentent de bombarder le territoire de la région de Kherson, sans se rendre compte que maintenant nous percevons tout bombardement comme une destruction, une défaite, un meurtre, ce qui confirme à nouveau leur affiliation terroriste avec le néonazisme », a écrit sur sa chaîne Telegram le chef adjoint de l’administration régionale, Kirill Stremooussov.

Dans la nuit du 23 au 24 septembre, un marché a été détruit à Novaïa Kakhovka, dans la région de Kherson, suite à des frappes ukrainiennes

https://t.me/sputnik_afrique/1560?single

Les troupes ukrainiennes ont bombardé Donetsk avec des obus de calibre Otan

Un civil a été tué lors du bombardement du quartier Voroсhilovsky dans le centre de la ville, selon l’état-major de la défense territoriale de la RPD.

Aucun membre de la commission électorale n’a été blessé.

*

Un groupe de saboteurs sur des véhicules tout-terrain a été neutralisé dans la région de Zaporojié le premier jour du référendum.

« Hier, au volant de deux véhicules tout-terrain, ils ont essayé de percer la ligne de contact dans la région de Polog et se sont dirigés vers Rozovka, mais ils ont été retrouvés, neutralisés », a déclaré sur la chaîne YouTube Soloviev Live, Vladimir Rogov, membre de l’administration pro-russe de la région.

« Je ne vois l’avenir qu’avec la Russie »: des habitants de Donetsk partagent leur joie de « revenir à la maison ».

https://t.me/sputnik_afrique/1555

Des ministres allemande et française essaient de décrocher une entrevue avec Lavrov à New York

23.09.2022

© Sputnik .

D’après le Service de presse du ministère russe des Affaires étrangères

Malgré les efforts dissuasifs de Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères allemande et française ont chacune sollicité une rencontre avec leur homologue russe Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu à New York.

L’isolement diplomatique de la Russie reste pour le moment une formule creuse. En marge de l’Assemblée générale de l’Onu à New York, Annalena Baerbock et Catherine Colonna [tiens, c’est une femme et elle s’appelle Colonna, à bon, j’ignorais !], ministres des Affaires étrangères respectivement allemande et française, essaient de décrocher des entrevues avec leur homologue russe Sergueï Lavrov, affirme la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

D’après elle, Bruxelles dissuade « en catimini » les pays qui ont de nombreux liens historiques, économiques et humanitaires avec Moscou, de contacter la délégation russe. Dans le même temps, les « géants occidentaux » ont, paradoxalement, eux-mêmes sollicité une entrevue.

« Voulez-vous des noms? Je les ai: [Catherine] Colonna de la part de la France, [Annalena] Baerbock du côté allemand, et un autre représentant de l’Europe du Nord ont demandé des rencontres avec Sergueï Lavrov. Ils le demandent depuis deux jours », a-t-elle révélé à l’antenne de la chaîne de télévision Rossyia 1.

Efforts vains d’isolement

L’idée d’isoler la Russie, en particulier l’interdiction de poser en photo avec les dirigeants russes [!!!], a échoué, insiste la diplomate russe. Selon elle, le local de la Russie au siège de l’Onu à New York, est devenu une salle de négociations.

Serguei Lavrov, qui dirige la délégation russe à l’Assemblée, a prévu une vingtaine de rencontres. Pourtant, ces derniers jours, le Président de la République de Chypre, Níkos Anastasiádis, a dû annuler ses pourparlers avec le diplomate, suite à une interdiction imposée par l’UE [!!!], de mener des rencontres bilatérales avec Moscou.

La solution, Madame von der Leyen? “Dissoudre le peuple et en élire un autre” (Bertolt Brecht)


Le Courrier des Stratèges — 24 septembre 2022

A deux jours de l’élection italienne, Madame von der Leyen, en déplacement aux États-Unis, a profité de la question d’une étudiante pour menacer les Italiens au cas où ils voteraient pour des partis qu’au Berlaymont * on ne considère pas comme « démocratiques ». C’est le moment de se souvenir d’un célèbre poème de Bertolt Brecht, « La Solution », écrit en 1954, quelques mois après la répression par le régime communiste du soulèvement ouvrier du 17 juin 1953.

*

Nous pourrions hurler d’avoir les oreilles écorchées par ce mauvais anglais technocratique [de leyen]. 

Nous pourrions nous demander comment une Allemande ose, moins d’un siècle après le Reich hitlérien, menacer la démocratie chez les peuples voisins. 

Contentons-nous de citer un des compatriotes de Madame von der Leyen, le poète Bertolt Brecht (1898-1956), dont, visiblement, cette Atlantiste inculte n’a jamais entendu parler.  Brecht fut communiste, il a vécu en RDA. Pourtant, il lui sera beaucoup pardonné pour avoir écrit le poème “La Solution”: 

Après l’insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l’Union des écrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée. **
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
Qu’il peut la regagner.
Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d’en élire un autre ?

* Siège de la Communauté Européenne situé à l’endroit de l’ancienne abbaye de femmes de Berlaymont, dont le nom provient d’une ancienne famille noble du Hainaut qui lui-même est à rechercher du côté du nom de la commune du Nord de la France de Berlaimont (anciennement Berlaymont ou Barlemont).

** Große Frankfurter Straße jusqu’en 1949, puis Stalinallee jusqu’en 1961, et depuis Karl-Marx-Allee, très longue et célèbre avenue de Berlin.

PS :

De Florian Philippot

Ursula Von der Leyen menace les Italiens s’ils «votent mal» dimanche «Nous verrons le résultat des élections, si les choses vont dans la mauvaise direction, nous avons des outils» !

Quelques considérations sur l’évolution tactique possible du côté des troupes alliées dans les semaines à venir

Je mets la fin de l’article d’Erwan Castel du 22 09 2022, intitulé Les ukrainiens se font écraser devant Peski ; toutes ces parties conclusives.

Rappel. Peski est un village situé jusque à quelques kilomètres à l’Ouest de Donetsk, près de l’aéroport de la ville.

*

Le bilan de cette nouvelle offensive ukrainienne sur Peski est pour Kiev un nouvel échec cinglant et sanglant car les pertes de ce nouveau fiasco devant Donetsk s’élèvent à plus de 100 soldats tués ou blessés et plusieurs véhicules blindés détruits.

Ailleurs ce sont des assauts alliés qui n’aboutissent pas comme à Marinka par exemple mais avec des pertes incomparablement moins importantes que celles subies par les ukrainiens devant Peski. C’est ainsi de toutes les guerres de haute intensité, où se vit une alternance de succès et de revers tactiques, surtout dans des combats de zones urbaines fortifiées où l’avantage est important pour celui qui défend, 

Mais ce que l’on peut retenir de l’écrasement des assauts ukrainiens sur Peski, c’est l’efficacité remarquable de la défense républicaine qui s’appuie sur :

Une observation permanente de l’ennemi, notamment par des drones, ce qui permet d’anticiper et réagir à toute action offensive

Une réactivité et précision efficaces des couvertures de l’artillerie qui réalise aussi bien des tirs de barrage que des appuis lors des contre-attaques

Une défense de la première ligne qui a repoussé les unités d’infanterie qui accompagnaient les blindés 

Une contre-attaque blindée finale qui a su exploiter la désorganisation ennemie pour achever sa destruction avant son repli à Vodyane. 

Cependant,  les moyens républicains restent toujours insuffisants pour capitaliser la défaite de l’assaut ukrainien en prolongeant leur contre-attaque en une offensive sur Vodyane par exemple. 

Et du côté ukrainien, ce qui apparaît, même aux yeux du premier venu, c’est le caractère désespéré et même suicidaire de ces assauts en terrain découvert avec un appui feu quasiment inexistant et qui, dès les premiers tirs de barrage subis semblent complètement perdus et animés par des réactions individuelles décousues.

Il ne s’agit pas pour autant de sous-estimer les capacités évolutives des forces ukrainiennes car cet assaut sur Peski, qui est à mettre en relation avec d’autres attaques menées ces derniers jours sur la zone de l’aéroport, un peu plus à l’Est du village, montre que les forces de Kiev sont toujours debout, motivées et qu’elles reçoivent toujours logistique et renforts leur permettant de tenir et même de prendre l’initiative.

Le même constat est réalisé sur le front Nord, notamment du côté de Krasni Liman où les forces ukrainiennes échouent à rompre la première ligne de défense alliées en y laissant à chaque fois des pertes importantes mais maintiennent des pressions offensives permanentes.

Les forces alliées ont donc besoin de grossir significativement leurs effectifs opérationnels et sur tous les fronts (ce que ne peuvent pas faire les ukrainiens) pour parvenir non seulement à repousser les forces de Kiev partout comme à Peski, mais surtout pour pouvoir engager de nouvelles offensives percutantes permettant de rompre les lignes de défenses ennemies s’emparer de villes clés et précipiter la capitulation de Kiev plutôt que de les grignoter inutilement en donnant du temps aux aides occidentales et aux reconstitutions de nouvelles brigades ukrainiennes.

Et c’est visiblement ce qui est en train de se préparer pour la période qui suivra les référendums et la très probable intégration des républiques du Donbass et des régions de Zaporodje et Kherson au sein de la Fédération de Russie qui devrait être entérinée autour du 1er octobre.

« Nous avons attendu très longtemps le référendum »

Sputnik le 23.09.2022

Les référendums sur l’intégration de ces territoires à la Russie ont débuté le 23 septembre dans le Donbass, à Kherson et Zaporojié. Ces votes doivent se tenir jusqu’au 27 septembre.

Dans les régions de Kherson et de Zaporojié, la question est: « Soutenez-vous la sécession de l’Ukraine, la formation d’un État indépendant et l’intégration à la Russie? »

Dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk: « Êtes-vous pour intégrer la Russie en tant que sujet de la Fédération? »

Vote en Crimée

Les bureaux de vote se sont ouverts dans cinq villes de Crimée pour les habitants du Donbass, de Kherson et de Zaporojié. Comme l’a indiqué à Sputnik le chef la république, Sergueï Aksionov, « tout se déroule comme prévu ».

« Le processus est lancé, tout se déroule comme prévu, il n’y a pas d’infraction. Tout est calme. Il y a des gens, ils viennent, ils votent. Nous aurons les résultats préliminaires d’ici la fin de la journée. Nous travaillons et prêtons assistance aux territoires libérés ».

Voici des images de la première journée du référendum dans les régions: du soleil et de la musique à Kherson, une file d’attente sous la pluie à Lougansk, les votes dans les entreprises à Mélitopol et devant des maisons à Donetsk et Marioupol

https://t.me/sputnik_afrique/1541

Des observateurs internationaux assistent aux référendums

Plus de 130 observateurs étrangers surveillent le vote dans la République populaire de Donetsk, a déclaré sa commission électorale centrale.

Parmi eux figurent des représentants du Venezuela, de l’Italie, de la Roumanie, du Togo et de l’Afrique du Sud. Son nombre augmente toujours, a précisé l’institution. En plus de cela, environ un millier d’observateurs locaux sont impliqués.

Dans la région de Zaporojié, parmi les 823 observateurs se trouvent également des représentants d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Sud, a noté la commission électorale centrale.

Sont présents aussi 50 observateurs d’Europe, dont quatre venant des Pays-Bas et d’Allemagne, dans la République populaire de Lougansk, selon la commission électorale de la région.

Le chef de la République de Donetsk a voté au référendum

https://t.me/sputnik_afrique/1535?single

« Merci aux bénévoles pour leur aide dans l’organisation », a écrit Denis Pouchiline sur sa chaîne Telegram

« Ils essaient d’intimider les gens, mais ils ne pourront pas nous intimider »

Nataliya Kouryanskaya, observatrice du référendum dans la ville de Snejnoïé et membre de la Chambre publique de la République populaire de Donetsk, a décrit à Sputnik comment se déroulait le scrutin.

« Le vote a commencé il y a quelques heures, mais les gens se rendent activement aux urnes et sont heureux d’exprimer leur opinion, nous l’avons attendu très longtemps, plus de huit ans ».

La ville de Snejnoïé est située à 80 km de Donetsk. Selon l’observatrice, la situation y est plus calme qu’à Donetsk, mais elle n’exclut pas des provocations de la part de l’Ukraine.

« Ils essaient d’intimider les gens, mais ils ne pourront pas nous intimider. À leur tour, nos forces armées font tout pour assurer la sécurité des gens les jours de vote », a-t-elle ajouté.

Des démineurs russes vérifient les bureaux de vote dans la République de Lougansk

https://t.me/sputnik_afrique/1534

Ils doivent contrôler 150 bureaux dans 10 districts en 2 jours

Au premier jour du vote, le taux de participation au référendum dans la région de Zaporojié devrait atteindre 85%, le rythme est bon, a déclaré le chef de l’administration régionale.

Les autorités ukrainiennes « n’essaient pas seulement d’interférer, elles interfèrent déjà. Parce qu’elles bombardent complètement les villes. Svatovo a été bombardé, Altchevsk a été bombardé », a déclaré à Sputnik un militaire de la milice populaire de la République populaire de Lougansk.

Les habitants de Kherson font la queue pour voter au référendum sur le rattachement de la région à la Russie
https://t.me/sputnik_afrique/1532

Les bulletins de vote [en russe et en ukrainien]

En stricte conformité avec la Charte des Nations unies

Les référendums se déroulent conformément aux normes internationales et de la Charte des Nations unies, a déclaré la présidente de la chambre haute du Parlement russe Valentina Matvienko.

« Les résidents des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk et des autres territoires libérés ont ce droit, un droit légal, et dans la situation actuelle, c’est en fait un droit à la vie », a-t-elle déclaré aux journalistes.

BRÈVE

De Florian Philippot

Quelle catastrophe ! En Australie pays ultra covidiste et vaccinolâtre, mortalité record depuis 41 ans ! +18% en un an ! L’hécatombe !

Une arme hypersonique peut atteindre les USA plus rapidement qu’un tir sur la Crimée, selon Medvedev

De Sputnik— Afrique ce 22 09 2022

© Sputnik . Service de presse du ministère russe de la Défense

Exhortant « les idiots à la retraite avec des galons de général » à ne pas effrayer la Russie avec de possibles frappes de l’Otan, Dmitri Medvedev a estimé que les armes hypersoniques pouvaient atteindre des cibles en Europe et aux États-Unis beaucoup plus rapidement.

*

La défense de tous les territoires qui seront admis en Russie sera « considérablement renforcée », a souligné Dmitri Medvedev, promettant que les référendums pour l’intégration du Donbass et des autres régions le souhaitant auront lieu.

« Pour cette défense, on aura non seulement recours aux possibilités de la mobilisation, mais également à tout type d’armes russes, dont les armes stratégiques nucléaires et les armes sur de nouveaux principes », a précisé le vice-président du Conseil de sécurité russe sur sa chaîne Telegram.

À cet égard, il a appelé « les idiots à la retraite avec des galons de général » à ne pas « nous faire peur en parlant d’une frappe de l’Otan contre la Crimée ».

« Il est garanti que des [armes] hypersoniques sont capables d’atteindre des cibles en Europe et aux États-Unis beaucoup plus rapidement », a déclaré Dmitri Medvedev.

Il vaudrait mieux que « l’establishment occidental » et « en général tous les citoyens des pays de l’Otan » comprennent « que la Russie a choisi sa voie », a poursuivi le vice-président du Conseil de sécurité russe. D’après lui, il « n’y a pas de chemin de retour ».

BRÈVE

De Florian Philippot
Ursula Von der Leyen menace les Italiens s’ils «votent mal» dimanche « Nous verrons le résultat des élections, si les choses vont dans la mauvaise direction, nous avons des outils » !
➡️ L’UE totalitaire à visage découvert ! Tous ces dingues doivent être démis et #Frexit vite !

« VISITE » DE MACRON CHEZ SES SUJETS

Le taré de l’Élysée est venu faire hier une visite exprès, et donc en semaine, chez les gueux de la côte, du côté de Saint-Nazaire. Une « inauguration » paraît-il.

Je résume l’essentiel : arrivé à Nantes avec deux ou trois sous-ministres, il a pris un avion et s’est posé sur le petit aérodrome de Saint-Nazaire (à une quarantaine de kilomètres à vol d’oiseau) qui reçoit habituellement les avions privés qui très généralement sont ceux des « responsables » des deux grosses entreprises de la ville : Les Chantiers de l’Atlantique et Airbus. Et qui sert le plus souvent au béluga d’Airbus (gros avion cargo à physionomie de cet animal) pour récupérer des morceaux d’avion (le nez, je crois ici) et le transporter jusqu’à Toulouse.

Le branleur ne s’est pas avisé d’aller faire « coucou » ni aux chantiers ni à Airbus, il risquait d’être mal accueilli par certains, voire par les derniers syndicalistes qui ne sont pas encore totalement corrompus.

Puis, le kéké a pris un bateau pour aller voir au large, moins de Saint-Nazaire que de La Baule, Le Croisic, La Turballe, etc. ce qu’il en est de cette très coûteuse réalisation qui marchera uniquement quand il y aura suffisamment de vent, mais pas trop ; ce qui exclut donc toutes les périodes de tempêtes ou de simples forts coups de vent (ce qui est quand même assez habituel dans la région). Mais j’ai bon espoir qu’une super tempête les mettent à mal.

À cette occasion il a daigné recevoir en catimini les maires des treize communes concernées par ce projet à la fois grandiose et ridicule (la licepo avait la consigne : pas de présence de simples quidams à moins de cinq cents mètres du prince, c’est dire dans quel monde il vit et sa trouille, justifiée certes, de très mal finir).

Il se dit qu’il n’a pas été vraiment bien accueilli par certains maires. Il faut savoir que pour fermer le clapet de ces derniers il leur a promis du pognon pour leurs communes, pour les « dédommager ». En clair il leur a acheté (avec l’argent commun) le paysage marin local. Il est prévu une dizaine ou une vingtaine d’éoliennes, je ne sais plus trop et je n’ai vraiment pas envie d’aller vérifier ce qu’il en est de l’ampleur du désastre.

Et pour les agréer des autres désagréments, tels ceux causés aux vieux comme nouveaux gréements qui ne vont plus s’attarder en ces lieux agrémentés d’exclusion, par difficulté à y faire des manœuvres et par manque d’agrément. Les voilà mal « gréyés » comme on dit et laissant tout le petit monde de la côte océane maugréer.

Il a donc promis je ne sais quelle somme de vent (je veux dire d’euros, qui bientôt ne vaudront plus rien) puis il a fait une règle de trois : tant d’habitants pour cette commune divisé par le nombre total des habitants des treize communes = tant de % de la somme allouée.

C’est là que certains, les maires des communes balnéaires (Saint-Nazaire n’est pas une commune balnéaire, par contre toutes les autres, si, et La Baule et Pornichet en particulier) lui ont fait remarquer que son calcul était faux et ne tenait pas compte du nombre réel des habitants qu’il y a à l’année, sachant qu’à la belle saison, les chiffres montent considérablement, par rapport aux mois d’hiver, même s’il y a de plus de gens à l’année dans ces communes (des retraités). Comme au Touquet par exemple (mais là il est prévu que le paysage ne soit pas défiguré par des éoliennes, Brigitte la reine-mère n’en veut pas).

Je suppose que le maire de Saint-Nazaire ex-« socialo » et macroniste de la première heure n’a pas dû piper, cela l’arrangeait ! Ce type (le maire) est le prototype même de la girouette politicarde, donc il est logique qu’il prône les éoliennes. Mais le vent de la contestation locale qui a porté localement un député « insoumis » à la place d’une députée (du moins quand elle était présente dans l’hémicycle) macroniste, l’a contraint par pur opportunisme à appeler à voter pour celui qui localement avait le vent en poupe : l’« insoumis », il risquait de perdre sa majorité au conseil municipal.

J’ignore la réponse du tordu (je parle ici de macron). Sachant que seuls les maires et la mafia locale des journaleux aux ordres étaient conviés, ainsi que la téloche d’État, des radios, etc. Pour la presse cela veut dire Ouest-France, ainsi que Presse-Océan et l’hebdomadaire l’Écho de la Presqu’île guérandaise (deux derniers titres qui en fait appartiennent peu ou prou à Ouest-France).

L’un des maires, qui est également pêcheur, lui a parlé du désastre pour la pêche côtière que cela représente, car les poissons vont fuir toute cette zone et peut-être une grande zone autour des éoliennes. De plus dans la région, à Saint-Nazaire en particulier, il existe toute une flottille de caseyeurs, petits bateaux de pêche qui déposent des casiers à proximité des côtes pour prendre les crustacés. Ils sont donc directement concernés par les éoliennes. Ce pêcheur a rappelé que les pêcheurs n’ont pas été consultés et que si ça se passe mal, en clair si la pêche s’en ressent, les pêcheurs sauront bloquer les ports de pêche de la région. Saines paroles !

Il faut savoir que la population locale n’a jamais été concertée, concernant ces éoliennes. Et qu’elles leur tombent un peu dessus. Il est vrai que la populace serait foutue de mal voter, encore ! Et puis qu’est-ce qu’ils y connaissent, ces « populistes » graines de « fachos », n’est-ce-pas?!

Je ne caricature pas, c’est le fond de la pensée du sociopathe et de ses sbires. Du maire de Saint-Nazaire en particulier qui nous impose actuellement un drapeau ukrainien juste devant la façade de la mairie, plus le torchon européen bien évidemment. Tout deux symboles de ce qu’ils entendent par « démocratie ».

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Amon.*

* On dit Amen, mais l’origine est Amon, le dieu égyptien antique.

UKRAINE : VERS UN TOURNANT PLUS RADICAL — RÉCAPITULATIF

Voici un extrait d’un article du mercredi 21 septembre 2022 du blog d’Erwan Castel (alawata-rebellion.blogspot.com) titré : « Nous rentrons à la maison ! »

Concrètement du Nord au Sud:

⦁ Sur le front de Kharkov, si de violents combats se poursuivent dans les quartiers Est de Koupiansk sur la rive gauche à l’Est de l’Oskol, le front s’est stabilisé sur cette rivière entre la frontière de la région russe de Belgorod au Nord et le front au Nord de Slaviansk où elle passe le relais à une autre rivière dans une orientation Ouest Est : la Donets (ou Siversky Donets).

⦁ Sur le front de Slaviansk, à partir de deux têtes de ponts réalisées sur la rivière Donets et d’une autre en aval du barrage sur l’Oskol, les forces ukrainiennes attaquent et cherchent à encercler la ville de Krasni Liman [ou Lyman/Liman tout court : Krasni, красный, signifie « rouge » en russe] qui verrouille leur progression vers l’Est le long de la Donets subissant des pertes importantes de la part d’une garnison russe renforcée, mais pas assez fournie pour mener des contre-attaques.

⦁ Sur le front de Severodonetsk Lisichansk, les forces ukrainiennes ont repris aux forces alliées la localité de Bilogorovka à partir de laquelle elles pourraient mener une troisième tête de pont sur la Donets et/ou mener des attaques en direction de Lisichansk s’ils elles n’étaient pas bloquées par un manque d’effectifs d’assaut et d’appuis et une forte résistance alliée qui a également renforcer ce secteur du front Nord Donbass

⦁ Sur le front d’Artemovsk, au Nord de la ville, les forces alliées peinent depuis 2 mois à conquérir le point d’appui de Soledar dans des combats de rues lents et très coûteux et plus au Sud, ne disposent pas d’effectifs suffisants pour réaliser rapidement un mouvement offensif enveloppant cette ville d’Artemovsk que les ukrainiens ont de plus renforcé avec des unités d’infanterie et d’artillerie.

⦁ Sur le front de Donetsk, de violents combats continuent autour des bastions ukrainiens de Avdeevka, Krasnogorovka et Marinka, au Nord Ouest et Sud de la cité républicaine soumise à des bombardement meurtriers ukrainiens de plus en plus importants dirigés contre ses populations civiles. Plus au Sud sur l’amorce du front de Zaporodje les 2 adversaires repoussent leurs attaques mutuelles dans le secteur de Vougledar.

⦁ Sur le front de Zaporodje, le situation est relativement stable, essentiellement animée par des duels d’artillerie et quelques reconnaissance offensives de part et d’autre, principalement dans le secteur au Sud de la ville, près du Dniepr, d’où pourrait surgir une nouvelle offensive ukrainienne en direction de Energodar le long de la rive gauche (Sud) du fleuve ou vers Melitopol, en direction de la Mer Noire.

⦁ Sur le front de Kherson, l’offensive ukrainienne engagée contre les forces russes déployées au Nord du Dniepr, malgré des pertes et des échecs tactiques se poursuit à partir de la tête de pont d’Andrivka sur la rivière Ingoulets et du saillant de Visokopillya, au Nord Est, mais toutefois sans obtenir de succès significatifs, en dehors des destructions par les HIMARS étasuniens des infrastructures russes à l’arrière du front.

[(jpf) en conséquence … ]

Arrivant sur le flanc occidental de la Fédération, de nombreuses forces russes terrestres appartenant à la Garde Nationale et au Corps de défenses sont en train de se déployer autour de l’Ukraine ainsi que de nouveaux appuis aériens avec notamment des moyens stratégiques lourds (bombardiers Tupolev 95 par exemple) qui jusqu’ici n’avaient quasiment pas été engagés. A noter également des renforts importants au sein des forces auxiliaires russes comme le groupe Wagner et les volontaires tchétchènes qui alignent chacun l’équivalent d’une division.

De leur côté, l’essoufflement rapide des forces ukrainiennes tend à confirmer que leur percée à l’Est de Kharkov et leurs têtes de pont réalisées sur les rivières Oskol et Donets au Nord et Ingoulets au Sud risquent d’être qualifiées de « victoire à la Pyrrhus » tant elles ont subi des pertes importantes et raclé les fonds de tiroirs des réserves opérationnelles. Et je n’en veux pour preuve que les nouveaux renforts ukrainiens acheminés en urgence par trains vers Kharkov, mais qui sont puisés dans les forces de défense de Kiev. 

En résumé le front russo-républicain, après les initiatives opératives ukrainiennes des fronts Sud et Nord est dans l’attente d’un nouveau changement stratégique pour lequel la Russie, qui veut reprendre une initiative offensive forte sur le terrain, vient d’ouvrir le prologue politique [les référendums sans oublier l’apport prochain et acté de 300.000 réservistes, essentiellement d’anciens militaires et autres « spécialistes », sur le front] 

(jpf) Ensemble de la zone où vont se dérouler sous très peu les quatre référendums d’adhésion à la Fédération de Russie. D’Ouest en Est : partie Sud des oblasti de Kherson et de Zaporojié, partie Est de l’oblast de Donetsk et quasi totalité de l’oblast de Lougansk. Tout au Sud, la Crimée est déjà intégrée à la Russie depuis 2014.

*

Rappel. Si les autorités ont accéléré les processus de référendums c’est aussi à la fois pour conforter les habitants, ou du moins l’énorme majorité des gens de ces régions (il n’y a jamais accord à 100%) et aussi pour passer à un autre stade de l’opération militaire spéciale qui va devenir ce qu’elle était déjà mais sans trop le dire : une guerre ouverte de l’Otan (j’avais écrit « contre l’Otan » mais c’est dans l’autre sens qu’il faut voir les choses : c’est objectivement l’Otan qui est l’agresseur depuis des années, des documents de moins en moins internes de l’Otan le confirment).

Otan officine pourrie d’un impérialisme occidental en pleine dégénérescence, qui se bat avec le sang des Ukrainiens. Il se pourrait que les pays des plus toqués dirigeants européens en subissent bientôt d’une manière ou d’une autre les conséquences militaires (car économiques c’est bien en cours !). Et nous avec.

Voir le discours éclairant et de raison de V. Poutine dont j’ai rapporté des extraits hier même.

D’autre part, les bombardements des civils sur Donetsk et sa région ne passent plus du tout.

*

Voici un extrait d’un autre article d’Erwan Castel du lundi 19 septembre 2022 (rappel Erwan Castel est depuis plusieurs années sur le terrain, le terrain militaire) « Une folie meurtrière devenue démentielle »

Je cite :

Rentrant de mon service près d’un bâtiment en ruine de ma base, je voulais terminer une information brève concernant le nouveau bombardement ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporodje, survenu cette nuit […] et qui suffit déjà à décrire cette psychopathie ukro-atlantiste que les Russes d’Ukraine côtoient et subissent depuis huit ans dans une impudeur devenue paroxysmique depuis sept mois, mais un nouveau massacre a endeuillé la ville au million de roses. [Donetsk est une ville des arbres, des fleurs et des parcs devenus non fréquentables]

Chaque jour des civils meurent au cœur des cités républicaines,. Rien que pour Donetsk,  hier dimanche 18 septembre, 9 personnes ont été tuées et 13 autres blessées par des obusiers de 155mm de l’OTAN,. le 17 septembre, 4 autres civils avaient été tués et ainsi de suite chaque jour que les dieux font et que les hommes défont. 

Aujourd’hui 19 septembre, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les obusiers de 155mm de l’OTAN des soudards de Zelensky a réussi à faire passer au second plan cette attaque dejà inadmissible sur la centrale nucléaire d’Energodar.

A 12h20, au moment où l’activité socio-économique extérieure bat son plein, un bombardement ukro-atlantiste s’est abattu au cœur de Donetsk, dans le district de Kuybishevsky situé à l’Ouest du centre-ville. La place des commissaires de Bakou, le marché de Sokol (microdistrict de Tekstilshchik) et plusieurs centres commerciaux ont été touchés entre 12h15 et 12h23 par 9 obus de 155mm (calibre OTAN) tirés depuis les positions ukrainiennes de Netaïlovo, à 20 km, au Nord-Ouest de Donetsk (secteur de Pervomaïske sur le front d’Avdeevka).

Bilan  provisoire : 16 tués dont 2 enfants 
et plusieurs blessés

Fin de citation

*

(jpf) Pour finir cet article je reviens sur les deux informations essentielles : référendums et augmentation très substantielle des troupes russes en Ukraine (on peut parler d’un doublement, voire d’un triplement des effectifs).

Avec ces extraits d’un article du 21 septembre de Christelle Néant sur Donbass Insider : « Mobilisation partielle décrétée sur fond de référendum d’intégration à la Russie en RPD, RPL, et dans les régions de Kherson et Zaporojié. »

« Dans son allocution, Vladimir Poutine a annoncé soutenir l’organisation du référendum dans les régions de Kherson et Zaporojié, ainsi qu’en RPD et RPL, dont la Russie assurera la sécurité, afin que les gens puissent aller voter sereinement. »

« La décision de Vladimir Poutine de lancer une mobilisation partielle des réservistes fait partie des « mesures nécessaires et urgentes pour protéger la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale » du pays face à l’objectif de l’Occident qui est « d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire » la Russie.

Comme l’a souligné le Président russe, l’Occident dit « déjà explicitement qu’ils ont réussi à diviser l’Union soviétique en 1991, et qu’il est maintenant temps pour la Russie elle-même de se désintégrer en une multitude de régions et de zones qui se combattent mortellement ».

Cette volonté de scinder la Russie en plusieurs petits États n’a rien de complotiste [dans le mauvais sens du terme]. Les gouvernements occidentaux en parlent ouvertement sous le doux nom de « décolonisation de la Russie ». »

« … une des phrases du discours de Vladimir Poutine est très claire : « Ceux qui tentent de nous faire chanter avec des armes nucléaires doivent savoir que la rose des vents pourrait se retourner contre eux ».

Pour rappel, le symbole de l’OTAN est une rose des vents. En clair, les pays qui hébergent des systèmes d’armement offensifs, et des armes nucléaires de l’OTAN pointées vers la Russie, se transformeraient en cibles potentielles au lieu d’être protégés par l’organisation de l’Atlantique Nord. »

« Pour ce qui est de la mobilisation partielle, ses modalités ont été précisés par le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, juste après l’allocution de Vladimir Poutine. Seuls 300 000 hommes parmi les 25 millions que compte la réserve russe seront mobilisés. Priorité est donnée aux hommes ayant servi dans certaines spécialités militaires et ayant une expérience du combat. En clair, la Russie ne va mobiliser que 1,2 % de sa réserve militaire, ce qui est minime en matière d’impact sur l’économie ou la population du pays.

Sergueï Choïgou en a profité pour faire un point sur les pertes russes et ukrainiennes. Il a ainsi déclaré que les pertes au sein de l’armée russe sont de 5 937 morts, un chiffre assez proche des 6 476 morts annoncés par la BBC il y a quelques jours (chiffres qui incluent la Garde Nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur et non du ministère de la Défense). Au niveau des blessés, le ministre russe de la Défense a indiqué que plus de 90 % des blessés russes ont déjà pu reprendre le service.

Côté ukrainien, le bilan n’est pas du tout le même. Sergueï Choïgou a ainsi annoncé que les pertes côté ukrainien seraient de 61 207 morts et 49 368 blessés, auxquels il faut ajouter les déserteurs et ceux faits prisonniers. Sur ce total, plus de 7 000 soldats ukrainiens ont été éliminés rien que durant les trois dernières semaines de combat, montrant que les attaques de Kiev en région de Kherson et de Kharkov, ont eu un coût humain élevé pour l’armée ukrainienne.

Une fois les régions de Lougansk, Donetsk, Zaporojié et Kherson intégrées à la fédération de Russie après la tenue du référendum prévu dans quelques jours, la présence de soldats ukrainiens dans ces régions sera considérée comme une occupation de territoire russe par l’Ukraine, et lorsque les 300.000 réservistes russes seront formés et prêts au combats, alors l’opération militaire spéciale russe prendra une toute autre tournure (bien plus dramatique) pour Kiev. »

Emmanuel Macron a-t-il parlé à l’Assemblée Générale de l’ONU devant une salle aux trois-quarts vide?

Emmanuel Macron a-t-il parlé devant des rangées vides à l’ONU? Eh bien, pas moyen de le dissimuler. Les caméras des Nations-Unies ne flattent personne. Les pays membres non plus. L’assistance clairsemée pour ce discours que certains de nos médias ont voulu nous présenter comme un monument de la pensée politique mondiale nous dit la triste réalité sur l’abaissement de notre pays.

*

@UPR_Asselineau

MACRON AFFREUSEMENT HUMILIÉ Â L’ONU: 3/4 DES PAYS ABSENTS POUR SON DISCOURS ! Chaque année,la rentrée de septembre de l’AG de l’ONU voit les chefs d’État (ou MAE) des 193 États membres venir y faire un discours. Les dirigeants les plus puissants ou écoutés y font salle comble.

Eh bien oui, vous ne rêvez pas. Même BFM TV n’a pas pu le cacher puisque les images étaient retransmises en direct! Et François Asselineau souligne à juste titre qu’il s’agit d’une véritable humiliation. Les chefs d’Etat africains n’auraient pas osé sécher les discours de François Mitterrand ou Jacques Chirac. Et les pays latino-américains y venaient par intérêt et convergence de vues. 

Si vous doutez encore, voici la salle filmée sous un autre angle: 

@PierreMarionnet

Vu sous cet angle, la réalité est cruelle. Qui écoute encore Emmanuel #Macron ?

Voilà le prix payé pour l’inflation verbale, pour l’agitation permanente, pour les leçons données à la terre entière, pour l’incapacité à réaliser ce qu’on a annoncé. 

Pendant longtemps nos présidents ont tiré le pays vers le haut – jusqu’à Sarkozy [Chirac plus exactement]. Nos chefs d’Etat tenaient leur rang de membres permanents du Conseil de sécurité.  A présent, c’est notre présence à ce titre au Conseil – si chèrement acquise par de Gaulle – qui risque d’être remise en cause. Dans une prophétie qui pourrait bien devenir auto-réalisatrice, Emmanuel Macron a d’ailleurs dit son soutien à l’élargissement du nombre des membres permanents. Il y a quelque temps, il imaginait même de partager le siège de la France avec l’Allemagne et l’Union Européenne. 

Heureusement que l’UE est en train de se discréditer à la face du monde en poussant à la guerre en Ukraine de toutes ses forces. Et heureusement que l’industrie allemande va prendre un sérieux coup du fait du boomerang des sanctions! Cela nous laisse un petit répit pour reprendre nos esprits et rétablir l’autorité de la France. 

Traduction du message de Poutine qui annonce l’envoi de 300 000 soldats supplémentaires en Ukraine

lemediaen442/fr

21 septembre 2022

Le président Poutine a signé le décret « Sur l’annonce de la mobilisation partielle en Fédération de Russie ». L’annonce de cette mobilisation prend effet ce 21 septembre 2022. Au total, il est prévu de faire appel à 300 000 réservistes russes.

Selon le chef du Kremlin, la mesure est nécessaire « pour protéger la Patrie, sa souveraineté et son intégrité territoriale, pour assurer la sécurité de notre peuple et des peuples dans les territoires libérés« .

Face au refus de l’Occident de vouloir retrouver la raison et de négocier la paix, Vladimir Poutine a décidé de passer à la vitesse supérieure.

« Dans sa politique anti-russe agressive, l’Occident a franchi toutes les limites. Certains politiciens irresponsables en Occident ne parlent pas seulement de plans visant à organiser la fourniture d’armes offensives à longue portée à l’Ukraine. De telles frappes terroristes sont déjà menées sur les colonies frontalières des régions de Belgorod et de Koursk. En temps réel, à l’aide de systèmes modernes, avions, navires, satellites, drones stratégiques, l’Otan effectue des reconnaissances dans tout le sud de la Russie. A Washington, Londres, Bruxelles, ils poussent directement Kiev à transférer les opérations militaires sur notre territoire. Ne se cachant plus, ils disent que la Russie doit être vaincue par tous les moyens sur le champ de bataille, suivi de la privation de toute souveraineté politique, économique, culturelle, en général, avec le pillage complet de notre pays », a déclaré le président Poutine.

Nous avons traduit le discours du président Vladimir Poutine qui concerne la situation dans le Donbass et le déroulement d’une opération militaire spéciale pour le libérer du régime néonazi qui a pris le pouvoir en Ukraine en 2014 à la suite d’un coup d’État armé.

Chers amis !

Aujourd’hui, je fais appel à vous, à tous les citoyens de notre pays, aux personnes de générations, d’âges et de nationalités différentes, au peuple de notre grande patrie, à tous ceux qui sont unis par la grande Russie historique, aux soldats et aux officiers, aux volontaires qui combattent aujourd’hui sur les lignes de front, sont sur les postes de combat, à nos frères et sœurs — les résidents des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, des régions de Kherson et de Zaporojie et d’autres régions libérées du régime néonazi.

Il s’agira des mesures nécessaires et urgentes pour protéger la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de la Russie, soutenir le désir et la volonté de nos compatriotes de déterminer leur propre avenir et de la politique agressive d’une partie des élites occidentales, qui luttent de toutes leurs forces pour maintenir leur domination. Pour cela ils essaient de bloquer, de supprimer tous les centres de développement indépendants souverains, afin de continuer à imposer grossièrement leur volonté aux autres pays et peuples, à implanter leurs pseudo-valeurs.

Le but de cet Occident est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire notre pays. Ils disent déjà directement qu’en 1991, ils ont pu diviser l’Union soviétique, et maintenant le moment est venu pour la Russie elle-même, qui devrait se désintégrer en de nombreuses régions et régions mortellement hostiles.

Ils planifient de tels plans depuis longtemps. Ils ont encouragé des gangs de terroristes internationaux dans le Caucase, promu l’infrastructure offensive de l’Otan près de nos frontières. Ils ont fait de la russophobie totale leur arme. Pendant des décennies, ils ont délibérément cultivé la haine de la Russie, principalement en Ukraine, pour laquelle ils préparaient le sort d’une base anti-russe. Le peuple ukrainien lui-même a été transformé en chair à canon et poussé à la guerre avec notre pays, la déchaînant, cette guerre, en 2014, utilisant les forces armées contre la population civile, organisant un génocide, un blocus, la terreur contre des personnes qui ont refusé de reconnaître le pouvoir qui a surgi en Ukraine à la suite d’un coup d’État.

Et après que le régime actuel de Kiev a en fait publiquement refusé une solution pacifique au problème du Donbass et, en outre, annoncé ses prétentions à l’arme nucléaire, il est devenu absolument clair qu’une nouvelle attaque à grande échelle, comme cela s’était produit deux fois auparavant, contre le Donbass était inévitable. Et puis, tout aussi inévitablement, il y aurait eu une attaque contre la Crimée russe — contre la Russie.

A cet égard, la décision d’une opération militaire préventive était absolument nécessaire et la seule possible. Ses principaux objectifs — la libération de tout le territoire du Donbass — ont été et restent inchangés.

La République populaire de Lougansk a déjà été presque complètement débarrassée des néonazis. Les combats dans la République populaire de Donetsk se poursuivent. Ici, pendant huit ans, le régime d’occupation de Kiev a créé une ligne profondément échelonnée de fortifications à long terme. Leur assaut frontal aurait entraîné de lourdes pertes, de sorte que nos unités, ainsi que les unités militaires des républiques du Donbass, agissent systématiquement, avec compétence, utilisent l’équipement, protègent le personnel et libèrent progressivement les terres de Donetsk, débarrassent les villes et villages de néonazis, viennent en aide aux personnes que le régime de Kiev a transformées en otages, en boucliers humains.

Comme vous le savez, des militaires professionnels sous contrat participent à l’opération militaire spéciale. Des formations volontaires se battent également à leurs côtés : des personnes de nationalités, de professions, d’âges différents sont de vrais patriotes. A l’appel de leur cœur, ils sont venus à la défense de la Russie et du Donbass.

À cet égard, j’ai déjà donné des instructions complètes et dans les plus brefs délais au gouvernement et au ministère de la Défense pour déterminer le statut juridique des volontaires, ainsi que des combattants des unités des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Il devrait être le même que celui des militaires réguliers de l’armée russe, y compris le soutien matériel, médical et les garanties sociales. Une attention particulière devrait être accordée à l’organisation de l’approvisionnement des formations de volontaires et des détachements de la milice populaire du Donbass en matériel et équipement.

Au cours de la mise en place des principales tâches de protection du Donbass, nos troupes, sur la base des plans et des décisions du ministère de la Défense et de l’état-major général sur la stratégie générale d’action, ont également libéré des néonazis  des territoires importants des régions de Kherson et de Zaporojie et un certain nombre d’autres régions. En conséquence, une ligne étendue de contact de combat a été formée, qui s’étend sur plus de mille kilomètres.

Ce que je veux dire publiquement aujourd’hui pour la première fois : déjà après le début de l’opération militaire spéciale, y compris les pourparlers d’Istanbul, les représentants de Kiev ont réagi très positivement à nos propositions, et ces propositions concernaient principalement la garantie de la sécurité de la Russie et de nos intérêts. Mais il est évident que la solution pacifique ne convenait pas à l’Occident, c’est pourquoi, après la conclusion de certains compromis, Kiev a en fait reçu l’ordre direct de perturber tous les accords.

L’Ukraine a commencé à être encore plus gorgée d’armes. Le régime de Kiev a lancé de nouveaux gangs de mercenaires étrangers et de nationalistes, des unités militaires entraînées selon les normes de l’Otan et sous le commandement de facto de conseillers occidentaux.

Dans le même temps, le régime de répression dans toute l’Ukraine de ses propres citoyens, établi immédiatement après le coup d’État armé de 2014, a été renforcé de la manière la plus sévère. La politique d’intimidation, de terreur et de violence prend des formes de plus en plus massives, terribles et barbares.

Je tiens à souligner que nous savons que la majorité des personnes vivant dans les territoires libérés des néonazis, et ce sont avant tout les terres historiques de Novorossia, ne veulent pas être sous le joug du régime néonazi. A Zaporozjie, dans la région de Kherson, à Lougansk et à Donetsk, ils ont vu et voient les atrocités commises par les néonazis dans les zones occupées de la région de Kharkov. Les héritiers de Bandera et les punisseurs nazis tuent les gens, les torturent, les jettent en prison, règlent leurs comptes, sévissent, tourmentent les civils.

Plus de sept millions et demi de personnes vivaient dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans les régions de Zaporojie et de Kherson avant le déclenchement des hostilités. Beaucoup d’entre elles ont été contraintes de devenir des réfugiés, de quitter leur foyer. Et ceux qui sont restés — environ cinq millions de personnes — sont aujourd’hui soumises aux tirs constants d’artillerie et de roquettes des militants néonazis. Ils frappent des hôpitaux et des écoles, organisent des attaques terroristes contre des civils.

Nous ne pouvons pas, nous n’avons aucun droit moral de livrer des personnes proches de nous pour être déchirées par des bourreaux. Nous ne pouvons que répondre à leur désir sincère de déterminer leur propre sort. Les parlements des républiques populaires du Donbass, ainsi que les administrations militaro-civiles des régions de Kherson et de Zaporojie, ont décidé d’organiser des référendums sur l’avenir de ces territoires et se sont tournés vers nous, la Russie, pour nous demander de soutenir une telle démarche.

Permettez-moi de souligner que nous ferons tout pour assurer des conditions sûres pour la tenue de référendums, afin que les gens puissent exprimer leur volonté. Et nous soutiendrons la décision concernant leur avenir, qui sera prise par la majorité des habitants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, des régions de Zaporojie et de Kherson.


Chers amis!

Aujourd’hui, nos forces armées, comme je l’ai déjà dit, opèrent sur la ligne de contact, qui dépasse les mille kilomètres. Elles affrontent non seulement des formations néonazies, mais en fait toute la machine militaire de l’Occident collectif.
Dans cette situation, j’estime nécessaire de prendre la décision suivante — elle est tout à fait adéquate aux menaces auxquelles nous sommes confrontés — à savoir : protéger notre Patrie, sa souveraineté et son intégrité territoriale, assurer la sécurité de notre peuple et des peuples dans les territoires libérés. J’estime nécessaire de soutenir la proposition du ministère de la Défense et de l’état-major général de procéder à une mobilisation partielle dans la Fédération de Russie.

Je le répète, nous parlons spécifiquement de mobilisation partielle, c’est-à-dire que seuls les citoyens qui sont actuellement dans la réserve seront soumis à la conscription, et surtout ceux qui ont servi dans les forces armées, ont certaines spécialités militaires et une expérience pertinente .

Les appelés au service militaire suivront systématiquement une formation militaire complémentaire, tenant compte de l’expérience d’une opération militaire spéciale, avant d’être envoyés dans les unités.

Le décret sur la mobilisation partielle a été signé.

Conformément à la loi, les chambres de l’Assemblée fédérale — le Conseil de la Fédération et la Douma d’État — en seront officiellement informées aujourd’hui par courrier.

Les activités de mobilisation débuteront aujourd’hui, à partir du 21 septembre. Je donne l’instruction aux chefs de régions d’apporter toute l’assistance nécessaire au travail des commissariats militaires.

Je tiens à souligner que les citoyens russes appelés au service militaire par mobilisation recevront le statut, les paiements et toutes les garanties sociales du personnel militaire servant sous contrat.

J’ajouterai que le décret sur la mobilisation partielle prévoit également des mesures supplémentaires pour remplir l’ordre de défense de l’État. Les chefs d’entreprises de l’industrie de la défense sont directement chargés de résoudre les problèmes d’augmentation de la production d’armes et d’équipements militaires et de déployer des capacités de production supplémentaires. À leur tour, toutes les questions de matériel, de ressources et de soutien financier aux entreprises de défense doivent être résolues immédiatement par le gouvernement.


Chers amis!

Dans sa politique anti-russe agressive, l’Occident a franchi toutes les limites. Nous entendons constamment des menaces contre notre pays, notre peuple. Certains politiciens irresponsables en Occident ne parlent pas seulement de plans visant à organiser la fourniture d’armes offensives à longue portée à l’Ukraine — des systèmes qui permettront des frappes contre la Crimée et d’autres régions de Russie.

De telles frappes terroristes, y compris avec l’utilisation d’armes occidentales, sont déjà menées sur les colonies frontalières des régions de Belgorod et de Koursk. En temps réel, à l’aide de systèmes modernes, avions, navires, satellites, drones stratégiques, l’Otan effectue des reconnaissances dans tout le sud de la Russie.

A Washington, Londres, Bruxelles, ils poussent directement Kiev à transférer les opérations militaires sur notre territoire. Ne se cachant plus, ils disent que la Russie doit être vaincue par tous les moyens sur le champ de bataille, suivis de la privation de toute souveraineté politique, économique, culturelle, en général, avec le pillage complet de notre pays.

Le chantage nucléaire a également été lancé. Nous parlons non seulement du bombardement de la centrale nucléaire de Zaporizjia, qui est encouragé par l’Occident, qui menace d’une catastrophe nucléaire, mais aussi des déclarations de certains représentants de haut rang des principaux États de l’Otan sur la possibilité et l’admissibilité d’utiliser des armes de destruction massive contre la Russie — des armes nucléaires.

A ceux qui se permettent de faire de telles déclarations sur la Russie, je voudrais rappeler que notre pays dispose également de divers moyens de destruction, et pour certaines composantes — encore plus modernes que ceux des pays de l’Otan. Et lorsque l’intégrité territoriale de notre pays sera menacée, nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple. Ce n’est pas du bluff.

Les citoyens de la Russie peuvent être sûrs que l’intégrité territoriale de notre patrie, notre indépendance et notre liberté seront assurées — je le souligne à nouveau — avec tous les moyens dont nous disposons. Et ceux qui essaient de nous faire chanter avec des armes nucléaires doivent savoir que la rose des vents peut aussi tourner dans leur direction.

C’est dans notre tradition historique, dans le destin de notre peuple, d’arrêter ceux qui luttent pour la domination du monde, menaçant de démembrement et d’asservissement notre Patrie. Nous le ferons maintenant — et il en sera ainsi.
Je crois en votre soutien.

Le Média en 4-4-2

Mel Bonis – Phœbé (1909)

ÉTAT DU FRONT EN UKRAINE

D’après le dernier bulletin (n° 100) de Xavier Moreau.

Pour résumer ce qui se passe depuis le début des offensives ukrainiennes tant au Sud qu’au Nord du front, voici ce que l’on peut dire sur l’essentiel :

Les offensives ukrainiennes en divers endroits du front au Sud, des régions de Kherson et Zaporojié jusqu’au Sud de la région du Donbass, se sont soldées par aucun gain de territoire, mais par contre par des pertes ukrainiennes considérables d’hommes et de matériel.

La seule petite avancée ukrainienne au-delà d’un affluent du Dniepr est en train de se terminer dans la débâcle d’un « sac à feu ».

Cette avancée a eu lieu au niveau de la cité de Snihourivka/Sniguiriovka par le franchissement de l’affluent du Dniepr : l’Inhoulets/Ingoulets qui, en cet endroit, est la ligne de front. Cette rivière qui naît du côté de Krivoï-Rog se jette dans le Dniepr du côté de Kherson.

Comme on l’a déjà dit, les Ukrainiens se sont retrouvés pris au piège, suite à la destruction au moins partielle d’un barrage et d’une centrale hydro-électrique attenante, plus en amont de la rivière. Près de Krivoï-Rog à Karachunovskoye. La montée des eaux a détruit les pontons qui leur ont permis de traverser lors de leur offensive, ce qui les isole.

Ils sont maintenant totalement pris au piège. Tout ce qu’ils peuvent faire est d’évacuer morts et blessés par hélicoptères, du moins si les Russes leur laissent le répit. L’endroit est « nettoyé » par l’artillerie russe. Pertes en hommes et en matériel ici aussi pour les Ukrainiens qui sont traités par leur État-major comme simple chair à canon.

Rappelons que l’artillerie russe est une artillerie très mobile qui n’est pas sans savoir reculer pour mieux avancer après. Comme les troupes russes peuvent être également très mobiles. À la grande différence de l’artillerie et des troupes des Kiéviens.

Plus à l’Est comme déjà dit, des tirs d’artillerie kiéviens sont à nouveau effectués dans la direction ou aux alentours de la centrale nucléaire d’Energodar. Sans autres dommages pour la centrale.

Il faut rappeler que la centrale a déjà été atteinte par des missiles ukrainiens (enfin façon de parler, des missiles plus otaniens qu’ukrainiens, ou grâce à de l’artillerie otanienne) ; il a été dit également que la zone où sont entreposés les déchets atomiques a déjà été bombardée.

Après l’avancée ukrainienne vers l’Est de l’oblast de Kharkov, et le repli stratégique de l’armée alliée, une certaine euphorie s’est emparée de l’armée ukrainienne. Ce qui a peut-être été le but recherché par les Russes. Du Nord au Sud les Ukrainiens se sont donc lancés dans des offensives vaines.

Mais surtout, les rats sont sortis de leurs trous, particulièrement dans la zone où depuis huit ans ils ont construits blockhaus, souterrains, bunkers. A proximité de Donetsk en particulier. Les Russes ont laissé faire (si l’on peut dire). Les Ukrainiens se sont mis à découvert et ont subi des revers dans toute cette région comprise entre la zone de Donetsk et celle de Lyman plus au Nord.

Comme j’ai déjà écrit le douze août sur ce blogue : « L’essentiel de l’action russe se concentre sur trois secteurs où se trouve la zone la plus fortifiée ; du Nord-Est au Sud-Ouest : Avdiivka / Avdeevka, Pisky et Marinka, par des attaques sur leurs flancs. »

Or, depuis il semble que ces attaques aient porté. Concrètement, cela a permis à l’armée alliée de prendre du terrain, et plus précisément d’éliminer des troupes sorties de leurs bunkers. Il est dit également (information à confirmer) qu’il soit arrivé la même chose plus au Sud-Ouest de Donetsk, du côté de Vouhledar / Ougledar, petite ville minière de son oblast.

Un peu plus au Nord de Donetsk, des gains de terrains sont apparus en divers autres endroits comme dans la banlieue Ouest de Horlivka / Gorlovska.

Encore un peu plus au Nord de Donetsk, les parties Est des villes de Soledar / Bakhmout/ Artiemovsk sont de plus en plus grignotées. En ce secteur, il paraît que c’est le Bataillon Wagner qui agit dans un combat urbain, rue par rue, immeuble par immeuble.

Encore plus au Nord, il arrive la même chose du côté de Severtsk où toutes les tentatives de contre-offensives ukrainiennes vers Lyman, ville du Donetsk tenue fermement par les Russes, ont échoué, et où au contraire les bordures Est et Nord de Severtsk (du moins de ce que l’on peut en savoir) sont grignotées également par l’armée russe. On parle en ces lieux de la présence de troupes tchétchènes.

Ce qu’il faut retenir enfin est que les troupes russes qui occupaient une partie de l’oblast de Kharkov se sont toutes repliées dans la partie Est de l’oblast et se sont fixées au niveau du cours de la rivière Oskil / Oskol, un affluent du Donets. Le malheur est qu’Izioum se soit située juste à l’Ouest et non pas à l’Est de l’Osgol.

Les deux villes qui font bloc sur ce front son 1) Lyman juste au Nord du Donets, un peu en retrait de l’Osgol, pas loin au Nord de Severtsk et de Sloviansk qui sont du côté Sud du Donets. Lyman se trouve dans une zone de forêts ; 2) la partie Est de Koupiansk, ville située également sur l’Osgol, à cheval exactement sur la rivière, et qui possède des retenues d’eau importantes vers le Sud ; ville située à une centaine de kilomètres au Sud-Est de Kharkov.

Dans ce qui n’est pas une déroute russe, comme il est écrit dans wikipédia, mais une retraite très ordonnée, sans offensive, ni combat de la part des Russes, ces derniers ont laissé un territoire que les Kiéviens doivent maintenant gérer. Un territoire essentiellement de steppes et magnifique champ de tir pour l’artillerie et l’aviation russes. Ce qui explique déjà l’importance des pertes ukrainiennes lors de leur offensive. Sachant que les Ukrainiens n’ont plus que de maigres réserves en hommes pour tenir tout cet ensemble.

Attirer et enfermer dans des poches mortelles, ou dans des zones indéfendables semble être l’une des tactiques russes favorites. Et il se pourrait qu’après les referendums, et les feuilles mortes d’automne tombant et découvrant les forêts et ceux qui s’y cachent, l’armée russe ne se lance dans sa propre offensive, non pas de fin d’été, mais de début d’automne, avant la montée des eaux. Et pour une montée des os dans les cimetières ukrainiens, pour demeurer dans le macabre. Mais cela ne semble pas gêner zelensly le cinglé.

RÉFÉRENDUMS IMMINENTS DANS LE DONBASS ET LES RÉGIONS LIBÉRÉES DE KHERSON ET ZAPOROJIÉ

D’après Sputnik Afrique

Référendums d’adhésion à la Russie: qu’en pensent les résidents des territoires concernés?

20 09

© Sputnik . Dmitri Makeїev

Quel est l’état d’esprit des habitants du Donbass en prévision des référendums d’adhésion à la Russie? Voici ce qu’en disent deux études sur le sujet.

Les habitants du Donbass en ont assez. Ce mardi 20 septembre en l’espace de quelques heures, les autorités des Républiques populaires de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), ainsi que les administrations militaires et civiles des régions de Kherson et de Zaporojié, ont annoncé leur intention d’organiser des référendums sur l’adhésion à la Russie.

Sputnik fait une revue de détail de deux sondages d’opinion publique des habitants de ces territoires sur la question.

Le « oui » prévaut [très] majoritairement

L’institut de sondage INSOMAR a mené une enquête téléphonique auprès des habitants des régions de Zaporojié et de Kherson, des LNR et DNR.

La majorité des répondants se sont dits prêts à voter sur la question de l’appartenance territoriale. La plus grande volonté à participer au référendum vient des habitants des Républiques populaires, qui ont été régulièrement pilonnées par Kiev depuis 2014: 80% dans la DNR et 83% dans la LNR. Quant aux régions, 72% pour Zaporojié et 65% pour Kherson.

Mais quelles seraient leurs réponses? Encore une fois, les sondés des républiques sont plus inclinés à dire « oui » au rattachement à la Russie: 91% pour la DNR, 90 pour LNR, 80% pour Zaporojié et pour Kherson.

La réponse pour devenir un État séparé varie entre 4 et 5% pour tous les territoires. 5% des répondants des LNR et DNR n’ont pas pu trancher la question, tandis que ce chiffre est à 14 et 11% pour Zaporojié et pour Kherson respectivement. Le désir de rester Ukrainien n’est presque pas manifesté: 0% pour les républiques, 2% pour Zaporojié et 4% pour Kherson.

Au total, 1.000 répondants ont été interrogés dans chaque territoire, l’erreur marginale est de 3,1%.

La deuxième enquête donne des résultats similaires

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Les résultats du sondage de l’Institut républicain des études socio-politiques de Crimée (RIPSI) font écho à l’enquête d’INSOMAR.

Interrogés sur la question, la majorité des répondants en DNR (86%), LNR (87%), dans les régions de Kherson (72%) et de Zaporojié (72%) y participeraient volontiers.

La volonté à adhérer à la Russie varie entre 94% (DNR) et 80% (la région de Kherson).

Le soutien de la population à l’idée de rester en Ukraine se situe au niveau de l’erreur statistique, de 1 à 2%, en LNR il est de 0%.

993 personnes ont été interrogées dans chaque territoire outre la région de Kherson (1.000 répondants). Les sondages ont été effectués les 13 et 14 septembre par appel téléphonique. La marge d’erreur est de 2,1%.

[Il n’est pas précisé si les personnes de la région de Kherson et de Zaporojié interrogées se trouvent dans la zone actuellement libérée ou non de leur oblast.]

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Adhésion à la Russie: les dates des référendums fixées dans le Donbass, à Kherson et Zaporojié

20 09

Le référendum sur l’adhésion de la république populaire de Lougansk à la Fédération de Russie se déroulera du 23 au 27 septembre, a annoncé le vice-président du Conseil civique de la LNR Dmitri Khorochilov.

Dans l’espace de quelques heures, les autorités des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que les administrations militaires et civiles des régions de Kherson et de Zaporojié, ont annoncé leur intention d’organiser les référendums sur l’adhésion à la Fédération de Russie.

Le président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Viatcheslav Volodine a réagi à ces initiatives en assurant que les députés soutiendront les résultats du vote populaire.

La sénatrice russe Olga Kovitidi a souligné qu’après l’adhésion des territoires en question au sein de la Russie les attaques des forces ukrainiennes les visant seront considérées comme les attaques contre le territoire russe.

En marge de l’Assemblée générale de l’Onu, le Président français Emmanuel Macron a qualifié l’organisation des référendums d' »imitation de forme démocratique ou de légitimation démocratique ».

[Comme l’écrivait hier F Philippot : « Avant de critiquer les référendums du Donbass, Macron ferait mieux d’en faire au moins un, au moins une fois, en France ! Et il serait bien inspiré de dénoncer la trahison du dernier référendum français, celui sur la Constitution européenne, qui a eu lieu il y a 17 ans ! » Certes la majorité des Français ne pourrait que mal voter]

Le chancelier allemand Olaf Scholz a pour sa part jugé que « ces référendums fictifs ne sont pas acceptables », alors que les Etats-Unis ont dit qu’ils ne reconnaîtraient « jamais » leurs résultats.

[En quoi sont-ils fictifs ? Ah, je suis bête ils sont organisés par des Russes. La « gauche » allemande a l’air aussi bien que la « gauche » française ; super !]

Les participants au référendum dans la région de Zaporojié seront priés de répondre s’ils soutiennent sa sécession de l’Ukraine, la proclamation d’un Etat indépendant et l’adhésion de ce dernier à la Fédération de Russie.

Dans la région de Zaporojié, le référendum se déroulera seulement dans les localités qui sont contrôlées par les forces russes, a annoncé le chef de l’administration militiare et civile de la région Vladimir Rogov.

« Ensuite, nous allons libérer le reste de notre territoire », a-t-il promis.

Selon lui, il sera impossible d’organiser le vote dans le chef-lieu de la région pour ne pas mettre ses habitants en péril.

Dans la région de Kherson, qui n’est pas contrôlée par l’armée russe dans son intégrité, le vote sera organisé de manière identique.

L’administration militaire et civile de la région de Kherson a également annoncé son intention d’organiser la consultation populaire sur l’adhésion à la Russie du 23 au 27 septembre.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a pour sa part estimé que la situation actuelle témoigne du fait que les habitants du Donbass « veulent devenir maîtres de leur destin ».

La république de Donetsk organisera également le référendum sur l’adhésion à la Russie du 23 au 27 septembre, a annoncé le dirigeant de la république Denis Pouchiline.

Rétablir la « justice historique »

Le vice-président du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev a écrit sur sa chaîne Telegram que la tenue de ces consultations revêt une « immense importance » et permettra notamment de rétablir la « justice historique ».

« Avec l’adhésion de nouveaux territoires à la Russie, la transformation géopolitique dans le monde sera irréversible », a-t-il fait valoir.

[Ici le mot « Novorossiya » n’est pas exprimé, mais c’est le fond de la pensée, du temps où cette région faisait partie intégrante de l’Empire des tsars.]

[Rappelons enfin que si la totalité ou la quasi totalité du territoire de la république de Lougansk est maintenant sous son contrôle, ce n’est pas encore le cas de toute une partie ouest de la république populaire de Donetsk]

Un an déjà que Roland Jaccard est parti

Publié le 19 septembre 2022 par defensededavidhamilton

OLIVIER MATHIEU ET SES AMOURS D’ENFANCE

Le 7 octobre 2020 sur le blog de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/07/olivier-mathieu-et-ses-amours-denfance/

Olivier Mathieu était né pour tout gâcher. Et il a tout gâché. Avec une énergie inépuisable et un instinct très sûr de tout ce qu’il convenait de ne pas faire. Était-ce pour préserver ce génie qui lui est propre et qui ne ressemble à aucun autre ? Un génie qui ne sera jamais reconnu, comme si les dieux lui avaient infligé un châtiment dont il ne se relèverait jamais. Le destin vous joue parfois des tours bizarres : il vous comble de dons pour mieux vous en montrer l’inanité. Il vous précipite dans un suicide existentiel d’où ne surnagent que quelques souvenirs d’enfance. Des éclairs qui vous protègent de la mort prête à vous avaler. Ces éclairs ont des prénoms : Véronique et Corinne. Ce sont elles qui illuminent : « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs» , tout comme Albertine chez Proust, Proust auquel Olivier Mathieu a emboîté le pas avec, au bout du chemin, une qualité d’émotion, une ferveur, qui vous donnent un sacré coup de blues. Que de précipices faut-il avoir frôlé pour atteindre un tel degré de perfection ! Comme si Olivier Mathieu avait sacrifié sa vie, ses amours, ses ambitions pour retrouver le temps perdu, un temps à jamais gravé dans sa mémoire sans doute parce qu’il est parvenu à esquiver les tentations de la chair pour aimer comme un éternel enfant.


Certains ont décrit à juste titre Olivier Mathieu comme le dernier des romantiques. Il a aimé, il a haï. Il a été aimé, il a été haï. Il en a ri, il en a pleuré. Mais les seules jouissances de son âme furent celles que lui procurèrent Véronique et Corinne. Il ne les a jamais possédées. Ce sont elles pourtant, ces adolescentes d’un siècle déjà éteint, qui illuminent son âme à l’heure du crépuscule. C’est à elles qu’il s’adresse dans un ultime élan du cœur. C’est à elles qu’il doit de pouvoir rembobiner le film de sa vie en songeant que non tout n’était pas définitivement perdu. Par un tour de magie auquel personne ne s’attendait et dans un genre périlleux entre tous, celui des amours enfuies, il nous livre un chef d’œuvre. Et je pèse mes mots. Tout était perdu. Tout est retrouvé. La magie de l’écriture n’est pas un vain mot. Olivier Mathieu en connaît le prix. Le reste importe peu.

Roland Jaccard.

Quand Roland Jaccard a annoncé son suicide dans le livre d’Olivier Mathieu “Ma petite bande de jeunes filles en fleurs” (éditeur: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie; numéro ISBN: 978-2-9571545-2-4), paru environ un an avant la mort de Roland Jaccard.

Roland Jaccard

Le suicide? Après l’été…

Ils sont nombreux ceux qui pensent que je suis déjà mort. Je me garderai bien de leur donner tort. Ils se demandent pourquoi je ne me suis pas suicidé, moi l’apologiste de la mort volontaire. Je me pose la même question. La vieillesse me fait horreur: elle est réservée aux lâches. Il se trouve que j’en suis un, moi qui n’ai cessé de rabâcher que nul n’est tenu de subir les affronts de l’âge. La dernière fille que j’ai tenue dans mes bras – c’était pendant le confinement – avait vingt ans. Ce qui me troublait le plus, c’était son look d’étudiante des années soixante. Back to the past: j’étais encore à Sciences Po et je venais de la draguer dans un cinéma qui projetait Les nymphettes. Dans ma chambre, il y avait des posters de David Hamilton et, pendant que nous faisions l’amour, Adamo chantait: Tombe la neige. La neige ne cessait pas de tomber. Jusqu’à ce que Hervé Vilard fredonne: Capri, c’est fini. Avec Chloé, puisque tel était son prénom, le mirage s’évanouit au bout de trois semaines. Je n’ai jamais su pourquoi elle avala quarante comprimés de Rivotril. Elle disparut ensuite de ma vie, prétextant que j’étais toxique. Il ne me restait plus qu’ à revoir le film d’Agnès Varda: Chloé de cinq à sept. Il arrive que nos vies ressemblent à un mauvais film. La mienne tournait au cauchemar. Je ne quittais plus mon lit. Et je sanglotais en écoutant ma playlist des années soixante. Oui, j’étais déjà mort. J’étais trop lâche pour me jeter par la fenêtre, même si de pauvres petites femmes l’avaient fait avant moi. Et il ne me restait plus de Rivotril. Pour passer le temps, je flirtais vaguement avec Léa, une Eurasienne, que les vieux ne dégoûtaient pas, et avec Sabine, une Belge, qui prétendait que j’avais un truc. Je n’ai jamais su lequel. Mais ma décision était prise: après l’été, je mettrai un terme à mes tergiversations. Ainsi, je témoignerai une certaine fidélité à mon père, suicidé à quatre-vingts ans, ainsi qu’à mon grand-père. C’est ce que j’appelle avoir l’esprit de famille, moi qui n’en ai jamais eu. Il ne me restait plus qu’à me procurer une fiole de Nembutal et des antivomitifs. Ainsi, je passerai encore un dernier été jouissif à jouer au tennis de table à Pully-Plage avec de vieux potes. Je proposerai même à Matzneff dans de sales draps depuis la parution du livre de Vanessa Springora sur le consentement de me rejoindre. Voire à Marie dont je soupçonnais qu’elle devait avoir la nostalgie de la chambre 612 du Lausanne-Palace. Mais l’un prétexta qu’il était dans un si mauvais état, au physique comme au moral, qu’il ne s’imaginait pas voyager seul. Quant à Marie, craignant de raviver de vieilles blessures, je m’abstins de l’inviter. Après tout, face à une mort prochaine, rien de tel que la solitude! Par un pur hasard, mon ami Olivier Mathieu m’envoya le calendrier David Hamilton de l’année 1972. J’y retrouvai toutes mes petites amoureuses, notamment celle du mois de mai. Elle aussi avait choisi de mourir dans la fleur de l’âge: elle s’était jetée sous un train. Étais-je déjà «toxique» dans ma jeunesse? Toujours est-il que je ne pouvais plus entendre Christophe chanter Aline ou Hervé Vilard me dire: Capri, c’est fini sans être secoué par des crises de larmes. Peut-être avais-je hérité de ma mère, une pure Viennoise, un peu trop de sentimentalité et pas suffisamment de cruauté. À moins que ce ne soit l’inverse. Guillermo de la Mora est un ami mexicain. Je sais que je peux compter sur lui. Il me remettra deux fioles de Dolethal, un Pentobarbital très concentré. Ensuite, ce sera à moi de jouer! Il m’assure que j’ai des lecteurs fanatiques dans l’Unterground mexicain. Ainsi, ne serai-je peut-être pas totalement oublié… Vivre dans l’esprit d’autrui, c’est quand même l’ambition de tout écrivain… Mais moins que de gagner un tournoi de tennis de table…

Roland Jaccard.

Bibliographie.

Livres suggérés à toute personne pouvant encore démontrer, en 2022, ne serait-ce qu’une once de curiosité intellectuelle.

FLEURY Jean-Pierre, Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique (biographie).

JACCARD Roland, préface à C’est David Hamilton qu’on assassine, d’Olivier Mathieu, 2017. Le texte de cette préface sera ensuite réutilisé par Roland Jaccard dans son livre Penseurs et tueurs, aux éditions Pierre-Guillaume De Roux.

JACCARD Roland, recension du livre C’est David Hamilton qu’on assassine, d’Olivier Mathieu, dans Le service littéraire numéro 116. Avril 2018.

JACCARD Roland, recension du livre Je crie à toutes filles mercis, d’Olivier Mathieu, dans Le service littéraire numéro 126. Mars 2019. Article également repris sur le site suisse “Bon pour la tête”.

JACCARD Roland, articles parus sur le blog de Roland Jaccard au sujet des livres d’Olivier Mathieu, par exemple Je crie à toutes filles mercis (2018), Dans le ciel (2019), Mon coeur sur l’échiquier (2020).

JACCARD Roland, article paru dans Causeur (février 2018), et aussi sur le blog de Roland Jaccard, au sujet de David Hamilton et du Portrait de Dawn Dunlap d’Olivier Mathieu.

JACCARD Roland, nombreux articles au sujet d’Olivier Mathieu, ou de ses livres, sur le site suisse “Bon pour la tête”.

JACCARD Roland, très nombreuses vidéos entre 2017 et 2020 sur ses deux chaînes You Tube, au sujet d’un grand nombre de livres d’Olivier Mathieu, par exemple Les jeunes filles ont l’âge de mon exil.

MATHIEU Olivier, C’est David Hamilton qu’on assassine, 2017 (préface de Roland Jaccard).

MATHIEU Olivier, troisième édition de Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, dédiée à Roland Jaccard, 2018 (première édition 2010, deuxième édition 2016).

MATHIEU Olivier, Je crie à toutes filles mercis, mémoires, 2018.

MATHIEU Olivier, Dans le ciel (2019) et Mon coeur sur l’échiquier (2020), romans.

À propos d’artistes beaufs.

De Florian Philippot :

« Il faut boycotter tous ces acteurs surpayés qui ont fait la leçon aux Français sur le covid, recommencent sur les pénuries d’énergie et la guerre, et osent venir pleurnicher à la télé quand les recettes de cinéma baissent !

Les Bourdon, Rouve, etc. ! Ça suffit ! »

*

Rappelons que le Bourdon, l’hyménoptère mâle sans dard ni venin (qu’il soit vrai ou qu’il soit faux) a causé dans le poste il y a déjà quelque temps pour évoquer « les pauvres connards qui ne se sont pas fait vacciner » tout en ajoutant : « j’ai pas à me plaindre, mon fils travaille pour Pfizer. »

Et Rouve, personnage de moi totalement inconnu, aurait déclaré tout récemment : « Je suis heureux qu’il y ait l’Europe, qu’il y ait l’OTAN. Il faut se battre pour ça, il faut se battre pour la liberté [sic], et si cet hiver, on doit baisser le chauffage de un degré, eh bah ce n’est pas très grave. Il ne faut pas oublier tout ce que nos grands-parents ont vécu à partir de 1940. »

Pour moi, le boycott, il y a bien longtemps que c’est fait, depuis le milieu des années quatre-vingt. Donc avant même l’émergence de ce gros bourdon qui a la télé a pu être drôle autrefois avec ces deux alcooliques, pardon acolytes des Inconnus. Et qui, pour son dernier en date « premier rôle » dans Un Homme Parfait (sic) a fait moins d’entrées (55.000 nous dit-on) que de vues pour sa bande annonce sur YouTube où ça se lâche et se gausse, et où tout un chacun ou presque se moque de celui qui physiquement et mentalement ressemble de plus en plus à sa caricature de gros beauf.

Il me fait penser à Bigard, autre genre de gros beauf qui semble fini. On le dit malade, mais il a été achevé auparavant par ses atermoiements des moments du covid. « Je boycotte le passe », puis « je réclame le passe pour mon spectacle ». Il s’est d’ailleurs fait jeter par un certain nombre de Gilets Jaunes. Je ne sais trop pourquoi, mais « l’artisse » a dû les prendre de haut.

*

LES ABEILLES

L’essaim se gonfle et s’abandonne
À la caresse du printemps
Et, dans la ruche, tourbillonnent
Prêtes à prendre leur élan
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
Les abeilles
Se posant par cent et par mille
Sur les fleurs qui s’ouvrent à peine
Elles butinent leur pistil
Pour en extraire le pollen
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
Les abeilles
Ces gentilles petites bestioles
Fabriquent d’abord de la cire
Elles y font des alvéoles
Doux petits nids pour bien dormir
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
Les abeilles
Mais gare à celui qui s’égare
Au milieu d’elles, par hasard
Il aura beau s’enfuir dare-dare
Il sera piqué par le dard
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
De l’abeille

Quand vient le grand jour de la ponte
La reine doit faire de son corps don
Et dans l’azur elle monte, monte
Poursuivie par tous les bourdons
Bzz, bzz, bzz,
Bzz, bzz, bzz
Ça va être sa fête
C’est celui qui la rattrapera
Qui sera le bourdon papa
Mais, tout d’suite après, il mourra
Pour avoir donné tout c’qu’il a
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
Vaches d’abeilles
Si tous les hommes ici-bas
Devaient mourir à ce moment-là
J’en connais plus d’un, croyez-moi
Qui y regardrait à deux fois
Bzz, bzz, bzz
Bzz, bzz, bzz
À d’autres
Heureusement qu’c’est pas demain la veille
Que les femmes deviendront abeilles
Dans c’cas, j’dors sur mes deux oreilles
Et je dis miel aux petites abeilles
Pensez bien, moi quand j’suis avec ma fiancée
J’me fous pas mal des abeilles
Les abeilles
J’me demande un peu
Enfin, allez, à la ruche
À la ruche

Brève

Aujourd’hui s’est ouvert, après deux années de vicissitudes covidistes, l’Assemblée Générale annuelle de l’ONU.

Pendant près d’une semaine, quelque 150 chefs d’État et de gouvernement du monde entier vont prendre la parole à la tribune et déblatérer sur différents sujets.

Ce sera sans le président chinois et le président russe.

Serait-ce la mort annoncée du « machin », selon le mot de De Gaulle ? Pourri, comme le reste d’une bonne partie des instances internationales.

REMARQUE PERSONNELLE À UNE « PENSÉE PHILOSOPHIQUE » DE L’IGNOBLE ONFRAY TANT PARTISAN DE L’APARTHEID À L’ENCONTRE DES PALESTINIENS QUE DES NON-« VACCINÉS »

Avec onfray, arrêtons les frais ! et mettons-le au frais, en rappelant les faits qui effraient sur ses talents de « philosophe ».

Reprenons la phrase toute faite de lieux communs d’onfray, le petit prof de philo qui n’a rien d’un philosophe — pas plus que bêêê-hache-ailes (le frère de la nonne) ou que fine-quelle-crotte d’ailleurs — l’ex petit prof d’un lycée de province privé de jeunes filles (le lycée n’est pas privé de jeunes filles, mais « non public »), l’idéologue du mondialisme sioniste :

Cet antisionisme procède d’un islamo-gauchisme dont ses partisans nient qu’il existe, c’est d’ailleurs leur signature, car le négationnisme est la meilleure façon de refuser le débat : « on ne discute pas de ce qui n’existe pas !” »

et rappelons, sans développer plus sur le reste de son propos, qu’il fait un contresens sur le mot « négationnisme ». Ou plus exactement qu’il fait une inversion accusatoire.
Déjà le terme (dépréciatif) de « négationnisme » n’est jamais employé par les révisionnistes, c’est-à-dire par les vrais historiens conséquents. L’Histoire est par essence révisable, mérite toujours approfondissements et interrogations. Faits de révisions, le temps passant, et non pas de flots continus et toujours renouvelés de versets et mantras de propagande mythique. Histoire ne veut pas dire Légendes. J’ajouterais même qu’Histoire ne veut pas dire Poésie.

Et le révisionnisme ne se définit justement pas comme refus du débat et absence de discussions ; c’est exa ctement l’inverse. Ceux qui refusent le débat depuis plusieurs décennies et la discussion, et sont de fait les vrais négationnistes (ou pour le dire autrement néga-sionistes ; ceci n’est pas qu’un simple jeu de mots, mais définit un élément essentiel au sionisme) sont justement les anti-révisionnistes.

C’est feu pierre vidal-naquet et sa cohorte de pseudo-historiens, très peu sérieux, qui est à l’origine du négationnisme officiel et convenu « anti-fasciste » quand il fut à l’origine d’une déclaration célèbre, vrai déni d’Histoire, publiée par Le Monde (déjà fort douteux !) du 21 février 1979, où trente-quatre « historiens » français, signaient pour affirmer doctement, patenté ès-université, comme aux plus belles heures du stalinisme jobard et dominateur, qu’il ne saurait y avoir de débat sur l’existence ou non de chambres à gaz homicides dans certains camps de concentration allemands pendant la Seconde guerre mondiale, puisque … elles avaient existé. Seul et unique argument tangible et matériel ne tenant sur rien de vérifié et de vérifiable.

Le tout, de fait, ne reposant que sur desdits témoignages, on-dit et autres rumeurs de guerre qui ont donné lieu à tant et plus de souvenirs romancés et autre littérature de guerre … de gare. Et doit-on le rappeler instillé, développé bien avant la fin de la guerre par des media nord-américains, puis porté au climax de la propagande par l’armada des idéologues staliniens au moment de la chute allemande de 1945. Mais chambres toutes magiquement disparues depuis, pour ne laisser aucune trace crédible dans les ruines de ces camps. Précisons que tous les camps n’ont pas été bombardés et rasés par l’aviation anglo-saxonne. Et qu’on en possède des restes conséquents, du moins quand ils n’ont pas été restaurés et extrapolés à outrance, à la manière, dans un autre genre du « palais de Minos » à Cnossos.

Certains ont été même jusqu’à suggérer que ces chambres auraient été détruites en toute fin de guerre pour masquer le crime et son horreur. Dans une Allemagne en pleine perdition et victime d’un blocus (cause en partie de l’état physique lamentable dans lequel ont été retrouvés les déportés) qui y aurait perdu son temps, son énergie ?! Sauf que la notion religieuse d’holocauste, de péché de tout un peuple et de damnation de la part d’un dieu foncièrement mauvais (donc à l’image de ceux qui l’on inventé), est une constante de la religion judaïque (cf. la Bible et en particulier l’histoire ou le roman, ou la légende de Moïse). Et alors que le sionisme se faisait de plus en plus pressant en Palestine.

Ce qui est remarquable à constater, c’est qu’une fois le mal fait, ce vidal-naquet seul ou avec d’autres « historiens » s’est ingénié à brouiller les pistes.

Ainsi, après la loi fabius-gayssot (sic) a-t-il pu écrire sans gêne aucune (alors qu’il en fut en partie responsable par son propos précédent) :

« J’ai toujours été absolument contre cette loi, avec d’ailleurs la grande majorité des historiens. Elle risque de nous ramener aux vérités d’État et de transformer des zéros intellectuels en martyrs. »

Ce qui finalement n’est qu’une autre manière de dire : moi seul ai raison, moi seul est raison ; les autres sont des pitres. Avec toute l’autorité d’un ponte universitaire qui condescend à laisser la valetaille non estampillée et non-fonctionnaire à déblatérer sur le sexe des anges.

Le sommet a été atteint quand il n’a finalement fait que reprendre toutes les raisons de laisser totale liberté à la recherche historique et quand il a osé donner ce texte  qui n’est rien d’autre que celui d’un révisionniste, dans Libération du 13 décembre 2005 — il pouvait le dire tout tranquillement, sans conséquences, d’autant qu’il était Juif, puisque lui ne contestait rien et surtout pas la réalité des chambres homicides :
« L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.

« L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.

« L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.

« L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.

« L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un État libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’État, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire. »

L’attitude de cet individu, et de ses acolytes universitaires, me fait penser exactement aux attitudes d’un einstein, oppenheimer et szilárd dont j’ai dit quelques mots dans un article précédent. Je fais le mal en incitant au désastre ou à la répression, et je le répare en disant non pas que j’ai mal agi mais que les parlementaires (pour vidal) le gouvernement états-unien (pour les trois autres) que j’ai pourtant conseillé en ce sens, ont finalement mal agi.

Ce qui sous-entend finalement, que seuls les dominants ont le pouvoir sinon d’inverser la donne, du moins de se défausser. Et que les victimes restent des victimes. Cela me fait penser aussi à tous ces tourne-vestes qui possédaient l’autorité médiatique pour nous déverser la propagande covidiste et qui maintenant se défaussent ou viennent pleurnicher en victimes, en manipulés, alors que ceux — « complotistes », « populistes », « ignares », —qui dès le départ avaient la raison ou le simple bon sens avec eux, ne sont toujours pas invités à s’exprimer.

C’est toujours le dominant, même en partie déchu, qui doit dire ce que sont les Beau, Bien, Bon et Vrai. Ou celui du camp qui dirige. Je l’ai constaté tant et plus de fois quand on a eu pendant des années le « socialiste » qui disait blanc et le « socialiste » qui disait noir. Tenant à eux deux seuls, toute l’opinion, tous les débats.

Ou lorsque l’on parle sur les idées ou idées prétendues des opposants. Absents des débats. Au niveau du révisionnisme historique, c’est assez manifeste. Et ce le fut bien avant la loi liberticide fabius-gayssot (union du stalinisme au sionisme).

le 5 août ; j’avais oublié de le poster sur mon blogue.

ENERGODAR (centrale de Zaporojjia/Zaporojié)

D’après

Sputnik Afrique

La Défense russe a publié une vidéo sur la destruction d’un débarquement fluvial de forces ukrainiennes près de la centrale nucléaire.

Une vidéo de cette mission militaire a été publiée par le ministère de la Défense russe. Un groupe d’hélicoptères d’attaque Ka-52 a reçu l’ordre, lors d’un vol de reconnaissance, de stopper le déplacement des unités d’opérations spéciales ukrainiennes sur le fleuve Dniepr.

Ensuite, l’objectif était de détruire les forces ennemies qui se dirigeaient vers la centrale nucléaire de Zaporojié. Le groupe aérien d’un lieutenant-colonel a été l’un des premiers à voler dans la zone de la centrale. L’équipage, utilisant un système de recherche et de ciblage, a détecté une embarcation avec des militaires ukrainiens à une distance de 15 kilomètres. Deux missiles guidés Vikhr ont été tirés sur l’adversaire. La cible a été atteinte.

L’équipe d’hélicoptères a continué d’effectuer des missions de protection et de défense de la centrale nucléaire.

*

Kiev reprend les frappes contre la zone de la centrale nucléaire de Zaporojié

17 09

© Sputnik . Falin

Les forces ukrainiennes ont repris les bombardements sur la zone de la centrale nucléaire de Zaporojié, selon le ministère russe de la Défense. Des provocations qui visent à créer la menace d’une catastrophe.

Les troupes de Kiev ont repris les frappes contre la centrale de Zaporojié, a déclaré ce samedi 17 septembre le ministère russe de la Défense.

Au cours des dernières 24 heures, 15 obus ont été tirés.

Selon la source, les soldats ont recommencé ces provocations « pour créer la menace d’une catastrophe ».

« Deux tirs d’artillerie sur le bourg de villégiature de Volna et sur la sous-station électrique située à proximité immédiate de la centrale nucléaire ont été enregistrés », a précisé le ministère.

Les frappes se sont produites depuis la zone de Nikopol, dans la région de Dniepropetrovsk. [Nikopol est situé pratiquement en face de la centrale, sur la rive Nord du Dniepr]

« Les unités d’artillerie des forces ukrainiennes ont été neutralisées par des tirs de riposte », a conclu l’instance.

Malgré tout [sic], le ministère russe a prévenu que le taux de radiation restait normal.

Le site de tous les dangers

Depuis plusieurs semaines, le sort de la centrale nucléaire de Zaporojié préoccupe la communauté internationale. La Russie a dénoncé à plusieurs reprises les attaques et bombardements ukrainiens dont elle fait l’objet.

Une délégation de l’AIEA s’y est finalement rendue début septembre pour l’inspecter et fournir un rapport à l’Onu. Vladimir Poutine a salué une « coopération constructive » et s’est aussi récemment entretenu avec Emmanuel Macron à ce sujet, soulignant que les stocks de déchets radioactifs étaient sous le feu ukrainien.

le 19/09

REMARQUE PERSONNELLE À UNE « PENSÉE PHILOSOPHIQUE » DE L’IGNOBLE ONFRAY TANT PARTISAN DE L’APARTHEID À L’ENCONTRE DES PALESTINIENS QUE DES NON-« VACCINÉS »

Avec onfray, arrêtons les frais ! et mettons-le au frais, en rappelant les faits qui effraient sur ses talents de « philosophe ».

Reprenons la phrase toute faite de lieux communs d’onfray, le petit prof de philo qui n’a rien d’un philosophe — pas plus que bêêê-hache-ailes (le frère de la nonne) ou que fine-quelle-crotte d’ailleurs — l’ex petit prof d’un lycée de province privé de jeunes filles (le lycée n’est pas privé de jeunes filles, mais « non public »), l’idéologue du mondialisme sioniste :

Cet antisionisme procède d’un islamo-gauchisme dont ses partisans nient qu’il existe, c’est d’ailleurs leur signature, car le négationnisme est la meilleure façon de refuser le débat : « on ne discute pas de ce qui n’existe pas !” »

et rappelons, sans développer plus sur le reste de son propos, qu’il fait un contresens sur le mot « négationnisme ». Ou plus exactement qu’il fait une inversion accusatoire.
Déjà le terme (dépréciatif) de « négationnisme » n’est jamais employé par les révisionnistes, c’est-à-dire par les vrais historiens conséquents. L’Histoire est par essence révisable, mérite toujours approfondissements et interrogations. Faits de révisions, le temps passant, et non pas de flots continus et toujours renouvelés de versets et mantras de propagande mythique. Histoire ne veut pas dire Légendes. J’ajouterais même qu’Histoire ne veut pas dire Poésie.

Et le révisionnisme ne se définit justement pas comme refus du débat et absence de discussions ; c’est exa ctement l’inverse. Ceux qui refusent le débat depuis plusieurs décennies et la discussion, et sont de fait les vrais négationnistes (ou pour le dire autrement néga-sionistes ; ceci n’est pas qu’un simple jeu de mots, mais définit un élément essentiel au sionisme) sont justement les anti-révisionnistes.

C’est feu pierre vidal-naquet et sa cohorte de pseudo-historiens, très peu sérieux, qui est à l’origine du négationnisme officiel et convenu « anti-fasciste » quand il fut à l’origine d’une déclaration célèbre, vrai déni d’Histoire, publiée par Le Monde (déjà fort douteux !) du 21 février 1979, où trente-quatre « historiens » français, signaient pour affirmer doctement, patenté ès-université, comme aux plus belles heures du stalinisme jobard et dominateur, qu’il ne saurait y avoir de débat sur l’existence ou non de chambres à gaz homicides dans certains camps de concentration allemands pendant la Seconde guerre mondiale, puisque … elles avaient existé. Seul et unique argument tangible et matériel ne tenant sur rien de vérifié et de vérifiable.

Le tout, de fait, ne reposant que sur desdits témoignages, on-dit et autres rumeurs de guerre qui ont donné lieu à tant et plus de souvenirs romancés et autre littérature de guerre … de gare. Et doit-on le rappeler instillé, développé bien avant la fin de la guerre par des media nord-américains, puis porté au climax de la propagande par l’armada des idéologues staliniens au moment de la chute allemande de 1945. Mais chambres toutes magiquement disparues depuis, pour ne laisser aucune trace crédible dans les ruines de ces camps. Précisons que tous les camps n’ont pas été bombardés et rasés par l’aviation anglo-saxonne. Et qu’on en possède des restes conséquents, du moins quand ils n’ont pas été restaurés et extrapolés à outrance, à la manière, dans un autre genre du « palais de Minos » à Cnossos.

Certains ont été même jusqu’à suggérer que ces chambres auraient été détruites en toute fin de guerre pour masquer le crime et son horreur. Dans une Allemagne en pleine perdition et victime d’un blocus (cause en partie de l’état physique lamentable dans lequel ont été retrouvés les déportés) qui y aurait perdu son temps, son énergie ?! Sauf que la notion religieuse d’holocauste, de péché de tout un peuple et de damnation de la part d’un dieu foncièrement mauvais (donc à l’image de ceux qui l’on inventé), est une constante de la religion judaïque (cf. la Bible et en particulier l’histoire ou le roman, ou la légende de Moïse). Et alors que le sionisme se faisait de plus en plus pressant en Palestine.

Ce qui est remarquable à constater, c’est qu’une fois le mal fait, ce vidal-naquet seul ou avec d’autres « historiens » s’est ingénié à brouiller les pistes.

Ainsi, après la loi fabius-gayssot (sic) a-t-il pu écrire sans gêne aucune (alors qu’il en fut en partie responsable par son propos précédent) :

« J’ai toujours été absolument contre cette loi, avec d’ailleurs la grande majorité des historiens. Elle risque de nous ramener aux vérités d’État et de transformer des zéros intellectuels en martyrs. »

Ce qui finalement n’est qu’une autre manière de dire : moi seul ai raison, moi seul est raison ; les autres sont des pitres. Avec toute l’autorité d’un ponte universitaire qui condescend à laisser la valetaille non estampillée et non-fonctionnaire à déblatérer sur le sexe des anges.

Le sommet a été atteint quand il n’a finalement fait que reprendre toutes les raisons de laisser totale liberté à la recherche historique et quand il a osé donner ce texte  qui n’est rien d’autre que celui d’un révisionniste, dans Libération du 13 décembre 2005 — il pouvait le dire tout tranquillement, sans conséquences, d’autant qu’il était Juif, puisque lui ne contestait rien et surtout pas la réalité des chambres homicides :
« L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.

« L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.

« L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.

« L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.

« L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un État libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’État, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire. »

L’attitude de cet individu, et de ses acolytes universitaires, me fait penser exactement aux attitudes d’un einstein, oppenheimer et szilárd dont j’ai dit quelques mots dans un article précédent. Je fais le mal en incitant au désastre ou à la répression, et je le répare en disant non pas que j’ai mal agi mais que les parlementaires (pour vidal) le gouvernement états-unien (pour les trois autres) que j’ai pourtant conseillé en ce sens, ont finalement mal agi.

Ce qui sous-entend finalement, que seuls les dominants ont le pouvoir sinon d’inverser la donne, du moins de se défausser. Et que les victimes restent des victimes. Cela me fait penser aussi à tous ces tourne-vestes qui possédaient l’autorité médiatique pour nous déverser la propagande covidiste et qui maintenant se défaussent ou viennent pleurnicher en victimes, en manipulés, alors que ceux — « complotistes », « populistes », « ignares », —qui dès le départ avaient la raison ou le simple bon sens avec eux, ne sont toujours pas invités à s’exprimer.

C’est toujours le dominant, même en partie déchu, qui doit dire ce que sont les Beau, Bien, Bon et Vrai. Ou celui du camp qui dirige. Je l’ai constaté tant et plus de fois quand on a eu pendant des années le « socialiste » qui disait blanc et le « socialiste » qui disait noir. Tenant à eux deux seuls, toute l’opinion, tous les débats.

Ou lorsque l’on parle sur les idées ou idées prétendues des opposants. Absents des débats. Au niveau du révisionnisme historique, c’est assez manifeste. Et ce le fut bien avant la loi liberticide fabius-gayssot (union du stalinisme au sionisme).

le 5 août ; j’avais oublié de le poster sur mon blogue.