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De la nécessité qu’il y aurait à ce que Flavie tourne la langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole…

15 février 2018

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Il y a quelques mois, l’ex-« animatrice » de téloche Flavie Flament rendait un « rapport proposant d’allonger le délai de prescription des viols sur mineurs ».

C’est ce qu’on lit dans la presse. C’est devenu une formule consacrée, une sorte de mantra. Est-ce qu’elle a rendu un rapport? Toute seule?… Il semblerait que ce rapport soit l’oeuvre du magistrat Jacques Calmette, dont elle était co-responsable. Au nom de l’égalité entre hommes et femmes, on devrait donc peut-être rendre à Calmette ce qui est à Calmette.

Toujours est-il que, selon la presse, Flavie Flament « avait suggéré de porter ce délai à 30 ans après la majorité de la victime ».

Ce rapport, qui semble donc constituer la courroie de transmission entre Hollande et Macron, a été concoté lors du quinquennat précédent, mais va (sans doute) trouver sa place tel quel   dans la future loi sur les violences sexuelles sur mineurs, loi qui doit être présentée le mois prochain (mars 2018).

Marlène Schiappa a »pris cet engagement auprès de Flavie Flament », lit-on ici aussi dans la presse, pendant la dernière campagne présidentielle.

« C’était un engagement de campagne du président de la République », a affirmé Madame le « secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes ».

Dans un entretien à la presse, on pose à Flavie Flament la question qui suit : « Malgré le changement de président, de gouvernement, le travail que vous avez fourni avec Jacques Calmette devrait quand même porter ses fruits. Avez-vous eu peur que cela n’aboutisse pas? »

La réponse est sidérante : « J’ai assuré le relais. Si le nouveau gouvernement n’avait pas inscrit ce dossier dans ses priorités, j’aurais veillé à ce qu’il le soit ».

Que signifie, au juste, « assurer le relais »? Que faut-il comprendre? Que c’est Flavie Flament qui dicte au gouvernement les priorités dudit gouvernement?… Que pense le gouvernement, justement, de telles déclarations?

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Le journaliste continue : « Beaucoup s’interrogent sur la conservation des preuves, des témoignages et autres vérifications après un laps de temps si long. Que leur répondez-vous? »

Flavie Flament en revient à David Hamilton.

Et dit : « David Hamilton ne s’en était pas seulement pris à moi. Nous étions nombreuses et lorsque je suis sortie du silence, d’autres m’ont retrouvée. Ces témoignages constituent aussi des preuves ».

Et ici, on se demande si Madame Flament comprend quelque chose au droit. Ou si elle ne préfère pas continuer à réciter ses mantras.

AUCUN tribunal n’a dit que David Hamilton s’en était pris à QUI QUE CE SOIT.

AUCUN tribunal n’a condamné David Hamilton.

Les seuls témoignages que l’on connaisse contre David Hamilton sont des « témoignages » qui ont été rejetés par la Justice.

Un témoignage NE constitue PAS une « preuve », chère Madame Flament.

Encore moins s’il a été rejeté par la Justice…!

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Cela dit, tout cerveau encore en état de fonctionnement est obligé de se demander où va une société où une animatrice-starlette de téloche déclare publiquement qu’elle « veille » à ce que le gouvernement choisisse les « priorités » qu’elle désire…

Juge et partie, elle n’a donc pas porté plainte contre David Hamilton dans les délais impartis par la loi… mais se sert de cette même Affaire Hamilton (alors qu’elle n’a pas porté plainte contre lui devant les tribunaux!) comme exemple des thèses qu’elle défend…

Et, parlant d’une affaire qui la concerne personnellement – l’Affaire Hamilton – elle édicte que le « témoignage » vaut « preuve ».

Une dame qui affirme que le « témoignage » vaut « preuve » est donc chargée d’indiquer au gouvernement quelles sont les « priorités » de ce dernier?

La priorité ne serait-elle pas d’apprendre quelques notions élementaires de droit, et de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole?

From → divers

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