R.T.
Le Conseil de sécurité de l’ONU rejette la résolution sur un règlement du conflit, exigeant à la place que l’Iran n’attaque pas les pays arabes, sans mentionner l’agression israélo-américaine
Une résolution proposée par la Russie sur le conflit au Moyen-Orient, appelant à la cessation des hostilités et à la reprise des négociations, a été rejetée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
La Russie, la Chine, le Pakistan et la Somalie ont voté pour, neuf pays se sont abstenus et les États-Unis et la Lettonie ont voté contre.
Pour être adoptée, une résolution doit recueillir au minimum neuf voix pour, en l’absence de veto des membres permanents.
Le Conseil de sécurité a approuvé une résolution proposée par Bahreïn, condamnant l’Iran pour son rôle dans le conflit au Moyen-Orient. Ce projet de résolution se concentre exclusivement sur l’Iran et ses actions, exigeant que Téhéran cesse ses attaques contre les pays arabes de la région et condamnant les mesures prises par les autorités iraniennes pour entraver la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
La résolution ne mentionne ni les États-Unis, ni Israël, ni leur agression contre la République islamique.
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« Théâtre de l’absurde » et « honte » : Nebenzia dénonce le vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur la résolution concernant l’Iran
Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, a qualifié de honteux et de théâtre de l’absurde le vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur la résolution russe visant à résoudre la guerre au Moyen-Orient.
Il a déclaré que ce vote ne reflétait plus une politique de deux poids, deux mesures, mais plutôt du « surréalisme », un fait que Moscou ne manquera pas de rappeler à l’avenir, chaque fois que des membres du Conseil se poseront en «champions du droit international».
Nebenzia a également souligné que le projet russe ne contredisait en rien le document proposé par Bahreïn, qui se concentrait exclusivement sur les actions de l’Iran sans mentionner les États-Unis et Israël.
« Dans notre travail sur ce document, nous poursuivions une seule idée : l’objectivité. Toutefois, les auteurs du projet de résolution ont tout simplement ignoré la position de la Russie et de la Chine », a-t-il ajouté.
Parallèlement, le diplomate russe a insisté sur le fait que le droit à la légitime défense, conformément à la Charte des Nations Unies, «n’est pas réservé aux seuls États arabes», mais s’applique également à l’Iran.
Il dit qu’il a décidé de bombarder l’Iran sur les (bons?) conseils de Kushner, son gendre, Witkoff, un promoteur immobilier, et Hegseth, un animateur de télévision. Mais il semble oublier dans le tas Mileikowsky, alias Netanyahou.
En route vers l’impeachment ? La destitution…
Réseau International 11 mars 2026

par Amir Nour1 et Laala Bechetoula2
La guerre comme mandat divin
Lorsque les guerres géopolitiques commencent à être interprétées comme l’accomplissement d’une prophétie, la stratégie cède la place à la théologie et la diplomatie devient presque impossible.
L’affrontement en cours, qui oppose d’un côté les États-Unis et Israël, et de l’autre la République islamique d’Iran et ses alliés régionaux, est fondamentalement ancré dans des réalités géopolitiques : préoccupations sécuritaires régionales, dissuasion nucléaire, alliances stratégiques et équilibre des puissances au Moyen-Orient.
Pourtant, à côté de ces motivations stratégiques, un puissant cadre interprétatif s’impose au sein d’une partie du discours politique, de la rhétorique militaire et des écosystèmes médiatiques évangéliques : dans de larges pans du discours politique et religieux occidental, le conflit est de plus en plus interprété non pas simplement comme une lutte géopolitique, mais comme l’expression de quelque chose de bien plus ancien et de bien plus dangereux : un affrontement civilisationnel et théologique, ainsi que l’accomplissement d’une prophétie biblique.
Cet article examine ce que l’on peut décrire comme un processus de cadrage géothéologique, c’est-à-dire la réinterprétation du conflit géopolitique à travers des récits théologiques, un symbolisme prophétique et une histoire sacrée.
S’appuyant sur des déclarations documentées de responsables politiques, des plaintes internes formulées par des militaires, le symbolisme biblique invoqué dans la rhétorique de guerre et des analyses savantes de la théologie du sionisme chrétien, il explore comment un conflit politique contemporain peut se trouver enchâssé dans des récits apocalyptiques portant sur le destin des nations et du monde.
Il n’en résulte pas nécessairement la création d’une guerre purement religieuse. Il s’agit plutôt de la transformation d’un conflit géopolitique en quelque chose que certains acteurs perçoivent comme faisant partie d’un processus historique divin.
Stratégie et récit
Les guerres modernes sont rarement comprises uniquement à travers le prisme de la stratégie militaire. Elles sont aussi interprétées à travers des récits qui leur donnent sens.
Dans le cas de l’affrontement en cours avec l’Iran, ces récits se croisent de plus en plus avec le langage religieux, le symbolisme prophétique et l’attente apocalyptique.
Comprendre ces récits ne requiert pas de les accepter comme vérité littérale. Mais en ignorer l’influence reviendrait à négliger une dimension importante de la manière dont les conflits sont interprétés et justifiés dans le débat public.
Les chercheurs ont depuis longtemps examiné la façon dont les idées religieuses façonnent les récits politiques. L’historien Paul Boyer observe que «la croyance en la prophétie apocalyptique a profondément modelé l’imaginaire politique américain, notamment en ce qui concerne le Moyen-Orient» ; la politologue Elizabeth Shakman Hurd écrit que «la religion n’est pas simplement un système de croyances privé ; elle façonne activement la manière dont les conflits internationaux sont interprétés et mobilisés politiquement» ; et le théologien William T. Cavanaugh soutient que les récits religieux remplacent rarement les intérêts politiques : ils s’y entremêlent le plus souvent.
L’histoire offre de nombreux exemples de conflits ultérieurement interprétés à travers des récits sacrés. Les croisés médiévaux marchèrent vers le Levant convaincus de participer à une lutte divinement ordonnée. L’expansion coloniale européenne porta souvent le langage de la mission religieuse. La Guerre froide elle-même fut présentée par certains dirigeants comme une lutte entre le bien absolu et le mal absolu.
La Première Croisade offre le précédent le plus instructif et le mieux documenté. Lorsque le pape Urbain II s’adressa au concile de Clermont en novembre 1095, il ne lança pas une guerre de conquête territoriale mais une guerre de rédemption prophétique : la libération de Jérusalem comme acte collectif de salut. Les chroniques contemporaines, dont l’anonyme Gesta Francorum, attestent que des milliers de combattants prirent la croix non par intérêt stratégique, mais parce qu’ils croyaient sincèrement participer à l’accomplissement d’une prophétie. Le résultat en fut le massacre de Jérusalem en juillet 1099, un acte que ses auteurs décrivirent avec fierté, révélant jusqu’où peut mener la certitude d’agir par mandat divin. C’est le précédent occidental le plus ancien et le plus clair de ce que cet article appelle le cadrage géothéologique ; et il s’acheva dans le sang3. Il convient de noter que le cadre influent de Samuel Huntington sur le «choc des civilisations»4 décrit un conflit entre de grands blocs civilisationnels. Ce que le présent article identifie va plus loin : la militarisation active et délibérée du récit eschatologique par des acteurs politiques identifiés pour justifier une action militaire – un processus que l’analyse structurelle de Huntington n’avait pas anticipé et ne peut pas expliquer.
Ces précédents révèlent un schéma récurrent : lorsque les conflits politiques s’inscrivent dans des récits sacrés, le compromis devient plus difficile et l’escalade plus probable.5
L’affrontement avec l’Iran révèle quelque chose de plus profond sur la façon dont les conflits modernes sont interprétés. Au niveau stratégique, les États poursuivent des objectifs familiers : sécurité, dissuasion, influence. Mais les guerres se mènent aussi dans le domaine du sens. Lorsque le discours politique invoque la prophétie et que la rhétorique militaire résonne d’eschatologie, le conflit géopolitique peut être recadré comme une lutte cosmique. L’histoire suggère que de telles transformations sont dangereuses.
Témoignages de l’intérieur de l’establishment américain
Dès 2014, nous faisions observer dans un livre6 que «quels qu’en fussent les véritables commanditaires et leurs mobiles réels, les attaques du 11 septembre 2001 ont fourni l’occasion idéale aux États-Unis et, accessoirement, à leurs alliés de mettre en œuvre leur stratégie de domination dans le monde musulman. Ce dernier, malgré son asthénie actuelle, est considéré comme un adversaire potentiel qu’il convient de diviser et d’affaiblir continuellement, tout en exploitant ses importantes ressources naturelles, notamment énergétiques», et que «depuis les invasions de l’Afghanistan en 2001 et de l’Irak en 2003, un nouveau «Sykes-Picot» semble se mettre en place dans la région (…) Cette nouvelle stratégie de ‘désintégration massive’ permettrait aux États-Unis, leader actuel du monde occidental, de réaliser un triple objectif : garantir la préservation de leurs propres intérêts stratégiques dans la région ; renforcer la position de leur allié israélien et assurer par là même la prolongation de sa survie en tant qu’État juif ; et réorienter l’essentiel de leurs efforts et de leurs moyens vers la région du monde la plus importante : l’Asie-Pacifique».
[(jpf) Accords colonialistes secrets Sykes-Picot, entre le Royaume-Uni et la France découpant l’Empire ottoman, en pleine Première guerre mondiale (signés le 16 mai 1916), qui ont été modifiés au cours du temps et à l’époque de la Société des Nations, ainsi la Palestine est revenue finalement aux Britanniques.]
Depuis les événements du 11 septembre, comme l’explique Stephen Green7, un petit groupe de néoconservateurs, dont beaucoup occupaient de hautes fonctions au Département de la Défense, au Conseil de sécurité nationale et au bureau du Vice-président, ont effectivement vidé de sa substance la politique étrangère et sécuritaire américaine traditionnelle. Il tire la conclusion qu’ils poursuivaient des agendas doubles tout en prétendant œuvrer à la sécurité intérieure des États-Unis contre leurs «ennemis terroristes». Bill Christison8 et Kathleen Christison sont parvenus à la même conclusion9. La politique américaine sur Israël et le monde arabe «est devenue de plus en plus l’apanage de fonctionnaires connus pour pencher en faveur d’Israël». Ces personnes, «que l’on peut légitimement qualifier de loyalistes israéliens, se trouvent aujourd’hui à tous les niveaux du gouvernement, des officiers de bureau au département de la Défense jusqu’au niveau de secrétaire adjoint aux départements d’État et de la Défense, ainsi qu’au sein du Conseil de sécurité nationale et du bureau du vice-président».
Les Christison estimaient que les doubles loyalistes au sein de l’administration Bush «ont donné un élan supplémentaire à la croissance d’une tendance messianique du fondamentalisme chrétien qui s’est alliée à Israël en vue de la soi-disant fin des temps». Ces fondamentalistes, affirmaient-ils, considèrent la domination d’Israël sur l’ensemble de la Palestine comme «une étape nécessaire à l’accomplissement du Millénium» biblique, estiment que «toute cession de territoire palestinien par Israël est un sacrilège», et perçoivent la guerre entre juifs et Arabes comme «un prélude divinement ordonné à Armageddon» – ce qui soulève la perspective terrifiante, quoique bien réelle, d’une guerre apocalyptique islamo-chrétienne.
Ces conclusions ont été indépendamment confirmées au niveau académique par John J. Mearsheimer et Stephen Walt, dont l’étude de référence sur le lobby pro-israélien10 a documenté comment un réseau d’organisations et d’individus a systématiquement façonné la politique américaine au Moyen-Orient dans des directions servant les intérêts stratégiques israéliens, souvent au détriment des intérêts américains plus larges. Le récit historique de Rashid Khalidi sur la question palestinienne11 situe en outre cet alignement dans une structure séculaire de colonialisme de peuplement soutenu par les puissances occidentales successives. La résistance institutionnelle à ce cadre n’est pas sans précédent : en 2013, le général Martin Dempsey, alors chef d’état-major interarmées, a publiquement déclaré ne pas vouloir être «complice» d’une frappe militaire contre l’Iran qu’il jugeait stratégiquement injustifiée12 – une posture que l’on chercherait en vain chez les dirigeants militaires et politiques actuels.
Plus récemment, Mike Huckabee – l’ambassadeur des États-Unis en Israël, nommé par Donald Trump – s’est entretenu avec le journaliste Tucker Carlson. Interrogé sur le passage biblique dans lequel Dieu promet aux descendants d’Abraham la terre «depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate», Huckabee n’a pas démenti. Il n’a pas esquivé. Il a répondu avec un calme glaçant : «Ce serait bien s’ils prenaient tout».
À ce jour, l’administration Trump est demeurée totalement silencieuse face à de telles déclarations scandaleuses et dangereuses. Aucune explication, aucune condamnation, et aucune sanction contre l’ancien prêtre évangélique «reconverti» en diplomate-pyromane et menteur pathologique, car il a sciemment déformé les paroles de la Bible pour servir la propagande génocidaire sioniste. La Bible ne parle pas d’«Israël» et, encore moins, du gouvernement sioniste d’extrême droite d’aujourd’hui. Ce que la Bible dit exactement en Genèse 15: 18 est : «En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate».
À la suite de l’annonce des frappes américaines contre l’Iran début 2026, la Military Religious Freedom Foundation a déclaré avoir reçu plus de deux cents plaintes de militaires appartenant à plusieurs branches des forces armées américaines, dans des dizaines d’installations13. Certains rapports décrivaient des séances d’information dans lesquelles des commandants encadraient les opérations en cours avec un langage explicitement religieux.
Selon ces plaintes, des références étaient faites au «plan de Dieu» et à des passages du Livre de l’Apocalypse décrivant Armageddon.14 Des inquiétudes ont été exprimées non seulement par des militaires musulmans, mais aussi par des personnels chrétiens et juifs, qui faisaient valoir qu’une rhétorique ouvertement religieuse dans les séances d’information opérationnelles risquait de miner la neutralité et la cohésion militaires.15
Commentant ces plaintes, le révérend Brian Berghoef a écrit sur sa page Facebook : «Lorsque la foi est transformée en arme de guerre, nous savons que nous avons déraillé et que nous sommes bien loin de Jésus (…) Lorsque des extrémistes comme Pete Hegseth s’approprient ces enseignements pour justifier la violence, ils sont littéralement la version chrétienne de ceux qui ont fait voler les avions dans les tours du World Trade Center (…) ce Christo-fascisme violent et xénophobe constitue une menace pour l’avenir de toute l’humanité. Tous les pasteurs chrétiens et tous les responsables religieux de bonne volonté devraient condamner cette guerre, ainsi que l’idéologie qui la sous-tend. Cette administration s’imagine qu’elle précipite le retour de Jésus. Elle ne le fait pas. La seule réaction de Jésus face à tout cela est de pleurer».
Le symbolisme biblique dans la rhétorique politique israélienne
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a invoqué le souvenir biblique d’Amalek16 pour décrire les menaces existentielles pesant sur Israël. Cette référence trouve son origine dans le premier Livre de Samuel, où Amalek est présenté comme un ennemi de l’Israël antique. Dans la tradition historique juive, Amalek est devenu l’archétype symbolique de ceux qui cherchent la destruction du peuple juif.
À ce qu’a justement observé le révérend Berghoef, il convient d’ajouter qu’un grand nombre d’Israéliens établissent le lien entre la guerre en cours contre l’Iran et le récit traditionnel de «Pourim», qui raconte comment les juifs vivant dans l’Empire perse il y a environ 2500 ans ont été «sauvés de l’extinction», comme l’a récemment souligné le journal d’extrême droite The Jerusalem Post : «La frappe combinée américano-israélienne contre l’Iran a fait revivre l’histoire de Pourim de manière vivante et sans précédent depuis 2200 ans», comparant ostensiblement Trump à Xerxès le Grand, lequel est mentionné dans l’histoire de Pourim. Le journal conclut en disant : «Avec l’aide continue de Dieu, nous triompherons dans cette dernière bataille, la plus importante, et nous apporterons à notre peuple et au monde entier la promesse prophétique de Pourim : lumière et bonheur, espoir et joie».
Les critiques soutiennent que l’invocation d’une telle imagerie dans un conflit moderne risque d’importer un symbolisme religieux antique dans la guerre contemporaine. À l’inverse, ses partisans estiment que la référence est métaphorique et reflète la gravité des menaces perçues plutôt qu’un appel littéral à la violence religieuse.
Certains faits, cependant, sont aussi indéniables que révélateurs et périlleux. Le 12 août 2025, Netanyahou a déclaré sur la chaîne i24 se sentir «très attaché» à la vision d’un «Grand Israël» incluant les territoires palestiniens occupés, ainsi que des parties de l’Égypte, de la Jordanie, de la Syrie, du Liban, de l’Irak et de l’Arabie saoudite. Il a en outre affirmé se considérer investi d’une «mission historique et spirituelle pour des générations de juifs qui rêvaient de venir ici et des générations de juifs qui viendront après nous»17. Aucune voix significative dans la prétendue opposition israélienne ne s’est explicitement désolidarisée de telles visions expansionnistes – loin de là.
L’invocation par Netanyahou d’une mission sacrée et d’un Grand Israël n’existe pas dans le vide. Elle tire sa légitimité, politiquement et symboliquement, de l’architecture théologique dispensationaliste [voir définition un peu plus bas] qui a façonné l’engagement évangélique américain au Moyen-Orient depuis plus d’un siècle – une architecture qu’il convient maintenant d’examiner en elle-même.
L’architecture théologique : le sionisme chrétien
Comprendre l’interprétation religieuse des conflits modernes au Moyen-Orient exige d’examiner l’idéologie connue sous le nom de sionisme chrétien.
Ce mouvement s’appuie largement sur la théologie du prémillénarisme dispensationaliste développée au XIXe siècle par John Nelson Darby. Le dispensationalisme interprète l’histoire du monde comme se déployant à travers des étapes prophétiques culminant dans la fin des temps.
Dans cette vision du monde, des événements tels que le retour des juifs sur la terre d’Israël, la création de l’État d’Israël en 1948 et les conflits impliquant Israël sont parfois interprétés comme des signes que la prophétie biblique approche de son accomplissement.18
Il importe de souligner que si tous les chrétiens ne soutiennent pas le sionisme19, la plupart des chrétiens évangéliques, baptistes, pentecôtistes et des mégaéglises le font, en vertu de leur croyance dans le prémillénarisme dispensationaliste.20
[(jpf) Les chrétiens dont il est question ici sont avant tout une bonne partie des protestants anglo-saxons et assimilés, les mêmes qui ont mené l’esclavage puis « construit » le génocide des Amérindiens comme on sait.
Une mégaéglise ou méga-église, megachurch en anglais, dont l’ancêtre est l’auditorium church, est une église protestante, généralement évangélique, comptant plus de 2 000 personnes dans son assemblée, offrant en parallèle des services comme des cafétérias, des gymnases, des garderies, des librairies. Quand elle n’a pas développé des villes autonomes comme au Nigeria, avec église de dizaines de milliers de places, maisons, routes, supermarchés, banques, universités…
Quant au dispensationaliste, cf. l’anglais dispensationalist, mot probablement dérivé du français dispensation, distribution, attribution ; du latin classique dispensatio, administration, gestion puis du latin impérial distribution, répartition]
Les défenseurs de l’engagement politique du sionisme chrétien soutiennent que leur appui à Israël reflète la théologie de l’Alliance et la solidarité avec un peuple historiquement persécuté – et non un appel à la guerre – et que la croyance prophétique ne se traduit pas mécaniquement en politique. Cette position mérite d’être honnêtement examinée. Pourtant, les cas documentés dans cet article – du sermon de Hagee prononcé sous une banderole proclamant «Dieu arrive… Opération Furie Épique» à l’adhésion sereine de Huckabee au maximalisme territorial – suggèrent que la frontière entre conviction théologique et action politique a été systématiquement effacée par des figures clés. Lorsque l’eschatologie façonne les séances d’information militaires et que l’attente prophétique informe les déclarations des ambassadeurs, l’argument selon lequel croyance et politique demeurent séparées devient de plus en plus difficile à soutenir.
À l’inverse, pratiquant la non-violence démontrée par Jésus-Christ dans les Évangiles, les églises protestantes, catholiques romaines, orthodoxes orientales et pacifistes ne soutiennent pas le sionisme chrétien. L’une de ces voix est celle du Dr Chuck Baldwin, éminent pasteur évangélique américain, candidat du Constitution Party à la présidentielle de 2008. Dans un entretien21 accordé en 2018, il a déclaré avoir prêché le sionisme chrétien pendant plus de trente ans avant de le rejeter, révélant étape par étape son long cheminement le conduisant à dénoncer la vision déformée de l’histoire que requiert l’adhésion à ses enseignements.
De même, il existe des juifs opposés au sionisme. Parmi eux figurent les juifs ultra-orthodoxes qui estiment devoir attendre la venue du Messie pour les ramener sur la terre d’Israël. Dans la pensée rabbinique, le Messie (Mashia’h en hébreu, littéralement «l’oint») est le roi qui rachètera et gouvernera Israël au sommet de l’histoire humaine. La tradition juive lui attribue au moins cinq caractéristiques : il sera un descendant du roi David, acquerra la souveraineté sur la terre d’Israël, rassemblera les juifs des quatre coins de la terre, les rétablira dans la pleine observance de la loi de la Torah et, apothéose finale, apportera la paix au monde entier.22
Dans ce registre de surenchère apocalyptique, la palme revient sans conteste à John Hagee, fondateur et pasteur principal de Cornerstone Church, une mégaéglise charismatique de San Antonio, au Texas, et fondateur et président national de Christians United for Israel, incorporée le 7 février 2006. Son empire médiatique touche quelque 150 millions de foyers sur plusieurs continents – une portée qui fait de son cadrage théologico-politique une question de conséquence géopolitique, et non pas simplement d’intérêt ecclésiastique.
Le 14 novembre 2023, Hagee s’est adressé à un rassemblement pro-israélien à Washington, affirmant la nécessité pour Israël de décider du déroulement de la guerre contre Gaza sans céder aux pressions internationales : «Vous, les dirigeants d’Israël, et vous seuls, devez déterminer comment cette guerre sera menée et conclue. C’est vous qui décidez – personne d’autre». Et deux jours seulement après que le président Trump a ordonné le lancement de l’«opération furie épique» contre l’Iran, le pasteur a prononcé un sermon devant une banderole proclamant «Dieu arrive… opération furie épique». Hagee a remercié Trump, «dont la sagesse et le courage ont écrasé les ennemis de Sion», affirmant ensuite que l’attaque contre l’Iran déclencherait une série d’événements prophétisés, dont l’invasion d’Israël par une armée conduite par la Russie et la défaite finale de l’Antéchrist lors de la bataille d’Armageddon.
L’impératif du Troisième Temple : quand la théologie devient architecture
La construction d’un Troisième Temple sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem – sur le site actuellement occupé par la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher – n’est pas une idée marginale. Elle se situe au cœur théologique de l’architecture dispensationaliste de la fin des temps qui traverse l’ensemble de cette investigation.
Dans l’eschatologie du sionisme chrétien, la reconstruction du Temple n’est pas optionnelle. C’est un préalable. La séquence est explicite dans la théologie : le Temple doit être reconstruit ; l’Antéchrist le profanera – l’«Abomination de la désolation» mentionnée en Daniel 9: 27, Matthieu 24: 15 et 2 Thessaloniciens 2: 4 ; cela déclenche la Grande Tribulation, qui précède la Bataille d’Armageddon, laquelle précède le Second Avènement du Christ.
Pour des millions d’évangéliques dispensationalistes, soutenir les conditions rendant le Temple possible est donc un acte de fidélité prophétique – et non une préférence politique. La généalogie de la figure de l’Antéchrist, pivot central de cette séquence en tant que profanateur ultime du Temple reconstruit, a été rigoureusement retracée par le théologien Bernard McGinn à travers deux mille ans d’imagination eschatologique chrétienne23, nous rappelant que ce qui se présente comme une vérité biblique intemporelle est en réalité un cadre interprétatif historiquement construit – désormais opérationnalisé en tant que politique étrangère.
Le lien iranien
L’Esplanade des Mosquées est actuellement administrée sous l’autorité du Waqf jordanien. La mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher se dressent sur ce site. Toute construction d’un Troisième Temple nécessiterait leur démantèlement ou leur destruction.
L’Iran est le principal garant militaire et idéologique de la résistance à la souveraineté israélienne sur l’Esplanade, à travers son soutien au Hamas, au Hezbollah et à l’Axe de la résistance au sens large. La logique théologique est donc la suivante : l’élimination de la puissance iranienne supprime le principal bouclier militaire protégeant les lieux saints islamiques – rapprochant ainsi sensiblement les conditions nécessaires à la construction du Temple. Que ce calcul soit ou non consciemment articulé par les décideurs, il opère comme un alignement structurel entre la guerre contre l’Iran et le projet du Troisième Temple.
En mars 2026, Tucker Carlson a déclaré publiquement24 que «des acteurs clés impliqués dans cette guerre croient que ce que nous voyons inaugurera des événements qui commenceront par la destruction du Dôme du Rocher et la reconstruction du troisième temple». Plus troublant encore, Carlson a ouvertement évoqué le scénario d’une destruction mise en scène du complexe Al-Aqsa, attribuée à l’Iran – résumée par les mots : «Oups, c’est les Iraniens qui l’ont fait». La formulation publique de ce scénario par une figure médiatique grand public est en elle-même un événement politique qui exige d’être documenté.
Une présence institutionnelle documentée
Ce phénomène n’est pas purement de l’ordre de la spéculation théologique. Dès l’an 2000, Gershom Gorenberg documentait dans The End of Days25 la convergence entre l’eschatologie dispensationaliste américaine, le mouvement de reconstruction du Temple juif et l’explosif géopolitique que représentait l’Esplanade – bien avant que cela ne devienne une urgence stratégique active.
Ce que Gorenberg identifiait comme une collision latente est désormais une collision active. L’Institut du Temple à Jérusalem prépare depuis des décennies des objets rituels, des vêtements sacerdotaux et des plans architecturaux pour le Troisième Temple. Les visites de juifs sur l’Esplanade ont atteint des chiffres historiques. Plusieurs personnalités proches de l’administration américaine actuelle, dont le président de la Chambre Mike Johnson, ont parlé publiquement de la destinée prophétique d’Israël. Des membres de la coalition de Netanyahou – notamment Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich – ont fait des déclarations signalant une évolution vers l’affirmation de la souveraineté israélienne sur le site.
Il convient de noter que le désir de reconstruire le Temple n’est pas universel au sein du judaïsme. La vie religieuse juive s’est réorganisée autour de la prière, de l’étude de la Torah et de la pratique synagogale après la destruction du Second Temple en 70 de notre ère, et a fonctionné sans temple physique pendant près de deux mille ans. Le mouvement de reconstruction du Temple représente donc un courant théologique spécifique, non un consensus.
La dimension islamique
Pour le monde musulman, la mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l’islam. Toute menace la visant – réelle ou perçue – porte un pouvoir de mobilisation qui transcende les frontières nationales, ethniques et confessionnelles. L’Iran s’est constamment positionné comme le défenseur d’Al-Aqsa, ce qui explique en partie l’extraordinaire résonance de sa rhétorique au-delà des populations sunnites et chiites. L’historien Ussama Makdisi a documenté que la coexistence interconfessionnelle était historiquement la norme dans le Levant26, ce qui rend la destruction opérée par des agendas eschatologiques importés d’autant plus aberrante historiquement. Que la menace pesant sur Al-Aqsa résonne désormais au-delà des clivages chiites-sunnites a été dramatiquement illustré en novembre 2023, lorsque le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lors d’un sommet d’urgence de l’OCI que «Al-Aqsa n’est pas seulement une cause palestinienne. C’est la cause de tous les Musulmans, de toute l’humanité».27
Cela signifie que la dimension du Troisième Temple n’est pas un simple point théologique secondaire. C’est l’une des lignes de fracture les plus profondes de l’ensemble de l’affrontement – et l’une qui est presque totalement absente de la couverture grand public occidentale du conflit iranien.
La perse dans la prophétie
La rhétorique politique entourant l’Iran adopte souvent un langage moral qui résonne avec les cadres religieux. Le sénateur américain Lindsey Graham, par exemple, a qualifié le gouvernement iranien de maléfique et présenté l’affrontement avec Téhéran comme une lutte entre la justice et la tyrannie.28
Bien qu’un tel langage soit courant dans le discours politique, il résonne aussi fortement avec des récits religieux qui présentent les conflits comme des batailles entre le bien et le mal.
Les interprétations apocalyptiques font en outre fréquemment référence aux passages du Livre d’Ézéchiel décrivant une coalition de nations menée par «Gog» attaquant Israël dans les derniers jours. Dans l’interprétation évangélique moderne, le nom antique de la Perse mentionné dans le texte est souvent associé à l’Iran contemporain. Si de nombreux spécialistes de la Bible rejettent les applications géopolitiques directes de ces textes, de telles interprétations restent influentes dans certains réseaux médiatiques religieux.29
Très probablement, lorsqu’il a écrit son livre30 – qui est rapidement devenu un succès mondial -, Reza Aslan n’aurait pu imaginer que c’est probablement son pays natal, l’Iran, et non le fondamentalisme islamique des Al-Qaïda et Daesh, qui pourrait être l’étincelle embrasant le Moyen-Orient dans le cadre d’une «guerre cosmique» initiée par Washington et Tel-Aviv. Son ouvrage est une étude approfondie de l’idéologie alimentant les militants à travers le monde musulman et une exploration de la violence religieuse dans le judaïsme, le christianisme et l’islam. Les pirates de l’air qui ont attaqué les États-Unis le 11 septembre 2001, écrit-il, croyaient mener une guerre cosmique. En infusant la guerre contre le terrorisme de la même rhétorique polarisante, les États-Unis mènent eux aussi une guerre cosmique – une guerre qui ne peut pas être gagnée. Aslan soutient que nous devons débarrasser les conflits de leurs connotations religieuses et traiter les griefs terrestres qui se cachent toujours derrière l’impulsion cosmique. Les attentats du 11 septembre «étaient une invitation à une guerre déjà en cours, une guerre cosmique qui, dans l’esprit du djihadiste, fait rage entre les forces du bien et du mal depuis la nuit des temps. C’était une invitation que beaucoup d’Américains étaient plus que disposés à accepter». Comment gagner une guerre cosmique ? En refusant d’en mener une, conclut Aslan.
À l’appui de cet argument, il cite les propos du général de corps d’armée William G. Boykin, ancien sous-secrétaire d’État adjoint à la Défense chargé du renseignement. S’adressant à une congrégation de Sandy, Oregon, en juin 2003, Boykin déclara : «Notre ennemi est un ennemi spirituel parce que nous sommes une nation de croyants (…) Son nom est Satan (…) Je suis un guerrier. Et ce que je suis ici pour faire aujourd’hui, c’est vous recruter pour être des guerriers du royaume de Dieu».31
Aslan aurait également pu s’appuyer sur l’histoire révélée en 2007 par la revue de l’université de Lausanne «Allez Savoir»32. En 2003, Thomas Römer, professeur de théologie à l’université de Lausanne, reçut un appel téléphonique de l’Élysée. Les conseillers du président Jacques Chirac souhaitaient en savoir plus sur Gog et Magog – deux noms mystérieux qu’avait évoqués George W. Bush lorsqu’il cherchait à convaincre la France de rejoindre la guerre en Irak. Bush aurait dit à Chirac que «Gog et Magog étaient à l’œuvre au Moyen-Orient, et que les prophéties bibliques s’accomplissaient». Chirac lui-même a confirmé l’épisode au journaliste Jean-Claude Maurice, décrivant avec une incrédulité à peine voilée les croyances aussi superficielles que fanatiques d’un chef d’État.
Dans une telle guerre – présentée en ces termes par certains dirigeants influents -, Aslan explique que «l’ennemi n’est ni une armée ni un État, mais le diable lui-même. La bataille porte sur la civilisation. Notre identité est en jeu. Nous ne pouvons pas négocier. Nous ne pouvons pas capituler. Nous ne pouvons pas perdre. Ni gagner». La conséquence logique, conclut-il, est que le terrain a vraisemblablement été préparé pour «une terrifiante nouvelle ère de guerre religieuse».
Réflexions conclusives
Lorsque les guerres sont tenues pour divinement mandatées, la diplomatie devient capitulation et le compromis, trahison. Pourtant, les grandes traditions religieuses elles-mêmes contiennent des mises en garde contre la transformation de la foi en arme. Comme le rappelle le Coran à l’humanité : «Ô humanité, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous connaissiez mutuellement». Coran 49:13. Ce verset rappelle que la diversité entre les civilisations était destinée à encourager la compréhension – non le conflit sacré.
Des moments de rupture avec cette logique existent dans les archives. En juin 2009, à l’université du Caire, le président Barack Obama s’est adressé au monde musulman : «Je suis venu ici pour chercher un nouveau départ entre les États-Unis et les musulmans à travers le monde»33. Le discours était imparfait, et les politiques qui ont suivi sont bien loin de ses promesses. Il a néanmoins démontré que l’engagement américain avec le monde musulman n’a pas à être filtré à travers l’eschatologie apocalyptique. L’abandon de ce cadre rhétorique – et son remplacement par le discours de guerre théologique documenté dans cet article – est en lui-même un choix politique, et non une fatalité.
Le vrai danger n’est pas que des prophéties existent. Le danger survient lorsque le pouvoir politique commence à croire qu’il a le devoir de les accomplir. Comme nous l’avons écrit34 dans un article en 2017 – dont nous réitérons la conclusion avec force aujourd’hui : «Il faut reconnaître que la rhétorique sur le «choc des civilisations», constamment et inlassablement répétée par certains depuis la fin de la Guerre froide, semble avoir atteint l’objectif qui lui avait été assigné, principalement par ceux qui profitent de la perpétuation des conflits à travers le monde. Cette rhétorique a ainsi produit un dangereux «choc des fondamentalismes», qui actualise les notions de «revanche de Dieu», de «Croisades» et de «Jihad» et en ajoute de nouvelles telles que l’islamo-fascisme. La conséquence de cette évolution dramatique est illustrée par un «choc des barbaries». Dans le désordre international croissant d’aujourd’hui, nul ne devrait ignorer que le plus grand danger lié à ce changement est que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde est entré dans l’ère de l’arme suprême – la bombe atomique – et d’autres armes de destruction massive, et que les extrémistes de tous bords promettent et promeuvent ardemment une «guerre cosmique» pour «le triomphe du Bien sur le Mal». Pour certains d’entre eux, c’est une guerre religieuse, la guerre ultime avant l’Apocalypse, dont un camp situe le théâtre à «Armageddon» et l’autre à «Dabiq», ces deux lieux se situant dans le Levant, comprenant la Syrie, qui est aujourd’hui mise à feu et à sang.
N’est-il pas insensé de croire que notre monde civilisé est incapable de trouver une voie autre que celle menant vers la destruction mutuellement consentie ?
- Amir Nour est un chercheur algérien en relations internationales. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont «L’Orient et l’Occident à l’heure d’un nouveau Sykes-Picot», Éditions Alem El Afkar, Alger, 2014, et «L’Islam et l’ordre du monde», Éditions Alem El Afkar, 2021. Son dernier ouvrage s’intitule «The Monstrosity of Our Century : The War on Palestine and the Last Western Man», Clarity Press Inc., Georgia, États-Unis, 2026.
- Laala Bechetoula est un analyste et écrivain politique algérien spécialisé dans la géopolitique du Moyen-Orient, la politique étrangère occidentale et la question palestinienne.
- Pape Urbain II, discours au concile de Clermont, 27 novembre 1095. sources primaires : Foucher de Chartres, «Historia Hierosolymitana», v. 1127 ; anonyme, «Gesta Francorum et aliorum Hierosolimitanorum», v. 1100-1101. Voir aussi : Jonathan Riley-Smith, «The First Crusade and the Idea of Crusading», University of Pennsylvania Press, 1986.
- Samuel P. Huntington, «Le Choc des civilisations», Simon & Schuster, New York, 1996.
- Karen Armstrong, «Fields of Blood : Religion and the History of Violence», Knopf, 2014.
- Amir Nour, «L’Orient et l’Occident à l’heure d’un nouveau Sykes-Picot», op. cit.
- Stephen Green, «Neo-Cons, Israel, and the Bush Administration», Counterpunch, 28 Février 2004.
- Bill Christison fut un haut responsable de la CIA. Il a servi comme Officier national du renseignement et comme directeur du Bureau d’analyse régionale et politique de la CIA.
- Bill Christison et Kathleen Christison, «The Bush Neocons and Israel», Counterpunch, 6 Septembre 2004.
- John J. Mearsheimer et Stephen Walt, «Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine», Farrar, Straus and Giroux, New York, 2007.
- Rashid Khalidi, «La Question palestinienne : cent ans de colonialisme de peuplement», Metropolitan Books, New York, 2020.
- Général Martin Dempsey, déclaration publique aux journalistes, 30 août 2013. Voir aussi : Thom Shanker et Michael R. Gordon, «Joint Chiefs Chairman Expresses Caution on Military Action in Syria», The New York Times, 30 Août 2013.
- Jonathan Larsen Substack, Military Religious Freedom Foundation, 2-4 mars 2026.
- Landon Schnabel, Cornell University Arts & Sciences, 5 mars 2026.
- Josh Olds, Baptist News Global, 3 mars 2026.
- Abed Azzam, Analyse & Kritik, 2025.
- Regarder l’interview de Netanyahou sur la chaîne YouTube en anglais i24NEWS : https://youtu.be/u8xhaxo2JJY
- Stephen Sizer, «Christian Zionism : Road-map to Armageddon ?», InterVarsity Press, 2004 ; et Matthew D. Taylor, «The Violent Take It by Force», Broadleaf Books, 2021.
- Lire Stephen R. Sizer, «Christian Zionism : Justifying Apartheid in the Name of God», Churchman, 2001.
- Got Questions Ministries, «Qu’est-ce que le prémillénarisme dispensationaliste ?».
https://www.gotquestions.org/dispensational-premillennialism.html - Podcast de 47 minutes avec Chuck Carlson et Craig Hanson de We Hold These Truths :
https://whtt.podbean.com/e/what-made-pastor-dr-chuck-baldwin-reject-christian-zionism - Voir définition du «Messie», Jewish Virtual Library
- Bernard McGinn, «Antichrist : Two Thousand Years of the Human Fascination with Evil», HarperSanFrancisco, 1994.
- James Lasher, «Tucker Carlson Warns of Temple Mount Crisis – But Bible Prophecy Tells a Bigger Story», Charisma Media, 5 Mars 2026 : https://mycharisma.com/culture/tucker-carlson-warns-of-temple-mount-crisis-but-bible-prophecy-tells-a-bigger-story/ et Tucker Carlson, Video broadcast on Temple Mount and Iran war : https://youtu.be/gHrFcBeB7Lw
- Gershom Gorenberg, «The End of Days : Fundamentalism and the Struggle for the Temple Mount», Oxford University Press, 2000.
- Ussama Makdisi, «Age of Coexistence : The Ecumenical Frame and the Making of the Modern Arab World», University of California Press, 2019.
- Recep Tayyip Erdoğan, allocution au Sommet d’urgence de l’Organisation de coopération islamique, Riyad, 11 novembre 2023.
- Mark Juergensmeyer, «Terror in the Mind of God», University of California Press, 2017.
- Paul Boyer, «When Time Shall Be No More», Harvard University Press, 1992.
- Reza Aslan, «How to Win a Cosmic War : God, Globalization, and the End of the War on Terror», Random House, 2009.
- Peter Gottschalk and Gabriel Greenberg, «Islamophobia : Making Muslims the Enemy», The New York Times, January 6th, 2008.
- Allez Savoir, «George W. Bush et le code Ezechiel», 10 Septembre, 2007 :
https://www.scribd.com/document/638595896/George-W-Bush-et-le-Code-Ezechiel - Barack Obama, «Address to the Muslim world», Cairo University, 4 Juin 2009. Pour lire le texte intégral : https://obamawhitehouse.archives.gov/blog/2009/06/04/president-obama-speech-cairo-university
- Amir Nour, «The Western Roots of ‘Middle-Eastern’ Terrorism», Algerie Network, 10 août 2017 :
https://algerienetwork.com/blog/the-western-roots-of-middle-eastern-terrorism
Réseau International – 11 mars 2026
par Pepe Escobar
Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, 57 ans, choisi par l’Assemblée des Experts, n’a jusqu’à présent pas prononcé un seul mot en public.
Le CGRI parle en son nom. Dès le début, Mojtaba était le candidat préféré pour succéder à l’ayatollah Khamenei, l’homme qui avait planifié dans les moindres détails comment briser l’empire.
Le CGRI montre désormais à la planète entière, en particulier au Sud mondial, ce qui se cachait derrière la «retenue» préconisée par Khamenei pendant des années.
En quelques jours, le CGRI a aveuglé les radars américains au Moyen-Orient, militarisé le détroit d’Ormuz, plongeant l’économie mondiale dans une spirale descendante, et remis à Washington ce qui équivaut en pratique à une intimation à se rendre.
Ce ne sont là que quelques-unes des conditions les plus importantes pour un éventuel cessez-le-feu, en supposant que Téhéran fasse un jour confiance aux États-Unis pour s’y conformer :
1. La levée de toutes les sanctions contre l’Iran et la libération de tous les avoirs gelés de l’Iran.
2. La reconnaissance du droit de l’Iran à enrichir de l’uranium sur son propre sol.
3. L’indemnisation intégrale des dommages causés par la guerre imposée.
4. L’extradition des cinquièmes colonnes iraniennes à l’étranger et la fin des campagnes médiatiques orchestrées contre Téhéran.
5. Aucune attaque contre le Hezbollah au Liban ou Ansarullah au Yémen.
6. Le démantèlement de toutes les bases militaires américaines au Moyen-Orient.
Laissez cela vous imprégner lentement. Nous avons ici l’Iran qui demande à l’armée qui se décrit comme la plus puissante de l’histoire du monde de se rendre, en substance.
Ajoutez à cela le commandant de la force aérospatiale du CGRI.
Majid Mousavi a annoncé qu’«après avoir neutralisé les couches de défense aérienne américaine dans la région, l’Iran passe à une nouvelle doctrine en matière de missiles. À partir de maintenant, aucun missile transportant des ogives de moins d’une tonne ne sera utilisé. Les vagues d’attaques de missiles seront plus fréquentes et plus étendues».
Cela se traduit déjà, dans la pratique, par le lancement par le CGRI d’un plus grand nombre de missiles balistiques à moyenne portée à combustible solide Kheibar Shekan, comme cela s’est produit en début de semaine sur Tel-Aviv et sur la cinquième flotte américaine à Bahreïn.
Le code de cette première opération était, de manière significative, «Labbayk ya Khamenei». Cela signifie «À votre service, ô Khamenei». Il s’agit de la première opération iranienne explicitement dédiée au nouveau Guide suprême.
[images non visibles : censure européenne de Sputnik]Satellite imagery shows damage at US Navy Fifth Fleet HQ in Bahrain after Iranian strikes, including to buildings with satellite equipment pic.twitter.com/RE5IbKtOrw
—Sputnik (@SputnikInt) March 2, 2026
Des images satellites montrent les dégâts causés au quartier général de la cinquième flotte de la marine américaine à Bahreïn après les frappes iraniennes, notamment aux bâtiments abritant des équipements satellites
Le Kheibar Shekan, d’une portée de 1450 km, est mobile sur route ; il peut être lancé à partir d’un camion en moins de 30 minutes ; il vole sous guidage assisté par satellite avec un véhicule de rentrée manœuvrable qui effectue une manœuvre d’évitement en zigzag à une vitesse que le CGRI prétend atteindre Mach 10.
Et oui : désormais, il transporte des ogives d’une tonne. Cela double le rayon d’action et la puissance destructrice de chaque missile, tout comme cela double, triple ou quadruple la puissance destructrice de l’intercepteur américano-israélien Hell.
Un intercepteur Patriot PAC-3 coûte 4 millions de dollars. Un intercepteur THAAD coûte 12,7 millions de dollars. Un Arrow-3 coûte 3,5 millions de dollars. Ils ont tous été méthodiquement détruits en série par le CGRI.
Dans la pratique, à partir de maintenant, le syndicat Epstein doit utiliser davantage d’intercepteurs – qu’il ne possède pas – pour chaque missile entrant afin d’obtenir peut-être la même probabilité de succès.
Et puis il y a les missiles Khorramshahr-4 : à propergol liquide, d’une portée de 2000 à 3000 kilomètres, transportant des ogives encore plus lourdes de 1500 à 1800 kilogrammes, avec des véhicules de rentrée manœuvrables propulsés par des propulseurs.
Il s’agit des ogives conventionnelles les plus lourdes de l’arsenal iranien, lancées parallèlement aux Kheibar Shekan améliorés.
Tout cela au nom de «Labbayk ya Khamenei». La symbolique en dit long.
Humiliation, pas négociation
Ce sont là les derniers faits indéniables sur le champ de bataille.
En supposant que quelqu’un à Washington avec un QI supérieur à la température ambiante ait pris la peine de les expliquer à la Maison-Blanche, il n’est pas étonnant que Trump se vante désormais que la guerre est «très complète». Incidemment, cela s’est produit après (c’est moi qui souligne) son appel téléphonique d’une heure au président Poutine, demandé par la Maison-Blanche.
Le communiqué de Moscou, délivré par l’imperturbable conseiller présidentiel Yuri Ouchakov, contient cette perle :
«Le président russe a exprimé un certain nombre d’idées visant à parvenir à une résolution politique et diplomatique rapide du conflit iranien, en tenant compte notamment des contacts qu’il a eus avec les dirigeants des États du Golfe, avec le président iranien et avec les dirigeants de plusieurs autres pays».
C’est du jargon diplomatique pour dire que Poutine a exposé aux Américains certaines réalités difficiles et s’est porté volontaire pour trouver cette issue si difficile à trouver.
En supposant que Téhéran veuille jouer le jeu.
Selon les rumeurs incessantes qui circulent à Washington, les proverbiaux flagorneurs du Beltway exhortent Trump à «formuler un plan pour le retrait américain de la guerre», annonçant que «l’armée a largement atteint ses objectifs» (même si ce n’est pas le cas).
Le fait est que la Maison-Blanche a déjà demandé à la Turquie, au Qatar et à Oman de transmettre les propositions américaines de cessez-le-feu à Téhéran.
La réponse iranienne est résumée ici :
«Les négociations avec les États-Unis ne sont plus à l’ordre du jour». ~ Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères
Président du Parlement Mohammad Ghalibaf : «Nous ne cherchons absolument PAS à obtenir un cessez-le-feu. Nous pensons que l’agresseur doit être frappé de plein fouet afin qu’il retienne la leçon et ne songe plus jamais à attaquer notre cher Iran».
Ce qui nous ramène une fois de plus à la raison pour laquelle Trump, qui ne cesse de se vanter de «notre victoire», a appelé le président Poutine alors que la guerre fait rage, et seulement quelques heures après que Poutine ait proclamé avec fermeté son «soutien indéfectible» à l’Iran et au nouveau Rahbar («Leader»), Mojtaba Khamenei.
La réponse, inévitablement, est que Trump cherche une issue. La majorité absolue de la planète, ainsi que bon nombre d’acteurs dans les pays vassaux, reprochent déjà aux États-Unis l’effondrement de l’économie mondiale.
En effet, l’ensemble du gouvernement, mis en place par l’ayatollah Khamenei assassiné, est extrêmement confiant dans sa capacité à mettre à genoux le syndicat Epstein, couvert de sang.
L’ayatollah Khamenei a réussi ce qui pourrait entrer dans l’histoire comme le plus grand bouleversement de la géopolitique du XXIe siècle. Tout le mérite en revient à sa clairvoyance, à son endurance, à son abnégation et à la planification méticuleuse et époustouflante de la stratégie de défense en mosaïque, désormais en vigueur.
Ce que l’Iran sous Mojtaba Khamenei – et c’est un consensus national – veut maintenant, c’est une victoire incontestable. L’Empire du Chaos, du Pillage et des Frappes permanentes, avec sa philosophie «Si je ne t’aime pas, je te tue», doit être humilié de manière irréversible.
source : Sputnik Globe
La raffinerie d’Haïfa, 60 % de la production de carburant. Il ne reste plus à l’Iran que de bombarder la deuxième et dernière raffinerie sioniste.
Et plus généralement :
La « Belle » (ne regardez pas ce qu’elle est devenue, toute ripolinée de partout) Isabelle Adjani – dont certains la connaissant bien disent d’elle qu’elle est parfaitement toquée, parfaitement folle – qui a collectionné les mecs et ancienne pensionnaire de la Comédie française qui a sombré progressivement dans la médiocrité cinématographique nous dit-on, s’est établie à Genève en 1996, a été mise en 2020 en examen pour escroquerie à l’encontre d’un ancien gérant de sa société d’actrice (affaire encore en cours) et s’est retrouvée dans l’affaire des Panama Papers où elle a été condamnée, en 2023, pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, à deux ans de prison avec sursis et 250 000 € d’amende (procès actuellement en appel) vient d’éructer ceci :

La Russie a averti que toute tentative de déstabilisation du Moyen-Orient mettrait en péril le complexe énergétique mondial — Poutine
Le Président a tenu une réunion au Kremlin consacrée à la situation des marchés pétroliers et gaziers. Déclarations clés:
La Russie accroît ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires fiables dans plusieurs régions du monde.
La Russie continuera de fournir du pétrole et du gaz aux pays qui sont eux-mêmes des partenaires fiables.
Les prix mondiaux du pétrole sont en hausse, ayant augmenté de plus de 30% ces dernières semaines.
Les perturbations des approvisionnements énergétiques affectent l’ensemble du système des relations économiques internationales.
Les entreprises énergétiques russes ont toujours été reconnues pour leur stabilité.
La hausse actuelle des prix des matières premières est temporaire, et la Russie en est consciente.
*
Les USA ont retiré leur batteries Patriot de Corée du Sud vers le Moyen-Orient — médias
Un avion de transport stratégique lourd C-5 Super Galaxy, capable de transporter jusqu’à 127 tonnes de fret, a été repéré sur la base américaine d’Osan, rapporte la chaîne sud-coréenne TV Chosun, citant une source proche des questions de sécurité militaire.
▪Ce type d’appareil est généralement utilisé pour transporter des systèmes de défense aérienne, tels que des lanceurs Patriot ou des éléments du système THAAD.
▪Le commandement américain en Corée du Sud a déclaré ne pas être en mesure de confirmer ces informations, affirmant rester concentré sur la préparation opérationnelle dans la péninsule coréenne, rapporte TV Chosun.
*
Le bilan humain de l’opération militaire contre l’Iran au 9 mars
Cette infographie de Sputnik repose sur les données du Croissant-Rouge iranien et les informations publiées par les agences de presse iraniennes ISNA, SANA, le CENTCOM des États-Unis, les ministères de la Santé d’Israël, des Émirats arabes unis et du Koweït et les médias nationaux.

EAU = Émirats Arabes Unis
Manquent les chiffres pour l’Iran qui doivent s’élever à plusieurs milliers, essentiellement des civils, les terroristes siono-yankees visant en particulier les écoles et universités, les hôpitaux, le centre de Téhéran et autres grandes villes ; ainsi que les dépôts de carburant quitte à entraîner une forte pollution très toxique.
Où sont les députés et les sénateurs ?
Macron veut envoyer la Marine « sécuriser » (sic) le détroit d’Ormuz, qui rappelons-le est sous contrôle iranien.
Seuls peuvent passer les pétroliers et gaziers chinois et indiens, je crois. Ou du moins chaque navire doit monter patte blanche, tandis que la plupart des navires ne sont plus assurés sur cette zone et que les transporteurs ne veulent pas prendre le risque de voir bateaux coulés et cargaisons détruites. Au risque en plus d’une catastrophe écologique.
En clair, les Iraniens ne vont pas se priver de couler notre flotte ; militaire, celle-là.
Quand est-ce que les députés destituent l’ordure ?
Et si l’on évoquait l’autre côté ? La situation des femmes en Arabie Saoudite, le pays vassal et larbin des États-Unis ?
* Soit en français : Dieu bénit ou Allah blesse les États-Unis ?
C’était il y a très peu de jours à la Maison Blanche. Une sorte de récollection ou de moment de prière siono-protestante autour de Donald, le chef religieux de l’Amerloquie.
Ce sont les mêmes qui clament que l’Iran est dirigé par des fanatiques religieux.
Image pieuse :

Témoignage de Shoshana Strock, fille d’orit strock, une suprémaciste ultra-sioniste, députée à la knesset du Parti national religieux – Sionisme religieux, ministre des Colonies et des Missions nationales (sic!), dans le gouvernement de netanyaou depuis décembre 2022.
N’est-il pas écrit et réécrit dans le talmoud que le viol et l’inceste n’existent pas en-dessous de l’âge de treize ans ?
TDI : Trouble Dissociatif de l’Identité. La personne peut avoir deux états ou plus du moi, situation qui annihile de véritables souvenirs personnels et empêche de développer une personnalité ; ceci peut être lié, comme cela semble être le cas ici, au fait qu’elle a subi des événements traumatiques dans sa petite enfance.
Réseau International 6 mars 2026
par Andreï Elistratov
Les pertes américaines au Moyen-Orient sont nettement supérieures aux chiffres officiels. Cette conclusion est tirée par des experts militaires qui se basent sur des informations selon lesquelles Joint Technology Solutions, un sous-traitant privé du Pentagone, recrute en urgence du personnel pour travailler sur la base aérienne de Dover, dans le Delaware, afin de prendre en charge les effets personnels des militaires et civils américains tués ou grièvement blessés à l’étranger.
«Ce travail consiste à réceptionner, inventorier, nettoyer, photographier, stocker et expédier des effets personnels aux familles ou aux membres de la famille proche et requiert la capacité de travailler dans des situations émotionnellement difficiles», indique la description du poste.
Il convient de noter que la base aérienne de Dover est une plaque tournante essentielle du transport aérien stratégique américain.
Pour rappel, selon les données officielles du Pentagone, seuls six militaires américains ont été tués lors de l’opération de cinq jours contre l’Iran. Cependant, le Corps des gardiens de la révolution islamique avance des estimations faisant état de plusieurs centaines de pertes militaires américaines.
Pour être précis, après deux jours de combats, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a revendiqué la mort de 560 soldats américains. La veille, ce chiffre avait été révisé et, selon de nouvelles estimations, les États-Unis auraient perdu plus de 600 hommes.
Dans ce contexte, les tentatives publiques du secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, de minimiser la situation sont dignes d’intérêt. Il a déjà déclaré que l’opération américaine contre l’Iran se poursuivrait malgré les pertes humaines croissantes.
Il convient d’ajouter que, selon les dernières informations, l’armée américaine a déjà perdu cinq avions de chasse F-15 en cinq jours de combat. Un autre appareil s’est écrasé la veille.
source : Reporter
commentaire d’un anonyme : … d’autre part côté pertes israéliennes, une source des renseignements russes annonce des pertes conséquentes avec des gradés, officiers, scientifiques, agents du Shin Bet [renseignement intérieur, contre-espionnage…], cela est plausible sachant que l’Iran vise des cibles militaires avec des renseignements précis des lieux.
Réseau International le 6 mars 2026
par Pepe Escobar
Il s’agit d’une guerre d’usure structurée. Et le scénario a été écrit à Téhéran.
La défense décentralisée en mosaïque de l’Iran – son nom officiel – est constamment modifiée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : c’est la stratégie à long terme du CGRI [Corps des Gardiens de la Révolution Islamique], qui consiste à infliger mille coupures mortelles afin d’épuiser l’Empire du Chaos.
Parcourons les canaux interconnectés qui imprègnent le marécage inconstitutionnel et stratégiquement catastrophique construit par l’Empire du chaos.
La résilience mosaïque et la stratégie à long terme de l’Iran ; la tentation pour ce culte macabre de la mort au Moyen-Orient de se doter de l’arme nucléaire ; l’approche inexorable de l’enfer des intercepteurs ; La volonté implacable de la Chine de se débarrasser de l’ancien ordre (accumulation d’or, dumping du dollar) ; les progrès des BRICS dans la création d’un système financier parallèle ; l’effondrement des vassaux américains, sous plusieurs latitudes : tout cela accélère une réinitialisation radicale du système.
Et puis, il y a Vladimir Poutine, qui annonce avec désinvolture, presque comme une réflexion après coup, qu’il se pourrait bien qu’il n’y ait finalement pas de gaz russe à vendre à l’UE :
«Il serait peut-être plus judicieux pour nous d’arrêter de fournir du gaz à l’UE et de nous tourner vers ces nouveaux marchés, afin de nous y implanter (…) Encore une fois, je tiens à souligner qu’il n’y a aucune motivation politique derrière cette décision. Mais s’ils comptent nous fermer le marché dans un mois ou deux de toute façon, il vaut peut-être mieux partir maintenant et se concentrer sur des pays qui sont des partenaires fiables. Cela dit, ce n’est pas une décision. Je pense simplement à voix haute. Je vais demander au gouvernement d’étudier la question avec nos entreprises».
Le pitoyable chancelier Bratwurst [« saucisse allemande »] a demandé à néo-Caligula [trump] l’autorisation pour l’Allemagne d’acheter du pétrole russe. Il l’a obtenue. Mais il n’y a peut-être rien à acheter. C’est une guerre énergétique, et l’UE n’est même pas qualifiée pour être un mendiant sans abri. Pas de gaz du Qatar, pas de pétrole et de gaz russes. Maintenant, retournez à votre guerre éternelle obsédée de l’OTAN.
Le bombardement du pipeline pétrodollar du CCG
[Conseil de Coopération du Golfe : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar]
*
Immédiatement après l’attaque décapitante de samedi dernier contre le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, l’Iran est passé à un commandement et un contrôle décentralisés et à des cellules avec un plan de succession à quatre niveaux, lançant des salves incessantes de missiles plus anciens et plus lents et de drones sacrificiels pour épuiser les batteries Patriot et les systèmes THAAD à l’échelle industrielle. Avec cette initiative, l’Iran a changé les règles du jeu dès le premier jour de la guerre contre Iran.
Toute personne ayant un QI supérieur à la température ambiante sait qu’il est totalement impossible d’utiliser trois Patriots – dont le coût combiné s’élève à 9,6 millions de dollars – pour se défendre contre un seul missile balistique sacrificiel iranien.
Il n’est donc pas étonnant qu’il n’ait fallu que quatre jours de guerre du syndicat Epstein contre l’Iran pour que le système financier mondial devienne complètement fou. 3200 milliards de dollars se sont évaporés en quatre jours – et ce n’est pas fini.
Le détroit d’Ormuz est pratiquement fermé, sauf pour les navires russes et chinois. Au moins 20% des besoins mondiaux en pétrole ne sont pas acheminés. La totalité de la production de GNL [gaz naturel liquéfié] du Qatar est à l’arrêt, sans perspective de reprise. Le deuxième plus grand champ pétrolier d’Irak a été fermé.
Et pourtant, néo-Caligula, toujours aussi instable, clame haut et fort que sa guerre, qui ne devait durer qu’un week-end, pourrait se prolonger pendant cinq semaines, tandis que d’autres clowns industriels et militaires du Pentagone parlent même de septembre.
En ciblant les intérêts américains dans l’ensemble du CCG comme des cibles légitimes, et pas seulement les bases militaires, l’Iran a posé une bombe à retardement. Il s’agit d’une attaque directe contre le pétrodollar (au grand bonheur silencieux de Pékin).
Téhéran a certainement misé sur une réaction en chaîne instantanée, qui conduirait à la panique, prélude à une nouvelle Grande Dépression généralisée.
Sans pétrole et sans défense significative du CCG contre les missiles/drones iraniens, il n’y aurait plus de torrent d’argent fictif provenant de Wall Street. Après tout, la bulle de l’IA est financée par les «investissements» du CCG.
Le nouveau bombardement du Pipelinistan n’est pas du même type que celui du Nord Stream : il s’agit du bombardement du pipeline pétrodollar du CCG.
Tout cela se produit en un temps record, alors que la mosaïque décentralisée de l’Iran est en train d’être affinée. Par exemple, une série de missiles anti-navires mortels – qui n’ont pas encore été utilisés – sont coordonnés par le CGRI, la marine, l’armée et les forces aérospatiales. Il en va de même pour les drones.
Même si les attaques de missiles balistiques ne suivent pas le rythme effréné initial, elles sont plus que suffisantes pour continuer à marteler sans relâche les bases militaires américaines (dont les défenses aériennes sont déjà largement épuisées), plonger le culte de la mort au Moyen-Orient et le CCG dans un enfer économique total, et effrayer à mort tous les recoins des «marchés mondiaux».
Et malgré toutes les fanfaronnades de Washington de la part du secrétaire aux Guerres éternelles, huileux et clownesque, des dizaines de forteresses militaires souterraines iraniennes chargées de dizaines de milliers de missiles et d’équipements restent invisibles – et intouchables.
Mettre fin au modèle économique de l’empire du chaos
*
Il s’agit d’une guerre désespérée pour sauver le pétrodollar. Une puissance énergétique comme l’Iran qui commerce en dehors du pétrodollar est l’anathème ultime, d’autant plus que ce processus s’accompagne de la volonté des BRICS de mettre en place des systèmes de paiement indépendants.
L’immense fragilité structurelle du CCG – les voisins de l’Iran – en fait une proie idéale. Après tout, tout leur modèle économique repose sur le pétrodollar en échange d’une «protection» mafieuse des États-Unis, qui s’est évaporée dans le sable dès les quatre premiers jours de la guerre.
C’est là qu’intervient la machine de guerre asymétrique iranienne, qui ruine en temps réel le modèle économique de l’Empire du Chaos.
La preuve définitive en est l’implosion du rêve bling-bling de Dubaï, bien plus que la dévastation infligée aux intérêts liés à la 5e flotte américaine à Bahreïn et même qu’un missile balistique détruisant le radar à balayage électronique AN/FPS-132 d’une valeur de 1,1 milliard de dollars à la base aérienne d’Al Udeid au Qatar.
L’effondrement coordonné et en cours du CCG, déjà inévitable, signifie à terme la fin du recyclage du pétrodollar, ouvrant la voie au pétroyuan ou au commerce de l’énergie dans un panier de devises des BRICS.
«Échec et mat» vient du persan «Shah Mat», qui signifie «le roi est impuissant» [« est mort »]. Eh bien, l’empereur néo-Caligula ne sait peut-être pas qu’il est nu, car il est incapable de jouer aux échecs. Mais il est suffisamment effrayé pour commencer à chercher désespérément une issue.
Le corridor aérien Astrakhan-Téhéran
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Passons maintenant au rôle de la Russie. Il convient de se concentrer sur le corridor aérien Astrakhan-Téhéran, qui regorge de vols cargo secrets. L’aérodrome militaire de Chkalovsk, près d’Astrakhan, est la plaque tournante logistique clé du corridor : des cargos tels que l’Il-76MD, l’An-124 et le Tu-0204-300C font des allers-retours recouverts d’un matériau spécial qui réduit leur visibilité radar et les cache aux systèmes de suivi civils.
Leurs cargaisons arrivent à l’aéroport Mehrabad de Téhéran (pas étonnant qu’il ait été bombardé par Israël), à Pyam et à Shahid Behesthi à Ispahan. La logistique multimodale est également utilisée, certaines cargaisons étant acheminées via la mer Caspienne.
Tout est coordonné par la 988e brigade logistique militaire d’Astrakhan. Le contenu des cargaisons comprend des composants pour les systèmes de défense aérienne, des modules de guidage radar, des systèmes hydrauliques pour les lanceurs de missiles et des modules radar de détection à longue portée.
En outre, dans le cadre d’un protocole secret, la Russie fournit à l’Iran des équipements de guerre électronique de pointe, notamment une version export du Krasukha-4IR, capable de brouiller les systèmes radar des drones américains.
Ajoutez à cela que l’Iran déploiera bientôt des batteries S-400 à part entière, ce qui lui permettra de contrôler jusqu’à 70% de l’espace aérien iranien.
Comment la tension économique et politique deviendra insupportable
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Et maintenant, parlons du rôle de la Turquie.
Il y a seulement deux mois, le MIT (les services de renseignement turcs) a directement averti le CGRI que des combattants kurdes tentaient de passer d’Irak en Iran. Réfléchissez-y : un membre à part entière de l’OTAN transmettant des renseignements opérationnels urgents au CGRI au moment même où le syndicat Epstein se préparait à la guerre.
Au moins 15 millions de Kurdes vivent en Iran. La dernière chose que souhaite Ankara, c’est de voir les Kurdes gagner en puissance en Iran. Malgré toutes les manœuvres insatiables du sultan Erdogan, il sait qu’il ne peut pas s’opposer frontalement à Téhéran. Il doit trouver un équilibre entre une multitude d’intérêts mêlant l’OTAN, le corridor énergétique avec la Russie, mais aussi le corridor énergétique vers l’Occident via l’oléoduc BTC [Bakou en Azerbaïdjan, Tbilissi en Géorgie et Ceyhan en Turquie], et le rôle de point d’ancrage occidental vers le corridor central vers la Chine.
C’est pourquoi ce missile balistique iranien qui aurait été tiré par l’OTAN et qui aurait visé la Turquie n’était pas grave : les ministres des Affaires étrangères Fidan (Turquie) et Aragchi (Iran) en ont discuté comme des adultes. Un épais brouillard de guerre entoure cette affaire : le missile aurait pu être envoyé pour paralyser le terminal pétrolier du BTC, puis des drones auraient été lancés sur la Géorgie afin de frapper le point faible du BTC.
Rien de tout cela n’est confirmé, et il sera impossible de le confirmer. Il pourrait tout aussi bien s’agir d’un faux drapeau, même si Téhéran pourrait être très intéressé par la coupure de 30% de l’approvisionnement en pétrole d’Israël.
Le BTC continuera à jouer un rôle important, car il traverse la Géorgie pour transporter le pétrole brut azéri à travers le Caucase jusqu’à la côte méditerranéenne turque. Le bombardement du BTC s’inscrirait dans la stratégie iranienne visant à couper tous les corridors énergétiques alimentant le syndicat Epstein et ses acolytes à travers le Golfe, le Caucase et jusqu’à la Méditerranée.
Le long du BTC, d’autres mesures logiques de la part de l’Iran seraient d’attaquer le pipeline est-ouest saoudien (qui contourne Ormuz) ; les plates-formes de chargement offshore irakiennes situées dans les eaux territoriales iraniennes, qui traitent 3,5 millions de barils par jour ; et le centre de traitement d’Abqaiq, qui traite la majorité du pétrole brut saoudien avant qu’il n’atteigne les terminaux d’exportation.
Si l’Iran, soumis à une pression extrême, est contraint de frapper tous les points susmentionnés, aucune réserve stratégique de pétrole sur la planète ne sera en mesure de combler le manque.
Dans cet enchevêtrement infernal de corridors énergétiques, de voies maritimes, de chaînes d’approvisionnement mondiales, de sécurité maritime et de prix du pétrole hors de contrôle, seuls les clowns du Pentagone peuvent souhaiter prolonger la guerre jusqu’en septembre. L’Asie, l’Europe et tous les importateurs d’énergie à travers le monde exerceront une pression maximale pour obtenir toute mesure de désescalade.
La stratégie asymétrique de l’Iran reste toutefois inébranlable : étendre la guerre horizontalement et prolonger au maximum le calendrier afin de rendre le stress économique et politique insupportable.
Traduction : il ne s’agit pas d’un coup de force rapide visant à changer le régime, orchestré par une bande de psychopathes. Il s’agit d’une guerre d’usure structurée. Et le scénario a été écrit à Téhéran.
source : Strategic Culture Foundation
par Al-Manar
«Le porte-avions USS Abraham Lincoln a été touché jeudi par des drones appartenant à la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique, alors qu’il s’approchait à moins de 340 kilomètres des eaux territoriales iraniennes en mer d’Oman, dans le cadre d’une tentative de contrôle du détroit d’Ormuz», selon un communiqué du porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya.
Ce dernier a ajouté que «le porte-avions et ses destroyers d’escorte ont pris la fuite à grande vitesse après avoir été touchés et se trouvent désormais à plus de 1000 kilomètres de la zone».
À l’heure où ce rapport a été rédigé, le corps des Gardiens de révolution islamique a rapporté que «nous avons utilisé des missiles Khaibar Shekan contre des cibles au cœur de Tel-Aviv» soulignant que «la frappe sur Tel-Aviv est une opération complexe de missiles, de drones, et de missiles Khaybar Shekan simultanés». [d’autres informations indiquent que le port d’Haïfa, le premier port sioniste, aurait été fortement touché]
Et de poursuivre : «le missile Khaybar Shekan comporte des têtes de bombes à fragmentation».
Plus tôt dans la journée, le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya en Iran, avait averti les agresseurs américains et israéliens que «les forces armées iraniennes poursuivraient leurs opérations à plusieurs niveaux contre eux avec une force et une détermination accrue».
Outre les territoires palestiniens occupés, les forces armées iraniennes ont ciblé les bases militaires américaines de la région, notamment la base aérienne d’Al Oudeid au Qatar, la base aérienne d’Ali Al Salem au Koweït, la base aérienne d’Erbil en Irak, la base aérienne d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis et le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.
Un haut gradé militaire a déclaré à la télévision iranienne : «Après cette guerre, l’ordre mondial changera et les États-Unis ne retrouveront pas la position qu’ils occupaient avant le conflit», ajoutant «même les alliés européens des États-Unis ont eu honte de se joindre à la guerre de Trump contre nous».
Et d’ajouter : «Nous poursuivrons la guerre tant que les Américains resteront dans la région».
L’Iran a lancé plus de 2000 drones et 500 missiles
depuis le début du conflit
L’agence Farsnews, citant une source militaire bien informée, a rapporté jeudi que «l’Iran a lancé plus de 500 missiles balistiques et de croisière, ainsi que plus de 2000 drones, depuis le début du conflit».
Selon les investigations de l’agence, «environ 40% des cibles se situent dans les territoires occupés, tandis que 60% étaient des cibles américaines».
source : Al-Manar
Conseillère spirituelle de Donald Trump depuis 2016, elle a présidé son conseil consultatif évangélique et a été nommée conseillère principale au Bureau des affaires religieuses de la Maison-Blanche en février 2025.
Comme dit Marco Rubio: « Iran is run by lunatics, religious fanatic lunatics » : « L’Iran est dirigé par des fous, des fous fanatiques religieux. »
(ajout du 5/3)
Vous noterez le patronyme (vrai ou faux) de la cinglée étatsunienne : WHITE-CAIN, Blanc-Caïn, Caïn-Blanc ou même, risquons, Caïne-Blanche. Sur la blancheur, on sent immédiatement le suprémacisme Ku Klux Klan, triple K, si je puis dire.
Quant à Caïn, est-il nécessaire de rappeler que dans la Bible il est présenté à la fois comme le premier enfant d’Eve et d’Adam et comme le premier meurtrier humain. Celui de son frère cadet Abel, le pasteur nomade dont les holocaustes à Dieu recevaient toutes les grâces de ce dernier, tandis que les offrandes des fruits de la Terre de Caïn, l’aîné laboureur sédentaire, laissait Dieu indifférent et de marbre.
Certains ont voulu voir dans Qayin, Qῑbῑl en arabe, Caïn en français, un dérivé de qna, jalousie en hébreu ; voir également l’akkadien qenû, devenir jaloux. Tandis que d’autres auraient vu dans Abel un nom dérivé de l’ancien akkadien ibila, héritier, devenu en akkadien plus récent Aplu ou Ablu, héritier, fils. Langue ou aplu kῑnu désigne l’héritier légitime. Quant à kῑnu – légitime – seul, il n’est peut-être pas si éloigné phonétiquement que ça de Qayin. Le « k » est un « k central », comme devant « a, o, u » et le « q » est un « k d’arrière », prononcé du fond de la bouche.
On pourrait ajouter encore qu’en sumérien abil fut un type de travailleur, dont on n’en sait pas plus (écrit ab-ba-il en cunéiforme). Ou encore noter d’autres correspondances plus ou moins proches entre hébreu et akkadien. Pour ABEL : abālu, sècher, rendre sec ; nābalu, terre ferme ; ablu, sec, aride ; abru > aplu, sorte de prêtre. Pour CAÏN, avec Q : qanû, acquérir ; qana, acheter ; qinnu, famille, foyer. Ou avec K : kuānu, kiānu, kânu, établir fermement, fixer, fonder, rendre permanent ; kēnu ou kīnu, vrai, authentique, réel, effectif, honnête, loyal, légitime, correct, permanent ; kunnu, sûr, certain.
Alors Abel : le travailleur ou le ferme, l’héritier ou le fils, le prêtre ? Et Caïn : l’enrichi ou le jaloux, le fondateur ou le fixe, le vrai ? Resterait à comprendre à quels types de personnages il conviendrait de les rattacher. Tout ça pour dire que les Hébreux n’ont fait ici même que reprendre et adapter à leur manière de plus anciennes traditions et mythes.
Il y a un ou deux jours
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