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Ballade boiteuse à un feu ———————— académicien d’ambassade ——————–

Deux, trois fois l’an, se mettre en quatre :

Prolifique aligneur de mots,

L’Immortel a su en abattre

Du bouquin blême à nuls émaux.

Sans un cri, sans coup de plumeau,

Ni crissements de plume acide,

Sans un pâté, sans un grumeau,

De petit nègre en veau placide.

*

Ambassadeur, oui mon bellâtre,

En quel temps et en quel hameau

Auras-tu trouvé d’aucun pâtre

Pour t’inspirer sous les Gémeaux ?

Au grand théâtre des grimauds,

Nul idolâtre des alcides

Ne fait reluire ton pommeau,

De petit nègre en veau placide.

*

Tourne ton orgue à jouer le sacre

Du cœur usé des vieux trumeaux,

Lorsque cymbale et bruits de nacre

S’accordent mal aux chalumeaux,

Et que ton air s’accroche aux maux

D’un verbe creux et articide

Qui abusa quelques momots,

De petit nègre en veau placide.

 

*

Prince du rien, grandissimo

Écrivailleur des translucides,

Tu as tressé tous tes rameaux

De petit nègre en veau placide !

 

***

Notes sur les mots désuets ou rares :

– grimaud : élève ignorant, mauvais écrivain, mauvais artiste, pédant…

– alcide (avec ou sans majuscule, nom commun) : homme très fort, d’Alkeïdês, surnom d’Hercule soulignant sa force (alkê).

– trumeau ou trémeau : mot polysémique qui peut désigner le jarret de bœuf ou le gras de la jambe, un mur entre deux ouvertures, un élément de bois ou une glace entre deux croisées, ou, comme ici, une personne âgée, en particulier une vieille femme outrageusement fardée (vieux trumeau).

– momot ou motmot : famille de passereaux arboricoles propres à l’Amérique tropicale, ayant pour la plupart un plumage multicolore, de courtes pattes et de longues queues dont l’extrémité est en forme de double raquette.

CONCOURS GRATUIT. Premier avril 2018. Au nom de la sacrosainte égalité du poisson et du flamant, qui sera MISTER FLAMANT / ou MISS FLAMANTE D’AVRIL « au croupion posé sur le sommet du cône de vase », et qu’avec plaisir nous tirerons (au sort) ?

Publié le par

***

C’est avec une profonde émotion que le blog « En défense de David Hamilton », aujourd’hui, a l’immense honneur d’annoncer la naissance d’un secrétariat à l’égalité entre le poisson et le flamant.

Ce secrétariat, bien conscient de ses considérables responsabilités, entend naturellement par poissons aussi bien les poissons que (poil à l’écriture inclusive) les poissonnes, les flamants que  (poil à l’écriture inclusive) les flamantes. De même, dans son souci de lutter constamment contre toutes les formes de discrimination, les flamants et « flamantes », poissons et « poissonnes » d’avril  peuvent également compter sur l’effort incessant de notre secrétariat. Jamais notre soutien ne leur manquera. C’est là un engagement irréversible que nous prenons.

Gustave FLAUBERT écrivait en 1858: « Un de mes compagnons a tiré trois grands flamants sur le lac de Tunis. Ce sont des oiseaux semblables à des cygnes et qui ont les ailes roses et noires. Il y en a ici par « milliers », et rien n’est plus joli que de les voir s’envoler au soleil » (Flaubert, Correspondance,1858, p. 262).

Non, nous ne voulons tirer nul flamant (poil à l’écriture inclusive : nulle flamante).

Au blog « En défense de David Hamilton », nous sommes animalistes et contre la pratique barbare de la chasse. Nous ne songeons donc nullement à tirer quelque flamant ou (poil à l’écriture inclusive ) flamante que ce soit.

Contrairement aux amis de Flaubert, nous, nous songeons seulement à le tirer au sort, ce bel oiseau.

Et nous proposons à nos abonnés et à nos lecteurs, en cette année 2018, de tirer au sort avec nous la flamante d’avril.

Cette récompense, bien que purement honorifique, ira à qui nous proposera par un texte, par une photo, par un dessin le nom d’un vrai expert (poil à l’écriture inclusive: d’une vraie experte) du baratin, du flafla ou du poisson (poil à l’écriture inclusive: de la poissonne) d’avril.

Voilà. Le secrétariat à l’égalité entre les poissons d’avril et les flamants pense que ces animaux bien dignes d’entrer dans une fable ou dans un bestiaire  forment un intéressant contraste – terme que nous empruntons à une autorité en la matière comme Bernardin de Saint-Pierre –  mais que ce contraste doit être désormais  réduit à zéro, après des années de suprématie masculiniste du poisson d’avril,  dans le creuset de l’égalité et de l’amitié entre les animaux, que ce soit les animaux de la mer, de la terre ou du ciel.

Bernardin DE SAINT-PIERRE écrivait en 1814: « Ils forment entre eux les plus intéressants contrastes, depuis le veau marin (…) jusqu’au flamant au long cou et aux longues jambes, qui reste debout, les pieds dans l’eau, le croupion posé sur le sommet du cône de vase où il couve ses œufs. L’un, marbré et d’une couleur tannée, ressemble à un rocher; l’autre, de couleur de feu, apparaît comme une flamme qui sort du sein des eaux »

(Bernardin de Saint-Pierre, Harmonie naturelle, 1814, p. 244, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9604324z.texteImage )

*

Qui mériterait de devenir

Miss Flamante d’avril 2018 ?

 

Creusez vos cervelles!

Nous avons pensé qu’un hommage immédiat et d’actualité (le premier avril arrive!) s’imposait à  ce « flamant au long cou et aux longues jambes, qui reste debout, les pieds dans l’eau, le croupion posé sur le sommet du cône de vase où il couve »!

La Loi Schiappa-Flament, une loi de portée cosmétique?

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Une œuvre éternelle de Marie Minelli

Culture moderne, camp des bons

*

Présenté le 21 mars 2018 en Conseil des ministres, le projet de la Loi Schiappa devrait être examiné au mois d’avril par le Parlement français. Mais qu’en pense le Sénat, où officie toujours Laurence Rossignol? Anciennement spécialiste (aussi) de la lutte contre le système prostitutionnel, ses attributions sont multiples et changent souvent d’intitulé.

Qu’on en juge. Le 9 avril 2014, elle est nommée secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, dans le premier gouvernement Valls. Mais, par un décret du 17 juin 2015, elle est re-nommée avec une attribution supplémentaire, et devient cette fois chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie.

Le 11 février 2016, elle devient ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes mais dès le 3 mars cette importante fonction est rectifiée en ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes dans le second gouvernement Valls.

Voilà qui témoigne du sens des nuances (dans ma naïveté, je pensais que « la Famille », avec une majuscule, cela signifiait toutes les familles; pas du tout, je me trompais, il a même fallu un décret pour changer la Famille en: les Familles). Allez comprendre…

*

La jeune fille moderne, camp des bons

Venons-en à des choses sérieuses.

Hier, la proposition de loi des sénateurs « pour une meilleure protection des mineurs » a été « auto-adoptée » par le même Sénat.

Mais voilà, entre les sénateurs et la Loi Schiappa, de premiers télescopages.  Les sénateurs se lamentent un peu que le gouvernement ne se soit point penché avec plus de conviction affichée sur leurs éminents travaux. Et que n’ont-ils pas dit à Madame le secrétaire d’État, Marlène Schiappa en personne, lors de ce vote au Sénat?

Oyez:

« Nous ne voulons pas d’une disposition qui serait seulement de portée cosmétique, nous voulons une disposition réellement protectrice »

De portée cosmétique?

Grands Dieux, comme la langue française évolue! Et quelle étrange connaissance en ont les élus du Sénat!

De portée cosmique, j’eusse compris…

Mais dire que la loi Schiappa serait « de portée cosmétique« , que signifie?

Cosmétique signifie :

1 (adjectif et substantif) Ce qui sert à entretenir la beauté, à embellir la peau, les cheveux.

2 (substantif féminin) Partie de l’hygiène qui traite de la préparation et de l’usage des cosmétiques.

Une disposition de portée cosmétique… euh, excusez-moi, M’sieurs Dames, kékséksa? Une disposition qui traite de la préparation et de l’usage des cosmétiques?

Je sais bien qu’en ces temps de France en marche, on se préoccupe de légiférer quant à beaucoup de choses très importantes, comme par exemple de passer la vitesse sur certaines routes de 90 à 80 kilomètres à l’heure. Ou de rendre l’école obligatoire dès l’âge de trois ans. Euh…

L’école à trois ans, c’est sans doute pour apprendre le français?… Bonne chance!

Et sur le fond? Les sénateurs proposent  une « présomption de contrainte pour qualifier de viol une relation sexuelle entre un majeur et un mineur dans deux hypothèses : l’incapacité de discernement ou l’existence d’une différence d’âge significative ».

« Pourquoi voulez-vous protéger davantage une victime de 14 ans, 11 mois et 29 jours, plutôt qu’une victime de 15 ans et un jour ? », a demandé le rapporteur de la proposition de loi, Marie Mercier.

C’est exact, Marie Mercier a raison. En fait, je me demande si tous ces pinaillements ont un sens. Il existe sûrement certaines filles de dix-huit qui ont moins de discernement que certaines de quatorze. Le viol, dès lors qu’il est avéré et démontré, est un crime, quel que soit l’âge de la victime. Ce qui, à moi, me semble absurde, est de légiférer et de pinailler sur l’âge, en voulant le fixer législativement, administrativement.

Laurence Rossignol propose, il vaudrait mieux dire réclame à cor et à cri l’instauration d’une infraction de viol lorsqu’un majeur aurait une relation sexuelle avec un mineur de moins de 13 ans. Las, l’amendement déposé par la sénatrice (socialiste) Marie-Pierre de La Gontrie n’a pas été adopté.

Quant au sénateur François-Noël Buffet, il prône l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Ici aussi, amendement rejeté et copie à revoir.   « Que dirions-nous aux parents d’enfants assassinés, aux victimes du terrorisme, si dans la hiérarchie de l’horreur nous considérions que le viol sur mineur se distingue des autres crimes »?  s’est interrogé le président de la commission des lois, au cours de la discussion générale.

Que toutes ces personnalités se consolent,  Madame le secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, et  les sénateurs sont d’accord quant à l’allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, qui devrait passer (si la loi est votée) de 20 à 30 ans.

Olivier Dodier n’a pas été écouté, semble-t-il : https://www.dalloz-actualite.fr/chronique/legiferer-au-moyen-de-l-amnesie-traumatique-constitue-un-risque#.WruGNC5ubIX

L’image de la jeune fille de David Hamilton (camp du Mauvais)

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Un texte du mauvais David Hamilton

 

Ma propre conclusion est que tout cela démontre avant tout une chose: la société moderne, entre excès de progressisme et excès de puritanisme, n’a pas su traiter la question du Sexe. Le progressisme et le puritanisme ont été et sont les deux faces de la même médaille. Ce sont les meilleurs alliés du monde, un peu comme la (super bonne, je dois dire) comédie « gauche » – « droite »…

Ce n’était certes pas en inondant la société de pornographie que l’on pouvait espérer éduquer les masses, donc les individus.

On a eu une éducation, qu’elle soit ou soit dite progressiste ou réactionnaire, qu’elle soit ou soit dite de droite ou de gauche, qu’elle soit pour ou contre ceci ou cela, qui a abouti à ce que l’on voit aujourd’hui.

Et que voit-on aujourd’hui? On voit une société sans amour, sans sensualité et sans sexe.

Oui, sans sexe, parce que le recours aux robots sexuels, ou à la pornographie sur Internet, ce n’est pas du sexe. Tout cela, exactement comme les chasses aux porcs, ne fera que désexualiser et, mille fois pire encore, désensualiser la société.

On voit une société qui a promu le chaos et qui, maintenant, essaye de réparer tout ça – dans le chaos, toujours.

On voit une société de plus en plus liberticide. On voit une société qui veut légiférer sur tout, et dans les moindres détails (voyez par exemple les « débats » où des politiciens se confrontent et « s’opposent » au sujet du montant de l’amende pour « outrage sexiste »). De vraies écoles de pensée entre ceux qui sont pour l’amende de 90 euros, d’autres de seulement 90.000. Passionnant. Epique… Jupitéro-macronien!

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Aristide Maillol et l’extraordinaire artiste juive Dina Vierny, muse du grand sculpteur dès ses quinze ans

Il aurait mieux valu écouter ce que disait un photographe qui a toujours lutté – par ses photographies comme par les entretiens qu’il a accordés, par ses textes, par les préfaces de ses albums, par ses nombreuses déclarations en ce sens – contre la pornographie et contre la vulgarité.

Ce photographe était aussi un philosophe de l’amour, un philosophe de la jeune fille. Dans mes livres, j’ai déjà réuni maintes citations de lui. Notamment dans Le portrait de Dawn Dunlap ( voir: http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45239061h )

Ce photographe s’appelait David Hamilton.

Dans une société hamiltonienne, il y aurait eu moins de viols.

David Hamilton, 1981

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Céline disait : « L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches »

(Heureusement qu’il avait écrit ça avant que quelqu’un ne propose une loi interdisant l’outrage aux caniches!)

Aujourd’hui, hélas, il serait inutile de parler d’infini.

On est passé du cosmique pour les caniches à la société  humaine du « cosmétique ».

Une société infinie et – surtout – une société finie.

La Loi Schiappa a été inspirée par Flavie Flament.

Ah, ça y est, j’ai compris l’expression « de portée cosmétique »!

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L’apport d’une grande artiste moderne à la cosmétique

L’apport non négligeable de Flavie Flament à la cosmétique (1991)

Flavie Flament, « spécialiste » de quoi? Un grand article du blog « En défense de David Hamilton »!

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avec illustrations c’est ici :

Publié le 27 mars 2018 par defensededavidhamilton

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Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie et éditeur, attire mon attention sur un fait, d’ailleurs connu : la loi concernant le viol, et plus particulièrement le viol sur mineur, commis par une personne n’ayant pas autorité sur ce dernier, a connu au cours du temps des modifications importantes.

Restons en époque récente. Sauf erreur, la loi du 8 avril 1958 avait établi un délai de prescription de dix ans après la date des faits supposés de viol.

Ce n’est que quarante ans plus tard, donc par la loi du 17 juin 1998, que ce délai de prescription, concernant cette fois uniquement les viols sur mineurs, va passer de dix ans après les faits supposés à dix ans après la majorité des personnes s’affirmant victimes d’un tel crime gravissime; la prescription tombant ainsi exactement au jour des 18 + 10 ans de la victime supposée, soit pour l’anniversaire de ses vingt-huit ans.

Ensuite, c’est-à-dire en vingt ans, tout va s’accélérer. Lallongement du délai de prescription, naturellement, pouvait être compréhensible  à la lumière de quelques affaires insoutenables, retentissantes et fortement médiatisées, de meurtres sexuels inqualifiables et d’actes d’une réelle barbarie sur mineurs.

Ces affaires ont mis en présence, généralement, des criminels qui étaient inconnus du grand public avant leurs crimes affreux. Ils ne doivent leur notoriété qu’à ces crimes. Marc Dutroux, de la sorte, a été accusé de crimes horribles pour lesquels il a été à juste titre condamné. 

David Hamilton, lui, était et reste un homme distingué, un grand photographe, un artiste mondialement connu. Il n’avait certes pas besoin de devenir un criminel pour faire parler de lui. Il n’a jamais tué personne.

Juridiquement parlant, enfin, si Marc Dutroux a été accusé et condamné et si l’on a retrouvé les cadavres de ses malheureuses petites victimes, par contre David Hamilton est mort, (1) il n’a jamais été condamné à quoi que ce soit de son vivant et (2) l’action publique est éteinte et, en toute logique, quiconque est autorisé à écrire que David Hamilton est mort innocent.

Le neuf mars 2004, six ans après la précédente modification (17 juin 1998) de la loi, les parlementaires ont fait passer la prescription à 18 + 20 ans, soit à l’anniversaire des 38 ans des victimes supposées.

A notre humble avis, c’était suffisant. La condamnation des viols est nécessaire, elle est indispensable.

Le problème survient du fait que le passage du temps efface les preuves et que la mémoire, qui est quelque chose de très complexe, peut ne pas toujours dire la vérité.

Aujourd’hui, une loi a été proposée au Parlement par le gouvernement et, si elle passe, le délai de prescription va devenir non plus de dix, non plus de vingt mais de trente ans après la majorité, permettant alors à qui que ce soit de porter plainte contre qui que ce soit jusqu’à l’anniversaire des quarante-huit ans des personnes qui affirmeront avoir été victimes de viols autrefois.

Or l’on devrait comprendre que plus le temps passe et plus il devient difficile de s’assurer de la réalité de quoi que ce soit, et notamment d’un viol. Cela devient parole contre parole. 30 ans après,  la plupart des témoins supposés de faits eux aussi supposés seront peut-être morts.

A qui doit-on cette loi? Ce serait flatter Flavie Flament que de lui en attribuer la paternité (faut-il dire: la maternité?)…

Mais enfin, c’est ce que raconte la presse:

« Ce rapport, même s’il a été rendu lors du quinquennat précédent, va tout de même trouver sa place dans la future loi sur les violences sexuelles sur mineurs, qui sera présentée le mois prochain, Marlène Schiappa ayant « pris cet engagement auprès de Flavie Flament« , pendant la dernière campagne présidentielle ».( http://www.leprogres.fr/france-monde/2018/02/14/flavie-flament-les-femmes-liberent-leur-parole-apres-l-age-de-40-ans )

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Dans « Elle » d’hier (26 mars 2018), Marlène Schiappa elle-même dit: « Pendant la campagne présidentielle, j’avais personnellement pris l’engagement auprès de Flavie Flament d’allonger le délai de prescription » ( http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Marlene-Schiappa-Je-ne-suis-pas-la-ministre-des-militantes-feministes-3653789 )

Voilà donc un fait avéré. Marlène Schiappa, pendant une campagne électorale, a « personnellement »  « pris un engagement », « auprès de Flavie Flament », animatrice de télé…

En pleine campagne électorale, AVANT l’élection de Macron, le (alors pas encore) secrétaire d’Etat Marlène Schiappa prenait « personnellement » des « engagements » auprès de… Flavie Flament?

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Venons-en à Flament. Celle-ci n’a cessé de répéter que si la loi lui en avait accordé la possibilité, elle aurait pu porter plainte contre l’homme dont elle affirme qu’il l’a violée en août 1987: David Hamilton.

Or ici, il y a beaucoup de choses à dire. Le grand public ignore par exemple souvent que Flavie Flament n’a pas rencontré David Hamilton en 1987, mais aussi dès 1986. Elle le dit elle-même, par exemple en anglais (langue qu’elle parle si mal que c’en est quasi émouvant)  lors d’une interview disponible sur You Tube.

En 1986, donc, Flavie Flament est avec certains membres de sa famille en vacances à Cap d’Agde. On aimerait recueillir et confronter les témoignages de ces personnes. En revanche, est-on bien certain que la mère de Flavie Flament, Madame Catherine Lecanu, ait été présente en 1986 à Cap d’Agde? Qui affirme cela? C’est Flavie Flament qui l’affirme dans son « roman ». Mais tout cela devrait se vérifier, s’agissant d’une personne aussi importante que Flavie Flament, une personne vis-à-vis de laquelle Marlène Schiappa elle-même prend des « engagements » en pleine période électorale.

Je répète, donc. Pour ce que je suppose par seule intuition, Flavie Flament était à Cap d’Agde en 1986. Des membres de sa famille devaient louer un appartement. On doit pouvoir retrouver l’adresse, voire le contrat de location. Et de la sorte les dates des premières séances de photographies, qui datent de 1986. Ces photographies, que je possède toutes, Flavie Flament en possède aussi quelques-unes puisqu’elle les publie elle-même sur ses profils sociaux. N’importe qui peut se rendre compte, avec une élémentaire facilité, que certaines photos datent de 1986 et d’autres de 1987.

Dans son « roman », et dans la presse, Flavie Fament raconte qu’elle a rencontré David Hamilton et que sa mère, Madame Catherine Lecanu, était ravie. Mais comment Madame Lecanu faisait-elle pour être ravie si, en 1986, elle n’était pas présente?

C’est sur cette présence éventuelle de Madame Lecanu en 1986 à Cap d’Agde que des journalistes sérieux devraient enquêter, et ce sont des témoignages sur cela qui intéressent le blog « En défense de David Hamilton ». Ces témoignages, désormais, affluent sur tous les sujets. Nous les publierons au jour de notre choix, selon notre bon vouloir.

Flavie Flament reconnaît qu’il y a eu des séances de photographies en 1986, elle en publie elle-même les photos. Il y a eu trois autres séances de photos, je pense, en 1987. Ici encore, je possède toutes les photos.

J’en suis venu à penser que oui, la famille Lecanu allait en vacances, ce qui était bien son droit, à Cap d’Agde, où mes déductions me poussent d’ailleurs à conclure que ladite famille n’habitait pas dans le quartier nudiste mais dans le quartier « habillé », le quartier « textile ». Ce sont certaines des copines qui habitaient dans le quartier nudiste.

Mais puisqu’il y a eu séance de photos en 1986 puis en 1987, il est facile à quiconque de supposer qu’il y a eu des échanges, de lettres ou de coups de téléphone, entre David Hamilton et la famille Lecanu entre 1986 et 1987.  Flavie Flament affirme dans la presse que sa mère aurait montré des photos faites par David Hamilton autour d’elle. Il fallait donc bien que ces photos (ou certaines de ces photos, partielles ou intégrales) aient été envoyées par David Hamilton. Tout cela devrait laisser des traces, y compris d’éventuelles traces téléphoniques.

Pour l’heure, on peut affirmer sans aucune crainte d’être démenti qu’il y a  eu séances de photos en 1986 et 1987;  et qu’il existe encore, où que ce soit et peut-être à Cap d’Agde, des témoins qui pourraient encore être capables de dire, par exemple, qui étaient les adultes qui accompagnaient Flavie Lecanu en 1986.

C’est là que David Hamilton, en août 1987 selon Flavie Flament, aurait ouvert sa porte « nu avec un appareil photo en bandoulière », et l’aurait violée. Sur cette nudité « instantanée », j’ai personnellement de très grands doutes. Outre le fait que, même si David Hamilton avait été nu, on était à Cap d’Agde (sur certaines plages, il y avait des panneaux « nudité obligatoire »…), je possède pour ma part des photos de lui précisément à cette époque en bermuda; il faudrait, ici aussi, recueillir des témoignages; mais je l’imagine beaucoup plus facilement ouvrir sa porte en bermuda.

La version de Flavie Flament dans son « roman » (mais aussi dans la presse) est que sa mère aurait « permis » qu’elle soit « violée ». C’est une version qui ne me convainc pas, pour maintes raisons. Rappelons aussi que Flavie Lecanu future Flament déclarait en 1989 (deux ans après le viol présumé) qu’elle avait dans sa chambre des photos de David Hamilton.

Et dès 1988, elle s’était présentée au concours de Miss OK 1988 avec une photo dont l’auteur était David Hamilton.

C’est la photographie utilisée, au demeurant illégalement, en couverture de La Consolation, première édition, par Flavie Flament et les éditions Lattès.

Il serait intéressant d’entendre, là-dessus aussi, les témoins de cette époque. Il serait passionnant aussi de savoir en quelles circonstances, voire dans quelle ville se trouvait Flavie Flament la toute première fois qu’elle aura parlé, supposé-je, à ses proches, du viol présumé dont elle accuse David Hamilton (dans son livre qu’elle aurait écrit à Amsterdam)……

 

 

La date du décès de M. Jean-Paul Lecanu coïncide plus ou moins avec les dates où Flavie Flament affirme dans la presse avoir commencé son livre. Qui sait, ainsi, si son père aura été mis au courant de ses allégations de viol, et en quelles circonstances?

Au sujet de M. Lecanu, je renvoie à cette lettre capitale de M. le maire de Valognes, écrite (notons-le) du vivant de David Hamilton. C’est un document qui a aussi été diffusé sur plusieurs pages Facebook:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/03/13/affaire-david-hamilton-un-document-exclusif-qui-nous-change-des-promesses-jamais-tenues-au-milieu-dun-ocean-de-lachete/

Flavie Flament affirme donc publiquement dans son livre et dans la presse  que son viol (ou ses viols, on ne sait trop), celui dont elle accuse David Hamilton, serait intervenu en août 1987, juste après l’anniversaire de ses treize  ans (4 juillet 1987).

Or toujours à ma connaissance (et que mes amis juristes me corrigent si je me trompe), du 8 avril 1958 à la veille du 17 juin 1998, la date de prescription pour un viol n’était absolument pas le jour anniversaire des trente-huit ans de la victime, mais de dix ans, date à date, après les faits supposés.

Toujours sauf erreur de ma part, Flavie Flament n’a donc pas épuisé son droit de plainte le jour de ses trente-huit ans (soit le 2 juillet 2012, loi 2004), pas même le jour de ses vingt-huit ans (le 2 juillet 2002, loi 1998), mais dix ans date à date après les faits supposés (à  l’été 1987 + 10 = 1997, selon la loi de 1958).

Si je ne me trompe pas, Flavie Flament ne pouvait plus porter plainte contre David Hamilton depuis 1997 ! 

Selon Laurence Rossignol, Flavie Flament serait une « experte » du viol.

Nous avons donc eu en France un ministre, Madame Rossignol, qui a « chargé d’une mission sur le viol » une « experte » qui malheureusement, malgré sa grande science (infuse?), ignorait que c’est depuis 1997 qu’elle NE pouvait PAS porter plainte… Et qui a  déclaré, en 2016, qu’elle aurait « voulu voir David Hamilton menottes aux poings »…

Experte du viol, moi je veux bien. Experte du droit, non, je ne crois pas.

Même si David Hamilton était encore vivant, et même si le délai courait jusqu’à la veille de ses quarantehuit ans, cela ne changerait rien à rien. Flavie Flament n’aurait jamais pu  voir David Hamilton les « menottes aux poings », comme elle a publiquement déclaré à la presse,  déclaration qui démontre d’ailleurs l’ignorance crasse de Flavie Flament en matière de droit puisque le port de menottes et considéré en France par arrêt de la Cour européenne des Droits de l’Homme comme dégradant et interdit.

Nous avons donc en France un secrétaire d’Etat, Madame Schiappa, qui a « pris des engagements » (sic) en pleine campagne électorale pour Macron auprès de Flavie Flament, animatrice télé, experte du viol, laquelle pourtant :

    • 1 semble ignorer que c’est depuis 1997 qu’elle NE pouvait PAS porter plainte

    • 2 qui a déclaré publiquement dans la presse avoir commis intentionnellement un délit, à savoir celui d’avoir bafoué intentionnellement la loi sur le droit à l’image (Flavie Flament : « Pourtant, nous avons publié une photo de lui en couverture du livre. Il aurait légitimement pu nous attaquer. C’était intentionnel, je voulais le faire sortir du bois »);

    • 3 qui s’est livrée publiquement à l’apologie d’un traitement jugé dégradant par la Cour européenne des Droits de l’Homme (le port de menottes);

    • 4 et qui a  accusé publiquement les ayants droit de David Hamilton de se rendre coupables du délit consistant à effacer les traces de crimes…

S’il y avait des journalistes capables de faire leur métier en France, tout cela se saurait.

Cela faisait donc à peu près vingt ans que Flavie Flament ne pouvait plus rien contre David Hamilton, lors de ses allégations « romanesques » de 2016.

Seule l’ignorance des lois de la part de Flavie Flament, ou le mépris des lois  de la part des insulteurs de la télé, et de la part aussi de presque tous les journaux  de France et de Navarre, je le dis encore une fois, peuvent expliquer la mort (volontaire ou provoquée?) de David Hamilton.

David Hamilton, homme distingué, grand artiste, n’aurait certes pas mérité une telle fin dans un pays respectueux de la présomption d’innocence. Un criminel comme Dutroux, lui, a « simplement » été condamné à la prison…!

*

Encore une question. Dans La Consolation, il est question des nombreux viols et / ou détournements de mineure que Flavie Flament  assure avoir subis.

 Flavie Flament assure (toujours dans son livre, dans la presse) que sa mère, Madame Lecanu, l’aurait ensuite poussée dans les bras d’un homme à la « petite notoriété » qui habitait dans la région parisienne.

 

« L’écrivaine » Flavie Flament situe cela aux alentours de 1988. 1988, c’est aussi et surtout la date où Flavie Lecanu est « élue » (à l’âge non pas de quatorze ans, mais de treize) « Miss OK 1988 ». Elle rencontre des petits vedettes de cette époque, elle a treize ans et « craque littéralement » pour Philippe Baranès, dit Phil Barney. Elle connaît même son idole, personnellement, littéralement!

Moi qui ai connu Magritte, Hergé et Breker, et dix autres de cette envergure, imaginez comme je serais fier d’avoir sur ce blog le témoignage d’un « artiste » tel que Barney ! (Rires).

 

 

Tout cela aurait pu en rester là, mais hélas, non. Tout bascule dans l’horreur, selon La Consolation, d’un détournement de mineure.

C’est ça, La Consolation. Une page, un viol! C’est terrible.

*

Un détournement de mineure impuni !

Vous vous souvenez, vous, d’une  chanson qui commençait par « C’était le mois de février »? (Et qui continuait – bon, c’était pas du Baudelaire, j’en conviens –  par: « Ton ventre était bien rond »)?

Cette oeuvre était due au génie de Philippe Baranès, vedette de la chansonnette, né le 2 février 1957 à Bône, en Algérie alors française.

Cet enfant de la banlieue est passé d’une cité à un joli pavillon de Bonneuil, comme il l’explique dans la presse. Baranès, devenu Phil Barney, entra  dans la quarantaine en 1987.

Dans sa Consolation, au moins dans la seconde édition de l’oeuvrette, Flavie Flament a nommé sans hésiter David Hamilton.

En revanche, elle n’a jamais nommé un autre homme.

Car selon Flavie Flament, « sa maman la poussait même dans les bras d’un homme plus vieux. Un quadra de banlieue sur lequel sa mère fantasmait et chez qui elle l’obligeait à passer seule ses week-ends ».

Quand est-ce que cette histoire aurait eu lieu? En 1989, selon Paris Match, puisqu’on lit ( http://www.parismatch.com/People/Flavie-Flament-J-ai-ete-trop-emprisonnee-pour-ne-pas-cherir-ma-liberte-1381217  ) :

« Et, deux ans plus tard, elle vous pousse dans les bras d’un homme auquel elle n’était pas insensible ».
– « C’était
une petite célébrité de l’époque, chez qui j’ai passé plusieurs week-ends en banlieue. Il avait la quarantaine et n’imaginait pas que tout était orchestré par une femme plongée dans un ennui abyssal : ma mère. (…) Cette histoire a duré environ un an ».

Récemment, Marie Claire a demandé à Flavie Flament  ( http://www.marieclaire.fr/la-consolation-telefilm-de-france-3-adapte-du-livre-de-flavie-flament,1239528.asp ) :

« Comment interprétez-vous le fait que tout le monde a abondamment parlé et commenté les viols de David Hamilton, mais pas ceux de cette autre célébrité dont vous taisez le nom chez qui votre mère vous a aussi emmenée pendant un an ? »

Et elle:

« Je ne suis pas certaine que l’homme que vous évoquez (et qui connaissait mon âge, 15 ans), était lui-même au courant des coulisses sordides de cette histoire ».

 L’homme que la journaliste de Marie Claire évoque (et qu’elle évoque parce que Flavie Flament en parle dans La Consolation) ne pouvait ignorer l’âge de la jeune Flavie (qui au fait n’avait nullement quinze mais quatorze ans; elle en a  eu 15 le 2 juillet 1989).

Il couchait donc  avec une mineure de quatorze ans, pendant environ un an.

Pour David Hamilton, des milliers d’articles ont cité son nom, au sujet de faits supposés, prescrits, improuvables.

Pour l’autre, la presse n’a visiblement pas même songé à enquêter.

Qui était cette petite célébrité, ce quadra de banlieue qui couchait avec une fille de quatorze ans dont il savait l’âge? On ne le saura jamais, c’est sûr…

« L’odeur de l’homme perdu, veuf, seul, ému, la quarantaine, qui se tape une jeune fille mineure avec l’assentiment de sa maman », lit-on dans la Consolation.

On y lit aussi la façon (ce sont des pages insoutenables!) dont le (mystérieux) monsieur de quarante ans jouissait sexuellement.

Quel portrait! Moi, à la place de ce monsieur, je protesterais, je me disculperais!

Qui pouvait-ce être? Je l’ignore. Ah, dans le milieu des journalistes-à-la-mémoire-longue et du show biz, si quelqu’un le savait! S’il était possible que ce crime ne reste pas impuni! Le devoir de mémoire ne l’impose-t-il pas? Une petite fille de treize ou quatorze ans! Le secrétariat à l’égalité entre les femmes et les hommes va-t-il réagir?

Maintenant que la mémoire est revenue à Flavie Flament, comment ne pas s’étonner un peu qu’elle ait dénoncé massivement David Hamilton mais que, à ce jour, reste « secret » le nom de cet homme qui, portant sur lui « l’odeur de l’homme perdu, veuf, seul, ému« ,  citation de Flavie Flament, « se tape une jeune fille mineure » pendant un an?

Un détournement de mineure impuni, donc? 

*

Ah! Oublions tout cela, mes amis! Et revenons à la pureté, à l’innocence des temps que chantait Barney !

Pour une enquête, le blog « En défense de David Hamilton » désire contacter un homme habitant ou ayant habité à Caen, 43 ans environ aujourd’hui, pour avoir sa version de la rencontre qu’il fit, lors d’un voyage scolaire, d’une fille blonde de sa région et malheureusement victime de mémoire traumatique…

Publié le 24 mars 2018 par defensededavidhamilton

***

Le blog « En défense de David Hamilton » va lancer de temps à autre des avis de recherche, en prévision des futurs articles qu’il compte publier.

Appel à témoignage

Vous êtes aujourd’hui un homme d’environ 43 ans, vous habitez à Caen et très probablement vous y habitiez déjà vers 1988 (date approximative).

Vous êtes allé en voyage scolaire, du genre classe de neige, et vous avez rencontré dans le train une fille blonde qui semble-t-il vous plaisait, et qui, beaucoup plus tard, a donné sa version (une version délirante) des faits.

J’imagine qu’après cette rencontre ferroviaire qui a dû rester dans votre mémoire, vous aviez même peut-être échangé, cette jeune fille blonde et vous, vos adresses postales. Et que vous avez échangé ensuite des lettres pendant quelque temps… Par exemple, avez-vous conservé ces lettres?

Pourriez-vous entrer en contact avec notre blog?

Nous garantissons une entière discrétion.

Merci d’avance.

« ON A LES 68 QU’ON PEUT »

 
Dans Et… Basta le texte d’un disque de Léo Ferré édité en 1973, ce dernier évoquait son 68 à lui, le divorce d’avec sa seconde épouse, sa rébellion conjugale, précisant : « C’est la gravure de mon 68 à moi. On a les 68 qu’on peut. »
Il en fut de même de moi qui « ai fait 68 » à ma manière, et déjà sur la marge, même des courants les plus « contestataires ».
***

Il est convenu de faire de l’éclosion du printemps et plus précisément du 22 mars 68 le début « officiel » du mouvement du même nom (ramassis — c’est un mot que j’emploie après coup, car sur l’heure j’ignorais tout de ça ou presque — de trotskistes, maoïstes et autres libertins à la Cohn-Bendit déguisés en libertaires).

Alors même que le mouvement de Mai 68, le mouvement des « z-événements » (« la révolte » dit ce midi même, la misérable journaleuse propagandiste non-gréviste habituelle, faisant permanence collabo en annonçant la grève générale de ce jour, à la radio d’État) remontait, du moins au niveau estudiantin, à l’année 1967 dans les universités de Strasbourg, où les situationnistes pointèrent leur nez avec la diffusion de la brochure De la misère en milieu étudiant ;

et de Nantes où l’UNEF locale ledit syndicat étudiant avait été noyautée et prise en mains par des conseillistes, anarchistes et autres libertaires ; toute l’ultra-gauche anti-autoritaire locale de l’époque, farouchement anti-gauchiste, qui entre autres, « luttait » alors pour la mixité dans les cités universitaires et défilait dans les rues, une nouveauté pour l’époque, drapeaux rouges et drapeaux noirs unis, ce qui avait une certaine gueule, mêlés aux drapeaux rouge-et-noir de la CNT espagnole encore tenue par des anarcho-syndicalistes républicains espagnols, déjà âgés, qui eux « avaient fait 36-37″ du côté de Barcelone, ou ailleurs.

Folklore diront certains, mais qui ne fut pas et n’est pas encore sans émission de plus d’un frisson chez les âmes sensibles. Précisions nécessaires puisque la première usine qui se mit en grève en France en 68 fut l’usine Sud-Aviation de Bouguenais dans la banlieue Sud de Nantes tenue syndicalement par F.O. qui avait localement une vieille frange, un vieux fonds anarcho-syndicaliste. Sud-Aviation devenue depuis la SNIAS, et après quelques fusions et regroupements, l’Aérospatiale pour finir avec l’actuelle entreprise Airbus.

*

Je me souviens bien du premier jour de 68 dans ma petite ville de province. Était-ce le lundi 25 mars ? Probablement. À l’appel de je ne sais qui, on avait interrompu un cours de math dans ma classe, pour se retrouver tout le lycée — enseignants compris — debout, assis sur les pelouses, discutant ou discutaillant, écoutant ou disputant (beaucoup de disputes dans le sens scolastique du terme en Mai 68 sur les formes desdites luttes et de la démocratie, directe, participative, ou nondémocratie avec tous les gauchistes autoritaires, et leur pseudodictature du (sur le) prolétariat, dont on sait trop bien ce qu’ils sont devenus depuis pour la plupart).

Je me souviens encore — moi qui n’ai pourtant pas la mémoire des patronymes — du nom de ce prof. qui ce jour-là interrompit son cours comme tous les autres : Roger (il me paraissait vieux à cause d’un certain embonpoint, mais devait être dans la quarantaine, il portait une blouse blanche à cause de la craie sans doute ; où est-il aujourd’hui ?).

Habituellement et stoïquement il faisait son cours devant une salle en partie indifférente. Il était de bon ton dans les classes littéraires, comme la mienne, classe essentiellement de filles d’ailleurs, de mépriser les matières scientifiques et, réciproquement dans celles qui étaient dites scientifiques, et plus masculines, de mépriser les matières littéraires.

D’ailleurs, la propre épouse de ce prof. de mathématiques, encore plus désabusée que son mari, elle-même professeur de physique-chimie, mais par ailleurs incapable de faire marcher ses expériences, nous l’avait martelé un jour, je ne sais plus si c’est avant ou après Mai 68 ; elle nous avait admonestés d’un : « petites têtes de littéraire ».

C’est dire si déjà tout ne marchait pas pour le mieux dans ladite Éducation Nationale qui ne devrait recevoir, comme autrefois, que le nom plus juste ou moins faux d’Instruction Publique. Mon lycée, au sein d’une vaste cité scolaire, avait pour nom Lycée mixte d’État Aristide Briand, du nom du belliciste de Quatorze devenu « pacifiste«  une fois le mal fait, un enfant du pays qui passa sa jeunesse (« anarchiste », pour lui aussi!) en ma contrée, fin XIXe – début XXe.

Le lendemain de ce jour, j’avais dix-sept ans. J’ignorais que je ne verrai sans doute jamais d’autre mouvement social de cette sorte. J’étais loin d’imaginer ce qu’allait devenir plus ou moins rapidement bon nombre de gens connus et inconnus de 68. Une part intégrante de ceux qui organisent la chienlit contemporaine. L‘état de décadence civilisationnelle et le délabrement de la société un demi-siècle plus tard.

Personne ne me fera cracher sur 68 comme le font les gauchistes les plus connus de cette époque de ma jeunesse, mon 68 et ceux d’autres alter ego qui peuvent encore se regarder dans une glace comme moi sans dire : j’ai failli. Depuis, j’ai fait ce que j’ai pu, mais sans changer d’esprit au fond de moi, sans illusions non plus. « On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans ». À voir ; et quitte à être sérieux, soyons-le avec diérèse…

***

Mais pour parler plus globalement, s’il est un moment où la parole fut vraiment libérée (la parole politique en premier lieu) c’est en ces temps qui connurent quelques instants de poésie pure en certains slogans situationnistes en particulier, mais bien loin de ma province ; et d’utopie, sans beaucoup de lendemains qui chantent, qui s’acheva pour certains quelques années plus tard dans l’échec communautaire, la drogue ou le suicide.

Mais pour l’heure, celle de 68, pour le Bien et pour le Mal à venir (la société humaine est incapable de naviguer selon un juste milieu et guidé par la raison) il était interdit d’interdire. Slogan amusant puisque sorti en premier non pas de l’imagination étudiante débridée (au sens propre), ou de L’imagination au pouvoir, mais du micro d’une radio périphérique, comme on disait alors, je ne sais plus laquelle des radios publicitaires, par la voix du misanthrope le plus blasé qui soit et amuseur public : Jean Yann.

Une chape sautait, les mots, les mœurs se transformaient en quelques semaines. Ou plus exactement prenaient toute la rue. Accélération de l’Histoire. Mouvement de Pensée collective. La mini-jupe et « la pilule » émergente, si l’on peut dire, demandaient des comptes aux vieux partis et vieux syndicats, à l’autorité en général (familiale, scolaire, étatique…) et au père suprême, au vieux Père Fouettard et Grand Commandeur de Gaulle. Char-lot … au-po-teau ! Entendait-on dans certains cortèges de manifestants, même âgés et ouvriers, vers cette époque. Même si certains poursuivaient d’autres buts de politique internationale moins avouables pour le faire tomber. Mais c’est une autre histoire.

Moi, en ces temps-là, j’ai beaucoup écouté, plus rarement agi, je cherchais d’un lieu de discussion à l’autre, d’un rassemblement à l’autre, et dans mon entourage immédiat mes propres idées, sans beaucoup d’échos, ou si rarement évoquées par des gens qui me paraissaient les dévaluer, les banaliser, les dépoétiser. Celles que je retrouvai finalement tout seul ou presque dans des écrits, mais l’an 68 passé, mort, enterré.

***

Dès 1973, Ferré encore lui, dans le même texte que précédemment cité, disait, ou plus exactement déclamait sur un accompagnement musical de lui-même, Marc Chantereau, Paco Ibáñez et Juan-Carlos Cedrón :

Il l’a fait [68], comme on fait une partie de cartes. Les cartes, aujourd’hui, sont mêlées. Il n’y a plus rien qu’une certaine forme de dictature sentimentale qui vous arrange et qui vous endort pendant que les Autres veillent.

Vous êtes vraiment des cons et des malheureux. Ou bien alors, crève, paysan, crève et passe de l’autre côté de la rue, avec tes dieux, avec tes maîtres, avec tes pantoufles et tes clopes…

Si en 73, Ferré pouvait déjà évoquer « une certaine forme de dictature sentimentale qui vous arrange et qui vous endort pendant que les Autres veillent » que dirait-il aujourd’hui alors qu’il s’agit de dictature tout court, moins frontale que sournoise, de « dictature démocratique«  ou de « démocratie totalitaire«  comme le disait un dissident venu se réfugier en France il y a déjà des années de ça ; de limitation des libertés individuelles et collectives, de la chasse aux sorcières non plus gauchistes comme après 68, mais de la chasse par les anciens gauchistes de la caste médiatique, cinématographique et politique en particulier, pratiquant un totalitarisme insidieux de « libération de la parole », consistant à cafter, dénoncer, harceler, diffamer sans souci et au mépris total des lois et de la Justice anesthésiée.

Que dirait aujourd’hui Ferré s’il voyait que pratiquement tout le gauchisme et même une bonne partie des pseudo-anarchistes soixante-huitards et post-soixante-huitards ont viré mondialistes (c’est sans doute ce qu’ils appelaient « internationalisme« ) et présentement macronistes.

Ce n’est pas ou plus à de la dictature sentimentale, que l’on assiste, mais à une fusion délétère de tout et de l’inverse de tout, dans le même magma de domination, oppression, propagande, délation, intolérance, limitation de la liberté d’expression, silence sur tout ce qui les gêne, répression. Et pure folie de caste de médiocres et de gens tordus.

Fusion totale où ce monde gauchiste méprisable et méprisant, mais aussi généralement méprisé, adepte de théories sexuelles délirantes, de féminisme hystérique (bien au-delà du MLF d’autrefois pourtant déjà pas mal gauchiste), d’antifascisme fasciste, d’antiracisme raciste, est et demeure en totale adéquation avec les visées, les buts avoués ou non du capitalisme le plus putride et dénué de sens, et le plus impérial qui soit.

Pitoyable monde gauchiste d’hier et d’aujourd’hui (où il est très majoritairement trotskiste ou prétendument anarchiste) de bobos bornés ou cyniques ennemis du peuple. Sicaires ou autres affidés ou larbins du « grand capital » (comme disait les staliniens, fut un temps).

À lire sur : defensededavidhamilton

Mémoire traumatique flamenteuse dans la France macronienne-macroneuse-macroniste…

Publié le 22 mars 2018

Une nouvelle religion serait-elle née à travers la Révélation flamentienne, flamentique ou, peut-être, flamenteuse?

Publié le 21 mars 2018 par defensededavidhamilton

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Je connaissais la révélation égyptienne, la révélation judéo-chrétienne, la révélation juive, la révélation chrétienne; je connaissais la révélation biblique, la révélation mosaïque, la révélation prophétique, la révélation évangélique; la révélation des Écritures, la révélation de l’Ancien Testament, la révélation du Nouveau Testament, la révélation de l’Évangile, la révélation du Coran; je connaissais la révélation naturelle, la révélation surnaturelle, la révélation directe, la révélation transmise, la révélation primitive faite à Adam et aux patriarches…

On y ajoutera désormais une autre révélation surnaturelle, que les théologiens et philosophes de l’avenir appelleront, selon leur désir,  révélation flamentienne ou révélation flamentique ou, peut-être, révélation flamenteuse.

Car aujourd’hui, le Monde a été frappé par la révélation:

« La mesure fait également suite à plusieurs faits divers, en particulier la révélation, en octobre 2016, par l’animatrice Flavie Flament d’un viol subi à l’âge de 13 ans par le photographe David Hamilton, qui s’était suicidé quelques semaines plus tard ».

On notera l’absurdité du terme « révélation », ainsi que de la formule « viol subi ». Il ne s’agit pas d’une « révélation » mais tout au plus d’une « accusation », d’une « allégation ».

Par ailleurs, si l’on respectait encore en France la présomption d’innocence, on ne devrait pas parler de « viol subi », mais de « viol qu’aurait subi ».

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Aujourd’hui, le HuffPost a  été saisi par la révélation.

« Octobre 2016, dans son livre « La Consolation », Flavie Flament révèle avoir été violée il y a près de 30 ans, par un photographe connu, dont elle ne dévoile pas le nom tout le suite, David Hamilton ».

*

Aujourd’hui, France-Info a été touché par la révélation.

« Cet allongement avait été recommandé début 2017 par une mission coprésidée par un magistrat et par l’animatrice Flavie Flament, qui avait révélé avoir été violée dans son adolescence ».

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Sur RTL-TVI, un certain Stéphane Pauwels (https://www.rtl.be/tv/rtltvi/emissions/les-orages-de-la-vie  )  « repart cette saison encore à la rencontre des personnes victimes des aléas de la vie ».

Dans son inlassable quête, Stéphane Pauwels a rencontré Flavie Flament, il a même voyagé avec elle ( http://www.dhnet.be/medias/television/stephane-pauwels-a-amsterdam-avec-flavie-flament-5a6102a2cd7083db8ba204f6   ) et, ce soir (21 mars 2018), Stéphane Pauwels dans son émission donnera l’occasion à Miss OK 1988 de libérer (encore) sa parole…

Ce qui est logique puisque, exactement au même moment, en France, la loi Schiappa-Flament va être proposée et promulguée…

L’organisation de ces Messieurs Dames est comme toujours réglée comme une horloge!

*

Je connaissais la révélation par laquelle « Dieu » ou la divinité se manifeste à l’homme et lui communique la connaissance de vérités partiellement ou totalement inaccessibles à la raison, dans un ensemble de vérités ainsi portées à la connaissance de l’homme afin de constituer ensuite le fondement de la religion en question.

Nous avons maintenant la révélation médiatique, dite aussi révélation flamentienne ou révélation flamentique ou, peut-être, révélation flamenteuse, pouvant s’exercer suivant divers modes, et à travers laquelle la répétition de faits improuvables et prescrits se manifeste au téléspectateur et lui communique la connaissance de vérités  totalement inaccessibles à la raison; c’est l’ensemble des vérités ainsi martelées dans le crâne de l’homme moderne qui constitue le fondement de la religion en question,  dite religion flamentienne ou religion flamentique ou, peut-être, religion flamenteuse…

MARLÈNE ET SON GODÀPATTES (billet pour sourire… si possible)

Marlène Schiappa est une femme comme tout le monde. Mais, si ! la preuve : on la trouve en photographie sur Internet en compagnie de son brave toutou, tous deux habillés jeunes et décontract’s. En ados attardés, mais déjà bien friqués, ils savourent leur adulescence adulant les sens.
Certes, la Marlène se met quelque peu en scène sur les bords de la Seine.

On chanterait bien, au vu de ces deux-là, quelques propos du doux caboulot (paroles, Francis Carco) :
Amoureux épris du culte d’eux-mêmes.
Ah ! sûr que l’on s’aime,
Et que l’on est gris.
Ça durera bien le temps nécessaire
Pour que Jeanne et Pierre
Ne regrettent rien.

Du moins on l’espère pour eux, car attention Lèlène ! le pouvoir use vite ; tu pourrais bien glisser, rigolant puis riant jaune, dès la première grosse marche qui m’a l’air assez traître. Y a du roulis. Et tu pourrais bien tomber, mal tomber sur le pavé et, tout en roulant-boulant, finir par boire le bouillon, la tasse ! Pas joli joli, le bouillon à Paris ; le bouillon de Paris…

Cette Schiappa étant très libre dans ses propos, très « libérée » comme la parole du même nom et volontiers vulgaire, à en rajouter sur les planches même des Monologues du vagin,  je ne vois vraiment pas pourquoi je me priverais (on ne respecte que les gens respectables) de dire qu’elle sort son godàpattes tel que défini par les Goncourt : Un misérable, un homme de rien, on lui fait faire l’amour comme on lui fait fendre son bois. C’est un outil, un godemichet à deux pattes (Journal, 1862).

D’ailleurs, comme on peut le voir sur la photo, la secrétaire des tas (pardon, d’État) à « l’Égalité entre les femmes et les hommes », semble être déjà un peu plus égale que son mâle galant. Mais pourquoi le sortir son toutou, le montrer, le mettre devant des objectifs son doudou ? Quel est l’objectif, subjectivement parlant ?

— Aucun, dit-il. C’est juste histoire de me faire faire mes besoins en public?
— Bah, non ! dit-elle. Pas question que tu marques mon territoire !
— Images cucul et ambitions de ministre, me dit C. : poser avec son chéri comme une star ! Ça me rappelle quelqu’un qui aime bien poser avec son homme-trophée et faire-valoir…
— Ah, oui, Poupette. Donc, ajouterais-je, c’est sans doute une manière de montrer que l’on peut les apprivoiser les mâles, même du côté de certaines féministes extrémistes, du moins de celles qui, au moins en apparence, sont sexuellement « normales ».

Oui, Marlène, a des idées féministes délirantes du genre autoritaires, d’un progressisme tout emprunt de réaction. Extrémisme pseudo-féministe et vulgarité. Toutes ces femmes se ressemblent, de Poupette à Marlène en passant par les Femens intolérantes et grotesques qui heureusement s’essoufflent.

Il faut dire que Schiappa semble avoir une lourde hérédité de pensée avec un père qui a navigué toute sa vie dans les eaux, aussi troubles que celles de la Seine, des militantismes conjugués de ladite Libre pensée, du trotskisme le plus sournois et de la franc-maçonnerie. Un goût prononcé pour les sectes fraternelles de l’ombre.

Et c’est aussi sans doute façon de sortir de l’ombre, pour la fille, que d’exhiber sa photo, et paraître sur Internet pour faire oublier qu’elle n’est rien, ou pas grand chose de bon et de bien pour le pays ; du moins s’il faut en croire son nom SCHIAPPA. Nullasse, brêle, lavasse, etc. , selon le contexte, en italien.

La fin des belles fêtes (poème d’Olivier Mathieu)

Publié le 15 mars 2018 par defensededavidhamilton

 

***

LA FIN DES BELLES FÊTES.

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(Poème paru en 2010 dans le livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », qui a connu deux éditions).

***

Coquillarts, ce n’est plus le début de la fête.
Et pourtant, frères morts, mes aïeux Coquillarts,
Notre pauvre Villon qui fuyait les gens d’armes
Ne s’est jamais rendu, dans un sourire en larmes,
Sous la lune à minuit qu’aux plus doux rendez-vous
De ces nuits-là qui ne sont d’aucune semaine.
Ainsi nous nous léguons, de baiser en baiser,
Vous me léguez les nuits de baisers embrasées,
Je vous lègue les nuits de baisers en brassées,
Je vous lègue les nuits des tout derniers baisers.

Je vous lègue les yeux de la dernière fête,
L’ultime fête en sa fin belle inespérée,
La dernière bouteille et le dernier orchestre,
Et la dernière bouche et le dernier sourire
Et le dernier accent de Méditerranée,
Je vous lègue les yeux de la dernière fée
Tant de mots précédée,
Bouche de fraise fraîche aux lèvres qu’on mordille,
Je vous lègue les yeux de la dernière fille
En chair loin des prisons d’hiver et des images
Et l’ultime voyage en quête de ses îles,
La dernière leçon de ma géographie,
Et l’ivresse qu’on lampe ensemble au même verre
Et les globes de lait patiemment découverts
Qui ont en guise d’yeux, dedans la lente nuit
Aux sens dessus dessous, lorsque la robe glisse,
De sombres aréoles.

******

Ils sont dessous la paume lisses
Où trônent dessus les tétons.
Je vous lègue l’assaut subtil et fin des seins
Lentigineux, laiteux et qui versent le baume
Et remplissent les yeux et frémissent aux paumes,
Ainsi que les tétons que la langue pourlèche.
Je vous lègue les yeux qui ressemblent aux yeux
Des morts à qui l’on n’a jamais pu dire adieu,
Je vous lègue la chair qui est des silhouettes
De soleil, pluie, orage entre les doigts du vent.
La cime est au bas ventre et la fente mineure
Disjoint son coquillage ; elle est au majeur fraîche,
Mes frères Coquillarts, quand rien ne nous empêche
D’enfoncer doigt ou chybre, au contraire, en la pêche
Et sa pulpe est très douce.
Nul clitoris, souviens-t’en, frère Coquillart,
Ne ressemble à un autre, et tu connais cet art.
Entre les jambes des plus ronds des culs de marbre,
Cette coquille est comme une juteuse mangue,
Le galbe embaume et garbe, aussi la langue y tangue !
Vous fûtes, Coquillarts, d’aimables pianistes,
Sachant palper la touche avec tant de doigté.
Membres Coquillarts en la vulve qui enserre,
La statue admirez qui vibre tout entière,
Dont l’œil qui s’assombrit noircit, pleure et s’enivre :
Or vous n’apprîtes point tout ceci dans les livres.
Admirez, Coquillarts, la chevelure en flamme
Noire qui se dénoue et coule sur vos ventres.
Y brille un œil ainsi qu’au soleil l’oriflamme.
Et c’est giboule soif, bouche boule de gomme,
La gomme de résine aux jardins de Syrie
Dont on extrait encens, baumes, aphrodisiaques,
Tourne langue-magie et en douceur et rage
Gire la langue jusqu’à la foudre d’orage.

De la Mort, Coquillarts, c’est boucle qui se boucle
Tandis que la main joue en l’or obscur des boucles.
Admirez, Coquillarts, quand l’airain vous chevauche,
Admirez, Coquillarts caracolant l’airain,
La chair si tendre que vous harponnez aux reins.
Chevauchés, chevauchant, l’un et l’une s’éreintent.
Mais comme est toujours loin le début de la fête !
Avant la mort, les occasions n’en seront maintes.

******

 Admirez, Coquillarts, le soleil qui se lève,
Le soleil au corps d’homme, à tête de bélier.
Occis au sud ouest, il renaît au nord est.
Le grand dieu, dans le temps de la dernière fête,
A fait le tour du monde. Or vous, piochez encore
A travers lèvre et sein, de câlin en pelote,
Le jardin que Villon appela sadinet.
Et déjà le soleil a fait un tour du monde.
Dans la nuit, qui compta les parcours de la langue,
Pourtours du cœur de perle où fleurtèrent les doigts,
Détours du sadinet où se complut le membre?
Coquillarts, c’est le temps de la dernière fête.
Amante aimante amant, jouit d’amante aimant,
Joue amante à l’aimant, jouit d’amant aimante,
Amant ouït l’amante et clôt son testament.
Dans l’aube encor les corps en extase s’unissent.
Je vous lègue les nuits qui n’ont point laissé trace
Sinon dans le cœur de quelque fille d’Europe.
Un roman parmi mille épars de par les villes,
Un roman parmi mille épars de par le temps,
Et combien dans mon cœur, combien de cimetières
Et c’est ma vieille Europe en la carte d’un puzzle
Qui ressemble toujours aux puzzles de l’enfance.
Je vous lègue l’Europe ; et tel, mon Catalogue
Des filles d’Italie et de Grèce et d’Espagne
Aux croupes de soleil, aux genoux délicats.
Je vous lègue les nuits, la Coquille lichée
Du crépuscule à l’aube à la dernière robe,
Les yeux verts en éclairs qui brillent dans la nuit.
Je vous lègue les nuits qui n’ont point laissé trace
Sinon dans le corps de quelque fille d’Europe.
Comme déchirante est la toute ultime fête !
Roucoulent les pigeons cachés dans le silence,
La porte écarte les battants du lieu subtil.
Reflet d’éternité, l’horizon enlumine
Les tuiles des toits roux quand le ciel vient saillir
Le soleil coquillage où se forme la perle.

***

***

Tu sens ton cœur d’exil qui cahote en douleur
Et tu sens ton vieux cœur qui se rompt en douceur.
Plus tard, levant les yeux vers les amis nuages,
Ils furent toujours là. Ils seront toujours là.
Quand toi tu seras mort, ils seront là encore.
Tu portes tes regards aux nuages du ciel
A la fin de la nuit, qui brûlent de soleil.
Et tu pleures les ans que tu dilapidas
Et le cruel trop tard de la dernière fête,
Et tant de temps perdu qui trop te lapida,
Le destin clandestin de la dernière fête.
Quel poème dira au ciel la lune d’or,
Et le temps d’une nuit le voyage des corps,
Et le soleil qui semble une ombre de la mort,
La mort de l’ombre aussi qui efface la lune,
Et les hasards du temps, mystères et miracles?
L’ultime fête d’un est la prime de l’une
Et c’est la même fête en joie et en détresse,
Fête qui tremble au corps, fête qui au cœur tremble.

***

***

Ton cœur est fracassé, Don Pioche. Et tes yeux pleurent.
Pleurent larmes de feu. Larmes de fiel et miel.
Pleurent larmes de sang. Ton cœur est supplicié.
Encor te reste-t-il le temps pour un voyage
Qui ne soit point, grands Dieux, ton tout dernier voyage ?
Tu n’es qu’un exilé à bout de quarantaine.
D’autant plus les oiseaux, qui sont Dieux de l’aurore,
Les oiseaux du matin te tirent leur chapeau.
Et encore ce train va-t-il partir sans toi
Que tu regarderas s’éloigner lent du quai.
Ce train emportera la dernière promesse,
Il dérobera les robes de ta jeunesse,
Genoux galets galbés des corps octogonaux.
Que la fête fut vive, et brève ! Et, pour toujours,
Un par un les lampions vont se dissoudre en jour,
En trop tard et en mort.
Mais crie aux Dieux merci, Don Robert Pioche, pour
La toute ultime fête et ta dernière guerre.
Tu as gagné, perdu, déclaré tant de guerres.
Puis, tout appartiendra dès demain à naguère.
La vie emportera loin une voyageuse
Qui vivra bien après que toi, tu seras mort.
Et elle emmènera avec elle, en son cœur,
Son souvenir des nuits qui ne reviendront plus
Mais qui furent, pourtant, un jour, qui furent vôtres.
Or tu sais, tu ne sais que trop, Don Robert Pioche,
Que les souvenirs au fur du Temps s’effilochent.
Toi, crie aux Dieux merci pour le dernier Solstice,
Le vieux Solstice grec de l’éternel été.
Mais si toutes les nuits sont à jamais enfuies,
Que tu vives un peu dans le cœur d’une fille
Qui a fui, enfourchant un rayon de soleil,
Si ainsi son cœur veut : si ses vingt ans le veulent.
Toute fête ne put durer qu’un seul instant.
La vie emportera la libre voyageuse
Là-bas, sous l’azur en coupoles nuageuses,
De passage en passage.

******

Latine, une guitare au soir là-bas s’envole
Argentine, italienne ou, qui sait, espagnole.
La fête fut belle à la fin des belles fêtes,
La fête fut sublime et ton cœur est en larmes,
Ton cœur qui dut mourir avant d’être vivant.
La fête, la plus belle en son cœur se sut-elle ?
Le silence retombe. Et l’horizon s’éloigne.
Tout élan est brisé. Le temps reprend son cours.
Et le passé grandit. Et la porte se clôt.
Et plus de rendez-vous sous la lune en déroute.
Le temps au terminus. Et que de solitude.
Fête et bataille, ô Dieux, toujours doivent finir,
Jeu du fol, fou du jeu, brûle-jeu, feu follet,
Aux Dieux mon Robert Pioche !
Un par un, au soleil, tes amis les nuages
Passent dans le ciel bleu ; et tu n’as plus de forces.
Dedans ton cœur si lourd, feus les jours et nuits d’or
Feront mal, lancinants, jusqu’à la mort hagarde.
Te voilà parvenu, Don Pioche, au dernier port.
Que tu lègues deux cœurs aux Coquillarts d’amour,
Aux Coquillarts, ton cœur d’amour aux Coquillardes !

***

***

Et toi, le Coquillart, et toi, le rabdomante,
Tu cherchas et trouvas le trésor de la mort,
Tu quêtas belle mort en la source d’amante,
Du baiser de la mort à la mort des baisers,
Entrouvrant à la clé en la vulve qui danse
L’écho mystérieux de la correspondance
Tuant la mort, parlant d’éternité la langue.
Un jour tu ne fus pas seul quand tu fis l’amour.
Danse vient de la panse, et la panse aux vers va.
Et voici, Coquillart, la fin des belles fêtes.
Les jeunes filles ont l’âge de ton exil.

         Olivier Mathieu