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BELLE ET RE-BELLE INNOCENCE HAMILTONIENNE

 

 

Couverture du n° 9 de la revue de « mode et style de vie » britannique REBEL magazine, printemps – été 2005, par David Hamilton.

 

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– Cher corps délicat et robuste, comment louerais-je ta beauté !

– Il n’y a de réelle beauté, de réelle bonté, de réelle vérité que celle qui oublie les apparences éphémères et confesse l’Éternel.

– Crie ta beauté sans relâche,

Trace autour de nous un cercle magique.

*

Hugues Rebell extraits de Chants de la pluie et du soleil (Librairie Charles, Paris, 1894).

Cajole ton porc…

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L’écrivain André Baillon, suicidé au début des Années 1930, eut pour dernière maîtresse ma grand-mère Marie de Vivier. Lors de leur tentative de suicide par barbituriques, qui eut lieu à Marly-le-Roi, elle se réveilla, lui pas.

C’est par fidélité à André Baillon que ma mère décida d’habiter, et que moi-même j’habitai à Marly-le-Roi entre 1969 et 1984. André Baillon est inhumé dans le cimetière de cette ville.

Quelques imbéciles m’accusent de prétendre que Baillon serait mon grand-père. Chose certaine, si c’est le grand-père de quelqu’un, c’est de moi. Pas d’eux.

Voici André Baillon, en couverture du Crapouillot du premier décembre 1922, entre un porc et une poule – comme l’autre entre le boeuf et l’âne gris…

André Baillon, Le Crapouillot du 1 décembre 1922

J’évoque André Baillon, en quelque occasions, dans mon livre qui vient de paraître, « Je crie à toutes filles mercis » (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires). Livre dont le dernier chapitre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

Un livre plein de révélations sur ma propre vie, sur quelques-uns des innombrables écrivains que j’ai fréquentés dès mon enfance, et plus en général sur un demi-siècle de fréquentation des milieux littéraires.

Un livre de haute qualité, dont il est par conséquent extrêmement logique que ne parlent et ne doivent parler que des artistes authentiques…

ENZO APICELLA (1922 – 2018)

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Lingerie et robes à fleurs par David Hamilton

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Une photographie rare de David Hamilton, prise en 2000 (ou antérieure à 2000).

 

Saviez-vous (par exemple) qu’en 1973, David Hamilton a collaboré à un numéro de Vingt ans (1er mars 1973) consacré à Jane Birkin?

En couverture de ce numéro, on lit: David Hamilton, l’amour romantique.

En couverture (Vingt ans, 1973), Jane Birkin ; et David Hamilton, l’amour romantique

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Saviez-vous (par exemple) que dans le n° 92 de Décoration internationale, David Hamilton a publié un article (ainsi que Jean D’Ormesson)? C’était dans le numéro du 1er juin 1986.

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Saviez-vous que dans le n° 2 (01/01/1977) de la revue Grand Angle, David Hamilton était à l’honneur?

En haut à droite de la couverture: Rencontre avec David Hamilton.

Grand Angle n° 2, 1977, Rencontre avec David Hamilton

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Saviez-vous qu’il est indispensable à tout amateur de David Hamilton de trouver la belle revue Madame Figaro du  08/07/2000 ?

MADAME FIGARO : mode, retour au romantisme, lingerie et robes à fleurs photographiées par David Hamilton

En couverture de Madame Figaro (2000), David Hamilton

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Saviez-vous qu’Eric Troncy a consacré un intéressant  article à David Hamilton dans la revue Numéro, n° 82 (01/04/2007)?

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Saviez-vous que la revue Record (n° 51, du 17/04/1976) mettait à la une David Hamilton et Noureev?

NOUREEV / David Hamilton

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Saviez-vous que le film « TENDRES COUSINES » de David Hamilton faisait la une de la revue Pariscope n° 652 (19/11/1980) ?

PARISCOPE n° 652, « Tendres cousines » à la une

Un document rarissime sur David Hamilton et Twen, seule et unique avant-garde européenne de l’après guerre

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Le magazine allemand Twen, aujourd’hui disparu, a eu une influence énorme sur les années 1960 et 1970, partout en Europe. Publié au moment même de ce que l’on appelait alors (et parfois à tort) la « révolution sexuelle« , Twen a été une revue extrêmement lue, qui a connu un grand succès de public.

On peut dire que la seule et vraie avant-garde européenne de l’après guerre, c’est Willy Fleckhaus et Twen. Et David Hamilton.

Willy Fleckhaus a été capable de réunir autour de lui bien des noms, par exemple Richard Avedon et Sam Haskins mais surtout – pour ce qui nous intéresse sur ce blog – David Hamilton.

Twen est aujourd’hui une revue souvent très coûteuse sur le marché de la bibliophilie, certains numéros semblent impossibles à trouver.

Notamment, est presque introuvable le numéro où l’on aperçoit David Hamilton en couverture. C’est un numéro qu’il est très difficile de trouver sur Internet. Cherchez, vous verrez!…

Le blog « En défense de David Hamilton », aujourd’hui, publie cette admirable couverture. Une couverture historique.

Peut-être la couverture la plus rare et difficile à trouver du n° de TWEN avec David Hamilton (chemise sombre, pantalon blanc, chapeau) lors d’une séance de photographies. Numéro de TWEN de juin 1970.

Post scriptum: rappelons aux gens qui aiment ou disent aimer David Hamilton, ou croient le connaître, la parution toute récente de mon livre « Je crie à toutes filles mercis« , ouvrage hors commerce (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires), ouvrage destiné à un public très restreint. Le quatorzième chapitre de ce livre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

A lire:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

Et à regarder:

Je crie à toutes filles mercis : on en parle déjà

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Après l’écrivain Roland Jaccard  https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard   sur You Tube,

c’est au tour du grand photographe allemand Max Stolzenberg de publier ce merveilleux article sur mon livre « Je crie à toutes filles mercis« .

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

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EXTRAIT, choisi par Max Stolzenberg,

DE

« JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS«

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Pourquoi ai-je aimé David Hamilton?
C’était un homme qui, en France et au vingtième siècle, disait de son propre
milieu, celui de la photographie, qu’il ne s’y connaissait aucun ami.
David Hamilton tenait farouchement à son indépendance et n’était membre
d’aucun club, d’aucune association, d’aucune loge, d’aucun mouvement, d’aucun
syndicat, d’aucun parti.
David Hamilton constatait qu’il avait passé chez ses anciens employeurs les
années les plus ennuyeuses de sa vie.
David Hamilton déclarait noir sur blanc que ses éditeurs étaient des incompétents.
David Hamilton, né à Londres, médisait des Anglais.
David Hamilton se gaussait des pseudo-révolutionnaires. Et de la pseudo-avant-
garde artistique.
***
David Hamilton, l’homme qui n’aimait pas les femmes.
David Hamilton, l’homme qui aimait, c’est tellement différent, les jeunes filles!
David Hamilton disait: Un pour cent du monde est blond.
Puis il photographiait les filles brunes comme les blondes.
David Hamilton, ami de l’éternité, de la beauté, du classicisme.
David Hamilton était un homme libre.
David Hamilton confiait: «Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours refusé
de me conformer. Je me suis insurgé de façon subtile mais ferme contre la banalité
du monde où j’étais né. Je n’ai jamais accepté la vie telle qu’on me la présentait et
j’ai toujours cherché des horizons meilleurs en fuyant la grisaille de Londres»…
Une toute petite goutte de nectar au milieu des égouts du monde moderne.
Voici ma définition de l’oeuvre de David Hamilton.
Est-il étonnant qu’Olivier Mathieu ait aimé David Hamilton?
Un jour, Roland Jaccard m’a écrit ceci: «David Hamilton vous doit beaucoup».
C’était comme si le compliment me fût venu, d’outre-tombe, de David Hamilton
en personne.

On ne retrouve jamais les jeunes filles, toutes les filles, celles qu’on a eues,
celles qu’on a perdues, celles qu’on n’a jamais eues, qu’en les écrivant.
Voilà, c’est fait.
***
Ironie du destin, peut-être les jeunes filles les plus mystérieuses, les plus essentielles,
les plus lacérantes resteront-elles absentes de l’inventaire donjuanesque,
de tout catalogue de Pierre Louÿs, de tout album de David Hamilton, des romans
de Roland Jaccard et de ces Mémoires éphébophiles.

Photographie de Max STOLZENBERG, ami de David Hamilton. Photo empruntée au site http://maxstolzenberg.com/, auquel nous renvoyons

***
Ma philosophie de la Jeune Fille a été celle de l’érotisme envisagé comme un
jeu. Dans l’oeuvre photographique de David Hamilton, tout pareillement, il n’y a
pas de sexe. Pas de sexe génital, en tout cas, parce que le sexe génital n’est pas
intéressant. La pénétration, c’est de la boucherie. J’ai préféré que les nymphettes
me prodiguent des fellations. J’ai privilégié le cunnilingus. Vive le monde idyllique
– mille fois plus réel que l’autre – de la pure sensualité hamiltonienne. Il avait
mille fois raison aussi, le personnage du film Emmanuelle qui définissait l’érotisme
comme l’art d’humaniser l’acte sexuel. L’érotisme authentique est le règne des jeux
enfantins, des étreintes saphiques, et de la passion suprême de Humbert Humbert
pour Lolita. David Hamilton ne m’aurait certes pas contredit. Je suis heureux et
fier que mon existence entière ait été inspirée par une sensualité non génitale,
libérée de la pornographie qui est celle de la pénétration.
A toutes les putains, à toutes les coquillardes, à toutes les passantes, à toutes
les jeunes filles de David Hamilton, à toutes les héroïnes de Roland Jaccard, à
toutes les Lolitas de Vladimir Nabokov, aux filles qui m’ont perdu, aux filles qui
m’ont sauvé, à toutes les pures salopes, à toutes les salopes pures, je crie à toutes
filles mercis.
A toutes filles auxquelles un souvenir était dû, mercis!

(extrait de : JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS)

David Hamilton et le photographe allemand Max Stolzenberg, été 2016

Je crie à toutes filles mercis …

Recension du livre d’Olivier Mathieu sur le blog du photographe allemand Max Stolzenberg:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

 

Olivier Mathieu : un coup de feu dans la nuit ! Une autobiographie sans concession !

UNE VIDEO DE ROLAND JACCARD

DU BLOG DE CHRISTINE SOURGINS

Le Grain de Sel du

mardi  23 octobre 2018 :

Les tulipes du déshonneur

*

Le nouvel adjoint à la maire de Paris, Christophe Girard, vient d’annoncer que la Ville de Paris a enfin trouvé où planter les encombrantes tulipes de l’artiste américain : dans les jardins aux alentours du  Petit Palais. Toute l’affaire est résumée sur le site de Contrepoints : cliquez

Pour les lecteurs des précédents Grains de Sel, soulignons ce qu’il y a de nouveau dans ce rebondissement : le cadeau payant de Jeff Koons nous est présenté désormais comme un cadeau forcé. Continuer de le refuser friserait l’incident diplomatique. L’amitié franco-Américaine serait menacée car les tulipes ont le soutien de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

La servilité de la mairie de Paris relève-t-elle alors d’une forme de colonisation culturelle ? C’est ce que pensent certains observateurs qui rappellent qu’autrefois le colonisateur envoyait ses soldats cachés derrière les missionnaires mais qu’aujourd’hui, il missionne des hommes d’affaires dissimulés en artistes, ce dont Koons semble la caricature vivante. Sous couvert de bienfaisance, le colonisateur s’installe en terrain conquis et y prodigue ses valeurs en remplacement de celles du colonisé ; en France, les cadeaux sont  gratuits et on n’a jamais vu un homme offrir un bouquet et exiger qu’il soit placé au milieu du salon. Koons, tout sourire, nous rééduque à rebours. Enfin, le colonisé finit souvent content de l‘être, il échange tous ses biens contre de la pacotille ; dans les cas extrêmes, le colonisé se colonise tout seul… Or ici, l’ancienne ambassadrice Jan Hartley n’appartenant pas à l’administration Trump, aucun risque de voir le bouillant président américain s’émouvoir. La Ville de Paris déploie donc un zèle que personne ne lui demande.

*

Franck Riester, le nouveau ministre de la Culture, spécialiste de l’audiovisuel, du numérique et de la loi Hadopi, a commencé son règne en inaugurant la Fiac. Après Aurélie Filippétti (2012-14), Fleur Pellerin (2014-16), Audrey Azoulay (2016-17),  Françoise Nyssens (2017-18) …il est le 5ème ministre en 6 ans ! Un poste hautement instable. C’est pourquoi le ministre, le voudrait-il, n’a guère le temps de changer les choses : les ministres passent, l’administration demeure, or elle est acquise à l’AC, qui est, en France, un « art bureaucratique »…

Christine Sourgins

*

Fiac : Foire [sic] Internationale d’Art Contemporain.

ORAISON

Fuit le temps de toute raison.

Au pied même des monuments,

Unissant Victoire ! à Tu mens

Rien n’obvie aux contes « maison ».

*

Il appert alors qu’illusion

Se nommera « légende » ou « mythe »

S’accommodant des trous de mites

Ou louvoyant de confusion.

*

Nonobstant l’Histoire impavide

Rognant propagande… appât vide.

***

En complément, des Œuvres complètes de Millevoye à Paris, chez Ladvocat, libraire – M DCCC XXIII ; tome III, pages 179 et 295…

*

L’indépendance de l’homme de lettres.*

(court extrait)

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais ni son cœur, ni sa plume.

*

* « Cette pièce a remporté le prix de l’Académie française, en 1806 ».

*

La Vérité

*

Fille du ciel, une vierge inconnue,

Timide et chaste, et pourtant toujours nue,

A notre encens : Vérité, c’est son nom.

Chacun poursuit cette belle ingénue ;

De temps en temps on croit la saisir… non,

Telle faveur n’est jamais obtenue ;

Et les amants de cette autre Junon

Comme Ixion n’embrassent que la nue.

*

Note de mythologie :

Il s’agit ici de Junon, moins en tant que reine des dieux et protectrice des femmes qu’en tant que déesse de la fécondité ; et plus précisément de la fécondité philosophique, poétique ou littéraire.

Ixion : mortel qui prit une nuée du nom de Néphélé pour Héra. Il s’accoupla avec elle, croyant abuser d’Héra. Il fut confondu par Zeus qui lui avait tendu ce piège, et qui le condamna alors au Tartare. De l’union d’Ixion avec Néphélé naquit la lignée des centaures, mi-hommes mi-chevaux.