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Laeticia Hallyday, l’Amnésia capagathoise et la révolution sensuelle de David Hamilton

3 avril 2018

Publié le 3 avril 2018 par defensededavidhamilton

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David Hamilton a-t-il fait des photos de Laeticia Boudou? Je ne crois pas que Laeticia Smet, veuve Hallyday, soit à la source de « l’information » selon laquelle elle aurait posé pour le grand photographe. On ne peut jamais être sûr de rien mais je serais curieux de voir ce qu’elle en dira, si elle en parle.

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En tout cas, les journalistes feraient bien de lire mon livre « David Hamilton suicidé mais par qui?«

On évoque aujourd’hui ces photos qu’aurait faites David Hamilton de Laeticia Smet (née Boudou).

Dans mon dernier livre en date, je parlais de l’Amnésia. J’en parlais exactement à la note 46, page 52, pour ceux qui possèdent l’ouvrage.  Et je reprochais, ironiquement bien sûr: « Le Monde aurait pu ajouter que l’un des lieux à la mode à Cap d’Agde s’appelait l’Amnesia! »…

Or sauf amnésie grave, on ne peut pas parler de l’Amnésia sans parler de la famille Boudou… Famille qui gérait des boîtes un peu partout, qui s’appelaient très souvent « Amnesia ». C’est à l’Amnésia de Miami, par exemple, que Laetitia rencontre Johnny.

Laeticia Boudou est née le 18 mars 1975, fille de Françoise Thibaut et d’André Boudou. Elle aurait quitté la France, dit-on, à l’âge de 13 ans. Elle a eu 13 ans le 18 mars 1988. D’où une première question: si ces images existent, quand aurait-elle fait (et évidemment avec leur permission, comme toujours) des photos avec David Hamilton? A quel âge?

 Laetitia Boudou aurait rencontré Johnny Hallyday à Miami en mars 1995, à juste vingt ans, dans une boîte de nuit de son père. Et dès le 25 mars 1996, à Neuilly-sur-Seine, à l’âge de juste 21 ans, Laetitia Boudou se marie (le maire était Sarkozy…) en toute hâte avec Johnny Hallyday (âgé de 52 ans). 31 ans d’écart. Mieux que Macron et Brigitte! Ce dont je conclus, accessoirement, que si Claude François aimait les jeunes filles, il ne devait pas être le seul.

Ce préambule juste pour comprendre quand auraient eu lieu les photos avec David Hamilton: avant 1988? Ou entre 1988 et 1995? Puisque, selon la presse pipole, cette séance aurait eu lieu avant la rencontre (1995) avec Jean-Philippe Smet dit  Hallyday.

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L’Amnésia est une discothèque intrinsèquement liée à l’histoire de la famille Boudou (et de Johnny Hallyday), voyez par exemple:

http://www.herault-tribune.com/trombinoscope/297/boudou-andre/

Beaucoup des pizzerias locales appartenaient à cette famille Boudou.

Sur Norbert Boudou (né le 10 mai 1958, décédé en octobre 2006 et frère d’André Boudou père de Laeticia), on lit par exemple ici:

« Norbert Boudou, né à Marseillan était devenu aux côtés de son frère André un des tout premiers Capagathois et dès 1974 il animait les premières nuits de la jeune station dans la discothèque du Petit Libertys. Il exploitait , plus récemment une pizzéria sur l’île des pécheurs , fréquentée par ses nombreux amis et même par son neveu, Johnny Halliday dont les photos et les souvenirs trônaient en bonne place. Il avait managé la PIZZERIADE place Terrisse puis la PIZZERIA du LIBERTYS sur le Quai Jean MIQUEL , Norbert était un bon vivant et un des barons de ces premières nuits capagathoises ».

http://www.herault-tribune.com/articles/1471/cap-d-agde-norbert-boudou-s-en-est-alle/

Notons qu’à Hérault Tribune, un journaliste « persiste à faire de Johnny son « neveu » (sic!):

Norbert BOUDOU exploite un restaurant fréquenté par les stars au premier rang desquelles son neveu : JOHNNY HALLIDAY ! »

 http://www.herault-tribune.com/trombinoscope/64/boudou norbert/#4fKyP8E6GMmx213k.99

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Après avoir lu tout cela, on peut estimer que la famille Boudou ne devait pas être dans le besoin.

Cependant, la fille de la famille, Laeticia Boudou, travaillait pendant l’été (sans doute pour se faire de l’argent de poche) dans l’une des pizzerias des siens, où de prosaïques questions de comptabilité ont suscité quelques polémiques (pour dissiper toute amnésie: http://www.liberation.fr/societe/2007/06/08/le-beau-pere-de-johnny-condamne-a-6-mois-ferme-pour-fraude-fiscale_13078)

Elle rêvait de devenir mannequin (elle est en effet entrée, plus tard, dans le mannequinat) et elle aurait fait des séances de photos avec David Hamilton en se disant, selon la presse pipole, que ça servirait à sa carrière. Plausible. On m’affirme même qu’elle était copine avec Flavie Flament, des temps de TF1.

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Si elle est avérée, l’info selon laquelle David Hamilton aurait fait des photos de Laeticia Boudou ne serait cependant pas une nouvelle capitale. Par exemple on ne sait pas, très souvent, l’identité des modèles des grands peintres de la Renaissance. D’un point de vue artistique, savoir l’identité des modèles de David Hamilton est rigoureusement sans intérêt.

La question est de comprendre qui a ébruité, en avril 2018, « l’information » selon laquelle Laeticia Boudou-Smet aurait posé pour David Hamilton. L’information vient-elle de Laeticia Boudou-Smet elle-même? De son entourage? Ou d’une enquête de presse? Et dans quel but une telle information, une telle pseudo-information a-t-elle été diffusée?

Quelqu’un veut-il « mouiller » quelqu’un? Ou s’agit-il juste d’un potin de « journalistes » pipoles désoeuvrés?

Ou alors… et si tout ceci n’était qu’une opération de pub destinée non pas à parler de Laeticia Hallyday, mais juste à se servir de la notoriété de cette dernière pour salir de nouveau David Hamilton?…

Pourquoi la presse en rajoute-t-elle une couche? Pourquoi ne peut-on plus citer le nom de David Hamilton sans en revenir inlassablement aux accusations (jamais prouvées; ou carrément rejetées par la justice française) portées (hors délais légaux) contre lui?!

Ne peut-on pas parler de son oeuvre artistique? Ou alors, pourquoi les journalistes ne cherchent-ils pas à démontrer leur très hypothétique talent en enquêtant sur les circonstances REELLES de la mort de David Hamilton?

 

Roland Jaccard dans « Le service littéraire », avril 2018, n° 116.

Pourquoi quelqu’un a-t-il cherché à préciser que Laeticia Boudou ou sa famille auraient nourri de la méfiance vis-à-vis de David Hamilton, et auraient en quelque sorte surveillé cette séance?

Et enfin, n’y aurait-il pas ici quelque chose de plutôt étrange dans le fait que la famille Boudou, gérants de boîtes de nuit à Cap d’Agde dont l’une s’appelait dès les années 1970 Le Petit Libertys (se référant donc, suppose-t-on, à la liberté voire au libertinage) ait montré une telle méfiance?

Si la famille Boudou se méfiait, pourquoi faire poser leur fille de treize ans? Ou faut-il croire que la famille ne se méfiait plus dès lors que les photos de David Hamilton auraient quand même pu permettre à Laeticia alors juste Boudou (et, à l’époque, pas encore Smet dite Hallyday) de devenir mannequin?

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Il est vrai que l’on ne doit plus s’étonner de rien depuis que Catherine Breillat, cinéaste que l’on aurait pu croire jadis progressiste,  a déclaré qu’elle avait toujours été gaulliste! On a même parlé de son adhésion au groupuscule « Occident »…

Lisez:

http://www.france24.com/fr/20180322-leur-mai-68-catherine-breillat-cetait-chienlit

Cette dame doit être un peu confuse, à vrai dire, puisqu’elle se prête d’une part à des suppositions toutes personnelles au sujet de David Hamilton, le défendant et donc l’accusant à demi-mots (Catherine Breillat: « Comme homme, il a peut-être commis ces crimes, peut-être que son obsession l’a entraîné plus loin, ce n’est pas à moi de me prononcer, je n’en sais rien »)  tandis que, toute gaulliste qu’elle affirme être, elle déclare quand même « bien aimer » Daniel Cohn-Bendit (sans aucune allusion, cette fois, au goût de ce dernier pour les petits garçons).

Catherine Breillat : « J’étais complètement contre mai 68, d’ailleurs je suis toujours contre. Je suis d’accord avec le général de Gaulle que c’était la chienlit, des gens inintéressants, sauf (Daniel) Cohn-Bendit que j’aime beaucoup, je le trouve très intelligent. C’est une exception ».

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C’est quand même curieux, ce monde qui s’en prend seulement et exclusivement à un mort, David Hamilton, lequel n’a pourtant jamais été condamné à rien. Et qui a toujours rejeté le accusations portées contre lui…

Pauvre David Hamilton…!

Au fond, il n’a vraiment pas eu de chance de naître dans une époque où (en plus, en pleine époque de la « libération sexuelle » dont cause l’historiographie officielle à l’usage des gogos), même la scénariste de Bilitis avait pris sa carte à Occident!…

Et où les gérants du « Libertys » de cap d’Agde surveillaient fort bourgeoisement leur fille quand elle se faisait photographier, chose qu’ils n’eussent peut-être pas permise si le photographe avait été un inconnu mais qu’ils autorisaient quand même  – sous étroite surveillance – dès lors que cela pouvait aider fifille pour une carrière de mannequin. (En 1995, quand Laeticia a rencontré Johnny, la surveillance devait s’être relâchée?)

De toute évidence, il n’y a eu aucune  libération sexuelle en France, juste des récupérations des tentatives vite avortées d’une telle libération qui, au demeurant, était sans doute en effet impossible pour les masses. Les gauchistes et les gaullistes étaient copains comme cochons et on peut encore lire Guy Hocquenghem et sa Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary.

Quant à la seule libération sensuelle en France à la fin du vingtième siècle, en tout cas l’une des rarissimes libérations sensuelles, ce fut celle de l’oeuvre artistique, photographique, cinématographique, de David Hamilton.

De quelque bout de la lorgnette qu’on le regarde, c’est vraiment le monde des valeurs totalement inversées, ce monde.

Le monde des amnésies sélectives.

Le monde où tout est leurre.

Le pauvre monde, ce monde!

Le très pauvre monde!

From → divers

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