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Rap (ad libitum) du bla bla la fla fla (bitum ad libidinem)

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Saynète,

ou rap du bla bla bla la fla fla

en hommage à Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692)

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à M.M.

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« Un doux silence, dans lequel on perçoit le clapotement de l’eau, le flafla mouillé du filet qu’on ramasse » (Goncourt).

*

« Le tambour sur lequel ma mère a battu des rrra et des fla, elle a essayé sur moi des roulées et des étoffes, elle m’a travaillé dans tous les sens, pincé, balafré, tamponné, bourré, souffleté, frotté, cardé et tanné » (Vallès).

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« Ce fla! c’était le bruit de la pelletée de terre sur la boîte de bois blanc : fla! » (Goncourt).

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« En voilà! En voilà, des ajustements! des flaflas! Comment! De la soie pour doublure, à deux francs! … (Flaubert, Madame Bovary)

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« Plus de chichis! plus de flaflas! » (Céline, Voyage)

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Des Yveteaux lui disoit que c’étoit une chose désagréable à l’oreille que ces trois syllabes: ma, la, pla, toutes de suite dans un vers :
« Enfin cette beauté m’a la place rendue. »
— Et vous, lui répondit-il, vous avez bien mis : pa ra bla la fla.
— Moi, reprit des Yveteaux, vous ne sauriez me le montrer.
— N’avez-vous pas mis, répliqua Malherbe :
« Comparable à la flamme ? »

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692)

*

Personnages: Vie, demi-vierge;

et M’dame, vierge à plein temps.

VIE:

  • Il tira un double coup, M’dame, de son instrument! Et ça râla! Ra ! Ra ! Et puis fla! fla! Ça fit « fla! fla! »

(On entend, dans les coulisses, un fla, double coup).

M’DAME:

  • De son instrument! De son instrument il tira un double coup? Tu morflas, Vie?

VIE:

  • Oui, M’dame, je morflai d’un double coup, qu’il tira! Qu’il tira de son instrument!

M’DAME:

  • Son instrument, au moins est-ce qu’il l’emmitoufla, Vie? Car de sa baguette, n’est-ce pas, il tira un double coup? Cela t’époustoufla, Vie? Cela t’érafla, Vie? Cela t’essouffla, Vie?

VIE:

  • Oui, de sa baguette, M’dame! Sur mon tambour! Cela me boursoufla (m’en souviens)!

(En coulisses: fla, double coup de baguettes frappé sur le tambour).

M’DAME:

  • Sur ton tambour! Sur ton tambour! Est-ce qu’il se camoufla, Vie? Est-ce qu’il te renifla, Vie?

(En coulisses, choeur gospel ad libitum:

renifla Vie!,

essouffla Vie!, etc)

VIE:

  • Oui, il se camoufla! Il commença faiblement par la main droite, M’dame! Oui il me renifla (m’en souviens)

(En coulisses, rap ad libitum:

reni-

fla

m’en,

camou-

fla

m’en

souviens)

M’DAME:

  • Par la main droite! Par la main droite! Et la gauche, fit-elle un ra ou un fla, Vie?

VIE:

  • Et en appuyant fortement de la main gauche! Mon tambour il gifla (m’en souviens)!

(En coulisses: fla, double coup de baguettes frappé sur le tambour, en commençant faiblement par la main droite et en appuyant fortement de la main gauche).

M’DAME:

  • Oh! Est-ce qu’il s’enfla ad libitum, Vie?

VIE (qui ne comprend pas « ad libitum », mais entend « ad libidinem »):

  • Oui, il s’enfla (m’en souviens) et il m’enfla (m’en souviens), et il me désenfla (m’en souviens)! Oui il me gonfla (m’en souviens), me dégonfla (m’en souviens), me surgonfla (m’en souviens), me regonfla (m’en souviens)! Oui, M’dame, je morflai d’un double coup, qu’il tira ad libidinem!

M’DAME:

  • Selon son bon plaisir pendant tout ça, il te persifla, Vie?

VIE:

  • Oui il me persifla (m’en souviens)!

M’DAME:

  • Et après tout ça ?

VIE:

  • Il ronfla (m’en souviens)!

M’DAME:

  • Et la mise il en fit quoi? Il la rafla, Vie?

VIE:

  • Oui il la rafla (m’en souviens)!

En coulisses, rap gospel ad libitum en français, latin et latin de cuisine)

Bla bla bla la fla fla

bitum ad libidinem,

Bla bla bla la fla fla!

Que de fla,

de flaflas, 

Bla bla la fla fla,

Vie,

Bla bla bla la fla fla!

Bla bla bla la fla fla!

Bla bla bla la fla fla!

FLAVIE FLAMENT, SUBLIME, FORCEMENT SUBLIME…

Le Film Français est un vieil hebdomadaire de cinéma français, qui « s’intéresse tout particulièrement à l’aspect économique de trois grands univers: le cinéma, la télévision et les nouveaux médias. » 

Je ne connais pas cette revue, je ne m’intéresse pas du tout à l’aspect financier et marchand du monde audio-visuel, pas plus français qu’étranger, un monde dit si rapidement, légèrement, superficiellement, « créatif », si ce n’est pour dire que la quantité n’a jamais fait la qualité ; c’est même plutôt l’inverse dans nos sociétés. Je sais, je demeure utopiste depuis mon plus jeune âge. Et les petites salles à la publicité obligée, au son mauvais et tonitruant, à l’image genre grand écran de télévision, en résumé aux capacités techniques dévaluées ici aussi, me m’intéressent pas non plus.

Et j’ajoute : pauvre cinéma français contemporain, dont il m‘est arrivé (par curiosité) de voir des films ou des extraits à la télévision quelquefois, quelquefois seulement, car la télévision n’est vraiment pas au centre de ma vie. Sujets sans intérêts et redondants d’un petit milieu nombriliste qui se définit par une absence totale d’humour et une complète nullité. Conformisme confondant.

Je préfère un film raté d’hier ou d’avant-hier à un film dit génial d’aujourd’hui. Ou revoir de temps à autre, en certaines circonstances familiales, pour la énième fois, sur ma vieille télévision, de bons films consacrés des temps passés qui font l’unanimité, dont on croit tout connaître, répliques y compris, mais qui nous réservent toujours quelques bonnes surprises.

Cinéma ancien, du temps où une place de cinéma valait trois sous, cinéma des familles, avec une première partie en prime de bonne tenue, et Pathé-Journal, Actualités françaises, Gaumont-Actualités Pour moi le cinéma français, l’art cinématographique français est mort il y a déjà plusieurs décennies ; je dirais, à quelques exceptions près, avec la fin des Trente Glorieuses. Et la fin des emprunts à taux zéro pour l’État, début d’une bonne partie de nos misères contemporaines. Et l’explosion de la télévision  médiocre et vulgaire, mercantile et populacière, tirant toujours plus vers le bas.

Cinéma ancien, cinéma dit d’auteur aussi bien que cinéma dit populaire ; cinéma de vrais réalisateurs, vrais scénaristes, vrais acteurs, y compris les seconds ou troisièmes rôles, de vrais techniciens, et pourtant à des coûts en ces temps-là non faramineux comme aujourd’hui. Le cinéma français en tous genres : l’un des plus grands… autrefois.

*

Alors pourquoi en dire autant pour si peu ? Parce que l’ascension vers les sommets de gloire éternelle semble se confirmer pour Flavie Flament. La voilà maintenant reconnue et consacrée dans le domaine cinématographique! Ne vient-elle pas d’obtenir un prix, un « trophée » (sic) de cette revue, Le Film Français?

Les crétins pur jus de Purepeople (sic), les abreuvoirs à crétins plus exactement, car ils savent très bien ce qu’ils font pour entretenir leur fond de commerce jusqu’à la parodie d’eux-mêmes, titraient le 7 février : « Flavie Flament et Diane Kruger : Sublimes lauréates bien entourées à Paris. Sur le tapis rouge des Trophées du Film français. »

Et voici donc que la docteur-ès-viols est devenue maintenant une sublime (sic!) lauréate d’un prix  publicitaire décerné par Le Film Français ! Et ceci en compagnie, en présence (quel honneur !) d’une certaine Diane Kruger dont j’ignore tout. On me dit que cette Diane Kruger, née Heidkrüger en 1976, serait une actrice et mannequin allemande naturalisée américaine. 

Je ne « connais » pratiquement que des actrices et des acteurs morts depuis plus ou moins longtemps. C’est dire si cette actrice me laisse froid, totalement indifférent à son « art ». Je constate juste que les deux « sublimes » sont toutes deux dans la quarantaine ; il est rare que l’on demeure sublime, physiquement parlant, au-delà de quarante ans. Et encore faut-il l’avoir été, « sublime », auparavant. Il est vrai que de nos jours, tout le monde est sublime – surtout à condition d ‘être en vérité d’une parfaite banalité.

*

Je ne vais pas dresser la liste des prix, mais je note cependant le trophée d’honneur Lacoste (sic!) pour Diane Kruger qui a sans doute beaucoup fait pour un cinéma français qui n’en finit pas de chuter de médiocrité en inintérêt.

Je vois qu’il existe un trophée de l’exploitant de l’année, comique! Je note également un trophée du film français pour Daniel Farid Hamidou, dit Dany Boon ; j’ai fait un effort un jour, j’ai essayé d’écouter ce qu’il racontait quand il jouait l’humoriste solitaire ; je dois être coincé, je n’ai pas ri une seule fois, ni même souri. Tous ces prétendus humoristes sont tous aussi nuls, tous aussi conformistes et creux. Mauvais, pour ne pas dire très mauvais. Pas un mot plus haut que l’autre, pas même un semblant de rébellion, de critique même gentillette et innocente. Mais énormément de vulgarité et d’abaissement, et d’adéquation au système tel qu’il est.

Je constate qu’il existe aussi un trophée des trophées pour un certain Moi, moche et méchant 3, dont la production ne me paraît pas être tout à fait française puisqu’il s’agit de « Universal Pictures International France« , quelque filiale franchouillarde des Amerloques sans doute.

Enfin, je n’oublie pas la FEML (Flavie Emilie Marie Lecanu), la Poupette nationale récompensée, elle et les autres scénaristes du « téléfilm La Consolation (adapté de son roman autobiographique du même nom, dans lequel elle raconte avoir été violée au cours de son enfance par le photographe David Hamilton », comme radotent les plumitif.

– C’est qu’elle n’a pas été violée, la garce (mot affectueux), par le premier venu, vous vous rendez compte Madame Michue?! Le David Hamilton bien connu, celui qui fit vibrer toute une jeunesse, et pas qu’une jeunesse, tant féminine que masculine. C’est la mise à bas d’un symbole. Paraît qu’il a été ôté de la liste du Paradis des Arts pour être intégré à celle de l’Enfer. À cause de cette beauté des dieux qui l’a rayée de la liste des vivants, cette géniale animatoresse de télévision et de radio, cette grandissime écriveuse de sexe et de vulgarité, cette sublime co-scénariste d’un film tiré de son oeuvrette. C’est qu’elle ne rigole pas, la Sublime.

– Ben, moi voyez-vous Madame Pipelette, je jurerais plutôt par son premier jules officiel, le discret Bernard Flament (dont elle a gardé le nom) qui entre autres choses fut l’un des réalisateurs des sketchs des Inconnus, plus que de simples amuseurs, satiristes de talent. Ceux-là au moins me faisaient rire. Je crois bien qu’aujourd’hui ils n’auraient plus le droit de dire le dixième de ce qu’ils disaient alors.

Quant au « film » à la Flavie, c’est l’indécence même. Au fait, est-ce moral ou même légal de traîner dans la boue sa propre mère, comme ça ? Qu’est devenue notre société pour tolérer et pire encore récompenser ça ? De la fange…

Je pense en ce moment à David Hamilton et aussi à Madame Lecanu, la « mère indigne » condamnée à rien par la Justice car il n’y a strictement rien à condamner, cette mère qui est la seconde victime des allégations d’une fille irresponsable, haineuse et  malade. Et  manipulée par de prétendus psycho-thérapeutes, de prétendus créateurs du milieu de l’édition et de la télévision.

Madame Michue et Madame Pipelette, en choeur:

– Flavie Flament… Sublime! Forcément sublime!

Jean-Pierre Fleury

David Hamilton, seul animateur d’une époque désanimée

Publié le 8 février 2018 par defensededavidhamilton

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version avec « images » ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/08/david-hamilton-seul-animateur-dune-epoque-desanimee/

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Le livre « David Hamilton suicidé… mais par qui? » est sorti aujourd’hui (8 février 2018) de son imprimerie parisienne et commence donc, dès aujourd’hui, sa route vers les lieux où il sera publicisé, exposé et lu.

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Le grand problème de cette époque (qui n’est pas la mienne) est, je le crois, celui du rôle donné aux « animateurs » de télévision. Inutile de citer des noms, car tous se valent dans la nullité. C’est quelque chose dont je ne cesse de m’émerveiller. Je crois qu’il serait bon que des psychiatres sérieux se penchent sur les dégâts qui doivent menacer ces pitoyables cerveaux d’oiseaux. Ces gens ont des attitudes d’empereurs romains (mais ne sont pas, que non, des empereurs romains). Ils dévisagent le monde  avec des regards, des gestualités, des tons de voix, des expressions qui font facilement comprendre le sentiment de supériorité qui les a envahis… Ils sont habités par un sentiment de surpuissance. Le réveil risque d’être difficile, pour eux.

Dans un monde sans intellectuels, un monde où les intellectuels sont de plus en plus médiocres, un monde où les intellectuels comprennent (intelligere) toujours moins de choses; dans un monde où le niveau intellectuel ne cesse de baisser, où la langue française est devenue une langue morte, où l’illettrisme et l’inculture se développent de façon exponentielle; dans ce monde-là, les émissions de téloche remplacent les salons littéraires (qui n’existent plus depuis longtemps), les émissions de téloche remplacent tout et notamment les tribunaux (« Il y a des allégations le matin, on est jugé à midi et exécuté en soirée », vient de dire à juste titre Gilbert Rozon, même si lui aussi faisait partie du monde télévisuel).

Des « animateurs » de téloche sans aucune culture, sans aucune finesse – intellectuels  sans pensée, humoristes sans humour – sont alors chargés, par le Système, d’élargir au peuple l’opium de toute cette médiocrité infinie et quotidienne, de toute cette tiédeur, de toute cette féteur. Donnez-nous, tous les jours, notre médiocrité quotidienne.

Le Système a sciemment choisi de rendre milliardaires et célèbres quelques imbéciles pour mieux imbécillifier (imbécilliser, disait Léon Bloy) les masses. On a donc offert un maximum de célébrité et de pouvoir à des gens doués d’une intelligence, d’une culture et d’une noblesse d’esprit minimales. Ce ne peut pas être un hasard. Ce n’en est pas un. Les animateurs de téloche sont les grands prêtres de la société de la médiocrité, la société voulue par les médiocres pour les médiocres.

« Animateur » vient du mot « âme ». Les « animateurs » sont ceux qui devraient donner une âme. En vérité, leur tâche, leur boulot, leur rôle est d’éradiquer toute âme. Sans talent, ils sont chargés de chercher, pour l’avenir, de futurs non talents, de futures absences de talent. Sans âme, ils sont chargés de faire la chasse aux âmes. De tuer les âmes. Les animatueurs, ce fut le titre d’un livre paru il y a quelques années.

« Il y a des allégations le matin, on est jugé à midi et exécuté en soirée », vient de dire  Gilbert Rozon. Il a raison de dire: « exécuté »…

David Hamilton a-t-il été exécuté? La voilà, la question que tant d’animateurs se gardent et se garderont bien de poser (sur les plateaux de leurs émissions de télévision où ils pérorent par dizaines, en rigolant grassement, de sujets qu’ils ne connaissent pas, de préférence les plus insignifiants possibles). Petits pantins, petits minables, ils dissertent du néant et de leur néant.

David Hamilton a -t-il été exécuté? Qui voudra le savoir le saura en lisant mes livres.

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Oh certes, il y avait et il y a toujours, parmi les admirateurs de David Hamilton, exactement le même nombre d’imbéciles que partout ailleurs: une majorité. Beaucoup des admirateurs de David Hamilton avaient plus de sensiblerie que de sensibilité. Pourtant, l’oeuvre de David Hamilton aurait pu forger une sensibilité, une vraie sensibilité collective. Alors « l’air du temps » (c’est un clin d’oeil à Nina Ricci, grande amie de David Hamilton) aurait pu être respirable.

*

Mais voilà, David Hamilton était seul. C’était un solitaire, comme Léon Bloy que j’ai cité plus haut. On pourrait même dire que David Hamilton fut l’un des derniers grands solitaires, dans une époque qui est désormais celle des masses incultes, abruties (étymologie: « rendues semblables à la brute ») et lobotomisées. L’époque inanimée, désanimée, des animateurs.

Au fond, ses adversaires ont peut-être rendu service à David Hamilton. Par sa mort, David Hamilton est devenu définitivement un personnage tragique.

Par sa mort comme par son existence voilà que David Hamilton, qu’il se soit ou qu’il ait été suicidé, s’est définitivement élevé au-dessus du « bétail ahuri des humains » (Mallarmé).

Voilà le grand crime de David Hamilton: celui d’avoir eu une âme. Celui d’avoir essayé de donner une âme à ses admirateurs. Celui d’avoir développé une vision du monde encore douée d’âme, enchantée, animée.

L’un des rarissimes animateurs – l’un des rarissimes donneurs d’âme – de la seconde moitié du XXe siècle, en France, aura été David Hamilton.

 

LES MALHEURS DE FLAVIE

« David Hamilton suicidé… mais par qui? » : un livre pour qui ne veut pas prendre des lanternes pour des vessies

Publié le 7 février 2018 par defensededavidhamilton

  • Jean-Pierre Fleury: quand paraît « David Hamilton suicidé… mais par qui? »
  • Olivier Mathieu : Je pense que c’est absolument imminent. Avant le 15 février, en principe, mes amis l’auront entre les mains.
  • J.P.F.: On assiste actuellement à une « démocratisation », à une multiplication des accusations de viol. Qu’en penser?

  • O.M.: J’en pense que ces accusations touchent ou toucheront des gens de toutes les religions, des athées, des agnostiques, des catholiques, des protestants, des juifs, des musulmans. Et la position du blog « En défense de David Hamilton » est simple et cohérente: présomption d’innocence pour tous, et refus des tribunaux et des lynchages « médiatiques ». Ce n’est pas parce qu’un photographe est accusé de viol que tous les photographes doivent être regardés avec suspicion. Ce n’est pas parce qu’un athée (ou chrétien, ou juif, ou musulman, ou bouddhiste) est accusé de viol que tous les athées (ou chrétiens, ou juifs, ou musulmans, ou bouddhistes) doivent être regardés avec suspicion. Telle est ma position. Chaque affaire doit être étudiée au cas par cas, et l’appartenance ou la non appartenance à une religion, ou à un parti politique, ne devrait pas signifier automatiquement culpabilité ou innocence.

  • J.P.F.: Faut-il que M. Darmanin démissionne, selon vous?
  • O.M.: Non. Je ne pense pas. Sinon, il suffirait de déposer des plaintes pour viol contre dix ministres d’un gouvernement pour faire sauter tous les gouvernements. Je ne connais pas M. Darmanin, je n’ai pas voté Macron, d’ailleurs je n’ai jamais voté de ma vie. Donc je ne défends pas M. Darmanin, je défends sa présomption d’innocence. Comme je défends celle de MM. Allen ou Polanski, bien qu’à titre personnel je n’apprécie pas leurs films. Et cetera.

  • J.P.F.: Vous pensez que certains des accusés les plus fameux sont coupables?
  • O.M.: Oui, je pense que certains sont coupables, et d’autres innocents. Mais je ne m’occupe guère, en général, que de l’Affaire David Hamilton, parce que c’est la seule affaire que j’ai étudiée en profondeur, et pour laquelle j’ai des sources d’information originales, je veux dire des sources qui ne soient pas celles  de la presse – où les journaux se recopient les uns les autres et sont quelquefois les premiers à propager de fausses informations. Les autres affaires, je distingue entre celles où les accusés ont avoué, ou partiellement avoué; et celles où ils continuent à se déclarer innocents (ce fut le cas de David Hamilton). Sur deux ou trois affaires un peu moins médiatisées, enfin, j’ai des doutes.

  • J.P.F.: Vous avez parlé, hier, d’un cas très peu connu, celui d’un champion de boxe qui se trouve en  détention provisoire, en France, depuis deux ans.
  • O.M.: Oui, je trouve ça inquiétant. Imaginez un homme contre qui (un vrai scénario kafkaïen!) se trouverait en prison pour une accusation de viol, et imaginez que deux cents dames, ou deux mille, déposent ensuite une plainte contre lui. Que se passerait-il? Le temps qu’il y ait des enquêtes pour autant de plaintes, que ferait-on de cet homme? Il pourrait rester vingt ans en prison, en détention « préventive ». Or dans de nombreux cas, comme justement celui de ce champion de boxe, les plaintes pour viol se multiplient littéralement contre lui.

  • J.P.F.: Et donc?
  • O.M.: Et donc les violeurs et les violeurs en série devraient être condamnés. Mais on devrait aussi faire attention aux accusations en série. Surtout quand elles sont fausses. Ce n’est jamais le nombre des accusations qui démontre leur véracité.

  • J.P.F.: Et sur David Hamilton, du nouveau?
  • O.M. Après Le portrait de Dawn Dunlap, que Roland Jaccard vient de citer dans Causeur et sur son blog, et C’est David Hamilton qu’on assassine, je pense que mon David Hamilton suicidé… mais par qui? apporte beaucoup de nouveau, oui… Et je n’exclus pas de faire, dans l’avenir, un nouveau livre encore sur cette affaire. Pour l’instant, il faudrait que des intellectuels et des journaux, après avoir eu l’intelligence d’étudier sérieusement l’Affaire Hamilton, aient le courage de faire connaître mes conclusions. Qui sont des conclusions articulées et démontrables. Je suis ouvert à toute idée de conférence de presse ou de débat sur le sujet… Cela dit, je ne suis pas naïf. Les gens intelligents et courageux ne sont pas légion. Il y  a des gens qui vont lire mon livre. S’ils le lisent et qu’ensuite ils le mettent dans « l’Index » de leur bibliothèque, cela ne servira pas à grand-chose… Qui le lira et le comprendra, qui sera scandalisé et atterré par mes révélations et qui aura le courage d’en faire état, fera avancer la vérité. J’ai la certitude qu’un jour ou l’autre, cette vérité éclatera au sujet de la mort de David Hamilton. Mais aussi au sujet de la place prise par l’Affaire Hamilton dans la campagne planétaire du néo-féminisme misandre. Je suis prêt à contribuer à cette vérité. Tel est le but de mon livre. Comme je dis dans mon livre, et comme je le répète ici, pas de sac de plastique pour moi, merci.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

David Hamilton et les oiseaux de malheur

Publié le 6 février 2018 par defensededavidhamilton

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Beaumarchais aurait-il vraiment dû parler d’une hirondelle?

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« La calomnie » (Beaumarchais, Le Barbier de Séville)

Bazile :

La calomnie, monsieur !
J’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés.
Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien ; et nous avons ici des gens
d’une adresse !
D’abord un bruit léger, rasant le sol comme l’hirondelle avant l’orage pianissimo, murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné.
Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement.
Le mal est fait ; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis, tout à coup, je ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler,
s’enfler, grandir à vue d’œil.
Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.
Qui diable y résisterait ?

(Beaumarchais)

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Qui sont aujourd’hui les « oisifs d’une grande ville » ? Sinon la société dans son ensemble, entièrement branchée qu’elle est bien plus que sur la presse moribonde de ses propres partis pris, sur les media audio-visuels et Internet. Et de préférence, effectivement, ceux qui n’ont rien d’autre à faire que d’entretenir les rumeurs, les calomnies, les diffamations ; ça leur donne l’impression d’exister et de sortir de leur vie obscure et misérable. De l’isolement généralisé et dépossédé de tout, et en particulier de tout pouvoir de décision au sein du leurre « démocratique ». Hurler avec les loups, mais de préférence dominants. Ça ne coûte rien, ça ne risque aucunement. Confort intégral. Médiocrité patente. Sentiment riquiqui (qui sait ?!) de « faire l’Histoire ».  

Mais il ne faut pas oublier aussi, justement, ceux qui tiennent les commandes de la prétendue « opinion publique ». Il n’y a pas de calomnie sans visée politique, sans désir des puissants d’entretenir, toujours vers le bas et le sordide, les distractions populaires pour ne pas dire populacières et d’amener le peuple à adopter les buts (les lois par exemple), les préjugés, l’idéologie de la caste dirigeante. Même s’ils sont, en apparence ou réellement, bien loin des calomnies originelles.

Que sont devenus de nos jours le bouche à oreille, le téléphone arabe, les signaux de fumée?… Où se situe la Justice, la grandeur humaine, quand la masse des hommes à l’esprit malin se nourrit des contes de fées et des chasses aux sorcières toujours renouvelées, qui semblent indispensables à « l’avancée » des hommes ; des plus gros bobards sociétaux ou historiques qui soient, des mythes en tout genre et des religions (y compris la religion laïcarde).

J’ai connu en ma jeunesse l’époque de la chasse aux « gauchos », puis est venue celle de la chasse aux « fachos » qui semble ne jamais finir ; et je connaîtrai même la chasse à l’homme, la chasse au mâle. Pas de répit, il faut toujours des « têtes de Turc » et des victimes expiatoires. Sans fin aucune. Du Bien et du Mal du moment, en toute dichotomie, réels ou fantasmés. Des oiseaux de mauvais augure, des diables et diablotins, et des démons ;  même dans notre société française si fortement déconfessionnalisée.

Tristesse de constater que l’hyper-technologisme ne change rien à la nature humaine, rien à rien aux mentalités qui ne progressent aucunement, si ce n’est dans la forme, ou en les amplifiant, mais pas sur le fond.

Jean-Pierre Fleury.

Maître Glock, avocate, dénonce « une justice à la Flavie Flament »

Publié le 5 février 2018 par defensededavidhamilton

 

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Ozkan Kuyruk est un champion de boxe. Il a été accusé par dix femmes de Vandœuvre de « viols » et « d’agressions sexuelles ».

Je ne connais pas le dossier et, n’étant pas Marlène Schiappa, je ne commente pas les affaires en cours et dont j’ignore tout.

Cela dit, voilà un homme qui a  droit – lui aussi – à la présomption d’innocence. Et qui fait remarquer ce qui suit : « Cela fait 24 mois que je suis en détention. Cela devient très difficile. Mon enfant est privé d’un père. C’est ce qui est le plus dur à vivre au quotidien ».

Ozkan Kuyruk est  détenu depuis le 22 janvier 2016. Cela fait donc deux ans…  « La durée de sa détention provisoire est énorme, excessive », a ajouté son avocate, Me Liliane Glock.

C’est qu’elles sont dix, maintenant, les dames qui accusent Ozkan Kuyruk. Il affirme quant à lui avoir eu des relations sexuelles consenties, ou nie les faits qui lui sont reprochés.

« Considérer le nombre de victimes comme une preuve contre mon client est une vision de la justice à la Flavie Flament, c’est une idée de présentatrice télé, pas de magistrat », a fait noter Me Glock.

C’est ici:

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/02/02/serial-lover-ou-serial-violeur

La juge d’instruction prévoit encore… un minimum (!) de dix mois d’investigations.

Et cet homme reste en détention…

Les députés français ont-ils vraiment lu la consternante Consolation de Flavie Flament?

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Flavie Flament a déclaré (en 2016) avoir été « violée  » par David Hamilton. Un viol présumé, donc.

Son traumatisme n’est pas décelable sur ses photographies d’alors. Il ne doit pas avoir été noté non plus, suppose-t-on, par sa famille et par les amis de sa famille.

L’agressée de l’ascenseur

A l’âge de quatorze ans (c’était en mars 1989 à Tahiti), elle aurait été « agressée » dans un ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, et l’on serait curieux de savoir ce qu’ont à en dire les adultes (dont sa mère) qui se trouvaient là-bas en sa compagnie. « Agression » supposée. Le présumé coupable de « l’agression », après avoir essayé de la bloquer dans l’ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, serait sorti de cet ascenseur.  Pas de caméras? pas de personnel de  surveillance? pas de bureau de direction auquel se plaindre? Bonne pub pour ces hôtels, au fait… L’agresseur présumé aurait donc disparu à jamais… Est-ce que les députés français, qui invitent Madame Flament à disserter en leur noble assemblée, ont lu La Consolation?

OK âge tendre

A l’âge de 14 ans, elle a « initié la carrière sentimentale » de Thomas Darlet, fils des responsables du magazine « OK! Age tendre » (sic), responsables qui s’appelaient Bernard Darlet et Magda Tobaly et leurs rencontres avaient lieu dans les locaux mêmes d’OK! Age tendre. C’est Thomas Darlet qui l’a écrit dans son unique petit bouquin, qui lui a même valu d’être invité par Flament sur RTL.

Quand une fille de treize-quatorze ans « craquait littéralement »

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament disait publiquement (dans OK! Age tendre) avoir « littéralement » (sic) « craqué » (sic) pour Phil Barney, une petite vedette d’alors dont la chansonnette la plus fameuse  racontait l’histoire d’un veuf qui perd sa femme dans l’accouchement de cette dernière (heureusement, ce n’était qu’une chanson, car Phil Barney n’était pas veuf).

Le méchant monsieur de banlieue

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament couchait avec un méchant « monsieur de banlieue » (qui habitait dans une banlieue bourgeoise, près d’une forêt et d’une station de RER, informations tirées de La Consolation), et qui avait un « parfum de veuf » (sic dixit Flavie Flament, qui écoutait peut-être alors la chansonnette de Phil Barney, chose fort probable à mon avis puisqu’elle avait rencontré Phil Barney à OK! Age tendre, comme elle le racontait elle-même dans les colonnes de ce magazine).

La pénétration dans les latrines d’un train

A l’âge de 15 ans, Flavie Flament déclare (La Consolation, 2016) avoir poursuivi dans les toilettes d’un train un garçon plus âgé qui lui plaisait, et dont elle avait également compris qu’elle lui plaisait, l’avoir enlacé et lui avoir fait un smack… Qu’a dû comprendre ce garçon à qui une fille faisait un smack juste avant de le pourchasser dans les toilettes d’un train et de l’enlacer? Flavie Flament, toujours dans la Consternation (pardon, La Consolation) affirme que le garçon du train l’a « pénétrée ». Ici encore, aucune preuve. Parole de Flavie, parole d’Evangile?

Chain, une si vieille connaissance

A l’âge de 16 ans, vers 1989-1990, Flavie Lecanu fréquentait déjà Emmanuel Chain (un admirateur de Macron), qui fut son amant plus tard (on m’a dit que la rupture fut houleuse) et qui est l’un des producteurs du film La Consolation (téléfilm diffusé devant quelques sénateurs français, récemment: combien de ces sénateurs étaient-ils au courant des antiques relations entre Chain et Flament?)…

Les baffes insoutenables

A l’âge de 16 ans elle a rencontré son mari, qui avait le double de son âge.
Et tout ça c’était avant Castaldi, Quatrefages (d’où autres accusations de viol conjugal et de « baffes insoutenables » qui ont été le sujet de son premier « roman », Les Chardons).

Il reste une vraie question. La voici.

Flavie Flament a accusé David Hamilton de « viol » dans La Consolation, puis un petit histrion  a insulté ignominieusement, à la téloche, un des plus grands photographes du vingtième siècle.

Dans son livre, La Consolation, Flavie Flament accuse aussi un homme qui selon elle était « quadragénaire  » (en vérité, rafraîchissons les mémoires, il venait de dépasser la trentaine), qui habitait dans la « banlieue » (elle le répète cinq ou six fois dans tout son livre), et qui en 1989 était « une petite célébrité » de l’époque.

Elle dit que cet homme a couché avec elle pendant un an environ, en profitant de la faiblesse d’une mineure qui, à l’époque, avait quatorze ans. Quatorze ans, voilà qui ne devrait pas plaire à Marlène Schiappa.

Cet homme « quadragénaire » qui habitait dans la « banlieue », révèle Flavie Flament dans La Consolation, et aussi dans quelques interviews, lui faisait subir un « calvaire ». Le mot « calvaire » est employé par Flament dans La Consolation.

Le méchant monsieur de banlieue ne mettait pas de préservatif, en outre, comme on le déduit facilement du fait (décrit dans la Consolation) qu’il lui éjaculait dedans et que quand il se retirait le sperme coulait du vagin de la fille de quatorze ans, dont le méchant monsieur « connaissait l’âge » (comme le déplore Flavie Flament).

Par conséquent, les députés invitent à s’exprimer devant eux une femme qui, par un roman et par des interviews, a déclaré qu’un homme beaucoup plus âgé qu’elle, en 1989, alors qu’elle avait quatorze ans, lui faisait subir un « calvaire » et lui éjaculait dedans sans préservatif (et en pleine époque du Sida donc), en profitant d’une situation de faiblesse de cette fillette de quatorze ans.

On s’attend donc à ce que, dès que le délai de prescription des crimes sexuels contre mineurs aura été allongé, Flavie Flament porte plainte contre le méchant « monsieur de banlieue » qui connaissait son âge, lui faisait subir un calvaire et couchait pendant un an, sans préservatif, avec une fillette de quatorze ans.

Cette fois, en ce qui concerne le méchant et si mystérieux « monsieur de banlieue », il ne semble plus que Flavie ait été frappée « d’amnésie traumatique ».

Mais peut-être Flament nous dira-t-elle que c’est un « roman »? Très bien, mais est-ce que La Consolation peut être un « roman » quand il s’agit du méchant monsieur de banlieue, et un « témoignage » quand il s’agit de David Hamilton?

Et de deux choses l’une: ou bien les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils n’ont pas lu la consternante Consolation, mais qui est pourtant présentée comme « spécialiste » du « viol ».

Ou alors, les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils ont lu ladite consternante Consolation.

Et on ne sait pas, de ces deux hypothèses, laquelle est la plus inquiétante…

« La Consolation » est une vraie consternation, oui.

Je voudrais revenir encore un peu sur l’état délirant de la « démocratie » en France, actuellement, qui invite au sein de l’Assemblée nationale (à croire qu’elle est peuplée d’un nombre notable de notables « idiots » – du latin idiota, ignorant, sans instruction – quand ce n’est pas de roublards qui sont les premiers à enfreindre les lois qu’ils ont votées ou qui ont été votées par des prédécesseurs), qui invite donc Flavie Flament désignée par la caste médiatico-politique comme « spécialiste », que dis-je, comme docteur honoris causa du viol, ou plus précisément du pluriviol ou multiviol.

Il est vrai qu’à l’écouter, les viols, elle en a connu à foison, je pense même qu’à chaque fois qu’elle a eu, en sa jeunesse, en son OK! âge tendre, des rapports sexuels, ou qu’elle a eu à se dévêtir peu ou prou devant un photographe, elle a subi un véritable « calvaire ». Pourquoi donc continuait-elle, dès lors, à illustrer la couverture des magazines?!

Son livre La Consolation (qu’il vaudrait mieux appeler la Consternation) en est farci pratiquement une page sur deux. Il n’y a que le sexe qui a jamais retenu la « pensée » flamentienne. De récents articles sur le blog « En défense de David Hamilton », et aussi sur le mien, ont rappelé certaines de ses mésaventures malencontreuses dont elle impute la faute à sa maman (sa mère qui, aux yeux de Flavie, serait quasiment responsable du péché originel). Puisque, rappelons-le, selon Flavie Flament sa maman serait une mère maquerelle ou une entremetteuse…! 

Pourtant, ce ne peut certainement pas être la faute à Maman si elle, Flavie, a été (selon ce qu’elle raconte) « pénétrée » dans les toilettes d’un train. Ou si elle a couché avec un certain Hari. Ou si elle a épousé Bernard Flament, été l’amante d’Emmanuel Chain (le producteur de « La Consolation », qu’elle connaissait depuis 1988 à l’âge de 14 ans!), épousé Benjamin Castaldi, vécu à la colle avec Pierre Quatrefages tout ça pour finir, pardon pour continuer par l’actuel, Vladimir Pachkevitch. 

La Consolation n’est pas seulement la fable d’un ou plusieurs viols, c’est un constat de vingt-cinq ans environ d’échecs de vie dite amoureuse. Il ne faut pas prendre le lecteur pour plus bête qu’il n’est. On sait lire entre les lignes.

***

Qui convainc donc les députés afin qu’il reçoivent en leur sein quelqu’une qui continue à affirmer (alors que la chose n’est nullement prouvable, encore moins prouvée)  qu’elle aurait été « violée » par David Hamilton?

1 – Alors même que ce pauvre homme, j’entends par là David Hamilton, ce génie de la photographie n’a jamais été condamné à quoi que ce soit, de toute sa vie ; et que la mort éteint l’action publique ; oui, Flavie Flament continue de dire, et cela sans que personne ne la reprenne, pas même à l’Assemblée, nationale : « J’ai été violée lorsque j’avais 13 ans par David Hamilton » ; c’est un harcèlement sans fin, une rage et une haine malades à l’encontre de David Hamilton et de sa propre mère, mais personne ne semble ou n’ose y dénoncer quelque anomalie mentale ; faut-il déterrer le cadavre de David Hamilton pour le brûler ou le pendre en place publique, pour enfin espérer calmer Flavie Flament ? Quel obscurantisme !

À ce compte n’importe qui (femme ou homme) peut déclarer « j’ai été violé » (le mode indicatif est celui de la certitude)  par untel ou unetelle ; j’ai même appris qu’il y a des gens qui demandent que l’administration de la preuve de non-viol incombe à l’accusé ! Là, on sort de l’État de droit pour entrer dans l’arbitraire et la « justice » propre à la jungle ou au Far-West. Et pourquoi pas la torture ? La castration tant qu’on y est?

2 – Alors même que Flavie Flament a diffamé David Hamilton (et qu’elle l’a insulté par l’intermédiaire d’Ardisson) de son vivant et continue de le faire ; et qu’elle l’a poussé (elle et toute une bande complice) au suicide. Seule la Justice devrait rendre la justice et faire appliquer des peines, or à ce que je sache la peine de mort a été (fort heureusement) abolie en France ;

3 – Alors même enfin, que Flavie Flament est visiblement (lisez La Consternation, pardon La Consolation) sérieusement malade mentalement ; et que son « psy » semble bien peu capable d’arranger les choses. En attendant, qui rendra justice et hommage à David Hamilton, si ce n’est quelques intellectuels courageux et isolés comme Olivier Mathieu et Roland Jaccard (pour n’en citer que deux mais il n’y en a pas beaucoup d’autres)? Qui prendra en compte le désarroi profond d’une femme (Catherine Lecanu, sa mère probablement désemparée devant un tel désastre)?

***

Un récent article du blog « En Défense de David Hamilton » a évoqué l’épisode de latrines ferroviaires dont se plaignit Flament chez Ardisson.

Je voudrais ajouter en complément quelques mots sur le contexte. Cette aventure de la série des « viols » flamentiques illustre à merveille ce que certaines illuminées dénommeraient, il paraît, « le viol par distraction » !

C’est lors d’un départ en « colo » (voir le chapitre de La Consolation au titre : WC ; pp. 141 et ss.) que « l’incident » du train arrive.

Poupette a quinze ans et son prochain violeur dix-sept ans environ. Lui est « le plus beau du wagon » (p.142), quant à elle : « Il y a des filles super jolies dans le groupe, mais il ne semble voir qu’elle. Ça lui fait chaud au cœur. » 

Enfin, elle ne sait pas ce qui lui est arrivé, cette âme innocente et vierge de toute mauvaise ou arrière-pensée ; ce frêle oisel virginal tout juste sorti du nid… Enfin presque : à l’époque, Flavie Flament a déjà squatté le lit du quarantenaire de banlieue « veuf » (voir de précédents articles), bien que dans le livre l’ordre chronologique soit inversé, on comprend pourquoi (son âge à elle, quatorze-quinze ans n’est indiqué nulle part, sauf erreur). 

Il lui a fait un smack alors elle le poursuit en rigolant […] Elle est légère, Poupette. […] Elle n’a pas réalisé qu’il allait aux toilettes et, surtout, elle veut seulement lui montrer que c’est rigolo et qu’ils vont bien se marrer ensemble pendant toute la semaine. Elle pousse la porte des WC et se jette dans ses bras. Ça l’a pris comme ça. Ça aurait pu être entre deux compartiments, il se trouve juste qu’il entrait dans les toilettes… Elle est tellement contente ! (pp. 142-43)

Et donc, on en arrive au dénouement prévisible :

Elle se fige. […] Elle a dû faire ou dire une connerie, c’est sûr. Ça lui a fait mal. Elle n’a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Elle n’a pas réussi à réagir. Elle a écarquillé les yeux quand il l’a pénétrée. […] Alors, elle s’est vue dans le miroir crasseux des chiottes du train de nuit Paris-Moutiers […] Elle n’a rien dit. Elle a pensé qu’elle avait dû faire quelque chose de mal. Puis elle a attendu que cela se passe. Il l’a prise. Visiblement, il y avait méprise. (pp. 143 à 45)

Pauvre Poupette encore victime d’un malentendu.

Inutile d’allonger les citations.

Et c’est cette dame qui va disserter à l’Assemblée nationale?

La France est donc tombée à ce point?…

Jean-Pierre Fleury

2018, magma terminal: le néo-dogme du viol perpétuel ?

Publié le 4 février 2018 par defensededavidhamilton

 

***

Il existe dans la religion chrétienne, parmi ses dogmes, celui de la virginité perpétuelle de Marie (elle est dite « toujours vierge »). Selon cette doctrine, Marie mère de Jésus est restée vierge avant, pendant et après cette naissance, et plus exactement depuis sa naissance (naissance de Marie dite « d’immaculée conception ») jusqu’à sa propre mort.

Est-ce que le néo-féminisme ne ressemble pas, au moins quelquefois, à une nouvelle doctrine, celle des « toujours violées »? Aujourd’hui – notamment aux Etats-Unis ou en France, suite à la campagne de néo-féminisme planétaire actuelle – il me semble parfois que l’on est  en train d’entrer dans l’ère d’une doctrine qui ne sera plus celle de la virginité perpétuelle, mais du viol perpétuel. Il ne se passe guère une journée sans que ne soit lancée une nouvelle accusation de viol à l’encontre de tel ou tel personnage jusqu’ici fameux et largement apprécié. Je ne me prononce pas ici (notons-le) sur la culpabilité judiciaire éventuelle de tel ou tel. Les affaires Weinstein, Polanski, Allen, Darmanin, Ramadan, et tant d’autres encore, ne se ressemblent pas. Certains ont sans doute commis des fautes, d’autres pas. Les « juges » portent ce nom parce que ce sont eux qui doivent en juger. Mais ces affaires ont un seul et unique dénominateur commun: les accusés sont tous des hommes et ils sont tous accusés de harcèlement sexuel, et / ou de viol.

Selon les docteurs de l’Eglise, Marie est non seulement censée avoir prononcé des voeux de chasteté, mais aussi les avoir respectés. Fort bien. L’une des questions que je me pose – aujourd’hui –  est la suivante, par exemple : pourquoi tant d’actrices ont-elles suivi des producteurs (ou des acteurs) de cinoche, à les en croire, dans des chambres d’hôtel?

Il y a un lien avec la doctrine chrétienne:  pourquoi au juste Marie, née de l’immaculée conception et qui a en outre prononcé des voeux de virginité éternelle,  se fiance-t-elle? Cela signifiait pour Joseph, si l’on comprend bien: ceinture! Cette vision, commune aux catholiques et aux orthodoxes, symbolise de façon nette le refus du sexe et l’apologie de l’abstinence (même si dans les Églises protestantes, on insiste seulement sur l’idée que Marie était vierge avant la naissance de Jésus).

Où est la logique, de même, en suivant dans leurs chambres d’hôtel des producteurs de cinéma? Je demande ce qui suit: y a-t-il ou pas une sorte de filiation, fût-elle inconsciente, entre le christianisme  et… Hollywood? Dans quelle mesure y a-t-il un lien entre – d’une part  – l’admiration affichée des chrétiens pour la virginité, et – d’autre part – les accusations de viol (dont l’éventuelle véracité devra être établie, une par une, et ce sera un long travail) qui s’accumulent aujourd’hui? Le violeur, en effet, suscite la répulsion parce qu’il vole une virginité. Cette répulsion est légitime, mais voilà aussi la raison pour laquelle des accusations de viol, quand elles sont fausses, devraient provoquer exactement autant de répulsion.

Est-ce que, même dans la société largement laïcisée d’aujourd’hui, ne règne pas une sexophobie manifeste? Est-ce que certaines féministes ne dissimulent pas au fond de leur âme une nostalgie enracinée de la virginité immaculée de Marie?

Au fond, on est passé d’une civilisation chrétienne où le sexe, c’était mal (la virginité de Marie était donnée en exemple) à de brèves époques « progressistes » ou censées être progressistes (voir les années 1970) où des femmes luttaient contre la virginité obligatoire imposée par des réactionnaires plus ou moins hypocrites. La femme qui n’arrivait pas vierge au mariage était, alors, dans l’esprit de beaucoup, une « salope ». La défloration était vue par beaucoup de progressistes et de féministes comme une transgression et / ou une libération.

Aujourd’hui qu’il n’y a pratiquement plus ni réacs ni progressistes, mais une masse indistincte, une sorte de magma qui n’est plus originel (et que j’appellerais plutôt, alors, le magma terminal), on voit des actrices qui, bien que s’étant généralement exposées nues dans cent films ou sur mille couvertures de revues, voire ayant été féministes hier ou se prétendant féministes aujourd’hui, semblent revenir aux dogmes et aux doctrines de la chrétienne virginité perpétuelle.

Car si on les a « violées », comme elles l’affirment, si par dizaines elles ont par exemple été contraintes à des « fellations forcées », alors ce ne sont pas des « salopes » (comme se définissaient polémiquement les féministes d’il y a encore vingt ou trente ans). Les « salauds », ce sont les mâles abhorrés!

La tradition chrétienne (et pas seulement chrétienne) relative à la virginité de Marie est ce qu’on appelle un théologoumène,  une affirmation théologique présentée comme un fait historique d’une réalité qui n’est pourtant saisissable que dans la foi.

Dans la société contemporaine, je dis alors que la tradition néo-féministe qui est en train de naître, relative au viol des actrices ou des starlettes, est ce qu’on appellera peut-être un jour prochain un « médiagoumène »,  j’entends par ce néologisme une « chose discutée au point de vue massmediatique », en bref des allégations médiatiques présentées comme des faits historiques d’une réalité qui, avant même d’être établie judiciairement,  doit d’abord être saisissable dans la foi aveugle des masses à l’égard des prédicateurs-lyncheurs  télévisés…

« Le Puissant fit pour moi de grandes choses : désormais toutes les générations me diront bienheureuse », dit Marie après la révélation de sa virginité (Luc 1). Combien de néo-féministes ne semblent-elles pas espérer, aujourd’hui, qu’on les appelle « malheureuses » pour l’éternité?

Au fond, ne voudraient-elles pas prolonger le délai de prescription non pas de seulement dix petites années, mais pour l’éternité? Pour que « toutes les générations » (Luc 1) les disent malheureuses?

Quoi qu’il en soit, la société moderne et hypertechnologique est aussi celle où des chirurgiens reconstituent des hymens. Au fond, c’est une société privée de tout sens du sacré (mais où ne naît plus aucune beauté « profane »), une société laïque ou laïcisée mais où de vieux archétypes religieux et castrateurs restent profondément enracinés. Le progressisme même, très souvent, l’archéo-féminisme et le néo-féminisme n’ont guère été que les épigones des pires conceptions religieuses et réactionnaires. On passe d’époques dites réactionnaires à des époques dites progressistes, mais les idoles et les dogmes demeurent rigoureusement les mêmes.

Et voilà comment on est en quelque sorte passé, des photographies progressistes du réactionnaire David Hamilton, à la régression du néo-féminisme.

On est loin hélas d’un monde idéal – un monde d’art, un monde de beauté – où les hommes et les femmes cesseraient de se faire la guerre des sexes, et qui serait aussi, on s’en réjouirait, un monde sans viols.

Au fait, qui sera la néo-Vierge des néo-féministes?