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« David Hamilton suicidé… mais par qui? » : un livre pour qui ne veut pas prendre des lanternes pour des vessies

7 février 2018

Publié le 7 février 2018 par defensededavidhamilton

  • Jean-Pierre Fleury: quand paraît « David Hamilton suicidé… mais par qui? »
  • Olivier Mathieu : Je pense que c’est absolument imminent. Avant le 15 février, en principe, mes amis l’auront entre les mains.
  • J.P.F.: On assiste actuellement à une « démocratisation », à une multiplication des accusations de viol. Qu’en penser?

  • O.M.: J’en pense que ces accusations touchent ou toucheront des gens de toutes les religions, des athées, des agnostiques, des catholiques, des protestants, des juifs, des musulmans. Et la position du blog « En défense de David Hamilton » est simple et cohérente: présomption d’innocence pour tous, et refus des tribunaux et des lynchages « médiatiques ». Ce n’est pas parce qu’un photographe est accusé de viol que tous les photographes doivent être regardés avec suspicion. Ce n’est pas parce qu’un athée (ou chrétien, ou juif, ou musulman, ou bouddhiste) est accusé de viol que tous les athées (ou chrétiens, ou juifs, ou musulmans, ou bouddhistes) doivent être regardés avec suspicion. Telle est ma position. Chaque affaire doit être étudiée au cas par cas, et l’appartenance ou la non appartenance à une religion, ou à un parti politique, ne devrait pas signifier automatiquement culpabilité ou innocence.

  • J.P.F.: Faut-il que M. Darmanin démissionne, selon vous?
  • O.M.: Non. Je ne pense pas. Sinon, il suffirait de déposer des plaintes pour viol contre dix ministres d’un gouvernement pour faire sauter tous les gouvernements. Je ne connais pas M. Darmanin, je n’ai pas voté Macron, d’ailleurs je n’ai jamais voté de ma vie. Donc je ne défends pas M. Darmanin, je défends sa présomption d’innocence. Comme je défends celle de MM. Allen ou Polanski, bien qu’à titre personnel je n’apprécie pas leurs films. Et cetera.

  • J.P.F.: Vous pensez que certains des accusés les plus fameux sont coupables?
  • O.M.: Oui, je pense que certains sont coupables, et d’autres innocents. Mais je ne m’occupe guère, en général, que de l’Affaire David Hamilton, parce que c’est la seule affaire que j’ai étudiée en profondeur, et pour laquelle j’ai des sources d’information originales, je veux dire des sources qui ne soient pas celles  de la presse – où les journaux se recopient les uns les autres et sont quelquefois les premiers à propager de fausses informations. Les autres affaires, je distingue entre celles où les accusés ont avoué, ou partiellement avoué; et celles où ils continuent à se déclarer innocents (ce fut le cas de David Hamilton). Sur deux ou trois affaires un peu moins médiatisées, enfin, j’ai des doutes.

  • J.P.F.: Vous avez parlé, hier, d’un cas très peu connu, celui d’un champion de boxe qui se trouve en  détention provisoire, en France, depuis deux ans.
  • O.M.: Oui, je trouve ça inquiétant. Imaginez un homme contre qui (un vrai scénario kafkaïen!) se trouverait en prison pour une accusation de viol, et imaginez que deux cents dames, ou deux mille, déposent ensuite une plainte contre lui. Que se passerait-il? Le temps qu’il y ait des enquêtes pour autant de plaintes, que ferait-on de cet homme? Il pourrait rester vingt ans en prison, en détention « préventive ». Or dans de nombreux cas, comme justement celui de ce champion de boxe, les plaintes pour viol se multiplient littéralement contre lui.

  • J.P.F.: Et donc?
  • O.M.: Et donc les violeurs et les violeurs en série devraient être condamnés. Mais on devrait aussi faire attention aux accusations en série. Surtout quand elles sont fausses. Ce n’est jamais le nombre des accusations qui démontre leur véracité.

  • J.P.F.: Et sur David Hamilton, du nouveau?
  • O.M. Après Le portrait de Dawn Dunlap, que Roland Jaccard vient de citer dans Causeur et sur son blog, et C’est David Hamilton qu’on assassine, je pense que mon David Hamilton suicidé… mais par qui? apporte beaucoup de nouveau, oui… Et je n’exclus pas de faire, dans l’avenir, un nouveau livre encore sur cette affaire. Pour l’instant, il faudrait que des intellectuels et des journaux, après avoir eu l’intelligence d’étudier sérieusement l’Affaire Hamilton, aient le courage de faire connaître mes conclusions. Qui sont des conclusions articulées et démontrables. Je suis ouvert à toute idée de conférence de presse ou de débat sur le sujet… Cela dit, je ne suis pas naïf. Les gens intelligents et courageux ne sont pas légion. Il y  a des gens qui vont lire mon livre. S’ils le lisent et qu’ensuite ils le mettent dans « l’Index » de leur bibliothèque, cela ne servira pas à grand-chose… Qui le lira et le comprendra, qui sera scandalisé et atterré par mes révélations et qui aura le courage d’en faire état, fera avancer la vérité. J’ai la certitude qu’un jour ou l’autre, cette vérité éclatera au sujet de la mort de David Hamilton. Mais aussi au sujet de la place prise par l’Affaire Hamilton dans la campagne planétaire du néo-féminisme misandre. Je suis prêt à contribuer à cette vérité. Tel est le but de mon livre. Comme je dis dans mon livre, et comme je le répète ici, pas de sac de plastique pour moi, merci.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

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