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FLAVIE FLAMENT, SUBLIME, FORCEMENT SUBLIME…

9 février 2018

Le Film Français est un vieil hebdomadaire de cinéma français, qui « s’intéresse tout particulièrement à l’aspect économique de trois grands univers: le cinéma, la télévision et les nouveaux médias. » 

Je ne connais pas cette revue, je ne m’intéresse pas du tout à l’aspect financier et marchand du monde audio-visuel, pas plus français qu’étranger, un monde dit si rapidement, légèrement, superficiellement, « créatif », si ce n’est pour dire que la quantité n’a jamais fait la qualité ; c’est même plutôt l’inverse dans nos sociétés. Je sais, je demeure utopiste depuis mon plus jeune âge. Et les petites salles à la publicité obligée, au son mauvais et tonitruant, à l’image genre grand écran de télévision, en résumé aux capacités techniques dévaluées ici aussi, me m’intéressent pas non plus.

Et j’ajoute : pauvre cinéma français contemporain, dont il m‘est arrivé (par curiosité) de voir des films ou des extraits à la télévision quelquefois, quelquefois seulement, car la télévision n’est vraiment pas au centre de ma vie. Sujets sans intérêts et redondants d’un petit milieu nombriliste qui se définit par une absence totale d’humour et une complète nullité. Conformisme confondant.

Je préfère un film raté d’hier ou d’avant-hier à un film dit génial d’aujourd’hui. Ou revoir de temps à autre, en certaines circonstances familiales, pour la énième fois, sur ma vieille télévision, de bons films consacrés des temps passés qui font l’unanimité, dont on croit tout connaître, répliques y compris, mais qui nous réservent toujours quelques bonnes surprises.

Cinéma ancien, du temps où une place de cinéma valait trois sous, cinéma des familles, avec une première partie en prime de bonne tenue, et Pathé-Journal, Actualités françaises, Gaumont-Actualités Pour moi le cinéma français, l’art cinématographique français est mort il y a déjà plusieurs décennies ; je dirais, à quelques exceptions près, avec la fin des Trente Glorieuses. Et la fin des emprunts à taux zéro pour l’État, début d’une bonne partie de nos misères contemporaines. Et l’explosion de la télévision  médiocre et vulgaire, mercantile et populacière, tirant toujours plus vers le bas.

Cinéma ancien, cinéma dit d’auteur aussi bien que cinéma dit populaire ; cinéma de vrais réalisateurs, vrais scénaristes, vrais acteurs, y compris les seconds ou troisièmes rôles, de vrais techniciens, et pourtant à des coûts en ces temps-là non faramineux comme aujourd’hui. Le cinéma français en tous genres : l’un des plus grands… autrefois.

*

Alors pourquoi en dire autant pour si peu ? Parce que l’ascension vers les sommets de gloire éternelle semble se confirmer pour Flavie Flament. La voilà maintenant reconnue et consacrée dans le domaine cinématographique! Ne vient-elle pas d’obtenir un prix, un « trophée » (sic) de cette revue, Le Film Français?

Les crétins pur jus de Purepeople (sic), les abreuvoirs à crétins plus exactement, car ils savent très bien ce qu’ils font pour entretenir leur fond de commerce jusqu’à la parodie d’eux-mêmes, titraient le 7 février : « Flavie Flament et Diane Kruger : Sublimes lauréates bien entourées à Paris. Sur le tapis rouge des Trophées du Film français. »

Et voici donc que la docteur-ès-viols est devenue maintenant une sublime (sic!) lauréate d’un prix  publicitaire décerné par Le Film Français ! Et ceci en compagnie, en présence (quel honneur !) d’une certaine Diane Kruger dont j’ignore tout. On me dit que cette Diane Kruger, née Heidkrüger en 1976, serait une actrice et mannequin allemande naturalisée américaine. 

Je ne « connais » pratiquement que des actrices et des acteurs morts depuis plus ou moins longtemps. C’est dire si cette actrice me laisse froid, totalement indifférent à son « art ». Je constate juste que les deux « sublimes » sont toutes deux dans la quarantaine ; il est rare que l’on demeure sublime, physiquement parlant, au-delà de quarante ans. Et encore faut-il l’avoir été, « sublime », auparavant. Il est vrai que de nos jours, tout le monde est sublime – surtout à condition d ‘être en vérité d’une parfaite banalité.

*

Je ne vais pas dresser la liste des prix, mais je note cependant le trophée d’honneur Lacoste (sic!) pour Diane Kruger qui a sans doute beaucoup fait pour un cinéma français qui n’en finit pas de chuter de médiocrité en inintérêt.

Je vois qu’il existe un trophée de l’exploitant de l’année, comique! Je note également un trophée du film français pour Daniel Farid Hamidou, dit Dany Boon ; j’ai fait un effort un jour, j’ai essayé d’écouter ce qu’il racontait quand il jouait l’humoriste solitaire ; je dois être coincé, je n’ai pas ri une seule fois, ni même souri. Tous ces prétendus humoristes sont tous aussi nuls, tous aussi conformistes et creux. Mauvais, pour ne pas dire très mauvais. Pas un mot plus haut que l’autre, pas même un semblant de rébellion, de critique même gentillette et innocente. Mais énormément de vulgarité et d’abaissement, et d’adéquation au système tel qu’il est.

Je constate qu’il existe aussi un trophée des trophées pour un certain Moi, moche et méchant 3, dont la production ne me paraît pas être tout à fait française puisqu’il s’agit de « Universal Pictures International France« , quelque filiale franchouillarde des Amerloques sans doute.

Enfin, je n’oublie pas la FEML (Flavie Emilie Marie Lecanu), la Poupette nationale récompensée, elle et les autres scénaristes du « téléfilm La Consolation (adapté de son roman autobiographique du même nom, dans lequel elle raconte avoir été violée au cours de son enfance par le photographe David Hamilton », comme radotent les plumitif.

– C’est qu’elle n’a pas été violée, la garce (mot affectueux), par le premier venu, vous vous rendez compte Madame Michue?! Le David Hamilton bien connu, celui qui fit vibrer toute une jeunesse, et pas qu’une jeunesse, tant féminine que masculine. C’est la mise à bas d’un symbole. Paraît qu’il a été ôté de la liste du Paradis des Arts pour être intégré à celle de l’Enfer. À cause de cette beauté des dieux qui l’a rayée de la liste des vivants, cette géniale animatoresse de télévision et de radio, cette grandissime écriveuse de sexe et de vulgarité, cette sublime co-scénariste d’un film tiré de son oeuvrette. C’est qu’elle ne rigole pas, la Sublime.

– Ben, moi voyez-vous Madame Pipelette, je jurerais plutôt par son premier jules officiel, le discret Bernard Flament (dont elle a gardé le nom) qui entre autres choses fut l’un des réalisateurs des sketchs des Inconnus, plus que de simples amuseurs, satiristes de talent. Ceux-là au moins me faisaient rire. Je crois bien qu’aujourd’hui ils n’auraient plus le droit de dire le dixième de ce qu’ils disaient alors.

Quant au « film » à la Flavie, c’est l’indécence même. Au fait, est-ce moral ou même légal de traîner dans la boue sa propre mère, comme ça ? Qu’est devenue notre société pour tolérer et pire encore récompenser ça ? De la fange…

Je pense en ce moment à David Hamilton et aussi à Madame Lecanu, la « mère indigne » condamnée à rien par la Justice car il n’y a strictement rien à condamner, cette mère qui est la seconde victime des allégations d’une fille irresponsable, haineuse et  malade. Et  manipulée par de prétendus psycho-thérapeutes, de prétendus créateurs du milieu de l’édition et de la télévision.

Madame Michue et Madame Pipelette, en choeur:

– Flavie Flament… Sublime! Forcément sublime!

Jean-Pierre Fleury

From → divers

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