Aller au contenu principal

Les députés français ont-ils vraiment lu la consternante Consolation de Flavie Flament?

5 février 2018
***

Flavie Flament a déclaré (en 2016) avoir été « violée  » par David Hamilton. Un viol présumé, donc.

Son traumatisme n’est pas décelable sur ses photographies d’alors. Il ne doit pas avoir été noté non plus, suppose-t-on, par sa famille et par les amis de sa famille.

L’agressée de l’ascenseur

A l’âge de quatorze ans (c’était en mars 1989 à Tahiti), elle aurait été « agressée » dans un ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, et l’on serait curieux de savoir ce qu’ont à en dire les adultes (dont sa mère) qui se trouvaient là-bas en sa compagnie. « Agression » supposée. Le présumé coupable de « l’agression », après avoir essayé de la bloquer dans l’ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, serait sorti de cet ascenseur.  Pas de caméras? pas de personnel de  surveillance? pas de bureau de direction auquel se plaindre? Bonne pub pour ces hôtels, au fait… L’agresseur présumé aurait donc disparu à jamais… Est-ce que les députés français, qui invitent Madame Flament à disserter en leur noble assemblée, ont lu La Consolation?

OK âge tendre

A l’âge de 14 ans, elle a « initié la carrière sentimentale » de Thomas Darlet, fils des responsables du magazine « OK! Age tendre » (sic), responsables qui s’appelaient Bernard Darlet et Magda Tobaly et leurs rencontres avaient lieu dans les locaux mêmes d’OK! Age tendre. C’est Thomas Darlet qui l’a écrit dans son unique petit bouquin, qui lui a même valu d’être invité par Flament sur RTL.

Quand une fille de treize-quatorze ans « craquait littéralement »

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament disait publiquement (dans OK! Age tendre) avoir « littéralement » (sic) « craqué » (sic) pour Phil Barney, une petite vedette d’alors dont la chansonnette la plus fameuse  racontait l’histoire d’un veuf qui perd sa femme dans l’accouchement de cette dernière (heureusement, ce n’était qu’une chanson, car Phil Barney n’était pas veuf).

Le méchant monsieur de banlieue

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament couchait avec un méchant « monsieur de banlieue » (qui habitait dans une banlieue bourgeoise, près d’une forêt et d’une station de RER, informations tirées de La Consolation), et qui avait un « parfum de veuf » (sic dixit Flavie Flament, qui écoutait peut-être alors la chansonnette de Phil Barney, chose fort probable à mon avis puisqu’elle avait rencontré Phil Barney à OK! Age tendre, comme elle le racontait elle-même dans les colonnes de ce magazine).

La pénétration dans les latrines d’un train

A l’âge de 15 ans, Flavie Flament déclare (La Consolation, 2016) avoir poursuivi dans les toilettes d’un train un garçon plus âgé qui lui plaisait, et dont elle avait également compris qu’elle lui plaisait, l’avoir enlacé et lui avoir fait un smack… Qu’a dû comprendre ce garçon à qui une fille faisait un smack juste avant de le pourchasser dans les toilettes d’un train et de l’enlacer? Flavie Flament, toujours dans la Consternation (pardon, La Consolation) affirme que le garçon du train l’a « pénétrée ». Ici encore, aucune preuve. Parole de Flavie, parole d’Evangile?

Chain, une si vieille connaissance

A l’âge de 16 ans, vers 1989-1990, Flavie Lecanu fréquentait déjà Emmanuel Chain (un admirateur de Macron), qui fut son amant plus tard (on m’a dit que la rupture fut houleuse) et qui est l’un des producteurs du film La Consolation (téléfilm diffusé devant quelques sénateurs français, récemment: combien de ces sénateurs étaient-ils au courant des antiques relations entre Chain et Flament?)…

Les baffes insoutenables

A l’âge de 16 ans elle a rencontré son mari, qui avait le double de son âge.
Et tout ça c’était avant Castaldi, Quatrefages (d’où autres accusations de viol conjugal et de « baffes insoutenables » qui ont été le sujet de son premier « roman », Les Chardons).

Il reste une vraie question. La voici.

Flavie Flament a accusé David Hamilton de « viol » dans La Consolation, puis un petit histrion  a insulté ignominieusement, à la téloche, un des plus grands photographes du vingtième siècle.

Dans son livre, La Consolation, Flavie Flament accuse aussi un homme qui selon elle était « quadragénaire  » (en vérité, rafraîchissons les mémoires, il venait de dépasser la trentaine), qui habitait dans la « banlieue » (elle le répète cinq ou six fois dans tout son livre), et qui en 1989 était « une petite célébrité » de l’époque.

Elle dit que cet homme a couché avec elle pendant un an environ, en profitant de la faiblesse d’une mineure qui, à l’époque, avait quatorze ans. Quatorze ans, voilà qui ne devrait pas plaire à Marlène Schiappa.

Cet homme « quadragénaire » qui habitait dans la « banlieue », révèle Flavie Flament dans La Consolation, et aussi dans quelques interviews, lui faisait subir un « calvaire ». Le mot « calvaire » est employé par Flament dans La Consolation.

Le méchant monsieur de banlieue ne mettait pas de préservatif, en outre, comme on le déduit facilement du fait (décrit dans la Consolation) qu’il lui éjaculait dedans et que quand il se retirait le sperme coulait du vagin de la fille de quatorze ans, dont le méchant monsieur « connaissait l’âge » (comme le déplore Flavie Flament).

Par conséquent, les députés invitent à s’exprimer devant eux une femme qui, par un roman et par des interviews, a déclaré qu’un homme beaucoup plus âgé qu’elle, en 1989, alors qu’elle avait quatorze ans, lui faisait subir un « calvaire » et lui éjaculait dedans sans préservatif (et en pleine époque du Sida donc), en profitant d’une situation de faiblesse de cette fillette de quatorze ans.

On s’attend donc à ce que, dès que le délai de prescription des crimes sexuels contre mineurs aura été allongé, Flavie Flament porte plainte contre le méchant « monsieur de banlieue » qui connaissait son âge, lui faisait subir un calvaire et couchait pendant un an, sans préservatif, avec une fillette de quatorze ans.

Cette fois, en ce qui concerne le méchant et si mystérieux « monsieur de banlieue », il ne semble plus que Flavie ait été frappée « d’amnésie traumatique ».

Mais peut-être Flament nous dira-t-elle que c’est un « roman »? Très bien, mais est-ce que La Consolation peut être un « roman » quand il s’agit du méchant monsieur de banlieue, et un « témoignage » quand il s’agit de David Hamilton?

Et de deux choses l’une: ou bien les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils n’ont pas lu la consternante Consolation, mais qui est pourtant présentée comme « spécialiste » du « viol ».

Ou alors, les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils ont lu ladite consternante Consolation.

Et on ne sait pas, de ces deux hypothèses, laquelle est la plus inquiétante…

From → divers

Commentaires fermés