Aller au contenu principal

UN PEU D’HUMOUR ACADÉMIQUE GLANÉ SUR « TWITTER »

Christophe Conte‏Compte certifié @christopheconte

Luc Ferry recalé à l’Académie Française. Motif : « On ne pouvait pas laisser une épée dans les mains de ce type. »

***

Thomas Wiesel‏Compte certifié @wieselT

Luc Ferry : « Je demande aux policiers d’utiliser leur arme sur les Académiciens, on va voir s’ils sont si Immortels que ça. »

***

Thomas Joly‏ @ThomasJoly60

#LucFerry qui voulait tirer à balles réelles sur les #Giletsjaunes échoue à entrer à l’Académie française, les #Immortels tiennent à le rester

 

Et si les pneus dorés installés sur le grand escalier de l’Opéra de Paris étaient le révélateur des dysfonctionnements de la Macronie?

Lettre ouverte de Jérôme Serri paru dans Causeur.

***

Monsieur le président du Sénat,

Deux énormes pneus de tracteur, dorés à la feuille d’or, ornent désormais et pour un an les départs de rampe du double escalier intérieur de l’Opéra Garnier. Ils ont été dévoilés le 30 décembre dernier en pleine crise des gilets jaunes pour célébrer le 350ème anniversaire de l’intégration en 1669 de la Compagnie de danse académique classique à l’Académie royale de musique créée par Louis XIV.

« L’art contemporain fait toujours scandale à l’Opéra de Paris, 35 ans après Chagall », peut-on lire sur le site du Figaro. Il est vrai que le plasticien Claude Lévêque, l’auteur des pneus, a réalisé des œuvres qui, à l’instar de celles de Chagall, sont une part de l’honneur de la France. Voici quelques exemples d’enseignes lumineuses particulièrement subtiles dont il est l’auteur : « Mon cul, ma vie, mes couilles », « Je suis une merde », « Riez », « Nous sommes heureux », « Ta gueule ».

J’entends déjà les petits marquis du marché de l’art faire appel au poncif qui, depuis des décennies, coupe court à toute discussion : « Nos arrière-grands-parents ont raté les impressionnistes, etc. » Vous êtes gaulliste, Monsieur le président du Sénat, et avez dirigé en 2012 un ouvrage collectif, Le gaullisme, une solution pour demain. Eh bien, lisez le passage de L’Intemporel dans lequel André Malraux démontait en 1976 cette énorme ânerie dont nombre de responsables politiques, de conservateurs, de critiques ont abusé pour défendre l’indéfendable (La Pléiade, tome V, pages 922-923). Vous serez un des rares à connaître son argumentation, même si vos préoccupations sont ailleurs comme votre livre le laisse supposer qui, parmi tous les thèmes abordés, a oublié celui de la culture.

La question qui intéresse nos concitoyens n’est pas de savoir si, devant cette paire de pneus en or, vous partagez leur indignation; si vous aimez cette installation ou si vous la détestez ; si, habitué comme tout un chacun à découvrir un Plug anal géant place Vendôme, un Vagin de la Reine dans les jardins de Versailles ou une monumentale Sodomie devant le centre Pompidou, si habitué à d’aussi puériles provocations vous vous en lassez ou non, la question qui intéresse les Français n’est pas là.

Monsieur le président du Sénat, il s’agit de l’Opéra national (dont le directeur est nommé par le ministre) et peut-être de l’argent public, celui des contribuables. Peut-être cet argent, s’il est public, a-t-il été correctement utilisé conformément aux règles en vigueur, peut-être le projet s’est-il imposé pour les 350 ans de l’Opéra avec une nécessité si évidente qu’il n’y a rien à redire. Eh bien, c’est de cela que nous aimerions être assurés.

Loin d’être un partisan du Référendum d’Initiative citoyenne, vous êtes un défenseur de la démocratie représentative. Le Sénat a montré ces derniers mois qu’au nom des citoyens qu’il représentait, à savoir les grands électeurs, il était capable de remplir pleinement sa mission en enquêtant sur l’affaire Alexandre Benalla, réconciliant ainsi, peu ou prou, nombre de Français avec l’institution.

Je suis persuadé que ceux-ci seraient fort intéressés qu’une enquête aussi minutieuse puisse être conduite pour connaître le cheminement de ce projet d’installation de pneus en or au palais Garnier. En pleine revendication des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, revendication soutenue par une très large majorité de Français, ce serait la moindre des choses. Il ne s’agit pas, bien entendu, de remettre en cause la liberté d’expression. Si Claude Lévêque estime qu’il est « une merde », et si son bonheur est de dorer à la feuille d’or des pneus de tracteur, personne ne peut l’empêcher d’user comme il l’entend de sa liberté d’expression. Il y a bien eu le Flacon d’urine de Ben exposé au Grand-Palais en 1972, la boîte de Merda d’artista de Manzoni de 1961 reçue en don en 1994 par le Musée national d’Art moderne au Centre Pompidou. Comme eux, il a le droit de s’exprimer librement. La question n’est pas là. Laissons donc les pneus à l’atelier !

Ce qu’il serait intéressant de connaître, c’est le cheminement du projet de célébration de cet anniversaire. Qui en a eu l’idée ? Y a-t-il eu différentes propositions ? De quel ordre étaient-elles ? Lesquelles ont été retenues ? Qui a pensé qu’il convenait de faire appel à un plasticien ? Y a-t-il eu un concours, un appel d’offre ? Qui était au jury ? Le jury était-il le Conseil d’administration de l’Opéra ? Qui siège à ce conseil ? Quels furent les projets présentés au jury ? Autrement dit, combien de libertés d’expression ont été mises en concurrence et/ou écartées ? Peut-être un plasticien, type Jeff Koons, a-t-il proposé deux lampes géantes dont le tutu eût été l’abat-jour ; le fessier, le globe lumineux ; et les jambes, le pied de lampe ? Le projet retenu des pneus est-il financé par l’Opéra ou est-il financé par une galerie ? La galerie est-elle à l’origine de l’idée ? A-t-elle été contactée avant un éventuel concours ? Si c’est la galerie qui finance le projet, le lieu a-t-il été mis à sa disposition gracieusement ou fait-il l’objet d’un loyer ? A moins qu’un accord ait été passé et qu’en cas de mise en vente dans un an, une partie du montant atteint en vente publique soit reversé à l’Opéra. Qui est le propriétaire des pneus, son auteur, un galeriste, les deux ? Un ensemble de galeristes associés pour l’occasion ? On peut se poser bien d’autres questions. La retransmission des auditions d’une telle commission d’enquête pourrait être à nouveau assurée par la chaîne parlementaire. Le grand débat national auquel le pays est invité est un moment favorable, me semble-t-il, à un tel effort de transparence.

Monsieur le président, ne pensez-vous pas que la commission Culture du Sénat pourrait mener pareille enquête ? Ne pensez-vous pas que, en pleine crise des « gilets jaunes », ce serait avoir entendu leur colère et peut-être commencer de prendre au sérieux la défiance des Français à l’égard des politiques que de s’intéresser, non pas aux pneus en or, mais au chemin qu’ils ont emprunté et aux ornières qu’ils ont pu laisser derrière eux ? Ces ornières, c’est ce que la Commission des lois, au sujet de l’affaire Benalla, appelait les « dysfonctionnements au sommet de l’Etat ». Pour qu’un membre du cabinet de la présidence de la République puisse se croire autorisé à frapper un citoyen dans la rue, il a dû y avoir effectivement un dysfonctionnement. Pour que la réflexion sur la célébration des 350 ans de l’Opéra national débouche sur l’exhibition de deux énormes pneus de tracteurs dorés à la feuille d’or, n’y aurait-il pas eu un certain dysfonctionnement parmi ces élites dont certains observateurs n’hésitent plus à pointer l’oubli de la nation ?

Rondel du pitre Luc Ferry, ce futur académicien

 

Serti de diamants distingués

Mon épée aura son pommeau ;

Avec, et j’y tiens, des émaux.

Ce n’est certes pas pour blaguer.

*

Car, je compte bien dézinguer,

Des Gilets Jaunes, les marmots.

Serti de diamants distingués

Mon épée aura son pommeau.

*

Oui, au fil de ma lame, ô gué !

J’éradiquerai tous les maux,

Les gueux pouilleux et les grimauds ;

Je les enverrai valdinguer,

Serti de diamants distingués.

 

RÉVOLUTION ?

(sonnet)

 

Macron sais-tu, Macron sens-tu,

Ultime avorton du Vieux Monde,

Que tu représentes l’immonde

Glissant sur un verglas pentu ?

 

Toi qui méprises les vertus,

Qui, de morgue et bêtise, abondes,

Lorsque se lâchera la bonde,

De tout, tu seras dévêtu.

 

Comme seront mises à nues

Les politiques de tous bords,

Et médiatiques sans remords.

 

Car le Peuple, élevant les nues,

Reprendra le cours de l’Histoire

Au nom de la Raison… Victoire !

GILETS JAUNES — « Nos États-Majors nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues »

Collectif Autonome des Policiers Île-de-France – CAPIDF

sur Facebook le 28 janvier 2019

Peu après le début de ce Mouvement des Gilets Jaunes, nous n’avons pas manqué de mettre en garde non seulement nos collègues, mais aussi nos « dirigeants » qui n’apportent vraisemblablement pas la réponse aux sollicitations des manifestants parisiens et provinciaux.

Nous avions prédit la tactique politicienne du « Diviser pour mieux régner », thème récurrent qui oppose systématiquement lesdits manifestants aux forces de l’ordre qui ont laissé le costume du « gardien de la Paix » par la force des choses, par la force inavouée des actions de plus en plus violentes de la rue.

Le visage de la Police s’est trouvé changé, le masque du bourreau violent et répressif aidant.

Nous ne sommes plus les Sauveurs des attentats, nous ne mériterions plus les louanges d’une foule en pleurs et reconnaissante. La Police est critiquée, vouée aux gémonies, vilipendée, salie par une frange grandissante de la population. Les gilets jaunes pacifiques se sont raidis, redressés, nous ont fait face dans une rage exponentielle avec les semaines. Les heurts se sont succédés, comme prévu, plus ou moins médiatisés par une presse docile. Les vidéos et fakenews ont surenchéri et ont contribué à une défiance profonde.

Nos troupes sur le tas, qu’ils soient flicards, officiers ou encore commissaires, n’ont jamais connu ce déferlement de violences depuis le début de leur carrière. Nous avons été en état de guerre dans de nombreuses régions de France, ne le nions pas !

Ces esprits échauffés, brûlants, offensifs et va-en-guerre ont contribué à ces violences d’un côté et à une répression sans précédent de l’autre.

Nos États-Majors nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues, les directives ont été jusqu’à aujourd’hui des plus claires : Force doit rester à la loi, dégagez-nous tout ça !!… Nous en voyons les résultats. Plus de 1000 blessés dans nos rangs tandis que les Gilets jaunes en comptabilisent plus de 1600.

Un médiatiquement connu comme pacifique a été lourdement touché ce week-end. Tollé général et la spirale se met en route. Notre ministre de l’Intérieur se félicite rapidement de la saisie de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) en vue d’une enquête qui nous donnera vraisemblablement les circonstances dans lesquelles ce leader a été blessé à l’œil. Monsieur Castaner, qui a toujours nié les violences des forces de l’ordre, se montre soudainement fébrile et donne les instructions à la Préfecture de Police de Paris afin que l’enquête fasse la lumière sur cette tragédie.

Dès cet après-midi, des collègues départementaux de la banlieue parisienne se trouvaient dans le pressoir des « Boeuf-Carottes » (la police des polices). Les limiers de l’Inspection Générale sont à pied d’œuvre et leurs investigations vont s’enchaîner tout au long de cette semaine. Car la réponse à apporter est urgente. Il s’agit là d’une victime connue et représentative, cette fois-ci. Et non d’un citoyen lambda.

Chers collègues, rappelez-vous que nous avions prévu ces cas de figure qui vont se généraliser au vu des heurts commis et ceux à venir. La Police veille sur les manifestants, la Police des Polices veille sur nous, constamment, et nous devons le garder à l’esprit.

Cette guerre permanente va laisser des traces au sein des troupes. Outre la fatigue qui va se faire sentir davantage encore, la machine à broyer qu’est notre administration fera son travail de sape et se chargera d’en attraper quelques-uns qui serviront pour exemples, tels des lampistes…

Salis, nous sommes envoyés au charbon. Et voilà où nous en sommes ! Discrédités, jetés trop souvent au bûcher dans l’indifférence des syndicats de police majoritaires qui ne pipent mot, et encore moins sur les directs de plateau TV du samedi après-midi.

Les grenades sont dangereuses, nos lanceurs de patate (LBD) sont dangereux. Quand nombre de policiers sont considérés tout aussi dangereux, il serait opportun de réfléchir sur la suite à donner quant à la gestion opérationnelle et politique de ce Mouvement.

Puisque le couperet s’approche encore un peu plus de nos têtes, chers collègues, ne serait-il pas mieux d’éviter toute utilisation de ces armes et de refuser d’aller au contact dans ces conditions dantesques et de défiance d’une hiérarchie lâche ?

Nous sommes fatigués, nos familles sont inquiètes, nos conjoint(e) et nos enfants n’en peuvent plus, et nous risquons non seulement notre carrière mais aussi notre avenir…

Le président de la République a beau jeu de congratuler ses forces de l’ordre de l’étranger, nous connaissons beaucoup trop le sérail politique et ses collaborateurs de la haute administration et du milieu syndical pour confirmer que l’avenir des troupes s’annonce encore plus sombre que ce que nous avons imaginé dès le mois de novembre dernier.

Quand la bataille des mots politico-médiatiques fait rage dans l’outrance et l’outrage habituels, constatons une fois de plus que nous sommes les cibles privilégiées d’un jeu fomenté par ce petit monde déconnecté des réalités, jeu qui nous abat et duquel nous aurons vraisemblablement beaucoup de mal à nous relever…

Ondine

photo D. H., Suisse 1970

Ton rire est clair, ta caresse est profonde,
Tes froids baisers aiment le mal qu’ils font ;
Tes yeux sont bleus comme un lotus sur l’onde,
Et les lys d’eau sont moins purs que ton front.

Ta forme fuit, ta démarche est fluide,
Et tes cheveux sont de légers réseaux ;
Ta voix ruisselle ainsi qu’un flot perfide ;
Tes souples bras sont pareils aux roseaux,

Aux longs roseaux des fleuves, dont l’étreinte
Enlace, étouffe, étrangle savamment,
Au fond des flots, une agonie éteinte
Dans un nocturne évanouissement.

***

Pauline Mary Tarn, dite Renée Vivien (Londres 1877 – Paris 1909) in Études et préludes.

Les députés et sénateurs au pied du mur, la destitution de Macron ou la Révolution.

 

Trouvé sur AGORA VOX

parEric83

lundi 28 janvier 2019

Sent : Sunday, January 27, 2019 6:00 PM

To : christian.jacob@assemblee-nationale.fr ; valerie.rabault@assemblee-nationale.fr ; jean-luc.melenchon@assemblee-nationale.fr ; andre.chassaigne@assemblee-nationale.fr ; gilles.le.gendre@assemblee-nationale.fr ; franck.riester@assemblee-nationale.fr ; philippe.vigier@assemblee-nationale.fr ; president@assemblee-nationale.fr ; b.retailleau@senat.fr ; p.kanner@senat.fr ; h.marseille@senat.fr ; f.patriat@senat.fr ; jc.requier@senat.fr ; e.assassi@senat.fr ; c.malhuret@senat.fr ; g.larcher@senat.fr 

Subject : Le Président Macron a accumulé de très et trop graves manquements à la fonction présidentielle, la mise en oeuvre de l’article 68 n’est plus un choix mais un devoir impératif

Mesdames, Messieurs, les chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat,

Je vous ai écrit à plusieurs reprises entre avril et août 2018 afin notamment de solliciter l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’ingérence illégale française en Syrie et d’autre part la mise en œuvre de l’article 68 de la Constitution pour la destitution du Président Macron, au regard de ses manquements graves à la fonction présidentielle.

Outre votre silence méprisant, vous n’avez délibérément pas mis en œuvre l’article 68 comme la Constitution le prévoit et d’autre part vous avez refusé d’honorer votre mission de contrôle du gouvernement en n’ouvrant pas l’enquête parlementaire sollicitée.

Aussi, au regard de votre refus de mettre en œuvre l’article 68 et de respecter vos devoirs de parlementaires pour la défense des intérêts du peuple français, vous portez une lourde responsabilité, aux côtés du Président Macron et de son gouvernement, dans la révolte pacifique mais grandissante qui secoue la France depuis près de 3 mois ainsi que dans la nouvelle ingérence française cette fois-ci à l’encontre du Venezuela et de son Président élu Nicolas Maduro.

Dans un lapsus maintenant on ne peut plus révélateur, le 20 septembre 2017, le Président Macron avait déclaré publiquement « c’est pourquoi j’ai décidé qu’en novembre prochain nous sortirons de l’État de droit ».

Chacun peut effectivement constater que le Président Macron et son gouvernement sortent de l’État de droit, pied à pied depuis plus d’un an, avec la complicité active et/ou passive des parlementaires.

Le 26 janvier 2019, le Président Macron a déclaré qu’il reconnaîtrait sous huit jours Mr Juan Guaido comme nouveau Président du Venezuela si le Président Maduro n’annonçait pas une élection présidentielle anticipée sous ce délai. Par cette déclaration aussi hallucinante que scandaleuse, mettant implicitement le feu aux institutions françaises et internationales, le Président Macron a commis un nouveau et particulièrement grave manquement à la fonction présidentielle puisqu’il est notamment le garant des traités.

Aussi, députés et sénateurs, vous n’avez plus d’autre choix que de mettre en œuvre, dans les prochains jours, l’article 68 de la Constitution visant à destituer le Président Macron sauf à reconnaître que la Constitution française n’a plus court, que les institutions françaises sont inopérantes, que la France n’est plus un État de droit car des citoyens français, à l’instar du Président Macron, peuvent maintenant reconnaître un nouveau Président de la République, sous 8 jours, si le Président Macron n’annonce pas une élection présidentielle anticipée dans ce délai.

A défaut de mettre en œuvre, maintenant, l’article 68 pour les nombreux et graves manquements du Président Macron à la fonction présidentielle, vous ouvririez sciemment la voie à ce que déclarait en 1962, le Président américain JFK : « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes ».

En effet, semaine après semaine depuis novembre 2018, seules les autruches peuvent ne pas voir que nous approchons dangereusement de ce point de bascule, ceci d’autant plus que le Président Macron et son gouvernement s’ingénient à faire que les blessés, les estropiés et les mutilés très majoritairement dans les rangs des manifestants ne cessent de croître chaque semaine… alors même que le ministre des Affaires Étrangères, Mr Le Drian, a appelé, le 25 janvier 2019, le Président du Venezuela Mr Maduro  à « s’interdire toute forme de répression de l’opposition, tout usage de la violence contre les manifestants pacifiques ». Ainsi, la devise du Président Macron et de son gouvernement n’est pas « Liberté, Égalité », Fraternité » mais « Faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais ».

Aussi, il est en votre pouvoir mais surtout de votre devoir de parlementaires que ce point de bascule, encore évitable mais manifestement recherché par l’exécutif du fait de la politique violente et répressive menée depuis près de 3 mois contre les manifestants pacifiques, ne soit pas atteint car dans le cas contraire, vous en porteriez la lourde responsabilité et devriez en assumer toutes les conséquences aux côtés du Président Macron et de son gouvernement.

Espérant que vous honoriez votre mandat et vos devoirs, que vous représentiez le peuple souverain et ses intérêts plutôt que ceux d’un exécutif autoritaire et destructeur mettant en danger nos vies et la paix en France et que la sagesse soit votre ultime conseillère, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, les chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat, mes salutations distinguées.

Eric GYSSLER

PS : au nombre des manquements graves du Président Macron à la fonction présidentielle, il convient d’ajouter sa signature, le 22 janvier 2019, du traité dit d’Aix la Chapelle, signature sans consultation préalable du peuple français ni du Parlement ; traité qui abandonne de nouveaux pans de la souveraineté nationale à l’Allemagne et traité dont historiens, professeurs de droit et avocats ont pointé l’inconstitutionnalité voire l’illégalité.

David Hamilton ne pouvait évidemment pas «représenter» le monde moderne, dans son ensemble

***

Bilal Hassani, vingt ans, représentera la France au Concours Eurovision de la chanson 2019 (Tel-Aviv, 14 au 18 mai 2019). Tirant son inspiration de Monsieur Thomas Neuwirth (connu sous le pseudonyme de Conchita Wurst quand cette drag queen autrichienne se travestit en femme à  barbe), l’œuvrette de Bilal Hassani s’appelle Roi (et j’apprends par la presse qu’il y serait question de « l’acceptation de soi »).

Dès 2017, Bilal Hassani, après avoir affiché publiquement son homosexualité sur les réseaux sociaux, a été victime de cyberharcèlement et a reçu des menaces de mort. Par chance pour lui, des tas d’associations (Urgence Homophobie, Stop Homophobie) ont déclaré qu’elles conduiraient devant les tribunaux toute personne qui aurait insulté, discriminé ou menacé ce même Bilal Hassani sur les réseaux sociaux.

Lors de la campagne de presse insensée contre David Hamilton, à la fin de l’année 2016, on n’a malheureusement pas connaissance de prises de position d’associations de ce  genre, lorsque David Hamilton fut ignominieusement insulté, à la télévision, et notamment traité d’enculé par Thierry Ardisson  (« enculé » étant pourtant, selon de nombreux représentants d’organisations homophiles, un terme homophobe).

Victime de cyberharcèlement, lui aussi, sur les « réseaux sociaux », où il était traité de « pédophile » (bien qu’il n’ait jamais été condamné pour pédophilie; bien que les très rares plaintes déposées contre lui aient été rejetées; et bien que soit officiellement en vigueur, en France, la présomption d’innocence), et menacé de mort, David Hamilton n’a reçu le soutien d’aucune association. Ses anciens acteurs et ses anciennes actrices (pas même Macha Méril, l’épouse de Michel Legrand, contemporain de David Hamilton puisque le compositeur était né le 24 février 1932) n’ont pas pris sa défense (à l’exception d’Anja Schüte).

De toute évidence, David Hamilton  ne devait pas être suffisamment moderne. Et il suffit de lancer un simple regard, par exemple, aux portraits de Bilal Hassani et de Conchita Wurst, puis à l’œuvre de David Hamilton, pour saisir à quel point cette œuvre était totalement indigne de « représenter la France ».

L’œuvre de David Hamilton n’était pas susceptible, tout court, de représenter le monde moderne dans son ensemble.

Un monde de délicatesse, de subtilité, de discrétion, d’intelligence et de romantisme. Voilà ce que représentait, et continuera à représenter à nos yeux, l’œuvre – sublime – de David Hamilton.

MICHEL LEGRAND

 

 

 

GILETS JAUNES

montage : auteur inconnu.