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FLAMANTS, ROSSIGNOLS ET COQS DU NÉO-FÉMINISME

4 mars 2018
On peut lire sur msn.com du 3 mars 2018 un article particulièrement débilitant, repris de la « lettre hebdomadaire » d’un certain Titiou Lecoq. Un sommet du conformisme ambiant. Paragraphes et paragraphes de procès d’intention contre ceux qui osent dénoncer le non-respect de la présomption d’innocence, la chasse au »mauvais mâle » en général, le lynchage médiatico-artistico-politique de certains mâles en particulier, et leurs métastases développées par les minus habens anonymes des réseaux sociaux, ou encore la loi en préparation sur le « harcèlement sexuel et sexiste ».
L’auteur dit finalement que tout ça (respect de la loi, refus du harcèlement médiatique et de la diffamation, ou simple doute cartésien…) sont autant de manières de refuser la vérité, embrouiller le problème, retarder les échéances, soutenir les coupables (puisqu’ils sont tous coupables : parole de femme, parole d’évangile ; « théories » psychiatriques à l’appui) et que le féminisme n’a aucun pouvoir.
La preuve : Woody Allen n’est pas inculpé, Polanski court toujours, Cantat fait des spectacles, Darmanin est libre ainsi que Hulot, Haziza de même (dont on ne sait s’il sera inculpé), tandis que Ramadan (le seul en taule préventive) a trouvé des gens qui le soutiennent et qui auraient amassé une cagnotte qui dépasserait les 100 000 euros.
On voit le niveau des féministes extrémistes, de toutes celles (je repense ici à Flavie Flament et à ses copines) et de tous ceux (par exemple ce Titiou Lecoq) qui semblent ignorer ce qu’est un pays, un État de droit ; et ce que le droit défend de dire ou de faire vis-à-vis de quelqu’un qui est inculpé mais non encore jugé, donc encore moins condamné ; et encore plus vis-à-vis de quelqu’un qui ne sera pas jugé car non inculpé, ou  vis-à-vis de quelqu’un qui a déjà été jugé et a purgé sa peine, ou a été acquitté.
Ils semblent même ne pas se rendre compte que tout leur prêchi-prêcha ressort de la délation d’ampleur, spectaculaire et au plus haut niveau (qui est une forme particulière de propagande), pour ne pas dire de la délation d’État. D’une forme de totalitarisme.
Le dénommé Lecoq me semble être un drôle d’oiseau. « Le seul animal à pouvoir chanter les pieds dans la merde » disait Coluche. Effectivement, il est apte à chanter au milieu de la basse-cour, entre flamants et rossignols, perché sur un tas de fumier, l’antienne des courtes-têtes tout en faisant le beau, il persifle :
« MAIS il faut faire attention. MAIS ça va trop loin. MAIS les réseaux sociaux ne doivent pas être un tribunal populaire. MAIS il faut laisser la justice faire son travail. MAIS il y a des femmes qui mentent. MAIS il y a des femmes qui se victimisent. MAIS il y a des hommes qui sont persécutés. MAIS la séduction ». (Paragraphe de Titiou Lecoq).
Et oui, même la séduction ; il me semble que notre gallinacée semble ignorer une des bases naturelles de l’ontogonie humaine (et animale ou végétale).
Mais, il n’y a pas de mais… la vie en société est ainsi, on n’est pas (encore) au Far-West. Le pauvre petit homme va encore plus loin en ajoutant, et en s’y croyant, l’impertinent :
« Sur ma planète à moi, ça ne va pas trop loin: ça ne va nulle part. Il ne se passe rien. Je cherche des exemples d’hommes dont la vie professionnelle et personnelle aurait été ébranlée par des accusations, mensongères ou pas. Je n’en vois aucun. Quel homme a été cloué au pilori du féminisme vengeur? » (Paragraphe de Titiou Lecoq).
Ce qui est formidable, preuve que l’idéologie dominante est vraiment très efficace, c’est qu’il ne voit rien, le pauvre homme, ou ne veut rien voir. Moi, je connais au moins une victime: qui a nom David Hamilton. Mais sans doute que celui-ci compte pour du beurre et que sa cause était entendue d’avance. Puisqu’il est bien convenu (vérité première de Flavie Flament) que tout accusé publiquement, que tout diffamé, que tout harcelé est un coupable, et de la pire espèce. Il me semble pourtant que l’on ne compte plus le nombre d’injustement accusés, ayant justement un vrai cœur, un vrai esprit, une vraie morale, qui se sont suicidés.
Et puis David Hamilton n’était qu’un homme du passé, un « réac » ou un kitch; un homme intemporel et de tradition à la fois ; un sensible et délicat (autant d’horreurs pour le pseudo « art contemporain » dominant et dictatorial) ; un « facho », iront jusqu’à dire les plus tarés.
En attendant, Titiou Lecoq n’est qu’un pitre. Mais peut-il le comprendre ?

From → divers

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