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Brèves du jour

De François Asselineau

«MON CORPS M’APPARTIENT»… OU APPARTIENT À PFIZER ?

⚠️Ce sont les mêmes qui veulent

1️⃣ faire inscrire l’IVG dans la Constitution (alors qu’aucune force politique ne remet l’IVG en cause comme aux États-Unis)

2️⃣ relancer le passe vaccinal pour imposer la 4e dose !

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🤪FOLIE

Les guignols du G7 décident de…«durcir les sanctions contre la Russie» !

C’est un exemple sidérant du célèbre aphorisme de l’écrivaine nord-américaine Rita Mae Brown (Sudden Death, 1983):

«La folie consiste à faire la même chose encore et encore, et à en attendre des résultats différents.»

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De Florian Philippot

IVG et Etats-Unis : Macron se ridiculise !

les priorités éducatives du guignol ministre de ladite éducation nationale (qui met à l’école alsacienne — privée et huppée — ses gamins) éducation nationale en ruine depuis plusieurs décennies

Hier samedi :

Pap Ndiaye
@PapNdiaye
Très belle et joyeuse marche des fiertés à toutes celles et ceux qui défileront dans les rues de Paris aujourd’hui ! @education_gouv
en première ligne pour la lutte contre les LGBTphobies.

Tiens, il a l’air d’ignorer qu’il y a des fiers également en province.

Donbass – La Russie et la RPL prennent le contrôle de Zolotoye et Gorskoye, et redditions massives de soldats ukrainiens

http://www.donbass-insider.com/fr/accueil/

NB il n’y a ici qu’une partie des illustrations et aucune des vidéos de l’article.

25 juin 2022

par Christelle Néant.

Suite à la formation d’un chaudron autour de Zolotoye et Gorskoye, la Russie et la RPL (République Populaire de Lougansk) ont très rapidement engagé le combat avec les forces ukrainiennes, et pris le contrôle des deux localités. Et tant dans ce chaudron que près de Lissitchansk, les soldats ukrainiens se rendent massivement devant l’évidente inutilité de continuer à se battre.

À peine deux jours après l’annonce de la fermeture du chaudron de Zolotoye – Gorskoye, la Russie et la RPL ont pris le contrôle des deux localités. Dès le 23 juin 2022, des combats étaient annoncés à Zolotoye, dont le micro-district de Karbonit est passé sous le contrôle de la RPL le jour-même.

Dès la fermeture du chaudron de Zolotoye – Gorskoye, des soldats ukrainiens affamés (ils n’avaient pas mangé depuis deux jours), se sont rendus aux forces alliées dans la zone de Lostkoutovka et Raï-Alexandrovka :

D’après le ministère russe de la Défense, 41 soldats ukrainiens se sont rendus le 23 juin 2022 dans ce chaudron de Zolotoye – Gorkoye, où se trouvent environ 2 000 combattants (plus que l’évaluation initiale), dont 1 800 soldats ukrainiens, 120 néo-nazis de Secteur Droit, et environ 80 mercenaires étrangers.

Les soldats ukrainiens qui se sont rendus ont déclaré que les unités ukrainiennes encerclées étaient épuisées, qu’elles n’avaient que 40 % du personnel requis, et que le haut-commandement ukrainien avait perdu le contrôle de ces troupes, qui sont sans munitions, sans carburant, ni logistique.

La réduction de la poche s’est poursuivie le 24 juin 2022, avec les annonces successives de la prise complète de contrôle de Zolotoye, puis de Gorskoye.

À Gorskoye, une habitante a pleuré de joie en voyant arriver les soldats russes dans la ville. Elle a déclaré qu’elle n’avait jamais été aussi heureuse de sa vie, même lors de son mariage.

Dans la cave d’un immeuble de Gorskoye, la milice populaire de la RPL a trouvé un véritable arsenal installé là par les soldats ukrainiens : des caisses entières de grenades pour lance-grenades automatique, roquettes anti-chars, et obus de mortiers. Si l’arsenal avait explosé suite à un tir, l’immeuble d’habitation aurait été détruit.

Photos : Lug Info Center

Les soldats ukrainiens ont abandonné des armes un peu partout tant ils ont fui rapidement, comme le montrent ces vidéos publiées par Ramzan Kadyrov.

Au niveau de Lissitchansk, les forces alliées sont déjà entrées dans la périphérie de la ville et commencé les combats contre les forces armées ukrainiennes. Des troupes ukrainiennes qui ont reçu l’ordre de quitter les positions qu’elles avaient encore dans le sud de Severodonetsk, pour éviter l’encerclement (sic). Ce qu’elles ont fait cette nuit d’après le propagandiste ukrainien Iouri Boutoussov.

Sauf qu’il est déjà trop tard. Même s’ils essaient ensuite de s’enfuir de Lissitchansk (qui est déjà pratiquement encerclée), les deux routes majeures permettant de sortir de la ville sont sous le contrôle (physique ou de tir) des forces alliées ! L’ordre de se retirer a été donné bien trop tard pour sauver les troupes qui se trouvent dans la zone de Severodonetsk – Lissitchansk, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous [simple photographie ici], montrant ce qui est arrivé à ceux qui ont tenté de fuir Lissitchansk.

La libération de Severodonetsk sera bientôt annoncée officiellement. Une administration temporaire de la ville est déjà en cours de formation. La RPL a nommé à la tête de la ville Mark Vorjev, qui est originaire de Severodonetsk et n’a pas mis les pieds dans sa ville natale depuis huit ans. Il s’était engagé dans la milice populaire en 2015 alors qu’il était encore mineur (16 ans), en prétendant avoir perdu son passeport et ajouté quelques années à son âge réel.

Près de Severodonetsk, la localité de Voronovo est aussi passée sous le contrôle des forces alliées, d’après Ramzan Kadyrov. Plus à l’ouest, la Russie et la RPD (République Populaire de Donetsk) ont pris le contrôle de Sidorovo, près de Slaviansk, le 23 juin 2022, et le nettoyage du village est en cours.

À Lissitchansk, la population attend impatiemment sa libération par l’armée russe dont ils souhaitent la victoire, comme a été obligé de le reconnaître Franceinfo. Et d’après les informations reçues ce soir, les forces alliées ont déjà commencé à pénétrer dans la ville.

Le Chef de la République Tchétchène a partagé la vidéo des soldats ukrainiens du 74e bataillon, dans laquelle ces derniers se plaignent des conditions et du commandement.

« Nous sommes venus ici avec des fusils mitrailleurs et nous sommes sans communication [avec le commandement] depuis 10 jours maintenant, nous vivons dans des tanières…. Nous avons des problèmes de nourriture, de médicaments, pas d’eau, pas de soutien d’artillerie, pas d’appareils d’imagerie thermique… Nous avons des commotionnés et des blessés au combat… Nous ne pouvons pas continuer à nous battre… On dirait que notre commandement veut se débarrasser de nous… Occupez-vous de la direction du bataillon… », disent-ils dans la vidéo.

En tout, en deux jours, plus de 800 combattants ukrainiens se sont rendus dans le chaudron de Zolotoye – Gorskoye et près de Lissitchansk, et environ 1 000 auraient été tués. Mais au vu de la situation ces chiffres vont certainement augmenter dans les jours qui viennent.

Christelle Néant

Macron quasi excommunié par un hiérarque catholique en Pologne

Sentence définitive…
Marek Jędraszewski, archevêque métropolitain de Cracovie :
« Celui qui se prit pour Jupiter tombe bientôt et, après sa chute, nul endroit sur Terre ne doit plus l’abriter. En aucun lieu il ne doit se reposer. Qu’il ait peur et froid et vive comme un déshérité! »
En voilà d’un « officier supérieur » catho peu charitable !

HUMOUR ?

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La ville de Moscou a changé mercredi l’adresse officielle de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou pour honorer les séparatistes pro-russes d’Ukraine, manière de dénoncer le soutien américain à Kyïv.

«L’ambassade des Etats-Unis en Russie a une nouvelle adresse officielle», a annoncé dans un communiqué la mairie de Moscou.

La mission diplomatique se situe désormais 1, place de la République populaire de Donetsk, le nom d’un des deux territoires séparatistes du Donbass ukrainien dont la Russie a reconnu l’indépendance en février, juste avant d’attaquer l’Ukraine.

Ce nom a été donné à un croisement jusqu’alors anonyme, mitoyen de l’ambassade. Les noms des rues encadrant la mission diplomatique ne changent pas.

Cette nouvelle adresse officielle a été choisie après un vote en ligne organisé par les autorités moscovites et auquel 278 684 personnes ont participé, selon le communiqué de la mairie.

[D’autres noms ont été proposés mais c’est celui-ci qui a réuni le plus de suffrages, près de la moitié]

La manœuvre n’est pas sans rappeler une mesure similaire aux Etats-Unis. En 2018, une portion de l’avenue longeant l’ambassade de Russie à Washington DC a été baptisée «Boris Nemtsov Plaza», opposant russe assassiné en 2015 juste à côté du Kremlin.

https://www.journaldemontreal.com/2022/06/22/moscou-change-ladresse-de-lambassade-americaine-pour-honorer-les-separatistes-dukraine

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Ça, c’est l’apparence, le côté publicitaire. Il faut savoir que les ambassades et les consulats des uns et des autres sont les endroits les plus espionnés qui soient. La mode de nos jours est aux brouilleurs d’ondes pour empêcher l’interception des communications satellites. Il fut un temps aux écoutes téléphoniques plus grossières, à la 007. On a même su que la CIA avait creusé autrefois un tunnel sous l’ambassade de l’ex URSS aux États-Unis.

HUMOUR ?

Propos d’ironie noire Importé d’Ukraine :

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Court pedigree de Petro Porochenko :

C’est un chef d’entreprise qui a fait fortune dans l’industrie du chocolat. Tourne-veste, il a connu le Parti Social-Démocrate, le Parti des Régions, le Bloc Notre Ukraine.

Soutien de la contre-révolution de la Maïdan, il a été élu président en 2014. Sa politique d’austérité et de forts soupçons de corruption à son encontre le font très largement chuter en 2019 face au saltimbanque anti-russe des media Zelensky (certains de ses sketches sont à prendre au premier degré). Depuis Porochenko a rebaptisé son parti Solidarité Européenne et a plusieurs affaires judiciaires (financières) en cours.

Zelensky, super pantin des Occidentaux, candidat anti-corruption (sic), lui-même largement corrompu (cf. l’affaire des Pandora papers). Son élection : un quasi plébiscite pour lui de la part de tous les crédules ukrainiens qui sont légion comme en fRance.

C’est quand même ce beauf de l’anti-russisme qui a interdit plus d’une dizaine de partis d’opposition, partis dont les avoirs ont été confisqués, volés par l’État, si on peut encore parler d’État en cette contrée. Sans parler d’opposants emprisonnés ou assassinés par les services secrets ukrainiens.

C’est cet ennemi, tant du peuple ukrainophone que russophone, qui continue d’envoyer à l’abattoir les Ukrainiens et qui en tout nihilisme est en train de réduire son pays à quasi rien. Bien aidé par la bande des psychopathes de l’Union Européenne, macron en tête.

C’est cet ennemi des Russes qui laisse comme jamais (ou comme en 2014-2015), son armée de bric et broc balancer des munitions (qui plus est en partie occidentales) sur les populations civiles su Donbass. Ce qui ne gêne pas non plus macron.

Mais peut-être, qu’au fond, tout ça ne soit que de l’humour juif. Comme en Palestine occupée.

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À propos d’humour juif, et d’ironie (la mienne), ça me fait penser à Zemmour qui nous explique que tous les malheurs de la fRance viennent des Maghrébins. À part ça tout va bien et même le passe sanitaire ou vaccinal est une bonne chose dans son esprit embrumé.

Faut avouer qu’il n’a pas eu de chance. Certes né en France mais d’une famille qui avait fuit dès 1952 l’Algérie, il dût subir (sic) moins des Harkis qu’une cohorte d’Algériens et autres en fRance, propres à Paris et à la région parisienne en particulier. A-t-il pensé des fois au sort autrement pire des Français de fRance métropolitaine qui se sont retrouvés non seulement avec des Maghrébins mais avec des Pieds-noirs comme ses parents, sur les bras ou sur le dos ?

Eh oui, qu’il le veuille ou non Zemmour ne sera jamais qu’un Français de raccroc, devenu Français uniquement par la grâce d’un certain Adolphe Crémieux, un congénère qui, par décret en 1870, période trouble, a attribué d’office la citoyenneté française aux « israélites indigènes » d’Algérie. Décret totalement discriminatoire et aberrant.

Donc, nombre de fRançais s’en tape de ses propos outranciers pour ne pas dire racistes (« personnage controversé » dit-on pour lui, qui par définition ne peut pas être raciste selon la doxa officielle qui règne depuis des années dans ce domaine aussi). Il fulmine et de rage finit par cracher sa rancœur sur son électorat potentiel.

Cet homme qui fréquente le Ritz mais qui s’y est fait jeter comme un pignouf. Et dont le visage suinte la haine, la haine de classe, ou plutôt d’un demi-classe, d’un déclassé. « Les classes populaires sont analphabètes » a-t-il déclaré ces jours derniers dans une réunion interne à son parti, ce que certains, présents à cette réunion, se sont fait une joie de répéter.

Là, je pense que Zemmour se goure sur deux points : d’une part la connerie (avérée), la bêtise (avec un accent circonflexe) de nombre de fRançais n’est pas une question de classes sociales : il y a des crétins partout et des tordus, le plus bel exemple est macron lui-même ; d’autre part, l’intelligence (qui n’a rien à voir avec les diplômes et même la culture) et le simple bon sens, la raison n’appartiennent à aucune classe en particulier.

Je dirais même qu’à notre époque la raison est au moins (ou au plus) aussi présente dans les classes populaires (qui connaissent la vie, le réel) que dans les élites oligarchiques et mondialistes (qui vivent dans un monde artificiel et illusoire). Même dans les milieux scientifiques et universitaires. Sans parler des milieux des media, des politicards et du spectacle (au sens étroit, « divertissant », du terme).

Il se goure même sur trois points : le troisième étant qu’il n’y a plus d’analphabètes en fRance, depuis belle lurette. Il devrait savoir, par contre, qu’il y a nombre d’illettrés. Et s’il était intelligent c’est sur ce point qu’il devrait appuyer. Un demi-siècle au moins de déclin scolaire ! Avec pourtant allongement progressif des années « d’études ». De volonté politique de déclin. À droite comme à gauche. Et non seulement d’illettrés mais de formatés à une idéologie déliquescente de simples consommateurs incultes et ne sachant plus raisonner.

Qu’a-t-il à dire sur tous ces bacheliers qui n’ont pas, et de loin, le niveau de l’ancien certificat d’études primaires ? En français, en mathématiques, en histoire, en géographie, etc ? Qu’ils soient fRançais « de souche » ou « d’importation plus ou moins récente ».

Julian Assange, Alina Lipp, et Anne-Laure Bonnel – Quand la vérité devient un crime en Occident

lundi 20 juin 2022

Par Christelle Néant pour Donbass-Insider

Julian Assange, Alina Lipp et Anne-laure Bonnel, sont trois journalistes qui payent le prix fort pour avoir dit la vérité en Occident : tentative de les asphyxier financièrement, puis censure, menace d’emprisonnement ou emprisonnement tout court, et même torture physique et psychologique dans le cas d’Assange. Ces trois cas illustrent parfaitement la réalité de la « démocratie » en Occident.

Le cas de Julian Assange, dont l’extradition vient d’être validée par les autorités britanniques, est le plus médiatisé, et le plus révélateur de ce qui peut attendre un journaliste occidental qui ose dire la vérité.

En 2006, Julian Assange fonde Wikileaks, une organisation non gouvernementale et à but non-lucratif, qui publie sur son site des documents classifiés, fournis par des lanceurs d’alertes. Le site a publié depuis des millions de documents concernant des violations des droits de l’homme, des scandales de corruption et surtout des crimes de guerre.

En 2010, alors que site s’apprête à publier des documents sur la guerre en Irak, Julian Assange voit sa demande de permis de travail et de résidence être refusée par la Suède. Pays qu’il avait choisi car la législation sur la protection des sources journalistiques y est très stricte. Mais révéler les crimes de guerre des États-Unis en Irak et en Afghanistan c’est s’attirer les foudres de Washington et du complexe militaro-industriel américain. C’est là que la descente aux enfers va commencer pour Julian Assange.

En 2011 commence la tentative d’asphyxie financière du site Wikileaks. Visa, Mastercard, Bank of America, PayPal et Western Union organisent un blocus financier de Wikileaks, réduisant les revenus de l’organisation de 95 %, qui se tournera alors vers les crypto-monnaies pour échapper à l’asphyxie financière.

À partir de 2012, la censure par attaques informatiques massives contre le site est lancée. Le but est de tenter d’empêcher les gens d’accéder aux millions de documents publiés sur le site. Pour information, c’est Wikileaks qui aidera Edward Snowden à sortir de Hong Kong et à obtenir l’asile politique en Russie.

En parallèle, de 2010 à 2012, Julian Assange est placé sous liberté surveillée au Royaume-Uni suite à une accusation de délit sexuel faite en Suède en 2010. Assange dénonce une accusation bidon, dont le seul but est de l’envoyer en Suède d’où il pourra être extradé vers les États-Unis. Suite au refus de la Cour suprême du Royaume-Uni de rejeter la demande d’extradition vers la Suède, Julian Assange se réfugie le 19 juin 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il vivra reclus pendant sept ans, sous surveillance de Scotland Yard et de la CIA.

CIA qui envisagera d’ailleurs en 2017 de faire assassiner purement et simplement Julian Assange dans l’ambassade équatorienne. Mais devant le risque de scandale international que cela susciterait, la CIA y renonce, et opte pour un plan plus discret et plus pervers.

Le 11 avril 2019, Julian Assange perd sa nationalité équatorienne obtenue deux ans plus tôt, ainsi que son droit d’asile dans l’ambassade équatorienne, d’où il est sorti de force par des policiers britanniques. Il est alors envoyé en prison, à Belmarsh, et l’affaire de « délit sexuel » est clôturée par la Suède faute de preuves quelques mois après son arrestation, prouvant s’il en était besoin que cette affaire n’était qu’un prétexte.

Pendant trois ans, Julian Assange et ses avocats se sont battus pour empêcher son extradition vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 ans de prison ! En vain. Et pendant tout ce temps, Julian Assange a été soumis à des conditions de détention qui tiennent de la torture : isolement total, cellule insuffisamment chauffée en hiver, défaut de soins. L’état de Julian Assange se dégrade rapidement dans ces conditions, et plusieurs experts et médecins s’indignent et qualifient ce qui lui est infligé dans la prison de Belmarsh de torture.

S’il est envoyé aux États-Unis, Julian Assange pourrait être envoyé à Guantanamo, ou ailleurs et torturé comme bon nombre d’autres prisonniers. Son cas doit servir d’exemple pour décourager tout autre journaliste occidental de révéler certaines vérités qui dérangent.

Et on voit que le cas Assange pourrait bientôt ne plus être une exception. En effet, deux journalistes indépendantes, l’Allemande Alina Lipp, et la Française Anne-Laure Bonnel, qui ont dit ouvertement ce qui se passe dans le Donbass, voient à leur tour la machine de censure occidentale s’activer contre elles.

Alina Lipp, qui est restée six mois dans le Donbass en 2022, et dit la vérité sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne, entre autre à Marioupol, fait désormais face à la censure.

Voir son interview en deux parties, en anglais sur Telegram :

t.me/ukr_leaks_eng/411

t.me/ukr_leaks_eng/413

Après être venue une première fois en 2021, elle est choquée par les crimes de guerre de l’armée ukrainienne contre les civils du Donbass. Elle revient donc début 2022, et reste six mois sur place. Elle raconte ouvertement et rapporte les crimes de guerre des soldats ukrainiens contre les civils de Marioupol par exemple.

t.me/InfoDefenseFRA/290

Une vérité qui dérange à Berlin. Alors le compte PayPal d’Alina Lipp est bloqué. Puis son compte bancaire, ainsi que celui de son père sont clôturés, et l’État Allemand prélève sans aucune justification environ 1 600 euros qui se trouvaient encore sur son compte. Comme dans le cas Assange, la technique de l’asphyxie financière est utilisée pour faire taire les voix dissidentes. Puis vient la censure, avec la fermeture de son compte YouTube, où elle publiait ses reportages.

Et comme dans le cas de Julian Assange, très vite la justice est venue menacer Alina Lipp. Une affaire criminelle a été ouverte contre la journaliste pour soutien envers des crimes. Parce qu’elle a osé dire que ce que fait l’Ukraine dans le Donbass est un génocide, qu’elle comprend pourquoi la Russie est intervenue, pourquoi elle a lancé son opération militaire spéciale, et que les gens qu’elle connaît à Donetsk sont heureux que Moscou intervienne. Juste à cause de ça, pour avoir donné son opinion et dit la vérité, Alina Lipp risque jusqu’à trois ans de prison !

Vous pouvez télécharger le document en PDF ici :

t.me/neuesausrussland/6789

Encore plus délirant, à la fin du document d’accusation, il est écrit qu’Alina Lipp ne sera pas invitée à une audition (pour se défendre) car cela perturberait le processus d’enquête (sic) ! Sans surprise, Alina Lipp ne rentrera pas en Allemagne, afin de ne pas subir le même sort que Julian Assange.

Et si certains croient que ce qui arrive à Alina Lipp ne pourrait pas arriver en France, qu’ils se penchent sur ce qui arrive à Anne-Laure Bonnel. Cette journaliste française indépendante venue dans le Donbass en 2015 et en 2022, qui elle aussi a parlé ouvertement des crimes de guerre de l’armée ukrainienne dans le Donbass.

Sans surprise elle s’est retrouvée aux côtés d’Alina Lipp et de moi-même dans « l’article » du torchon Le Monde sur les « dangereux influenceurs pro-russes ». En réalité cet article n’est qu’un parmi d’autres d’une attaque coordonnée de l’ISD, une énième organisation prétendant lutter contre la désinformation, dans plusieurs pays occidentaux, mais qui sert en réalité à justifier la censure. Les accusations portées contre les « influenceurs pro-russes » par l’ISD ont en effet été reprises par plusieurs médias, en France, en Allemagne, aux États-Unis, et sûrement ailleurs (je n’ai pas les moyens de vérifier toute la presse mondiale).

Anne-Laure Bonnel a aussi été attaquée directement et personnellement par plusieurs médias français qui l’ont purement et simplement dénigrée, voire diffamée. Et comme dans le cas de Julian Assange, ou celui d’Alina Lipp, les autorités utilisent l’asphyxie financière pour tenter de la faire taire.

Comme dans le cas d’Alina Lipp, le compte bancaire d’Anne-Laure Bonnel a été temporairement bloqué par sa banque, la Société Générale, et son contrat auprès de l’université de la Sorbonne n’a pas été reconduit.

Une méthode qui a aussi été utilisée contre Donbass Insider, qui a vu son compte Patreon, et son compte Tipeee bloqués (via le fournisseur de paiement pour Tipeee) pour les mêmes raisons : tenter de nous faire taire.

Si pour l’instant Alina Lipp et Anne-Laure Bonnel ne sont pas encore dans la situation terrible dans laquelle se trouve Julian Assange, son cas doit faire comprendre à tous que les pays occidentaux n’ont de démocratie que le nom, et que ce qui arrive aujourd’hui à ce journaliste pourrait bien leur arriver un jour prochain, s’il leur arrivait par malheur de dire une vérité qui dérange. C’est pour cela qu’il faut se battre pour empêcher qu’Assange soit extradé vers les États-Unis. Pour empêcher que dire la vérité ne soit considéré comme un crime !

Car comme l’a si bien dit Martin Niemöller :

« Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas socialiste

Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas syndicaliste

Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas Juif

Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre. »

Aujourd’hui ils viennent chercher Julian Assange, Alina Lipp, Anne-Laure Bonnel, ou moi-même. Mais un jour c’est vous qu’ils viendront chercher. Alors, agissez maintenant ! Exigez que l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis soit annulée ! Faites savoir que vous ne voulez pas d’une société où la vérité est un crime !

Christelle Néant

Guerre d’Ukraine – Jours 112-116: La défaite ukrainienne est inéluctable (Première partie – aspects militaires))

Le Courrier des Stratèges

par Edouard Husson

21 juin 2022

extrait de l’article (tout le début) cartes ajoutées

L’Ukraine est en train de perdre la guerre du Donbass. Et les Etats-Unis ont perdu la bataille géopolitique puisque la plus grande partie du monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie. La guerre d’Ukraine entre donc à nouveau dans une phase dangereuse. L’Ukraine a ciblé des plateformes de forage russes en Mer Noire. La Lituanie entrave les échanges avec Kaliningrad. Les Etats-Unis dénoncent l’hostilité à leur égard de la Russie en Syrie. Et ils continuent à faire pression sur le Kazakhstan, malgré le coup d’Etat manqué du début de l’année, dans l’espoir de créer un nouvel abcès de fixation pour la Russie. A vrai dire, l’intérêt des Américains serait à présent de conseiller à l’Ukraine d’arrêter rapidement la guerre pour que l’armée russe ne puisse pas conquérir Odessa. Mais l’actuelle classe dirigeante américaine ne semble plus capable d’agir selon ses intérêts. Elle continue à espérer, contre tout bon sens, qu’il soit possible d’attirer la Russie dans une guerre d’attrition. A vrai dire, ce sont les Etats-Unis qui bientôt devront choisir s’ils s’obstinent à se battre par procuration en Ukraine alors que le Moyen-Orient leur échappe et les tensions avec se multiplient.

Région de Slaviansk – Kramatorsk

Ensemble de la zone Slaviansk – Kramatorsk, Siversk, Severodonetsk-Lissitchansk, Soledar-Popasna-Zolote

Secteur de Soledar-Bakhmout-Artemivsk, Popasnaïa

La bataille d’Ukraine – 

17-18 juin

La position des forces de Kiev qui sont déployées dans la région de Severodonetsk et de Lisitchansk est devenue critique après le début de l’avancée russe autour de Popasnaïa, située au sud de la région. Le 15 juin, les troupes russes ont libéré la ville de Vroubovka et depuis lors, elles ont développé une dynamique en direction de Lisitchansk depuis la direction sud.

Des affrontements sont également en cours, à la date du 19 juin, le long de la ligne Soledar-Belgorovka-Berestovoïe. Pour résumer les développements tactiques à cet endroit, les troupes russes ont atteint la route Bakhmout/Artiemovsk-Soledar-Lisitchansk et étendent maintenant leur contrôle le long de celle-ci. L’avancée russe sur Soledar sape encore davantage les positions des troupes de Kiev dans le secteur autour de Lisitchansk. Dans le même temps, le retrait potentiel des troupes de Kiev de Soledar permettra aux Russes de déborder la ville clé de Bakhmout/Artiemovsk par l’est et le nord-est.

Pendant ce temps, des combats ont été signalés à Zolotoïe, situé au nord-est de Popasnaya. Le sort des troupes de Kiev y est déjà prédéterminé, car elles se trouvent en fait dans un encerclement tactique par les forces russes.

Les Russes ont stabilisé leurs positions au sud d’Izioum et progressent lentement vers Slaviansk depuis cette direction.

Le groupement russe déployé à Liman a actuellement pour mission d’étendre la zone de contrôle qui l’entoure et de bloquer ainsi Slaviansk par l’est, le nord-est et le nord. 

Ces derniers jours, les forces russes ont intensifié les frappes ponctuelles sur les infrastructures des formations de Kiev autour de la ville de Kharkov. Le 17 juin, l’armée russe a signalé que des frappes avaient détruit un QG du bataillon Azov près de Pesotchine, dans la région de Kharkov.

L’armée russe a ajouté que son aviation “avait frappé 58 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires de l’armée ukrainienne.”

La ligne de front dans la région de Zaporizhia reste stable, la ligne de contact passant par Lioubimivka, Orikhov et Malïinka. Des combats positionnels de faible intensité s’y déroulent sans que Kiev ne tente de manière significative d’organiser des attaques contre les positions russes dans le secteur.

Dans les régions de Kherson et Nikolaïev, la situation s’est stabilisée après que les Russes ont éliminé les tentatives de Kyiv de lancer des contre-attaques autour de Kherson et Snihurivka. Au 17 juin, ces régions restent le troisième grand point de tension le long de la ligne de contact après le secteur d’opérations de Lisitchansk-Severodonetsk et Kharkov.

19 juin au soir:

Bataille pour Severodonetsk : 

 Les forces armées russes continuent de resserrer le cercle  autour de la zone industrielle au sud-ouest de Severodonetsk. Des combats ont lieu sur la zone des entreprises de camionnage adjacente à la station d’épuration depuis le sud-est. L’occupation de cette zone permettra d’atteindre la périphérie sud de l’usine Azot et de la centrale thermique de Severodonetsk et de compléter l’encerclement.

 Les unités mercenaires étrangères impliquées dans la défense de l’usine d’Azot subissent des pertes et tendent, par petits groupes, à quitter la rive orientale du Severski Donets.

Chute de moral dans l’armée ukrainienne

A Lisitchansk, des unités individuelles de l’armée ukrainienne perdent courage et désertent. Par exemple, un peloton de la 1ère compagnie du 1er bataillon de la 57ème brigade d’infanterie motorisée a complètement abandonné ses positions. Les raisons sont toujours les mêmes depuis quelques semaines : bombardements incessants, manque de munitions et moral bas.

Les unités de la République de Lougansk s’approchent de la périphérie sud de Lisitchansk. Les forces armées ukrainiennes acheminent en toute hâte des renforts vers la zone de Tochkivka. 

Les unités russes qui avancent en direction de Soledar percent vers la raffinerie de Lisitchansk au prix de violents combats. La veille, des frappes ont été lancées contre cette installation d’importance stratégique. L’occupation de la raffinerie de Lisitchansk permettra de fermer l’anneau extérieur d’encerclement autour du groupement Severodonetsk-Lisitchansk

20 juin: 

Ce 20 juin, les forces russes ont achevé l’élimination de la garnison de Kiev dans la zone industrielle de Severodonetsk, autour de l’usine Azot et la libération de Zolotoïe. Le groupe de combattants kiéviens encore dans l’usine Azot de Severodonetsk sont de facto coupés du reste de l’armée et est au bord de l’effondrement. La situation s’est encore aggravée pour eux avec la libération de Metelkino par les Russes. On entend de plus en plus parler de reddition des combattants d’Azot.

Intensification des frappes de missiles russes contre des objectifs militaires à travers l’Ukraine

Ces derniers jours, nous avions moins parlé des frappes ciblées de l’armée russe sur des objectifs militaires à travers l’Ukraine. Voici un récapitulatif entre le 13 et le 19 juin en suivant les compte-rendus biquotidiens du Ministère russe de la Défense. Très clairement, les frappes russes s’intensifient encore: 

+ 13 juin. Les frappes russes dans la République  ont détruit des cargaisons d’armes et d’équipements militaires, y compris ceux provenant des États-Unis et des pays européens. En outre, un point de déploiement temporaire de mercenaires étrangers en République de Lougansk a été détruit, ainsi que deux batteries de lance-roquettes multiples dans les régions de Kharkov et de Lougansk. L’aviation russe a détruit un poste de commandement, une station radar du système de missiles sol-air Buk-M1 dans la régions de Lougansk, ainsi que 63 zones de concentration d’entrepôts militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont détruit plus de 120 soldats de l’armée ukrainienne, deux chars, sept canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux. Les forces de roquettes et d’artillerie ont frappé 247 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires de l’armée kiévienne, 13 postes de commandement, 63 positions de tir d’unités d’artillerie, dont 7 lance-roquettes multiples, ainsi qu’une station électronique dans la République de Donetsk

A écouter un tel compte-rendu, les chiffres de 200 soldats ukrainiens tués et 300 blessés par jour – avancés par l’armée ukrainienne elle-même – ne semblent pas être seulement un argument pour obtenir des armes occidentales.

14 juin. Un lanceur de missiles Kalibr a détruit 1 arsenal d’artillerie et de munitions de l’armée ukrainienne. En outre, des missiles aériens de haute précision ont frappé 11 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires ukrainiens, 8 positions de tir d’unités d’artillerie de l’armée kiévienne, dont 3 sections de systèmes de roquettes à lancement multiple Grad, ainsi que 2 dépôts de munitions dans la banlieue sud de Kharkov et dans la République de Lougansk. L’aviation a frappé 101 zones où étaient concentrés des effectifs et des équipements militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont touché une zone de concentration de 350 soldats ukrainiens, 3 postes de commandement, 13 chars et autres véhicules de combat blindés, 6 lance-roquettes multiples Grad, 14 canons d’artillerie de campagne et 22 véhicules spéciaux. Les moyens de défense aérienne russes ont abattu un hélicoptère MiG-29 et un Mi-24 au cours de la journée. Neuf drones ukrainiens ont également été abattus. Les forces de roquettes et d’artillerie ont frappé 280 zones où sont concentrés les effectifs et les équipements militaires kiéviens, 18 postes de commandement, 59 positions de tir d’unités d’artillerie et de mortier, et un dépôt de carburant

Le 15 juin. Des missiles Kalibr ont visé la région de Lvov et détruit un dépôt de munitions pour les armes étrangères transférées en Ukraine par les pays de l’OTAN. En outre, des missiles aéroportés de haute précision ont frappé 11 zones où étaient concentrés la main-d’œuvre et le matériel militaire ukrainiens et huit positions de tir d’unités d’artillerie, dont trois pelotons de systèmes de roquettes à lancement multiple Grad. Les frappes ont détruit une station radar de contrôle aérien situé en République de Lougansk, un système de missiles sol-air Buk-M1, deux dépôts de munitions et un centre de transmission en République de Donetsk, ainsi que deux postes de commandement de l’armée kiévienne. L’aviation a frappé 24 zones où étaient concentrés des hommes et des équipements militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont touché des lieux où se trouvaient près de 300 combattants ukrainiens, une station de guerre électronique, 10 chars et autres véhicules de combat blindés, trois lance-roquettes multiples Grad, 18 véhicules spéciaux, trois mortiers, ainsi que 11 canons d’artillerie de campagne et un avion. En outre, six drones ukrainiens ont été abattus près de Donetsk. Les roquettes et l’artillerie ont frappé 313 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires, 43 points de contrôle d’unités, ainsi que 62 positions de tir d’unités d’artillerie de l’armée ukrainienne au cours de la journée

Pour arriver à de tels résultats, il faut que plusieurs conditions soient réunies: 

  • l’absence d’une capacité de riposte aérienne ou anti-aérienne de l’adversaire. 
  • une flotte de drones abondante
  • enfin, un renseignement humain au sol. Quand on se demande de quel côté penche la population ukrainienne….

Le 16 juin. Suite à des frappes de missiles aéroportés de haute précision, deux postes de commandement de l’armée ukrainienne, une station de guerre électronique près de la région de Kharkov, un lanceur Tochka-U et un véhicule de combat Uragan ont été détruits. Des drones ont frappé 57 zones où étaient concentrés les effectifs et les équipements militaires de l’armée ukrainienne. Trois points de contrôle et un système de missiles sol-air Buk-M1 dans la région de Soumy, ainsi qu’un point de réparation et de récupération des véhicules blindés de l’armée ukrainienne près de Kharkov ont été détruits. Les frappes aériennes ont également touché des cibles où se trouvaient plus de 280 combattants ukrainiens, 2 dépôts de munitions près de Donetsk, 5 chars et autres véhicules blindés de combat, 6 canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux, 1 avion et 7 drones. Les troupes de roquettes et l’artillerie ont frappé 34 points de contrôle. Les frappes des troupes à roquettes et de l’artillerie ont tué ou blessé plus de 200 Ukrainiens, 1 station de guerre radio-électronique, 3 dépôts de munitions, 6 chars et autres véhicules de combat blindés, 1 lance-roquettes multiple Grad, 4 canons d’artillerie de campagne, 18 véhicules spéciaux et 2 postes de contrôle de drones

Il n’y a pas de doute que les Etats-Unis sont prêts à “faire la guerre jusqu’au dernier Ukrainien”. Mais nous Européens? Nous prétendons aimer l’Ukraine et nous laissons 200 soldats ukrainiens ou plus se faire tuer dans une guerre qu’ils ne peuvent pas gagner?  

17 juin. Au cours de la journée, des missiles aéroportés de haute précision ont frappé 18 zones où étaient concentrés de la main-d’œuvre et du matériel militaire, ainsi que 10 positions de tir de batteries d’artillerie et de mortiers ukrainiens, dont six batteries de Grad MLRS. Suite aux frappes aériennes, plus de 200 soldats ukrainiens ont été tués ou blessés, 2 lanceurs de systèmes de missiles sol-air Buk-M1 et Osa-AKM, un dépôt de munitions près de Lisitchansk, 10 chars et autres véhicules de combat blindés, 6 canons d’artillerie de campagne, 4 lanceurs de roquettes multiples et 9 véhicules spéciaux, un avion et 15 drones ont été abattus. Des tirs d’artillerie ont tué ou blessé 350 Ukrainiens, détruit un poste de contrôle de drones de l’armée ukrainienne dans la région de Nikolaïev, 8 chars et autres véhicules de combat blindés, 3 véhicules de combat Grad, 3 canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux

 Le Ministère ukrainien de la Défense lui-même a déclaré avoir perdu la moitié de ses équipements militaires depuis le début de l’offensive russe. 

 Si l’on additionne les pertes de l’armée ukrainienne selon la version russe, il apparaît que 1 800 combattants kiéviens ont été tués ou blessés, 291 pièces d’équipement militaire et 69 objets d’infrastructure militaire ont été détruits en cinq jours.

19 juin – 

Toujours selon le Ministère de la Défense russe, qui deviendrait presque prolixe: 

+ A 12h30, des missiles de haute précision à longue distance basés en mer Kalibr ont été lancés sur un poste de commandement des troupes ukrainiennes près du village de Chirokaïa Datcha (région de Dniepropetrovsk) au moment où se tenait une réunion de travail des commandants du groupe opérationnel-stratégique Aleksandriya. L’attaque a permis d’éliminer plus de 50 généraux et officiers de l’AFU, dont ceux de l’état-major général, du groupe de Kakhovka, des troupes d’assaut aéroportées et des unités qui opèrent vers Nikolaïev et Zaporojie.

+A 08h20, des missiles longue distance de haute précision Kalibr ont détruit 10 obusiers M777 de 155 mm et jusqu’à 20 véhicules blindés de combat livrés par l’Occident au régime de Kiev au cours des 10 derniers jours qui se trouvaient dans une usine de transformation à Nikolaïev.

+ A 07h20, des missiles aériens de haute précision ont “neutralisé” un échelon de personnel, d’armement et d’équipement militaire du 1er bataillon de la 14e brigade mécanisée indépendante qui est arrivé de Vladimir-Volinskïi à la zone d’opération dans le Donbass. L’attaque au point de débarquement près de la gare de Gubinikha (région de Dniepropetrovsk) a permis “d’éliminer” plus de 100 militaires de l’armée ukrainienne, 30 chars et véhicules blindés de combat.

A 2h05 du matin, les effectifs et les équipements militaires de la 56e brigade d’infanterie mécanisée de l’armée ukrainienne ont été neutralisés près de Selidovo (République populaire de Donetsk). L’attaque a permis de mettre hors de combat jusqu’à 20 combattants, dont des mercenaires étrangers qui faisaient partie de la brigade susmentionnée, ainsi que 2 véhicules de combat équipés d’un système de lancement de roquettes multiples Grad, 10 véhicules de combat d’infanterie et des véhicules blindés de transport de troupes.

+ L’aviation a détruit 4 dépôts de missiles d’artillerie et de munitions près de Maksimilyanovka, Avdeyevka, Zelyonoye Pole et Georgiyevka (République populaire de Donetsk), ainsi qu’une rampe de lancement du système de missiles de défense aérienne Buk-M1 près de Seversk (République populaire de Lougansk).

+Les troupes de missiles et l’artillerie ont neutralisé 22 postes de commandement, 48 unités d’artillerie sur leurs positions de tir, les effectifs et les équipements militaires de l’AFU dans 123 zones.

Une attaque lancée par le système de missiles opérationnels-tactiques Iskander contre l’usine de réparation de chars de Kharkov a permis de détruire 2 rampes de lancement du système de lancement de roquettes multiples Uragan.

Ils veulent la guerre totale, mais à la façon des lâches

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/ils-veulent-la-guerre-totale-a-la-facon-des-laches

Article de Teresita Dussart, pour FranceSoir

Publié le 23 juin 2022

TRIBUNE — Chaque jour apporte son lot d’informations sur la politique vénéneuse dans laquelle l’Occident s’est engouffré. Une précipitation de mesures les unes plus irrationnelles que les autres, qui pourraient peut-être cadrer avec une conspiration, en supposant qu’il y ait une intention délibérée de créer une conflagration internationale et un objectif associé.

Mais foin de conspiration, plutôt conjuration d’imbéciles, d’excités ayant perdu tout pied avec la réalité, le droit, le bon sens, se sentant unis dans une communauté de destin d’élus auto-perçus. Sans pour autant sous-estimer les énormes conflits d’intérêts qui les animent. Car la génération de politiques qui nous gouverne, très idéologisée en apparence, est composée de tout sauf de purs esprits.

La pression mise sur la Russie pour la pousser à sortir du cadre (de ce qui n’est autre qu’intervention de police en quelque sorte), dans le Donbass, pour pallier ce que la communauté internationale n’a pas su faire en huit ans, qui est de garantir la sécurité et les droits de l’homme de la population russophone ukrainienne, discriminée, parfois torturée, bombardée par les bataillons philonazis incorporés aux forces de l’ordre par Volodymyr Zelensky, va en augmentation. Grâce à l’arsenal plus sophistiqué reçu par Occident, les forces ukrainiennes ont engagé des attaques sur différents sites stratégiques en territoire russe. Le 22 juin dernier, c’était une centrale pétrolière à Rostov-sur-le-Don, dans le Sud de la Russie, qui était attaquée par des drones. Il y a deux jours, c’étaient trois plateformes pétrolières en mer Noire. À cela s’ajoute l’absurde blocage imposé par la Lituanie sur l’enclave de Kaliningrad. Action qui au demeurant pose plus de problème à la Lituanie qu’il n’en résout à ses alliés de l’Otan. Entre autres parce que ce blocus représente une rupture unilatérale de la part de la Lituanie d’un accord signé en 2004, selon lequel la Russie reconnue par les deux parties, héritier naturel des frontières de l’USSR, s’engage à reconnaître les frontières de la Lituanie, à condition que la république balte lui garantisse le libre accès à Kaliningrad.

Face à ces provocations et la litanie d’humiliations diplomatiques, tel que l’interdiction de survol de la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro faites à l’avion de Serguei Lavrov, la Russie fait preuve d’un louable stoïcisme. Sur l’attaque à la centrale pétrolière de Rostov-sur-le-Don, le gouvernement russe s’est gardé d’en attribuer la responsabilité à l’Ukraine. Le cas échéant, il s’agirait d’un autre type de conflit. Rappelons que la Russie ne se considère jusqu’à présent pas en guerre avec l’Ukraine.

L’Occident s’est engagé dans une guerre sale. Une guerre de lâches. Lâche, car opérée au travers de proxys [guerre par procuration]. Et entre ces proxys, se trouvent les États les plus vulnérables de l’hémisphère Nord, qui sont les Républiques d’Europe de l’Est, lesquelles dépendent en grande partie de la Russie, pour l’énergie. En plus de partager le tronc commun slave, voire orthodoxe. La politique clientéliste de la puissance otanienne, essentiellement anglo-saxonne, sera au moindre faux pas, rétribuée en mépris. Toute chose que ces États apprendront à leurs dépens. La France, allié historique de l’Otan, a pu être humiliée sur l’affaire des sous-marins à l’Australie. La Roumanie et la Bulgarie, une fois qu’elles ne seront plus nécessaires, redeviendront des bergers des Carpates pour le noyau dur atlantiste.

Ce noyau dur ne veut pas se salir les mains. Parce que dans le fond, si la Russie représente la menace par antonomase du monde libre, faisons-lui la guerre ! [*] Qu’attendons-nous ? La Russie nous a libéré de l’aventure américaine dans le Sham et des dizaines de milices djihadistes hyper terroristes armées entre autres par l’Ukraine, mais peut-être y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas encore saisi sur les vertus ontologiques de l’Ukraine et la bassesse sui generis de la Russie. Dans ce cas, il ne faut utiliser la Pologne. Il faut y aller.

Mais non. Non seulement l’Occident se complait à ces jeux mesquins consistant à réchauffer des conflits ethniques entre États faillis, comme elle le fait avec l’Ukraine depuis 2014, mais encore elle ferme l’accès à toutes les enceintes dans lesquelles la Russie pourrait faire entendre sa voix. Peut-être y a-t-il une part de vérité dans son discours. Peut-être y a-t-il des aspects sur lesquels la diplomatie pourrait broder une sortie de crise. C’est le contraire qui se produit. Il serait maintenant question d’expulser de l’OSCE, la Russie. Ce, dès juillet.  Ce qui au passage nous fermerait à la coopération russe en matière de sécurité.

Depuis la dernière fournée du pèlerinage ferroviaire de leaders occidentaux, dont Emmanuel Macron à Kiev, il n’est plus du tout question de négociation. Kiev n’a aucun intérêt à négocier. Les oligarques sont en train de s’enrichir à un niveau impensable, et dans le fond, le conflit se passe strictement à l’Est, comme depuis huit ans. Rien de nouveau si ce ne sont les milliards reçus de l’Occident aussitôt siphonnés. En mars, les Turcs avaient réussi un tour de force diplomatique, consistant à faire en sorte que Moscou desserre l’étau militaire de Kiev. Les deux parties étaient disposées à signer un accord entre Vladimir Poutine en personne et Volodymyr Zelensky. Ce jour-là, comme par enchantement, l’Occident découvrait les cadavres de Boutcha, coquettement exposés à la vue de toutes les caméras, dix jours après le départ des troupes russes. Les Ukrainiens n’ont aucune envie de négocier, et si l’envie leur en prenait, l’Occident saurait comment les en guérir.

La génération de gouvernants du monde, autrefois réputé libre, a perdu toute notion de diplomatie, de courage, démontre un total détachement face aux faits, à la vérité. Elle se ridiculise, hystérise tout ce qu’elle touche, en permanence. Elle nous met en danger, mais sans pour autant que cela passe par des actes héroïques. Elle nous fait honte. 

[*] (jpf) Le Mal, Le Mal absolu a pour nom Russie ; le Diable, Satan personnifié se nomme Poutine

CHAUDRON, SAC et NID. Termes du jargon militaire russe, illustrés d’exemples sur le terrain. Cinquième partie. (& sujets divers)

En observant la toponymie de l’Ukraine, on peut constater que, comme partout, certains noms de lieux se répètent plusieurs fois, sous des formes uniques ou ressemblantes. Il en est ainsi d’un nom comme la trop fameuse Maïdan.

Ce qui est normal, vu son sens.

Майдан (substantif féminin) est un mot qui désigne d’une manière générale un espace, un lieu public découvert, une grande place incluant souvent les bâtiments l’entourant. Autrement dit la grand-place d’une ville ou d’un village.

Mais aussi, en des sens plus particuliers : une place de marché, une cour de récréation, un site d’atterrissage, un endroit pour lancer des missiles, un pré forestier (clairière?), un emplacement sans autre précision, un carré (espace en forme de quadrilatère) ou encore en architecture, une ancienne tombe creusée par le haut (sic). 1

La simple place publique est appelée площа (plochtcha), mot qui désigne également une étendue, une aire, une surface, voire une région.

La Maïdan la plus connue d’Ukraine est bien évidemment la Place de l’Indépendance (sic!) au centre de Kyiv. Mais elle n’est pas la seule. Il existe par exemple un village du centre de l‘Ukraine qui est connu dans le domaine de l’archéologie néolithique : Maïdanets’ke (Майдане́цьке) un village de 2.000 habitants située sur une colline surplombant une rivière.

Il existe également une Maïdan dans le Donbass (un peu à l’Ouest de Slaviansk et Kramatorsk) . Je ne préjuge en rien du sens exact de cette Maïdan, mais il apparaît que cette région du Donbass est particulièrement boisée. Alors, peut-être que le sens à donner ici à ce toponyme est : clairière, ou « éclaircie », espace libre entourée de végétation.

« Maïdan » est un mot qui existe également en russe où il a des sens identiques ou similaires. Un sens ancien est celui de : champ de bataille, une aire de duel. Autrement, ce mot peut désigner une terre cultivée ou couverte de verdure. Dans un sens plus particulier, il désigne un terrain couvert de végétation jaunie, et même l’époque automnale en elle-même. Mais aussi une terre nue, un terrain rocheux. Ou encore un lieu de rencontre, ou un jardin public, ou encore un jardin mais pas un verger (jardin d’agrément, d’ornementation). Ou une place de marché, un champ de foire. Et plus bizarrement une fosse à goudron ! Goudron de conifères ? Goudron de houille ? Je l’ignore. (cf Dictionnaire Akademic)

Pour le sens exact de cette Maïdan… le champ demeure donc ouvert.

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Autres petites notes de toponymie.

La route la plus au Nord-Ouest qui joint Barvinkove à Slaviansk et Kramatorsk (dont je ne sais si elle a été finalement coupée par les forces russes, j’ai un peu de retard en ce moment dans l’information) passe par les localités de Nikopol, Maïdan et Tcherkas’ke.

Barvinkove (en ukrainien : Барвінкове) ou Barvenkovo (en russe : Барвенково) est une citée de 8.000 habitants environ où l’on fabrique des machines et conditionne des produits alimentaires. Deux étymologies s’opposent concernant le nom de la cité.

Soit, ce nom évoque l’ataman de Zaporijjia Barvenko. Ce qui situerait la fondation de cette cité à 1653 au plus tard, nous disent les dictionnaires russes. Je n’ai pas d’autre information sur ce personnage. Un ataman (en russe : атаман, ataman ; en ukrainien : отаман, otaman) était un chef politique et militaire chez les Cosaques. Cette dénomination se retrouve également chez les haïdamaky : des bandes armées formées de Cosaques et de paysans qui s’en prenaient, au cours du XVIIIe siècle en particulier, aux nobles polonais qui dominaient l’Ukraine orientale et, dit-on, également aux Juifs.

Soit, ce nom est dérivé du mot « barvinok » qui désigne la pervenche en ukrainien (барвінок) comme en russe (барвинок). « Barvinok » semble avoir la même étymologie que le nom habituel de la pervenche dans les langues latines. Ce qui semble un peu étonnant, car on s’attendrait plutôt, à défaut d’un mot slave, à un mot dérivant du grec, vu le poids du grec dans les langues slaves suite à la conversion des Slaves à la branche orientale, hellène de la chrétienté. 2

Vincapervinca ou pervinca en latin, serait une formule magique rappelant les qualités de cette plante herbacée : soit médicales, soit physiques à se répandre sur le sol ; d’après le verbe vincere, vaincre ou vincire, lier, attacher. Qu’elle soit vinca minor ou vinca maior, petite ou grande pervenche, il s’agit d’une plante vivace des bois, sous-bois, haies, rochers, rocailles ombragées, très envahissante.

Mais rien n’empêche qu’il y ait pu avoir une collision (ou une collusion) entre ces deux origines possibles.

Nikopol : la cité (cf. polis en grec) de Niko (Niko, Nikos sont des diminutifs de Nikola), est un toponyme courant en slave. Ici, il s’agit d’une petite cité. Une plus grande, homonyme, se trouve dans l’oblast de Dnipropetrovsk, dans une zone minière.

Tcherkas’ke (Черкас’ке) Tcherkasskoe en russe, est un toponyme qui se trouve dans l’oblast de Donetsk et dans l’oblast de Dnipopetrovsk également. Dans l’oblast de Donetsk 3, c’est une cité de 3.000 habitants. Ce nom pourrait rappeler qu’elles furent des possessions du prince Tcherkassy (XVIIIe). Comme il y en a d’autres de ce type en Russie.

Sloviansk en ukrainien (Слов’янськ) ou Slaviansk en russe (Славянск) est arrosée par la rivière Kazenny Torest, affluent de la rive droite du (si l’on pense fleuve) / de la (si l’on pense rivière) Donets ou Severski Donets (en ukrainien : Сіверський Донець, en russe : Северский Донец) qui a donné son nom à la ville de Severodonetsk. 4 Sloviansk est une ville de plus de 105.000 habitants. Elle est née de l’exploitation du sel (le sel de mine, bien évidemment) peut après 1676 quand fut construit en ce lieu une forteresse de défense de l’empire du nom de Tor. Elle sera renommée Sloviansk en 1784, « la ville du sel » (Solevansk en ukrainien normé, littéraire). Ville du sel qu’elle continue d’être de nos jours encore d’une manière importante. Elle fut connut dès la fin du XIXe siècle pour ses établissements de santé proposant des bains de boue. De nos jours c’est une ville qui a également des industries chimiques et autres encore. Notons qu’elle est également sur une ligne ferroviaire.

Il en va de même de Kramatorsk, en ukrainien : Краматорськ, Kramatorsʹk , en russe : Краматорск, Kramatorsk) également située sur le Kazenny Torest, ville qui est née de la gare qui y a été construite en 1868. Cette cité s’est développée avec des activités liées à la métallurgie, des ateliers de mécanique, des forges, des hauts-fourneaux à fonte, à acier, de l’équipement pour les chemins de fer, des entreprises de réparation de locomotives et wagons de chemin de fer, etc.

*

NOTES :

1 – МАЙДА́Н, tel qu’il est écrit dans le Dictionnaire de la langue ukrainienne — Dictionnaire d’interprétation académique (1970-1980). L’accent sur le А́ indique je pense l’accentuation du mot. Soit MAÏDAN (avec « ï », le y, le yod) en graphie latine. Cf. également le dictionnaire ukrainien-français Glosbe. Tous les deux sur le site de référence Lexilogos de Xavier Nègre.

2 – Le nom grec ancien de la pervenche (vinca herbacea) est « ἡ κλημᾰτίς, ίδος », la clématis, la clématite ; qui est le diminutif de κλῆμα, tout morceau de bois flexible, sarment, cep, branche de vigne ; jeune pousse, bouture ; et nom de diverses plantes ; au pluriel : broussailles, fagots.

3 – Donetsk est une ville de plus de 900.000 habitants (plus de 1.600.000 habitants, agglomération comprise) qui est née et s’est développée grâce à l’exploitation de mines de charbon et d’industries y affairant. Au XVIIe siècle, sa région était tenue par des villages de Cosaques (ceux du Don et les Cosaques zaporogues). Ses premières mines de charbon ont été exploitées à compter de 1820. Puis les mines de charbon ont été exploité d’une manière industrielle à compter de 1869, quand un gallois a reçu la concession de mines de charbon à proximité de la cité naissance qui était jusqu’alors le village d’Aleksandrovka. Ce Gallois se nommait Hughes, on rebaptisa la cité Iouzovka, la ville d’Hugues. Puis diverses usines s’installèrent en ce lieu, dont une usine métallurgique et une fonderie de fonte. Au début du XXe, dans les années de la Première guerre mondiale, apparurent des usines de transformation du coke et une usine de transformation de l’azote. En 1924, la ville fut a nouveau débaptisée pour se nommer Stalino. Probablement en l’honneur de Staline mais aussi en rapport avec ses activités industrielles, puisque « stal » en russe est le nom de l’acier. En 1961, suite à la déstalinisation des noms de villes, elle est devenu Donetsk, un nom neutre et lié à la nature, puisqu’elle a le nom du fleuve qui baigne une partie du bassin du Donbass (quasi pléonasme puisque Donbass signifie : bassin du Don) : le / la Donets, affluent droit du Don. Les principales villes ukrainiennes, liées à la guerre présente, qui sont baignées par le Donets sont Izioum, Lyssytchansk, Sievierodonetsk et Roubijné.

4 – Dans un précédent article, j’ai écrit que « le nom de la ville de Severodonetsk a peut être un rapport avec sa localisation : au Nord (север/северу, sévér, sévérou, en russe) » ; mais contrairement à ce que j’ai ajouté, cela n’a peut-être rien à voir avec le fait que la ville se trouve sur la rive gauche du Donets, donc au Nord du fleuve. Puisque le nom complet du Donets est Severski Donets. Où l’on retrouve la racine « sever », Nord.

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État du front ces jours derniers

Dans le Donbass :

On est ici dans la zone frontière entre l’oblast de Lougansk /Louhansk au Nord-Est et l’oblast de Donetsk au Sud-Ouest (les lignes de séparation entre les oblasti sont en pointillé rouge sur la carte). Les cités de Met’olkine et Voronove sont les dernières qui ont été prises. Au Nord-Ouest de Lyman, les Russes progressent de chaque côté d’une tête de pont ukrainienne correspondant à un méandre du Donets, qui risque de se retrouver isolée. Juste au Nord de ce méandre se trouve le secteur de Sviatogorsk que j’ai déjà évoqué dans les articles des 3, 11 et 16 courant.

Après Roubijnié prise, cela a entraîné un repli des Ukrainiens vers Severodonetsk. Severodonetsk étant en voie d’être entièrement prise, l’armée de libération devra s’attaquer à un très gros morceau : on ne sait pas combien il y a de soldats à Lissitchansk. 10.000, 15.000 ? Il se pourrait que des renforts arrivent. Ou plus exactement : arrivent encore. Armée régulière, bataillons bandéristes du moins de ce qu’il en reste, mercenaires et légionnaires ukrainiens.

Et c’est même ce qui semble attendu (voir par ailleurs les articles de E. Castel), mais parmi ces réserves, ces nouveaux venus pourraient se trouver des jeunes recrues inexpérimentées et chair à canon toute désignée.

De plus cette dernière ville est située sur un plateau qui plonge sur la cité de Severodonetsk. L’artillerie ukrainienne aura tout loisir de se déchaîner sur tous ceux qui essayeront de franchir la Donetsk, ce qui ne peut se faire maintenant que par des pontons puisque les trois ponts de la ville sont devenus hors d’usage.

La prise de Lissitchank pourrait prendre alors des semaines. Et c’est là que la percée au niveau de Popasna a une importance considérable pour la suite des opérations, pour la progression des troupes alliées et plus encore l’encerclement de Lissitchank qui avec son lot d’usines, de grosses usines, refera sans doute encore le coup d’Azovstal et d’Azot.

De l’importance également de la prise de Zoloté/Zolotoé/Zolotoyé qui est en train de se faire en ce moment, comme dit dans un article précédent, et qui permettra aux forces russes et alliées de prendre contrôle d’une centrale hydro-électrique sur le barrage d’une retenue d’eau qui se trouve sur ce secteur ; et qui permettra plus encore d’accentuer la coupure de la route de ravitaillement principal vers Lissitchansk, coupure entamée depuis plusieurs jours déjà. La route de Bakhmout à Lissitchansk.

Ce qui imposerait à terme que les Ukrainiens assurent le ravitaillement en armes, munitions, hommes, produits alimentaires par la route de Bakhmout à Sivers’k. Ou par le Nord à partir de Slaviansk. Mais ile ne semble pas assuré qu’il y ait des routes directes et importantes pour cela, ni de lignes de chemin de fer adéquates ou encore utilisables.

Les deux autres gros morceaux, ce qui est dit depuis le début de cette guerre ou presque étant Slaviansk et Kramatorsk. Mais ils seront sans doute abordés après la prise de Lissitchansk. Des endroits comme Bakhmout et alentours, Sivers’k, peut-être aussi Mikolaïvka dont on parle moins, où les effectifs ukrainiens sont (probablement ou de ce qu’on a pu en savoir les semaines passées) beaucoup moins importants, ne sont sans doute pas prioritaires.

Dans la région de Kherson :

Les Russes s’installent progressivement dans le no man’s land séparant les premières lignes russe et ukrainienne au Nord de Kherson, comme du côté de Snihurivka et au Nord-Est de cet endroit. Autre élément à noter : la pointe de terre (zone cerclée, pointillé noir sur la carte) n’est plus occupée par l’armée ukrainienne, si bien que maintenant ce cap se trouve à une dizaine de kilomètres, donc à portée d’artillerie, de la cité sous contrôle ukrainien de Ochakiv. À noter sur la carte, les limans (lido, lidi en italien), ces longues bandes de sable caractéristiques d’une partie des côtes ukrainiennes, et plus ou moins parallèles à ces côtes (sur ce sujet voir les articles du 13 avril, 9 mai, 28 mai).

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Entre chaudron, quasi chaudron, petit chaudron, sac ou nid, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

S’il est convenu d’appeler « chaudron » tout un secteur terrestre ou une armée, ou une portion d’armée, a suffisamment de place pour se déplacer et manœuvrer, mais avec l’impossibilité d’en sortir sans être obligée de forcer le passage, sans issue de secours ou de corridor de fuite hors de l’artillerie adverse ;

Alors on appellera « quasi chaudron » une même zone qui n’est plus ravitaillée en armes, munitions, renforts et produits alimentaires et autres encore, que très difficilement, par peu de voies terrestres (routes, chemin de fer) aquatiques (fleuves, mer) ou aériennes, ou par des chemins compliqués et sous le feu ennemi.

Si tout se poursuit dans la même logique de progression russe, se pourrait être la situation dans quelques semaines à Lissitchansk qui a pour l’instant un côté fermé, le long de la Donetsk. Et dont on dit, depuis un certain nombre de jours déjà, que sa principale voie d’approvisionnement depuis Soledar / Bakhmout / Artemosk (ou Artemivsk ou Artiomovsk selon les graphies) est coupée ou en voie d’être coupée au niveau de quelques villages situés juste au Nord-Est de Bakhmout. Resterait alors la voie au Nord depuis l’ensemble Kramatorsk/Slaviansk par Siversk/Seversk.

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Église à l’intérieur des mines de sel de Soledar.

Soledar (dont l’un des quartiers se nomme Sol) est une ville de 11.000 habitants qui produit du sel depuis les années 80 du XIXe siècle. Il existe en ces lieux jusqu’à une profondeur de trois cents mètres une très vaste réserve de sel, des mines actives, mais aussi diverses galeries qui peuvent atteindre trente mètres de hauteur, aménagées et décorées, y compris un terrain de sport, pour des visites ou pour servir de salles de soins (entre 14° et 16°) dans le traitement des bronches ou de la peau en particulier. On y pratique également de la spéléologie. « Soledar » signifie : don du sel, ou don de sel (« don » dans le sens : offre, offrande, cadeau, présent). « Sel » se dit « sol’ » (соль) en russe, « sil’ » (сіль) en ukrainien, avec des « l » « normaux » non vélarisés. « Don » (cadeau) se dit « dar » (дар), aussi bien en russe qu’en ukrainien.

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J’ai dans des articles précédents classé la zone de Kramatorsk/Slaviansk dans celle des chaudrons, et celle de Siversk/Seversk dans celle d’un sac ou d’un nid, reprenant ce que d’autres me suggéraient : mais il serait plus juste d’en faire des sortes de forteresses qui sont potentiellement des chaudrons ou mini-chaudrons, car ils réunissent des contingents plus ou moins importants de soldats ukrainiens qui occupent des terrains très équipés défensivement et qui ne chercheront pas à se répandre, mais à résister, comme s’ils avaient déjà perdu la bataille.

Ou plus exactement qui s’attendaient à pouvoir conquérir plus ou moins facilement des forces républicaines faibles en armements et effectifs, mais certainement pas l’armée russe. Ces zones auraient servi de lieu de présence permanente et de retranchement impossible à franchir. Ce qui ne sera pas le cas maintenant vu la puissance de feu de l’artillerie russe et, au moment final, la présence de commandos d’hommes formés à la guérilla de rue, comme les Tchétchènes.

À propos de puissance de feu lorsque l’on voit par exemple, la zone de déploiement très limitée de Sivers’k et son isolement entre les deux gros morceaux Slaviansk / Kramatorsk d’un côté et Severodonetsk / Lissitchansk de l’autre (la fin de l’armée ukrainienne à Severodonetsk se précise un peu plus chaque jour), on peut s’attendre à ce qu’elle finisse en sac, petite zone totalement bloquée, pour ne pas dire en nid, ou pour employer une autre expression en « sac à feu » (« kill zone » en anglais), on pourrait dire encore « nid brûlant », « nid d’enfer », zone de destruction intensive, qui sera inlassablement soumise à un feu d’artillerie dantesque et devra se rendre au final par manque de tout. À la condition que les bunkers (s’il en existe ou existe encore) soient suffisamment résistants.

Couper en deux chaudrons Ouest (Slaviansk/Kramatorsk) et Est (Lissitchansk et ce qui reste de Severodonetsk) se fera très probablement au Nord à partir de la cité de Sivers’k et est en train de s’accomplir, comme déjà dit, au Sud depuis la trouée initiée à partir de Popasnaïa.

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Comme autres exemples de sacs ou de nids on peut reprendre comment s’est présentée la fin de la bataille de Marioupol.

On voit sur la carte ci-dessus la présence de deux sacs et d’un nid. Au centre un chaudron * qui lui-même s’est scindée en trois avec :

— au Nord, une concentration de militaires ukrainiens dans les usines Ilyich et Azovmash. Certains ont essayé de s’en échapper, mais se fut un échec (tués ou prisonniers), les Russes purent également récupérer des éléments étrangers dont un ex haut officier canadien.

— au Sud la fameuse usine Azovstal qui a fini comme vaste nid (nid à rats) avec sortie des civils et reddition de nombreux soldats ukrainiens, dont un bon nombre de bandéristes, ainsi que d’éléments étrangers « officiels » (instructeurs) et « officieux » (mercenaires divers).

— au Sud, autour du port (à gauche), une zone isolée, un nid urbain qui n’a pas tenue très longtemps car sans base de repli ;

— au Nord-Est d’Azovstal, un petit nid urbain qui n’a pas pu tenir longtemps également.

* Le mot que l’on utilise généralement en français est celui de poche. De dimensions très variables. Ainsi en a-t-il été de beaucoup de zones littorales pendant la Seconde guerre mondiale. Avec les poches de Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Le Havre, Boulogne-sur-Mer, Calais libérées vers l’été 1944. Puis des poches de Royan et de la Pointe de Grave en avril 1946, et enfin de Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et des îles anglo-normandes, libérées en mai 1945.

Tandis que les gens qui avaient fini par fuir les villes étaient reçus comme des réfugiés à la campagne, les gens qui se trouvaient dans la zone de la poche étaient dénommés : empochés. Mes parents qui avaient quitté une ville maritime ouvrière pour se réfugier plus à l’Est à la campagne — à Notre-Dame des-Landes pour ne pas nommer ce village qui a connu ces dernières années son moment de célébrité — auprès de la famille de mon père, durent se faire accepter en tant que « r’fugieux » ; un dicton local disait : « Les vents d’Ouest n’apportent que du mauvais temps et des mauvaises gens ! » Pour le mauvais temps, ce n’est pas faux, c’est le vent dominant, de « norouêt » qui amène la pluie, de « surouêt » qui amène la tempête.

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Notules diverses

I — Retour sur la destruction du navire-amiral russe le Moskva — Extrait de l’article : 50eme Jour de l’Opération spéciale russe. Les choses deviennent-elles plus claires ?

Source : The Saker’s Blog du 15 avril 2022 ; traduction publiée le 16 avril 16 2022, par Wayan (https://lesakerfrancophone.fr/50eme-jour-de-loperation-speciale-russe-les-choses-deviennent-elles-plus-claires)

Le Moskva a été touché par quelque chose à environ 50 km au sud de l’île des Serpents, ce qui signifie qu’il surveillait probablement aussi les mouvements des navires en provenance ou à destination de la Roumanie. Franchement, ce n’est pas une tâche pour un croiseur à missiles guidés.

Aparté : Quant à la cause réelle de l’explosion, je pense qu’il s’agit d’une mine ukrainienne détachée par la récente tempête et dérivant vers le sud, que les Russes n’ont pas détectée. Cela expliquerait la brèche dans la coque du Moskva, qui a ensuite pris l’eau et coulé alors qu’il était remorqué. Je ne crois toujours pas à la version des « 2 Neptunes ukrainiens », ne serait-ce que parce que le Moskva avait de très solides défenses aériennes et que le mauvais temps rend le déminage très difficile. Mais nous ne le saurons probablement jamais avec certitude, à moins que les membres de l’équipage ne révèlent ce qui s’est réellement passé.

(jpf) On nous dit que l’Otan et les anglais en particulier pourraient y être pour quelque chose, depuis le port d’Odessa. Avec l’aide bien évidemment de satellites.

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II — J’ai déjà évoqué le rôle joué par les oligarques en Ukraine, je voudrais redire ici que ces personnages ont su jouer des uns contre les autres lors des élections depuis « l’indépendance » de l’Ukraine. Dans la série d’articles que Thierry Meyssan consacre à l’Ukraine sur Voltairenet.org il écrit à un moment (article treize) : « Progressivement toute la vie politique et économique fut contrôlée par le président Ianoukovytch via sa formation politique, le Parti des régions. Cinq oligarques furent exclus du système. Ils ne tardèrent pas à s’allier avec les straussiens et les bandéristes pour reprendre le pouvoir. »

Quand Meyssan parle des straussiens, il fait référence à un groupe d’élèves «  tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde » que le professeur de philosophie germano-étasunien Leo Strauss aurait formés à une théorie assez simple finalement : le meilleur moyen de ne pas être victime d’une politique anti-juive, c’est de développer une forme de dictature juive en s’infiltrant dans les instances dirigeantes de l’empire nord-américain. « Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». » précise encore Meyssan.

C’est ainsi qu’on retrouve aujourd’hui encore ces éléments ou leurs continuateurs parmi les pires éléments mondialistes, les néo-conservateurs maladivement « faucons », bien présents en particulier dans les « hautes sphères » « démocrates » ou à l’occasion dans les milieux gauchistes (trotskistes) nord-américains.

Il n’y a dans ce milieu aucune espèce de morale, l’important étant de pousser au mieux les divisions au sein des diverses sociétés du monde pour entretenir le chaos et donc tenir le monde ainsi, et en tirer profit (de pouvoir et de finance) dans un esprit ultra-libéral.

Le vieux « diviser pour régner » et sans aucun état d’âme. Ce n’est finalement qu’une manière d’entretenir et développer, le temps nécessaire, la chienlit et au final à détruire les économies nationales, les peuples, les pays, par le soutien à toute entité quelle qu’elle soit à la condition qu’elle présente le plus de marques possibles d’une idéologie rétrograde, totalitaire, réactionnaire, anti-démocratique qui soit. Ce qui n’est pas neuf mais une pratique qui remonte au moins au début du XXe siècle dans la politique étrangère et les pratiques géo-politiques nord-américaines (voir ce qui s’est passé déjà lors des deux premières guerres mondiales lorsque la diplomatie et la finance anglo-saxonnes sont intervenues dans la Révolution bolchevique, l’aide au nazisme, l’aide au soviétisme, le sionisme…) La seule différence étant que des éléments juifs ont désiré être partie prenante du programme mondialiste de l’empire. Sans aucun idéalisme, et d’une manière totalement pragmatique.

Cf. l’article de Thierry Meyssan : Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens — https://www.voltairenet.org/article215852.html.

Ce qui n’est finalement pas plus étonnant que l’attitude d’une partie des Juifs russes au moment de la révolution, puis la place occupée par ces derniers au sein des instances de la dictature soviétique. Alors, aujourd’hui pourquoi pas une action commune avec les bandéristes. Il y a du vice accompli chez certains Juifs, ou reconnu comme tels, à soutenir des éléments bandéristes anti-juifs. Mais la chose importante est que ces anti-juifs sont plus encore des ennemis jurés des Russes. Et ce n’est pas une élucubration de l’écrire quand on voit la manière d’agir d’un Zelensky qui est Juif lui-même.

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III — D’ailleurs voici une réflexion de Nietzsche qui semble être assez à propos en ce contexte : « Or les juifs sont la race la plus énergique qu’il y ait dans l’Europe actuelle ; ils savent tirer parti des pires conditions et ils le doivent à l’une de ces vertus dont on voudrait aujourd’hui faire des vices ; ils le doivent surtout à une foi robuste qui n’a pas de raison de rougir devant les idées modernes ; ils se transforment, quand ils se transforment, comme l’empire russe conquiert : la Russie étend ses conquêtes en empire qui a du temps devant lui et qui ne date pas d’hier, — eux se transforment suivant la maxime : « Aussi lentement que possible ! » Le penseur que l’avenir de l’Europe préoccupe doit compter avec les Juifs et les Russes comme avec les facteurs les plus certains et les plus probables du jeu et du conflit des forces.» (Par-delà le Bien et le Mal, § 251).

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IV — Réflexion d’un quidam sur Internet : « Ben oui, c’est le « Lebensraum » [espace vital] des USA qui soigne la faillite de leur État, en imprimant du dollar au kilomètre ; mais pour faire fonctionner la martingale, il faut adosser le dollar au contrôle de la production de matières premières. Contrôler des territoires qui produisent toutes les matières premières, essentielles à une économie moderne, serait ainsi la solution. Donc n’en doutez pas, les Anglo-saxons et leur aristocratie khazare, se battront contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien, et jusqu’au dernier euro du dernier européen…

L’Occident décadent est foutu, on ne peut rien construire de durable, sur le mensonge, le vol, le meurtre et l’abrutissement de la masse.»

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V — Il y a plusieurs couches dans le feuilleté que nous sert l’otan. Qui n’est pas sans rapport avec l’histoire de chaque pays, sa situation géographique, sa place au sein des divers groupes de langues européennes. Et sur les formes différentes de nationalismes (dits ou non-dits) ou mondialismes (si l’on peut dire, les nuances, les visées lointaines) de chaque pays. Dans les « élites » mais aussi dans les populations.

On voit chaque jour que ladite Union Européenne se clive de plus en plus en plusieurs morceaux plus ou moins nets.

On voit des petits pays crétins comme la Lituanie bloquer le commerce entre la région russe de Kaliningrad et la Russie via la Biélorussie, pays allié étroitement à la Russie.

On voit la Pologne participer activement à l’œuvre de destruction kiévienne de l’Ukraine (aide militaire pour l’envoi d’armes et de munitions, dont aussi un bon contingent de mercenaires) ne cachant pas son désir de récupérer des territoires ukrainiens perdus au moment de la Seconde Guerre mondiale.

Autrement dit la Galicie ukrainienne au sens large, région où se trouvent des minorités polonophones, mais aussi le cœur même du bandériste qui, pendant la Seconde guerre mondiale, s’est fait la spécialité de terroriser, tuer, assassiner tout ce qui n’était pas ukrainien dans la région, ou même pas suffisamment ukrainien à son goût ; et dont on voit que l’idéologie est encore pleinement active, même si elle est actuellement tournée plus contre les Russes que contre les autres entités humaines.

Tout y est passé à divers moments de la Guerre : Polonais (la Galicie était polonaise et Lviv était alors une ville encore largement polonaise), Hongrois, Roumains, Ruthènes (trois minorités du Sud de la Galicie), Allemands (les envahisseurs, et ceci même après qu’une partie des bandéristes et assimilés eut « travaillée » avec la Gestapo, avant- guerre), Russes et autres ethnies de l’Armée Rouge, Juifs (les « petits Juifs » les plus intégrés), Tziganes… Sans oublier les Ukrainiens « normaux » et non fanatiques dont nombre furent trucidés, car pas assez et pas bons Ukrainiens ! Comme aujourd’hui en fait.

Je ne vais pas développer ici une analyse pays par pays, mais on peut retenir l’attitude ferme (du moins pour l’instant) de la Hongrie pays qui a toujours défendu son originalité linguistique et ethnique avec force y compris même dans les extrêmes, mais ce n’est pas le sujet ici.

On peut constater que parmi les plus acharnés à en découdre se trouvent tous les pays les plus proches du monde anglo-saxon par la langue ou la religion (du moins dans la tradition). Pour généraliser on pourrait dire que cela réunit le monde anglophone ou largement anglophonisé, doublé du monde de la tradition protestante luthérienne (qui révèle moins une forme de religion qu’une configuration de pensée, une mentalité). On peut mettre dans cet ensemble le monde germano-scandinave. On pourrait dire également l’Europe du Nord.

Mais au-delà de ce rapprochement apparent, il n’est sans doute pas faux de dire, à la suite de certains, que l’Europe en soi est le véritable ennemi des Anglo-saxons, et qu’actuellement la Russie n’est que l’outil pour parvenir à ses fins…

Dans cette destinée sordide, les pays du Sud et les pays latins en particulier (ou disons le monde gréco-latin) sont à la traîne, pour ne pas dire à la ramasse. À la ramasse financière, à la ramasse économique, à la ramasse culturelle, et même à la ramasse militaire. À la ramasse civilisationnelle. Et pour certains, colons déjà en très grande partie déchus et virés immigrationnistes.

Dans l’axe Washington, Londres, Bruxelles, le troisième, celui de l’Union Européenne, ne compte que pour du beurre. Il en va de même de l’axe Berlin, Paris, Rome, des débuts de la CEE, ou Paris et Rome font figures de soumis et de perdants.

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VI — Se rappeler que le Defense Lend-Lease Act, loi prêt-bail de défense en faveur de l’Ukraine a été introduit au Sénat étatsunien en date du 19 janvier 2022 : tandis que l’acte fondateur de l’intervention russe (reconnaissance des deux républiques du Donbass) ne date que du 22 février 2022 (22/2/2022).

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Zbigniew Brzeziński (1928-2017) politologue américain d’origine polonaise, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981, a dit en 1977 : « Il faut encercler la Russie pour la séparer de l’Europe et de la Chine, la vider de ses matières premières et pour ce faire construire une ceinture de guerres et de feu tout autour du monde. »

Et cela fait, fort heureusement, quarante-cinq ans que cela ne fonctionne pas. Même si un temps, juste après la chute de l’URSS, avec Ieltsine, l’alcoolo, tout sembla possible en ce domaine.

On peut remarquer que, chez les Étatsuniens en particulier, parmi les pires ennemis des Européens — tout ça sur un fond d’anti-soviétisme devenu totalement inactuel — se trouvent des gens d’origine européenne. Un exemple bien connu est cette infecte Madeleine Albright (1937-1922) qui a tenu des propos répugnants sur les Serbes et aussi les Irakiens, et d’autres encore.

De fait, l’anti-Russisme s’est longtemps caché derrière l’anti-soviétisme. La meilleure preuve en est que la Chine est devenue fréquentable le jour où le PCC n’a pas disparu mais s’est tout simplement ouvert, pour ne pas dire converti au capitalisme dit libéral. La forme politique importe peu, seule compte la forme économique pour les dirigeants des États-Unis (fort affaiblis en ce moment et pour longtemps j’espère, pour notre bonheur à nous aussi!). Eux seuls ont le droit au protectionnisme et toute autre forme de gestion étatique de tout autre pays est pour eux intolérable. Cf. Le Venezuela par exemple.

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Retour sur un fait militaire passé :

Mer Noire : l’Ukraine et l’OTAN ont perdu

la bataille de l’île aux Serpents contre la Russie

très large extrait de l’article du mercredi 11 mai 2022 de Karine Bechet-Golovko

Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/mer-noire-lukraine-et-lotan-perdent-la.html

L’île aux Serpents, ou île de Zmeiny, est un caillou de quelques kilomètres carré situé en mer Noire, non loin de la Roumanie, où se trouvaient les gardes-frontières ukrainiens au début du conflit, qui furent délogés par l’armée russe sans aucune difficulté. Depuis tenue par la Russie, cette île stratégique, qui devait être reprise par les Ukrainiens pour le 9 mai sur ordre des Britanniques, a conduit à une défaite significative de l’OTAN dans cette bataille – l’armée ukrainienne et la technologie otanienne y ont été écrasées par l’armée russe.

L’île aux Serpents est considérée comme stratégique en raison de sa situation : proche de la Roumanie, à portée de tir de l’Ukraine, si elle a été prise sans combats particuliers au début du conflit, malgré Zelensky qui décorait post-mortem des soldats ukrainiens s’étant simplement rendus, l’OTAN voulait reprendre ce bout de terre.

Les Britanniques ont donc donné l’ordre à Zelensky de lancer cette opération, qui a transmis l’ordre malgré l’opposition de son état-major, qui n’y voyait pas de perspectives – et qui avait raison. Mais les autorités locales, sur des questions aussi importantes, n’ont pas leur mot à dire face aux autorités de tutelle, personne ne leur a demandé leur avis, les armes fournies doivent être utilisées comme les commanditaires le veulent.

Et les médias occidentaux sont eux aussi partis à l’attaque, des navires russes auraient été coulés, les drones turcs, pardon ukrainiens attaquent l’armée russe et mènent la terreur, CNews nous fournit une belle page de propagande, à la suite de laquelle on attend la victoire triomphante de l’Ukraine […] Nous avons également eu droit à la Russie harcelée, qui semble devoir tomber rapidement […]

Et pour finir cet article, la déclaration des Ukrainiens prévoyant que la Russie allait fêter le 9 mai avec cette île au fond de la mer … Or, depuis, rien, pas une information mise en avant. Et pour cause, l’armée ukrainienne et l’armement de l’OTAN sont au fond de la mer Noire, ils ont perdu la bataille de l’île aux Serpents.

Selon le rapport du ministère russe de la Défense, l’Ukraine a perdu environ 50 hommes, 30 drones de combats, 3 bombardiers SU-24, 1 chasseur SU-27, 10 hélicoptères dont des MI-8 et MI-24 (en plus des 6, qui ont été détruits directement à Odessa), 3 navires d’assaut amphibie avec les groupes d’assaut. 

Bref, c’est une catastrophe pour l’Ukraine … et une gifle pour l’OTAN. Cette « aventure », pour reprendre le terme justement employé par le ministère russe de la Défense au sujet de cette bataille, est très significative : significative de l’absence totale de respect de la vie humaine des soldats ukrainiens pour ces curateurs de l’OTAN, significative de la dimension « show » de cette guerre pour les donneurs d’ordre et de fonds, qui suivent leur calendrier politique. Ils sont manifestement prêts à utiliser l’Ukraine jusqu’à sa dernière goutte de sang, et c’est bien avec le sang de ses compatriotes que Zelensky paie les armes et les fonds qui lui sont attribués.

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Source : lecridespeuples.fr du 18 juin 2022

Interview de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à l’agence de presse TASS, Saint-Pétersbourg, 16 juin 2022.

Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Question: Je voudrais commencer par le dossier ukrainien. Quelle voie la Russie voit-elle vers un règlement ? Qu’en est-il des négociations ? Est-il possible de dire que, pour diverses raisons, ni Kiev ni la Russie n’ont besoin de ces négociations ?

Réponse: La Russie voit le règlement comme le Président Vladimir Poutine l’a expliqué à plusieurs reprises. Nous défendons le Donbass. Nous avons été contraints de reconnaître l’indépendance de la République populaire de Donetsk (RPD) et de la République populaire de Lougansk (RPL). Au cours des huit dernières années, après le coup d’État en Ukraine, après que nous ayons arrêté le conflit sanglant, signé les Accords de Minsk [en présence de l’Allemagne et de la France] et approuvé ceux-ci au Conseil de sécurité de l’ONU, pendant toutes ces longues années, le régime de Kiev et l’Occident qui le supervise refusaient catégoriquement d’accomplir ces accords, et nous n’avions pas d’autre choix que de reconnaître l’indépendance de la RPD et de la RPL.

Nous défendrons leur indépendance sur le territoire où un référendum a été organisé en 2014. Ce processus se déroule, bien sûr, non sans difficulté. La résistance des néonazis, élevés au fil des ans à Kiev avec l’aide d’instructeurs occidentaux, est vraiment féroce. Beaucoup d’entre eux utilisent toutes sortes de stupéfiants qui les privent complètement de la peur. Néanmoins, je suis convaincu que l’opération se développe au rythme nécessaire pour sauver au maximum la population et minimiser les risques pour les civils vivant sur ces territoires. Le Président russe Vladimir Poutine l’a évoqué à plusieurs reprises dans ses discours, et je l’ai dit plusieurs fois.

Peu de temps après le début de l’opération militaire spéciale, Vladimir Zelenski a proposé d’entamer des négociations. Nous avons immédiatement répondu. À un moment donné, fin mars 2022, ces négociations (lorsqu’il y a eu une réunion à Istanbul) ont abouti à un résultat qui nous a donné à tous de l’espoir. Pour la première fois, la partie ukrainienne a mis sur papier une position qui nous convenait comme une base pour commencer le travail. Quelques jours plus tard, ils l’ont abandonnée. Entre ces événements, il y a eu une provocation à Boutcha, dont l’Occident ne veut maintenant même plus discuter, bien que de nombreux faits aient déjà été révélés prouvant qu’il y avait une mise en scène complètement hypocrite et cynique. Et depuis la mi-avril de cette année, la partie ukrainienne ne répond pas aux propositions que nous lui avons transmises sur la base de ses propres initiatives. Silence absolu.

Il s’agit maintenant d’organiser la vie sur les territoires libérés. Vous voyez la réaction des habitants de ces territoires (en RPD, en RPL, dans la région de Kherson, à [de] Zaporojie, et sur d’autres territoires de l’Ukraine). Les gens veulent reprendre une vie paisible sans éprouver constamment la peur des néonazis qui les intimidaient depuis toutes ces longues années. Ils détermineront eux-mêmes comment ils vont vivre. Si la partie ukrainienne montre qu’elle comprend la nécessité de conclure certains accords, nous y sommes prêts. Mais ils ne l’ont pas montré.

Question: Le Conseil de sécurité de la Russie a déclaré à plusieurs reprises que la Pologne engageait des actions pour exploiter le territoire ukrainien. Quels faits avons-nous ? La Hongrie et la Roumanie pourront-elles participer à ce partage?

Réponse: Le passeport polonais était valable pendant de nombreuses années en Ukraine et dans un certain nombre d’autres anciennes républiques soviétiques. La Pologne annonce qu’elle est prête à lancer une opération de maintien de la paix dans l’ouest de l’Ukraine. Lors de la visite du Président polonais Andrzej Duda, l’Ukraine a adopté « en fanfare » une décision de la Rada (parlement ukrainien) mettant au pied d’égalité les Polonais et les Ukrainiens dans tous leurs droits, à l’exception du droit de vote. Personne ne considère cela comme honteux. Toutes ces années, l’Occident réagissait avec hystérie au fait que nous ayons décidé de délivrer des passeports russes aux résidents du Donbass. L’Occident faisait une crise de colère et n’a pas mentionné en un mot que cette pratique était utilisée depuis longtemps par la Pologne et la Roumanie.

Dans la région de Tchernovtsy en Ukraine, plus de la moitié des habitants ont la nationalité roumaine. la Roumanie y met en œuvre et finance des programmes de développement des liaisons transfrontalières. À peu près la même chose que nous avons faite lorsque nous espérions encore la mise en œuvre des Accords de Minsk[-II], en développant des liens économiques avec le Donbass étant donné que Kiev avait déclaré un blocus économique total, de transport et autre contre ces deux républiques. La Roumanie le fait depuis longtemps. Elle développe des contacts sociaux. Personne n’en parle de manière négative. Cela est considéré dans l’ordre des choses, parce que ce sont des membres de l’OTAN, des gens respectables. Tout leur est permis. Ils ont leurs propres règles. En ce qui concerne la Hongrie, je sais qu’en Transcarpatie, dans les régions où vivent les Hongrois, ils ont leur propre langue, ils l’enseignent. La Hongrie, en tant que pays qui considère ces gens comme ses compatriotes, les soutient, aide à dispenser un enseignement en langue hongroise.

Si le régime ukrainien n’avait pas lancé une attaque frontale contre les Russes et «en catimini» n’avait pas tenté d’interdire la langue hongroise et la langue roumaine (lorsque les Ukrainiens ont adopté la loi sur la langue d’État qui stipulait que seule la langue ukrainienne pourrait être utilisée non seulement dans les affaires officielles entre les citoyens et les États, mais aussi dans la vie quotidienne), mais simplement avait accompli les Accords de Minsk, dont le sens principal est un statut spécial, et il est basé sur le droit à la langue natale, rien ne se serait passé. Nous serions prêts à développer des relations dans le cadre de la mise en œuvre des Accords de Minsk. Ils l’ont également refusé. Je ne peux donc pas imaginer aujourd’hui le sort de cette Ukraine, compte tenu de la politique menée par ce régime ouvertement néonazi.

Voici à quoi pourrait ressembler l’État-croupion d’Ukraine si l’Orient russophone et russophile était annexé [et le Sud] par la Russie et l’Occident par la Pologne. Cette carte circule depuis 2014.

Question: Quand et où aura lieu le tribunal international des membres des formations militaires ukrainiennes ? Dans le Donbass, probablement, ils ont déjà annoncé de manière rhétorique la participation possible de l’UE et des États-Unis. Que pensez-vous de cela ?

Réponse: Il s’agit d’une initiative des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Autant que je sache, ils mènent des activités pour préparer ce processus et recueillent des informations. Ils ont envoyé des propositions de coopération aux structures compétentes de la Fédération de Russie et d’autres États. Ils ont invité l’Union européenne et les États-Unis à coopérer. Je suis convaincu qu’avec nos amis du Donbass nous n’avons rien à cacher. Voyons quelle sera la réaction. Nous n’avons aucun doute qu’il y aura certainement des experts étrangers.

Nous sommes prêts à mener toutes nos actions politiques en toute transparence pour clarifier certains événements. Des faits terribles ont été révélés sur l’activité biologique militaire dans laquelle les Américains étaient engagés en Ukraine, et pas seulement les Américains, mais aussi les Allemands. Trois dizaines de laboratoires dans 15 villes d’Ukraine étaient à un stade très avancé dans le développement d’agents pathogènes extrêmement dangereux et préparaient des expériences sur des personnes. Notre Douma (chambre basse du parlement russe) et le Conseil de la Fédération (chambre haute) ont créé une commission spéciale qui enquêtera sur ces faits. Nous avons invité des représentants américains à venir sur place et à participer à ces auditions, d’autant plus que la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, s’exprimant lors des auditions au Sénat américain, a déclaré que ces laboratoires contenaient des informations qu’ « il valait mieux ne pas donner aux Russes ». Nous pensons qu’une discussion franche s’impose. De la même manière, nous seront ouverts dans le cadre de la préparation du procès, du tribunal spécial pour les crimes de guerre en Ukraine.

Question: Vous êtes bien sûr au courant du projet Horloge de l’apocalypse. Une question simple et en même temps difficile: quelle heure est-il maintenant à Moscou, et quelle heure est-il à Washington ?

Réponse: Vous savez, maintenant je ne suis plus le projet. À un moment donné, il était minuit moins sept. Je ne sais pas où est l’aiguille actuellement [elle est à minuit moins cent secondes].

Mais si nous parlons de Moscou, alors nous sommes le principal initiateur des déclarations faites lors des sommets de la Russie et des États-Unis et qui ont été faites au nom des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, selon lesquelles il ne peut y avoir de gagnant dans une guerre nucléaire, elle ne devrait donc jamais être déclenchée. C’est notre position. Nous nous y tenons fermement.

UKRAINE. DIRE LA VÉRITÉ ET DIRE CE QUE L’ON VOIT EST UN CRIME

Source : https://brunobertez.com/2022/06/16/ukraine-dire-la-verite-et-dire-ce-que-lon-voit-est-un-crime/

16 juin 2022

Le gouvernement allemand a ouvert une procédure pénale contre Alina Lipp, une journaliste allemande indépendante vivant à Donetsk, pour avoir rapporté que les habitants du Donbass soutenaient l’opération spéciale russe et que l’Ukraine tuait des habitants du Donbass depuis plusieurs années

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Je m’appelle Alina Lipp, je suis une journaliste allemande indépendante vivant à Donetsk.

Je vis ici depuis six mois maintenant, racontant aux Allemands ce qui se passe dans la région du Donbass et en Ukraine, et c’est pour cela que les autorités allemandes ont commencé à me poursuivre.

Ils ont d’abord supprimé mon matériel Internet, puis ils ont bloqué mon compte bancaire, bloqué le compte bancaire de mon père, et hier j’ai reçu cette lettre des autorités allemandes qu’ils ont ouvert une affaire pénale contre moi.

Pour les Allemands, le soutien de l’opération spéciale de la Russie en Ukraine est déjà un acte criminel, pour lequel vous pouvez évidemment écoper de trois ans de prison. Dans leur lettre, ils écrivent que le 24 février, j’ai publié un article sur Telegram disant que la dénazification avait commencé et que les habitants de la région du Donbass soutenaient la Russie et leur décision de lancer cette opération spéciale, et je disais aussi que Les Ukrainiens tuaient les gens ici dans le Donbass depuis plusieurs années déjà.

Ils écrivent également que le 12 mars, j’ai publié une vidéo dans laquelle je disais que l’Ukraine commettait un génocide dans le Donbass.

Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de leur lettre ils écrivent qu’ils ne vont pas m’inviter à une audience car cela perturberait les investigations.

D’accord, c’est très intéressant, alors ils me persécutent, mais ils ne veulent pas m’écouter.

Ce qui est, soit dit en passant, aussi intéressant [c’est] que sur cette page, il y a un grand Z en haut, et le Z est également déjà interdit en Allemagne, car c’est un symbole pour soutenir l’opération spéciale de la Russie, et pour cela, vous devez payer.

Ce qui m’arrive maintenant peut maintenant arriver à tous les journalistes et blogueurs indépendants, et c’est pourquoi je voudrais vous proposer, chers collègues, que nous allons commencer à travailler davantage ensemble pour nous soutenir mutuellement contre la censure en Occident.

Il y a quelques collègues à moi, des collègues internationaux indépendants, nous avons déjà commencé un tel projet, et si cela vous intéresse, vous pouvez m’écrire, et nous allons travailler ensemble. que nous allons commencer à travailler davantage ensemble pour nous soutenir mutuellement contre la censure en Occident.

***

Ce qui est à noter est que le pays qui pourchasse Alina Lipp a pour actuel gouvernement, une « union de la gauche » dont ses membres sont tous hystériquement « anti-fascistes », du moins en théorie. Constitué de sociaux-démocrates, d’« écologistes » et de dits libéraux.

Une cohorte de traîtres et de vendus dont les plus incroyables sont sans doute les « écolos » qui au nom d’une idéologie anti-russe totalement irrationnelle réclame à cor et à cri, et cela va se faire, la réouverture des centrales thermiques à charbon pour ne pas utiliser de gaz russe, tout en préconisant le développement des éoliennes non rentables et destructrices des paysages, et réclamant de taxer au maximum l’énergie nucléaire, tout en n’ayant rien à dire sur d’autres sources d’énergie réellement alternatives.

Ce sont les mêmes (en France comme en Allemagne) qui ont poussé l’Union Européenne à interdire à terme les voitures à essence et à gazole (sauf les voitures de collection pour la caste) pour les remplacer par des voitures électriques qui vont réclamer des quantités énormes d’électricité et de production de batteries.

Ce sont ces mêmes qui adhèrent sans discussion au grand mythe de la Seconde guerre mondiale, doxa des vainqueurs qu’il est interdit de contester (comme il est mal vu de relativiser notre « libération » par les étatsuniens), tout en venant nous dire que les nationalistes ukrainiens sont de gentils et nobles opposants à la barbarie russe.

Menteurs une fois, menteurs toujours et manipulateurs de l’opinion.

J’ai encore le souvenir parmi des écolos des années 80/90, quand je les fréquentais, de certains qui se posaient déjà la question (plus ou moins sérieusement) de savoir s’il ne faudrait pas imposer un jour (mais cela semblait du domaine de l’utopie) une dictature écologique pour obliger les gens à agir « comme il faut », à marcher droit.

Je voyais ça comme une idée en l’air. Eh bien, je crois que l’on y est. Mais le pire, c’est que ce n’est pas pour un quelconque progrès, mais pour une régression sociale crasse et pour satisfaire à l’idéologie totalitaire et dictatoriale mondialiste !

Je viens d’écrire : « du domaine de l’utopie ». Mais il faut bien se dire que très généralement tout ce qui relève de l’utopie et qui se réalise finit très généralement en cauchemar pour les uns ou pour les autres. Il suffit de voir ce qu’est devenue par exemple l’utopique « dictature du prolétariat » en Russie soviétique ou l’utopique « royaume de Sion » en Palestine occupée.

Mais finalement on a bien fini par comprendre que ces « anti-fascistes » sont en fait les individus à la remorque de l’impérialisme mondialiste occidental pour qui, ceux qui ne sont pas directement d’accord avec eux, sont contre eux. Et qui, en étant contre eux, sont donc la lie de la société, puisque ces « anti-fascistes » patentés sont les phares illustres, l’excellence, la caste de l’élite supérieure de la société.

C’est pourquoi ils sont tout prêt à accorder les notions de Beau, de Bien, de Bon et de Vrai à toutes leurs élucubrations. Et dénier tout aspect humain à ceux qui osent les contester. Ou simplement douter : on a vu ainsi des « écolos » à la ramasse pendant deux ans de covidisme, ne se posant aucune question sur un pseudo-vaccin et réclamant, comme les autres, les discriminations sociales et l’apartheid sanitaire !

C’est pourquoi ils vont vous dire que ce sont les Russes qui génocident les ukrainiens, alors que c’est l’inverse qui s’est passé et se passe encore depuis 2014 ; que les Russes sont des barbares, alors que ce sont les bandéristes qui le sont ouvertement et aux yeux de ceux qui veulent bien voir.

Il y a beaucoup de mensonges éhontés mêlés de croyances chez eux. De croyance en particulier en la supériorité de l’Occident (alors qu’il est en ce moment en train de courir à sa ruine finale). Et y compris en sa supériorité même dans ces domaines les plus inhumains (les plus anglo-saxons qui soient) comme les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et les bombes incendiaires sur Dresde. Pour en rester à ces seuls exemples.

Je crois même que ces engeances aux cerveaux nébuleux « écolos » et autres « de gauche » ou « de droite », etc. — et plus généralement tout ce bloc historique présent qui vit sa décrépitude — ont quelques tendances à dégager des idées délétères fort gazolytes.

MOSCOU EXPULSE LE CONSEILLER CULTUREL DE L’AMBASSADE DE FRANCE POUR ACTIVITÉS SÉDITIEUSES

Dans la foulée de l’embrassade kiévoise de marky et zelenscon, on vient d’apprendre que rien de moins que le Conseiller culturel de l’ambassade (et non pas de l’embrassade) de France à Moscou a été viré de Russie comme un malpropre.

Que lui reproche-t-on ?

Tout simplement que ce haut fonctionnaire du Quai d’Orsay, très grassement payé par les contribuables français, cadre dirigeant de l’ambassade de France, s’il est protégé par un statut d’immunité diplomatique, est par contre tenu a un devoir de neutralité politique.

Ce qui veut dire qu’il est astreint, comme tout diplomate, à respecter la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, et notamment son article 41.1. qui précise :

«Toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités [diplomatiques] ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’Etat accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État».

Or, d’après les autorités russes, le Conseiller culturel de l’ambassade de France à Moscou dispose d’une ligne budgétaire annuelle pour financer des organisations politiques en Russie. Et plus précisément il a «mis en place des schémas de financement occulte en direction d’un média aujourd’hui interdit dans le pays, et de l’association Mémorial, dissoute l’hiver dernier.» Et a agit «d’une manière plutôt effrontée».

La Russie accusait, non sans raison, cette « Association de défense des droits de l’homme » d’être un sous-marin de la CIA. Comme le rappelle un article déjà ancien de Libération (du 27 janvier 2006) Memorial était financée à 100% par l’étranger et citait les fondations : – SOROS, – FORD (faux-nez de la CIA), – BÖHL (services secrets allemands)…
Cf. : https://liberation.fr/planete/2006/0

Mais L’ON ne « remarque » sans doute pas le problème en France où ON livre nos secrets d’État (y compris militaires) et la gestion catastrophique du pays, plus précisément la gestion de notre feuille de route européo-mondialiste, à des entreprises privées très généralement étatsuniennes liées, entre autres, à Big Pharma et à la CIA.

Tout en voyant un intérêt (maffieux) à supprimer notre Corps diplomatique !

ENCORE UN EXEMPLE DE NÉPOTISME MACRONIEN

Selon les gazettes, après sa défaite électorale, Blanquer bénéficie de la création expresse d’un poste à l’université Assas. « Chez les fachos d’Assas » comme on disait quand j’étais jeune, université qui était alors le repère national du GUD, le Groupe union défense, officine violente très extrême-droitière.

Le président de l’université Panthéon-Assas a été saisi d’une demande «exceptionnelle» : ouvrir un poste sur mesure pour accueillir l’ancien ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer, défait aux législatives.

Diverses petites choses sur le temps présent.

Le vent semble tourner en défaveur de l’impérialisme étatsunien y compris sur ses chasses gardées.

On apprenait le 7 juin qu’Andrés Manuel Lopez Obrador, le président du Mexique, pays principal partenaire des États-Unis en Amérique latine, ne se rendrait pas au Sommet des Amériques à Los Angeles. La raison : l’exclusion de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela de cette rencontre, car pour ces trois pays « les États-Unis continuent à avoir des réserves par rapport au manque d’espace démocratique et au respect des droits humains ».

Ce à quoi le président « de gauche nationaliste » (les gazettes) a répliqué par : « Je ne vais pas au sommet, parce qu’on n’invite pas tous les pays de l’Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles : l’exclusion », ajoutant qu’il ira voir Biden — avec qui il s’entendrait très bien — en tête-à-tête à la Maison Blanche en juillet prochain. Tout en précisant encore : « Je regrette beaucoup cette situation, mais je n’accepte pas que quiconque se place au-dessus des autres pays. Je n’accepte pas l’hégémonie, ni de la Chine, ni de la Russie, ni d’aucun pays ».

Puis le 11 juin, on a appris que le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega autorisait le déploiement de troupes, d’avions et de navires militaires russes au Nicaragua à des fins de formation, de maintien de l’ordre ou d’intervention d’urgence. Un décret officiel autorisant, entre autres, « des missions d’aide humanitaire, de sauvetage et de recherche en cas d’urgence ou de catastrophe naturelle ».

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a commenté ainsi cette décision : « Nous parlons d’une procédure de routine – deux fois par an – pour l’adoption d’une loi nicaraguayenne sur l’admission temporaire de personnel militaire étranger sur son territoire afin de développer la coopération dans divers domaines, y compris les réponses humanitaires et d’urgence, la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue« .

Pendant ce temps le Venezuela, mis à mal par toutes les ingérences étatsuniennes (et européistes) et le soutien des gringos aux éléments bourgeois, putschistes, maffieux et suprématistes blancs du pays, ne semble toujours pas avoir promis quelque vente que ce soit de pétrole aux États-Unis (qui en a fait la demande) empire décadent englué dans ses sanctions ou pseudo-sanctions antirusses, et sa production de gaz de schiste de seconde zone. « Tu as mis un embargo sur notre économie, on s’en moque on fait des affaires avec d’autres ».

Pendant ce temps aussi l’Inde a multiplié par six ses achats de pétrole (à bon marché) à la Russie (Inde qui devrait en revendre une partie à la France!) et la Russie est maintenant le premier vendeur de pétrole en Chine.

On apprend également que le développement de l’axe Baltique-Caspienne-Inde-Asie est devenu une priorité en Russie tandis que la Chine est de plus en plus lancée dans ses « routes de la soie ».

Gelé depuis deux ans à cause de la covid, l’inauguration d’un pont routier d’un kilomètre de long entre la ville chinoise de Heibe et la ville russe de Blagovechtchensk au-dessus du fleuve Amour va être suivi dans les mois à venir par l’inauguration d’un pont ferroviaire en vue d’échanges commerciaux entre les deux pays tout à l’Est sibérien. Puis, par la construction d’un téléphérique entre les deux villes.

Il faut savoir que depuis 2009, Blagovechtchensk et Heibe constitue une agglomération transfrontalière avec une gestion administrative rapprochée. Le temps de la lutte entre le maoïsme chinois et le révisionnisme russe est bien révolu.

Extraits de l’article « Le Bunker », 3e saison d’Erwan Castel

Source : https://alawata-rebellion.blogspot.com/

pour voir toutes les illustrations et les vidéos, c’est ici :

« Le Bunker », 3ème saison

Erwan Castel article du 19 juin 2022

Sur ce front Nord du Donbass, l’Etat Major a opté pour une stratégie de mouvement fondée sur la sécurisation prioritaire de ses troupes d’assaut qui avancent sur 4 secteurs distincts dans une combinaison tactique du feu de l’artillerie qui permet de détruire l’avantage défensif des ukrainiens et préparer les assauts progressifs des russes et alliés, 

  • Au Nord, vers Slaviansk 
  • A l’Est, vers la libération totale de Severodonetsk
  • Au Sud Est, vers Zolotoe 
  • Au Sud, vers Artemosk

De son côté, l’Etat Major ukrainien est arcbouté à trois priorités:

  • Maintenir opérationnel un réseau de routes approvisionnant à l’Est de Kramatorsk le bastion de Severodonetsk / Lisichansk.
  • Résister le plus longtemps possible à Severodonetsk pour permettre l’arrivée de renforts matériels de l’OTAN et humains ave les brigades en formation,
  • Se préparer à la bataille de Slaviansk, au Nord de Kramatorsk dont les défenses sont déjà bombardées par l’artillerie russe.

Dans Severodonetsk, des combats font toujours rage autour de cette usine « Azot » dont l’encerclement final par les forces russes et leurs alliés n’est plus qu’une question d’heures, et si les ukro-atlantistes repliés dans ce Kombinat chimique datant de l’époque soviétique ne profitent pas de l’entr’ouverture existant encore au Sud de leur position pour tenter de rejoindre le reste du bastion situé à Lisichansk (de l’autre côté de la rivière Donets), alors nous assisterons probablement à une répétition du scénario d’Azovstal (entre le 21 avril et le 15 mai) ou plus de 2300 militants des dernières unités ukrainiennes de Marioupol s’étaient fait piéger comme des rats dans les souterrains de l’aciérie. 

« Azot », l’usine chimique de Severodonets est certes moins étendue que Azovstal mais elle dispose des mêmes caractéristiques infrastructurelles et humaines :

  • Complexe industriel lourd disposant de bâtiments solides et élevés et de souterrains profonds et bétonnés (anciens abris anti-atomiques soviétiques),
  • 2000 à 2500 combattants retranchés parmi lesquels de nombreux nationalistes ukrainiens et des mercenaires occidentaux plus nombreux qu’à Marioupol,
  • De nombreux civils (entre 200 et 500) toujours bloqués dans l’usine par les forces de Kiev pour servir de bouclier humain contre les tirs et d’otages pour éventuellement s’exfiltrer.

Situation à Severodonetsk au 18 juin 2022

Aujourd’hui l’étau se resserre autour des derniers combattants ukrainiens restés dans Severodonetsk et qui se sont retranchés à l’abri des souterrains de l’usine Azot et de leurs otages civils tandis qu’en surface, la présence des citernes [de produits] chimiques limitent les tirs des forces alliées les encerclant.

Dans toutes leurs batailles urbaines, les forces russes organisent des corridors d’évacuation des civils ainsi que de reddition des unités ukrainiennes encerclées. photo VCG 

Après avoir refusé l’évacuation de la totalité des civils qui étaient dans le complexe industriel tes forces ukrainiennes depuis deux jours tentent des négociations pour qu’ils puissent être évacués vers Lisichansk en même temps que leur propre repli militaire vers cette deuxième ville du bastion. Proposition évidemment refusé par l’Etat Major russe qui demande que soient utilisés les corridors humanitaires déjà opérationnels vers la République Populaire de Lougansk, en proposant aux forces ukrainiennes présentes de déposer les armes et se rendre.

Nationalistes ukrainiens du bataillon spécial Karpatka [Carpates ? Un indice sur leur lieu d’origine au Sud de la Galicie bandériste?] dans les sous sols de l’usine « Azot » de Severodonets

Dans un précédent article sur les occidentaux venus se battre pour le « Banderistan » étasunien, j’avais partagé une troisième vidéo de mercenaires étasuniens au combat dans Severodonetsk. Leur effectif exact n’est pas connu mais ont été confirmées des groupes de britanniques, d’étasuniens, de polonais et même de brésiliens appartenant soit à des bataillons spéciaux nationalistes soit à cette « Légion Internationale pour la Défense de l’Ukraine » qui compterait sur l’ensemble du front entre 3 000 et 20. 000 selon les sources extrêmes s’intéressant à elle.

Jordan Gatley, un des mercenaires britanniques

en Ukraine, tué à Severodonetsk le 10 juin 2022.

Dans cet article précédent le tweet d’un mercenaire US dénonce déjà  les pertes importantes subies par cette légion internationale et depuis, d’autres témoignages et documents le confirme : « it is a absolutle shit ! »

Autour de la zone industrielle « Azot » de violents combats continuent entre les forces ukrainiennes dont on estime leur effectif entre 2000 et 2500 combattants et les forces russo-républicaines qui progressent en sécurité mètre par mètre. Contrairement à l’aciérie d’Azovstal dont l’immense surface et la rareté de sites chimiques permettaient des bombardements massifs de son périmètre, l’usine Azot est plus insérée dans l’espace résidentiel et surtout dispose de plusieurs cuves de produis chimiques extrêmement dangereux. les forces alliées doivent donc avancer prudemment avec dans certaines zones des appuis feu limités à l’aviation d’attaque au sol seule qui peut garantir des tirs de précision aux rayonnements limités.

Le principal problème pour les forces ukrainiennes de Severodonetsk est que les trois ponts les reliant au bastion ukrainien de Lisichansk ont été détruits et que leur imbrication urbaine avec les forces russes ne permet plus un appui d’artillerie efficace pour leurs défense. Du coup les évacuations sont longues, difficiles par les moyens de fortune organisés sur la rivière Donets et surtout vulnérables car dès que les ukrainiens s’éloignent de la ligne de contact ils se retrouvent sous le feu de l’artillerie russe.

Dans les segments boisés de la rivière Donets, les

Ukrainiens tentent de bricoler des franchissements

Dans les zones résidentielles libérées par les forces alliés, la situation reste très tendue car les Ukrainiens poursuivent leurs bombardements depuis Lissitchansk et le principal travail des forces russes et républicaines sécurisant ses quartiers est d’évacuer la population loin des bombardements, Pendant les 4 derniers jours, plus de 1000 personnes ont pu ainsi être mises en sécurité loin du front. 

En périphérie Sud Est de Severodonetsk, le secteur de Meltikone a été entièrement libéré par les forces russes et républicaines qui ont sécurisé la zone jusqu’à l’aéroport de Severodonetsk inclus. Au cours de ces opérations, de nombreux soldats et militants nationalistes ukrainiens ont été fait prisonniers :

Entre Meltikone et l’usine Azot, le 24e bataillon spécial « Aïdar » a été vaincu, laissant sur le terrain de nombreux morts et blessés. Parmi les militants capturés on compte le commandant de « Aïdar » en personne, coupable d’avoir ordonné des exécutions sommaires et des tortures, ainsi que de beaux « spécimens » nationalistes montrant à quel point l’Occident ukro-atlantiste est dégénéré.

Il reste quelques groupes de ce bataillon néo-nazi, encerclées par les forces alliées entre Severodonetsk et la rivière et peut-être d’autres qui ont réussi à rejoindre l’usine « Azot ». Dans tous les cas cette unité a déjà rejoint dans les égouts de l’Histoire le bataillon « Azov » liquidé à Marioupol.

Ici un beau représentant de ces « guerriers de lumière » défendant les valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme, capturé à Severodonetsk par les méchants tchétchènes du méchant Kadyrov du méchant Poutine. Mais chut ! : « il n’y a pas de nazi en Ukraine ! ».

Il faut reconnaître que dans les bunkers ukrainiens, hier à Marioupol, aujourd’hui à Severodonetsk, demain à Avdeevka et jusqu’à Kiev, « il y a du lourd » en crétins et criminels !

Et pour finir en fanfare voici pendant la bataille de Severodonetsk l’utilisation d’un poste de tir antichar français « Milan » par….. les forces républicaines de Lougansk qui l’on trouvé dans un dépôt ukrainien capturé. Et les missiles français, que les ukropithèques ont oublié avant d’abandonner leurs positions leur sont aussitôt restitués, avec la méthode russe bien entendu!

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*

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En conclusion :

Je pense que l’Etat Major ukrainien a déjà retiré de Severodonetsk la plupart de ses unités régulières, fortement diminuées par un mois de combats et bombardements et pour certaines, peu motivées pour s’enfermer dans un nouveau bunker fatal, et qu’il réorganise la défense de ce bastion à l’Est de Kramatorsk à partir de Lisichansk Seuls sont restés dans Severodonetsk des têtes brûlées, nationalistes des bataillons « Aïdar » « Karpatka » and Co ainsi que des mercenaires étrangers comme les anglo-américains, les géorgiens et autres aventuriers se jouant des films jusqu’à leurs civières. 

Cependant, si les approvisionnements logistiques à l’Ouest de ce secteur sont maintenus ouverts suffisamment longtemps, il n’est pas exclu que l’armée ukrainienne qui a déjà concentré plus de 100. 000 hommes sur ce  front Nord du Donbass décide d’y jeter ses dernières forces pour tenter d’y gratter un avantage pour les potentielles négociations diplomatiques (Zelensky a encore le droit de rêver !)

En attendant la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine se poursuit dans le Donbass, contre  des ukropithèques enragés et lâches qui préfèrent bombarder des civils que d’affronter les forces russes et alliées puis de se terrer dans des bunkers, comme des rats dans des égouts, pour abandonner lamentablement leurs fantasmes criminels.

Erwan Castel

*

PS À propos de Zoloté/Zolotoé/Zolotoyé (la cité qui se trouve dans le coin droit du bas du quadrilatère bleu au centre de la carte, futur chaudron fermé plus ou moins sur trois côtés par l’armée alliée). (voir article du blog du 2 juin)

gutknecht

20 juin 2022 10 h 38 min

11h35 Les forces spéciales tchétchènes « AKHMAT » et les forces alliées ont commencé à libérer la banlieue de la ville de Zolote – Malaya Kamyshevakhi (vidéo)

Malgré cela, nos forces spéciales réussissent à capturer des points stratégiquement importants et à avancer systématiquement.

En même temps, les gars font sortir des civils de la localité, que les sbires nationalistes essaient d’utiliser comme boucliers humains.

Dans un proche avenir, nos forces spéciales débarrasseront complètement Malaya Kamyshevakha et la ville de Zolote des Ukronazis et des mercenaires, assurant ainsi l’avancée des troupes alliées vers Lisichansk.

Pour ce faire, nous disposons de tous les moyens et opportunités nécessaires que nous utilisons avec un maximum d’avantages.

https://vk.com/video279938622_456245674

HUMOUR ?

Trouvé en commentaire d’une vidéo dont l’objet était l’abstention des jeunes aux élections. Commentaire qui me semble être à prendre au premier degré. Par un ou une certaine « In love with the Republic of Taiwan » (?!), toujours ce grand courage des anonymes qui se cachent sous un pseudonyme dont ils sont seuls à comprendre le sens :

Le fond du problème : chaque année la société française devient de plus en plus anti-jeunes (- de 35 ans). La cause ? Une part croissante des ressources de la Nation sont détournées vers les vieux, sous forme de prestations de retraite et d’assurance-maladie. Cela fait moins de salaire net pour les actifs, notamment les jeunes, et concentre le patrimoine dans les mains des retraités. Solutions : arrêt du financement public des Ephad, suppression de l’assurance maladie pour les plus de 75 ans, libéralisation totale de l’euthanasie pour les retraités. Il y a trop de retraités.

En voilà de bonnes idées. Et je crois même que c’est déjà en train d’en prendre le chemin depuis la folie covidiste. Meurtres au Rivotril dans les Ehpad, ou au pseudo-vaccin. Effets secondaires catastrophiques cachés au maximum, dont thromboses ou crises cardiaques foudroyantes parmi les vieux mais plus encore parmi les jeunes. Mince alors pour les jeunots aussi !

LARGES EXTRAITS DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE LORS DU 25e FORUM ÉCONOMIQUE INTERNATIONAL DE SAINT-PÉTERSBOURG (SPIEF) DE 2022

(les sous-titres sont de moi — jpf)

Source Donbass Insider 18/06/2022

Le Forum Économique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF) a lieu cette année du 15 au 18 juin 2022. Vladimir Poutine a participé à la session plénière du 17 juin, et y a prononcé un discours partagé entre explications sur la situation mondiale actuelle, le développement d’un monde multipolaire, mais aussi les défis de politique intérieure auxquels la Russie doit faire face.


Je souhaite la bienvenue aux participants et aux invités du 25e Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Il a lieu à un moment difficile pour la communauté mondiale, où l’économie, les marchés et les principes mêmes du système économique mondial sont attaqués. Un grand nombre de liens commerciaux, de production et de logistique précédemment perturbés par la pandémie sont à nouveau mis à l’épreuve. En outre, des concepts clés pour les affaires tels que la réputation des entreprises, le respect de la propriété et la confiance dans les devises mondiales ont été complètement sapés – sapés, malheureusement, par nos partenaires occidentaux, et cela a été fait délibérément, par ambition, au nom du maintien d’illusions géopolitiques dépassées.

[L’ère de l’ordre mondial unipolaire est terminée]

Il y a un an et demi, lors d’un discours au Forum de Davos, j’ai souligné une fois de plus que l’ère de l’ordre mondial unipolaire est terminée – je veux commencer par cela, il n’y a pas d’échappatoire – elle est terminée, malgré toutes les tentatives de la préserver, de la maintenir en place par tous les moyens. Le changement est le cours naturel de l’histoire, parce que la diversité civilisationnelle de la planète, la richesse des cultures est difficile à combiner avec des schémas politiques, économiques et autres, des schémas qui ne fonctionnent pas ici, des schémas qui sont grossièrement, sans alternative, imposés depuis un seul centre.

Le défaut réside dans l’idée même qu’il existe une seule puissance, bien qu’elle soit forte, avec un nombre limité d’États qui lui sont proches ou, comme on dit, qui y sont admis, et toutes les règles du commerce et des relations internationales, lorsque cela devient nécessaire, sont interprétées exclusivement dans l’intérêt de cette puissance, comme on dit, travaillent dans une seule direction, le jeu est à sens unique. Un monde fondé sur de tels dogmes n’est absolument pas viable.

Les États-Unis, en s’attribuant la victoire dans la guerre froide, se sont déclarés les ambassadeurs de Dieu sur terre, qui n’ont pas d’obligations, mais seulement des intérêts, et ces intérêts sont déclarés sacrés. C’est comme s’ils ne remarquaient pas qu’au cours des dernières décennies, de nouveaux centres de force ont émergé sur la planète et deviennent de plus en plus puissants. Chacun d’entre eux développe ses propres systèmes politiques et institutions sociales, met en œuvre ses propres modèles de croissance économique et, bien sûr, a le droit de les protéger, de garantir sa souveraineté nationale.

Nous parlons de processus objectifs, de changements véritablement révolutionnaires et tectoniques dans la géopolitique, dans l’économie mondiale, dans la technologie, dans l’ensemble du système des relations internationales, où le rôle des États et des régions dynamiques et prometteurs, dont les intérêts ne peuvent plus être ignorés, s’accroît considérablement.

Je le répète : ces changements sont fondamentaux, cruciaux et inexorables. Et c’est une erreur de croire qu’une période de changements turbulents peut, pour ainsi dire, s’asseoir et attendre, que tout va prétendument revenir à la normale, que tout sera comme avant. Cela n’arrivera pas.

Cependant, il semble que les élites dirigeantes de certains États occidentaux se bercent de ce genre d’illusions. Ils ne veulent pas voir les choses évidentes, mais s’accrochent obstinément aux ombres du passé. Par exemple, ils pensent que la domination de l’Occident sur la politique et l’économie mondiales est une valeur constante et éternelle. Rien n’est éternel.

Et nos collègues ne se contentent pas de nier la réalité. Ils essaient de contrecarrer le cours de l’histoire. Ils pensent en termes du siècle passé. Ils sont prisonniers de leurs propres illusions sur les pays situés en dehors de ce que l’on appelle le milliard d’or, ils considèrent tout le reste comme périphérique, leur arrière-cour, ils les considèrent toujours comme une colonie, et les gens qui y vivent comme des citoyens de seconde zone parce qu’ils se considèrent comme exceptionnels. S’ils sont exceptionnels, alors tous les autres sont de second rang.

Cela conduit à un désir irrépressible de punir, d’écraser économiquement ceux qui sortent du rang, qui ne veulent pas obéir aveuglément. De plus, ils imposent grossièrement et sans scrupules leur éthique, leur vision de la culture et de l’histoire, et remettent parfois en question la souveraineté et l’intégrité des États et menacent leur existence. Il suffit de rappeler le sort de la Yougoslavie, de la Syrie, de la Libye et de l’Irak.

Si un rebelle ne parvient pas à être piégé et pacifié, ils tentent de l’isoler ou, comme on dit aujourd’hui, de « l’effacer ». Tout est permis, même les sports, le mouvement olympique, les interdictions culturelles, les chefs-d’œuvre artistiques – simplement parce que leurs auteurs sont de la « mauvaise » origine.

[La campagne de propagande

et de sanctions antirusses a échoué]

C’est également la nature de l’actuelle crise de russophobie en Occident et des sanctions folles contre la Russie. Folles et, je dirais, insensées. Leur nombre, ainsi que la vitesse à laquelle elles sont validées, sont sans précédent.

Le calcul était clair : écraser l’économie russe dans la précipitation, détruire les filières commerciales, rappeler de force les entreprises occidentales du marché russe, geler les avoirs nationaux, frapper l’industrie, la finance et le niveau de vie de la population.

Cela n’a pas fonctionné. Évidemment, ça n’a pas marché, ça n’a pas eu lieu. Les entrepreneurs russes et les autorités ont travaillé ensemble de manière professionnelle, et les citoyens ont fait preuve de solidarité et de responsabilité.

Petit à petit, nous avons normalisé la situation économique. Tout d’abord, nous avons stabilisé les marchés financiers, le système bancaire et le réseau commercial. Puis nous avons commencé à saturer l’économie de liquidités et de fonds de roulement pour maintenir la pérennité des entreprises et des sociétés, de l’emploi et des postes.

Les sombres prévisions sur les perspectives de l’économie russe, entendues au début du printemps, ne se sont pas réalisées. Dans le même temps, on comprend pourquoi cette campagne de propagande a été montée en épingle, où toutes ces formules sur le dollar à 200 roubles et sur l’effondrement de notre économie dans son ensemble – tout cela était et reste un outil de lutte informationnelle, un facteur d’impact psychologique sur la société russe, sur les milieux d’affaires nationaux.

[…]

Toutefois, je tiens à souligner que pour continuer à réussir, nous devons être très honnêtes et réalistes dans notre évaluation de la situation, être indépendants dans nos conclusions et, bien sûr, croire en notre propre force – c’est très important. Nous sommes des personnes fortes et nous pouvons relever tous les défis. Comme nos ancêtres, nous pouvons relever tous les défis. Les millénaires entiers de l’histoire de notre pays en témoignent.

[suivent diverses considérations économiques sur l’inflation, la dynamique économique, la relance, le développement de l’offre nationale, les finances publiques, les prêts bancaires, l’aide aux entreprises, les prêts d’État sans intérêt, etc.]

[Les conséquences désastreuses pour l’Occident]

J’ai déjà dit que la guerre économique éclair contre la Russie n’avait aucune chance de succès dès le départ. En même temps, l’arme des sanctions est, comme vous le savez, et la pratique de ces dernières années le montre bien, une arme à double tranchant. Elle inflige des dommages comparables, voire plus importants, aux idéologues et aux concepteurs eux-mêmes.

Et il ne s’agit pas seulement des conséquences actuelles évidentes. Nous savons qu’une perspective très inquiétante est discutée entre les dirigeants européens au niveau des conversations informelles, comme on dit, à savoir que des sanctions pourraient être imposées non seulement contre la Russie, mais aussi contre tout État indésirable, affectant tôt ou tard tout le monde, y compris les membres de l’UE et les entreprises européennes elles-mêmes.

Jusqu’à présent, nous n’en sommes pas là, mais les politiciens européens ont déjà porté un coup sérieux à leur économie – ils l’ont fait eux-mêmes, de leurs propres mains. Nous pouvons voir comment les problèmes sociaux et économiques se sont aggravés en Europe et aux États-Unis également, comment le coût des marchandises, de la nourriture, de l’électricité et du carburant pour les voitures augmente, comment la qualité de vie des Européens diminue et comment les entreprises perdent leur compétitivité.

Les experts estiment que les pertes directes, “calculables” de l’UE, venant de la fièvre des sanctions, pourraient à elles seules dépasser 400 milliards de dollars au cours de l’année à venir. C’est le coût des décisions qui sont coupées de la réalité et prises au mépris du bon sens.

Ces coûts sont directement supportés par les citoyens et les entreprises de l’Union européenne. Dans certains pays de la zone euro, l’inflation a déjà dépassé les 20 %. Je parlais de notre inflation, mais les pays de la zone euro ne mènent pas d’opérations militaires spéciales et l’inflation y a augmenté – jusqu’à 20 % pour certains d’entre eux. Les États-Unis connaissent également une inflation insoutenable, la plus élevée depuis 40 ans.

Oui, bien sûr, l’inflation en Russie est aussi toujours à deux chiffres. Cependant, nous avons déjà indexé les paiements sociaux et les pensions, augmenté le salaire minimum et le coût de la vie, protégeant ainsi les citoyens les plus pauvres. Et, en retour, les taux d’intérêt élevés ont permis aux gens de conserver leurs économies dans le système bancaire russe.

Bien sûr, pour les représentants des entreprises, c’est compréhensible : un taux directeur élevé bride l’économie – normal. Pour les citoyens, cependant, dans la plupart des cas, c’est un plus : ils ont rendu aux banques une somme importante d’argent à des taux d’intérêt élevés.

C’est la principale différence avec les pays de l’UE, où la hausse de l’inflation diminue directement les revenus réels et ronge l’épargne, et où la crise actuelle pèse essentiellement sur les personnes à faible revenu.

Il y a également eu de graves conséquences à long terme pour les entreprises européennes en termes d’augmentation des coûts et de perte du marché russe. Le résultat est évident : la perte de compétitivité mondiale et une baisse systémique du taux de croissance de l’économie européenne pour les années à venir.

Tout cela conduit à l’aggravation des problèmes sous-jacents des sociétés occidentales. Bien sûr, nous avons aussi nos propres problèmes, mais je dois en parler maintenant, car ils ne cessent de nous montrer du doigt, alors qu’ils ont eux-mêmes suffisamment de problèmes. J’en parlais aussi à Davos. La conséquence directe des actions des politiciens européens et des événements de cette année sera une nouvelle aggravation de l’inégalité dans ces pays, qui, à son tour, divisera davantage leurs sociétés, et la question ne concerne pas seulement le niveau de bien-être mais aussi les valeurs des différents groupes de cette société.

Oui, ces contradictions sont supprimées et balayées sous le tapis. Les procédures démocratiques, les élections en Europe, pour être honnête, parfois vous regardez ce qui s’y passe, quelles forces arrivent au pouvoir – tout cela ressemble à un écran, car des partis politiques qui ressemblent à des jumeaux se remplacent au pouvoir. Mais l’essence ne change pas. Les véritables intérêts des citoyens et des entreprises nationales sont repoussés de plus en plus loin à la périphérie.

Une telle rupture avec la réalité, avec les besoins de la société, conduira inévitablement à une poussée de populisme et à la croissance de courants extrêmes et radicaux, à de graves changements socio-économiques, à des dégradations et, dans un avenir proche, à un changement des élites. Les partis traditionnels, comme vous pouvez le constater, ne cessent de perdre. De nouveaux mouvements apparaissent, mais s’ils ne diffèrent pas beaucoup des mouvements traditionnels, ils n’ont pas non plus beaucoup de chance de survivre.

Toutes les tentatives pour jouer franc jeu, tous les discours sur les coûts prétendument acceptables au nom de la pseudo-unité ne peuvent dissimuler l’essentiel : l’UE a finalement perdu sa souveraineté politique, et ses élites bureaucratiques dansent au rythme imposé par d’autres, acceptant tout ce qu’on leur dit d’en haut, nuisant à leur propre population et à leur propre économie, à leurs propres entreprises.

[La planche à billets du dollar et de l’euro]

Qu’y a-t-il d’autre de crucial ici ? La détérioration de la situation de l’économie mondiale n’est pas le fait de ces derniers mois […] ce qui se passe n’est pas le résultat de ces derniers mois, bien sûr que non. Surtout pas le résultat de l’opération militaire spéciale que la Russie mène dans le Donbass. De telles affirmations constituent une déformation flagrante et délibérée des faits.

La forte hausse de l’inflation sur les matières premières et les marchés des produits de base était une réalité bien avant les événements de cette année. Le monde a été poussé dans cette situation par de nombreuses années de politiques macroéconomiques irresponsables de la part des pays dits du G7, notamment des émissions incontrôlées de monnaie et l’accumulation de dettes non garanties. Et ces processus n’ont fait que s’accélérer, s’intensifiant avec le déclenchement de la pandémie de coronavirus en 2020, alors que l’offre et la demande de biens et de services ont été considérablement réduites à l’échelle mondiale.

La question est la suivante : quel est le rapport avec notre opération militaire dans le Donbass ? Cela n’a rien à voir du tout.

Ne pouvant ou ne voulant pas utiliser une autre recette, les autorités des principales économies occidentales ont tout simplement lancé la presse à imprimer. De cette manière peu sophistiquée, ils ont commencé à couvrir des déficits budgétaires jusque-là invisibles.

J’ai déjà mentionné le chiffre : au cours des deux dernières années, la masse monétaire aux États-Unis a augmenté de plus de 38 %. Auparavant, il y avait eu une telle augmentation sur des décennies, mais là, 38 % en deux ans, c’est 5,9 billions de dollars. En comparaison, seuls quelques pays dans le monde ont un produit intérieur brut plus important.

La masse monétaire de l’Union européenne, pour sa part, a également fortement augmenté au cours de cette période. Son volume a augmenté d’environ 20 %, soit 2,5 billions d’euros.

Ces derniers temps, j’entends de plus en plus parler de la soi-disant – veuillez m’excuser, je n’aime pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je ne peux m’empêcher de le dire – nous entendons tous parler de la soi-disant inflation poutinienne en Occident. Quand je vois ça, je me dis : à qui s’adressent ces bêtises, à ceux qui ne savent ni lire ni écrire, c’est tout. Les personnes qui savent au moins lire comprennent ce qui se passe réellement.

La Russie, et nos actions pour libérer le Donbass n’ont absolument rien à voir avec ça. La hausse actuelle des prix, l’inflation, les problèmes de nourriture et de carburant, d’essence et d’énergie en général sont le résultat d’erreurs systémiques dans les politiques économiques de l’administration américaine actuelle et de la bureaucratie européenne. C’est là que se trouvent les causes, et seulement là.

Je dirai également à propos de notre opération : oui, elle a fait une petite différence, mais la racine est précisément cela – leur politique économique erronée. Pour eux, le début de notre opération dans le Donbass est une bouée de sauvetage qui leur permet de rejeter leurs propres erreurs de calcul sur les autres, en l’occurrence la Russie. Mais toute personne ayant au moins une éducation scolaire de base comprend les véritables raisons de la situation actuelle.

D’énormes quantités d’argent ont été imprimées, mais ensuite quoi ? Où est passé tout cet argent ? Évidemment : pour l’achat de biens et de services en dehors des pays occidentaux – c’est là qu’il a circulé, cet argent imprimé. Ils ont littéralement commencé à “aspirer”, à s’emparer des marchés mondiaux. Naturellement, personne n’a pensé aux intérêts des autres nations, y compris les plus pauvres. Ils se sont retrouvés avec ce que l’on appelle les rebuts, à des prix astronomiques.

Ainsi, alors que fin 2019, les importations aux États-Unis avoisinaient les 250 milliards de dollars par mois, elles sont désormais passées à 350 milliards de dollars. Fait remarquable, l’augmentation a été de 40 % – proportionnellement au pompage non garanti de la masse monétaire en dollars de ces dernières années. Ils ont imprimé de l’argent, l’ont distribué et avec cet argent, ils ont pris tous les biens sur les marchés des pays tiers.

Je vais ajouter une autre chose : Les États-Unis sont depuis longtemps un important fournisseur de denrées alimentaires sur le marché mondial, et ils sont, à juste titre, fiers de leur agriculture, de leur tradition agricole, un exemple pour beaucoup, et pour nous aussi, d’ailleurs. Mais aujourd’hui, le rôle de l’Amérique a radicalement changé. Elle est passée du statut d’exportateur net de denrées alimentaires à celui d’importateur net. En gros, elle imprime de l’argent et attire les flux de matières premières, achetant de la nourriture dans le monde entier.

Un taux d’augmentation encore plus élevé des importations de marchandises peut être observé dans l’Union européenne. Il est compréhensible que cette poussée de la demande, qui ne correspond pas à l’offre de matières premières, ait déclenché une vague de déficits et d’inflation mondiale. C’est de là que vient cette inflation mondiale. Au cours des deux dernières années, le prix de presque tout ce qui existe dans le monde a augmenté : les matières premières, les biens de consommation et surtout les denrées alimentaires.

Oui, bien sûr, ces pays, y compris les États-Unis, continuent à exporter, mais la balance entre les exportations et les importations est déjà dans l’autre sens : il y a déjà, je pense, 17 milliards d’importations de plus que d’exportations. C’est de cela qu’il s’agit.

Selon l’ONU, en février de cette année, l’indice mondial de la valeur des aliments était de 50 % supérieur à celui de mai 2020, et l’indice composite des produits de base a doublé sur la même période.

Dans la tempête inflationniste, de nombreux pays en développement se posent une question raisonnable : pourquoi échanger des produits de base contre des dollars et des euros, qui perdent leur valeur sous leurs yeux ? La conclusion est qu’une économie constituée d’entités imaginaires est inévitablement remplacée par une économie de valeurs et d’actifs réels.

Selon le FMI, les réserves de change mondiales s’élèvent actuellement à 7 100 billions de dollars et 2 500 billions d’euros, et cet argent se déprécie à un rythme d’environ 8 % par an. Mais ils peuvent être confisqués et volés à tout moment, si les États-Unis n’apprécient pas la politique de l’un ou l’autre pays. C’est devenu très réaliste pour de nombreux pays qui conservent leurs réserves en devises dans ces monnaies.

Les experts estiment que dans les prochaines années, c’est une analyse objective, il y aura un processus de conversion des réserves mondiales – il n’y a tout simplement nulle part où les placer face à de telles pénuries – de monnaies qui perdent leur valeur en ressources réelles – d’autres pays le feront, bien sûr, comme la nourriture, l’énergie, d’autres matières premières. Il est évident que ce processus alimentera davantage l’inflation mondiale du dollar.

[Une politique énergétique européenne aveugle]

Quant à l’Europe, l’échec de la politique énergétique, la dépendance aveugle à l’égard des sources renouvelables et les approvisionnements ponctuels en gaz naturel ont apporté une contribution négative supplémentaire au dérapage des prix, qui a conduit à la forte hausse des coûts énergétiques que nous observons depuis le troisième trimestre de l’année dernière – là encore, bien avant le début de notre opération dans le Donbass. Nous n’avons absolument rien à voir avec cela. Ils ont tout gâché eux-mêmes, les prix ont grimpé en flèche, et ils cherchent à nouveau des coupables.

Les erreurs de calcul de l’Occident ont non seulement augmenté le coût de nombreux biens et services, mais ont également entraîné une baisse de la production d’engrais, en particulier des engrais azotés produits à partir de gaz naturel. Globalement, rien que du milieu de l’année dernière au mois de février de cette année, les prix mondiaux des engrais ont augmenté de plus de 70%.

[La pénurie d’engrais]

Malheureusement, il n’y a aucun signe d’inversion de ces tendances de prix pour le moment. Au contraire, dans ce contexte, le travail des entreprises et la logistique des fournitures d’engrais en provenance de Russie et de Biélorussie sont bloqués. La situation est donc encore plus critique.

Il n’est pas difficile de prévoir l’évolution de la situation. La pénurie d’engrais signifie des rendements plus faibles et donc le risque de pénurie de nourriture sur le marché mondial augmentera encore plus les prix, ce qui menace de famine les pays les plus pauvres en particulier, ce qui est entièrement sur la conscience de l’administration américaine et de la bureaucratie européenne.

Permettez-moi d’insister une fois de plus : ce problème n’est pas apparu aujourd’hui, ni au cours des trois ou quatre derniers mois, et ce n’est absolument pas la faute de la Russie, comme certains démagogues tentent aujourd’hui de rejeter sur notre pays la responsabilité de tout ce qui se passe dans l’économie mondiale.

[Le brigandage colonial]

Bien sûr, nous pourrions être heureux d’apprendre que nous sommes si puissants et tout-puissants : l’inflation est galopante en Occident, aux États-Unis, en Europe, et nous faisons encore autre chose qui rend tout le monde fébrile. Il serait peut-être agréable pour nous de nous sentir si puissants, mais cela ne correspond pas à la réalité. La situation couve depuis des années, alimentée par les actions à courte vue de ceux qui ont l’habitude de résoudre leurs problèmes aux dépens des autres, qui ont compté et comptent encore sur le mécanisme des émissions de capitaux pour acheter à outrance, tirer sur les flux commerciaux et ainsi exacerber les déficits et provoquer des catastrophes humanitaires dans certaines parties du monde. Je voudrais ajouter : il s’agit essentiellement de la même politique de brigandage-colonial, mais bien sûr sous une nouvelle forme, dans une nouvelle édition, beaucoup plus subtile et sophistiquée. Ce qui se passe n’est pas immédiatement évident.

[Les denrées alimentaires sur le marché mondial]

Aujourd’hui, la tâche la plus importante pour l’ensemble de la communauté mondiale est d’accroître l’offre de denrées alimentaires sur le marché mondial, notamment en répondant aux besoins des pays qui souffrent particulièrement d’insécurité alimentaire.

La Russie, en assurant sa sécurité alimentaire intérieure, son marché intérieur, peut augmenter considérablement ses exportations de denrées alimentaires et d’engrais. Par exemple, le volume de nos approvisionnements en céréales la saison prochaine pourrait atteindre 50 millions de tonnes.

En priorité, nous dirigerons nos livraisons vers les pays où les besoins alimentaires sont les plus importants et où il existe un risque d’augmentation de la famine. Tout d’abord, nous parlons de pays africains et du Moyen-Orient.

Cependant, il y a des difficultés ici, qui ne sont pas non plus de notre fait. Oui, officiellement les céréales, les aliments et les engrais russes… D’ailleurs, les Américains ont imposé des sanctions sur nos engrais, suivis par les Européens. Puis les Américains les ont levées. Ils ont compris dans quoi ils s’étaient embarqués. Mais les Européens ne le font pas. Leur bureaucratie fonctionne comme les meules d’un moulin du XVIIIe siècle. C’est pourquoi tout le monde comprend qu’il a fait une bêtise, mais il est difficile de revenir en arrière en raison de considérations bureaucratiques.

Ainsi, je le répète, la Russie est prête à contribuer à l’équilibre des marchés agricoles mondiaux et nous nous félicitons certainement de l’ouverture au dialogue sur cette question de la part de nos collègues des Nations unies qui comprennent l’urgence du problème alimentaire mondial. Le sujet d’une telle conversation pourrait être la création de conditions normales – logistiques, financières, de transport – pour accroître les exportations russes de produits alimentaires et d’engrais.

[Les produits ukrainiens]

En ce qui concerne – je ne peux m’empêcher de le mentionner aussi, il y a malheureusement beaucoup de spéculations à ce sujet – l’approvisionnement des marchés mondiaux en produits alimentaires ukrainiens : nous n’intervenons pas. Pour l’amour de Dieu. Ce n’est pas nous qui avons miné les ports de la mer Noire de l’Ukraine. Laissez-les les déminer et les enlever. Nous assurerons la sécurité du pilotage de ces navires civils. Il n’y a aucun doute.

Mais de quoi parle-t-on ? L’USDA [United States Department of Agriculture] estime à six millions de tonnes de blé ; nous estimons à environ cinq. Et sept autres millions de tonnes de maïs. C’est tout. Et si vous gardez à l’esprit que le monde produit 800 millions de tonnes de blé, alors cinq millions de tonnes pour le marché mondial, comme vous le comprenez, ne font aucune différence.

Néanmoins, il y a des possibilités d’exportation, et pas seulement via les ports de la mer Noire. S’il vous plaît, exportez via la Biélorussie – le moyen le moins cher, d’ailleurs. Par la Pologne, la Roumanie – autant que vous le souhaitez. Il existe cinq ou six options d’exportation.

Le problème ne vient pas de nous, mais de l’adéquation des personnes qui sont au pouvoir à Kiev. Laissez-les décider de ce qu’ils veulent faire, et dans ce cas au moins, ils ne sont pas guidés par leurs maîtres de l’étranger, de l’outre-mer, de l’autre côté de l’océan.

Mais il y a aussi le danger que ces céréales servent à payer les armes fournies. Ce serait bien malheureux alors.

[La question ukrainienne]

Chers amis !

Comme je l’ai dit, le monde moderne traverse une période de changements spectaculaires. Les institutions internationales s’effondrent, elles sont défaillantes. Les garanties de sécurité sont dévaluées. L’Occident a fondamentalement refusé d’honorer ses engagements antérieurs. Il s’est avéré impossible de conclure de nouveaux accords avec l’Occident.

Dans cette situation, dans un contexte de risques et de menaces croissants pour nous, la décision de la Russie de mener une opération militaire spéciale a été forcée. Difficile, bien sûr, mais nécessaire et indispensable.

Il s’agit de la décision d’un pays souverain, qui a le droit inconditionnel, fondé d’ailleurs sur la Charte des Nations unies, de défendre sa sécurité. Une décision qui vise à protéger nos citoyens, les habitants des républiques populaires du Donbass, qui subissent depuis huit ans un génocide de la part du régime de Kiev et des néo-nazis, qui ont reçu le plein patronage de l’Occident.

L’Occident a non seulement cherché à mettre en œuvre le scénario “anti-Russie”, mais s’est également engagé activement dans le développement militaire du territoire ukrainien, inondant littéralement l’Ukraine d’armes et de conseillers militaires. Il continue à le faire même aujourd’hui. Pour être honnête, personne ne prête la moindre attention au développement de l’économie ou au bien-être des personnes qui y vivent ; ils s’en moquent éperdument, de quelque manière que ce soit, mais ils n’ont pas épargné et n’épargnent pas l’argent pour créer une tête de pont de l’OTAN à l’est dirigée contre la Russie, pour nourrir l’agression, la haine et la russophobie.

Aujourd’hui, nos soldats et nos officiers, et la milice du Donbass, se battent pour protéger leur peuple. Ils défendent le droit de la Russie à se développer librement et en toute sécurité en tant que grand pays multiethnique qui prend ses propres décisions, décide de son propre avenir, s’appuie sur sa propre histoire, sa culture et ses traditions et rejette toute tentative d’imposer de l’extérieur les pseudo-valeurs de la déshumanisation et de la dégradation morale.

Toutes les tâches de l’opération militaire spéciale seront incontestablement accomplies. La clé de cette réussite est le courage et l’héroïsme de nos soldats, la consolidation de la société russe, dont le soutien donne force et confiance à l’armée et à la marine de Russie, et la compréhension profonde de la justesse et de la justice historique de notre cause – construire et renforcer un État souverain fort, la Russie.

[La souveraineté nationale]

Qu’est-ce que je veux souligner ? La souveraineté au XXIe siècle ne peut être partielle, fragmentaire. Tous ses éléments sont d’égale importance, ils se renforcent et se complètent mutuellement.

C’est pourquoi il est important pour nous non seulement de défendre notre souveraineté politique, notre identité nationale, mais aussi de renforcer tout ce qui détermine l’indépendance économique du pays, son autosuffisance et son indépendance financière, personnelle et technologique.

La conception même des sanctions occidentales repose sur la thèse erronée selon laquelle la Russie n’est pas économiquement souveraine, qu’elle est extrêmement vulnérable. Ils étaient tellement occupés à propager des mythes sur l’arriération de la Russie, sa faible position dans l’économie et le commerce mondiaux, qu’ils semblaient y croire eux-mêmes.

En planifiant leur blitzkrieg [guerre-éclair] économique, ils n’ont pas remarqué, ils ont simplement ignoré les faits réels, la façon dont notre pays a changé ces dernières années.

Et ces changements sont le résultat de notre travail planifié pour créer une structure macroéconomique durable, pour assurer la sécurité alimentaire, pour mettre en œuvre des programmes de substitution des importations, pour construire notre propre système de paiement, etc.

Bien sûr, les sanctions ont placé le pays face à de nombreux défis de taille. Certaines entreprises rencontrent encore des problèmes avec les composants. Toute une série de solutions technologiques sont devenues inaccessibles à nos entreprises. La logistique a été perturbée.

Mais, d’un autre côté, tout cela nous ouvre de nouvelles possibilités – nous en parlons souvent, mais c’est vraiment vrai. Tout cela incite à construire une économie dotée d’un potentiel et d’une souveraineté technologiques, manufacturiers, humains et scientifiques complets, plutôt que partiels.

Bien entendu, une tâche aussi complexe ne peut être résolue en une seule fois. Il est nécessaire de poursuivre un travail systématique, dans une perspective d’avenir. C’est exactement comme cela que fonctionne la Russie, qui met en œuvre des plans à long terme pour le développement des secteurs économiques et le renforcement de la sphère sociale. Et les défis actuels ne font qu’apporter des ajustements et des retouches à ces plans, mais ne modifient pas leur orientation stratégique.

[Suit un long exposé sur les « principes clés » qui guident le développement à long terme de la Fédération russe et de son économie », maîtres-mots que sont l’ouverture au Monde, le soutien à la liberté d’entreprise, une politique macroéconomique responsable et équilibrée, la justice sociale et la politique familiale, le développement rapide des infrastructures, la modernisation du secteur du logement et des services publics « où de nombreux problèmes se sont accumulés », une véritable souveraineté technologique]

[L’ouverture]

La première est l’ouverture. Les nations véritablement souveraines sont toujours prêtes à travailler en partenariat sur un pied d’égalité, afin d’apporter leur propre contribution au développement mondial. Au contraire, ceux qui sont faibles et dépendants ont tendance à se chercher des ennemis, à répandre la xénophobie ou à perdre complètement leur identité et leur indépendance, en suivant aveuglément leur suzerain.

La Russie – bien que nos amis occidentaux, pour ainsi dire, en rêvent littéralement – ne prendra jamais la voie de l’auto-isolement et de l’autarcie. En outre, nous étendons et continuerons d’étendre la coopération avec tous ceux qui sont intéressés par cela, qui veulent travailler avec nous. Ces personnes sont nombreuses, je ne les citerai pas toutes. Ils constituent la grande majorité des habitants de la Terre. Je ne vais pas énumérer tous ces pays maintenant, tout le monde le sait.

Je ne dirai rien de nouveau si je rappelle que tous ceux qui veulent continuer à travailler et à collaborer avec la Russie sont soumis à des pressions non dissimulées de la part des États-Unis et de l’Europe, parfois même à des menaces directes. Toutefois, un tel chantage ne signifie pas grand-chose lorsque nous parlons de pays dirigés par de vrais leaders qui comprennent clairement où se trouvent les intérêts des autres et où se trouvent les intérêts nationaux, leurs propres intérêts et ceux de leur peuple.

La Russie renforcera la coopération économique avec ces États et promouvra des projets communs. En même temps, bien sûr, nous coopérerons avec les entreprises occidentales qui, malgré un “bras de fer” sans précédent, continuent à travailler avec succès sur le marché russe.

Nous considérons le développement d’une infrastructure de paiement pratique et indépendante dans les monnaies nationales comme une base solide et prévisible pour approfondir la coopération internationale. Et pour aider les entreprises de nos pays à établir des liens logistiques et de coopération, nous développons des corridors de transport, augmentons la capacité des chemins de fer et la capacité de transbordement des ports dans l’Arctique, l’Est, le Sud et d’autres directions. En particulier, dans les bassins de la mer d’Azov et de la mer Noire et de la mer Caspienne, ils deviendront la partie la plus importante du corridor Nord-Sud, qui fournira des voies de communication durables avec le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. Nous pensons que le trafic de marchandises le long de cette route commencera à croître régulièrement dans un avenir proche.

Mais il n’y a pas que le commerce international qui est important. La Russie entend accroître la coopération scientifique, technologique, culturelle, humanitaire et sportive sur la base des principes d’égalité et de respect des partenaires. Dans le même temps, notre pays s’efforcera d’être un leader responsable dans tous ces domaines.

[…]

[Le patriotisme d’entreprise]

Chers collègues, chers amis !

Un succès réel et durable, un sentiment de dignité et de respect de soi ne sont possibles que lorsque vous associez votre avenir, l’avenir de vos enfants à votre patrie. Nous sommes en contact avec de nombreuses personnes depuis longtemps, et je connais les sentiments de beaucoup de nos chefs d’entreprise et propriétaires. Vous m’avez dit à plusieurs reprises que les affaires ne se résument pas à la réalisation de bénéfices, et c’est vrai, mais changer la vie autour de soi, contribuer au développement de sa ville, de sa région et de son pays dans son ensemble est une chose extrêmement importante pour la réalisation de soi, servir les gens et la société ne peut être remplacé par rien. C’est le but de la vie, le but du travail.

Les événements récents n’ont fait que confirmer ce que je disais depuis le début : il est plus fiable d’être à la maison. Ceux qui n’ont pas voulu entendre ce message évident ont perdu des centaines de millions, voire des milliards de dollars en Occident – c’est ainsi que s’est révélé le refuge supposé des capitaux.

Une fois de plus, je voudrais dire à mes collègues, y compris à ceux qui sont dans le public et à ceux qui ne sont pas ici aujourd’hui : s’il vous plaît, ne marchez pas sur les vieux râteaux. Notre pays a un potentiel énorme, et les tâches à accomplir ne manquent pas. Investissez ici, investissez dans la création de nouvelles entreprises et d’emplois, développez les infrastructures touristiques, soutenez les écoles, les universités, les soins de santé et la sphère sociale, la culture et les sports. Je sais que beaucoup le font, je sais – je veux juste insister sur ce point une fois de plus.

C’est exactement ainsi que les Bakhrouchine et Morozov, les Chtchoukine et Riabouchinski, les Aktchourine et Galeyev, les Apanayev et Matsiev, Mamontov, Tretiakov, Arsanov, Dadachev et Hajiyev ont compris leur mission. [Il s’agit de (comme on dit) « riches mécènes » russes des temps passés] De nombreuses familles de commerçants et d’entrepreneurs russes, tatars, bouriates, tchétchènes, daguestanaises, yakoutes, ossètes, juives, arméniennes et autres n’ont pas laissé d’héritiers et ont inscrit leur nom à jamais dans l’histoire de notre pays.

Par ailleurs, je voudrais souligner une autre chose. Pour les héritiers, les possibles héritiers du capital, personne ne sait ce qui est le plus important : l’argent et les biens dont ils ont hérité, ou la bonne réputation de leurs ancêtres et les services rendus à leur pays. Personne ne va le gaspiller, excusez mon ironie, personne ne va le boire.

Et ce qui restera aux futures générations d’héritiers, c’est leur bonne réputation qui restera avec eux pour toujours. Et elle les accompagnera sûrement tout au long de leur vie, de génération en génération, les aidera, les soutiendra dans la vie, les rendra plus forts que tout l’argent ou les biens dont ils pourront hériter.

[…]

[Les monnaies de réserve suicidaires]

Oui, certaines des monnaies de réserve du monde sont suicidaires aujourd’hui, c’est clair, en tout cas leurs tendances suicidaires sont évidentes. Bien sûr, cela n’a aucun sens de “stériliser” notre masse monétaire avec elles aujourd’hui. Mais le principe fondamental – dépenser en fonction de ce que l’on a gagné – demeure, et personne ne l’a aboli. Nous le comprenons.

[La justice sociale]

Le quatrième principe de notre développement est la justice sociale. La croissance de l’économie et de l’initiative des entreprises, des capacités industrielles et du potentiel scientifique et technologique du pays doit avoir une forte dimension sociale. Ce développement devrait conduire à une réduction des inégalités, et non à leur exacerbation, comme c’est le cas dans certains autres pays. Et franchement, nous ne sommes pas non plus les champions en la matière, nous avons encore beaucoup de questions et de problèmes ici.

La réduction de la pauvreté et des inégalités se traduit par une demande de produits nationaux, et ce dans tout le pays, ce qui signifie qu’il faut réduire l’écart entre les potentiels des régions, créer de nouveaux emplois exactement là où ils sont le plus nécessaires, et déterminer de manière générale les conditions de la poursuite du développement économique.

Je tiens à souligner que la dynamique positive des revenus réels des citoyens et la réduction de la pauvreté sont les principaux indicateurs de l’efficacité des autorités et du gouvernement dans son ensemble. Malgré toutes les difficultés objectives, il est nécessaire d’obtenir des résultats tangibles cette année, et le gouvernement s’est fixé cet objectif.

Je le répète, nous soutenons spécifiquement les groupes de citoyens les plus vulnérables : les retraités, les familles avec enfants, ainsi que ceux qui se trouvent dans des situations difficiles.

Chaque année, les retraites sont augmentées à un taux supérieur à l’inflation. Cette année, ils ont été augmentés deux fois, y compris de dix pour cent supplémentaires à partir du 1er juin.

Outre les retraites, le salaire minimum a également été augmenté de dix pour cent, de même que le niveau de subsistance, sur lequel reposent de nombreuses autres prestations et allocations sociales, qui doivent donc également être augmentées, ce qui affecte directement le revenu d’environ 15 millions de personnes.

Ces dernières années, nous avons développé un système de soutien complet pour les familles avec des enfants dans le besoin. Une femme peut recevoir une aide de l’État dès les premiers stades de la grossesse jusqu’à ce que son enfant atteigne l’âge de 17 ans.

Le bien-être et la prospérité des personnes sont les facteurs les plus importants du développement démographique, et la situation est ici extrêmement difficile, compte tenu des vagues démographiques négatives. En avril, moins de cent mille enfants sont nés en Russie, soit près de 13% de moins qu’en avril 2020.

Je demande au gouvernement de suivre en permanence le développement de mesures de soutien supplémentaires pour les familles avec enfants. Elles doivent être de nature cardinale, à la mesure de l’ampleur du défi démographique extrême auquel nous sommes confrontés.

L’avenir de la Russie est une famille avec deux, trois enfants ou plus. Par conséquent, nous ne devons pas seulement parler de soutien financier direct – nous devons cibler, adapter aux besoins des familles avec enfants le système de santé, l’éducation, toutes les sphères qui déterminent la qualité de vie des gens.

L’initiative sociale nationale, que les équipes régionales et l’ASI [j’ignore de quelle administration il s’agit] mettent en œuvre ensemble, vise à résoudre ce problème. À l’automne, nous évaluerons les résultats de ce travail et résumerons le classement de la qualité de vie dans les régions, afin que les meilleures pratiques et expériences puissent être utilisées aussi largement que possible dans tout le pays.

[ …]

[Environnement, culture, monde rural]

En outre, je propose spécifiquement d’augmenter les ressources pour les projets visant à créer un environnement urbain confortable dans les petites villes et les établissements historiques. Ce programme fonctionne bien pour nous. Je propose d’allouer dix milliards de roubles supplémentaires par an à ces fins en 2023-2024.

Nous allouerons des fonds supplémentaires pour la rénovation urbaine en Extrême-Orient. Je demande au gouvernement de réserver des enveloppes spéciales à ces fins dans le cadre des prêts budgétaires pour les infrastructures et la modernisation du secteur du logement et des services publics, ainsi que d’autres programmes de développement.

Une priorité inconditionnelle pour nous est le développement global des zones rurales. Les personnes qui travaillent dans les campagnes, qui nourrissent le pays et, comme nous le voyons maintenant, une partie considérable du monde, doivent vivre dans des conditions confortables et décentes. À cet égard, je demande au gouvernement d’allouer des fonds supplémentaires au programme de base. Les droits d’exportation provenant de la vente de produits agricoles peuvent devenir une source de financement ici. Il s’agit d’une source permanente. Bien sûr, elle peut fluctuer, mais elle sera permanente.

En même temps, je propose spécifiquement d’étendre les programmes de rénovation et de modernisation des maisons de la culture rurales, ainsi que des théâtres et des musées régionaux et municipaux, en allouant six milliards de roubles chacun à ces fins en 2023 et 2024.

Ce que je viens de dire dans le domaine de la culture est une tâche extrêmement exigeante et importante pour les gens. Permettez-moi de donner un exemple très récent : lors de la remise des médailles de héros du travail, l’un des lauréats de Yakoutie, Vladimir Afrikanovich Mikhaïlov, a demandé directement, dans une partie [rencontre] privée, de l’aide pour la construction d’un centre culturel dans son village natal. Bien sûr, nous le ferons. Mais le fait que les gens en parlent à tous les niveaux montre qu’il y a une forte demande.

Je ferai également une petite digression, qui est appropriée maintenant, avec le début de l’été – la saison traditionnelle des vacances en Russie.

Chaque année, de plus en plus de touristes cherchent à visiter les plus beaux sites naturels de notre pays : parcs nationaux, réserves naturelles et réserves de faune. On estime que cette année, le flux de touristes dépassera les 12 millions de personnes. Il est important que les agences gouvernementales, les entreprises et les touristes sachent ce qui est autorisé et ce qui ne doit pas être fait dans ces zones, où les installations touristiques peuvent être construites et où cela est strictement interdit, où cela crée des risques pour les écosystèmes uniques et vulnérables.

La Douma d’État examine déjà un projet de loi visant à réglementer l’organisation du tourisme dans les zones spécialement protégées et à créer une base civilisée pour ces activités.

À cet égard, je voudrais attirer l’attention sur ce qui suit : toutes les décisions prises ici doivent être réfléchies et soupesées, il est nécessaire de les prendre au sérieux.

Je voudrais mentionner en particulier la tâche de sauver et de préserver le lac Baïkal. Il s’agit notamment d’un projet unique de développement du complexe urbain de Baikalsk, qui doit devenir un modèle de gestion réfléchie et écologique.

L’objectif n’est pas seulement d’éliminer les dommages accumulés sur la nature par les activités de l’usine de pâte à papier de Baïkal, mais aussi d’amener la ville à un niveau de vie fondamentalement différent, pour en faire un symbole de l’écotourisme russe. Le projet doit être mis en œuvre en utilisant les technologies les plus avancées, des sources d’énergie respectueuses de l’environnement.

De manière générale, nous développerons des technologies propres pour atteindre nos objectifs de modernisation écologique de nos entreprises et réduire les émissions nocives dans l’atmosphère, notamment dans les grands centres industriels. Nous continuerons également à travailler sur des projets d’économie en circuit fermé, des projets verts et la préservation du climat, comme je l’ai détaillé ici au forum de l’année dernière.

[Une véritable souveraineté technologique]

À cet égard, le sixième principe de développement transversal, à mon avis, qui unit nos travaux, est de parvenir à une véritable souveraineté technologique, en créant un système holistique de développement économique indépendant des institutions étrangères en termes de composants critiques. Nous devons développer tous les domaines de la vie à un niveau technologique qualitativement nouveau et, en même temps, ne pas nous contenter d’être les utilisateurs des solutions de quelqu’un d’autre, mais disposer des clés technologiques pour créer des biens et des services pour les générations suivantes.

Ces dernières années, nous avons accordé beaucoup d’attention à la substitution des importations, nous avons fait des progrès dans un certain nombre de domaines : dans le secteur agricole, dans la production de médicaments, d’équipements médicaux, dans l’industrie de la défense et dans un certain nombre d’autres domaines.

Mais, et je tiens à le souligner, nous avons beaucoup de discussions dans la société à ce sujet : la substitution des importations n’est pas une panacée, ce n’est pas une solution définitive. Si nous ne faisons que répéter les autres, si nous essayons de remplacer les produits des autres, même s’il s’agit de copies de la plus haute qualité, nous risquons d’être rattrapés, alors que nous devons avoir une longueur d’avance, pour créer nos propres technologies, produits et services compétitifs qui peuvent devenir de nouvelles normes mondiales.

Permettez-moi de vous rappeler que Sergueï Pavlovitch Korolev [1906 – 1966, ingénieur aéronautique, rescapé du goulag et fondateur du programme spatial soviétique] n’a pas suivi la voie de la copie et de l’amélioration partielle du matériel de fusée, mais qu’il a regardé vers l’avenir et a proposé un schéma unique pour créer la fusée R-7, ouvrant à l’humanité la voie vers l’espace, en fait il a établi une norme pour le monde entier, et pour les décennies à venir.

C’est exactement comme cela que les fondateurs de nombreux programmes scientifiques soviétiques ont travaillé en leur temps, et aujourd’hui, en s’appuyant sur un tel travail de base, nos concepteurs avancent dignement. Grâce à eux, la Russie dispose d’armes hypersoniques qui n’ont pas d’analogues dans le monde. Rosatom occupe une position de premier plan dans la technologie nucléaire et développe une flotte de brise-glace nucléaires. De nombreuses solutions russes en matière d’intelligence artificielle et de traitement des big data [données informatiques volumineuses] sont les meilleures au monde.

Une fois encore, le développement technologique est une tendance transversale qui définira non seulement la décennie actuelle, mais aussi l’ensemble du 21e siècle. Nous discuterons en détail du thème de la construction d’une nouvelle économie technologique – la techno-économie – lors du prochain Conseil de développement stratégique. Il y a beaucoup de sujets de discussion et, surtout, de décisions de gestion. Je pense au développement de la formation d’ingénieur et au transfert des développements scientifiques vers l’économie réelle, en fournissant des ressources financières aux entreprises de haute technologie à croissance rapide. Nous aborderons également le développement des technologies de bout en bout et l’avancement des projets de transformation numérique dans certaines industries.

Permettez-moi d’insister sur le fait qu’il est bien sûr impossible de produire tout et n’importe quoi, et que ce n’est pas nécessaire. Cependant, nous devons disposer de toutes les technologies essentielles afin de mettre en place notre propre production de n’importe quel produit, si nécessaire, dans un court laps de temps. C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons rapidement produit des vaccins contre le coronavirus et nous avons maintenant de nombreux autres produits et services.

[…]

Je voudrais également mentionner le système de paiement par carte Mir, qui a remplacé avec succès Visa et MasterCard sur le marché national et qui est en train d’étendre sa portée géographique, gagnant peu à peu une reconnaissance internationale.

[…]

Je le répète, la Russie a les capacités humaines, scientifiques et technologiques pour maîtriser les produits qui sont particulièrement demandés aujourd’hui, notamment les équipements ménagers et de construction, les équipements industriels et de service. [Suit une série de mesures à prendre, dans le secteur en particulier de la petite et moyenne entreprise, dans les domaines du financement (crédits à long terme, abordables), de la fiscalité (la limiter), de subventions (y compris en dégageant des commandes dès le stade initial), d’une simplification administrative de contrôle et de suivi fiscal et douanier, de mise en place de mécanismes pour garantir une demande à long terme pour les nouveaux produits innovants ; ou encore par le développement de prêts hypothécaires]

[Conclusion]

Chers amis !

La vitesse et l’ampleur des changements dans l’économie, la finance et les relations internationales mondiales augmentent. Le rejet de la mondialisation au profit d’un modèle de croissance multipolaire est de plus en plus clair. Bien sûr, la formation, la naissance d’un nouvel ordre mondial est un processus difficile. Nous serons encore confrontés à de nombreux défis, risques et facteurs qu’il est aujourd’hui difficile de prévoir et d’anticiper.

Mais il est évident que les règles de fond du nouvel ordre mondial seront fixées par des États forts et souverains – ceux qui ne suivent pas la trajectoire déjà fixée par quelqu’un d’autre. Seuls les États forts et souverains ont leur mot à dire dans cet ordre mondial qui émerge à nouveau, ou sont condamnés à devenir ou à rester une colonie impuissante.

Il est nécessaire de s’efforcer d’aller de l’avant, de changer, de sentir le souffle de l’époque, et de faire preuve de volonté et de détermination nationales pour y parvenir. La Russie entre dans l’ère à venir en tant que puissant pays souverain. Nous sommes certains de tirer le meilleur parti des nouvelles opportunités colossales que le temps nous a ouvertes, et nous deviendrons encore plus forts.

Merci de votre attention.

Source : Site officiel du Kremlin

Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

*

Une feuille de route valable aussi pour la France ?

RÉFLEXION

C’est en 1956 que le philosophe germano-autrichien juif Günther Anders, né Günther Siegmund Stern, premier mari de Hannah Arendt, écrivit cette réflexion prémonitoire :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente.
Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées…
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique le niveau & la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste..… que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s’interroger, penser, réfléchir.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions matérielles nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un produit, un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité, son esprit critique est bon socialement, ce qui risquerait de l’éveiller doit être combattu, ridiculisé, étouffé…
Toute doctrine remettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels »
*
On pourrait ajouter à ça : renier toute idée d’effort et de travail à l’école, et plus généralement d’élévation ; donner un certain confort matériel, de facilité matérielle à vivre ; et pour notre époque tout un tas de joujoux, propres à une technologie omniprésente et débridée, source eux-mêmes de moyens de contrôles sociaux, comme on le constate avec le covidisme.

« NOUS AVONS BESOIN D’UNE VICTOIRE »

vendredi 17 juin 2022

« Nous avons besoin d’une victoire »

Publié par Erwan Castel à 6/17/2022 03:39:00 PM

http://alawata-rebellion.blogspot.com/

NB il manque ici les illustrations vidéos de l’article


Au dessus de Donetsk la haine occidentale vient à nouveau salir les nuages du juin.

Bombardement ukrainien du district de Kievsky le 17 juin 2022.

Macron est bien rentré à Paris ce 16 juin en soirée comme  les autres laquais Scholz à Berlin et Draghi à Rome après leur visite de soutien à l’effort de guerre étasunien mené contre Moscou en Ukraine, avec le sang ukrainien et l’argent des contribuables occidentaux. 

Et la fin de la visite des proxénètes français, italien et allemand à la prostituée ukrainienne de l’Oncle Sam a été confirmée dès les premières heures de ce 17 juin par de nouveaux bombardements massifs des populations civiles de Donetsk:

Ce martyr augmenté des familles du Donbass, devenu litanie quotidienne depuis 8 années de bombardements ukrainiens de leurs zones résidentielles, atteint depuis plusieurs semaines des paroxysmes qui n’avaient jamais été vécus, même au plus fort des combats de 2014 menés entre les milices populaires et les soudards de Kiev.

Et si Macron est bien rentré dans ses pénates lutéciennes, ses étrons offerts avec les autres clébards de l’OTAN aux criminels de Kiev sont toujours là et même de plus en plus visibles comme ces canons de 155mm dont une nuée ardente de 88 obus s’est abattue sur le seul district de Kievsky à Donetsk ce matin.

Et la ville de Donetsk n’est pas la seule cité républicaine a avoir été prise pour cible par les forces ukrainiennes. 50 kilomètres plus au Nord, sur le front de Gorlovka, la ville de Golmoïsky a été également bombardée massivement provoquant plusieurs victimes civiles et de nombreuses destructions: 

Habitante de Golmoïsky tuée par des tirs ukrainiens le 17 juin matin

Bien que le président de la République Populaire de Donetsk, dans une maladresse propagandiste coutumière ait annoncé en fin de matinée que « les 6 points de tir à partir desquels l’artillerie ukrainienne a pilonné Donetsk ont tous été supprimés », les bombardements ukrainiens continuent à terroriser le centre ville. 

De 9h20 à 15h00, heure à laquelle j’interromps le temps d’un service ce compte rendu, ce ne sont pas moins de 147 obus de 155mm de l’OTAN qui se sont abattus sur la capitale républicaine, et je n’ai pas encore fait le décompte des autres munitions (roquettes, obus de 120, 122, 152, 220 mm etc).

20h00, de retour chez moi j’entends toujours claquer dans l’air les détonations et les arrivées des obus et roquettes qui se croisent dans des duels d’artillerie décalées. Et sur la carte où j’essaye de visualiser les bombardements ukrainiens, la cité de Donetsk disparaît sous les symboles des tirs ukrainiens, tout comme la ville disparaît sous les fumées noires des bombardements.

Bombardements ukrainiens sur Donetsk – 17 juin 2022

Depuis les bombardements de la Serbie en 1999, l’OTAN est devenu une véritable organisation criminelle, semant le chaos  à travers le Monde, directement ou via ses auxiliaires réguliers ou ses idiots utiles terroristes. Depuis 8 ans Washington a trouvé, avec le régime de Kiev, le moyen de cumuler le statut étatique et la dimension terroriste de son hégémonie mondialiste grâce à des laquais occidentaux trahissant leurs peuples pour installer ce chaos suicidaire au cœur de l’Europe, mais qui profite tant à la ploutocratie mondialiste.

Quand la guerre n’est que le prolongement  de l’économie par d’autres moyens

[les deux abjects matamores de salon]

Macron, comme tout bon capitaliste amoral, qu’il soit de gauche ou de droite, ne donne pas des canons aux assassins de Kiev pour protéger une certaine idée de la démocratie ou des droits de l’homme et encore moins pour aider à faire revenir la paix en Ukraine, mais bien pour lécher les pompes de l’Oncle Sam et engraisser ses capitaines d’industrie et jeter de l’huile sur le feu !

Peu importe les discours des politiciens de tout bord, le temps n’est plus aux beaux discours qu’ils soient donnés à Donetsk, Kiev, Saint-Pétersbourg ou Paris, la voix des canons a remplacé les voies de la diplomatie dans le Donbass ce pays « où les oiseaux ne chantent plus »… « nous avons besoin d’une victoire « … une pour tous » !

Cette chanson illustre bien cette population du Donbass, debout depuis 8 années dans des orages d’acier de plus en plus violents.

Je préfère les chants de l’âme des armes et des larmes aux discours des propagandes…  plus que jamais !

Erwan Castel

*

« Ici les oiseaux ne chantent pas ! »

de Boulat Okoudjava

*

Ici les oiseaux ne chantent pas,

les arbres ne poussent pas,

nous seuls, épaule contre épaule,

prenons racine dans cette terre.

La planète brûle, et tourne,

la fumée recouvre notre Patrie

et oui, seule la victoire nous importe,

une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.

*

(Refrain)

Le feu meurtrier nous attend,

et pourtant il est impuissant.

Loin vos doutes, dans la nuit, part

notre dixième bataillon de débarquement. 

*

A peine la bataille s’est-elle éteinte,

qu’on nous donne un nouveau mot d’ordre,

et le postier va devenir fou

à essayer de nous retrouver.

Le missile rouge monte au ciel,

la mitrailleuse tire sans relâche…

Et oui, seule la victoire nous importe,

une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.

*

De Koursk et d’Oriol

la guerre nous a mené

jusqu’à la porte de l’ennemi –

c’est la réalité, mon frère.

Un jour nous nous en souviendrons –

et nous aurons nous-mêmes du mal à y croire…

Mais aujourd’hui, seule la victoire nous importe,

une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.

*

(jpf) « De Koursk et d’Oriol / la guerre nous a mené / jusqu’à la porte de l’ennemi » est une allusion probable au fait que c’est sur cet axe Koursk-Oriol (Курск-Орёл) que s’est jouée la victoire soviétique lors de la « Grande guerre patriotique » contre l’armée allemande, et plus précisément contre le nazisme.

APRÈS AZOVSTAL, L’USINE AZOT À SEVERODONETSK : CES CIVILS, OTAGES DE KIEV ET DE L’OCCIDENT

Source : reseauinternational.net /17 juin 2022/Karine Bechet-Golovko /

par Karine Bechet-Golovko.

Le scénario d’Azovstal se répète. Des centaines de civils coincés dans les bas-fonds de l’usine Azot à Severodonetsk, interdits de sortir, tenus comme bouclier humain par les militaires ukrainiens et les nombreux mercenaires étrangers et toujours ces médias alignés qui refusent de parler des « otages » pour ne parler que de civils «réfugiés», attaqués par la méchante Russie. Le cynisme n’a manifestement pas de limites, surtout lorsque vous entendez les témoignages de ceux, qui ont pu se sauver – et ne veulent à aucun prix y retourner.

Ce 10 juin, deux femmes, Anna et Alina, et trois enfants de deux, cinq et huit ans se sont sauvés, à pied de l’usine d’Azot, pour aller se réfugier auprès de l’armée russe. Selon leurs dires, de nombreux étrangers sont présents dans l’usine, mais il est difficile de dire combien, car ils sont séparés des civils. Lorsqu’elles voulurent partir, les militaires ukrainiens les en ont empêchées, aucune information n’était fournie quant à la possibilité de sortir par des corridors humanitaires et les Ukrainiens ont interdit à leurs maris de leur apporter du ravitaillement.

À ce moment-là, tout comme à Azovstal, les «réfugiés» d’Azot sont devenus des otages. Et ceci est juridiquement un crime de guerre. Un de plus.

Lorsque la Russie a proposé mercredi un corridor humanitaire vers la ville de Svatovo à LNR [République populaire de Lougansk], pour laisser sortir en toute sécurité les civils de l’usine Azot, l’armée ukrainienne a commencé dès le matin à bombarder le corridor et les quartiers d’habitation de Severodonetsk. Pourquoi se gêner, puisque de toute manière les médias et les politiques occidentaux vous couvrent – et se couvrent en même temps. [on a appris depuis qu’un certain nombre de civils ont pu sortir finalement par ce couloir humanitaire ; mais qu’il en reste encore à l’intérieur ; les Russes ont également proposé aux soldats ukrainiens et autres d’utiliser ce couloir pour se rendre ; bien sûr en vain… du moins pour l’instant ; le scenario Marioupol se répète misérablement !]

Pour l’illustrer, cet article dans l’Express, qui reprend à l’égard de l’usine Azot de Severodonetsk, exactement la même rhétorique que pour Azovstal à Mariupol.

À l’usine d’Azot, ce ne sont pas des « otages », mais des «réfugiés» – malgré eux, comme à Azovstal :

« Le sort que subissent actuellement les centaines d’Ukrainiens réfugiés dans l’immense usine Azot de Severodonetsk semble en tout point similaire à l’enfer qu’ont vécu les civils et soldats [sic!!!] retranchés pendant des semaines dans l’aciérie de Marioupol ».

Le corridor humanitaire ne convient pas, car il ne permet pas d’exfiltrer les étrangers, donc il est qualifié de «controversé» et le journaliste de trouver normal, qu’a priori, l’Ukraine ne le respecte pas. Tout va bien.

Le scénario s’emballe et monte encore d’un cran : les néonazis du bataillon Azov, sont des héros à prendre en exemple, qui manifestement exaltent l’âme patriotique et le respect des « journalistes » :

« Volonté de résistance intacte de la part des soldats présents, guidés par l’exemple de leurs compatriotes du régiment Azov de Marioupol, aujourd’hui prisonniers des Russes ». [et bientôt condamnés pour crimes de guerre !]

Et plus rien n’arrête le cynisme, quand les civils, qui ont pu sortir de cet enfer, expliquent que les militaires les empêchaient de partir, qu’ils n’avaient aucune information sur les corridors humanitaires, les parodistes du journalisme français d’oser encore ceci :

« Côté ukrainien, nul espoir de succès, mais des vies à sauver, celles des centaines de civils piégés dans les salles de l’usine ».

Entre les bombes, de manière totalement inattendue, un homme âgé a pu passer hier (il ne savait manifestement pas qu’il était un « réfugié ») et il a pu sortir vers l’armée russe. Il a déclaré que personne ne les informait de la possibilité de sortir. Et ensuite il a refusé d’y retourner pour informer les autres – «si j’y retourne, je n’en reviendrai pas». J’aimerais beaucoup avoir un commentaire Jean-Clément Martin Borella, qui a pondu cette prose infâme pour l’Express.

Otages, bouclier humain, mercenaires étrangers, nous sommes confrontés au même cocktail dévastateur qu’à Azovstal, au même aveuglement des dirigeants étrangers, manifestement totalement impliqués, et des pseudo-journalistes aux ordres, mieux dressés que des caniches de salon.

Karine Bechet-Golovko

source : Russie Politics

PS (jpf) L’usine Azot de Severodonetsk est un grand complexe chimique qui produit … de l’azote dont le premier usage dans le monde est celui d’élément entrant dans la fabrication des engrais industriels (polluants). En composé (trichlorure d’azote, tribromure d’azote) c’est un corps très instable et violemment explosif.

ENCORE UNE BONNE RAISON DE VOTER POUR TOUT CE QUI N’EST PAS MACRONISTE

Une enquête — pour une fois non complaisante — de Médiapart révèle les ordres — qui n’étonneront personne — de la Préfecture de police de Paris, dirigé par l’incomparable feld-maréchal Lallement — que l’on connaît pour ses réparties de connard pour ne pas dire de « facho de service » et qui a vraiment la gueule de l’emploi — lors des manifestations de Gilets Jaunes :

« Défoncez-moi les gens »,

« Impactez très fort les manifestants »,

« Mettez-les minables ».

Qu’il y ait des individus à accepter d’exécuter de tels ordres révèle l’état de délabrement de la police, comme de tout le reste en fRance. Et qu’il y ait eu des flics à viser les yeux de certains, qui plus est pacifiques, pour les éborgner est à cette heure-ci encore un scandale impuni.

Et l’on comprend bien où se trouve les vrais minables. Les mêmes qui réprimaient des manifestations pacifiques de personnels soignants par exemple.

L’appel du 18 juin 2022 :

Demain, faisons barrage au macronisme.

En vue de la pelle du 19 juin au soir.

JULIAN ASSANGE : MAUVAISE NOUVELLE

Le gouvernement britannique a confirmé l’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange aux Etats-Unis, où il est poursuivi pour une fuite massive de documents confidentiels #AFP

En fait, et entre autres, des rapports sur des exactions commises par les troupes américaines à travers le monde.

Comme le dit F Asselineau : » L’OCCIDENT SOMBRE DANS UNE DICTATURE ORWELLIENNE L’extradition d’Assange aux États-Unis est un déshonneur. Il y risque la peine de mort ou, a minima, de longues années de prison. Le plus infâme,c’est le silence de ceux qui ne s’inquiètent des droits de l’homme que si la CIA est d’accord. »

On peut féliciter la Suède, le Royaume Uni, l’Équateur, la France (refus tant de hollande que de macron de l’accueillir) de leur action qui confirme que le monde impérialiste occidental est vraiment pourri jusqu’à la moelle.

DONBASS — DONETSK — INFORMATIONS DE CES DERNIERS JOURS

de Donbass Insider – Christelle Néant – 14/06/2022
article publié en anglais extraits (manque juste les illustrations vidéos)
Donbass – Ukrainian army terror bombing of residential areas in Donetsk


Donbass – Attentat terroriste de l’armée ukrainienne contre des zones résidentielles à Donetsk
Depuis ce matin (13 juin 2022), l’armée ukrainienne mène un bombardement terroriste continu des zones résidentielles de Donetsk, de l’est à l’ouest et du nord au sud de la ville, faisant des victimes civiles et d’importantes destructions.
Le bombardement de Donetsk a commencé vers 11 heures du matin, lorsque l’armée ukrainienne a tiré 10 roquettes à partir de lance-roquettes multiples Grad sur les districts de Kievski et Kuibyshevski. Puis une heure plus tard, l’armée ukrainienne a bombardé le quartier Budionovsky (le plus au sud-est) de Donetsk avec de l’artillerie de 155 mm aux normes de l’OTAN.
Ces tirs ont touché le marché de Maiski en pleine heure de pointe, tuant trois civils, dont une mère et son fils de 11 ans, et blessant 15 autres, dont un garçon de 9 ans.
Le tournage s’est ensuite poursuivi dans les quartiers de Kuibyshevsky, Vorochilovksi (centre-ville), Kirovsky, Petrovsky et Kievsky pendant plus de trois heures. Puis, après une pause de deux heures, l’armée ukrainienne a repris le bombardement de Donetsk en fin d’après-midi, faisant de nouvelles victimes civiles.
Lors du bombardement d’une journée de Donetsk, l’armée ukrainienne a tiré 339 projectiles sur la capitale de la RPD (République populaire de Donetsk), dont en détail 29 obus d’artillerie de 122 mm, 171 obus d’artillerie de 155 mm (norme OTAN), 118 roquettes du lance-roquettes multiple BM-21 Grad de 122 mm, et 21 roquettes du lance-roquettes multiple BM-27 Hurricane de 220 mm.
Et tant qu’on parle d’armement fourni par l’OTAN, l’un des obus de 155 mm tombé la veille au centre de Donetsk a été identifié comme un obus LU 211, tiré par un canon automoteur Caesar français !
De toute évidence, les autorités françaises ont été complices des crimes de guerre de l’Ukraine en fournissant des armes et des munitions avec lesquelles l’armée ukrainienne tire délibérément sur des zones civiles où il n’y a pas de positions ou d’armes ennemies !
L’aviation russe et l’artillerie de la RPD ont lourdement bombardé les cinq positions (Avdeyevka, Peski, Orlovka, Krasnogorovka et Pervomaiskoye) à partir desquelles l’armée ukrainienne tirait, et le bombardement de Donetsk a cessé vers 20 heures. Plusieurs roquettes Hurricane ont également été abattues par la défense anti-aérienne.
La maternité de Donetsk a été touchée par l’une de ces roquettes. Heureusement, les patients et les bébés avaient été descendus dans les abris anti-bombes de la maternité et il n’y avait pas eu de victimes.
Plusieurs collègues travaillant pour divers médias ont été pris dans le bombardement de l’armée ukrainienne alors qu’ils filmaient les suites de la fusillade précédente, et se sont retrouvés dans la même situation que Laurent et moi le 4 juin dans le quartier de Petrovsky. Heureusement aucun d’entre eux n’a été blessé selon les informations dont je dispose.
En plus de Donetsk, l’armée ukrainienne a également bombardé Gorlovka, Yelenovka, Yassinovataya et Lyubovka. Le bilan provisoire au moment de la rédaction est de quatre civils morts, dont un enfant, et de 22 blessés, dont deux enfants. Ce bombardement terroriste de Donetsk est le pire que l’armée ukrainienne ait infligé à la capitale de la RPD depuis le début de la guerre il y a huit ans !
En conséquence, le chef de la RPD, Denis Pouchiline, a annoncé que des renforts de la milice populaire de la RPD et de l’armée russe seraient envoyés dans la région pour protéger Donetsk. Il a également souligné qu’en une journée, les forces alliées avaient détruit 30 points de tir de l’armée ukrainienne et un poste de commandement.
 » L’ennemi a littéralement dépassé les bornes. Des méthodes de guerre interdites sont utilisées, les zones résidentielles et les quartiers centraux de Donetsk sont bombardés, et d’autres zones peuplées de la République populaire de Donetsk sont également sous le feu en ce moment.
À cet égard, il est entendu que toutes les forces supplémentaires nécessaires des forces alliées, principalement de la Fédération de Russie, seront déployées.
Je tiens également à souligner qu’au cours des dernières 24 heures, une trentaine de points de tir ennemis ont été supprimés et que le poste de commandement ennemi près du village de Memrik a été détruit.
Bien entendu, même en tenant compte de ces éléments, l’ennemi dispose toujours d’une quantité suffisante d’armes capables d’effectuer des frappes sur nos centres de population. À cet égard, il a été recommandé et ordonné aux chefs des ministères et des départements d’employer un nombre minimum de personnes sur leur lieu de travail et de transférer le personnel principal vers le travail à distance. La même recommandation a été faite aux entreprises privées.
Dans les jours à venir, je recommande toujours à tous les citoyens de la République populaire de Donetsk de rester dans des endroits sûrs autant que possible et de ne pas laisser les enfants sans surveillance.
Les autorités de la République populaire de Donetsk prennent des mesures exhaustives pour assurer la sécurité totale des citoyens de la République dès que possible.
Denis Pouchiline »
https://t.me/pushilindenis/2351
Telegram
Пушилин Д.В.
Заявление о ситуации в Донецкой Народной Республике
t.me/donbassinsider/13648
*
En attendant que l’armement occidental envoyé en Ukraine et déployé près de Donetsk soit détruit, il a appelé les populations à rester le plus possible chez elles, et demandé aux administrations et entreprises privées d’encourager au maximum le télétravail.
Le but évident du bombardement terroriste de Donetsk par l’armée ukrainienne est de détourner les forces russes plus au nord vers Severodonetsk et Slaviansk, afin de les pousser dans un assaut frontal meurtrier sur Avdeyevka pour arrêter les tirs. Mais l’état-major russe est bien conscient qu’il s’agit d’une tactique de diversion. Le feu de contre-batterie va donc s’intensifier pour calmer le feu au plus vite à chaque fois, tout en poursuivant l’encerclement de Lissitchansk, Slaviansk et Kramatorsk plus au nord.
Christelle Néant
(jpf) Je rappelle qu’Avdeyevka (Avdeevka) est située à 10/15 km à vol d’oiseau du centre de Donetsk, au Nord. Nettement moins (5 km à peine du centre, et en limite de l’aéroport de Donetsk), si l’on considère toute la zone que les Ukrainiens contrôlent en ce lieu. Cet endroit serait une véritable forteresse, sur équipée d’infrastructures de défense. S’y trouvaient il y a un mois 4.000 soldats ukrainiens environ.

LES UNS SOUMIS (reresuite)

Après que l’ordure de l’Élysée a déclaré à Irpin’ (une ville de la banlieue de Kiev nommée « ville martyre » par la maffia médiatique franchouillardesque) : « Je souhaite que l’Ukraine l’emporte », reconnaissant en cela les « vertus » d’un régime dirigé par des bandéristes qui sont la lie de la société ukrainienne (zelenski compris) mais fort heureusement de plus en plus à la ramasse (merci les Russkovs),

L’abruti mélenchon, déjà entré dans son rôle de complaisant premier sinistre (ministre de gauche, du latin sinister, gauche), et par pur électoralisme (mais est-ce vraiment bénéfique pour lui ?), a déclaré : « Je m’associe à son message de solidarité ». Confirmant une fois encore que peu de chose finalement le différencie de macron. Pendant le temps des Gilets Jaunes et pendant celui du covidisme, on a déjà pu remarquer qu’il s’est très généralement associé à la politique délirante, liberticide et répressive du kéké.

Rencontre entre deux mondialo-fachos sociopathes cocaïnomanes quarantenaires et corrompus.

Asselineau parle quant à lui de « SOLIDARITÉ ENTRE HOLOGRAMMES. Zelensky doit juger qu’il ne passe pas assez dans les médias. Du coup, il est apparu sous forme d’hologramme dans 4 lieux différents lors du Salon Vivatech. Est-ce pour ça que Mélenchon s’est «associé au message de solidarité de Macron» en sa faveur?» Rappelons que mélenchon aime lui aussi à se présenter en hologramme.

Remarque qui n’a rien à voir avec le sujet, mais quand on me parle d’hologramme je pense toujours aux premiers hologrammes (étatsuniens) que le monde entier a pu voir à la télévision, ceux des pseudo-avions qui entraient, lors du Onze Septembre, dans les deux tours comme dans du beurre et sans dégât, le nez de l’un des deux ressortant même de l’autre côté de la tour comme si de rien n’était !!!

Enfin pour revenir au politicard socialo-trotsko-maçon pas plus soumis que lui (il a été pendant trente ans sénateur PS et possède un patrimoine non négligeable), par une association d’idées qui m’est venue comme ça (le mot « mélenchon » m’a fait penser à Mel Brooks), voilà que je l’imagine très bien en valet de pisse à l’Élysée, piss jack comme dans La Folle Histoire du Monde de Mel Brooks. On l’a déjà vu ramper devant Monseigneur.

Ceci dit, les quelques propos que j’ai tenus ces jours derniers à l’encontre de mélenchon et de sa smala, ne doit pas nous faire oublier qu’il convient, contre vents et marées, de nous en tenir au mot d’ordre ; TOUT SAUF MACRON ! Fossoyeur effectif de la France. Tout sauf un ou une macroniste !

À PROPOS DU NIHILISME CRÉPUSCULAIRE DE L’OCCIDENT EN UKRAINE

extrait de l’article du Courrier des Stratèges de jeudi 16 juin : Guerre d’Ukraine – Jour 110-111 – L’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN est remise aux calendes turques

  • Le plus évident, dans ce tableau, c’est que les pertes ukrainiennes sont d’autant plus élevées que le président ukrainien regroupe ses troupes dans la région de Severodonetsk. Le résumé de la situation sur la chaine Telegram de Xoaqin Flores est limpide:
  • Aujourd’hui, 40 000 soldats des forces armées ukrainiennes sont concentrés dans la région de Severodonetsk et de Lisitchansk.
  • 50 000 autres dans la zone de la puissante zone fortifiée Slaviansk – Kramatorsk – Droujkovka – Konstantinovka.
  • Zelenski déploie des forces spéciales d’autres régions d’Ukraine dans la région de Severodonetsk.
  • Les pertes des forces armées de l’Ukraine y sont chaque jour énormes. En fait, là-bas, à Severodonetsk, la destruction de l’armée ukrainienne est en cours.
  • Zelenski veut tenir au moins une partie de Severodonetsk jusqu’à la réunion des ministres de la défense de l’OTAN à Ramstein le 15 juin. Rammstein-3, espère Zelenski, lui donnera beaucoup de nouvelles armes.
  • Les pertes des Forces armées de l’Ukraine à Severodonetsk sont si énormes que le commandant des Forces armées de l’Ukraine Zaloujni exige de retirer les troupes à Kramatorsk et Slaviansk.
  • Mais Zelenski insiste pour défendre Severodonetsk à tout prix. Et il exige des Forces armées de l’Ukraine qu’elles contre-attaquent même.
  • Même les États-Unis et la Grande-Bretagne sont divisés sur Severodonetsk. Le Pentagone propose de se retirer à Slaviansk. Le ministère britannique de la Défense propose de défendre Severodonetsk à tout prix.
  • L’armée russe utilise son avantage et détruit environ 500 personnes des Forces armées de l’Ukraine par jour uniquement à Severodonetsk. C’est ce qui ressort des estimations occidentales. Bien qu’il soit impossible de dire exactement combien de soldats ukrainiens meurent quotidiennement.
  • Dans le même temps, les pertes de l’armée russe et des deux républiques sont désormais faibles. Au lieu de prendre d’assaut les positions ukrainiennes, l’artillerie, les systèmes de lance-roquettes multiples et l’aviation russes écrasent par leurs tirs l’armée ukrainienne.
  • L’armée russe est également en train d’encercler Lisitchansk et Severodonetsk en coupant les routes d’accès pour l’armée ukrainienne.
  • Selon l’Occident, dans la zone de Severodonetsk on trouve maintenant 50% de l’armée russe en Ukraine.
  • L’Occident craint désormais que ce soit à Severodonetsk que se produise le tournant de la guerre.
    L’Occident est habité d’une pulsion suicidaire et le comportement de Zelenski en est une expression chimiquement pure. Il va devenir difficile de refuser la caractérisation du comportement occidental – et en particulier de Zelenski – comme “fasciste”.
  • Vladimir Zelenski, le 13 juin au soir: “Je demande à tous ceux qui en auraient l’occasion de communiquer avec les gens du sud occupé… dites qu’il y aura une libération. Dites-le à Gorlovka, Donetsk, Lougansk. Dites-leur que l’armée ukrainienne va certainement venir. Bien sûr, nous libérerons également notre Crimée. Que chaque fonctionnaire russe qui a saisi des terres précieuses en Crimée se souvienne : ce n’est pas la terre où ils auront la paix… “. Sinistre commentaire des bombardements de Donetsk et Gorlovka.
  • Deux mercenaires américains ont été faits prisonniers il y a quelques jours. Ni la partie russe ni la partie ukrainienne ne communiquent officiellement sur la réalité des volontaires ou mercenaires occidentaux faits prisonniers.

RE CARON

Le Point a lu les propositions du parti de Caron candidat néanmoins mélenchoniste (si j’ai bien compris).

Je ne commente pas les présupposés du Point (qui n’est point fin, et qui en ce moment mène campagne contre tous les mélenchonistes et assimilés), et j’ajoute juste à certaines des propositions « écologistes » caroniennes :

— Que la fin du nucléaire est déjà en bonne marche avec le retour des énergies fossiles polluantes et le développement d’éoliennes non rentables et particulièrement inesthétiques ;
J’attends ses propositions concrètes pour y arriver réellement et comme il faut ;

— Que la fin des frontières, c’est déjà le cas, du moins dans l’Union Européenne, et que l’on voit où ça nous mène ;
J’attends ses propositions concrètes pour faire que cela se passe maintenant au mieux ;

— Que le contrôle de la population mondiale est déjà en marche, par la stérilisation non-dite des plus pauvres du côté de chez Bill Gates (persona non grata en Inde) et consorts, et le développement de pseudo-vaccins et passes « sanitaires » du côté de Pfizer et compagnie ou encore Microsoft ;
J’attends enfin ici ses propositions complémentaires qui je pense seront aussi mirifiques et du même acabit que sa volonté d’introduire un permis de voter et de finalement légaliser l’apartheid électoral (je suppose d’ailleurs que Caron est également partisan de l’apartheid sanitaire).

Que dire de vouloir imposer de la nourriture végane dans les cantines ? Personnellement je suis patatophile ou plus exactement patatovore, j’exige que l’on bouffe des patates tous les jours. Non mais !

Ce qui est réellement comique c’est que Caron et ses acolytes sont en train de réinventer le « communisme Labiche » préconisé par Céline juste avant guerre. Mais un peu modernisé et adapté à la clientèle bobo parisienne. Pourquoi plafonner les revenus mensuels à 40.000 euros ? Serait-ce son salaire mensuel ?

Caron sait-il au moins que le salaire moyen en France en 2022 est de 2.340 euros net par mois. Que nombre de personnes gagnent juste le SMIG (1300 euros net par mois), que nombre de gens ont des « petits boulots », parfois à temps partiel, ou « à la tâche », sont chômeurs, ou agriculteurs à tout petit revenu, etc. et que nombre de retraités sont en-dessous du seuil de pauvreté (918 euros).

De qui parle-t-il quand il veut plafonner les revenus au-delà de 40.000 euros par mois ? Les grandes fortunes qui ne travaillent pas mais font fructifier leur pognon, certains sportifs, certains artistes, certains journalistes ? Mystère.

Au fait, et ceux qui vivent de trafics, on fait comment avec eux ?

Dans quel monde vit-il ?

Quand le journal Le Monde tremble devant le Donbass Insider

Laurent Brayard — Donbass Insider

10/06/2022

Dans un article délirant du journal Le Monde, qui depuis longtemps n’est plus un journal digne de ce nom, le Donbass Insider à travers la personne de Christelle Néant est présenté comme un organe d’influence toxique et de désinformation, en tentant par ailleurs de faire passer la petite agence fondée en 2018, comme inondée d’argent, avec « des liens avec Moscou qui restent flous ». Pour se faire, Benoît Vitkine n’a pas osé écrire lui-même l’article, envoyant un stagiaire et pigiste du nom de Maxime Pernet, tout frais moulu depuis 2 mois dans le quotidien national français. Entre mensonges, désinformations, menaces à peine déguisées, Le Monde dévisse en se vautrant littéralement dans une basse propagande que Goebbels lui-même n’aurait pas désavoué. Ce qui est intéressant au-delà du contenu pitoyable de l’article, c’est le signe que nous faisons peur et que nous dérangeons depuis longtemps, leur long travail de manipulations informationnelles au sujet du Donbass et bien sûr de la Russie. Ne pouvant nous faire taire, Le Monde tente l’intimidation, et de manière grossière et cynique, de nous faire passer pour d’abominables croquemitaines, aux poches débordants d’argent du Kremlin et ayant fait de la noble et juste cause que nous défendons, un business lucratif pas loin de l’escroquerie. Encore un pas et bientôt ces « journalistes » appelleront à nous faire jeter en prison, et sont fiers qu’en France, une seule opinion soit tolérée dans les médias. Pour eux, tout ce qui n’entre pas dans la ligne officielle est de la propagande russe ou chinoise.

Stagiaires et pigistes, faire allégeance pour devenir un nouveau chien de garde. Tout cela est connu depuis longtemps, notamment par le travail du journaliste Serge Halimi, qui à l’époque en 1995, condamnait la pensée unique et le formatage des journalistes pour en faire de bons petits soldats défenseurs du système. Ces jeunes chiens de garde entrent dans les médias par la petite porte, comme Maxime Pernet. Issus d’écoles de journalisme, de l’université ou de grandes écoles comme Sciences Po, ils doivent courber l’échine pendant de longues années. La plupart du temps leur parcours passe d’abord par des médias régionaux, en charge « de la rubrique des chiens écrasés » ou de couvertures locales. Les salaires sont encore modestes, mais ils sont tenus par la future carrière à effectuer. Ils resteront pour beaucoup très longtemps comme stagiaires, puis comme pigistes, payés à la tâche, avant d’atteindre après 10 ou 15 ans, la bonne place confortable de journaliste, qui donne droit aux avantages fiscaux (ce qui est déjà hallucinant dans un pays libre), et bien sûr à la fameuse carte. Sans carte de journaliste vous n’êtes rien, seulement un pion en attente d’une promotion. Le système fonctionne ainsi pour permettre de vérifier l’allégeance des plus jeunes. Leurs articles ne sont pas libres, ce sont des commandes des rédactions. L’incroyable Paul Gogo, l’un des pires manipulateur sur le Donbass et la Russie, souvent hystérique et pratiquant la diffamation et l’insulte est l’un des cas école. Désormais correspondant à la Libre Belgique, il aura fait le « sale boulot » pendant des années et avoua même en se plaignant, que dans son parcours de petit soldat, nombre de ses premiers articles avaient été refusés par les rédactions pour lesquelles il travaillait. Il aura pourtant eu la chance de voir le tout début de l’insurrection dans le Donbass, mais se sera bien gardé de raconter la vérité, se complaisant même comme Stéphane Siohan, à se compromettre avec le parti néonazi du Pravy Sektor. Pire encore, Siohan est un collaborateur régulier d’une officine de propagande ukrainienne financée par les Américains, l’Ukrainian Crisis Media Center, où il intervient régulièrement. Comme pour Gogo, l’argent américain n’a pas d’odeur et il se trouve mieux dans leur poche. Paul Gogo à l’époque « apprenti propagandiste » ira même jusqu’à appeler la France à livrer de l’aide humanitaire… à l’armée ukrainienne qui massacrait les Russes du Donbass, c’était en 2015 dans les lignes du journal Libération. Le titre [de son article] depuis a été discrètement changé, car j’avais tiré à boulets rouges sur le bonhomme, qui depuis enrage comme un furieux ! Il aura cherché à se venger en usant des services de quelques amis de journaux internets torchons, eux aussi financés par de l’argent américain, comme Slate ou encore Street Press. Dans ces lignes j’étais devenu un « mercenaire », j’aurais fui le Donbass poursuivi pour les méfaits que j’aurais soit-disant commis autour de Donetsk et serait évidemment « un facho ». De la pure invention sortie de son cerveau passablement dérangé, et étayé de boues tirées de trolls toujours actifs sur les réseaux sociaux. Ce serait amusant, si par ailleurs ce personnage, n’avait pas été médaillé et félicité pour son « travail » en Ukraine, par sa ville natale de Saint-Lo. Le dernier a avoir reçu cette médaille était un résistant de 1944… qui combattit lui les nazis. Lui par contre aura fréquenté de près les néonazis du Pravy Sektor dont il nie depuis toujours la nature. Après avoir interviewé une survivante de tortures par des sbires de cette organisation, je vous assure, que cela laisse un goût de scandale et d’amertume. Ils auront depuis 2014, presque tous, déshonoré leur profession, au point de se compromettre avec des assassins.

Travailler dans le Donbass pour avoir la légitimité… de transformer la vérité. L’immense majorité de ces journalistes sont venus dans le Donbass au début de la guerre (2014-2015). La plus grande partie n’a toutefois pas fait le travail, au point de rapidement déformer la vérité, voire même de l’inventer. Certains comme Pierre Sautreuil, alors pigiste à l’Obs, qui déclarait lui-même « n’avoir pas de remords à user du mensonge face aux dictatures », ne sont plus là pour informer, mais bien pour changer la vérité, en respectant une ligne déjà définie. Si par ailleurs la Russie était vraiment une dictature, la simple vérité suffirait à être énoncée pour la combattre. Ils ont presque tous franchis cette ligne rouge. Pierre Sautreuil est lui aussi mouillé avec l’Ukrainian Crisis Media Center, pur produit de Sciences Po, et poussa son avantage au maximum, recouvert de prix prestigieux et désormais journaliste à La Croix. Ce qu’il ne dit pas c’est qu’il fut expulsé de la République de Lougansk… pour espionnage. Il est certain que quelques-uns d’entre eux sont en effet des agents des services français, bien pratiques pour fureter à droite ou à gauche. Parmi les champions de la désinformation, citons également Elena Volochine, journaliste pour France 24, qui en 2016 en profita lors d’un cours séjour, pour faire un montage audio éhonté et bidon, afin de créer une réalité alternative. Découpant une conversation, elle réussit à recréer une nouvelle version, complet tissu de mensonges. Manque de chance pour elle, Christelle Néant était alors présente et avait assisté à la supercherie. Je pourrais continuer ainsi longtemps, mais il vaut le coup de raconter une petite anecdote sur Benoît Vitkine, du journal Le Monde. En 2016, je fus contacté par un journaliste français de Le Monde, Olivier Faye, en charge de l’observation de l’extrême-droite. A l’époque je tentais de faire venir dans le Donbass des personnalités politiques françaises, de tous les partis, et j’essayais de les approcher au sens large, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite sans exception. Gilbert Collard, le fameux avocat fut tenté de venir à Donetsk (il ne vînt jamais), et c’est ainsi que Faye me demanda mon aide pour venir dans le Donbass et suivre cette délégation. Je ne fermais pas la porte, en lui annonçant que l’extrême-droite ukrainienne, ici, il pouvait en apprendre beaucoup, notamment en venant avec moi à la rencontre des survivants des massacres des bataillons de représailles, ou des torturés des prisons politiques d’Ukraine, sans parler des victimes des compagnies du Pravy Sektor. Il ne dit pas non, et le temps passa ainsi, jusqu’à un petit message d’Olivier Faye, m’indiquant qu’il ne viendrait pas mais serait remplacé par… Benoît Vitkine. Ce triste sire était en effet dans l’impossibilité, comme beaucoup de ses amis de recevoir une accréditation dans le Donbass. Ayant tellement menti et insulté, à la fois le Donbass, comme la Russie, sans aucune objectivité, personne ici ne voulait poursuivre le travail avec de tels propagandistes. Je répondis la chose suivante : « Benoît Vitkine ? C’est le pire du caniveau français du journalisme, jamais je n’aiderai une personne pareille à venir faire sa désinformation et à utiliser la légitimité de sa présence ici, pour étayer ces propos mensongers ». Je n’entendis plus jamais parler d’Olivier Faye… Je suis personnellement heureux d’avoir aidé à leur barrer le passage, car ces journalistes n’usent en fait que de duplicité, vous flattent pour mieux vous tromper, vous mentent pour mieux ensuite rentrer en France et écrire absolument n’importe quoi, pourvu que ce soit dans la ligne de la rédaction (et pour toucher bien sûr des bonnes et biens grasses piges, et quelques médailles supplémentaires).

Le journal Le Monde a peur du Donbass Insider. L’article du Monde révèle toutefois un fait intéressant… ils ont peur de nous désormais. Nous les avons combattus (et pas que ce journal), avec acharnement et nous étions une gêne, tout au plus. Lorsque nous avons failli mourir sous les bombardements ukrainiens le 4 juin dernier, aucun média n’a évoqué ce fait. Par contre, notre travail est maintenant plus que dérangeant et ils s’inquiètent désormais énormément. Après 8 ans de cette guerre, et 7 ans de notre présence sans discontinuer dans le Donbass, ils ont finalement évoqué notre action… C’est une nouveauté qui en dit long, notamment par la citation, de ce qu’ils croient être l’arme absolue pour nous faire taire : l’Institut for Strategic Dialogue. Cet Institut en principe indépendant, a été créé à Londres en 2006, par le baron Georges Weidenfeld (1919-2016), Autrichien et grosse huile des sphères mondiales, chroniqueur pour la presse britannique depuis son émigration en Grande-Bretagne (1938). Couverts d’honneur, éditeur, membre de la chambre des Lords (1976), il fut à l’origine d’un club d’hommes puissants, The Club of Three dans les années 90, regroupant des personnalités de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne. Le but de cette organisation n’est pas la philanthropie, mais bien la politique, en créant un réseautage dans le monde entier pour « travailler à déjouer les menaces à long terme contre la paix entre les nations et les communautés ». C’est une sorte de pendant du club Le Siècle, travaillant en étroite collaboration avec Google pour traquer par exemple « l’extrémisme ». Parmi les membres du conseil d’administration citons Roland Berger (1937-), à la tête d’un cabinet de conseil en stratégie à l’international (1967), fort d’un réseau de 2 400 consultants dans le monde et brassant pas moins de 900 millions d’euros (2012). Mais aussi Adair Turner (1955-), membre de la chambre des Lords (2005), qui est aussi un banquier et un homme d’affaires de premier plan, ou encore Helena Kennedy (1950-), aussi membre de la chambre des Lords (1997), et le général britannique Charles Guthrie (1938-), couvert de médailles, pair du Royaume-Uni (2001) et membre de la chambre des Lords. Du beau monde comme on le voit, et qui prouve aussi que dans les plus hautes sphères, en France comme dans beaucoup de pays d’Occident, des hommes et femmes de pouvoir, cherchent à juguler l’information et à écraser toutes les formes de contestations, d’imposer une censure qui ne peut désormais que monter en puissance. Nous faire taire… comme Le Monde, ils voudraient bien. C’est le signe ici, que l’Europe Occidentale a passé une étape, notamment sur la liberté d’expression. Ils n’en veulent plus c’est certain. Pour nous diffamer, Maxime Pernet indique donc que nous brasserions beaucoup d’argent. Les vidéos ou streaming des 12 personnes dénoncées dans cette article, seraient en capacité de faire tomber dans notre poche de 20 à 700 euros. Absurde car nous n’avons pas de monétisation au Donbass Insider. Se plaignant du nombre croissant de gens qui nous suivent, ce succès est dû en grande partie… à tous ces médias et à ces journalistes. En ayant refusé de faire le travail de vérité, à force d’ahaner toujours le même discours de haine vermoulue contre la Russie et le Donbass, les gens veulent maintenant entendre autre chose. Et beaucoup comprennent que le son de cloche, qui sonne faux de tous ces médias, n’a absolument plus d’intérêts. C’est la seule raison pour laquelle ces gens suivent le Donbass Insider. Ils veulent la vérité et une alternative dans l’information, une information contradictoire à celle de l’Ukraine, de l’Occident.

Une France qui tôt ou tard retrouvera sa liberté et souveraineté. Alors tous ces journalistes et médias auront beau faire, nous continuerons jusqu’au bout de nos forces. Il n’est pas vrai que [nous] ayons une aisance financière au Donbass Insider. Christelle a réussi à tenir la ligne uniquement par la générosité de particuliers modestes, et elle a dû se séparer d’une traductrice qu’elle ne pouvait plus payer, il y a déjà longtemps. Dans le bombardement du 4 juin, elle a aussi perdu sa voiture et une cagnotte organisée par Xavier Moreau, venu à notre secours, rassemble en ce moment de l’argent pour la remplacer. Il n’y avait pas de réserves dans l’agence pour en racheter une autre. Moi-même c’est un réseau d’amis, ils sont un peu plus de 20 personnes qui financent mon travail pour 6 mois. Mon budget total est de 4 500 euros, avec le voyage, le logement, l’abonnement téléphonique et internet et l’équipement compris dedans. Une somme dérisoire, tandis que bien sûr nous avons pas de parachute pour le futur, pas de cotisation à la retraite, pas d’assurances, pas de mutuelles, rien. C’est un travail difficile, dangereux et nous n’avons pas peur de Le Monde, ou de qui que ce soit. Un procès contre nous en France serait une véritable chance, qui montrerait par un degré de répression encore plus fort, que nous sommes persécutés. C’est déjà le cas, par des pressions, des menaces de mort ridicules, des suppressions de compte (Patreon, Twitter, Instagram, Youtube et Facebook entre autres), qui au contraire de nous décourager nous donnent de la force pour poursuivre. Quant à vous Maxime Pernet, je vous plains sincèrement. Benoît Vitkine vous a lancé sur ce thème pour que vous fassiez allégeance aux chiens de garde. Félicitations, votre carrière sera sans doute brillante ! Mais peut-être que pour un temps, car en France la colère monte contre cette oppression, cette propagande qui tue ici dans le Donbass, cette iniquité et injustice. En France, pour 2022, c’est 116,9 millions d’euros qui seront distribués à des journaux et médias comme Le Monde… donnés par le gouvernement français en piochant dans la poche des contribuables français. C’est paraît-il la démocratie et la liberté d’expression, notamment en interdisant les médias pro-russes dans notre pays. Camille Desmoulins qui avait vu son journal interdit et brûlé sur ordre de son ancien ami Maximilien Robespierre, lui répondit que « brûler ce n’était pas répondre ». Vos censures et vos attaques ne mèneront nulle part, et j’espère vivre assez vieux pour voir l’effondrement de ce système, dans la liesse populaire. De formation historienne, j’affirme et prédis que cela sera… que vous le vouliez où non l’histoire vous jugera. Quant à Christelle et moi, nous pourrons être fiers d’avoir combattu pour une cause noble et juste ainsi que contre des gens comme vous. Vous combattre est un honneur, la France Libre est un exemple qui toujours est dans mon cœur. Vous ne pouvez mesurer la lassitude que vous créez dans notre pays. Le pays des droits de l’homme et des liberté étranglés, mais un pays qui saura se souvenir, au-delà des couleurs de peau, des origines et des confessions religieuses, de la société que vous avez créée et soutenue. Ce pays à [l]a fin vous jettera un jour aux égouts de l’histoire. Je vous le dis.

Laurent Brayard pour le Donbass Insider

STATISTIQUES GUERRIÈRES

Parmi toutes les mauvaises nouvelles concernant l’Ukraine, une nouvelle encourageante.

On sait que depuis quelque temps les officiers ont reçu l’ordre d’abattre les déserteurs. Mais l’on sait aussi (par les vidéos postées sur telegram) que des éléments de l’armée, chefs militaires compris n’acceptent plus de subir la supériorité écrasante des armées alliées. Et de servir uniquement de chair à canon. Des hommes désertent malgré tout, des unités se rendent.

Il y a un peu plus d’une semaine à Sviatogorsk, alors que les Russes délogeaient les Ukrainiens qui tenaient une zone à cheval sur le Donets (voir article du trois juin : Chaudron, sac et nid ; quatrième partie), le commandement des alliés a demandé aux troupes de ne pas tirer sur les soldats ukrainiens qui s’enfuyaient en traversant la Donets à la nage. Ce qui est un signal assez clair envoyé aux soldats ukrainiens.

Aujourd’hui 15 juin (écrit hier), voici ce que le Réseau Voltaire (cf. Voltairenet.org) nous dit dans un billet titré « Désertions en masse en Ukraine » (qui a mon sens devrait plutôt s’appeler : « Refus de se battre, objection à se battre… ») :

« Les pertes de l’armée ukrainienne ont subitement augmenté après la chute de Marioupol et le changement stratégique de l’armée russe. Il ne s’agit plus pour Moscou de détruire les stocks d’armes ukrainiens, mais de libérer la Novorossia (Sud du pays).

 « Le 8 juin 2022, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov, évaluait pour la première fois les pertes de son armée : 100 morts par jour et 500 blessés.

«  Le 9 juin, un assistant du président ukrainien, Mykhaylo Podolyak, a évalué les pertes pour la BBC entre 100 à 200 hommes chaque jour [1].

«  Le 10 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé un décret autorisant la mobilisation des jeunes gens à partir de 18 ans.

«  Selon les services de renseignement britanniques cités par The Independent, le rapport des forces entre les armées ukrainiennes et russes est de 1 à 20 pour l’artillerie et de 1 à 40 pour les munitions [2].

 « Un mouvement de désobéissance civile se développe en Ukraine. Les jeunes conscrits, sans expérience ni formation, refusent d’aller mourir pour le président Zelensky.

«  Les 50 États du Groupe de contact pour l’Ukraine se réuniront le 15 juin à Bruxelles sous la président du secrétaire US à la Défense, le général Lloyd J. Austin III. Ils tenteront de trouver un moyen pour mettre fin à cette hémorragie [3].

« [1] « Ukrainian casualties : Kyiv losing up to 200 troops a day – Zelensky aide », BBC, June 10, 2022.

« [2] « Revealed : Ukraine forces outgunned up to 40 to 1. Intelligence report warns soldiers are deserting eastern front », Kim Sengupta, The Independent, June 9, 2022.

« [3] « Austin to Host Ukraine Contact Group Meeting in Brussels », Jim Garamone, US Department of Defence, June 14, 2022. »

*

(jpf)

Dans son bulletin hebdomadaire de dimanche dernier, Xavier Moreau annonçait les chiffres suivants :

Supériorité russe dans le domaine de l’artillerie à 15 contre 1 ;

pertes ukrainiennes reconnues officiellement par Kyiv et les étatsuniens depuis le début de l’intervention russe : plus de 60.000 morts et 50.000 disparus ou blessés ;

Pertes ukrainiennes : 100 à 200 morts par jour. 500 à 700 blessés.

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Ajoutons encore plusieurs milliers de prisonniers.

Il semble assez fou de vouloir continuer cette guerre dans de telles conditions de déséquilibre.

Zelensky et son entourage sont des ordures et/ou de piètres manipulés. Petit rappel, dès le premier jour ou presque de cette guerre la Russie a initié des négociations qui ont été délibérément sabotées par les Kiéviens. Jusqu’au jour (2 ou 3 mois après, je ne sais plus) où elles se sont arrêtées devant l’entêtement des Ukrainiens.

La conséquence est qu’au final, il n’y aura plus d’armée ukrainienne et plus rien à négocier. Et que la Russie va récupérer très probablement tout le territoire de l’ancienne Novorossiya ukrainienne, voire plus. Et que l’Ukraine devra accepter toutes les conditions russes qui seront sans doute bien plus importantes que ce qui était envisagé au départ par les Russes.

Le pays va sortir en lambeaux de cette opération spéciale, privée d’une partie de son territoire et plus encore de la part la plus importante de son économie, en particulier de son industrie. Entamée depuis des années, en particulier depuis le coup d’État de la Maïdan en 2014, la fuite des populations de toutes catégories sociales va se poursuivre. Et les bandéristes pourront pleurer sur leurs délires dans ce qui restera du pays, c’est-à-dire essentiellement la Galicie et la région de Kiev qui va voir ses forces vives s’expatrier y compris en Novorossiya ou en Russie.

Il faut savoir également que les matériels encore acheminés des pays de l’Otan ne sont pas nécessairement récents, ou quand ils le sont (genre Caeser français) les munitions datent (années 70 pour le même Caeser, paraît-il). Plus généralement, l’armée ukrainienne serait à la limite de ses stocks qui datent des années soviétiques.

On apprend aussi que l’armée de Grèce, pays déjà mis à bas par l’Union Européenne et par son entrée dans l’euro qui a été une catastrophe, pays mis en pièce, actuellement rechigne à se séparer de ses armes.

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DANS LA SÉRIE DE : LONG-MÉCHANT ET SES POTES (SUITE ENCORE)

Il y a dix, quinze jours, l’histrion de la téloche Aymeric Caron le petit rebelle haineux qui se prétend « antispéciste » etc « anarchiste » — et qui l’est sans doute autant, c’est-à-dire pas plus que l’autre inamovible de la téloche onfray, ou qu’un quelconque facho de l’anti-fascisme du genre black bloc — a déclaré, également à la téloche, sans honte, ni gêne :

il voudrait que l’ON instaure « un permis de voter » pour agir contre les « citoyens incultes et irresponsables ».

Je ne sais pas qui est ce ON. Mais je me doute un peu.

J’ai lu le pedigree de ce quinquagénaire : il est fils d’enseignant. Bonjour l’éducation ! Pur produit des dernières décennies. À mon sens, je trouve que son identité convient parfaitement à l’anagramme suivant : EYRICA MACRON. Macron a le même mépris de la masse humaine. Et surtout la certitude d’être un être d’exception alors même que c’est un sociopathe et incompétent notoire, de notoriété publique comme on le voit depuis quelques années. Et un danger public.

Cet Aymeric Caron, je n’en parlerais pas s’il n’était pas présentement candidat de la nupes (40% au premier tour du côté des neuvième et dix-huitième arrondissements — Montmartre, Sacré-Cœur et Goutte d’Or, à toucher Saint-Denis, en particulier). Lui, c’est dans la tendance « front des uns soumis ». Le nupes, se ramassis de « la gauche » dont on a subi, pendant le premier quinquennat de l’immonde, toute la veulerie. Pour ne pas dire la complicité avec le covido-macronisme quand El Manchon, pour ne parler que de lui, aurait voulu que tout le monde se fasse piquer et que l’on suive à la lettre toutes les directives d’une OMS manipulée et corrompue.

Aymeric, ça me fait mal d’écrire ce prénom, car il me fait penser au nom de plusieurs troubadours des XIIe et XIIIe siècles, tels Aimeric de Sarlat, de Beauvezer, de Belenoi ou de Peguillan.

Je préférerais plutôt le dénommer Ameyric Conar. Ameyric, parce qu’il joue («  à gauche ») le jeu du mondialisme occidental ; et Conar (là, pas besoin de développer une thèse).

Le permis de voter… « En voilà d’une idée, qu’elle est bonne! », comme disait Coluche.

Nous pourrions rappeler à ce conar, donc, que « le permis de voter » ça a déjà existé, bien après même que l’on a coupé la tête à la monarchie ; cela se nommait « le système censitaire » ; seuls les bourgeois et nobles embourgeoisés payant impôt, suffisamment d’impôt, pouvaient « concourir » et voter. Et bien évidemment que des hommes à l’époque.

On connaissait même, comme aujourd’hui finalement, le principe du candidat officiel. Ce qui permettait déjà tous les plébiscites. Rien n’a changé à ce niveau. Et à l’époque il n’y avait pourtant pas de téloche, juste une presse lue pour l’essentiel par les « hautes classes éduquées ».

Je suppose que dans l’esprit de conar les citoyens incultes et irresponsables se nomment « Gilets Jaunes », « électeurs de Le Pen », « populistes », « fachos », « racistes », « antisémites », « souverainistes », « anti-vax », « anti-passes », « complotistes » et « conspirationnistes », etc. Y compris sans doute des gens comme Perronne, Raoult, Henrion-Caude, etc. Ou feu Montagnier. Ces pauvres égarés !

Je suppose aussi que cette tête à claque du petit monde du spectacle télévisuel parigot, ne met pas parmi les irresponsables les abrutis de son parti, mélenchon en premier, qui ont voté « contre mac ronds » au premier tour et « pour mac ronds » au second. Le conar peut-être aussi.

Rendu à un tel niveau de mélasse « intellectuelle » qui préconise l’apartheid politique après l’apartheid « sanitaire », on ne peut pas aller plus loin dans le cynisme et la bêtise réunis.

Je me suis toujours dit qu’il arriverait un jour où il faudrait posséder un permis de parent pour avoir le droit de faire et d’élever des enfants ; ou un permis de marcher pour sortir dans la rue.

Je ne suis donc qu’à demi surpris de ce qui nous tombe dessus, surtout depuis que les masques sont définitivement tombés.

Je veux parler des masques des salopards de tous bords (qui finalement n’en forme qu’un) qui prétendent au nom de leur « excellence » et « suffisance », pognon, naissance — et en toute logique malade, nous diriger (voir quoi au juste ?).

Et ceci au moment même où le masque fut imposé à la population entière (sauf les nantis et autres élus qui s’en tapaient totalement). À une époque de grande consommation de masques (inutiles et contre-productifs), destinés en premier lieu à museler le « petit peuple » qui n’avait déjà pas besoin de ça pour se taire, et à faire de l’argent sur lui ; ce qui est une confirmation éclatante de l’inversion totale de la réalité et de la folie ambiante initiées par nos « z-élites ».

On a toujours su que le gauchisme (et la gauche en général) a méprisé le peuple et ses électeurs des milieux populaires en particulier. Au moins autant que « la droite » le fait, du moins ce qu’il en reste, « de droite ». Et beaucoup plus hypocritement. On sait également depuis bien longtemps que « la gauche » est seule, dit-elle, à posséder la science infuse nécessaire à sa « juste » domination. Mais en cette époque absolument dingue que nous subissons, tout s’est ouvert, tout est apparu au grand jour. Manifeste. Simplement supposé, soupçonné, ou entrevu jusque là.

Il y a déjà plus d’un siècle que Jan Waclav Makhaïski a brossé et décortiqué le vrai visage de « la gauche », en particulier des plus virulents et intolérants. Il a appelé ça :  le socialisme des intellectuels. Il aurait pu mettre d’ailleurs des guillemets à « intellectuels ». Mais je ne vais pas développer ici l’idée.

Socialisme français, social-démocratie allemande, démocrates étatsuniens… qui ont donné les répresseurs du peuple et les va-t-en-guerre « de gauche » de toutes les guerres, de la Guerre de Quatorze jusqu’à nos jours, en passant, pour ne parler que de la France, par la guerre du Rif, la guerre d’Indochine, la Guerre d’Algérie, la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo, etc.

Socialisme bolchevique (pour nous en tenir à l’Europe) qui a donné ce que l’on sait et dont les derniers représentants sectaires trotskistes et staliniens ont dernièrement appelé à voter dans un premier temps contre le représentant du « grand Capital » comme on disait « aut’ fois », puis dans un second temps … pour lui.

Dou, dou, dingue !

Du Général de Gaulle à Vladimir Poutine: la lutte contre la volonté d’hégémonie américaine

in Le Courrier des Stratèges

Par Édouard Husson 15 juin 2022

En 1963, le Général de Gaulle tirait les conclusions de l’échec du Traité de l’Élysée avec la République Fédérale d’Allemagne. Il commençait à esquisser une politique étrangère d’envergure mondiale: reconnaissance de la Chine populaire, dénonciation du dollar tout puissant, refus de la Guerre du Vietnam, sortie du commandement intégré de l’OTAN, appel au réveil des Français d’Amérique….De Gaulle esquissa ce que Vladimir Poutine est en train de réaliser un demi-siècle plus tard. Une telle affirmation choquera et pourtant le parallèle entre la politique étrangère des deux présidents saute aux yeux. Entre leurs deux époques, les Etats-Unis ont établi une hégémonie implacable, ils ont déclenché plusieurs guerres, intimidé les autres pays avec l’exterritorialité du droit américain . Cette époque est en train de finir parce que pour la première fois un chef d’Etat a eu le courage mais surtout la puissance pour résister à la menace, aux manipulations et à la corruption mises en oeuvres par Washington. On entend d’ici les bonnes âmes hurler au scandale face à une telle comparaison entre le fondateur de la Vè République et le refondateur de la Fédération de Russie après dix ans de chaos: pourtant, tous les amis de la liberté devraient se réjouir de ce que les relations internationales vont enfin être fondées, à nouveau sur l’équilibre des puissances et non plus sur la tentative d’hégémonie d’une puissance dont la politique étrangère impériale détruit au passage ses propres libertés civiques et sa prospérité, en même temps que celle’ de ses alliés, dont la France.

Je coupe l’herbe sous le pied immédiatement aux grincheux et aux idéologues: je ne connais rien de plus grand dans l’histoire humaine que la liberté de religion et de conscience, l’habeas corpus, la démocratie (ou, plutôt, pour parler comme mon ami et co-auteur Norman Palma, l’isocratie, le gouvernement des égaux) et l’économie de marché.  Cependant un régime équilibré à l’intérieur n’est possible que s’il s’appuie sur la souveraineté des nations et l’équilibre des puissances. 

C’est ce qu’avait compris le Général de Gaulle. Chez lui, la refondation de la République, la régionalisation et la participation (ces deux dernières lui furent refusées par une grande bourgeoisie écervelée) sont inséparables de l’indépendance de la France et de la lutte pour la souveraineté des peuples. Raison pour laquelle il lutta contre l’impérialisme américain et en appela au réveil des peuples qui se trouvaient sous le joug communiste.  

Le discours occidental sur la Russie est biaisé d’emblée: non seulement parce qu’il établit fréquemment  d’emblée une équivalence ou une continuité entre URSS et Fédération de Russie (quelle banalisation du communisme!); mais aussi parce qu’il fait comme si un peuple pouvait être libre sans avoir au préalable garanti son indépendance nationale. Les Russes d’aujourd’hui savent gré à Poutine de les avoir sortis des horribles années 1990 où la richesse nationale était pillée par des oligarques alliés à l’Occident. En fait, ils savent gré au président russe….de ne pas ressembler à l’Ukraine des vingt dernières années où des oligarques sans scrupules, encouragées par l’Occident ont pillé la richesse du pays, tandis que les classes moyennes cherchaient à émigrer dès qu’elles le pouvaient et le reste de la population s’enfonçait dans la pauvreté – ou la violence des milices. 

Nos gouvernants et commentateurs français ont la décence de ne pas se réclamer du Général de Gaulle, en ce moment: et pour cause, ils doivent sentir malgré eux que le Général aurait jugé très sévèrement l’actuelle politique de soutien aux Etats-Unis prêts “à se battre jusqu’au dernier ukrainien” pourvu que chute la Russie indépendante. 

La politique étrangère du Général de Gaulle de 1963 à 1969

En 1962, après avoir mis fin à la guerre d’Algérie, le Général de Gaulle avait tenté de transformer la Communauté européenne et la relation franco-allemande pour poser les fondations d’une “Europe européenne”. Mais ses partenaires du Marché Commun refusèrent le Plan Fouchet de confédération européenne. Et, après la signature du Traité de l’Elysée, Jean Monnet intrigua pour que fût ajouté un Préambule qui réaffirmait la primauté de l’OTAN sur tout accord particulier signé par la France et la République Fédérale d’Allemagne. 

On pourra suivre par exemple dans la belle étude exhaustive de Maurice Vaïsse, La Grandeur, comment le Général en tira les conclusions et déploya alors une politique étrangère où la France devait montrer l’exemple et inciter les autres nations à se comporter de manière libre et responsable dans l’ordre international. Indépendance vis-à-vis des blocs et souveraineté. 

Ce fut un feu d’artifice: 

+ reconnaissance de la Chine, le 31 janvier 1964 et visite à Mexico en mars de la même année. 

+ dénonciation des désordres monétaires créés par le dollar, le 5 février 1965. 

+ sortie du commandement intégré de l’OTAN, le 21 février 1966; suivi du voyage en URSS de juin 1966; et du discours de Phnom Penh pour dénoncer la Guerre du Vietnam. 

+ déclaration sur le “Québec libre” du 24 juillet 1967. 

Ce que de Gaulle avait en tête, de la décolonisation au voyage en Roumanie de mai 1968, c’était de susciter, partout, une fierté nationale et l’envie de construire un régime légitime, c’est-à-dire dont la souveraineté eût une assise populaire large. Or, ne cessait-il d’expliquer, cela n’était possible que dans un monde où de plus en plus de nations s’émanciperaient des empires. L’empire soviétique, certes; mais, surtout, celui qui lui apparaissait le plus dangereux pour l’indépendance française, quelle que fût l’histoire partagée des deux pays, l’empire américain. 

Vladimir Poutine, héritier du Général de Gaulle?

En décembre 2021, alors qu’il essayait de négocier avec l’OTAN, Vladimir Poutine a eu un geste significatif: il a envoyé un message de félicitation à l’Amiral Philippe de Gaulle, le fils du Général, pour son centième anniversaire. Comment mieux signifier ce qu’il attendait de notre pays? Que nous haussions à nouveau bien haut les couleurs de l’indépendance nationale! 

Le zozo de l’Élysée n’en a tiré qu’une leçon: il lui fallait aussi envoyer un message à l’Amiral. Alors qu’il lui était proposé par son homologue russe, de renouer le fil du dialogue franco-russe dont avait rêvé le Général. 

Et quand on observe bien, le parallèle entre les politiques étrangères de Charles de Gaulle et de Vladimir Poutine sont frappants. 

+Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir pour mettre fin à la guerre de Tchétchénie comme Charles de Gaulle pour mettre fin à la guerre d’Algérie. La différence? A la fin des années cinquante, les Américains soutenaient un mouvement national algérien laïc. Tandis que Vladimir Poutine doit, comme le reste du monde, faire face à l’islamisme désormais allié des Etats-Unis. Ce qui l’a amené à intervenir aussi en Syrie, pour contribuer à l’élimination de Daech. 

+Comme de Gaulle lorsqu’il proposa un directoire à trois de l’OTAN à Washington et à Londres, Vladimir Poutine a d’abord recherché un  partenariat avec les présidents américains; il a même proposé de faire entrer son pays dans l’OTAN au début des années 2000

+ Et puis, devant le refus américain et ouest-européen de traiter la Russie en égale, Vladimir Poutine s’est naturellement tourné vers la Chine. 

+ Exactement comme Charles de Gaulle l’a expliqué dans ses conférences de presse et ses discours de politique internationale, Vladimir Poutine n’a cessé de répéter que la question des libertés russes était inséparables de l’indépendance du pays. Le Général de Gaulle avait tout fait, en 1945, pour éviter le régime d’occupation que les Etats-Unis avaient imaginé pour la France. De même, Vladimir Poutine ne cesse de lutter contre les tentatives de prise d’influence occidentales, américaines en particulier. Tous ceux qui s’offusquent d’éventuelles atteintes à l’état de droit dans la Russie contemporaine devraient faire pression de toutes leurs forces pour que cessent les tentatives d’ingérence américaines dans la vie des autres nations. Et même, on peut dire dans le cas russe que le rêve washingtonien est de reprendre la mise sous tutelle politique de la Russie et le pillage de ses ressources naturelles amorcés dans les années 1990. 

+ Vladimir Poutine a forgé une arme de dissuasion unique, l’arme hypersonique comme le Général avait fondé la puissance de la France sur sa dissuasion nucléaire. 

A vrai dire, deux caractéristiques apparaissent qui différencient Vladimir Poutine et la Russie de Charles de Gaulle et la France de son époque. Premièrement, la Russie dispose d’une puissance militaire sans commune mesure avec l’outil dont disposait le Général. Deuxièmement, la part des élites françaises qui se faisaient complices de la puissance américaine dans les années 1960 était proportionnellement bien plus importante que celle des élites russes qui seraient prêtes aujourd’hui à servir les intérêts occidentaux. 

La Russie et la fin de l’Empire américain

Les Américains respectaient le Général de Gaulle. Mais ils considéraient que le fondateur de la Vè République n’était pas suivi par le monde dirigeant français. De fait, Georges Pompidou céda à l’arbitraire monétaire de Richard Nixon coupant tout lien entre le dollar et l’or. Valéry  Giscard d’Estaing fit entrer les Etats-Unis dans la CSCE, l’accord sur la sécurité européenne réclamé par les Soviétiques. François Mitterrand avait son rond de serviette à l’ambassade américaine dans les années 1960 et il laissa l’Allemagne réunifiée rentrer dans l’OTAN. Le Traité de Maastricht a mis l’OTAN au coeur de la Politique étrangère et de sécurité commune. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont fait rentrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN. 

Bien entendu le comportement du monde dirigeant français, son atlantisme, sont abjects et anachroniques, après 1990: l’OTAN ne servait plus à rien sinon à légitimer l’impérialisme américain. On remarquera aussi que la pression américaine, depuis cinquante ans n’a laissé aux groupes dirigeants des pays ciblés par Washington que le choix entre se soumettre en rentrant dans l’oligarchie “globale”; ou bien développer des régimes autoritaires pour mettre fin à l’alliance américaine.  

Les uns se sont soumis, les autres ont défié les Etats-Unis avant d’être écrasés ou de manquer l’être, au nom de la démocratie: Irak, Afghanistan, Libye. Le raidissement de la Chine sous Xi Jingping confirme bien cette quasi-inéluctabilité du durcissement politique interne pour résister à la pression américaine. Je déteste le néo-totalitarisme de Xi Jingping; mais comment ne pas voir que ses prédécesseurs ont largement compromis leur pays avec les élites “globalisées”?  

Cela devrait d’ailleurs amener à nuancer le discours sur le manque de libertés en Russie. Vladimir Poutine est le premier chef d’Etat, à ma connaissance, qui réussit à affronter directement les Etats-Unis sans provoquer un durcissement intérieur. Même si vous trouvez sa politique intérieure plus proche d’un Napoléon III que d’un de Gaulle, elle n’est en aucun cas comparable aux régimes dictatoriaux ou néo-totalitaires que Washington aime combattre pour refonder sa légitimité.  

La Russie avait cru mourir dans les années 1980, livrée à la rapacité de ses oligarques et des intérêts financiers américains. Aujourd’hui, dotée d’un outil militaire puissant, elle est en mesure de tenir tête aux Etats-Unis. 

Déjà, en Syrie, avec peu d’hommes, la Russie a empêché les Etats-Unis de rayer de la carte la souveraineté du pays. En intervenant en Ukraine, le président russe fait quelque chose que jamais la Chine n’a osé faire: il affronte de face la puissance américaine. 

Là où Saddam Hussein, Milosevic Kadhafi ont été balayés,Vladimir Poutine révèle au contraire  les failles de l’appareil de sécurité américain. Là où le Général de Gaulle avait certes été compris de la population française mais avait dû dompter des élites bien conformistes qui s’empressèrent de ramener le gouvernement dans leurs ornières à peine le Général parti, Vladimir Poutine, lui, a bénéficié de la confiance de la plus grande partie de l’appareil d’Etat et du ralliement de la plus grande partie des classes moyennes supérieures. 

Il faut dire que la dérive impériale américaine ne faisait que commencer, lorsque le Général de Gaulle, très lucidement, la dénonçait. Aujourd’hui, le règne arbitraire du dollar, l’exterritorialité du droit américain, les sales guerres du Moyen-Orient, la déstabilisation permanente des gouvernements qui défendent les intérêts de leur pays (y compris le gouvernement américain lui-même avec le coup d’Etat, fin 2020, contre Donald Trump pourtant largement réélu par le peuple américain), les sanctions économiques jamais annulées une fois installées (Iran, Cuba, Russie) sont des réalités bien tangibles pour la plupart des peuples du monde. C’est ce qui explique qu’à part l’Union Européenne et le Japon, le reste du monde ne se soit pas joint aux sanctions contre la Russie. Aujourd’hui, la Russie de Vladimir Poutine peut compter, dans un nouvel équilibre des puissances, sur le soutien à peine dissimulé de la Chine néototalitaire mais aussi la neutralité bienveillante de l’Inde démocratique. 

L’équilibre des puissances est un préalable au développement des libertés

Si nous n’avions pas eu le cerveau lavé par des années de propagande “droit-de-l’-hommiste”, nous devrions, au vu de ce qu’avait recommandé le Général de Gaulle, identifier en la personne de Vladimir Poutine celui qui, en rétablissant un lien entre le rouble et l’or, accomplit la conférence de presse gaullienne du 5 février 1965. Nous aurions dû rester neutre dans le conflit ukrainien, de manière à saisir une occasion inespérée de réamorcer la marche vers une ‘Europe européenne” telle que la voulait le Général de Gaulle. 

Surtout, il faut se souvenir de ce qui a été magistralement démontré par John Laughland dans son livre sur La Liberté des nations : pour que triomphe une société de liberté, il faut que soient réunies une série de conditions: souveraineté nationale, contrôle de la technocratie, régime monétaire fondé sur des réalités tangibles, sont inséparables d’un équilibre des puissances. L’Europe a inventé en même temps le concert des nations et le capitalisme, le parlementarisme et la souveraineté nationale. L’histoire contemporaine, dui coup d’Etat contre Mossadegh (en 1953 en Iran)  à la guerre d’Ukraine, est celle d’une conspiration permanente des Etats-Unis contre une paix d’équilibre pour lui substituer une pax americana. Le Général de Gaulle l’avait dit en son temps et Vladimir Poutine apporte la preuve qu’il n’y aura pas de retour de notre planète à la prospérité et à la paix sans mettre fin à l’aventure impériale américaine. 

LE PITRE MÉLENCHON (SUITE) — LES FÂCHÉS PAS TROP FACHOS …

Lundi soir sur Antenne 2 :

“S’il y a des fachos qui ne sont pas trop fâchés, mieux vaut qu’ils votent pour nous que de rester à la maison ou de voter pour Marine Le Pen. Ça ne sert à rien”, déclare Jean-Luc Mélenchon face à Anne-Sophie Lapix, alors qu’il est interrogé sur les réserves de voix éventuelles de la gauche unie pour le second tour… »

Propos qu’un nain soumis, le chef de la propagande mélenchoniste, Adrien Quatennens a glosé ainsi :

« Jean-Luc Mélenchon a juste inversé malencontreusement l’expression “fâchés pas fachos” qu’il utilise habituellement pour s’adresser aux électeurs de Marine Le Pen qui ne sont pas d’accord avec les thèses ethnicistes ou d’extrême droite, mais qui pour autant pensent que ça va répondre à leur colère sur le social et tout le reste”.

Je pense quant à moi que Méchant Long a réellement dit le fond de sa pensée. Il suffit de réécouter la vidéo d’hier où il déclarait (en 2013) tout de go que les Normands peuvent être des super alcoolos et que ce qui n’est pas Paris finalement est constitué d’arriérés.

Par exemple à la campagne ou du côté de Clermont-Ferrand fouchtra ! Autrement dit : des ploucs et des bouseux (mais des bouseux qui nourrissent le pays quand même et lui en premier!)

D’où son dégoût à soutenir les « populistes » Gilets Jaunes. Ou les « demeurés » anti-piqûre-expérimentale et anti-passes.

C’est beau, pour ne pas dire formidable le trotskisme et la franc-maçonnerie !

LA FIN D’UN CYCLE, LA FIN DE LA Ve RÉPUBLIQUE, LA FIN DE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

Tout ce spectacle n’a plus aucun sens ! On est dirigé par 12% des inscrits !
Urgent de créer le RIC, de faire la proportionnelle, de reprendre notre souveraineté, de remettre de l’éthique, de chasser les conflits d’intérêts !
Ça s’appelle une révolution !
Florian Philippot

(jpf) J’ajouterais encore que nationalement aucun parti ou groupement de partis n’atteint les 12,5% d’inscrits nécessaire pour pouvoir se maintenir localement au second tour ! Et qu’il existe, depuis le début d’ailleurs, de grandes disparités sociologiques, et de grands bidouillages entre les circonscriptions.

Enfin, tant qu’il n’y aura pas, pour le moins, une refonte totale de la presse papier et audio-visuelle interdisant les cumuls de titres et de chaînes (la concentration médiatique entre les mains d’une poignée d’oligarques), et réservant des créneaux et les subventions aux associations à but non lucratif, dans l’esprit du CNR d’après la Seconde guerre mondiale, rien ne changera en profondeur.

CE QUI SE PASSE EN RÉALITÉ EN UKRAINE

Vladimir Tchernine

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (1)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (2)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (3)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (4)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (5)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (6)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (7)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (8)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (9)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (10)
• Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (11)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (12)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (13)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (14)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (15)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (16)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (17)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (18)

INTERVIEW JEAN-LUC MELENCHON A HEM RABAT – HIT RADIO

18 févr. 2013

Est-il utile de commenter ?

HUMOUR ?

L’Ukraine aurait épuisé tout son armement hérité de l’époque soviétique

Selon l’AFP : L’Ukraine a épuisé tout son armement de fabrication russe et soviétique et dépend désormais exclusivement des armes que lui fournissent ses alliés étrangers, notamment de l’artillerie occidentale, selon plusieurs sources militaires américaines
http://u.afp.com/wakQ #AFP

Commentaire de François Asselineau
🚨L’UKRAINE À COURT DE MUNITIONS
Cette information capitale indique ce que seront les prochains mois
⚠️1) soit les Occidentaux n’envoient plus d’armes à l’Ukraine. La guerre cesse alors en 24 h.
Kiev doit négocier un accord de paix avec cessions de territoires à la Russie (Crimée + Donbass)
⚠️2) soit les Occidentaux poursuivent leurs envois d’armes à l’Ukraine. La guerre peut alors se prolonger. Mais jusqu’à quand et pour quels résultats ?
2 sous-hypothèses :
⚠️2.1. – les Occidentaux continuent, comme actuellement, à ne livrer que des armes ne permettant pas d’attaquer la Russie
Dans ce cas,les Occidentaux permettent à Zelensky de rester au pouvoir quelques mois, pendant lesquels des milliers d’Ukrainiens (et de Russes) seront tués ou blessés.
⚠️Puisque la Russie restera bien plus puissante que l’Ukraine avec ses armes limitées, ce conflit se prolongera pour rien.
Au bout du compte, la Russie continuera d’avancer et de conquérir petit à petit le territoire ukrainien
L’Ukraine exsangue finira par demander l’armistice à la Russie,mais dans des conditions encore plus défavorables qu’aujourd’hui, amenant probablement à des cessions de territoires plus grandes.
⚠️ Pendant ce temps, la situation économique et énergétique du monde occidental empirera. Notamment dans l’Union Européenne,qui se nuit volontairement en refusant d’acheter des hydrocarbures russes.
Et cela sans effet dissuasif pour la Russie qui peut les vendre à des pays tiers (🇨hine, Inde, Turquie, etc.).
⚠️2.2.- deuxième sous-hypothèse, les pays occidentaux décident de livrer à l’Ukraine des armes lourdes offensives permettant de frapper le territoire russe, et pourquoi pas même Moscou qui n’est qu’à 650km à vol d’oiseau de Kharkov (soit en gros la distance de Paris à Marseille).
Dans ce cas, la Russie a été très claire (pas seulement Poutine, mais aussi Medvedev, Lavrov, etc.).
⚠️ la 🇷ussie frappera en retour, de façon proportionnée aux frappes reçues, et sans exclure de frapper des pays tiers comme la Pologne ou les États baltes qui sont membres de l’OTAN.
Contrairement à ce que des va-t-en-guerre de plateaux TV affirment chez nous, il faut être d’une folle inconscience pour imaginer que la Russie n’osera pas frapper l’Union Européenne.
Toute l’histoire a montré la capacité hors normes du peuple russe d’endurer les pires souffrances pour sauver sa patrie.
Probablement cette riposte russe se limiterait-elle dans un premier temps à des frappes conventionnelles afin de mettre les États-Unis et l’Union Européenne au pied du mur, comme un ultime avertissement avant de passer aux armes nucléaires de part et d’autre ?
⚠️ Le péril serait en tout cas monstrueux.
L’examen dépassionné de la situation invite plus que jamais les États-Unis et l’Union Européenne à
▪️ cesser immédiatement leurs livraisons d’armes à l’Ukraine,
▪️ faire pression sur les deux parties pour qu’elles négocient
▪️ faire de l’Ukraine un pays neutre
▪️ reconnaître la souveraineté des Russes sur Crimée et Donbass.


[et j’ajoute (jpf) : comme c’est parti, peut-être tout le territoire de la Novorossiya, voire plus large encore, cf. mes articles précédents ; vu en particulier la haine caractérielle anti-russe des bandéristes et la nécessité de protéger les populations libérées, car il s’agit bien d’une libération dans l’esprit de l’énorme majorité des gens concernés]

La France fournit à l’Ukraine des obus à sous-munitions interdits qu’elle est censée avoir détruits

par Christelle Néant.

Non seulement la France [ou plus exactement le chef officiel des Armées, l’ordure criminelle mac ronds] fournit à l’Ukraine des canons Caesar qu’elle utilise pour bombarder les civils du Donbass, mais on apprend via des documents ukrainiens, ayant été piratés et publiés fin mai 2022, qu’elle lui a aussi fourni des obus à sous-munitions OGRF1, interdits par les traités internationaux signés par Paris, et que le pays a annoncé comme détruits il y a déjà plusieurs années !

En clair non seulement la France est complice des crimes de guerre de l’armée ukrainienne dans le Donbass, mais en plus elle lui fournit des obus qui feront un véritable bain de sang parmi les civils, en violation de ses engagements internationaux.

En 2008, la convention d’Oslo sur les armes à sous-munitions est adoptée. Il s’agit d’un traité international qui interdit totalement l’emploi, la production, le stockage mais aussi le transfert des armes à sous munitions, et prévoit leur destruction pure et simple. La France a signé, puis ratifié cette convention en 2009, et avait donc l’obligation de détruire les stocks d’armes à sous-munitions qu’elle possédait et à ne pas en transférer à d’autres pays !

Fin 2015, la France rapportait avoir détruit 12 963 obus de type OGR de 155 mm, qui contiennent chacun 63 sous-munitions, et ne plus en posséder que trois !

Cinq ans plus tard, en juin 2020, la France annonce officiellement avoir complètement détruit ses stocks d’armes à sous-munitions.

Problème : des documents officiels ukrainiens obtenus par des pirates informatiques concernant les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine, qui ont été publiés le 20 mai 2022,via la chaîne Telegram Joker DNR (une chaîne qui a des informations fiables souvent obtenues par piratage informatique), indiquent que la France a fourni des obus OGR F1 de 155 mm à Kiev ! Les fameux obus à sous-munitions que la France est censée avoir totalement détruits, et qu’elle a l’interdiction de transférer à des pays tiers !

Donc non seulement la France a fourni à l’Ukraine des canons automoteurs Caesar que Kiev utilise pour massacrer les civils de Donetsk, Gorlovka, Makeyevka et Yassinovataya depuis plusieurs jours, mais en prime elle lui a aussi fourni, en violation de la convention d’Oslo, des obus à sous-munitions interdits, qu’elle est censés avoir détruits, et qui feront un véritable bain de sang dans les villes du Donbass.

En effet, ces obus de 155 mm à sous-munitions n’explosent pas au sol, mais en l’air, larguant leurs 63 sous-munitions qui vont ensuite exploser sur une grande surface, tuant tout ce qui s’y trouve ! Pire, l’armée ukrainienne utilise des détonateurs qui explosent à plus haute altitude, augmentant encore plus la zone de projection des sous-munitions, et donc le nombre de victimes civiles potentielles.

En clair, l’Ukraine cherche délibérément à tuer un maximum de civils dans les villes du Donbass et la France l’aide dans son opération de génocide, en lui fournissant non seulement les canons, mais aussi des obus à sous-munitions interdits, extrêmement meurtriers, qu’elle est censée avoir détruits ! Ce qui fait de la France la complice volontaire des crimes de guerre de l’Ukraine !

Christelle Néant

source : Donbass Insider

Note complémentaire à l’article précédent.

Les fous furieux en déroute, moins les éléments de la Force de Défense Territoriale qui réunit les réservistes de l’armée ukrainienne les moins enclins à se battre pour rien (quand certains n’ont pas désertés ou ne se sont pas rendus rapidement aux forces « alliées » — Russes, Donbassiens, Tchétchènes, etc.), ou même les unités « normales », du moins celles qui ne sont pas ou peu marquées par un encadrement bandériste, que les éléments tarés bandéristes ne respectent absolument rien et sont bien dans une volonté d’éradiquer les Russes, les russophones ou jugés tels, leurs territoires et leur patrimoine.

Tuer des civils, torturer, violer, humilier, détruire pour le plaisir. En cela ils ressemblent étrangement à leurs alter ego en inhumanité islamistes.

J’ai déjà évoqué le sort du monastère de Sviatogorsk qui aurait subi des dommages « collatéraux », très probablement des tirs bandéristes.

Il y a quelques jours Xavier Moreau évoquait le fait que les deux armées seraient tombées d’accord pour ne pas s’en prendre à un autre (ou le même?) monastère. Il ne devait pas y avoir de bandéristes dans les parages.

Par contre, dans une zone contrôlée il y a quelques jours par les forces ukrainiennes, voici ce qui est arrivé à une église du XVIe siècle :

Comme le pense Xavier Moreau : ces satanistes (expression employée par lui) ont dû piller tout ce qu’il y avait à l’intérieur (j’ajoute : non par goût des beaux-arts, mais pour en tirer profit, revendre statuts, icônes, etc. sur un marché parallèle) puis y ont mis le feu. Et finalement ont accusé les Russes d’avoir bombardé l’église !

Finalement, il semble de plus en plus difficile d’attribuer au seul hasard, aux seuls égarements ou négligences de quelques-uns, l’incendie de Notre Dame de Paris, des Grandes orgues de la cathédrale de Nantes, ou l’incendie de cette petite église de la campagne donbassienne.

Mais il faut y voir le signe manifeste d’une décadence occidentale, au nom même des techniques, ou par l’action même du détournement des techniques ; ou pour le dire autrement par le développement exponentiel des techniques diverses de destruction (réelles ou potentielles – armes par destination).

Au nom finalement d’un technologisme triomphant, celui que l’on a subi dans un autre domaine avec la folie transhumaniste covidiste.

Et d’une société psychiquement malade.

Lougansk : les forces ukrainiennes incendient les forêts et les cultures céréalières avant de se retirer

https://french.almanar.com.lb/2349393
Depuis 3 jours 11 juin 2022

Les autorités de la République populaire de Lougansk affirment que « les forces de Kiev pratique la politique de la terre brûlée dans le Donbass, en incendiant des forêts et des cultures céréalières et en détruisant des zones résidentielles au cours de leur retrait».

« Avant leur retrait, les nazis ukrainiens pratiquent la politique de la terre brûlée comme leurs prédécesseurs idéologiques, et non seulement ils bombardent des villes, mais tout autant les forêts», ont-elles déclaré.

« Les crimes environnementaux des forces armées ukrainiennes deviennent monnaie courante », a souligné Lougansk, « il est difficile d’évaluer les dommages causés par les milices ukrainiennes à l’écosystème de la région… Nous voyons beaucoup de forêts brûler à la suite des bombardements ukrainiens ».

« Les miliciens ukrainiens cherchent à réduire les terres du Donbass en cendres et les rendre invivables en pratiquant la politique de la terre brûlée, non seulement dans les villes et villages du Donbass, mais aussi dans les forêts de la région », ont-elles ajouté.


*
Le ministère russe de la Défense a annoncé, il y a deux jours, que « les nazis ukrainiens ont brûlé plus de 50 000 tonnes de céréales dans un grand entrepôt du port de Marioupl, avant que l’armée russe ne libère la ville de leur emprise».

Le chef du Centre de surveillance de la défense russe, le lieutenant-général Mikhail Mezintsev, a précisé: « Il a été établi de manière fiable que les combattants des bataillons nationalistes qui ont été chassés des territoires occupés ne voulaient pas laisser les stocks de céréales aux habitants de la ville de Marioupol, ils ont donc délibérément incendié le grand entrepôt situé au port maritime, détruisant ainsi plus de 50 000 tonnes de céréales».


*
La ville de Severodonetsk à Lougansk a également été le théâtre de violentes batailles, au cours desquelles les forces russes ont pris le contrôle de plus de 70 % de la ville, selon les médias occidentaux jusqu’à hier soir.

Le ministère russe de la Défense a déclaré dimanche soir que « des unités de l’armée ukrainienne ont subi de lourdes pertes lors des batailles pour le contrôle de Severodonetsk, et 90% de leurs unités se retirent actuellement vers Lysekhansk [Lissitchansk], la grande ville voisine.»

À méditer

Brèves du jour

Florian Philippot :
Le RN redit à nouveau aujourd’hui que Macron doit avoir sa majorité législative, que c’est «naturel» !
C’est hallucinant de dire une chose pareille alors que ce type saccage la France !
Stop à cette complicité !

*
François Asselineau
Les électeurs doivent désormais regarder crûment les choses en face.
Avec Macron,la France est tombée sous la coupe d’un VRAI système mafieux,dirigé par des corrompus, des criminels,des drogués et des incompétents.
🚨IL FAUT UNE SANCTION ÉLECTORALE MASSIVE LORS DES LÉGISLATIVES.

DE QUELQUES EXERCICES SPIRITUELS

À Maurice Rollinat,

« diable en acier » *

*

Moi qui suis né si tard, trop vieux de tant de rêves,

Mené par l’illusion, le fugace des grèves,

Nostalgique d’un temps intangible et pérenne,

Je déchante en moments qui brisent ma carène :

*

Les vers de Baudelaire, en soi, que je préfère, **

Les plus prompts à vouloir si tôt me satisfaire,

Sont très lourds ou trop clairs ; et leurs dits et redits

Ont la morgue sévère, à moirer, d’érudits.

*

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre

Mais déjà le futur cisèle, en moi, sa bière ;

Je hais le mouvement qui déplace les lignes

Or le temps fend ma roche en fissures indignes.

*

Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris

Car je vis impavide un vide à mes paris,

Ôtant à mes amants mes vertus maternelles :

Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

*

Homme libre toujours tu chériras la mer,

La matrice des eaux qui brassent le mystère,

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer,

Qu’il te tombe du ciel ou naisse de la terre.

*

La forme d’une ville, éphémère chimère

Constamment violentée aux jours déjà d’Homère,

Change plus vite hélas que le cœur des humains,

Brise nos souvenirs, en deuil des lendemains.

*

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,

Ce beau matin d’été si doux sans amadou :

Au détour d’un sentier une charogne infâme

Florissait nos amours à l’huis franc d’un mas d’août.

*

* Expression de Jules Barbey d’Aurevilly, pour qui Baudelaire fut par ailleurs « diable en velours ».

** Et non pas : Les vers de Baudelaire à soie

HUMOUR ?

Les deux propos les plus désopilants (façon de parler) de ces derniers jours ; deux propos de mac ronds :

« Il ne faut pas humilier la Russie ».
Quand la Russie (et ses nombreux alliés) sont en train d’humilier les amerloques, les eurocrates et mac ronds lui-même.

« Il n’y a pas d’argent magique ».
Sauf pour les cabinets privés (liés à l’État profond et à la CIA) et pour les beaux yeux de Pfizer et autres (mais pas pour les firmes françaises de vrais fabricants de vrais vaccins) : 650 milliards de dette, en plus du reste, pour l’opération covidisme.

C’EST LE DERNIER JOUR POUR FAIRE CAMPAGNE :

En cette époque de rupture de civilisation, à mon avis, ce n’est plus l’heure de s’abstenir, mais l’heure de pousser vers la poubelle de l’Histoire toute cette engeance mondialiste de faux-jetons, de corrompus, de traîtres et de salopards que l’on subit depuis plusieurs décennies (pour ne pas remonter à plus loin !). Et qui sont en pleine déliquescence.

J’ai donc deux mots d’ordre :

1 — TOUT SAUF UN MACRONISTE OFFICIEL, OU « DE DROITE » (LR…), OU « DU CENTRE » (MODEM, UDI…), OU « DE GAUCHE » (NUPES) ;

2 — ET PLUTÔT TOUT POUR LES SOUVERAINISTES, LA LIBERTÉ ET LA VÉRITÉ.

Les Cœurs Purs

Jean-Roger Caussimon


Paroles de Jean-Roger Caussimon
Mélodie de ?

ls ne sont pas encore amis
Des notaires et des notables ;
Ils ne sont pas encore admis
A dîner, le soir, à leur table.
Ils ne sont pas encore polis
Comme Papa le fut toujours ;
Ils ne sont pas encore salis
Par les combines au jour le jour…

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les cœurs purs
Les cœurs purs…

Ils ne sont pas encore rusés
Ni blasés d’être un peu bohèmes ;
Ils ne sont pas encore usés
Par le métro des matins blêmes.
Ils ne sont pas encore conscrits
Bien qu’ils soient souvent « engagés » ;
Ils ne sont pas encore inscrits
Ni au chômage, ni aux congés…

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les cœurs purs
Les cœurs purs…

Ils ne sont pas encore lassés
D’écouter chanter leur idole ;
Ils ne sont pas encore blessés
Par le Temps qui tant nous désole.
Ils chantent des « songs » sur un banc,
Ils n’ont pas honte de la rue ;
Ils ne sont pas encore perdants,
Ils ne sont pas encore perdus…

Mais on leur dit que ça viendra ;
Moi, bien sûr, je souhaite tout bas
Que ça dure
Les cœurs purs…

La CGT démasquée, enfin à peine (voir photo)… [suite]

Les comiques se réveillent à quelques jours des législatives pour engranger les voix vers le grenier sans fonds de la NUPES — l’anagramme de PNEUS (crevés), le rassemblement hétéroclite crypto-macroniste (ou plus exactement péri-macroniste*) de tous les recalés « de gauche » par mac ronds.

La santé n’est pas une marchandise … Certes … Mais encore … Et les pseudo-vaccins Pfizer et compagnie… C’est quoi ? Du progrès ? Du « progrès » non mortifère, non toxique, ou non frelaté ? Sans profits à milliards à la clef ? Ou une décadence sanitaire dont vous êtes encore à ce jour les complices ?

Qu’en avez-vous dit ?! Et vos collègues mis au placard sans salaire… quand pensez-vous actuellement encore ?

Et ce culot d’exhiber des Gilets Jaunes. Pantins. Et de tenir encore un drapeau rouge « révolutionnaire » … Quelle honte sans fin …

Pour reprendre une expression très juste de F. Philippot :
 » Hommage aux combattants de la liberté et de la raison face aux idéologues et aux corrompus ! « 

*ils tournent tous autour du même étron.

RELÈVE-TOI

Par Stéphane Cairn.

Crime de lèse-syndicat contre la CGT (Confédération Générique des Traîtres)

À lire.

Mon commentaire :

Risible ou pitoyable ?

Ces gens, on les a vus à l’œuvre. Après avoir longuement hésité : pas question de se mêler au « populisme », aux ploucs, aux gueux, aux salauds de pauvres. Nous on est « de gauche », nous, on est « LA gauche » (la plus gauche, et c’est sans doute notre problème essentiel). Pour au final, avec quelques autres officines « de gauche », récupérer les Gilets Jaunes et faire mourir le mouvement.

On les a vus et entendus cracher sur les « refusniks », les personnels de l’hôpital et autres qui refusaient de servir de cobayes. Moi par exemple, je les ai entendus, jusqu’au moment où on les a fait taire et chassés des rassemblements.

Quand ils venaient nous dire, alors qu’on était là à soutenir les personnes suspendues, et sous le nez même de ces personnes qui avaient besoin de réconfort et d’aides concrètes, qu’il fallait « se faire vacciner » et qu’il fallait penser aux « pauvres Africains » à qui il fallait envoyer des « vaccins ».

Résultat : les « pauvres Africains » s’en sont très bien sortis, et se sont très bien passés de « l’aide » des néo-colons de la fRance et du mondialisme occidental, grâce en premier lieu à la chloroquine interdite chez nous !

Puis, comme chacun sait : tous les malheurs de la France venant du « FÂCHISME » et de la Panzerdivision Waffen-SS de la Marine, ces abrutis, du moins les apparatchiks de la cgt ont appelé à voter pour mac ronds. (simple petit rappel : il font quoi de ladite « indépendance syndicale » et des opinions politiques diverses de leurs adhérents ?)

Alors, pourquoi viennent-ils se plaindre maintenant, ces masos subventionnés décérébrés?!

Ah, si j’ai compris : l’administration hospitalière a osé suspendre la cheftaine d’une section syndicale.

Eh bien en voilà d’un bonne nouvelle. Finalement.

Vous allez peut-être commencer à comprendre. Encore, que j’ai des doutes.

Vous avez fait la sourde oreille à l’appel et demande de soutien des « non-vaxx » et des suspendus.

Et maintenant vous venez gémir sur le sort de votre petite bureaucrate, celle qui a trouvé la bonne planque pour vivre sur le dos des adhérents (s’il en reste).

— Mais alors, que faisiez-vous aux temps durs ?

— On se la fermait, refusait d’aider notre prochain. Et pire encore, le dénigrait. Le vouait à la vindicte pseudo-syndicale.

— Eh bien, maintenant ! chers abrutis et corrompus du système, dansez la samba des crétins !