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Consolation. Conversation. Consternation?

Publié le 16 avril 2018 par defensededavidhamilton

***

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris, il y a plusieurs jours de cela, de par la bouche de nombreux amis journalistes et écrivains, que ce soir, lundi 16 avril 2018, le « Festival des Conversations » se réunira 3 quai Malaquais dans le sixième arrondissement de Paris à partir de 18 heures.

Et comment ne serais-je pas ému puisque mon parrain, Ferdinand Teulé, ancien président des Bouquinistes de Paris (et largement cité, notamment par Michel Ragon dans son Histoire de la littérature prolétarienne de langue française), avait ses boîtes précisément… quai Malaquais?!

Voyez par exemple: « Maurice Pernette a fait partie du jury du Prix des Bouquinistes, avec Ferdinand Teulé et Marcel Veber, du quai Malaquais, Robert Géraud, du quai Voltaire, Blain, du quai Conti, A.-L. Laquerrière et Louis Lanoizelée, du quai des Grands-Augustins ».

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article153944

*

Ce « festival des conversations » vient donc de publier un texte consacré à sa propre vision de la conversation.

Et ce soir, on apprend donc que des dizaines de personnes « interviendront » sur ces questions.

Y compris Flavie Flament, qui passe ainsi de la Consolation à la Conversation:

http://festivaldesconversations.org/flavie-flament/

Je lis: « Trois conversations seront à l’honneur pour éclairer le thème général de l’année: le polymorphisme des conversations ».

Le texte s’achève par cette gracieuse invitation: « Enfin, nous pourrons nous retrouver ensemble pour converser autour d’un cocktail. A très vite! »

La gracieuse invitation est ici:

http://festivaldesconversations.org/events/event/la-nuit-de-la-conversation-a-paris/

Je ne savais justement pas où me sustenter, ce soir! Sauf changement de programme, tant de convivialité et de polymorphisme me donnent infiniment envie d’aller converser et d’aller contribuer au polymorphisme des conversations.

Le bulletin d’inscription est ici:

 http://festivaldesconversations.org/events/event/le-festival-des-conversations-sinstalle-aux-mureaux/

A ce soir!

 

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Remarque tout à fait personnelle : « Y compris Flavie Flament, qui passe ainsi de la Consolation à la Conversation » est-il écrit au-dessus.

J’ajouterais bien : Et qui sait ? de fil en aiguille, de la Conversation à la Conversion « pure et simple » à ses délires ?

En fait, quand je dis « de fil en aiguille », c’est parce que j’ai en tête, ces femmes au foyer de mon entourage éloigné (si je peux risquer cette apparente contradiction) qui, il y a peu de décennies encore, se réunissaient pour des après-midi non pas « thé dansant » mais « thé – tricot » où elles activaient leurs aiguilles à tricoter et bien évidemment leurs langues. Sera-ce le cas ce soir également ?

Ah, un peu de préjugés misogynes, de temps en temps, ça fait du bien !

Je me demande d’autre part, si les sujets « constellants » de la délation, de la diffamation et des insultes « conversantes » seront abordés en cette sympathique soirée …

J.-P. F.

Hommage à David Hamilton pour le 15 avril 2018, anniversaire de sa naissance (15 avril 1933)

***

Un été à Saint-Tropez, David Hamilton

Aujourd’hui, 15 avril 2018, David Hamilton aurait eu 85 ans.

Nous rendons hommage à son éternelle jeunesse.

Je m’étonne toujours d’être le seul en France, avec l’écrivain Roland Jaccard, à rendre hommage publiquement à Léonard David Hamilton, l’un des plus grands artistes de la fin du vingtième siècle en France.

Voir:

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

Dans quelques jours seront disponibles quelques exemplaires de mon livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« , troisième édition, un livre de poésie d’environ 300 pages. Ce livre, publié en 2010, avait eu une seconde édition (iconographie renouvelée) en 2016.

Voici, plus bas, quelques courts extraits de mon livre « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil« , ouvrage édité par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes et autre fervent amateur de l’oeuvre de David Hamilton.

Avec, pour les lecteurs et abonnés de mon blog, quelques photos assez rares ou peu connues de David Hamilton. Photos dont on ne peut qu’espérer que, par leur insigne beauté, et par la philosophie de la Jeune Fille qu’elles véhiculent, elles puissent échapper éternellement à toute censure – en attendant que reviennent peut-être des temps de liberté, d’innocence et de grâce.

Olivier Mathieu

« Les jeunes filles ont l’âge de mon exil » (première édition 2010, deuxième édition 2016)

Recueil de poésie.

Editeur: Jean-Pierre Fleury.

 

Celui, en moi, des moments graves.

Odeurs de pluie et de poussière
De printemps et d’été, frontières,
Dans la nuit les fleurs des jardins
Jonchent désormais le chemin.
Et, à l’entrée du labyrinthe,
C’est mon pari perdu d’étreinte,

Quitte ou double d’yeux dans les yeux.
Diamants, les larmes des Dieux
Dans le grand ciel que le vent lave.
Tel je fus, dans mes moments graves.

Moments diamants et d’amants
Qui ont succombé à l’instant
Que je n’ai jamais oublié
Mais qu’une robe a négligé.

C’était le moment de répondre,
Ici ou jamais, de se fondre
Dans le feu ou la solitude
D’une acropole, en altitude.

 

 

L’étincelle.

Je ne suis plus qu’une étincelle
– Où sont donc mes flambeaux d’hier ? –
La nuit est noire, et le vent souffle,
Ne voici-t-il pas une étoile ?
Une luciole, qui clignote ?
Un éclair de soleil qui luit
Dans les yeux sombres de la nuit ?

Etincelle, ô belle étincelle
– D’antan, où sont mes incendies ? –
Fragment de l’antique Dieu grec
De feu le Feu, dans la tempête,
Comme un coup de foudre en plein ciel,
Nul à rebours ne reviendra.

Le temps de jeter quelques mots
Aux petits bonheurs qui s’ignorent
Et aux filles du bal, qui dansent,
Les filles lisses ou revêches,
Il reste peu de vie à vivre,
Et puis qui se souvient oublie
– Combien de bals en un exil ? –
Et la fée en ce bal est née
Après que je fus mis au ban.

Et comme jadis à Venise
La noblesse de terre ferme,
Je hume des parfums de mer
Dans l’écume d’une chair ferme
Aux cent sillages de vanille.
C’est nuit et jour, voici la mort,
Robes de lin, robes de soie,
En vingt ans toute ville change
Et c’est exil, et c’est prison.
Que la mort soit, des Enfers, l’ange !

Et le jour ternit l’étincelle,
Voici venir la mort d’icelle,
Ou alors le reflet de celle-
Ci sur la paroi d’un miroir
Profond de nuit, et souviens-toi,
Mais tu ne te souviendras pas,
Comme au vent font des étincelles,
Ne te souviendras pas de celle-
Là, au grand bal du cœur absente.

Juste avant le dernier soleil,
Je m’aperçois qu’à travers nuit
Je n’aurai gravi qu’un miroir,
Et sans jamais le traverser.

 

Mes petits ballons de couleur.

Dessous la lune, vieille amie,
La lune qui feint de sourire,
La vie et la ville sont mon
Cimetière des souvenirs,
Et aussi le calendrier.
Ma joie est un rayon de lune
Qui argente un fuyant nuage
Mais le temps que roulent trois dés,
Où sont les vertiges des Dieux,
Où sont les paumes et les baumes,
Jolis baumes des Jeux des Paumes ?
Dessous la lune, vieille amie,
La lune en larmes qui m’observe,
La vie et la ville sont mon
Cimetière des illusions,
Et aussi la géographie.
Je suis en exil de prison
Et je gis en prison d’exil.
Ma joie, à travers les barreaux,
Se faufile dans l’interstice
Comme un rayon de soleil d’or
Escorte un bourreau dans la geôle.
Savez-vous, pour l’embastillé,
Ce que sont au ciel les nuages ?
Les nuages sont les complices
Qui s’en viendront le libérer !
Les nuages clignent de l’œil,
Ils sont instant, ils sont promesse,
Qui entraînent au loin mes rêves
Comme des ballons de couleur.
Dans l’exil, je vous dis merci,
A toi, la lune, à vous, nuages,
A qui ne se voulut nuage,
A qui dédaigna d’être lune.
Allez, mes ballons de couleur
Au vent qui ne tournera plus !
A vous, les dernières amies,
Ou les magiciens de demain,
Je lègue les feux de l’aurore,
L’aurore à l’absence infinie.
Mais toi, si tu lèves les yeux
Un jour, demain, au ciel d’octobre,
Qui sait donc si tu y verras
Mes petits ballons de couleur ?
Or ils danseront, mes ballons,
Les seuls amis de mon exil,
Dans mon cercueil cloué, sous terre,
Dessus mes paupières de plomb.

 

Ballade à la Lune.

Voici la lune aux douces joues,
La lune aux yeux mélancoliques,
Voici la lune au temps perdu,
La lune au visage des morts,
Mon amie au milieu du ciel.
Voici la lune en grand silence,
La lune ronde, étincelante.
Dans un reflet, voici la lune,
Lune d’exil, lune d’enfance,
Ecume au ciel, larmes aux yeux.
Pour qui ne dort pas, elle brille,
Et qui sait les yeux qui se lèvent
Pour la contempler, à cette heure,
Aux douze coins de mon Europe ?
Cœurs éloignés, cœurs déchirés,
Voici la lune au beau sourire,
Voici la lune qui console,
Entre mes doigts voici la lune,
Voici la lune qui torture,
Voici la lune qui s’approche
Et tout aussitôt se dérobe.

Sur les tombes des Coquillarts
Fidèles à François Villon
Et les oliviers argentés,
Et sur la mer grande, la lune,
Elle répand sa clarté bleue,
Et son silence, et ses secrets.
Voici la lune de Laforgue,
Lune insaisissable à la corde
Du nœud au cou patibulaire.
Lune papier, encre et crayon,
C’est la lune au ciel des prisons,
Elle me sourit tristement.

Dawn Dunlap (1979)

Et c’est la lune au cœur battant,
C’est la lune écho d’un poème
Et c’est la lune clé des champs.
La lune est une voile blanche,
La lune est au soleil un sein,
La lune est un rire, un larcin,
La lune est ballon suspendu,
Orage de nuit est la lune,
La lune est un accroche-cœur,
La lune est étreinte de plume,
Elle se serre entre mes bras
Et je la sens tout contre moi
Et je la baise sur le front,
Mais voici le matin déjà,
La lune a traversé le ciel
Des prisons, des lits et des mers,
Le ciel des yeux, le ciel des cœurs,
La voici, là-bas, qui s’en va,
Des Coquillarts la grande amie,
La lune élan, la lune instant,
Et la lune de cette nuit
Ne reviendra jamais, jamais.

Et vous, mes frères Coquillarts,
Vous les exilés, les marins,
Truands, poètes, amoureux,
Vous avez vu, en d’anciens siècles,
Cette lune au minuit du ciel,
La lune qui crève mon cœur.

Tu luiras, lune, sur ma tombe,
Tu y pleureras doucement.
La verrez-vous, au ciel, la lune,
Quand je pourrirai sous la terre ?
Que vous dira-t-elle de moi ?

 

La chasse aux papillons.

Chasse au papillon est hasard,
Chasse au papillon est détresse,
Chasse au papillon est grand art,
Et aucun ne laisse d’adresse.

Le mage de chasse insensée
A tous ses sens pour six filets.
Je m’en souviens. Cette pensée
Fait vibrer au vent le gibet.

Au jeu de corps et cœur, ma dame,
Qui est comme jeu des trois cartes,
On prête le cœur, on vend l’âme,
Trop tôt ou trop tard que l’on parte.

Au jeu de ventre, au jeu de dos,
Ravissants papillons futiles,
Que vous fûtes, tant de fois, sots
Et ingrats envers l’inutile.

Mon filet eut nom hérésie,
Libre ciel, il fut horizon.
A mon filet, la poésie
Versa papillons à foison.

Papillons blancs, noirs papillons,
Mon filet n’avait que des trous,
Et puisqu’ici nous babillons,
Vous ne montriez pas grand goût.

Vous parliez de suivre l’amour
Et le soleil en ses méandres.
Mais à peine a fini le jour
Que j’ai vu vos rêves en cendres.

Et je vous plains, les papillons
Aux vols brisés que l’ennui cingle !
Comme la bite court au con,
Tel le papillon à l’épingle !

La mort, la vie, où est la cage ?
Papillonnez, ô papillons !
Qui ne comprendra cette page
Sera, qu’on m’en croie, un couillon.

 

Nuages.

Au crépuscule, les nuages
Sur l’horizon, à l’Occident,
Feuillètent la dernière page
Du rouge jour qui perd son sang.
Les nuages, montagnes bleues
D’un mauve doré, d’un bleu gris,
Moi j’y revois des amours feues
Comme un fantôme aux yeux dépris.
Le temps est mort, où tout nuage
– Déjà les jours vont raccourcir –
Croquait dans mon cœur un visage
Touché d’un soleil à venir.
Mais aujourd’hui le ciel est vide,
Demain je ne serai plus là,
Et la douleur cruelle évide
Mon cœur qui, plus faiblement, bat.
Ma tête, à l’aube, aura blanchi
D’un coup, d’un seul, ainsi qu’un cœur
Lentement crève, un jour périt,
Quand vient ce jour-là où l’on meurt.
Quelle aurait été l’alchimie
Du carrefour de chair et temps
Dont maintes des mille magies
Ignorera le ci-devant ?
Comme en un bal, la robe claire
Dans l’immense ciel pris pour cible,
Un nuage peint de lumière
La nuit des amours impossibles.
Que demain, nul printemps ne germe !
J’aime qui meurt dans les décombres
Quand enfin le cercle se ferme.
Ainsi Berlin sombra dans l’ombre.

 

Ma sépulture en ciel.

Les mots lancés au ciel d’été,
Qui sait s’ils furent prononcés
Parce qu’on les avait pensés ?
Mots dont l’autre garde la trace,
Phrases qu’au matin l’une efface,
Comme sous la langue une glace
Fond quand une fille la lèche.
L’étincelle court sur la mèche.
N’est-ce pas trop de déraison,
Sacrifier Amour à Raison ?

 

Jeune homme au filet, par David Hamilton

 

Est-ce que tous, est-ce que toutes,
Au point final de ma déroute,
Ne se souviendront donc de rien,
De nul instant des jours anciens,

 

De nul antan de belle image,
Celle qui fut de mes mirages ?
J’imagine déjà la lune
Veillant sur la fosse commune.

Et certains soirs de douce pluie
Pleureront des yeux, s’ils n’oublient.
Et quand vous suivrez sur ma tombe
Le vol affligé des colombes,

 

Chaque oiseau blanc sera folie,
Regret, remords, mélancolie,
Chaque rose rouge une robe,
Chaque rose blanche un cœur probe,

Couple sur la plage, carte postale de David Hamilton (comme toutes les illustrations de cet article)

 

Chaque rose noire, mon cœur,
Rose noire, un amour qui meurt.
Toi qui surgiras d’un passé
Très plus qu’à moitié trépassé,

 

Photo David Hamilton. La photo (même série) a aussi illustré la pochette d’un disque.

Toi qui fus un bout de chemin
– Et de chemin j’en ai eu maint –
Et n’auras pas tout oublié
De ce que nous avons lié,

Disque illustré par une photo de la même série, voir image précédente de David Hamilton

Amour belle ou la mort amère,
Nul ne reviendra en arrière,
Ah ! si tu retiens quelque chose,
Mort, je veux donc une humble rose,
Rose de bonheur malheureuse
Eternellement silencieuse.

(Tous poèmes:

Olivier Mathieu, « Les jeunes filles ont l’âge de mon exil », 2010, seconde édition 2016, troisième édition 2018.

Editeur : Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes).

 

 

 

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ». Photo O.M., 2017.

 

 

Couverture du livre « David Hamilton suicidé… mais par qui?

MES COMPLÉMENTS À L’ARTICLE D’EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON D’HIER

1/ On peut ajouter à la liste des armes chimiques de la chienlit impérialiste étatsunienne des « bombinettes » à l’uranium DIT appauvri, missiles et autres saloperies du même genre ; bien évidemment le terme d' »uranium appauvri » est un simple euphémisme, il ne s’agit nullement d’uranium quasi inoffensif, mais d’un uranium plus ou moins radioactif (moins que l’uranium le plus « manipulé » et bien plus que l’uranium naturel) provenant soit d’usines d’enrichissement (sic) de l’uranium, soit de combustibles nucléaires recyclés.

L’uranium étant très dense, ce type d’arme de lâches sociopathes a une puissance d’impact et de pénétration très importante (qui n’a pas le souvenir de ces tanks irakiens traversés par ces munitions dont il ne restait rien de leurs équipages) doublée d’une capacité incendiaire hors du commun.

2/ Cela fait déjà au moins quinze jours / trois semaines que les sites Internet bien informés sur la question syrienne ont annoncé que la mise en scène d’une fausse attaque chimique de l’armée régulière syrienne épaulée par une « grande puissance » plus sensée que les autres, je veux dire la Russie, était en préparation dans la Ghouta, du côté des racailles impérialiste et islamiste bien unies.

Le larbin de service, le blanc-bec et pantin gauche-droite, Macron, suivant en cela le pignouf de gauche Hollande et le microbe de droite Sarközy, « va-t-en » guerre. Cela en plus de toutes ses régressions sociales et anti-démocratiques depuis moins d’un an (ajoutées à celles des deux précédents), il va falloir le destituer, le virer, le mettre hors d’état de nuire ce pirate et collabo le plus vil qui soit. Le dernier déshonneur en date de la France.

Pour quand la Grève Générale ?

J.-P. F.

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À écouter :

Opération Hamilton en Syrie: c’est du flou macronien?

Publié le

sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

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Je dois dire qu’il m’échappe un peu que l’on aille bombarder un Etat souverain, la Syrie, pour des attaques chimiques présumées (mais nullement encore prouvées) et cela – par ailleurs – sans autorisation de l’ONU ou autorisation du Parlement français. Les « armes chimiques de Saddam Hussein » ne devraient-elles pas enseigner un peu de prudence? Il me semblerait plus logique de punir un Etat une fois que l’on a les preuves d’une sienne culpabilité. Mais pas avant… Or ici, les Russes prétendent disposer de « preuves » de la non culpabilité chimique de la Syrie. Qui croire? Dois-je croire les Russes, alliés de la Syrie? Ou les Américains qui, en matière d’armes chimiques, en connaissent un bout, vu que ça fait un siècle qu’ils arrosent le monde au napalm, au phosphore blanc et à l’agent orange…

Il m’échappe surtout que Macron ait baptisé cette opération, semble-t-il (selon certaines indiscrétions de presse) « opération Hamilton« . C’est ainsi, dit-on, que les récentes  frappes aériennes en Syrie auraient été baptisées par l’État-major français, plus exactement par le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) en charge de la préparation des opérations extérieures. Le choix final du nom revenant à la présidence de la République.

Si l’information est confirmée, à quel Hamilton ferait allusion « l’opération Hamilton » (14 avril 2018) de Macron?

A David Hamilton (né un 15 avril)? A qui d’autre, sinon?

On aimerait savoir.

Opération Hamilton, peut-il s’agir du photographe censé représenter le mal absolu dans le domaine photographique, qui s’est suicidé, que l’on a poussé au suicide ou que l’on a assassiné à la suite d’accusations, elles aussi, présumées?

C’est du flou macronien?

DAVID HAMILTON ET LA BÊTISE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Tout récemment, Roland Jaccard a publié une vidéo, sur son canal You Tube, consacré à l’écrivain Alain Robbe-Grillet et à une « écolière rêvée de David Hamilton ».
Cette vidéo a aussitôt reçu un commentaire, qui dit: « Vous savez qu’il les violait ces filles (ou alors vous ne regardez jamais les médias). Il est inacceptable de les remettre en évidence ».

C’est ici:
https://www.youtube.com/watch?v=AbLgJE4ptOQ
Nous n’excluons pas qu’il s’agisse d’un commentaire « au second degré », d’humour ou alors d’humour involontaire.

Plus exactement, ces dialogues publics récitent:
Emmanuelle MIGNATON (commentant la vidéo de Roland Jaccard):
— Vous savez qu’il les violait ces filles (ou alors vous ne regardez jamais les médias). Il est inacceptable de les remettre en évidence.

Un internaute signant Lys POMANDER répond:
— Ces hommes croulent déjà sous le poids de leurs vices et péchés ; la Mort les attend avec impatience. Leurs méfaits tracent rides et flétrissures sur leurs corps en putréfaction. Ne vous inquiétez pas, ils seront mangés par les vers plus rapidement que nous.

Emmanuelle MIGNATON répond:
— Merci Lys. Lui en tout cas, sera mangé par les vers avant nous. Mais a-t-il été puni pour autant?
***
On croit rêver puisque, prenant la place de « Dieu » (s’il existe), voilà un internaute qui « sait » que « la mort attend » David Hamilton. Tandis que l’autre se réjouit: « Il sera mangé par les vers avant nous »…

Jusqu’à preuve du contraire, et pour l’éternité maintenant, vu que David Hamilton est mort (et que l’on ne juge pas les morts après les avoir déterrés, comme ce fut le cas parfois au temps du haut-moyen-âge), mort, si je puis dire, suicidé par lui-même (ce qui serait étonnant vu que quelques jours avant sa fin tragique, il craignait pour sa vie) ou mort, si je puis dire encore, « suicidé » par quelqu’un ou quelqu’une d’autre, David Hamilton n’a jamais été condamné par la Justice à quoi que ce soit de toute sa vie.

Personnellement je regarde et n’écoute les media convenus que le moins possible, et je préfère aller chercher mes informations sur des sites indépendants d’Internet, de tous bords, les pour et les contre, pour me faire mon opinion. Et j’ai toujours du mal à penser qu’en 2018 il puisse y avoir des personnes assez naïves pour s’imaginer que le « nombre » des « témoignages » (contre David Hamilton), ou le fait que ces accusations aient été « médiatisées » soit une « preuve » de quoi que ce soit… Si tout le monde dit ou répète quoi que ce soit en perroquet… Qu’est-ce que cela prouve ?

Oui, j’ai bien du mal à me mettre en tête qu’il puisse y avoir des personnes, des gens qui pensent (mais pensent-ils vraiment ?) que les media (connus, dominants, presque tous formatés au même moule) disent nécessairement ou généralement le Vrai, le Bon, le Beau, le Bien tant majuscules que minuscules. Et soient un gage de quoi que ce soit. « Vu à la télévision, lu dans les journaux, entendu à la radio ou dans la rue… » Et alors ?! Il ne faut pas confondre publicité, propagande, « goût du scandale », « idées à la mode » et… Vérité!

C’est comme ça que naissent et s’entretiennent les contre-vérités, les plus grands mensonges et aussi les rumeurs les plus folles. Un exemple remarquable n’est-il pas la manière médiatique dont a été élu le présent « locataire » de l’Élysée dans un élan propagandiste médiatique délirant quasi unanime. Un autre exemple est celui des accusations gratuites, diffamatoires et pousse-au-suicide, entretenues jusqu’à l’hystérie et reprises par les ignorants, en toute impunité, de Flavie Flament qui n’est pas moins remarquable, je veux dire : qui n’est pas moins symptomatique d’une société bien malade.
***
Comme l’écrivait déjà Léon Bloy dans Exégèse des lieux communs (première série, 1902) : « Plus on est semblable à tout le monde plus on est comme il faut. C’est le sacre de la multitude ».
***
La société entière pourrait bien déclarer David Hamilton coupable de viols, un État (plus ou moins totalitaire ou borné comme le nôtre) pourra bien introduire dans la loi une notion non-scientifique ou le dogme de la prétendue « amnésie traumatique », que cela ne changerait rien à la virginité judiciaire totale de David Hamilton. Et à son talent d’artiste vrai. Que cela plaise ou non. Que cela corresponde ou non à une notion de morale bien ou mal sentie, ou ressentie (d’ailleurs, pas plus que moral, l’Art n’est immoral, tout juste est-il amoral). Que l’on aime ou non David Hamilton et son œuvre atemporelle que, personnellement, je juge de premier plan, de premier rang.

« Il est inacceptable de les remettre en évidence » conclut cette internaute, parlant des photographies de David Hamilton jadis illustrées littérairement par Alain Robbe-Grillet, autre personnage sulfureux. « Les », ce sont sans doute en son esprit autant de violées ou de violables ; la vindicte médiatique la plus radicale dans l’idiotie nous martèle assez que derrière chaque photographie féminine de David Hamilton il y a une potentielle, ou bien réelle, jeune fille ou jeune femme violée ou abusée.

« La preuve en est d’ailleurs », nous assène Flavie Flament en substance, « que j’ai le visage triste et fermé sur les photos de David Hamilton » ; ce qui est ridicule pour trois raisons: on connaît plein de photos de Flavie Flament, prises beaucoup plus tard et pas par David Hamilton, où elle a également le visage fermé; il y a aussi beaucoup de portraits féminins de David Hamilton souriants; et de toute façon, Flavie Flament confond ici le style d’un photographe avec ses délires à elle, et autres fantasmes.

Moi, je dirais : il est inacceptable de vous voir écrire « inacceptable ». Cela n’est pas discutable au nom même de la liberté d’expression. Personne ne vous oblige à regarder ces photos. Quand on n’aime pas, ce qui est le droit de chacun, on n’en dégoûte pas les autres, comme on dit généralement. Enfin, méfiez-vous donc un peu des évidences, des pseudo-évidences de l’émotion ; émotion à chaud ou à froid, souvent bien mauvaise conseillère.
***
On pourrait aussi dire quelques mots d’Olivier Mathieu. C’est toujours très drôle, ce qui se passe à son sujet. Par exemple, l’article – l’article désastreux – qui lui est consacré sur Wikipédia continue à ne se baser que sur une minable émission de téloche qui a eu lieu il y a trente ans. Les rédacteurs de cet article continuent à présenter Olivier Mathieu d’une et d’une seule façon, toujours la même, et à insister sur des faits remontant à trente ans, alors qu’Olivier Mathieu est un écrivain indépendant et un esprit libre, à cent mille lieues de l’image que l’on veut donner de lui.

Mais de toute évidence, les rédacteurs (anonymes) de l’article consacré sur Wikipédia à Olivier Mathieu ne cherchent à rien d’autre qu’à donner de lui une idée qui est une idée à la fois ancienne (remontant à il y a trente ans) et, pire encore, une idée fausse. Même quand il s’agit de citer ses amis, ses livres ou ses activités, ou ses collaborations journalistiques, les rédacteurs sont très attentifs à ne citer que ce qui pourrait le rattacher à l’extrême droite.

Les amis de gauche, d’extrême gauche (le romancier André Viatour), les amis juifs d’Olivier Mathieu (son maître en poésie, René-Albert Guzman) ne sont pas cités, par exemple. Or, en vérité, qui connaît cet écrivain personnellement sait que l’étiquette d’extrême droite, ou de néo quoi que ce soit, est pour lui totalement ridicule et offensante. Qui l’a lu, qui sait lire, et qui ne fait pas semblant de ne pas savoir lire, sait et doit savoir que cette étiquette, pour lui, est totalement ridicule et offensante. Fausse.

Je prendrai un seul exemple. Je pourrais en prendre des dizaines de ce genre! Un texte d’Olivier Mathieu, il y a quelques années, a été choisi par l’Académie des Beaux-Arts d’une grande ville européenne, sous l’égide d’un Ministère de la Culture, afin d’être illustré par un important Festival du Cinéma. Mais de cela, dans l’article consacré à Olivier Mathieu par des rédacteurs anonymes et sournois, aucune trace. Pas la moindre!!! Cela, on ne veut pas que ça se sache… Parce que leur intention est évidemment claire: c’est celle de présenter d’Olivier Mathieu une idée qui corresponde à celle qu’ils veulent en donner.

Y compris si depuis vingt ou trente ans Olivier Mathieu a publié dans ses livres ou sur ses blogs des mises au point au sujet de son lointain passé, affirmant de façon aussi sincère que répétée abondamment regretter d’avoir fréquenté certains des milieux qu’il a fréquentés, et qu’il a fréquentés parfois seulement pendant de brèves années voire quelques mois ou quelques semaines, avant de leur dire tout le mal qu’il pensait d’eux…
L’article de Wikipédia sur Olivier Mathieu est un tissu d’âneries, d’approximations et de présentations tendancieuses.
***
L’article sur David Hamilton ne vaut guère mieux puisqu’on l’y déclare de père inconnu (c’est faux), marié deux fois (c’est faux), auteur de films dont en vérité il n’est pas l’auteur, etc. Et que, là aussi, les rédacteurs de Wikipédia se gardent bien de signaler toutes les choses qui pourraient déranger ne fût-ce qu’un peu leur propagande…

Jean-Pierre Fleury

Un immense et cordial merci aux ennemis de David Hamilton!

***

Cher David Hamilton,

Vous aviez 83 ans, vous aviez eu une belle vie et vous étiez un immense artiste.

Votre destin le plus probable était celui de mourir d’ici peu.

Vu l’époque, vous auriez mérité quelques hommages du bout des lèvres, prononcés par des gens qui n’eussent été ni artistes, ni photographes, ni rien. Peut-être de petits journalistes amants de la prétérition et bien attentifs à l’air du temps (or, l’air du temps n’était plus celui de la grande Nina Ricci). Le conformisme trouve toujours des médiocres pour lui sucer la bite.

De l’autre côté, d’autres médiocres vous auraient encensé. Vos faux amis auraient feint de parler de vous, pour mieux parler d’eux.

Des dames ménopausées auraient évoqué vos jeunes filles, leurs chapeaux de paille et leurs fleurs dans les cheveux.

Voilà ce que vous auriez eu: de la morale à trois balles de la part des puritains, et des hommages académiques et mièvres.

Votre mort tragique vous a évité tout cela.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service.

Vos faux amis se sont planqués. Confort intellectuel. Lâcheté complète. Tous ceux qui vous devaient leur carrière, leur célébrité ou leur richesse ont fermé leur gueule.

Bienheureux David Hamilton. Vous avez évité les larmes de crocodile et les témoignages dictés par la fausse sensibilité: la sensiblerie.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service. Ils ont fait de vous un maudit.

Ils ne le savent même pas, car leur ignorance est sans bornes, mais c’est le plus bel hommage.

Comme vous étiez un homme intelligent, cultivé et spirituel, cher David Hamilton, je suis absolument certain que vous le saviez.

Toute votre vie durant, est-ce que vous avez jamais flatté les puissants ? Non. Jamais. Dans votre premier grand entretien à la presse (datant de 1974), vous traitiez les autres photographes de « putains ».

Ce n’était pas aimable pour les putains, dirais-je, car les putains sont des femmes mille fois plus respectables à mes yeux que les petites bourgeoises. Mais cela aussi, je pense que vous le saviez. Dans le même entretien, vous vous gaussiez des « mémères de quarante ans en robes Courrège à mi-cuisses ».

C’est Naudet qui vous interviewait. L’entretien, depuis votre mort, n’est même plus disponible sur Internet. Vos anciens amis sont courageux, cher David Hamilton!

Vous n’aviez pas très envie de vous faire trop d’amis, c’est clair.

Vos ennemis vous ont rendu un énorme service, cher David Hamilton.

Les écrivains qui ont un cerveau, en France, sont rares. Roland Jaccard est un de ceux-là. Il a un cerveau, une plume et une oeuvre. Et il le prouve. Son oeuvre demeurera.

Mais de vos ennemis, David Hamilton, que restera-t-il ? Il ne restera rien. Absolument rien.

Qui se souvient des juges qui ont condamné François Villon? De ceux qui ont condamné Baudelaire?

Qui saura, dans vingt ans, les noms de ces histrions télévisés, de ces écrivains plagiaires qui ne savaient tout simplement pas écrire, de tous ces médiocres et de toutes ces mémères? Personne. Absolument personne.

Nous voulons pourtant croire qu’il y a en France et dans le monde des jeunes filles qui pleurent sincèrement David Hamilton, des écrivains qui ne sont pas dupes et savent au fond d’eux-mêmes à quel point le fatum lui a été funeste.

Comme François Villon, cher David Hamilton, vous n’avez pas de tombe. C’est une grande chance que de ne pas avoir de tombe, et qui n’est pas donnée à tout le monde.

Ne pas avoir de tombe, c’est l’assurance que personne ne pissera dessus et, pire encore, que personne n’y chialera des larmes indésirées.

Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances, disiez-vous. En effet. La vie n’est pas faite pour sourire. La vie s’achève dans la souffrance physique et nous finissons dans nos déjections – sauf quand nous avons le courage de saluer la compagnie au jour de notre choix.

Que vous soyez mort suicidé comme Mishima et comme Crevel, ou assassiné, votre tombe, David Hamilton, est celle des héros.

Vous étiez et vous êtes un philosophe de la Jeune Fille. Un artiste qui avait tant donné à l’érotisme ne pouvait entrer petitement dans les régions thanatiques.

Vos faux amis l’ignorent. Imbéciles, tous ceux qui ont confondu David Hamilton avec un vendeur de cartes postales et de posters. David Hamilton était un frère de Nabokov et de Balthus. Les vrais coincés (« il y a beaucoup de mal baisés ») et les faux progressistes, comme ils devaient vous faire rire!

Vos ennemis l’ignorent, mais ils ont fait de vous un symbole de la liberté bafouée.

Et puisque les hommes sont versatiles et qu’ils brûlent ce qu’ils ont adoré, ils adoreront demain ceux qu’ils ont brûlés aujourd’hui; et des temps reviendront peut-être où l’on vous admirera.

Votre tombe, c’est le ciel.

Je suis bien heureux de vous avoir rencontré, cher David Hamilton. Notre « rencontre » n’aurait pas eu lieu si vous étiez mort dans votre lit.

Un homme digne de ce nom ne devrait jamais faire deux choses, dans un lit: baiser et crever.

Olivier Mathieu

 

Anniversaire: André Baillon, entre prostituées et jeunes maîtresses

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10 avril 1932 – 10 avril 2018.

André Baillon, entre la prostituée Zonzon Pépette et jeunes maîtresses

Quelques mots, aujourd’hui, sur André Baillon. On n’est pas si loin que ça du sujet David Hamilton. Comme David Hamilton, André Baillon préférait les filles plus jeunes que lui. Sa dernière maîtresse, Marie de Vivier, avait vingt-quatre ans de moins que lui. Et André Baillon, comme David Hamilton, a parfois choqué les puritains.

*

Le 10 avril 1932, à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, mourait le grand écrivain d’origine belge établi en France, André Baillon (né en 1875), après avoir ingéré des médicaments dans sa maison de Marly-le-Roi.

Marie de Vivier. Il meurt, mais sa dernière maîtresse survit. Et lui consacre un grand nombre d’articles (exemple, Marie de Vivier: « Un homme total : André Baillon », dans : La momie chante, no 4, Bruxelles, septembre 1933) et de livres. Les deux principaux: « La vie tragique d’André Baillon » (1946) et « Introduction à l’oeuvre d’André Baillon » (1951). C’est elle qui lance, ainsi, la mode de l’engouement pour André Baillon. D’autres la suivront.

Marie de Vivier habitait à Marly-le-Roi en 1929 et en 1979. Après lui avoir dédié articles et livres, Marie de Vivier décide même cinquante ans plus tard vers 1979 de revenir vivre à Marly-le-Roi, où elle habite pendant les dernières années de sa vie, mourant le 17 janvier 1980 à La Celle Saint-Cloud. En 1976, à Bruxelles, chez Jacques Antoine, avait aussi été republié Un homme si simple (préface de Marie de Vivier).

Prostituées et jeunes maîtresses. Fréquentateur de prostituées et auteur d’un roman sur la prostitution (Zonzon Pépette), André Baillon, vers 1901, avait rencontré Marie Vandenberghe,  ancienne prostituée, et l’avait épousée. Dix ans plus tard, il avait rencontré cette fois Germaine Lievens, pianiste , et s’était installé avec elle et sa fille Ève-Marie. Emménageant à Marly-le-Roi ( peu après que Colette eut publié  Zonzon Pépette chez Ferenczi), il s’installe ensuite à Marly-le-Roi et rencontre Marie de Vivier (selon les critiques en 1929, selon ma propre opinion bien auparavant).

Marie de Vivier est de vingt-quatre ans la cadette d’André Baillon, ils échangent une correspondance restée fameuse et nouent une relation. En 1931, ils tentent de se suicider ensemble. Marie de Vivier entre dans un hôpital psychiatrique belge. André Baillon est enterré à Marly-le-Roi.

Mon grand-père? Contrairement à ce que racontent quelques médiocres ou jaloux, je ne « cherche » pas à me faire passer pour le petit-fils d’André Baillon. Il se trouve simplement que je suis le petit-fils de Marie de Vivier et que ma mère, fille de Marie de Vivier, a décidé d’habiter à Marly-le-Roi, de même que moi, de 1969 à 1985.

Certains « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon sont fort aimables, mais j’ai connu ma grand-mère entre ma naissance et jusqu’en 1980, puis ma mère (qui avait elle-même rencontré André Baillon dans son enfance) jusqu’en 1988. On voudra peut-être m’accorder qu’au sujet d’André Baillon, je ne suis pas complètement ignorant (délicat euphémisme!), ayant également eu des contacts prolongés avec deux personnes qui l’avaient intimement connu (dont Marie de Vivier, sa première biographe). Et cela, contrairement à bien des éminents  « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon qui seraient si gentils, quand je parle, de clore leur clapet.

*

Sur Wikipedia, par ailleurs, de petits plumitifs plus ou moins mal intentionnés à mon égard, sans doute, continuent à s’occuper de mon article (toujours bourré d’erreurs et de mensonges), on y lit qu’Olivier Mathieu présente « donc » André Baillon comme son grand-père.

Or, Olivier Mathieu  ne présente « donc » nullement André Baillon comme son grand-père!

Olivier Mathieu, comme au sujet de David Hamilton, fait quelque chose qui, de nos jours, semble un délit: Olivier Mathieu se pose des questions.

Certainement, si petit-fils d’André Baillon il y a, c’est moi et pas eux. Cela, c’est une certitude. Mais je ne « présente » « donc » rien.

Peut-être les petites andouilles qui s’occupent (et s’occupent fort mal) de mon article savent-elles lire? L’hypothèse me semble peu probable.

Cependant, je leur conseille alors de lire ce que j’écris  vraiment sur André Baillon et sur les dates de sa rencontre avec Marie de Vivier:

https://fr.scribd.com/document/43622236/Chiens-et-chats-dans-l-oeuvre-d-Andre-Baillon-et-dans-celle-de-Marie-de-Vivier-article-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche-dans-la-revue-NOUVEAUX-C

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« …d’un portrait de Marie de Vivier, la dernière femme de la vie de Baillon, par son petit-fils Olivier Mathieu ».

https://www.fabula.org/actualites/les-nouveaux-cahiers-andre-baillon-n2-2004_10291.php

*

Les Nouveaux Cahiers André Baillon n. 2 (2004)

Traité de littérature (André Baillon)

Les « billets » d’André Baillon: « Perles »

DOSSIER : « Baillon passeur entre France et Belgique », par Maria Chiara Gnocchi, suivi d’un…

Choix de textes, présentés par Geneviève Hauzeur

Henri Van Straeten en André Baillon, par Jan Baes, avec une illustration d’H. Van Straeten

Marie De Vivier, par Olivier Mathieu (avec des photographies inédites)

Il y a cent ans/Honderd jaar geleden: Baillon in 2004

Biographische noticie: Een bibliotheek, par Frans Denissen

Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon, 2e partie (1920-1921)

*

Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, 2008

Geneviève Hauzeur, Éditorial,

Maria Chiara Gnocchi, Baillon et les « Belges de Rieder » : une équipe ? (en poursuivant une réflexion de Jean Muno),

André Baillon, Lettre à Jean-Richard Bloch [transcription de manuscrit],

André Baillon, Les « billets » d’André Baillon : « Nos amis les Belges »,

Olivier Mathieu,  Chiens et chats d’André Baillon et de Marie de Vivier,

Valérie Stiénon, Baillon et son Boulant. Ironies d’Histoire d’une Marie,

Jean Ferrard, Un « nouveau » portrait d’André Baillon,

Frans Denissen, Honderd jaar geleden : Baillon in 1908,

Denise Engels et Laurent Demoulin, Tous les chemins mènent à Baillon,

Maria Chiara Gnocchi, Frans Denissen et Eric Loobuyck, Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon (1928-1929),

Frans Denissen, André Baillon in 2007-2008,

Laurent Demoulin, En amont de Baillon (compte rendu de Maria Chiara Gnocchi, Le Parti pris des périphéries. « Les Prosateurs français contemporains » des éditions Rieder, 1921-1939).

*

Pour terminer, on lira ces articles que j’ai écrits notamment après que Marie de Vivier eut été traitée de « folle » par des « critiques » d’une feuille d’extrême droite:

André Baillon par Olivier Mathieu :

https://lequichotte.wordpress.com/2016/01/19/andre-baillon-par-olivier-mathieu/

Marie de Vivier :

https://lequichotte.wordpress.com/2015/01/17/marie-de-vivier/

et:

https://lequichotte.wordpress.com/2015/02/18/olivier-mathieu-marie-de-vivier-et-andr-baillon-suite/

 

LA GOULUE DU PAF

On peut trouver parfois dans des endroits inattendus des informations, certes pas des informations qui vont révolutionner le monde de demain, mais des éléments qui viennent conforter des « thèses », comme on dit et pour employer un « gros mot ».

C’est donc sur

(chapitre « Miss-OK-Podium) en premier lieu, et avec des informations datant de 2010-2011, que l’on m’a fait découvrir un nouveau « petit fait » (mais significatif, encore une fois) concernant notre docteur-ès-viols Flavie Flament ; ce que j’ignorais totalement, étant particulièrement inculte dans le domaine télévisuel.

Voici ce dont il s’agit.

Apparue en décembre 1999, 120 minutes de bonheur (sic), ou 60 minutes avant 2001 pour le passage du millénaire, fut une émission très épisodique de TF1 présentée par l’incommensurable Arthur. Trimestrielle en 2000, elle va s’ancrer uniquement aux réveillons de la Saint-Sylvestre de 2001 à 2005, puis disparaître des écrans de télévision.

Pourquoi parler de cette émission ? Tout simplement parce que celle-ci semble avoir réuni, en ces occasions, tout le petit monde « libéré » des animateurs et animatrices de la première chaîne de télévision. Avec parmi eux notre Poupette.

Je ne sais quelle année ou à quel réveillon Jacques Essebag, je veux dire Arthur invita le vieux « crooner » latino, le chanteur de charme Julio Iglesias, mais toujours est-il qu’il ne trouva pas mieux Flavie Flament semblant y trouver plaisir ; du champagne n’est-il pas servi sur les plateaux en certaines occasions ? et celle-ci aimant ce breuvage (gazettes dixerunt) que de faire tendre les lèvres de Poupette (ou Pompette) peut-être encore humides de cet élixir, pour qu’il lui fît un « gros bisou d’amour », je veux parler d' »amour pour de rire », pour amuser le bon peuple, propre au monde détraqué de la variété et de la téloche :

C’est ici


Photo extraite d’un blog ouvert le 29/04/2004 et fermé le 13/02/2016 : miniflavie.skyrock.com/; la personne « spécialiste » du personnage qui tenait ce blog écrivait ceci : « Voilà Flavie dans « Podium » [apparemment non, 120 minutes de bonheur] qui se fait embrasser par Julio Iglesias ! Flavie ne savait plus trop où elle en était lol Je ne sais pas ce que c’est cette manie que tous les hommes ont à embrasser Flavie lol Enfin, on les comprend !« 

Et encore là


J’aurais sans doute eu mieux à vous présenter s’il était encore possible d’ouvrir une vidéo qui traînait autrefois sur YouTube à propos de celle qui était « très embrasseuse » comme l’écrivit une personne sur Passion Miss.

Et j’ajoute par conséquent, que ce n’est pas la seule fois que Poupette se livra sur un plateau de télévision ou même à la radio, à ce « petit jeu charmant«  qui montre encore une fois les limites de son traumatisme mémoriel pour ne pas dire Mémorial avec un grand M.

Ici, c’est semble-t-il avec Franck Dubosc :

extrait du propre site Internet « FlavieFlament.com«  aujourd’hui fermé et qui est à vendre 1895 dollars (sic).

Et ici encore, les yeux clos pour mieux goûter, avec (probablement) Frédéric Lopez, un proche collègue de travail de RTL :

Et là enfin (du moins pour cet article) avec Pascal Obispo :

https://www.dailymotion.com/video/x12x993

Bécotée ou bécoteuse ? La question demeure…

 

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Merci à C. qui m’a aiguillé et fourni des documents sur ce sujet.

Défense de David Hamilton par Roland Jaccard dans « Le Service littéraire » n° 116 (avril 2018)

Publié le par

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Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Le n° 116 du « Service littéraire » est en kiosques et vous pouvez le commander ici:

http://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/

NUMÉRO 116 – AVRIL 2018 – PAPIER
2,50 €

Au sommaire:

L’édito de François Cérésa
Marcel Proust par Michel Erman
Boutang, Debord, Handke, Muray… par Christian Dedet
Constance Debré par Bernard Morlino
Philippe Delerm par Bernard Leconte
Odile d’Oultremont par Emmanuelle de Boysson
Charles Trénet par François Bott
Isabelle Marnier par Jean-Claude Lamy
Dominique Barberis par Gilles Pudlowski
Olivier Mathieu par Roland Jaccard
Dany Laferrière par Annick Geille
Olivier Maulin & Patrice Jean par Sylvie Perez
Jean-Bernard Pouy par Alfred Eibel
Cédric Meletta par Stéphanie des Horts
Marlène Schiappa par Philippe de Saint Robert
Thibault Lefeuvre par Patricia Reznikov
Jean Cau par Bernard Morlino
Les rêveries du toxicomane solitaire par Roland Jaccard
Jean Chalon par Gilles Brochard

 

Un hommage féminin à la philosophie de vie de David Hamilton (avril 2018)

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Pour le 15 avril 2018 (anniversaire de naissance de David Hamilton), une jeune artiste qui vit dans le Sud de la France, et qui a déjà illustré certains de mes livres, m’adresse cette aquarelle inspirée par une photographie de David Hamilton dans son album La Danse.

Aquarelle en l’honneur de David Hamilton, avril 2018.

Elle avait aussi illustré, par exemple,  la couverture d’un autre ouvrage de Jean-Pierre Fleury, « Les cris vains et autres râles« , « journal littéraire de l’été 2007 », ISBN 978-606-17-0749-2.

La même illustratrice avait collaboré largement à la brochure « Le tombeau de David Hamilton » (2017), publié sous la responsabilité du docteur en sociologie  Jean-Pierre Fleury (mais à laquelle, pour ma part, je m’étais exclusivement contenté de donner l’autorisation pour l’insertion de l’un de mes poèmes, datant de 2010).

Démontrant que des femmes de tous les âges, en France, en 2018, continuent d’apprécier l’esthétique ou la philosophie de vie de David Hamilton, voici  deux autres  illustrations hamiltoniennes originales de la même illustratrice.

Deux autres des illustrations de la brochure « Le tombeau de David Hamilton » (auteur de la brochure: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie), 2017