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ORAISON

23 octobre 2018

Fuit le temps de toute raison.

Au pied même des monuments,

Unissant Victoire ! à Tu mens

Rien n’obvie aux contes « maison ».

*

Il appert alors qu’illusion

Se nommera « légende » ou « mythe »

S’accommodant des trous de mites

Ou louvoyant de confusion.

*

Nonobstant l’Histoire impavide

Rognant propagande… appât vide.

***

En complément, des Œuvres complètes de Millevoye à Paris, chez Ladvocat, libraire – M DCCC XXIII ; tome III, pages 179 et 295…

*

L’indépendance de l’homme de lettres.*

(court extrait)

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais ni son cœur, ni sa plume.

*

* « Cette pièce a remporté le prix de l’Académie française, en 1806 ».

*

La Vérité

*

Fille du ciel, une vierge inconnue,

Timide et chaste, et pourtant toujours nue,

A notre encens : Vérité, c’est son nom.

Chacun poursuit cette belle ingénue ;

De temps en temps on croit la saisir… non,

Telle faveur n’est jamais obtenue ;

Et les amants de cette autre Junon

Comme Ixion n’embrassent que la nue.

*

Note de mythologie :

Il s’agit ici de Junon, moins en tant que reine des dieux et protectrice des femmes qu’en tant que déesse de la fécondité ; et plus précisément de la fécondité philosophique, poétique ou littéraire.

Ixion : mortel qui prit une nuée du nom de Néphélé pour Héra. Il s’accoupla avec elle, croyant abuser d’Héra. Il fut confondu par Zeus qui lui avait tendu ce piège, et qui le condamna alors au Tartare. De l’union d’Ixion avec Néphélé naquit la lignée des centaures, mi-hommes mi-chevaux.

From → divers

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