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La « première fois » de David Hamilton

5 avril 2018

DEGAS

Notre blog, « En défense de David Hamilton« , se caractérise croyons-nous par une grande qualité d’écriture, et aussi très souvent par le refus d’aborder des thèmes vulgaires.

Thèmes qui fascinent aussi bien les adversaires de David Hamilton que certains de ses pseudo-admirateurs.

Notre blog est donc unique.

Nous privilégions les documents rares et originaux, ou depuis longtemps oubliés.

Nous attirons l’attention sur ce point: toute reproduction ne peut être faite qu’avec notre accord.

DEGAS

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Voici, de la sorte, le texte en allemand d’un entretien (2003) de David Hamilton, paru dans le grand journal allemand « Stern » à l’occasion de son 70e anniversaire (15 avril 2003).

RENOIR

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STERN: Sie sind kürzlich 70 geworden. Wie war die Party?

David Hamilton:
Party? Gott bewahre! Tage wie Weihnachten, Silvester und Geburtstage versuche ich zu ignorieren. Der einzige Geburtstag, den ich je gefeiert habe, war mein fünfzigster.

STERN: Verlaufen die anderen Tage in Ihrem Leben ähnlich unspektakulär?

David Hamilton:
Ziemlich. Vormittags arbeite ich in meinem Archiv und telefoniere viel. Dann setze ich mich hin und schreibe an meinem Buch. Die zweite Tageshälfte sitze ich in meinem Stammlokal « Club 55 » in St-Tropez, wo ich auch die meisten meiner Geschäfte abwickle, bei einem sehr langen, sehr gemütlichen Mittagessen.

STERN: Worüber schreiben Sie denn?

David Hamilton:
Ich arbeite seit einiger Zeit an einem Buch mit erotischen Geschichten. Wann es veröffentlicht wird, weiß ich noch nicht, ich muss erst mal vernünftige Übersetzer finden. Und neue Bildbände stehen auch an: Einer über Venedig ist fertig, einer über das historische Irland ist in Planung.

STERN : Junge, unschuldige Mädchen kommen Ihnen nicht mehr vor die Kamera?

David Hamilton:
Nein, diese Zeiten sind lange vorbei. Spätestens aber seit dem DutrouxSkandal …

STERN: … dem Skandal um den belgischen Kinderschänder. Warum haben Sie nie mit professionellen Models gearbeitet?

David Hamilton:
Das sind verwöhnte Gören mit großen Köpfen, die viel zu viel kosten.

STERN: Wo haben Sie Ihre Mädchen damals aufgetrieben?

David Hamilton:
Die Model-Agenten John Casablancas ( https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Casablancas )und Eileen Ford (https://fr.wikipedia.org/wiki/Eileen_Ford), mit denen ich gut befreundet war, hatten dieselbe Spionin wie ich, eine alte Dame in Malmö. Ich habe die Mädchen fotografiert, anschließend wurden sie von John oder Eileen gebucht. Ich war in den Achtzigern auch Jury-Mitglied beim Model of the Year.

STERN: Warum haben Sie Skandinavierinnen und Deutsche bevorzugt?

David Hamilton:
Blond, blaue Augen. Die Blondine ist ein sehr seltener Vogel, nur ein Prozent der Welt ist blond. Sogar in Schweden gibt`s davon nur sehr wenig.

STERN: Viele Kritiker verdammten Ihre Fotos als oberflächliche Kaufhaus-Kunst.

David Hamilton:
Die meisten Kritiker hassen mich. Ihr Job ist es halt, ständig nach etwas Neuem zu suchen, damit sie es als erster entdecken können. Die französische Zeitung « Le Monde » hat mal eine Umfrage über die bedeutendsten Künstler gemacht, eine Art Who is who. Unter den Fotografen war ich mit Abstand auf Platz eins, vor Helmut Newton und all den anderen. Denn ich habe die Menschen berührt, mit meinen Fotos und Filmen. Die Sehnsucht nach Romantik und Nostalgie gibt es nach wie vor. Meine Bilder sind für die Ewigkeit.

STERN: Trotzdem ist Ihr Stil out.

David Hamilton:
Wenn Sie das an der Zahl verkaufter Poster, Kalender oder Postkarten messen, mag das stimmen. Aber ich fühlte mich nie als Teil des Mainstream, von Moden und Trends. Davon habe ich mich immer fern gehalten.

STERN: Nymphen, Unschuld, das erste Mal – woher kam Ihr Faible für diese Themen?

David Hamilton:
Jeder hat doch diese Fantasien. Ich bin ein großer Verehrer von Nabokov. Seine Lolita ist etwas ganz Besonderes, eine fiktive Figur, die nur in der Vorstellung existiert. Die Magie der unschuldigen Liebe, des ersten Mals hat schon Shakespeare in Romeo und Julia thematisiert. Das ist eine prägende Erfahrung, die schön sein kann oder schlimm – meistens schlimm…

STERN: Wie war´s bei Ihnen?

David Hamilton:
Das war so ein Reinfall, dass wir uns beide nicht mehr daran erinnern.

Interview: Bernd Teichmann

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COURBET,
L’ORIGINE DU MONDE

Il y a longtemps que je ne pratique plus l’allemand, même si au bachot j’avais pris allemand première langue.

Je tente cependant la traduction qui suit.

Dawn Dunlap, Bahamas, 1977 ou 1978, photo par David Hamilton

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Vous venez d’avoir  70 ans. Comment était la fête?

David Hamilton:
Une fête? Qu’à Dieu ne plaise! Les jours comme Noël, le réveillon du nouvel an et les anniversaires, j’essaie d’ignorer ça. Le seul anniversaire que j’aie jamais célébré, ce fut mon cinquantième!.

Les autres jours de votre vie sont-ils spectaculaires?

David Hamilton:
Relativement. Le matin, je travaille dans mes archives et je donne beaucoup d’appels téléphoniques. Puis je m’assieds et j’écris mon livre. La deuxième moitié de la journée, je suis assis dans un endroit de prédilection, le  « Club 55  » à St-Tropez, où je m’occupe aussi de tout ce qui concerne les commandes de mes oeuvres, et il m’arrive d’y déjeuner longuement, très agréablement.

Qu’est-ce que vous écrivez?

David Hamilton:
Je travaille à un livre qui contient des histoires érotiques, depuis un certain temps. Quand il sera publié, je l’ignore encore, j’ai besoin de trouver des traducteurs de qualité, pour la première fois. Et puis, je travaille à de nouveaux volumes d’images. Le premier, sur Venise est prêt, mais j’essaye d’en planifier un autre sur l’Irlande.

Les jeunes filles innocentes ne viennent plus se faire photographier?

David Hamilton:

Non, ces temps sont révolus depuis longtemps. Depuis le scandale Dutroux…

… le scandale du tueur d’enfants belge. Pourquoi n’avez-vous jamais travaillé avec des modèles professionnels?

David Hamilton:

Ce sont des enfants gâtés, avec de grosses têtes, et ils coûtent beaucoup trop.

Où avez-vous trouvé vos modèles, à l’époque?

David Hamilton:

Les agents de modèles John Casablancas et Eileen Ford, avec qui j’étais  bon ami, avaient le même espion que moi, une vieille dame de Malmö. J’ai photographié des filles qui ont ensuite  été réservées par John ou Eileen. J’ai également été membre du jury du modèle de l’année, dans les années 1980.

Pourquoi préférez-vous les scandinaves et les Allemandes?

David Hamilton:
Des blondes, aux yeux bleus! La blonde est un oiseau très rare, seulement un pour cent du monde est blond. Même en Suède, il y en a très peu!

Beaucoup de critiques ont condamné vos photos comme un art kitch et superficiel.

David Hamilton:
La plupart des critiques me haïssent. Leur boulot est de constamment chercher quelque chose de nouveau afin d’être ceux qui le découvrent en premier. Le journal français, Le Monde, a fait une enquête au sujet des artistes les plus importants, une sorte de « qui est qui ». Parmi les photographes, j’ai été de loin classé numéro un, avant Helmut Newton et tous les autres. Parce que j’ai touché des gens, avec mes photos et mes films! Le désir de romantisme et de nostalgie n’est pas mort. Mes photos sont éternelles.

Pourtant, votre style n’est plus à la mode.

David Hamilton:

Si vous comptez le nombre d’affiches, de calendriers ou de cartes postales , cela peut être vrai. Mais je ne me suis jamais senti comme si j’avais fait partie du courant dominant, des modes et des tendances. Je me suis  toujours tenu à l’écart de cela.

Nymphes, innocence, la première fois… d’où vient votre faiblesse pour ces thèmes récurrents?

David Hamilton:
Tout le monde a ces fantasmes. Je suis un grand admirateur de Nabokov. Sa Lolita est quelque chose de très spécial, une figure fictive qui n’existe que dans l’imagination. La magie de l’amour innocent, du premier moment, c’est un thème qui a déjà été abordé par Shakespeare dans Roméo et Juliette. C’est une expérience formative qui peut être belle ou mauvaise. La plupart du temps, mauvaise!…

Comment était votre première fois?

David Hamilton:
C’était un tel échec que je ne m’en souviens pas.

Interview de David Hamilton par Bernd Teichmann.

https://www.stern.de/lifestyle/leute/was-macht-eigentlich—-david-hamilton-3348660.html

Traduction française (à mentionner obligatoirement):

traduction par le « Blog en défense de David Hamilton »

MONICA BROEKE. Couverture du magazine PHOTO, 1983

 

From → divers

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