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« Elodie », l’une des aimables accusatrices de David Hamilton, quelle verve jaculatoire dans son souci de gouverner la langue française!

***

Aristide Maillol, statue. Une incitation au viol?

Qui est « Elodie »? « Elodie », est-ce un pseudo ou pas? Je l’ignore.

Enfin, ça ne m’intéresse pas tant que ça!

En tout cas, « Elodie » a eu ses cinq secondes de célébrité puisqu’elle

fait partie des (rarissimes) ex-jeunes filles  qui ont accusé David Hamilton de « viol ».

Accusations qui ne sont pas seulement rares. A l’exception des accusations

de Flavie Flament, ces accusations sont également anonymes.

Ou bien elles ont été déposées hors délais légaux, ou bien elles ont été

rejetées par la justice française.

Enfin, elles s’adressent désormais à un mort: or, la mort de David Hamilton

a  éteint toute action civile.

Balthus, une incitation au viol?

Qu’aura jamais étudié « Elodie »?

Ma foi, je l’ignore.

Nous avons cependant ici des accusations :

  • anonymes ou partiellement anonymes;
  • portées hors délais légaux;
  • rejetées par la justice;
  • adressées désormais à un mort;
  • concernant des faits présumés et extrêmement anciens.

En d’autres termes, du vent!

Hans Baldung, une incitation au viol?

« Elodie », pourtant, et que tel soit ou pas son prénom,

diffuse par exemple sur Dailymotion des vidéos

réellement passionnantes, et qu’il est très  intéressant

d’étudier à tous les points de vue.

Nous engageons tout le monde à les regarder!

Les adversaires de David Hamilton se gardent bien de conseiller à leurs « fans » de lire

le blog « En défense de David Hamilton », et on les comprend!…

Nous, nous n’avons pas de problème: regardez la vidéo de la dénommée « Elodie »!

*

Félicien Rops, La Dame au cochon, une incitation au viol?

Passons à plus cocasse.

Elodie, qui a sans doute gardé de sa jeunesse passée quelque chose de naïf

et d’innocent, voudrait paraît-il faire interdire (sic) l’adjectif « hamiltonien »:

Elodie, parlant de David Hamilton, souhaite (sic) « que son flou hamiltonien

ne figure plus dans le dictionnaire »…

C’est ici:

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-ses-ouvrages-sont-des-appels-au-viol-elodie-victime-de-david-hamilton-temoigne-dans-un-documentaire_2467908.html

Léon Bloy et des cochons, une incitation au viol?

N’y a-t-il personne dans l’entourage d’Elodie pour lui dire que l’obsession

d’interdire un mot témoigne d’une fort curieuse conception de la liberté? Faire interdire des mots!?

Parce que, voilà, l’adjectif « hamiltonien » existe :

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/hamiltonien/38965

Elodie est sûrement très gentille mais comment veut-on « interdire » un mot

qui existe en français et, évidemment, en toutes les langues? (Anglais: hamiltonian)

Larousse: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/hamiltonien_hamiltonienne/38964

Ou encore:

https://fr.wiktionary.org/wiki/Hamiltonien

Photo (carte postale) de Gunter Sachs, une incitation au viol?

N’y a-t-il donc personne dans l’entourage d’Elodie pour lui expliquer, ou pour

essayer de le faire, que quiconque peut ajouter (sans lui demander d’autorisation)

un suffixe « ien » au patronyme de n’importe qui? Par exemple, on pourrait

inventer le néologisme « élodien ».

Donc, chère Elodie, vous permettrez à ma humble personne, c’est-à-dire à un

écrivain qui a reçu une voix à l’Académie française, de vous dire que si je désire

employer l’adjectif « hamiltonien », je le ferai autant que je voudrai et tant que

tel sera mon bon et excellent plaisir…

*

Vierge de Fouquet, une incitation au viol?

« Hamiltonien », le mot est largement employé et le sera toujours:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hamiltonien

Voire « david-hamiltonien » :  https://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/lhomme-qui-venait-dailleurs/

Or, Elodie voudra bien m’accorder que l’on ne va probablement pas pendre

en place publique les écrivains, les journalistes, les critiques innombrables qui

ont parlé de lumière hamiltonienne ou de flou hamiltonien.

Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Ou condamner à mort qui, comme Roland Jaccard ou comme Jean-Pierre

Fleury, et comme tant d’autres, se considère libre de dire et de redire son

admiration pour l’œuvre, la poésie, le romantisme hamiltoniens.

Non seulement le terme « hamiltonien » sera toujours employé, par exemple

en référence au patronyme du mathématicien William Hamilton, ou aux habitants

de la ville de Hamilton,  mais il le sera aussi en référence à David Hamilton.

Nous nous y employons.

Les trois grâces, par Raphaêl Sanzio 1483-1520, musée Condé, Chantilly.

Altdorfer, une incitation au viol?

*

Nous constatons avec plaisir qu’il y a quand même des gens, en France, qui

emploient ce terme, « hamiltonien« , et semblent aussi se poser des

questions au sujet de la mort du grand photographe.

Voyez  par exemple cet article, datant de début 2018, où l’auteur emploie

l’adjectif « hamiltonien » dans le titre de son article:

https://gregclouzeau.com/2018/01/26/baiser-rock-mais-hamiltonien/

*

Courbet, une incitation au viol?

Nous comprenons très bien l’oraison jaculatoire de l’aimable Elodie.

Cependant, que quelqu’un par pitié ait la bonté d’expliquer à Elodie que personne

ne la charge de décider des mots qui doivent ou ne doivent pas – selon elle ! –

entrer ou demeurer dans la langue française!…

Fiction littéraire: l’homme Macrognon et la femme Trogneuse nommés parrain et marraine de mon blog

Publié le 6 avril 2018 par defensededavidhamilton

***

J’ai décidé d’offrir un parrainage au blog « En défense de David Hamilton ». Pour cela, il me fallait inventer des personnages fictifs, celui d’un parrain et d’une marraine (ou, en langage égalitaro-inclusif: d’une marraine et d’un parrain).

Quand, il y a environ trente mille ans de cela, des gens décédèrent et furent enterrés sur ce qui n’était pas encore la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, ils n’auraient certes pas cru qui leur aurait prédit qu’ils deviendraient les hommes de « Cro-Magnon » simplement parce qu’on découvrirait leurs restes mortels sur les lieux d’un toponyme, francisation de l’occitan Cròs-Manhon.

Le premier élément signifie « creux », tandis que le deuxième signifie « grand » (latin magnus). Cro-magnon, en quelque sorte, c’est le grand creux. Les anagrammes que permet ce mot sont innombrables.

Et j’ai choisi mon personnage masculin! Macrognon! Macrognon! Le parrain de mon blog!

Le mot crognon n’existe pas? Exact! Mais Macrognon, maintenant, existait! Un « grand gnon »!

Macrognon le cromagnon! N’est-ce pas joli?

Et tant pis, me suis-je dit, si ça fait penser à « trognon ».

Même Victor Hugo, d’ailleurs, a employé le verbe trognonner, et pas n’importe où. Dans Ruy Blas:

Une duègne, affreuse compagnonne,

Dont la barbe fleurit et dont le nez trognonne

(Hugo, Ruy Blas, 1838, IV, 7)

Il me fallait maintenant trouver une compagnonne à Macrognon.

Car au nom de la nécessaire égalité entre l’homme et la femme, je me demande avec anxiété tous les matins s’il est très égalitaire de toujours parler de « l’homme » de Cro-Magnon (alors que les cinq squelettes découverts en 1868 étaient trois hommes, mais aussi une femme et un enfant).

Comment dire Cro-Magnon en écriture inclusive? Si mon Macrognon est un homme de Cro-magnon, comment serait une dame? Une femme cro-magnonne? Non, ça n’allait pas. Macrognonne la cromagnonne? Non, ça fait trop penser à grognonne.

C’est vrai, « trognon » a l’avantage d’être un terme d’affection à l’adresse d’un enfant, d’une jeune fille, d’une femme. Le terme eût donc pu être parfaitement adéquat pour l’épouse de Macrognon.

Mais trognon a l’inconvénient, gravissime à notre époque, de n’être qu’un substantif masculin.

Et là, je me suis souvenu que trognon n’est qu’une réfection de trogne, mot auquel on a  ajouté le suffixe – on.

J’ai alors opté pour trogne.  La trogne a l’immense avantage d’être un substantif entièrement féminin! Alleluia! Et le mot provient d’un bon vieux terme gaulois *trugna, qui signifiait sans doute « nez ».

Et là, j’ai eu l’illumination.

https://youtu.be/vB9r79LrBgQ

Les quatre barbus ne m’auraient pas contredit. « Gnon » allait admirablement bien avec « trogne » (voir l’expression: « un gnon dans la trogne »)! Quel couple!

Je déclare donc avoir nommé pour parrain et marraine du blog deux personnages fictifs, l’homme Macrognon et la femme Trogneuse, qui font partie tous deux, et comme moi (les ouvrages scientifiques que j’ai spécialement consultés pour mieux m’en convaincre, m’en ont donné confirmation)  de l’espèce des Homo sapiens.

Je n’hésiterai jamais à demander conseil, pour mon blog, à ces deux si sympathiques personnages fictifs aux noms si rabelaisiens!

L’une des séances photographiques les plus «historiques» de David Hamilton

***

Vous voyez cette dame en maillot de bain « Tropic » orange?

C’est la couverture du numéro du journal « Elle« , n° 1063, du 5 mai 1966.

Vous en trouvez la couverture, par exemple, ici:

http://www.journaux-collection.com/fiche.php?id=476732

Ou encore sur Pinterest: https://www.pinterest.com/pin/411446115937866179/

Il y est question de Sylvie Vartan bientôt maman (2 pages), d’Anouk Aimée (3 pages), de Michèle Mercier racontant sa vie (4 pages), etc, etc, etc, mais surtout de mode et maillots de bain (sauf erreur de ma part, page 66)

Enregistrerà partir de Uploaded by userMaillot de bain Tropic en couverture de Elle n°1063 du 5 mai 1966, photo David Hamilton3DocDoc IconoBathing suit on magazine’s cover from the thirties to nowadays

Vous savez de qui est la photo de couverture?

Notre blog vous le dit: de David Hamilton.

Et à l’intérieur de ce numéro exceptionnel (300 pages), vous trouvez dix pages (en couleurs, et en noir et blanc) de maillots de bain, toutes photos prises par David Hamilton à Agadir, au Maroc.

Agadir où, par ailleurs, David Hamilton a  souvent travaillé:

https://www.kollerauktionen.ch/fr/314238-0003—–5035-hamilton_-david-agadir.-1980.-5035_138476.html

En janvier 1972, David Hamilton  réalisera un autre reportage au Maroc, cette fois avec Claude François, pour les magazines Mademoiselle Âge Tendre et Salut les copains.

Mais le reportage historique est celui de 1966.

Il est question de cette séance de photos historique, celle de 1966, de David Hamilton à Agadir dans l’article Wikipédia (https://de.wikipedia.org/wiki/David_Hamilton  ) en allemand sur David Hamilton: « Eine bekannte Arbeit dieser Zeit war beispielsweise eine Serie von Bademodenaufnahmen in Agadir mit dem zu der Zeit sehr bekannten Modell Kira« .

Séance d’autant plus historique qu’elle fut l’occasion de la décision prise par David Hamilton de quitter ce journal! Et pour quelle raison? Parce que David Hamilton, comme il l’a raconté dans certains entretiens, avait refusé de céder aux caprices des modèles et de sa direction.

Un numéro capital, donc, que les vrais amateurs de David Hamilton se doivent d’acquérir.

*

Notre blog espère et compte publier ces photos, ou certaines d’entre elles, pour la première fois depuis 1966, sans doute avant le 15 avril qui sera la date anniversaire de la naissance de David Hamilton.

*

P.S. Notre blog, en une journée (par exemple aujourd’hui), publie plus de documents rarissimes et d’infos exclusives sur David Hamilton que la « grande » presse en dix ans…

Petits journalistes. Amusants idiots.

Et vous, que ferez-vous pour célébrer, le 15 avril 2018, l’anniversaire de la naissance de David Hamilton?

 Publié le par

Dawn Dunlap (1979)

Voir:

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/05/et-vous-que-ferez-vous-pour-celebrer-le-15-avril-2018-lanniversaire-de-la-naissance-de-david-hamilton/

***

David Hamilton, né en 1933 à Islington (tout près du fameux terrain de cricket « The Oval » situé dans le sud de Londres, même s’il détestait ce sport), a d’abord été apprenti architecte puis maquettiste au magazine « Twen ».

Il a travaillé chez « Elle » avec Peter Knapp (à ce sujet, voyez cet article tout récent http://next.liberation.fr/images/2018/03/30/photo-knapp-mode-d-actions_1640161    ) et a été directeur artistique de « Queen ».

On ne peut qu’être frappé par la gentillesse de ce grand artiste. Les témoignages sont nombreux de personnes plus ou moins connues et qui ont affirmé, dans le passé, avoir bénéficié de son appui.

C’est le cas de Jean-Louis Murat ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Murat   ) qui déclarait ainsi: « J’avais 18-19 ans. Le photographe David Hamilton s’était pris
d’amitié pour moi. Il savait que j’écrivais, et m’encourageait à réfléchir à un scénario
de Roméo et Juliette. Un soir, il m’a invité à dîner avec le producteur Don Siegel et
Jack Nicholson. A la fin du repas, Nicholson m’a lancé : «Rentre avec nous ce soir
sur le yacht et demain on t’emmène à Hollywood. T’as cinq minutes pour te décider.»
J’étais rien. Je ne faisais rien. Mais je venais d’être jeune papa. Les cinq minutes se
sont écoulées… et j’ai dit non. »  (Extrait de  http://www.lehall.com/conferences/murat/conf/docs/conf_murat.pdf)

*

Innombrables, les artistes souvent peu connus auxquels David Hamilton n’a semble-t-il jamais refusé une photo. On pourrait citer le chanteur Jean-Pierre Viale (Vial?), peut-être d’origine italienne, qui a fait deux ou trois 45 tours vers 1976 chez Pathé Marconi, avec une photo de couverture prise (semble-t-il) par David Hamilton ( http://www.encyclopedisque.fr/disque/43343.html).

Disque avec la mention, dans le cercle rouge, « Photographie David Hamilton »

*

Comme on aurait voulu que tant des gens que David Hamilton a fréquentés, voire aidés ou soutenus, disent un mot, seulement un mot pour le défendre, lors de sa mort!

Je n’ai pas connaissance non plus de prises de position en sa faveur de la part de personnes qui, très peu de temps avant sa mort, travaillaient avec lui, par exemple Mélanie Thierry:

http://www.purepeople.com/media/melanie-thierry-en-couverture-de-soon_m188592

*

La paucité des hommages que l’on trouve sur Internet au sujet de David Hamilton nous renseigne utilement sur la médiocrité de l’époque moderne…

Mais puisque l’anniversaire de la naissance de David Hamilton approche (15 avril), signalons toutefois quelques lectures utiles,

ce joli PDF:

http://www.gualeni.com/IMG/article_PDF/article_232.pdf

Cet article datant de 2009 :

https://boussemaer.fr/david-hamilton/

Ou ici, sur un blog datant de 2010, de jolis puzzles de David Hamilton:

http://www.asiamour.com/article-deux-de-mes-puzzles-david-hamilton-45703710.html

 

La « première fois » de David Hamilton

DEGAS

Notre blog, « En défense de David Hamilton« , se caractérise croyons-nous par une grande qualité d’écriture, et aussi très souvent par le refus d’aborder des thèmes vulgaires.

Thèmes qui fascinent aussi bien les adversaires de David Hamilton que certains de ses pseudo-admirateurs.

Notre blog est donc unique.

Nous privilégions les documents rares et originaux, ou depuis longtemps oubliés.

Nous attirons l’attention sur ce point: toute reproduction ne peut être faite qu’avec notre accord.

DEGAS

*

Voici, de la sorte, le texte en allemand d’un entretien (2003) de David Hamilton, paru dans le grand journal allemand « Stern » à l’occasion de son 70e anniversaire (15 avril 2003).

RENOIR

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STERN: Sie sind kürzlich 70 geworden. Wie war die Party?

David Hamilton:
Party? Gott bewahre! Tage wie Weihnachten, Silvester und Geburtstage versuche ich zu ignorieren. Der einzige Geburtstag, den ich je gefeiert habe, war mein fünfzigster.

STERN: Verlaufen die anderen Tage in Ihrem Leben ähnlich unspektakulär?

David Hamilton:
Ziemlich. Vormittags arbeite ich in meinem Archiv und telefoniere viel. Dann setze ich mich hin und schreibe an meinem Buch. Die zweite Tageshälfte sitze ich in meinem Stammlokal « Club 55 » in St-Tropez, wo ich auch die meisten meiner Geschäfte abwickle, bei einem sehr langen, sehr gemütlichen Mittagessen.

STERN: Worüber schreiben Sie denn?

David Hamilton:
Ich arbeite seit einiger Zeit an einem Buch mit erotischen Geschichten. Wann es veröffentlicht wird, weiß ich noch nicht, ich muss erst mal vernünftige Übersetzer finden. Und neue Bildbände stehen auch an: Einer über Venedig ist fertig, einer über das historische Irland ist in Planung.

STERN : Junge, unschuldige Mädchen kommen Ihnen nicht mehr vor die Kamera?

David Hamilton:
Nein, diese Zeiten sind lange vorbei. Spätestens aber seit dem DutrouxSkandal …

STERN: … dem Skandal um den belgischen Kinderschänder. Warum haben Sie nie mit professionellen Models gearbeitet?

David Hamilton:
Das sind verwöhnte Gören mit großen Köpfen, die viel zu viel kosten.

STERN: Wo haben Sie Ihre Mädchen damals aufgetrieben?

David Hamilton:
Die Model-Agenten John Casablancas ( https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Casablancas )und Eileen Ford (https://fr.wikipedia.org/wiki/Eileen_Ford), mit denen ich gut befreundet war, hatten dieselbe Spionin wie ich, eine alte Dame in Malmö. Ich habe die Mädchen fotografiert, anschließend wurden sie von John oder Eileen gebucht. Ich war in den Achtzigern auch Jury-Mitglied beim Model of the Year.

STERN: Warum haben Sie Skandinavierinnen und Deutsche bevorzugt?

David Hamilton:
Blond, blaue Augen. Die Blondine ist ein sehr seltener Vogel, nur ein Prozent der Welt ist blond. Sogar in Schweden gibt`s davon nur sehr wenig.

STERN: Viele Kritiker verdammten Ihre Fotos als oberflächliche Kaufhaus-Kunst.

David Hamilton:
Die meisten Kritiker hassen mich. Ihr Job ist es halt, ständig nach etwas Neuem zu suchen, damit sie es als erster entdecken können. Die französische Zeitung « Le Monde » hat mal eine Umfrage über die bedeutendsten Künstler gemacht, eine Art Who is who. Unter den Fotografen war ich mit Abstand auf Platz eins, vor Helmut Newton und all den anderen. Denn ich habe die Menschen berührt, mit meinen Fotos und Filmen. Die Sehnsucht nach Romantik und Nostalgie gibt es nach wie vor. Meine Bilder sind für die Ewigkeit.

STERN: Trotzdem ist Ihr Stil out.

David Hamilton:
Wenn Sie das an der Zahl verkaufter Poster, Kalender oder Postkarten messen, mag das stimmen. Aber ich fühlte mich nie als Teil des Mainstream, von Moden und Trends. Davon habe ich mich immer fern gehalten.

STERN: Nymphen, Unschuld, das erste Mal – woher kam Ihr Faible für diese Themen?

David Hamilton:
Jeder hat doch diese Fantasien. Ich bin ein großer Verehrer von Nabokov. Seine Lolita ist etwas ganz Besonderes, eine fiktive Figur, die nur in der Vorstellung existiert. Die Magie der unschuldigen Liebe, des ersten Mals hat schon Shakespeare in Romeo und Julia thematisiert. Das ist eine prägende Erfahrung, die schön sein kann oder schlimm – meistens schlimm…

STERN: Wie war´s bei Ihnen?

David Hamilton:
Das war so ein Reinfall, dass wir uns beide nicht mehr daran erinnern.

Interview: Bernd Teichmann

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COURBET,
L’ORIGINE DU MONDE

Il y a longtemps que je ne pratique plus l’allemand, même si au bachot j’avais pris allemand première langue.

Je tente cependant la traduction qui suit.

Dawn Dunlap, Bahamas, 1977 ou 1978, photo par David Hamilton

*

Vous venez d’avoir  70 ans. Comment était la fête?

David Hamilton:
Une fête? Qu’à Dieu ne plaise! Les jours comme Noël, le réveillon du nouvel an et les anniversaires, j’essaie d’ignorer ça. Le seul anniversaire que j’aie jamais célébré, ce fut mon cinquantième!.

Les autres jours de votre vie sont-ils spectaculaires?

David Hamilton:
Relativement. Le matin, je travaille dans mes archives et je donne beaucoup d’appels téléphoniques. Puis je m’assieds et j’écris mon livre. La deuxième moitié de la journée, je suis assis dans un endroit de prédilection, le  « Club 55  » à St-Tropez, où je m’occupe aussi de tout ce qui concerne les commandes de mes oeuvres, et il m’arrive d’y déjeuner longuement, très agréablement.

Qu’est-ce que vous écrivez?

David Hamilton:
Je travaille à un livre qui contient des histoires érotiques, depuis un certain temps. Quand il sera publié, je l’ignore encore, j’ai besoin de trouver des traducteurs de qualité, pour la première fois. Et puis, je travaille à de nouveaux volumes d’images. Le premier, sur Venise est prêt, mais j’essaye d’en planifier un autre sur l’Irlande.

Les jeunes filles innocentes ne viennent plus se faire photographier?

David Hamilton:

Non, ces temps sont révolus depuis longtemps. Depuis le scandale Dutroux…

… le scandale du tueur d’enfants belge. Pourquoi n’avez-vous jamais travaillé avec des modèles professionnels?

David Hamilton:

Ce sont des enfants gâtés, avec de grosses têtes, et ils coûtent beaucoup trop.

Où avez-vous trouvé vos modèles, à l’époque?

David Hamilton:

Les agents de modèles John Casablancas et Eileen Ford, avec qui j’étais  bon ami, avaient le même espion que moi, une vieille dame de Malmö. J’ai photographié des filles qui ont ensuite  été réservées par John ou Eileen. J’ai également été membre du jury du modèle de l’année, dans les années 1980.

Pourquoi préférez-vous les scandinaves et les Allemandes?

David Hamilton:
Des blondes, aux yeux bleus! La blonde est un oiseau très rare, seulement un pour cent du monde est blond. Même en Suède, il y en a très peu!

Beaucoup de critiques ont condamné vos photos comme un art kitch et superficiel.

David Hamilton:
La plupart des critiques me haïssent. Leur boulot est de constamment chercher quelque chose de nouveau afin d’être ceux qui le découvrent en premier. Le journal français, Le Monde, a fait une enquête au sujet des artistes les plus importants, une sorte de « qui est qui ». Parmi les photographes, j’ai été de loin classé numéro un, avant Helmut Newton et tous les autres. Parce que j’ai touché des gens, avec mes photos et mes films! Le désir de romantisme et de nostalgie n’est pas mort. Mes photos sont éternelles.

Pourtant, votre style n’est plus à la mode.

David Hamilton:

Si vous comptez le nombre d’affiches, de calendriers ou de cartes postales , cela peut être vrai. Mais je ne me suis jamais senti comme si j’avais fait partie du courant dominant, des modes et des tendances. Je me suis  toujours tenu à l’écart de cela.

Nymphes, innocence, la première fois… d’où vient votre faiblesse pour ces thèmes récurrents?

David Hamilton:
Tout le monde a ces fantasmes. Je suis un grand admirateur de Nabokov. Sa Lolita est quelque chose de très spécial, une figure fictive qui n’existe que dans l’imagination. La magie de l’amour innocent, du premier moment, c’est un thème qui a déjà été abordé par Shakespeare dans Roméo et Juliette. C’est une expérience formative qui peut être belle ou mauvaise. La plupart du temps, mauvaise!…

Comment était votre première fois?

David Hamilton:
C’était un tel échec que je ne m’en souviens pas.

Interview de David Hamilton par Bernd Teichmann.

https://www.stern.de/lifestyle/leute/was-macht-eigentlich—-david-hamilton-3348660.html

Traduction française (à mentionner obligatoirement):

traduction par le « Blog en défense de David Hamilton »

MONICA BROEKE. Couverture du magazine PHOTO, 1983

 

Quand Sylvie Vartan et Chantal Goya chantaient : « Ne nous déshabillez pas, Monsieur Hamilton »…

Publié le par

***

Je parlais hier de l’absence de véritable révolution sensuelle, déjà, dans les années 1970.

En voici une  preuve encore.

*

Si Laeticia Hallyday a posé pour David Hamilton, le blog « En défense de David Hamilton » préfère en effet prendre les devants au sujet de… Sylvie Vartan. En effet, sinon, la même presse qui a sorti la « nouvelle » des photos de Laeticia Hallyday avec David Hamilton, va « découvrir » une très vieille chanson chantée par Sylvie Vartan et Chantal Goya, et consacrée à David Hamilton.

Le 9 décembre 1972, l’émission de télé « Top à Sylvie Vartan » fut produite par Maritie et Gilbert Carpentier, réalisée par André Flédérick, avec une chorégraphie de Jean Moussy.

Il en est question par exemple ici (repères biographiques de Sylvie Vartan): http://www.sylvievartanshow.com/REPERES3.html

Voir encore : http://www.mediatheque-laciotat.com/noticeajax/biographie/id/493744/type_doc/3

*

Le spectacle du 9 décembre 1972 avait commencé par Sylvie et ses danseurs dans  diverses chansons anglo-saxonnes. Par exemple « Cher Harry », chanson de Jean-Jacques Debout et Roger Dumas, fut interprétée en duo par  Sylvie Vartan et Johnny Hallyday (c’est sur You Tube).

*

C’est ce jour-là que le téléspectateur français aura eu droit à un « Ne nous déshabillez pas M. Hamilton » (en duo avec Chantal Goya qui avait remplacé Brigitte Bardot  pour raison de santé).

Voyez: http://www.sylvie-vartan.com/vartan50.htm

Chantal Goya et Sylvie Vartan chantèrent en duo cette chanson avec deux danseuses  en petite tenue  et… des photos de David Hamilton.

Danseuses en petite tenue et photos de David Hamilton, mais les paroles de la chanson étaient  ( http://www.sylvie-vartan.com/vartanl72.htm  ) celles qui suivent. Non, ce n’est pas un sommet de la poésie française…

*

NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
FAUT CE QU’IL FAUT, POUR LA PHOTO, OUI MAIS PAS TROP
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
ON NE MONTRE A PERSONNE
MEME SI ÇA VOUS ETONNE
TOUTE NOTRE PERSONNE, CHER MR HAMILTON
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
FAUT CE QU’IL FAUT, D’INCOGNITO, OUI MAIS PAS TROP
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
NON PAS D’EXPOSITION
NON PAS D’EXHIBITION
CE N’EST PAS LA SAISON, CHER MR HAMILTON
FAITES NOUS MONTER
SI VOUS LE VOULEZ
SUR DES BANCS OU SUR DES BILLES
SUR DES BICYCLETTES
DES ESCARPOLETTES
MAIS ON VOUS EN SUPPLIE
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
IL FAUT CACHER CE QU’IL EST MIEUX DE DEVINER
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
C’EST BEAUCOUP PLUS JOLI
OUI QUAND UN VOILE EST MIS
SUR NOTRE ACADEMIE, CHER MR HAMILTON
FAITES NOUS JOUER
SI VOUS LE VOULEZ
AUX BILLES OU AU BILBOQUET
NOUS PARLER D’AMOUR
DANS UN CONTREJOUR
EN JOUANT AU CRIQUET
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
UN PEU DE PEAU, SUR LA PHOTO, OUI MAIS PAS TROP
NE NOUS DESHABILLEZ PAS, MR HAMILTON
ON GARDE POUR NOS HOMMES
MEME SI ÇA VOUS ETONNE
TOUTE NOTRE PERSONNE, CHER MR HAMILTON

*

Vartan et Goya, 9 décembre 1972, « Ne nous déshabillez pas Mr Hamilton » ( images extraite du blog http://tele70france.blogspot.fr/2014/02/top-sylvie-vartan-09121972.html )

Donc, résumons. Deux chanteuses (?) qui jouent de leur côté « sexy » (ou présumé tel). Des chapeaux de paille… Des photos de David Hamilton… Des danseuses en petite tenue… Un emploi constant dans la chanson du nom de David Hamilton (alors à la mode, donc ça pouvait faire monter l’audience).

Mais… ne nous déshabillez  pas!

Ah oui, pendant l’émission on voyait Sylvie Vartan comme ça…

Ne nous déshabillez pas, Monsieur Hamilton, on y arrive très bien toutes seules…

Tiens, regardez et écoutez ça.

Mais, Monsieur Hamilton , pitié, ne nous déshabillez pas…

Le monde moderne, à force de faire dégueuler,  est quasiment drôle

  1. Excellentissime !

    Envoyé de mon iPhone

    >

Folie Furieuse: la machine à diffamer David Hamilton

AUJOURD’HUI DANS LES KIOSQUES EN FRANCE. Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Qui a balancé la non information de la séance de photos de Laeticia Hallyday par David Hamilton… ?

Cela m’étonnerait pas mal que cela vienne de Laeticia Hallyday, dont on peut du moins supposer qu’elle a de quoi faire en ces temps mouvementés d’héritage.

Mais alors qui, en France, pourrait être assez obnubilé pour souhaiter que, tous les mois, toutes les semaines, voire tous les jours si c’était possible, la presse en remette une couche sur David Hamilton?

Toute cette non affaire (« Laeticia  a posé pour David Hamilton ») est née d’une seule phrase dans un article de France-Dimanche,  mais revoilà lancée la machine à publicité.

Qui aurait donc intérêt à ce que l’on n’oublie pas l’affaire David Hamilton, ou plus exactement la version médiatique fallacieuse, partielle et partiale donnée de cette affaire?

Que tout ça ait été programmé, en amont, par une ou deux personnes, voilà relancée la machination de Folie Furieuse au sujet de David Hamilton, par exemple sur le rôle de « protection » des familles…

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A lire cet excellent article de Jean-Pierre Fleury :

https://lequichotte.wordpress.com/2018/04/03/prevoyante-la-tatia/

 

David Hamilton et Laeticia Hallyday: journalistes, vous êtes des guignols

1995

Laeticia Hallyday s’est fait photographier par David Hamilton.

Mais où le JDD est-il allé chercher la fable de la Mamy Rock qui surveille sa petite-fille dans la pizzeria familiale pendant les photos?

Voici une photo de Laeticia Hallyday prise par David Hamilton.

La pizzeria était sur la plage?

Mamy Rock était dans un sous-marin, télescope pointé sur la plage?

Quant à Laeticia, elle était majeure.

C’est encore raté, les journalistes.

Vous avez encore essayé de salir David Hamilton.

David Hamilton qui « traîne » et « repère » la petite fille, mineure évidemment.

Journalistes, vous êtes ridicules. Vous êtes pathétiques. Vous êtes grotesques. Vous êtes incompétents. Vous êtes des menteurs et vous êtes des abrutis.

Olivier Mathieu

Laeticia Hallyday, l’Amnésia capagathoise et la révolution sensuelle de David Hamilton

Publié le 3 avril 2018 par defensededavidhamilton

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David Hamilton a-t-il fait des photos de Laeticia Boudou? Je ne crois pas que Laeticia Smet, veuve Hallyday, soit à la source de « l’information » selon laquelle elle aurait posé pour le grand photographe. On ne peut jamais être sûr de rien mais je serais curieux de voir ce qu’elle en dira, si elle en parle.

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En tout cas, les journalistes feraient bien de lire mon livre « David Hamilton suicidé mais par qui?«

On évoque aujourd’hui ces photos qu’aurait faites David Hamilton de Laeticia Smet (née Boudou).

Dans mon dernier livre en date, je parlais de l’Amnésia. J’en parlais exactement à la note 46, page 52, pour ceux qui possèdent l’ouvrage.  Et je reprochais, ironiquement bien sûr: « Le Monde aurait pu ajouter que l’un des lieux à la mode à Cap d’Agde s’appelait l’Amnesia! »…

Or sauf amnésie grave, on ne peut pas parler de l’Amnésia sans parler de la famille Boudou… Famille qui gérait des boîtes un peu partout, qui s’appelaient très souvent « Amnesia ». C’est à l’Amnésia de Miami, par exemple, que Laetitia rencontre Johnny.

Laeticia Boudou est née le 18 mars 1975, fille de Françoise Thibaut et d’André Boudou. Elle aurait quitté la France, dit-on, à l’âge de 13 ans. Elle a eu 13 ans le 18 mars 1988. D’où une première question: si ces images existent, quand aurait-elle fait (et évidemment avec leur permission, comme toujours) des photos avec David Hamilton? A quel âge?

 Laetitia Boudou aurait rencontré Johnny Hallyday à Miami en mars 1995, à juste vingt ans, dans une boîte de nuit de son père. Et dès le 25 mars 1996, à Neuilly-sur-Seine, à l’âge de juste 21 ans, Laetitia Boudou se marie (le maire était Sarkozy…) en toute hâte avec Johnny Hallyday (âgé de 52 ans). 31 ans d’écart. Mieux que Macron et Brigitte! Ce dont je conclus, accessoirement, que si Claude François aimait les jeunes filles, il ne devait pas être le seul.

Ce préambule juste pour comprendre quand auraient eu lieu les photos avec David Hamilton: avant 1988? Ou entre 1988 et 1995? Puisque, selon la presse pipole, cette séance aurait eu lieu avant la rencontre (1995) avec Jean-Philippe Smet dit  Hallyday.

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L’Amnésia est une discothèque intrinsèquement liée à l’histoire de la famille Boudou (et de Johnny Hallyday), voyez par exemple:

http://www.herault-tribune.com/trombinoscope/297/boudou-andre/

Beaucoup des pizzerias locales appartenaient à cette famille Boudou.

Sur Norbert Boudou (né le 10 mai 1958, décédé en octobre 2006 et frère d’André Boudou père de Laeticia), on lit par exemple ici:

« Norbert Boudou, né à Marseillan était devenu aux côtés de son frère André un des tout premiers Capagathois et dès 1974 il animait les premières nuits de la jeune station dans la discothèque du Petit Libertys. Il exploitait , plus récemment une pizzéria sur l’île des pécheurs , fréquentée par ses nombreux amis et même par son neveu, Johnny Halliday dont les photos et les souvenirs trônaient en bonne place. Il avait managé la PIZZERIADE place Terrisse puis la PIZZERIA du LIBERTYS sur le Quai Jean MIQUEL , Norbert était un bon vivant et un des barons de ces premières nuits capagathoises ».

http://www.herault-tribune.com/articles/1471/cap-d-agde-norbert-boudou-s-en-est-alle/

Notons qu’à Hérault Tribune, un journaliste « persiste à faire de Johnny son « neveu » (sic!):

Norbert BOUDOU exploite un restaurant fréquenté par les stars au premier rang desquelles son neveu : JOHNNY HALLIDAY ! »

 http://www.herault-tribune.com/trombinoscope/64/boudou norbert/#4fKyP8E6GMmx213k.99

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Après avoir lu tout cela, on peut estimer que la famille Boudou ne devait pas être dans le besoin.

Cependant, la fille de la famille, Laeticia Boudou, travaillait pendant l’été (sans doute pour se faire de l’argent de poche) dans l’une des pizzerias des siens, où de prosaïques questions de comptabilité ont suscité quelques polémiques (pour dissiper toute amnésie: http://www.liberation.fr/societe/2007/06/08/le-beau-pere-de-johnny-condamne-a-6-mois-ferme-pour-fraude-fiscale_13078)

Elle rêvait de devenir mannequin (elle est en effet entrée, plus tard, dans le mannequinat) et elle aurait fait des séances de photos avec David Hamilton en se disant, selon la presse pipole, que ça servirait à sa carrière. Plausible. On m’affirme même qu’elle était copine avec Flavie Flament, des temps de TF1.

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Si elle est avérée, l’info selon laquelle David Hamilton aurait fait des photos de Laeticia Boudou ne serait cependant pas une nouvelle capitale. Par exemple on ne sait pas, très souvent, l’identité des modèles des grands peintres de la Renaissance. D’un point de vue artistique, savoir l’identité des modèles de David Hamilton est rigoureusement sans intérêt.

La question est de comprendre qui a ébruité, en avril 2018, « l’information » selon laquelle Laeticia Boudou-Smet aurait posé pour David Hamilton. L’information vient-elle de Laeticia Boudou-Smet elle-même? De son entourage? Ou d’une enquête de presse? Et dans quel but une telle information, une telle pseudo-information a-t-elle été diffusée?

Quelqu’un veut-il « mouiller » quelqu’un? Ou s’agit-il juste d’un potin de « journalistes » pipoles désoeuvrés?

Ou alors… et si tout ceci n’était qu’une opération de pub destinée non pas à parler de Laeticia Hallyday, mais juste à se servir de la notoriété de cette dernière pour salir de nouveau David Hamilton?…

Pourquoi la presse en rajoute-t-elle une couche? Pourquoi ne peut-on plus citer le nom de David Hamilton sans en revenir inlassablement aux accusations (jamais prouvées; ou carrément rejetées par la justice française) portées (hors délais légaux) contre lui?!

Ne peut-on pas parler de son oeuvre artistique? Ou alors, pourquoi les journalistes ne cherchent-ils pas à démontrer leur très hypothétique talent en enquêtant sur les circonstances REELLES de la mort de David Hamilton?

 

Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Pourquoi quelqu’un a-t-il cherché à préciser que Laeticia Boudou ou sa famille auraient nourri de la méfiance vis-à-vis de David Hamilton, et auraient en quelque sorte surveillé cette séance?

Et enfin, n’y aurait-il pas ici quelque chose de plutôt étrange dans le fait que la famille Boudou, gérants de boîtes de nuit à Cap d’Agde dont l’une s’appelait dès les années 1970 Le Petit Libertys (se référant donc, suppose-t-on, à la liberté voire au libertinage) ait montré une telle méfiance?

Si la famille Boudou se méfiait, pourquoi faire poser leur fille de treize ans? Ou faut-il croire que la famille ne se méfiait plus dès lors que les photos de David Hamilton auraient quand même pu permettre à Laeticia alors juste Boudou (et, à l’époque, pas encore Smet dite Hallyday) de devenir mannequin?

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Il est vrai que l’on ne doit plus s’étonner de rien depuis que Catherine Breillat, cinéaste que l’on aurait pu croire jadis progressiste,  a déclaré qu’elle avait toujours été gaulliste! On a même parlé de son adhésion au groupuscule « Occident »…

Lisez:

http://www.france24.com/fr/20180322-leur-mai-68-catherine-breillat-cetait-chienlit

Cette dame doit être un peu confuse, à vrai dire, puisqu’elle se prête d’une part à des suppositions toutes personnelles au sujet de David Hamilton, le défendant et donc l’accusant à demi-mots (Catherine Breillat: « Comme homme, il a peut-être commis ces crimes, peut-être que son obsession l’a entraîné plus loin, ce n’est pas à moi de me prononcer, je n’en sais rien »)  tandis que, toute gaulliste qu’elle affirme être, elle déclare quand même « bien aimer » Daniel Cohn-Bendit (sans aucune allusion, cette fois, au goût de ce dernier pour les petits garçons).

Catherine Breillat : « J’étais complètement contre mai 68, d’ailleurs je suis toujours contre. Je suis d’accord avec le général de Gaulle que c’était la chienlit, des gens inintéressants, sauf (Daniel) Cohn-Bendit que j’aime beaucoup, je le trouve très intelligent. C’est une exception ».

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C’est quand même curieux, ce monde qui s’en prend seulement et exclusivement à un mort, David Hamilton, lequel n’a pourtant jamais été condamné à rien. Et qui a toujours rejeté le accusations portées contre lui…

Pauvre David Hamilton…!

Au fond, il n’a vraiment pas eu de chance de naître dans une époque où (en plus, en pleine époque de la « libération sexuelle » dont cause l’historiographie officielle à l’usage des gogos), même la scénariste de Bilitis avait pris sa carte à Occident!…

Et où les gérants du « Libertys » de cap d’Agde surveillaient fort bourgeoisement leur fille quand elle se faisait photographier, chose qu’ils n’eussent peut-être pas permise si le photographe avait été un inconnu mais qu’ils autorisaient quand même  – sous étroite surveillance – dès lors que cela pouvait aider fifille pour une carrière de mannequin. (En 1995, quand Laeticia a rencontré Johnny, la surveillance devait s’être relâchée?)

De toute évidence, il n’y a eu aucune  libération sexuelle en France, juste des récupérations des tentatives vite avortées d’une telle libération qui, au demeurant, était sans doute en effet impossible pour les masses. Les gauchistes et les gaullistes étaient copains comme cochons et on peut encore lire Guy Hocquenghem et sa Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary.

Quant à la seule libération sensuelle en France à la fin du vingtième siècle, en tout cas l’une des rarissimes libérations sensuelles, ce fut celle de l’oeuvre artistique, photographique, cinématographique, de David Hamilton.

De quelque bout de la lorgnette qu’on le regarde, c’est vraiment le monde des valeurs totalement inversées, ce monde.

Le monde des amnésies sélectives.

Le monde où tout est leurre.

Le pauvre monde, ce monde!

Le très pauvre monde!

Prévoyante La Tatia ?!

Commentaire à l’article précédent (du 3 avril) du blog en défense de David Hamilton

«… elle préfère jouer la carte de la sécurité. Elle sait que les clichés du photographe lui seraient un plus pour son book en construction, cependant, elle préfère que le shooting avec David Hamilton se déroule dans l’établissement de ses grands-parents, la pizzeria. Et, en présence de ceux-ci« .

Cette phrase est « merveilleuse » à au moins trois titres.

1 – Elle montre tout d’abord que les journaleux de la presse populace sont incapables d’écrire quelques mots sans les truffer de termes anglais, franglais ou de pseudo-anglicismes à l’occasion. Moi qui en suis resté à l’ancien anglicisme « se shooter », j’ai du mal à comprendre ce que veux dire « shooting », enfin je crois deviner.

2 -Elle montre ensuite, le côté bassement carriériste de tout un tas de jeunes filles (et de leur famille et entourage) qui, sur le fond n’en avaient rien à faire de la photographie ou du photographe, mais simplement tout à faire de la renommée, de l’étiquette, de la signature de celui qui actionnait le déclic. Photographe qui couchait, au mieux, leurs photos sur le papier (de préférence glacé) de quelque revue totalement oubliée de nos jours. Quelquefois, bien plus rarement, d’albums photographiques.

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Dans le domaine de l’apparence et du paraître, on peut faire difficilement plus dans le mépris de l’essence même d’un art, ou de la beauté même de soi en tant que sujet de photographies, ou plus exactement en tant qu’objet en ce cas. Art, esthétique, photogénie, talent du photographe ? Qu’es aquò ?

Comment s’étonner, qu’en d’autres lieux autres temps, des actrices « en herbe » aient pu tout accepter du Méchant Grand Loup pour gagner du pognon, beaucoup de pognon et de la gloire illusoire et brève, en s’exhibant sur la pellicule parfois de bons films, plus souvent de films médiocres ou sans intérêt, tout juste là pour faire rêver les peuples dans l’oubli, pour quelques heures, de leur triste vie quotidienne et soucis.

Pas plus hier qu’aujourd’hui ces futurs (futures ?) mannequins n’avaient considération pour qui les photographiait, et de l’image même qu’elles donnaient. Seul comptait leur « book » comme disent ceux qui aiment tout mélanger par mode impériale ou flemme cérébrale de délexicalisés, ou d’incapables de franciser ou créer des néologismes. Quand il ne s’agit pas tout simplement d’inculture crasse.

Face à ce « book », mot trivial et passe-partout (on est bien loin ici du « keepsake » romantique) qui n’est jamais qu’une autre forme de « bouquin » (mot probablement d’origine néerlandaise ; milieu du XVIe siècle), il existe par exemple : vade-mecum (« viens avec moi », en latin), ou album personnel, album à soi (« album » : couleur blanche, d’où : blanc de robe d’un animal, tableau (blanc), liste, rôle ; du latin, par l’allemand).

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La mode fut à David Hamilton (bien malgré lui d’ailleurs, lui l’atemporel hors-venu) : ces jeunes filles (déjà vieilles en leur tête) furent les premières à se ruer sur cet introducteur et quelques autres initiateurs de carrière, alors auréolés de présence médiatique.

La mode, le « bon ton » en est maintenant à insulter David Hamilton (et ses semblables en photographie, littérature, peinture, sculpture…) et à raconter n’importe quoi sur ses supposés mauvais comportements avec les jeunes filles: et l’on sait trop bien ce que Flavie Flament et ses copines, puis le magma monstrueux des media ont fait pour l’insulter, le dénigrer, le rabaisser. Et finalement le tuer.

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3 – Elle montre enfin, comme le suggère lourdement cette presse caniveau, que La Tatia, experte en prémonition, avait déjà tout envisagé des (mauvaises) conséquences que l’on se presse aujourd’hui d’étaler sans aucune preuve, et comme s’il n’y avait plus de Justice, ni de lois. Ou plutôt : que la seule justice et l’unique couperet immanents des media.

J.-P. F.