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LA MEUTE PARODIQUE

C’est en préface à son livre La Meute (édition du Sablier, 1927) qu’Alphonse de Châteaubriant disait fort justement :

« Les hommes naissent comme la société les fait naître […] ; entre les mœurs et les hommes, il n’y a pas d’intervalle qui permette d’attribuer aux seconds une existence originelle indépendante des premiers ; et les mœurs d’aujourd’hui ont perdu tout leur antique savoir dans l’œuvre de création des cœurs et des tempéraments propres à ces êtres [les aristocrates ruraux] si particulièrement bâtis. […] la société, en évoluant, a créé de nouvelles fatalités qui ne permettent plus à ces âmes originales de se former et d’agir librement ».

De nos jours si « ces âmes originales », ces aristocrates ruraux, ont disparu dans la tourmente pseudo-démocratique bourgeoise, alors j’appliquerai cette citation aux êtres humains hors du commun, du temps et des lieux que sont les derniers poètes, derniers artistes, derniers romantiques, les rêveurs ou « rêvasseurs bardiques » comme disait Céline, les inconnus en marge de la vie courante et commune et autres inactuels dinosaures des lettres. Et pour demeurer dans notre sujet, à David Hamilton lui-même et tous les gens de sa valeur et de sa trempe. Les êtres rares, de qualité et de talent.

La meute a la particularité de posséder un esprit. Autrement dit, l’esprit de meute c’est un peu comme l’esprit d’équipe tel que le définissait Coluche. « C’est des mecs qui sont une équipe et ils ont un esprit ! Un seul pour tous, alors ils partagent ! » Ce que Coluche laissait entendre est que cet esprit était doublement commun : esprit de troupeau et esprit vulgaire.

C’est ce lourd monceau de vulgarité courte de pensée, tant médiatique que populacière, que dut subir pendant deux mois David Hamilton avant de lâcher prise, ou avant qu’on ne lui fasse lâcher prise. C’est bien pourquoi je pense le retrouver en grande partie ici, dans ce texte (qui ne tire pas à la ligne sans arrêt et sans raison comme dans l’original) que j’ai recopié quasi à l’identique:

En fuyant, Il a signé son arrêt de mort. Elle a lâché les chiens. Des chiens de sang. Les roquets. Des clébards sans collier.

Un sifflement, une plaie, du sang qui coule et les babines qui se retroussent.

Des « sans race », des « bâtards », des « sans famille ». Qui ont trouvé leur maître. À coups de biftons et d’os à ronger.

Et maintenant, de la chair défraîchie et meurtrie : Lui.

Il a voulu tourner le dos à la souffrance. Ne jamais tourner le dos. Il aurait pourtant dû le savoir…

Cruelle, avide, insatiable, la meute est à ses trousses.

La meute est simpliste. Elle se forme dans le dessein de tuer et d’anéantir, peu importe les coups bas et les trahisons fratricides. Les clébards ne font plus qu’un. Les « sans collier » se font monstre.

Il faut le détruire. Le réduire au silence. Lui casser les genoux. Partir, oui. Mais brisé. Mordre avant qu’il ne parle. Le faire saigner avant que l’envie de parler ne le pique. Le museler à coups d’angoisses. Et d’emmerdes.

L’occuper. Le terroriser. L’empêcher de l’ouvrir. L’empêcher de tout faire exploser.

Il ne sait rien d’eux. Ignore encore tout des relations sectaires. Il ne les a pas vu agir, opérer, se comporter. Il ne peut les diviser, les pulvériser. Il n’a aucun dossier. Et pourtant très bonne mémoire…

Alors la meute bave, dégueule, calomnie et invente. Les chiens orientent et donnent le ton. Les clébards racontent l’histoire. L’histoire qui n’est pas la leur. Le meurtrissent au fer chaud d’actes et de mœurs imaginaires.

Il se refuse à une telle bassesse, une telle vulgarité. Il reste paralysé et muet face à l’efficacité du lynchage.

Ils sont plus nombreux. Alors Il n’accepte pas son nouveau statut de coupable et reçoit les pierres en bronchant.

Il le sait. Il ne pourra jamais se laver d’eux. Jusqu’au bout, ils vont l’encrasser. L’enduire de leurs mensonges et étaler leur vice sur ses élans de liberté. Jusqu’au bout. De leur énergie…

Il voulait juste la paix. La paix. Ne pas se retourner et avancer. Alors Il s’est fait une promesse et il la tiendra.

Les morts de fatigue te saluent bien bas.

Ce texte qui n’est pas mien, où « Elle » de l’original est devenu »Il », et réciproquement, où des accords grammaticaux ont été nécessairement revus, où quelques rares mots ont été remplacés par leur antonyme, où de rares expressions négatives ont été positivées, où à l’origine, la chair n’est pas encore totalement défraîchie, où la meute est dite « complexe », où « l’héroïne » se complaît à accepter son statut de coupable (je ne sais de quoi d’ailleurs, elle n’avait pas encore diffamé et poussé au « suicide » David Hamilton), est d’une certaine Flavie Flament ; soit 95% au moins du chapitre 15, titré « La Meute », du livre Les Chardons (Éditions du Cherche-Midi, Paris, juin 2011 ; pages 157 à 160).

À bon entendeur, salut !

***

Le chapitre 15 d’origine, in extenso :

La meute.
En fuyant, Elle a signé son arrêt de mort. Il a lâché les chiens. Des chiens de sang. Les roquets. Des clébards sans collier.
Un sifflement, une plaie, du sang qui coule et les babines qui se retroussent.
Des « sans race », des « bâtards », des « sans famille ». Qui ont trouvé leur maître. À coups de biftons et d’os à ronger.
Et maintenant, de la chair fraîche et meurtrie : Elle.
Elle a voulu tourner le dos à la souffrance. Ne jamais tourner le dos. Elle aurait pourtant dû le savoir…
Cruelle, avide, insatiable, la meute est à ses trousses.
La meute est complexe. Elle se forme dans le dessein de tuer et d’anéantir, peu importe les coups bas et les trahisons fratricides. Les clébards ne font plus qu’un. Les « sans collier » se font monstre.
Il faut la détruire. La réduire au silence. Lui casser les genoux. Partir, oui. Mais brisée. Mordre avant qu’elle ne parle. La faire saigner avant que l’envie de parler ne la pique. La museler à coups d’angoisses. Et d’emmerdes.
L’occuper. La terroriser. L’empêcher de l’ouvrir. L’empêcher de tout faire exploser.
Elle sait tout d’eux. N’ignore désormais plus rien des relations sectaires. Elle les a vu agir, opérer, se comporter. Elle peut les diviser, les pulvériser. Elle a tous les dossiers. Et une très bonne mémoire…
Alors la meute bave, dégueule, calomnie et invente. Les chiens orientent et donnent le ton. Les clébards racontent l’histoire. L’histoire qui n’est pas la leur. La meurtrissent au fer chaud d’actes et de mœurs imaginaires.
Elle se refuse à une telle bassesse, une telle vulgarité. Elle reste paralysée et muette face à l’efficacité du lynchage.
Ils sont plus nombreux. Alors Elle accepte son nouveau statut de coupable et reçoit les pierres sans broncher.
Elle le sait. Elle ne pourra jamais se laver d’eux. Jusqu’au bout, ils vont l’encrasser. L’enduire de leurs mensonges et étaler leur vice sur ses élans de liberté. Jusqu’au bout. De leur énergie…
Elle voulait juste la paix. La paix. Ne pas se retourner et avancer. Alors Elle s’est fait une promesse et Elle la tiendra.
Les morts de fatigue te saluent bien bas.

Regrettez-vous le temps des lascives nymphes vigniennes?

Des députés proposent de créer « l’outrage sexiste et sexuel ».

Cest ici, par exemple : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/des-d%C3%A9put%C3%A9s-proposent-de-cr%C3%A9er-loutrage-sexiste-et-sexuel/ar-BBJGJOn?li=BBoJvSH&ocid=mailsignout

Questions :

1 – Est-ce que cette loi sera applicable aux femmes également ?

Autrement dit n’est-ce pas une loi sexiste ?

2 – Est-ce que des tenues féminines dites indécentes (sur les plages en particulier), des attitudes provocantes voire provocatrices jusque dans les églises (exemple, les Femens) relèvent de l’outrage sexiste et sexuel ?

3 – Est-ce que les allumeuses, aguicheuses, séductrices (quel homme n’en n’a jamais connu ou subi ?), celles de préférence qui s’empressent de jouer à l’indignée, et qui seraient très certainement les premières à crier au viol (j’en ai connu plus d’une, tout au long de ma vie, dans tous les milieux, dont la perversion était assez prononcée) relèvent de l’outrage sexiste et sexuel ?

4 – Est-ce que l’on ne pourrait pas imposer le tchador à toutes les femmes ? Ou la burqa ? Interdire la coquetterie, le maquillage, etc? Comme disait autrefois Coluche…

Alors que maintenant y a des gonzesses en plus, c’est des libérées tout ça… zzz…

Alors t’as des gonzesses qu’arrivent en minijupes, le genre : – « J’avais plein air, je me suis habillée comme ça. » Ben, heu ! Tu la regardes, t’as des yeux ébouriffés, tout ça. T’es prêt à lui grimper aux rideaux ! Ben heu ! La gonzesse, rien qu’avec les yeux elle t’arrache ta chemise…

Hé hé hé, et puis tu peux pas y toucher ! T’es là, planté avec ton slip « couilles croisées de Playtex « . Tu vois ? Et tu peux pas bouger là, sans compter que ça tasse hein ? ça tasse…

Sketch : « Si j’ai bien tout lu Freud (de la main gauche, donc) »

Jolie confluence réactionnaire entre les féministes malades et délirantes — « progressistes », « modernistes », « antifascistes » ou hystériques (généralement lesbiennes, en ce qui concerne ces dernières) et autres « mal-baisés » (pour citer David Hamilton) — et les machos de l’intégrisme religieux tant islamiste que talmudiste, chrétien ou même laïcard…

Notre époque a semble-t-il dépassé le stade de l’inversion du réel, pour atteindre à la confusion même des antagonismes et des extrêmes, dans un confusionnisme réactionnaire allant jusqu’à nier que l’homme est à la fois nature (ni bien, ni mal en soi) et culture (ni bien ni mal non plus, en soi), et qu’à la base même de « l’attraction passionnée » entre les sexes, comme disait Fourier, il y a tout simplement l’instinct naturel animal.

Cet instinct naturel que les plus extrémistes voudraient voir disparaître, du moins en idée, d’une société constituée d’hybrides conventionnellement androgynes (le « genre ») tout en instaurant, contradictoirement, une société des femmes dégagée par la biotechnologie de la reproduction sexuelle, tolérant peut-être de rares hommes-étalons et une masse masculine de castrés, émasculés ou asexués.

Alfred de Musset (in Rolla, 1833) interrogeait déjà :

Regrettez-vous le temps où les nymphes lascives

Ondoyaient au soleil parmi les fleurs des eaux,

Et d’un éclat de rire agaçaient sur les rives

Les faunes indolents couchés dans les roseaux ?

Si vous répondez « oui », vous êtes bon pour l’outrage sexiste et sexuel.

Jusqu’où s’arrêteront-ils ?

 

Majorité sexuelle: le droit auconien régnera-t-il bientôt en macronerie?

***

Contre tous les rapports… le rapport Auconie!

Le débat actuel autour de la « majorité sexuelle » me semble absurde, à plus d’un point de vue.

Il n’existe pas en France de majorité sexuelle. On parle beaucoup de l’âge à partir duquel un mineur pourrait avoir un rapport sexuel consenti avec une personne majeure, sans que celle-ci ne commette une « infraction pénale ». Mais j’avoue qu’il m’échappe où et quand cette supposée « majorité sexuelle » serait fixée à 15 ans. Cette majorité sexuelle me semble, à moi, déduite de diverses règles de droit pénal, mais non pas émaner d’une loi positive. Aucune loi – en tout cas à ma connaissance – ne dispose qu’il existerait une « majorité sexuelle ». Une relation – même consentie – entre un mineur de plus de 15 ans et un majeur constitue une infraction pénale (de la part du majeur).

Une relation consentie entre un adulte de 18 ou de 19 ans (s’il a « autorité », même un animateur de 17 ans – !!!!!! – de colonie de vacances) et un mineur de plus de 15 ans est une infraction pénale répréhensible.

Là où l’on s’enfonce dans l’absurde, c’est  quand il s’agit de relations sexuelles y compris entre mineurs. Veut-on interdire aussi les relations sexuelles entre mineurs consentants?… En tout cas, sur ce sujet, le code pénal est muet!

En d’autres termes: une relation sexuelle consentie entre un mineur de 16 ans et un mineur de 13 ans n’est nullement interdite par la loi.

J’en conclus qu’un garçon de 15 ans, en France, a le droit de coucher avec une fille consentante de 12 ans, qu’il a le droit de coucher avec elle quand il aura 16 ans et elle 13, qu’il a le droit de coucher avec elle quand il aura 17 ans et elle 14, mais que… lorsqu’il atteindra l’âge de 18 ans, il n’aura plus (après avoir couché avec elle pendant trois ou quatre ans) le droit de coucher avec elle… et deviendra un criminel.  Il lui faudra attendre que sa copine atteigne l’âge de la « majorité sexuelle » décrétée, en Macronerie, par les députées (sic) Auconie et autres.

Parce que voilà, la députée (sic) Auconie et ses collègues du Parlement veulent fixer un âge de « majorité sexuelle ». Certains proposent 15 ans, d’autres 13. On espère que personne ne va suggérer 18…

Très rares en effet ceux qui ont l’intelligence de noter qu’en vérité, il faudrait juger au cas par cas, puisque l’histoire de l’un n’est pas l’histoire d’un autre et que, d’un individu à un autre, la maturité est diverse.

Imaginons en tout cas qu’en 2018 on fixe l’âge de la « majorité sexuelle » à 15 ans. Une telle décision serait-elle rétroactive? En d’autres termes, si en 2018 un garçon de 17 ans couche (en toute légalité, dès lors que la loi ne l’interdit pas; et de façon consentie) avec une mineure de, par exemple, treize ans (quatre ans d’écart entre eux), si la loi est votée il va passer en deux coups de cuiller à pot de la relation consentie au tribunal. Et ça va être ceinture pendant deux ans!

Je serais curieux de savoir ce que les mineurs en pensent. Je serais curieux de savoir si le fait de fixer administrativement, législativement, un âge de « majorité sexuelle » pour tous, est réellement une bonne chose pour les mineurs.

Je voudrais surtout espérer que ces décisions gouvernementales, qui prétendent de la sorte légiférer dans la sphère de l’individuel et dans l’intime, conduisent effectivement à une diminution (et non pas à une augmentation, ce qui serait un comble) des viols.

La mission d’information de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes a rendu ses « conclusions » sur la lutte contre le viol. Marie-Pierre Rixain est la présidente de la Délégation; et Sophie Auconie est le co-auteur du rapport.

Et, au moins, Madame Auconie et les co-rapporteurs du rapport sont clairs. Elles « veulent » que figure clairement dans la nouvelle loi « l’interdit d’une relation sexuelle entre un majeur et un mineur. »

Combien de temps, au train où vont les choses, faudra-t-il pour que quelqu’un propose, d’ici quelques dizaines d’années, l’interdiction de tout rapport sexuel non seulement entre majeurs et mineurs, mais aussi entre majeurs et majeurs, bref entre hommes et femmes?

LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON, par Olivier Mathieu, écrivain

***

LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON,

PAR OLIVIER MATHIEU, écrivain

*

La lettre qui suit va être adressée à M. Emmanuel Macron, président de la République française, au Palais de l’Elysée à Paris.

Nous la publions en outre, en tant que « lettre ouverte »: conjointement sur le blog « En défense de David Hamilton« , et sur le blog « Lequichotte » de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université française.

Nous vous appelons à la lire et à la diffuser aussi massivement que possible.

************

Olivier Mathieu, écrivain.

Destinataire:
Monsieur le Président de la République,
Emmanuel Macron

Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
(Courrier dispensé d’affranchissement).

Le 26 février 2018

Objet : défense de la mémoire de David Hamilton.

Monsieur le Président de la République,

Léonard David Hamilton, le fameux photographe britannique universellement connu, né à Islington (Londres) le 15 avril 1933, installé en France depuis des dizaines d’années, aurait été retrouvé mort, à son domicile du 41 boulevard du Montparnasse à Paris, le 25 novembre 2016. J’écris aurait, au conditionnel, dans la mesure où l’acte de décès de la victime stipule que « le jour du décès a été impossible à déterminer ».

L’exercice des fonctions d’officier de l’état civil est placé sous le contrôle des juridictions judiciaires. Comme chacun sait, aux termes de la loi française, il appartient à l’officier de l’état civil de s’assurer de la véracité des informations amenées à figurer dans les actes qu’il établit. Il doit notamment inviter les partis, déclarants et témoins dont le nom de famille et le prénom sont amenés à figurer sur l’acte à justifier de leur identité (réponse du garde des Sceaux à la question écrite n°23 921 du 13 février 1995, J.O. du 27 mars 1995 p.1684). En d’autres termes, l’officier de l’état civil doit s’assurer de la réalité des faits matériels portés à sa connaissance pour enregistrement en matière de naissance et de décès. L’officier d’état civil veille à la légalité des informations qu’on lui demande d’acter. Il est tenu de refuser de faire figurer sur les actes des énonciations illégales et contradictoires ou qui révéleraient par elle-mêmes leur caractère mensonger. Il doit bien sûr refuser de dresser des actes illégaux, mensongers ou frauduleux. En cas de doute, l’officier de l’état civil se réfère au procureur de la République, lequel lui donnera toute instruction utile. Il lui est de même conseillé d’attirer l’attention des personnes concernées sur les sanctions encourues en cas de déclarations mensongères. Si une déclaration est mensongère, s’appliquent les peines du délit de faux en écriture publique (art. 441-4 1er Code pénal).
Je vous écris aujourd’hui, Monsieur le Président de la République, parce que je désirerais savoir ce que vous pensez – vous qui incarnez l’autorité de l’État; vous qui veillez, par votre arbitrage, au respect de la Constitution: vous qui assurez le fonctionnement des pouvoirs publics et la continuité de l’État – de cet acte de décès.

Soit cet acte de décès (« le jour de la mort a été impossible à déterminer ») dit la vérité et, dans ce cas, je serais curieux – non seulement en tant que simple citoyen, mais aussi en tant qu’admirateur de l’oeuvre photographique de Léonard David Hamilton – de savoir le jour exact de sa mort, et la cause précise de son décès. Soit cet acte de décès n’a pas été rédigé correctement et, dans ce cas, je m’applique et m’appliquerai à chercher à savoir pour quel motif.

*

M. Léonard David Hamilton, qui était la cible d’une campagne de presse de très grande ampleur depuis la fin du mois d’octobre 2016 (au point d’avoir été défini à la télévision par M. Thierry Ardisson comme, je cite, un « enculé » et un « connard », insultes qui à ma connaissance n’ont étrangement pas donné suite à la moindre réprimande de la part du CSA!), avait adressé à l’AFP et à la presse française un communiqué par lequel il rejetait catégoriquement les allégations proférées à son encontre, mais encore avait-il indiqué craindre pour sa vie.

M. Léonard David Hamilton méritait la protection de l’Etat, je le crois et l’espère; et cela d’autant plus qu’il avait contribué à la grandeur de la culture française pendant des décennies puisqu’il fut un collaborateur de nombreuses revues en France, par exemple en tant que directeur artistique au journal Elle.

J’ignore quelles mesures a alors prises (ou peut-être devrais-je dire: aurait pu prendre) l’Etat pour protéger un vieillard de 83 ans, divorcé, sans enfants, et dont la santé déclinait, qui déclarait publiquement sur Internet craindre pour sa sécurité.

Si j’en crois les récits (d’ailleurs souvent contradictoires, ou visiblement partiels) donnés par la presse, on aurait retrouvé M. Léonard David Hamilton avec « un sac de plastique sur la tête » et « la porte ouverte » de son appartement sis 41 boulevard du Montparnasse, à 75 006 Paris, au premier étage.

Cette mort aurait eu lieu le 25 novembre 2016 et, encore une fois, j’emploie le conditionnel aurait dans la mesure où cette date n’est nullement confirmée par l’acte de décès de la victime. Le 25 novembre 2016 est, comme l’ont noté plusieurs journaux français avec une très grande sagacité, le « Jour de la violence contre les femmes ».

Selon plusieurs articles de presse, on peut déduire que quelques jours avant son suicide présumé, M. Léonard David Hamilton avait des projets; et qu’il se rendait par exemple chez des commerçants de son quartier de Montparnasse, qui en ont témoigné dans la presse.

Deux jours avant sa mort, M. Léonard David Hamilton avait surtout indiqué sa volonté de porter plainte en diffamation contre Madame Flavie Flament.

Cette dernière, après avoir laissé passer les délais légaux de prescription pour éventuellement porter plainte contre M. Léonard David Hamilton pour le « viol » présumé dont elle aurait été victime, remontant selon elle à l’année 1987, avait en revanche publié un ouvrage présenté comme un « roman » aux éditions Lattès, dont le titre est: La consolation.

Cet ouvrage est illustré en couverture d’une photographie prise par M. Léonard David Hamilton en 1987, image publiée par Madame Flavie Flament et par les éditions Lattès sans l’autorisation de l’auteur de la photographie. Il y avait donc là une claire, évidente et indéniable infraction à la législation sur le droit à l’image, ce que Madame Flavie Flament a bien volontiers avoué à diverses reprises dans la presse française, déclarant que cette infraction, de sa part, était « intentionnelle ». A titre personnel, il me semble assez curieux qu’une dame co-chargée d’une mission ministérielle de « consensus » claironne publiquement se rendre coupable intentionnellement d’infractions. Il m’a donc semblé, et il me semble que voilà un décès susceptible peut-être que l’on se pose maintes questions à son sujet. L’acte de décès de M. Léonard David Hamilton, enfin, a été enregistré hors délais légaux par la mairie du sixième arrondissement de Paris.

N’y a-t-il pas ici des éléments dignes d’être pris en considération dans l’optique d’une réouverture d’une enquête?

*

Je désire également attirer votre attention, Monsieur le président de la République, sur d’autres faits de notoriété publique.

S’entretenant avec la presse, Madame Flavie Flament a elle-même et publiquement indiqué que, « quatre heures avant » la mort de David Hamilton, elle lui avait fait téléphoner, et cela pour l’apeurer en lui faisant communiquer qu’une certaine « Elodie » s’était rangée dans son camp.

D’une part, quelques jours auparavant, Madame Flavie Flament avait été nommée pour co-diriger une « mission de consensus » sur le prolongement des délais de prescription au sujet des viols sur mineurs.

Je me demande, nul ne pouvant être juge et partie, s’il n’y avait pas conflit d’intérêts lorsque, le 25 novembre 2016, cette dame a fait téléphoner à David Hamilton, c’est-à-dire à l’homme qu’elle accusait elle-même d’un « viol » remontant, à l’en croire, à 1987.

Elle le faisait appeler, au demeurant, alors que David Hamilton avait publiquement fait savoir qu’il ne désirait pas avoir de contacts avec les journalistes. Elle le faisait appeler, en dernière analyse, pour lui communiquer une nouvelle sans nulle importance du point de vue judiciaire ou pénal, puisque la plainte déposée autrefois contre David Hamilton par cette « Elodie » avait été rejetée par la justice française.

En d’autres termes, Madame Flavie Flament, quoique fraîchement nommée par Madame Laurence Rossignol pour co-diriger une mission de consensus, faisait téléphoner à David Hamilton, âgé de 83 ans, et cela pour lui communiquer une pseudo-« nouvelle ».

Il y a ici quelque chose d’inquiétant, me semble-t-il, puisque Madame Flavie Flament, dans divers entretiens avec la presse, établit elle-même un rapport temporel de cause à effet entre ce coup de téléphone et la mort de David Hamilton.

Madame Flament a déclaré à la presse connaître l’heure du coup de téléphone donné à David Hamilton, le 25 novembre 2016. Voilà une information extrêmement importante puisque, selon l’acte de décès de David Hamilton, le jour de son décès a été impossible à déterminer. Pourtant, Flavie Flament semble en connaître jusqu’à l’heure précise.

Voilà une affaire – celle de la mort de David Hamilton – à laquelle les proches de Madame Flavie Flament ont apporté une attention toute particulière, à dire vrai… Ainsi, quelques heures après la mort du photographe britannique, voilà que Mademoiselle Lou Pachkévitch (fille du premier lit du concubin actuel de Madame Flavie Flament, un certain Vladimir Pachkévitch) « tweetait » le tweet suivant, disons à tout le moins péremptoire et qui manifeste peu de commisération chrétienne ou simplement humaine : « Justice est faite ». De quelle conception de la « justice » s’agit-il là?

Je n’ai pas réussi, je le confesse, à déterminer quelle serait la conception de la justice de Madame Flavie Flament en personne, lorsqu’elle déclare par exemple à la presse, et cela dans les plus importants journaux français, que les ayants droit de David Hamilton auraient « vidé les appartements » de ce dernier des « preuves de ses crimes, qu’ils devaient contenir »? Comment Madame Flament peut-elle accuser les ayants droit de David Hamilton, qui sont ses demi-soeurs extrêmement âgées, de « vider » des appartements de « traces de crimes »? Effacer des traces de crime est un délit lourdement puni. Mais en outre, de quels crimes parle-t-on ici? David Hamilton n’a jamais été condamné à quoi que ce soit; les rares plaintes déposées contre lui ont été rejetées par la justice. De la sorte, accuser deux vieilles dames d’effacer des traces de crimes – comme le fait Flavie Flament – est-ce là quelque chose de raisonnable, de sensé, d’équilibré? Est-ce là quelque chose de compatible avec l’attitude professionnelle et objective qui devrait être celle d’une « co-chargée de mission de consensus » par le gouvernement français?

*

A une époque où le gouvernement français a été interpellé par exemple par Madame le député Valérie Boyer au sujet de « l’Affaire Théo », et où les sociologues, les intellectuels mais aussi les politiciens sont à juste titre très attentifs aux « fake news » et à l’usage que certains font aujourd’hui de Twitter, comme si des internautes érigés en justiciers croyaient s’appuyer sur les lynchages médiatiques de Twitter, en délaissant hélas le recours démocratique aux tribunaux de la République française, j’avoue être inquiet.
Le gouvernement français est en train, me dit-on, de proposer des amendes destinées à lutter contre le sexisme et le « harcèlement de rue ». Ne pensez-vous pas, Monsieur le président de la République, que quelque chose doive aussi être fait contre – par exemple – les insultes télévisées?

Je suis fils de deux enseignants réputés de l’Université française et je me permets de penser que cela ne saurait être un fort bon exemple pour la jeunesse française si un homme de 83 ans, David Hamilton, a été insulté ignominieusement (« connard ») et peut-être même de façon homophobe (« enculé »), en toute impunité, par M. Thierry Ardisson. Quelle émulation positive cela pourrait-il produire parmi les « chères têtes blondes »?
J’ai pour ma part la certitude que Léonard David Hamilton aurait dû avoir – comme tout un chacun – le droit à la présomption d’innocence, ce très noble principe inscrit depuis des siècles dans le droit français. Et par conséquent de ne pas être « lynché » lors d’un de ces terribles lynchages médiatiques qu’ont dû affronter récemment, pour n’en citer que deux, MM. les ministres Darmanin et Hulot, membres de votre gouvernement et auxquels ledit gouvernement a réitéré sa confiance en mettant en avant, à très juste titre, leur présomption d’innocence. La loi étant égale pour tous, ce qui est valable pour MM. Darmanin et Hulot ne devait-il pas l’être pour David Hamilton?

*

Une « société de délation » est inimaginable, vous l’avez-vous-même et à très juste titre rappelé, et ne serait-ce que parce que cette délation rappelle de tristes périodes de l’Histoire et que l’on ne doit souhaiter à toute société démocratique d’échapper aux excès et aux horreurs de toutes les épurations de sinistre mémoire.

Tôt ou tard, des intellectuels, des journalistes consciencieux, des enquêteurs se pencheront sur les circonstances de la mort de David Hamilton. La lettre que je vous adresse aujourd’hui a pour désir et pour ambition de prendre date dans un débat qui, un jour ou l’autre, devra avoir lieu.

Les citoyens français en général, et les lecteurs de mes livres en particulier, que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) accuse publiquement deux vieilles dames « d’effacer les traces de crimes »?

Que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) déclare que si David Hamilton l’avait attaquée en diffamation et que si elle avait été alors condamnée par la justice, il se serait agit d’une injustice? N’est-ce pas dire là que la justice ne vaut à ses yeux que si la justice lui donne raison, à elle seule?

Que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) a déclaré publiquement qu’elle aurait voulu « voir David Hamilton menottes aux poings devant un juge », ce qui dénote me semble-t-il chez une chargée de mission gouvernementale une ignorance assez stupéfiante de la loi, car le port de menottes est considéré contraire aux Droits de l’Homme par la Cour européenne des Droits de l’Homme… Même dans la (parfaitement improbable) hypothèse où une plainte contre David Hamilton eût été reçue et instruite, il est heureusement exclu que la justice française ait jamais menotté, dans un tribunal, un accusé de 83 ans qui, en outre, eût été à considérer innocent jusqu’à un jugement définitif. Madame Laurence Rossignol définissait Madame Flavie Flament comme une « spécialiste du viol », elle n’est en tout cas pas spécialiste de droit.

*

Que pensez-vous qu’il soit possible de faire, Monsieur le président de la République, afin de mettre un terme aux délations et aux divagations qui ont frappé cet artiste ou son entourage, en d’autres termes afin de défendre la mémoire de David Hamilton et de réparer, au moins dans la mesure du possible, les torts évidents qui ont été commis contre sa personne – alors qu’il n’avait jamais été condamné à strictement quoi que ce soit – mais aussi contre son oeuvre artistique, immense?

Auteur pour ma part de trois ouvrages récents publiés par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’université française (Le portrait de Dawn Dunlap; puis C’est David Hamilton qu’on assassine, avec une préface de l’écrivain suisse Roland Jaccard, collaborateur du journal « Causeur »; et enfin, David Hamilton suicidé… mais par qui?), je me permets, Monsieur le président de la République, de solliciter votre éminente et bienveillante attention sur les points que j’ai brièvement soulevés dans mon courrier.

Dans l’espoir d’avoir retenu votre attention, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération très distinguée.

Olivier Mathieu

Ecrivain

Auteur des livres:

Le Portrait de Dawn Dunlap

C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard)

David Hamilton suicidé… mais par qui?

Conversation à bâtons rompus avec Jean-Pierre Fleury

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Jean-Pierre Fleury:

  • Certes, Olivier Mathieu, vous n’avez pas un parcours conformiste, ou une pensée accessible au premier venu… Je le sais depuis longtemps, pour ma part j’en ai parlé dans la biographie que je vous ai consacrée (Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique), mais vous ne cessez de le démontrer. J’en veux pour preuve par exemple votre dernier article en date, sur ce tout petit journal qui orthographie « Hansum » à la place de « Hamsun »…

Olivier Mathieu :

  • Récemment aussi, au sujet de l’affaire Doucé, je citais la féministe Françoise d’Eaubonne. Qui était la fille d’Étienne Piston d’Eaubonne, un anarchiste chrétien co-fondateur d’un parti fasciste révolutionnaire, et membre du Sillon; et de Rosita Martinez Franco, fille d’un révolutionnaire espagnol carliste… Je pense que ce sont de tels êtres qui, souvent, témoignent d’un véritable talent, d’une véritable liberté d’esprit. Je plains les gens qui ont, pour parents, deux petits bourgeois heureux d’être des petits bourges… Moi, par ma famille, j’ai eu devant les yeux les exemples de gens qui provenaient des milieux les plus antinomiques: communistes, staliniens, anarchistes, fascistes, j’ai tout eu (ou presque) dans ma famille ou autour de moi. Ajoutez à ça que je commence à vieillir, et déjà qu’à vingt ans (que dis-je, à vingt ans? à cinq ans) personne ne me racontait d’histoires. Ce n’est pas maintenant que je vais commencer à penser là où des crétins me diraient de penser.

Jean-Pierre Fleury:

  • On va dire que vous manquez de « respect humain ».

Olivier Mathieu:

  • J’ai eu la chance de connaître dès mon plus jeune âge des gens qui sont considérés, pour certains, comme des génies universels. Certains m’ont apporté quelque chose. J’ai connu René Magritte, j’ai connu Hergé, j’ai connu le doyen de la fac de Nanterre en mai 1968 Pierre Grappin, j’ai connu Ferdinand Teulé qui fut le directeur du « Musée du Soir » et qui était mon parrain, j’ai connu Alfred Loewenguth qui m’enseignait le violon, le grand poète juif René-Albert Gutmann a  été mon maître de poésie, j’ai été l’ami du peintre André Beaurepaire, j’ai été l’ami de Paul Werrie et, jusqu’à sa mort, de l’écrivain catholique Alexis Curvers, j’ai eu des relations houleuses avec Robert Poulet, j’ai été l’ami d’Arno Breker, j’ai été l’ami de l’écrivain stalinien André Viatour, j’ai hérité d’une partie des archives d’Abel Bonnard qui avaient été léguées en 1968 à Paul Morand, j’ai été l’ami du plus grand linguiste italien du XXe siècle Giuliano Bonfante, j’ai fréquenté les salons parisiens et par exemple ceux de Jacques de Ricaumont, j’ai de beaux souvenirs de mes discussions et de mes disputes avec Jean-Edern Hallier. Partout et toujours, j’ai été à contre-courant. L’habitude, la norme, l’usage, je les ai pris à contre-courant, je les ai retournés, je les ai invertis, et, pour le dire poliment, je les ai enculés à sec. Et j’ai défendu ma liberté.

Jean-Pierre Fleury:

  • Vous ne citez pas tous ceux que vous avez fréquentés.

Olivier Mathieu:

  • En effet, je ne les cite pas tous, très loin de là. Il y a  eu aussi une masse de petits crétins, de faux écrivains, d’abrutis germanopratins, de piliers de bistrots parisiens, de trous du cul, de menteurs, de pleutres, de lâches, de médiocres que j’ai fréquentés (ou, plutôt, que j’ai fuis), surtout dans les années 1980. Je respecte la beauté, la vérité, le sens critique, l’émotion. Et certainement, je préfère quelqu’un qui n’est pas d’accord avec moi mais avec qui il est possible de parler, d’échanger et de vivre poétiquement, pour reprendre la formule de Heidegger. Les idées ne rapprochent pas vraiment, ou très rarement. C’est autour de l’émotion que l’on peut fraterniser. Il y a  des pédants, des « philosophes » à ciseaux et pot de colle, qui font semblant d’être cultivés, et Dieu à qui je ne crois pas sait combien il y en a! Mais personne ne peut feindre l’émotion. Je songe, en disant cela, à une vidéo d’aujourd’hui, de Roland Jaccard, sur Jean-Michel Palmier.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et vous avez vous aussi transposé tout cela dans votre défense de David Hamilton.

Olivier Mathieu:

  • En effet. Tout comme mes pianistes préférées sont Clara Haskil, Maria Grinberg et Yudina, David Hamilton dépasse le seul plan des idées. Au fond, que les idées à un certain moment aillent se faire enculer! David Hamilton avait une idéologie, si l’on veut, et il en a parlé. Mais surtout, il avait une sensibilité. La sensibilité qui compte: celle qui naît d’une idéologie qu’on ne devine plus, ou qu’on peut à peine définir. Le seul défi est celui qu’on lance à Eros et Thanatos. Le reste, tout le reste, est médiocrité. Le reste, c’est bon pour la Macronerie et ses journalistes.

Jean-Pierre Fleury:

  • Qu’espérez-vous que naisse, ou que reste, de votre « trilogie jaculatoire », Le portrait de Dawn Dunlap puis C’est David Hamilton qu’on assassine puis David Hamilton suicidé mais par qui?…

Olivier Mathieu:

  • Pour l’heure, il y a surtout eu un superbe article de Roland Jaccard dans Causeur, que vous trouvez aussi sur son blog. Et plusieurs vidéos du même Roland Jaccard, sur son canal You Tube. Maintenant, je suppose et j’espère qu’il va y avoir d’autres articles. Cela dit, imaginons même qu’il n’y en ait pas. Si cela s’avérait, j’en prendrais aisément mon parti!… Il y a un moment dans la vie où tout fait rire. Par exemple une petite andouille, sur un blog sur Mediapart, recopie de temps à autre, quasiment ligne à ligne, ce que j’ai été le premier à écrire sur mon blog « En défense de David Hamilton ». Et quelle est ma réaction? Tout ça me fait rire… Je suis habitué aux soutiens qui arrivent après la bataille, aussi. Je peux très bien imaginer que de fines cervelles germanopratines, un jour ou l’autre, reprennent tous mes arguments ou toutes mes infos sur David Hamilton, sans m’en attribuer la paternité. Mais je le répète, tout ça est sans importance. Personne, absolument personne ne rompra le dialogue intime que j’ai avec David Hamilton et avec son oeuvre, avec sa vision du monde, avec sa sensibilité, avec son émotion. Il y a avait en lui aussi ce dédain mallarméen (« soyez dédaigneux »), ou si vous préférez ce mélange de cynisme et d’émotion dont parlait admirablement, il y a des dizaines d’années de cela, ce grand écrivain oublié que fut René Benjamin. Autre chose, certes, que les petits  bourges de 2018, petits bourges d’extrême gauche, petits bourges de gauche, petits bourges de droite, petits  bourges d’extrême droite, tous avec leurs pensées de basse cour. Le cloaque des petits, des tout petits bourges. Les hommes ne sont nullement des porcs. Ce sont des moutons de Panurge.

Jean-Pierre Fleury:

  • On comprend que vous ayez peu d’amis…

Olivier Mathieu:

  • Vous avez remarqué ? Si j’avais voulu me faire des amis, j’aurais fait la putain. Ou, si j’avais eu encore moins d’ambition, le journaliste. J’aurais été m’agréger à quelque parti d’imbéciles, à quelque camp d’abrutis, à quelque église d’idiots, à quelque secte de tarés. J’ai préféré la solitude mais quand j’aime ou apprécie quelqu’un, il peut au moins être certain que je ne suis pas hypocrite. Comme David Hamilton, je suis un solitaire. Et il n’y a que ce qui bouleverse qui compte. Mes amis sont dans le passé. Ou dans le futur. Et certains font même partie du présent: ils sont déjà dans l’éternité.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury

Ca va NOUS faire de bonnes vacances, grâce à l’année sabbatique de Flavie Flament et Vladimir Pachkévitch !

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La presse communique aux Français cette nouvelle d’une extrême (je plaisante) importance, et que les smicards (ou les millions de gens qui n’ont jamais mis un pied hors de France) apprécieront probablement à sa juste valeur.

Flavie Flament et son amant Vladimir Pachkévitch vont partir en vacances pendant un an dans le monde entier… Bon  voyage!

http://www.purepeople.com/article/flavie-flament-prete-a-tout-quitter-pour-vladimir-son-projet-avec-son-amoureux_a274642/1

On lit dans ce premier article : « On sait peu de choses sur le compagnon de Flavie Flament, sinon qu’il est agent immobilier et père de deux enfants. En 2015, à Paris Match, l’animatrice le décrivait comme un homme « doux, passionné de cuisine ».

Non, on sait beaucoup de choses, simplement la presse obéit à sa grande prêtresse Flavie. La presse respecte l’anonymat de Vladimir Pachkévitch. La même presse qui a bafoué l’anonymat et la présomption d’innocence de David Hamilton.

Lisez « David Hamilton suicidé… mais par qui? » et vous saurez beaucoup plus de choses sur Vladimir Pachkévitch, dont le blog « En défense de David Hamilton » est le premier à avoir indiqué l’identité, et la date de naissance.

Ainsi que les tweets de sa fille, qui écrivait sur les « réseaux sociaux », quelques heures après la mort de David Hamilton: « Justice est faite« .

Drôle de conception de la « Justice »…

Flavie en vacances pendant un an, voilà qui va faire plaisir aux smicards français.

Que de reportages en vue! Que de photos sur combien de plages!

Une terrible question, enfin: comment va faire Flavie Flament pour réussir à ne pas parler chaque jour ou chaque semaine, pendant un an, du « viol » présumé, pour ne pas dire mythique et fondateur, qu’elle affirme avoir subi au Cap d’Agde?

Voir :

https://lequichotte.wordpress.com/2017/12/30/qui-est-vladimir-pachkevitch-le-fiance-de-flavie-flament/

De la nécessité qu’il y aurait à ce que Flavie tourne la langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole…

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Il y a quelques mois, l’ex-« animatrice » de téloche Flavie Flament rendait un « rapport proposant d’allonger le délai de prescription des viols sur mineurs ».

C’est ce qu’on lit dans la presse. C’est devenu une formule consacrée, une sorte de mantra. Est-ce qu’elle a rendu un rapport? Toute seule?… Il semblerait que ce rapport soit l’oeuvre du magistrat Jacques Calmette, dont elle était co-responsable. Au nom de l’égalité entre hommes et femmes, on devrait donc peut-être rendre à Calmette ce qui est à Calmette.

Toujours est-il que, selon la presse, Flavie Flament « avait suggéré de porter ce délai à 30 ans après la majorité de la victime ».

Ce rapport, qui semble donc constituer la courroie de transmission entre Hollande et Macron, a été concoté lors du quinquennat précédent, mais va (sans doute) trouver sa place tel quel   dans la future loi sur les violences sexuelles sur mineurs, loi qui doit être présentée le mois prochain (mars 2018).

Marlène Schiappa a »pris cet engagement auprès de Flavie Flament », lit-on ici aussi dans la presse, pendant la dernière campagne présidentielle.

« C’était un engagement de campagne du président de la République », a affirmé Madame le « secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes ».

Dans un entretien à la presse, on pose à Flavie Flament la question qui suit : « Malgré le changement de président, de gouvernement, le travail que vous avez fourni avec Jacques Calmette devrait quand même porter ses fruits. Avez-vous eu peur que cela n’aboutisse pas? »

La réponse est sidérante : « J’ai assuré le relais. Si le nouveau gouvernement n’avait pas inscrit ce dossier dans ses priorités, j’aurais veillé à ce qu’il le soit ».

Que signifie, au juste, « assurer le relais »? Que faut-il comprendre? Que c’est Flavie Flament qui dicte au gouvernement les priorités dudit gouvernement?… Que pense le gouvernement, justement, de telles déclarations?

*

Le journaliste continue : « Beaucoup s’interrogent sur la conservation des preuves, des témoignages et autres vérifications après un laps de temps si long. Que leur répondez-vous? »

Flavie Flament en revient à David Hamilton.

Et dit : « David Hamilton ne s’en était pas seulement pris à moi. Nous étions nombreuses et lorsque je suis sortie du silence, d’autres m’ont retrouvée. Ces témoignages constituent aussi des preuves ».

Et ici, on se demande si Madame Flament comprend quelque chose au droit. Ou si elle ne préfère pas continuer à réciter ses mantras.

AUCUN tribunal n’a dit que David Hamilton s’en était pris à QUI QUE CE SOIT.

AUCUN tribunal n’a condamné David Hamilton.

Les seuls témoignages que l’on connaisse contre David Hamilton sont des « témoignages » qui ont été rejetés par la Justice.

Un témoignage NE constitue PAS une « preuve », chère Madame Flament.

Encore moins s’il a été rejeté par la Justice…!

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Cela dit, tout cerveau encore en état de fonctionnement est obligé de se demander où va une société où une animatrice-starlette de téloche déclare publiquement qu’elle « veille » à ce que le gouvernement choisisse les « priorités » qu’elle désire…

Juge et partie, elle n’a donc pas porté plainte contre David Hamilton dans les délais impartis par la loi… mais se sert de cette même Affaire Hamilton (alors qu’elle n’a pas porté plainte contre lui devant les tribunaux!) comme exemple des thèses qu’elle défend…

Et, parlant d’une affaire qui la concerne personnellement – l’Affaire Hamilton – elle édicte que le « témoignage » vaut « preuve ».

Une dame qui affirme que le « témoignage » vaut « preuve » est donc chargée d’indiquer au gouvernement quelles sont les « priorités » de ce dernier?

La priorité ne serait-elle pas d’apprendre quelques notions élementaires de droit, et de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole?

« David Hamilton: une ténébreuse affaire » (recension – de vidéaste – de l’écrivain Roland Jaccard)

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DAVID HAMILTON suicidé… mais par qui?… David Hamilton et « le sang de lumière des nymphes »

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Deux larges extraits des dernières pages de mon livre.

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Le Sang des Nymphes.

A la mémoire de David Hamilton,

et à toutes les nymphes qui lui ont été fidèles.

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Le faux intellectuel occidental moderne ne démontre généralement qu’une seule et unique chose, c’est qu’il ne sait pas le sens des mots. Le faiseur de rap se prétend, sans rire, « compositeur de musique », le faiseur de tags se prétend « peintre », l’illettré se prétend « écrivain », le journaleux se prétend « penseur », la chèvre se prétend « chanteur ». L’abruti capable d’appuyer sur le déclencheur d’un appareil photographique se dit, évidemment, « photographe ». Et le comble, qui est né avec deux bras et deux jambes se dit même « homme ».

Ce n’est rien. C’est le monde moderne. A l’échelle de l’éternité, un pet. L’unique drame est d’être né en Occident, au bout d’environ deux mille ans de modernité. Tout ça, ce n’est qu’un pet mais, grands Dieux, quelle féteur ! Rarissimes les artistes dont l’oeuvre fut plus belle que la réalité. « La beauté est dans le regard », disait David Hamilton à juste titre. Les sages, les grands artistes, les grands hommes ont su qu’ils verraient la dernière fois. Celui qui annonce, parfois d’emblée, qu’il montera un jour au « front de guerre » artistique, esthétique et philosophique pour la dernière fois, celui-là ne recherche pas la victoire banale des médiocres. Il n’y a que les nains pour se croire éternels. Il n’y a que les nains pour se croire ou se vouloir victorieux. Ce que les tout grands ont voulu, c’est la défaite, et le plus grand homme est donc celui de la plus grande défaite. Les artistes, les écrivains, les époques historiques, les hommes politiques et les philosophes dignes de ce nom furent ceux qui eurent conscience qu’ils monteraient à la fête du front de guerre et d’amour, un jour, pour la dernière fois. Peu importe en quelle langue le dire, l’écrire ou le chanter: pour la dernière fois en français, per l’ultima volta en italien, zum letzten mal en allemand.

J’ai d’excellentes raisons pour penser que David Hamilton a su, ressenti, incarné lui aussi, à sa façon, l’amour donjuanesque de la dernière fois.

*

Le 25 novembre 2016, David Hamilton, vous êtes mort. Le 26 novembre 2016, moins de vingt-quatre heures après votre mort, paraissait mon premier article sur le blog « En défense de David Hamilton ». Je vous ai consacré trois ou quatre livres. A Cap d’Agde vous habitiez la résidence Héliopolis, du nom d’une ville solaire où, en un temps solaire, on adorait les divinités liées au Soleil. Le monde, David Hamilton, a connu l’aube, elle a connu son zénith et nous sommes venus, vous et moi, au crépuscule.

Vous aviez la précision et la finesse de Cranach, le talent de peindre les dentelles d’un Degas, l’art du paysage de Gustave Le Gray, vos natures mortes rappelaient Giorgio Morandi, vos nus dépassaient en beauté ceux de Robert Demachy. Vous resterez, David Hamilton, l’un des témoins irremplaçables qui sauront toujours irradier un peu de la grande lumière qui rayonnait jadis sur les civilisations d’Athènes, de Rome et d’Europe.

Heureux les morts qui trouveront au lendemain de leur mort un ami, un pair, un épigone, un frère.

Vous avez bu

nous avons bu la lymphe, le sang des nymphes;

les nymphes des sources et des fontaines, diaphanes, limpides

nous avons bu le sang de lumière des nymphes.

Et eux, que sont-ils? Ils ne sont rien.

Olivier Mathieu.

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Un extrait de la bibliographie de mon prochain livre

CASTELNAU Régis de, Hamilton, Fiona, Sauvage: deux semaines, trois lynchages (Causeur – 1 décembre 2016).

FATTORE Daniel, écrivain, président des écrivains fribourgeois, auteur en 2017 sur son blog littéraire d’un article consacré au Portrait de Dawn Dunlap, et d’un autre consacré à C’est David Hamilton qu’on assassine.

FLEURY Jean-Pierre, Le tombeau de David Hamilton, brochure publiée sous la responsabilité de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, 2017. On y trouve un dvd (photographies et films de David Hamilton) dans lequel Jean-Pierre Fleury et Sébastien Guillet ont rassemblé des milliers de photographies de David Hamilton.

HAMILTON David, « Les contes érotiques », cahier photographique 1970-1990. Coffret en 2 volumes. Éditeur Hermé. Parution en décembre 2006. 290 pages.

JACCARD Roland, très nombreuses vidéos sur David Hamilton publiées sur son canal You Tube (et sur le site du journal « Causeur »), au sujet des livres d’Olivier Mathieu Le portrait de Dawn Dunlap et C’est David Hamilton qu’on assassine.

JACCARD Roland, romans: Sugar Babies, Flirt en hiver, Une fille pour l’été et la trilogie: L’âme est un vaste pays, Des femmes disparaissent, L’ombre d’une frange.

LAINE Pascal, L’Irrévolution (roman, Gallimard, prix Médicis 1971); La Dentellière (roman, Gallimard ; réédition Folio – Prix Goncourt 1974); La Femme et ses images (roman, Stock, 1974); Tendres cousines (roman, Gallimard, réédition Folio, 1979), le film Tendres cousines de David Hamilton en a été inspiré; Traité de nudité (essai, Fayard, 2005); L’instant amoureux (texte et photos, Marval, 2006); Nude Attitude (texte et photos, L’Arganier, 2008).

MATHIEU Olivier, Le Portrait de Dawn Dunlap, 2017. Cahier d’illustrations interne en couleurs (photos de David Hamilton).

MATHIEU Olivier (avec une préface de Roland Jaccard), C’est David Hamilton qu’on assassine, Editions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, 2017.

David Hamilton : la Meute des Lâches ne pourra rien contre la vérité.

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Selon toute vraisemblance, mon nouveau livre David Hamilton suicidé… mais par qui? partira vers ses lecteurs aujourd’hui, au plus tard demain.

Le service de presse a d’ores et déjà été effectué dans un pays voisin de la France. Cette fois, il va être effectué en France.

Par ailleurs, un exemplaire sera évidemment évidemment offert à mes collègues écrivains,  aux amis de longue date, et aussi à ceux de mes amis qui effectueront, je le sais, des recensions de l’ouvrage.

Je suis extrêmement ému d’avoir indissolublement lié mon nom à celui de David Hamilton.

Indissolublement lié, dis-je, parce que le grand photographe britannique est mort (dans des circonstances aussi tragiques que troubles) le 25 novembre 2016 et que je lui ai déjà consacré trois livres:

  • Le portrait de Dawn Dunlap
  • C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard)
  • David Hamilton suicidé… mais par qui?

Qu’il s’agisse de livres publiés avec un (relativement) petit tirage n’a guère d’importance: hier encore, sur son canal You Tube, l’écrivain Roland Jaccardhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard  ) parlait d’un poète suisse, mort jeune, qui a publié au cours de sa vie deux recueils tirés à environ cent exemplaires.

Quant à Nietzsche, il a vendu trois cents livres de son vivant… Il y a  en revanche plein d’écrivaillons aujourd’hui richissimes, auteurs de best seller, mais dont personne ne parlera plus dans dix ans. Ou dans trois semaines.

J’ai donc l’intime conviction qu’on parlera, fût-ce dans dix ou dans cinquante ans, de mes livres sur David Hamilton.

Par exemple quand on décidera de rouvrir une enquête sérieuse au sujet des circonstances – troublantes – de la fin de son existence, et de son décès.

Mes livres vont y contribuer.

D’ailleurs je n’exclus pas, à la fin de 2018, en collaboration avec mon ami Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, de consacrer encore un livre à David Hamilton.

J’ai aussi l’intention d’entrer en contact prochainement avec quelques éditeurs parisiens pour leur proposer aussi une biographie de David Hamilton, voire un roman policier inspiré par sa mort (« la thèse du suicide est privilégiée », a répété drolatiquement la presse à ce sujet). Les éditeurs courageux sont rarissimes de nos jours, mais il en reste peut-être quelques-uns. On verra.

*

En attendant, je renvoie à ceux qui ont eu le bon goût et la simple intelligence de parler de mes livres consacrés à la défense de David Hamilton.

Il me faut d’abord citer Roland Jaccard, dont on ne peut manquer de regarder la vidéo que voici.

Roland Jaccard vient aussi de citer mon Portrait de Dawn Dunlap dans l’article que voici (site du journal Causeur) :

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

« J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap. » (Roland Jaccard)

Voir aussi:

FLAVIE FLAMENT, SI PROCHE DE VALÉRIE SOLANAS….

*

On devrait enfin relire ces deux excellentes recensions, parues sur le blog de Daniel Fattore, qui manie la langue française à merveille et est aussi président des écrivains fribourgeois:

http://fattorius.blogspot.fr/2017/06/notes-sur-le-portrait-de-dawn-dunlap.html

et

http://fattorius.blogspot.fr/2017/11/un-photographe-sous-loeil-dun-ecrivain.html

Le 25 novembre 2016, quand David Hamilton est mort, certains pensaient peut-être avoir gagné la bataille. Une bataille extrêmement lâche puisque, face à la Meute, il n’y avait plus qu’un homme vieilli, de 83 ans, malade, solitaire et pauvre.

La Meute pensait sans doute que tout allait s’arrêter là, puisque la Meute avait la grande presse à sa botte.

La Meute des lâches se trompait.

Dès le lendemain, le premier article paraissait sur le blog « En défense de David Hamilton ».

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Trois livres de moi sont parus.

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, défend lui aussi David Hamilton, de son côté, sur son blog. Et, toujours de son côté, il a publié une petite brochure intitulée Le tombeau de David Hamilton.

Roland Jaccard a publié de nombreuses vidéos ( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-voir-you-tube-en-defense-de-david-hamilton/ )

La Meute des Lâches a le pognon et le conformisme. Son succès sera de brève durée. La Meute des Lâches ne pourra convaincre que les convaincus d’avance.

Le blog « En défense de David Hamilton » recherche la qualité, non la quantité.

Il recherche la vérité, pas le clinquant bling bling de quelque starlette frappadingue ou la haine obscène de quelque vieux lyncheur cacochyme de la téloche.

La Meute va l’apprendre