Aller au contenu principal

À PROPOS DE VACCINATION ET D’INFECTION VIRALE

LAISSÉ À LA RÉFLEXION DE CHACUN :

paru jeudi 2 avril sur le site E&R

C’est le moment de sortir du dogme vaccinal

*

Parmi les déclarations du Pr Raoult, cette information est capitale :

« Sur le plan thérapeutique, on est en train de voir que les malades au moment où ils ont une insuffisance respiratoire, où ils rentrent en réanimation, en réalité, ils n’ont presque plus de virus. » [1]

Les patients ne meurent pas de l’infection virale elle-même, puisqu’ils sont débarrassés en général du virus, ils meurent d’une inflammation pulmonaire incontrôlée.

On sait que l’inflammation est composée de plusieurs phases, une phase d’inflammation aiguë, et une phase de résolution, se terminant par la cicatrisation, ou la régénération du tissu biologique [2]. Il semblerait que lors d’une inflammation incontrôlée comme celle induite par le coronavirus la phase de résolution soit piratée par les anticorps créés lors de l’infection. Les agents inflammatoires comme les macrophages changent normalement d’état dans le cadre d’une inflammation, mais dans certains cas lorsqu’ils sont en présence de certains anticorps particuliers, ils semblent être bloqués. Une publication récente explique ce phénomène pour le cas du SARS cov chez le macaque. [3]

Comme le précise l’article de Li Liu, ce phénomène est connu mais incompris depuis 1966 dans le cadre des vaccinations sur ce type de pathologies respiratoires :

« De même, l’augmentation de la maladie par la vaccination a également été décrite dans des études sur la rougeole atypique et la fièvre hémorragique dengue, ainsi que sur plusieurs maladies respiratoires, notamment le virus respiratoire syncytial (RSV) et la grippe pandémique. Dans l’étude sur le vaccin contre le RSV menée en 1966 et 1967, 80 % des vaccinés contre le RSV ont dû être hospitalisés, alors que seulement 5 % des enfants infectés par le RSV dans le groupe de vaccin témoin ont dû être admis, bien que les mécanismes sous-jacents restent incomplètement compris. »

À la lumière des nouvelles découvertes sur la résolution de l’inflammation [4], et de l’épidémie de coronavirus, nous pouvons peut-être comprendre pourquoi les patients meurent de l’inflammation liée au coronavirus et pourquoi d’autres meurent de vaccins. La résolution de l’inflammation pourrait être piratée dans les deux cas par certains anticorps, à un moment dans le processus inflammatoire où ils ne devraient plus être là.

Vacciner pourrait provoquer un emballement des anticorps comme dans le cas du test vaccinal de 1966, empêchant la résolution de l’inflammation, créant des pathologies inflammatoires chroniques (cancer, parkinson, Alzheimer, sclérose en plaque, mort subite du nourrisson…)

L’article d’Openshaw PJ de 2005 [5] précise d’ailleurs ce que donnait ce genre d’emballement : « Deux des enfants vaccinés sont décédés ».

En faisant leur travail en produisant des anticorps à un moment où ils ne doivent pas être là, que font les vaccins sur nos enfants ? Certains passent-ils/passeront-ils par la case réanimation ? Réanimation qui utilise des anesthésiques ayant la fâcheuse tendance à pirater eux aussi la résolution de l’inflammation. Une piste à fouiller pour les médecins qui sont obligés d’anesthésier leurs patients atteint du coronavirus.

Quelle ironie, si on suppose comme le font les soi-disant complotistes que les maîtres du monde ont créé cette épidémie pour nous soumettre par la peur avec au bout le sauveur : le vaccin ! Ils viennent aussi de nous montrer un mécanisme biologique à la base du danger vaccinal : le piratage de la résolution de l’inflammation. Il devient urgent de suspendre l’obligation vaccinale en attendant de comprendre comment fonctionne la résolution de l’inflammation dans la vaccination.

Quels vaccins déclencheront ce phénomène, surtout si on les mélange ? Quelles personnes seront plus susceptibles ? Quelles pathologies peuvent se développer à court, long ou très long terme ? Enfin on peut se demander si la dangerosité du SARS-COV 19 ne serait pas liée à une forte vaccination [6] qui aurait dégradé les capacité de résolution de l’inflammation chez des personnes plus susceptibles que d’autres (personnes âgées souvent vaccinées pour la grippe), en effet comme le précise l’article de Li Liu :

« La préexistence d’anticorps sériques dirigés contre les antigènes de la grippe se sont révélés être associés à une aggravation de l’état clinique et à de mauvais résultats chez les patients pendant la pandémie de grippe de 2009 ».

La Section Santé d’E&R –

Notes

[1] https://youtu.be/GFkUnJ46MVI

[2] http://egaliteetreconciliation.fr/L…] [[Charles N. Serhan Nature. 2014 Jun 5 ; 510(7503) : 92–101.

[3] Li Liu, Qiang Wei, Qingqing Lin,JCI Insight. 2019 Feb 21 ; 4(4) : e123158

[4] Charles N. Serhan Nature. 2014 Jun 5 ; 510(7503) : 92–101.

[5] Openshaw PJ, Tregoning JS. Clin Microbiol Rev. 2005 Jul ;18(3):541-55.

[6] Yves Rasir, neosanté Hebdo 25 Mars 2020

* * *

NOTE DEUX DE L’ARTICLE CI-DESSUS

L’inflammation et les cancers, le danger caché des vaccins

mercredi 2 janvier 2019

*

Le débat qui agite la société depuis l’obligation vaccinale a mis en jeu beaucoup d’arguments et leurs contraires. Pourtant peu de personnes ont évoqué le danger principal des vaccins, celui pour lequel il a été conçu : la production d’une inflammation.

L’inflammation co-facteur tumorigène

L’inflammation est un processus physiologique qui accompagne l’homme et les autres mammifères depuis toujours. Elle a pour rôle final de permettre la réparation des organes subissant une agression afin de maintenir leur intégrité fonctionnelle. Selon les cas le processus inflammatoire se terminera par la régénération ou la cicatrisation du tissu lésé. L’implication de l’inflammation dans l’émergence et la progression des maladies cancéreuses est maintenant clairement établie [1] [2]. Le cancer est une pathologie décrite comme une lésion qui ne guérit pas. Le cancer induit un processus pathologique de régénération lésionnel dans lequel l’inflammation devient chronique et alimente les cellules tumorales. Dans ces conditions que devient une cellule prise dans cette inflammation ? Et surtout quelles seront les conséquences si cette cellule porte en elle certaines anomalies génétiques qui participent au développement du phénotype cancéreux ? Est-ce qu’une seule cellule tumorale placée au mauvais moment dans un environnement inflammatoire commence à se multiplier, et combien de temps ce développement mettra-t-il avant de provoquer un cancer cliniquement visible ? La question des actes médicaux préventifs ou curatifs qui induisent une inflammation devient dès lors très préoccupante sur des personnes potentiellement porteuses de cellules tumorales ou de micro-tumeurs dormantes. Or, nous sommes tous plus ou moins porteurs potentiels de telles cellules, enfants, adultes, personnes âgées, ou personnes atteintes de cancer. Tout acte médical qui induit une inflammation devrait être considéré, au regard de ce phénomène, comme potentiellement tumorigène. La vaccination en est un exemple frappant.

L’inflammation vaccinale

Normalement, les enfants devraient être moins susceptibles de développer des cancers car leurs cellules n’ont pas accumulé autant d’anomalies que les personnes âgées. Pourtant on sait que les enfants de moins de 7 ans sont plus atteints que les adultes par la leucémie, une susceptibilité au cancer existe donc bien dans les premières années de vie [3]. Aucune étude de cancérogénicité sur le moyen ou le long terme n’a été effectuée sur la composante inflammatoire des vaccins anciens et nouveaux. Par exemple pour le cas de l’Infanrix Hexa, l’agence européenne du médicament précise :

« L’absence de données sur la mutagénicité et la cancérogénicité est justifiée par le fait que le produit est un vaccin et aucun des ingrédients actifs ou excipients ne sont nouveaux ou connus pour induire des effets mutagènes ou cancérogènes » [4].

Mais le développement tumoral ne se limite pas à la présence de cellules mutées ; il nécessite aussi un environnement inflammatoire. La vaccination induit une inflammation exacerbée qui n’est plus physiologique mais médicale. Si la fonction de stimulation de la production d’anticorps protecteurs peut être achevée par ce biais, la conséquence est aussi la formation d’un micro environnement inflammatoire pro tumoral artificiellement induit. La vaccination est par essence un acte inflammatoire exacerbé induit sur des nourrissons présentant un taux de cellules en division bien plus important que les adultes et donc potentiellement plus sensibles à mutations. Normalement, ces cellules mutées vont être éliminées par l’organisme ou entrer en dormance. L’hypothèse selon laquelle, confrontées à l’inflammation vaccinale, elles pourraient se révéler redoutables et devenir incontrôlables, générant par exemple des leucémies, mériterait d’être étudiée, et ce d’autant plus que le mécanisme est connu de tous les immunologistes. L’inflammation vaccinale déclenche la production de substances par certaines cellules qui modifient l’activité et la fonction d’autres cellules, ce sont les cytokines inflammatoires qui sont aussi pour certaines des facteurs de croissance de cellules cancéreuses. [5]

Inflammation vaccinale et cancers chez l’enfant ?

On peut s’inquiéter lorsque l’on voit une augmentation de 13 % des cancers de l’enfant entre les années 80 et les années 2000 et que, parallèlement, le taux de vaccination a explosé permettant aux compagnies pharmaceutiques de tripler leurs bénéfices durant cette période comme le précise l’OMS : « Depuis 2000, le marché mondial de ces produits a presque triplé avec plus de 17 milliards de recettes mi-2008, ce qui en fait l’un des secteurs de l’industrie dont la croissance est la plus rapide » [6], lorsque l’on voit le rapport parlementaire italien qui établit un lien entre cancer et vaccins [7], lorsque l’on voit l’incidence de cancer du foie être multiplié par 4 en France depuis la mise en place de la vaccination de l’hépatite B entre 1980 et 2015, ou l’augmentation du risque du cancer du col de l’utérus qui a doublé chez les femmes de 20 à 24 ans entre 2007 et 2015 depuis l’introduction du vaccin anti HPV (human papillomavirus) [8].

Comment nos académies des sciences, de médecine, de pharmacie ou d’agriculture, pourtant si promptes à dénoncer les critiques vaccinales expliquent-elles cette augmentation dramatique ? Serait-ce uniquement les pesticides ou pollutions diverses ? Pourquoi ne pose-ton jamais la question sur les vaccins alors qu’ils ont la particularité d’être injectés directement dans le corps et d’être conçus pour déclencher une inflammation généralisée, contrairement aux autres éléments toxiques externes qui passent tout une série de filtres biologiques (peau, poumons…). On est en droit de demander un arrêt immédiat de la politique d’obligation vaccinale et la mise en place de tests de tumorigénicité non plus liés exclusivement à la génotoxicité (toxicité provoquant des mutations) mais incluant l’inflammation vaccinale protumorale des vaccins et à leurs effets secondaires sur la gestion de l’inflammation.

Dans le cas (A), suite au déclenchement de l’inflammation, le tissu met en place tous les processus nécessaires à la destruction des agents inflammatoires, la régénération et/ou la cicatrisation arrive.

Dans le cas (B), le tissu lui-même contient des cellules tumorales, le déclenchement de l’inflammation se fait dans un milieu pathologique. La présence de ces cellules empêche la cicatrisation et/ou la régénération du tissu, l’inflammation devient chronique au lieu de se finir, les cellules tumorales utilisent ce phénomène et se multiplient.

La Section Santé d’E&R –

Notes

[1] S.I. Grivennikov , f.R. Greten, M.Karin Cell 2010 Mar 19 ;140(6):883-99

[2] A Kuraishy, M Karin, S.I. Grivennikov Immunity. 2011 Oct 28 ;35(4):467-77

[3] I. Rozhoka, J. L. Salstroma, James DeGregoria Proc Natl Acad Sci U S A. 2016 Jan 26 ;113(4):1050-5

[4] European medicines agency 2004 http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB… 0296/WC500032501.pdf

HUMOUR MALGRÉ TOUT

0701020305 0000406

THE ART OF DAVID HAMILTON, EXHIBITION CATALOGUE (1)

***

BIBLIOGRAPHIE

Voici l’un des albums de David Hamilton les plus rares, les plus prisés aussi par les collectionneurs, sur le marché de l’art.

Nous remercions l’un de nos amis, collectionneur de David Hamilton, et aussi un autre de nos amis qui a bien voulu accepter de sa charger de la partie technique, c’est-à-faire de photographier ces images dans un format permettant de les publier ici, sur ce blog.

COHN-BENDIT, COMPLÈTEMENT SÉNILE, LE PAUVRE HOMME !

Dany le pignouf, roi des bobos, roi des gâteux, le pédophile libertino-mondialiste vient d’en sortir une bien bonne sur la chaîne LCI alors qu’il devisait avec cet autre ectoplasme Luc Ferry. Il a déclaré, lui l’incompétent en tout et être creux :

« Raoult dit qu’il n’y a que lui […] le 28 février, il va à la télévision et il dit : « Mais arrêtez de me casser les pieds avec le coronavirus, c’est une grippe ce n’est rien […] Qu’il ferme sa gueule et qu’il soit médecin ! Mais qu’il arrête partout de dire : « Je suis un génie »».

Je ne sais pas où Cohn a pris que Didier Raoult se glorifiait de quoi que ce soit. Par contre ce médecin intelligent et lucide sait parfaitement dénoncer les manquements du gouvernement dans le domaine sanitaire. Alors ça vexe la grande goule vide, l’insignifiant larbin mondialiste et propagandiste médiatique officiel.

Toujours du mauvais côté cet individu opportuniste, cet être du mal (et surtout pas écolo), cette marionnette du spectacle social depuis Mai 68, ce fanfaron tête à claques qui n’a jamais rien glandé (en vivant grassement sur le dos des électeurs des élections européennes), humanoïde qui n’a jamais rien produit de sa vie si ce n’est des propos politicards généralement insensés pour ne pas dire totalement débiles. Que ne ferait-il pas pour défendre ses potes de la caste macronienne pourtant manifestement indéfendables et qui n’arrêtent pas de faillir.

Pour lui, plus que pour d’autres, la vieillesse (hargneuse) est réellement un naufrage.

En voilà d’un beau raté et d’un parasite. D’un vrai cas psychiatrique.

C’est quoi ton œuvre, petit Bendit, avorton ridicule et haineux? Que connais-tu, qu’as-tu fait d’utile en quoi que ce soit ?

Préparez-vous au DEBUT de la quarantaine…

Publié le 30 mars 2020 par defensededavidhamilton

L’EUROPE EN QUARANTAINE. Le « coronavirus » Covid-19 a eu pour effet que l’Europe, expression géographique servant à indiquer ce continent, soit mise en quarantaine. Les gens ne peuvent plus sortir de chez eux. Des dizaines, voire des centaines de milliers d’amendes ont été infligées. Dans certains cas, en Italie, qui sort de chez soi risque jusqu’à douze ans de prison. Je mettais en garde, sur ce blog, contre les risques liberticides que cela contenait, et je le faisais avant même que cette quarantaine ne soit imposée aux populations de toute l’Europe. Et maintenant? Et demain? Ira-t-on vers un renforcement de la quarantaine? Ou vers son allégement?

STATISTIQUES.  La grippe normale, chaque année, fait 470.000 morts dans le monde, en moyenne. Est-ce que l’on met la planète entière en quarantaine? Non. Dès lors, est-ce que le nombre actuel de morts officiellement imputées au coronavirus légitime une telle mise en quarantaine? Le nombre, non. Aujourd’hui, lors de la parution de cet article de blog, les chiffres officiels du coronavirus sont : 34.018 morts attribuées au Covid-19. 723.700 malades et 152.032 guéris. Je dis bien les chiffres officiels, qui pourraient aussi avoir été minimisés (par exemple en Chine), ou alors exagérés. Qui sait?De toute façon, pourquoi mettre la planète en quarantaine pour un coronavirus qui, à cette heure, tue (coronavirus, officiellement 34.000 morts) moins que la grippe (470.000 morts)? Les puissants de ce monde sauraient-ils des choses que le populo ne sait pas? Sinon, à quoi rime tout ceci?

FOLIE HUMAINE. On sait que la Chine, depuis longtemps, étudie et a songé à créer « pour des motifs d’étude » des SUPERVIRUS susceptibles de s’attaquer aux poumons humains. Tout le monde le savait. On en parlait par exemple, dans ce journal télévisé italien, dès novembre 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=Ffye53MGyV4&feature=youtu.be

Aujourd’hui, d’autres savants, ou des experts assurent que ce virus-là n’avait rien à voir avec le coronavirus. Ah bon, tant mieux! On ne demande bien entendu qu’à les croire, mais il n’en reste pas moins qu’il est démontré et indéniable que maints laboratoires au monde – dont les laboratoires chinois de Wuhan – s’intéressaient à de telles questions. La réalité a-t-elle dépassé la fiction? La « science » a-t-elle fait, ces dernières années, des progrès? Qui sait?

ORIGINE ET DATE DE NAISSANCE. Ne parlons que très rapidement, ici, de la question de l’origine du coronavirus. Le coronavirus est-il « né » en décembre 2019? Non, probablement pas, et il est envisageable qu’il ait existé depuis des dizaines d’années. Que son origine, ensuite, soit humaine (laboratoires) ou que cette origine soit animale, elle est de toute façon humaine, comme ce blog l’a dit depuis le début (voire avant le début, en France, de la crise du coronavirus). Et comme il est confirmé ici :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/29/coronavirus-la-pandemie-demande-que-nous-re-definissions-un-contrat-naturel-et-social-entre-l-homme-et-la-nature_6034804_3232.html

LE CORONAVIRUS EST PARMI NOUS. D’ACCORD. ET ENSUITE? Le coronavirus, qu’il se soit échappé d’un laboratoire, ou de plusieurs laboratoires; qu’il ait été inoculé à de malheureux animaux ensuite vendus et mangés sur des marchés (par exemple chinois); qu’il ait été transporté par des maladroits ou des mal intentionnés; le coronavirus  est là. Les hypothèses que nous venons d’énumérer ne sont d’ailleurs nullement les seules. Il y en a d’autres. Pires encore, si je puis dire.

JUSQUES A QUAND ? La quarantaine aussi est là. C’est bien là le problème,  jusques à quand?… En Italie, les mesures de quarantaine sont officiellement prolongées jusqu’au 15 avril. En Allemagne, sauf erreur de ma part, jusqu’au 19 avril. Seulement, voilà, d’autres parlent d’un été complet en quarantaine.

PAS DE FOUTEBALLE!?  N’a-t-on pas d’ores et déjà annulé la grand-messe des fouteballeux milliardaires tapant dans la baballe lors du défunt « Euro 2020 » de fouteballe? Insistons sur ce fait, véritablement miraculeux: les instances footballistiques ont annulé la source à pognon de l’Euro 2020 (qui devait avoir lieu en juin). Tandis que les pouvoirs publics ont décidé et mis en œuvre une quarantaine appelée à durer seulement, officiellement, jusqu’au mois d’avril. Ils savaient donc d’avance qu’en juin, la situation ne permettrait pas la tenue de l’Euro 2020 de fouteballe?

JUSQUES A QUAND ? D’autres voix affirment (à tort ou à raison?) que la quarantaine durera jusqu’au printemps 2021. Devant tant de confusion, il ne reste qu’à espérer qu’elle ne dure pas pour l’éternité. J’aurais tendance à supposer que les différents pays de l’Union européenne, désunis plus que jamais, choisiront des dates de sortie différentes – si tant est que cela advienne – de la quarantaine. Et si l’Union européenne existe toujours lorsqu’on sortira (on peut toujours espérer)  de la quarantaine.

L’Italie a imité la Chine et a imposé une quarantaine, Macron et les autres ont imité l’Italie. On dit que la quarantaine a fonctionné en Chine. Il ne reste à espérer que ce soit vrai. Il ne reste qu’à espérer qu’elle fonctionne en Italie comme en Chine. Il ne reste qu’à espérer qu’elle fonctionne sous d’autres latitudes, et cela alors que (ne l’oublions pas) le virus pourrait – entre autres – muter, s’il ne l’a pas déjà fait.

Ce confinement, dont on affirme qu’il a fonctionné dans la lointaine Chine, on ignore scientifiquement s’il fonctionne vraiment, et surtout combien de temps il fonctionne. Un présumé guéri du coronavirus peut encore être contagieux pendant un certain temps: une contagion peut recommencer dès la fin de la quarantaine. Dès lors, on ne peut absolument pas exclure que, suite à des recommandations émanant d’experts (ou présumés tels), certains pays ne prolongent à outrance la quarantaine.  D’autant plus qu’on annonce déjà une, voire deux probables et futures nouvelles vagues de coronavirus.

Si – toujours sous de vertueux prétextes scientifico-sanitaires –  l’on « trace » (comprenez, si l’on suit à la trace grâce au GPS de leur téléphone portable) toutes les personnes ayant eu ou soupçonnées d’avoir eu des contacts avec des malades de coronavirus, cela va faire du monde et bonjour, la liberté; et si la date de l’hypothétique fin des quarantaines varie de pays à pays, et donc si l’épidémie s’arrête ici pour recommencer là, ou encore si l’on contraint par exemple certaines catégories de citoyens (surtout les personnes âgées?) à observer des périodes plus longues (voire beaucoup, beaucoup plus longues…) d’isolement, on peut dire -vraiment – qu’on n’est pas sorti de la quarantaine.

SEDUCTION. On n’en est pas sorti non plus du point de vue du très peu qui restait, et de l’encore moins qui restera, de la séduction. Je crains fort que la « distanciation sociale » ne continue à être imposée, y compris après une fin officielle (ou provisoire), que les Zautorités qualifieront sans doute pudiquement « d’échelonnée », de la quarantaine. Plus probable encore, les populations (ou des majorités d’icelles) mettront elles-mêmes cette « distanciation sociale » en oeuvre. Bonjour le mariage monogamique, bonjour la fidélité obligée, bonjour l’ennui, bonjour l’ordre moral.

B1

Reflets. Photographie, en noir et blanc, de David Hamilton.

Ce sera le comble de la distanciation amoureuse et érotique qui sévit déjà, pour un grand nombre de raisons et à tout point de vue, depuis des dizaines d’années, sur nos sociétés.

B 2

Portrait de jeune fille, par David Hamilton.

L’acharnement du lynchage médiatique contre David Hamilton, l’un des plus grands photographes européens du XXe siècle, et sa mort tragique, en ont été un signe, que très peu ont été capables de comprendre.

B 3

NOUREEV, par David Hamilton.

On cause beaucoup de la fin de la globalisation. Blabla. Reste à se demander si la quarantaine globalisée n’en est pas tout au contraire l’aboutissement.

On cause aussi beaucoup de la « fin » de la quarantaine. Blabla. Un monde – le monde occidental moderne – qui n’a jamais commencé grand-chose de noble doit sans doute nécessairement toujours disserter de la « fin » des choses.

Voilà, je vous le dis, en vérité: ne songez pas à la fin de la quarantaine. Préparez-vous à ce qu’elle commence.

Olivier Mathieu

 

PS (J.-P.F.) Le virus a effectivement muté ; assez rapidement on a parlé de 5 ou 6 mutations ; et il a une semaine ou deux, une étude islandaise a répertorié une quarantaine de mutations..

Venezuela: La réponse au Covid-19 pourrait vous surprendre…

SOURCE :

https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/03/29/venezuela-la-reponse-au-covid-19-pourrait-surprendre/

***

Publié par Venezuela infos dans comités populaires d’approvisionnement, commune, conseils communaux, Guerre économique, histoire de la révolution bolivarienne, Médiamensonges / désinformation / propagande, missions sociales, santé publique 29 mars 2020

v a

v b

Par Leonardo Flores  /  Global Research

Quelques heures après son lancement, plus de 800 Vénézuéliens aux États-Unis se sont inscrits pour un vol d’urgence de Miami à Caracas par le biais d’un site web géré par le gouvernement vénézuélien. Ce vol, offert gratuitement, a été proposé par le président Nicolás Maduro lorsqu’il a appris que 200 Vénézuéliens étaient bloqués aux États-Unis suite à la décision de son gouvernement d’arrêter les vols commerciaux à titre de mesure préventive contre les coronavirus. La promesse d’un vol s’est étendue à deux vols ou plus, car il est apparu clairement que de nombreux Vénézuéliens aux États-Unis voulaient retourner au Venezuela, mais la situation n’est toujours pas résolue en raison de l’interdiction américaine sur les vols à destination et en provenance du pays.

Ceux qui se fient uniquement aux médias grand public pourraient se demander qui, dans leur bon sens, voudrait quitter les États-Unis pour le Venezuela. Le Time, le Washington PostThe Hill et le Miami Herald, entre autres, ont publié des opinions au cours de la semaine dernière décrivant le Venezuela comme un cauchemar chaotique. Ces médias ont brossé le tableau d’un désastre dû au coronavirus, de l’incompétence du gouvernement et d’une nation au bord de l’effondrement. La réalité de la réponse du Venezuela aux coronavirus n’est pas du tout couverte par les médias mainstream.

De plus, ce que chacun de ces articles résume, c’est le dommage causé par les sanctions de l’administration Trump, qui a dévasté l’économie et le système de santé bien avant la pandémie de coronavirus. Ces sanctions ont appauvri des millions de Vénézuéliens et ont eu un impact négatif sur des infrastructures vitales, comme la production d’électricité. Le Venezuela est empêché d’importer des pièces de rechange pour ses centrales électriques et les pannes qui en résultent interrompent les services d’eau qui dépendent des pompes électriques. Ces problèmes, ainsi que des dizaines d’autres implications de la guerre hybride contre le Venezuela, ont provoqué une baisse générale des indicateurs de santé, entraînant 100 000 décès à la suite des sanctions.

En ce qui concerne les coronavirus en particulier, les sanctions augmentent le coût des kits de dépistage et des fournitures médicales, et interdisent au gouvernement vénézuélien d’acheter du matériel médical aux États-Unis (et dans de nombreux pays européens). Ces obstacles semblent placer le Venezuela sur la voie du pire des scénarios, comme l’Iran (également frappé par les sanctions) ou l’Italie (frappée par l’austérité et le néolibéralisme). Contrairement à ces deux pays, le Venezuela a pris très tôt des mesures décisives pour faire face à la pandémie.

Grâce à ces mesures et à d’autres facteurs, le Venezuela se trouve actuellement dans son meilleur scénario. Au moment où nous écrivons ces lignes, 11 jours après le premier cas confirmé de coronavirus, le pays compte 86 personnes infectées, avec 0 décès. Ses voisins n’ont pas fait aussi bien : Le Brésil compte 1 924 cas avec 34 décès ; l’Équateur 981 et 18 ; le Chili 746 et 2 ; le Pérou 395 et 5 ; le Mexique 367 et 4 ; la Colombie 306 et 3 (à l’exception du Mexique, ces gouvernements ont tous participé et contribué activement aux efforts de changement de régime menés par les États-Unis au Venezuela). Pourquoi le Venezuela fait-il beaucoup mieux que les autres pays de la région ? (1)

Les sceptiques prétendront que le gouvernement Maduro cache des chiffres et des décès, qu’il n’y a pas assez de tests, pas assez de médicaments, pas assez de talents pour faire face de manière adéquate à une pandémie. Mais voici les faits :

Premièrement, la solidarité internationale a joué un rôle inestimable pour permettre au gouvernement de relever le défi. La Chine a envoyé des kits de diagnostic de coronavirus qui permettront de tester 320 000 Vénézuéliens, en plus d’une équipe d’experts et de tonnes de fournitures. Cuba a envoyé 130 médecins et 10 000 doses d’interféron alfa-2b, un médicament qui a fait ses preuves en aidant les patients atteints de COVID-19 à se rétablir. La Russieenvoyé le premier de plusieurs envois de matériel et de kits médicaux. Ces trois pays, que la politique étrangère américaine qualifie régulièrement de malfaisants, offrent leur solidarité et leur soutien matériel. Les États-Unis offrent davantage de sanctions et le FMI, dont on sait qu’il est sous contrôle américain, a rejeté une demande vénézuélienne de 5 milliards de dollars de financement d’urgence que même l’Union européenne soutient.

Deuxièmement, le gouvernement a rapidement mis en œuvre un plan pour contenir la propagation de la maladie. Le 12 mars, un jour avant les premiers cas confirmés, le président Maduro a décrété l’urgence sanitaire, a interdit aux foules de se rassembler et a annulé les vols en provenance d’Europe et de Colombie. Le 13 mars, premier jour, deux Vénézuéliens ont été testés positifs ; le gouvernement a annulé les cours, a commencé à exiger le port de masques dans le métro et à la frontière, a fermé les théâtres, les bars et les boîtes de nuit, et a limité les restaurants à emporter ou à livrer. Il convient de répéter que c’était le premier jour où un cas a été confirmé ; de nombreux États américains n’ont pas encore pris ces mesures. Au quatrième jour, une quarantaine nationale a été mise en place (équivalent à des ordonnances de confinement) et un portail en ligne appelé « Plan pour la Patrie » a été réorienté pour enquêter sur les cas potentiels de COVID-19. Au huitième jour, 42 personnes étaient infectées et environ 90 % de la population se conformait à la quarantaine. Au onzième jour, plus de 12,2 millions de personnes avaient répondu à l’enquête, plus de 20 000 personnes ayant déclaré être malades ont reçu la visite de professionnels de la santé à leur domicile et 145 personnes ont été orientées vers un test de dépistage du coronavirus. Le gouvernement estime que sans ces mesures, le Venezuela compterait 3 000 personnes infectées et un nombre élevé de décès.

Troisièmement, le peuple vénézuélien était en mesure de faire face à une crise. Au cours des 7 dernières années, le Venezuela a vécu la mort d’un leader très populaire, de violentes manifestations de droite, une guerre économique caractérisée par des pénuries et une hyperinflation, des sanctions qui ont détruit l’économie, un coup d’État en cours, des tentatives d’insurrections militaires, des attaques contre les services publics, des coupures de courant, des migrations massives et des menaces d’action militaire américaine. Le coronavirus est un défi d’un autre genre, mais les crises précédentes ont instillé une résilience chez le peuple vénézuélien et renforcé la solidarité au sein des communautés. Il n’y a pas de panique dans les rues ; au contraire, les gens sont calmes et suivent les protocoles de santé.

Quatrièmement, l’organisation de masse et la priorité donnée aux personnes avant tout. Les communes et les communautés organisées ont pris les devants, en produisant des masques, en maintenant le système d’approvisionnement alimentaire CLAP en marche (ce paquet alimentaire mensuel atteint 7 millions de familles), en facilitant les visites de médecins dans chaque maison et en encourageant l’utilisation des masques en public. Plus de 12 000 étudiants en médecine en dernière ou avant-dernière année d’études ont demandé à être formés aux visites à domicile. Pour sa part, l’administration Maduro a suspendu le paiement des loyers, a instauré un gel des licenciements à l’échelle nationale, a accordé des primes aux travailleurs, a interdit aux télécoms de couper le téléphone ou l’internet des gens, a conclu un accord avec les chaînes hôtelières pour fournir 4 000 lits au cas où la crise s’aggraverait, et s’est engagée à payer les salaires des employés des petites et moyennes entreprises. En pleine crise de santé publique – aggravée par une crise économique et des sanctions – la réponse du Venezuela a été de garantir la nourriture, de fournir des soins de santé gratuits et des tests de dépistage à grande échelle, et d’alléger encore la pression économique sur la classe ouvrière.

Le gouvernement américain n’a pas répondu à la demande de l’administration Maduro de faire une exception pour Conviasa Airlines, la compagnie aérienne nationale sous sanctions, afin de ramener à Caracas les Vénézuéliens bloqués aux États-Unis. Étant donné tout ce qui se passe aux États-Unis, où le traitement par COVID-19 peut coûter près de 35 000 dollars et où le gouvernement pèse la possibilité de donner la priorité à l’économie sur la vie des gens, peut-être que ces Vénézuéliens qui attendent de rentrer chez eux comprennent que leurs chances de survivre au coronavirus – tant physiquement qu’économiquement – sont bien meilleures dans un pays qui privilégie la santé aux profits.

(1) au 29 mars, les chiffres de contagion dans la plupart des pays mentionnés par Leonardo Flores ont fortement cru, alors que le Venezuela réussit toujours à « aplatir la courbe » de la progression. On y compte en effet 10 nouveaux cas de Covid-19, ce qui porte à 129 le nombre de patient(e)s atteint(e)s du virus. 87 patient(e)s restent sous surveillance médicale. 3 personnes sont malheureusement décédées mais 39 se sont rétabli(e)s. Près de 20.000 professionnel(le)s de la santé sont déployé(e)s dans tout le pays pour suivre les cas qui ont répondu à l’enquête en ligne du gouvernement. (Note de Venezuelainfos)

v c

Traduction: Bernard Tornare

Source en anglais

Leonardo Flores est un expert politique latino-américain et militant de CODEPINK.

Cette traduction peut être librement reproduite. Merci de respecter son intégrité et d’en mentionner  le traducteur, l’auteur et le blog Hugo Chavez.

URL de cet article: https://wp.me/p2ahp2-5dW

À PROPOS DE MACRON PICROCHOLE ET DE RAOULT GRANDGOUSIER

SUR LE FRONT DE LA GUERRE MACROBIENNE, OÙ EN SONT PICROCHOLE ET GRANDGOUSIER ?

Pendant que le transfert des malades d’une région à l’autre, d’un hôpital à un autre s’accélère vu les capacités limitées d’accueil dans les régions les plus touchées par l’infection, pendant que les établissements privés (malgré leur demande relevant de la solidarité nationale) ne sont toujours pas réquisitionnés, et alors même que certains malades sont pris en charge par des établissements allemands ou suisses (suisses, donc hors Union Européenne) ;

Pendant que l’UE européenne sombre dans la nullité et pour ne pas dire le ridicule en autorisant la surveillance des déplacements des européens à partir de leurs téléphones portables (comme des criminels ou terroristes avérés ou potentiels) – téléphones qu’ils auront l’intelligence, je suppose, d’éteinte ou de laisser à la maison ;

Pendant que les Russes et autres « mauvais sujets » de la Terre viennent en aide aux Italiens, à la place de l’UE totalement défaillante, inutile, quasi morte (bon débarras!), et qu’ils donnent raison au traitement chinois et à celui du Professeur Raoult de Marseille, et que certains pays d’Europe n’entendent pas aider financièrement les pays de l’UE les plus frappés par la pandémie ;

Macron l’avorton, peu clair, continue à s’empatouiller dans les chiffres en vue de masquer l’ampleur réelle de l’épidémie (du nombre réel des morts et des contaminés, nationalement, régionalement, localement) et de masquer son inaction pendant deux/trois mois et incurie nées de son idéologie à la fois européiste et scientiste imbécile ;

Le pouvoir profond, en l’occasion celui des laboratoires privés de l’industrie pharmaceutique – que soutient à fond le gouvernement et autres maffieux style Buzyn et son époux Lévy qui a dirigé l’INSERM – continue de mettre des bâtons dans les roues d’un traitement français finalement imposé par la Raison, le simple bon sens, mais aussi par le dépôt de plaintes, les pétitions de citoyens, et les pressions considérables d’un milieu médical très largement à cran depuis des années ; qui plus est… pour un moindre coût et une absence de manne financière à voler pour les requins de l’industrie pharmaceutique ;

Le lendemain même de la sortie de l’ordonnance autorisant à nouveau l’usage de la Chloroquine, et alors même qu’une seconde étude de l’équipe du Professeur Raoult montre l’efficacité de son traitement, une nouvelle ordonnance en a réduit l’usage aux cas jugés graves.

Or, il se fait que justement le recours à la chloroquine (un dérivé de la quinine) avec le complément d’un antibiotique, l’azithromycine, « probablement le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus Covid-19 » (Didier Raoult) pour être efficace doit être administré précocement lors de la maladie. Le protocole de soins est d’ailleurs très précis et très dosé sachant qu’à trop forte dose la chloroquine peut devenir toxique (comme tout médicament d’ailleurs). De mauvais effets secondaires sur le cœur sont connus depuis que ce médicament « passé de mode pour certains » existe (71 ans !), c’est pourquoi les malades qui le prennent doivent être surveillés au niveau du cœur…

Et aussi (mais cela n’a rien à voir avec le traitement mais avec la maladie elle-même) au niveau des poumons, tant ceux des malades que des guéris, car les médecins marseillais ont constaté que les poumons pouvaient conserver des séquelles de l’invasion des virus qui pourraient amener des difficultés respiratoires ultérieures.

Fort heureusement, la masse des médecins sensés sera passer outre cette volonté de vouloir enrichir l’industrie pharmaceutique, quitte à augmenter le nombre des morts dans l’attente de tests que l’on a plus le temps d’attendre, ou d’un vaccin hypothétique lucratif.

***

Entretien paru récemment dans « Marcelle » organe d’information marseillais présent sur Internet

Covid-19 – Entretien avec celui qui est au cœur des polémiques : Didier Raoult

Par Hervé Vaudoit et Paul Molga

Journalistes

D R

Le portait du Pr Didier Raoult paru dans Marcelle il y a une semaine a explosé tous nos compteurs (plus de 100 000 lecteurs). Plus surprenant encore, il n’a donné lieu à aucune polémique. Le chercheur est actuellement au cœur de tous les débats pour la solution thérapeutique qu’il préconise. Hier matin, le Canard Enchaîné titrait même sur les menaces de mort dont il a fait l’objet. D’où cet exercice de questions-réponses auquel le virologue aujourd’hui le plus célèbre de la planète a bien voulu se plier car il connaît bien et depuis longtemps les journalistes qui le questionnent.

Vous avez fait savoir mardi que vous ne participeriez plus aux réunions du comité scientifique qui conseille nos autorités sur la conduite à tenir face à l’épidémie, pourquoi ?

Je n’ai pas deux heures à perdre dans des discussions qui ne vont pas à l’essentiel. Ici, nous sommes submergés de travail, nous sommes submergés par les résultats des tests et les données de nos patients. Un tiers de nos 75 lits d’hospitalisation est renouvelé tous les jours, nos équipes sont mobilisées H24… C’est cela qui m’importe, pas les causeries où il ne faut surtout froisser personne.

Les critiques, les mises en cause, cela vous blesse ?

Les critiques et les conversations de bar sur les plateaux télé, je m’en fous à un point que vous n’imaginez pas. Ce qui m’ennuie, en revanche, c’est que la France, mon pays, ne suive pas ce qui est raisonnable et prenne du retard parce que des gens qui se pensent importants ne veulent pas se dédire. Moi, je suis serein, je sais comment cela va se terminer.

C’est ce que certains vous reprochent, de prédire l’avenir.

Il ne s’agit pas de prémonition mais de savoir. Dans le domaine qui est le mien, je sais ce que je dis, je sais ce que font mes équipes, j’accumule des données – donc du savoir supplémentaire – et je mesure tous les jours l’effet clinique de ce que je préconise. Certains ne veulent pas y croire ? C’est leur problème. Les politiques et leurs décisions, c’est l’Histoire qui les juge. On verra très vite ce qu’il en est pour cette crise. On connaîtra la vérité. Un millier de patients ont été déclaré positifs aux tests que nous avons réalisés. Grâce au suivi de leur traitement, nous disposons d’une somme considérable de données. Nous les compilons. Elles nous donneront bientôt une idée plus précise de l’action de l’hydroxychloroquine.

Avez-vous ajusté vos indications thérapeutiques ?

Notre doctrine, c’est de détecter et de traiter le plus en amont. L’hydroxychloroquine fonctionne sur les cas modérés à sévères. Au-delà, quand les patients sont en réanimation, c’est trop tard. Le virus est encore là, mais le malade souffre d’inflammations pulmonaires consécutives.

Justement, l’essai clinique Discovery va être mené sur des patients très atteints…

Si on avait envie de prouver que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement. Il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé. Et ce sera pire si le gouvernement décide de refuser l’accès au médicament.

Mais, même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre le traitement que vous préconisez…

Avant toute chose, je suis médecin. J’ai prêté le serment d’Hippocrate en 1981 et mon devoir depuis, c’est de faire ce qui me paraît le mieux pour les malades, en fonction de mes connaissances et de l’état de la science. C’est ce que je fais depuis 40 ans et ce que je fais en ce moment avec mes équipes : soigner le mieux possible les patients qui se présentent. Cela veut dire les tester, évaluer l’état de ceux qui sont positifs et les traiter avec les thérapies disponibles. Aujourd’hui, il n’y en a qu’une qui a commencé à donner des résultats, c’est l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine. Toutes les données que nous recueillons depuis que nous avons commencé, il y a un mois, après les premiers essais en Chine, vont dans le même sens. Alors, que ça respecte ou non les procédures scientifiques habituelles… Je suis d’accord avec le Président quand il dit que nous sommes en guerre. Une guerre qui justifie de se battre avec toutes les armes dont nous disposons. En tant que médecins, il est de notre devoir de donner aux malades le meilleur traitement disponible à l’instant T. Le reste, c’est de la littérature.

Quels mécanismes entreraient en jeu avec l’administration d’hydroxychloroquine ?

Cette molécule aurait deux effets pour accélérer l’élimination du virus : il modifierait d’abord l’environnement acide de la poche vacuole de la cellule. Ce petit sac de liquide protégé par la membrane sert de nid aux virus. En augmentant son pH (potentiel Hydrogène), l’écosystème tranquille de cet abri est chamboulé et les enzymes, impliquées dans la machinerie cellulaire utilisée par le virus pour se répliquer, sont empêchées d’agir. L’hydroxychloroquine favoriserait également l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire programmée, un mécanisme génétique qui protège l’organisme des infections en commandant aux cellules infectées de s’autodétruire. Je vais travailler avec l’expert de renommée mondiale Guido Kroemer, professeur d’immunologie à la faculté de médecine de l’Université de Paris Descartes et directeur de l’unité de recherche « Métabolisme, cancer et immunité », pour approfondir les travaux sur les mécanismes impliqués.

Sans présager de la publication de vos nouvelles observations, que pouvez-vous dire de l’efficacité de Plaquenil ?

Ne vous inquiétez pas : ça marche. Et même mieux que ça : on a deux fois moins de victimes d’infections virales cette année, toutes maladies confondues, aucun pic de surmortalité et pas de résistance aux antibiotiques.

Nombre de vos confrères poussent des cris d’orfraie en évoquant les effets secondaires délétères de la chloroquine…

Tous les médicaments ont des effets secondaires, surtout lorsque l’on ne respecte pas les posologies. L’aspirine, le paracétamol et l’ibuprofène surdosés, c’est beaucoup plus dangereux que l’hydroxychloroquine aux doses où on les administre. Quant à l’azithromycine, un Américain sur huit s’en voit prescrire au moins une fois chaque année. Si cela tuait les gens ou les rendait plus malades qu’ils ne sont, nous le saurions.

Vous avez annoncé dimanche que vous testeriez toutes les personnes fébriles qui se présenteraient à l’IHU. On a vu les queues qui se formaient devant chez vous. Que pouvez-vous nous en dire ?

Depuis lundi, nous avons pratiqué 2 000 tests par jour. Environ 10% des personnes testées étaient positives.

Que se passe-t-il pour les gens que vous dépistez ?

Notre protocole est rodé. Nous regardons s’ils ont des signes cliniques de la maladie et nous leur faisons passer un scanner pulmonaire  « low dose » (1), comme le font les Chinois, car une partie des gens contaminés ne présentent pas de signes cliniques évidents de la maladie mais ont des lésions pulmonaires qui s’aggraveront s’ils ne sont pas traités.  C’est à eux que l’on administre ce que nous considérons comme le seul traitement disponible à ce jour.Deux jours après, ils sont invités à venir réaliser un électrocardiogramme. Le risque cardio-vasculaire est l’effet secondaire le plus important. Ce traitement est ambulatoire mais les patients les plus sérieux sont naturellement hospitalisés.

Qu’est-ce qui, selon vous, empêche de généraliser ces tests et ces examens au scanner à l’ensemble du pays ?

C’est d’abord une question de volonté politique et de mise en place logistique. Les moyens, nous les avons. Entre les laboratoires d’analyses privés, les laboratoires vétérinaires de très grande qualité que nous possédons, les médecins de ville et les infirmières libérales, tous qualifiés pour faire des prélèvements, ainsi que nos ressources hospitalières, il y a de quoi faire. Ici, nous ne sommes pas des extra-terrestres. Si nous arrivons à faire 2 000 tests par jour à l’IHU de Marseille je ne peux pas croire que la France entière ne soit pas capable de faire comme en Allemagne ou en Corée du Sud. 100 000 tests par jour, c’est ce dont nous aurions besoin et nous en sommes capables. Des tests PCR de base, hors épidémie, nous en faisons 300 000 par an à l’IHU. Quant aux scanners, nous faisons face à Marseille, mais cela sera peut-être plus difficile ailleurs, car notre taux d’équipement en scanners est un des plus faibles des pays de l’OCDE. C’est la conséquence des choix politiques et financiers des 30 dernières années. Les conneries finissent toujours par se payer.

Comment expliquez-vous que cette stratégie qui a fait ses preuves ailleurs, ne soit toujours pas d’actualité chez nous ?

En France, malheureusement, avant de se poser la seule question qui vaille, c’est-à-dire « que faut-il faire pour faire face à telle situation ? », on se demande toujours « est-on capables de mettre en place telle ou telle solution ? ». On met la charrue avant les bœufs et ça n’avance pas.

Le ministre de la Santé vous écoute-t-il ?

C’est un homme intelligent, mais il a hérité d’une situation très difficile, très désorganisée.

Que pensez-vous de l’attitude des autorités, politiques et médicales, d’une façon générale ?

Je me contenterai de citer la maxime attribuée à Sénèque : « Errare humanum est, perseverare diabolicum » (ndlr – L’erreur est humaine, persévérer -dans l’erreur- est diabolique) ♦

(1) Un scanner « low dose » (faible dose en français) permet d’obtenir une image de bonne qualité avec un niveau d’irradiation très faible du patient.

Partager cet article