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Anniversaire: André Baillon, entre prostituées et jeunes maîtresses

10 avril 2018

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10 avril 1932 – 10 avril 2018.

André Baillon, entre la prostituée Zonzon Pépette et jeunes maîtresses

Quelques mots, aujourd’hui, sur André Baillon. On n’est pas si loin que ça du sujet David Hamilton. Comme David Hamilton, André Baillon préférait les filles plus jeunes que lui. Sa dernière maîtresse, Marie de Vivier, avait vingt-quatre ans de moins que lui. Et André Baillon, comme David Hamilton, a parfois choqué les puritains.

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Le 10 avril 1932, à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, mourait le grand écrivain d’origine belge établi en France, André Baillon (né en 1875), après avoir ingéré des médicaments dans sa maison de Marly-le-Roi.

Marie de Vivier. Il meurt, mais sa dernière maîtresse survit. Et lui consacre un grand nombre d’articles (exemple, Marie de Vivier: « Un homme total : André Baillon », dans : La momie chante, no 4, Bruxelles, septembre 1933) et de livres. Les deux principaux: « La vie tragique d’André Baillon » (1946) et « Introduction à l’oeuvre d’André Baillon » (1951). C’est elle qui lance, ainsi, la mode de l’engouement pour André Baillon. D’autres la suivront.

Marie de Vivier habitait à Marly-le-Roi en 1929 et en 1979. Après lui avoir dédié articles et livres, Marie de Vivier décide même cinquante ans plus tard vers 1979 de revenir vivre à Marly-le-Roi, où elle habite pendant les dernières années de sa vie, mourant le 17 janvier 1980 à La Celle Saint-Cloud. En 1976, à Bruxelles, chez Jacques Antoine, avait aussi été republié Un homme si simple (préface de Marie de Vivier).

Prostituées et jeunes maîtresses. Fréquentateur de prostituées et auteur d’un roman sur la prostitution (Zonzon Pépette), André Baillon, vers 1901, avait rencontré Marie Vandenberghe,  ancienne prostituée, et l’avait épousée. Dix ans plus tard, il avait rencontré cette fois Germaine Lievens, pianiste , et s’était installé avec elle et sa fille Ève-Marie. Emménageant à Marly-le-Roi ( peu après que Colette eut publié  Zonzon Pépette chez Ferenczi), il s’installe ensuite à Marly-le-Roi et rencontre Marie de Vivier (selon les critiques en 1929, selon ma propre opinion bien auparavant).

Marie de Vivier est de vingt-quatre ans la cadette d’André Baillon, ils échangent une correspondance restée fameuse et nouent une relation. En 1931, ils tentent de se suicider ensemble. Marie de Vivier entre dans un hôpital psychiatrique belge. André Baillon est enterré à Marly-le-Roi.

Mon grand-père? Contrairement à ce que racontent quelques médiocres ou jaloux, je ne « cherche » pas à me faire passer pour le petit-fils d’André Baillon. Il se trouve simplement que je suis le petit-fils de Marie de Vivier et que ma mère, fille de Marie de Vivier, a décidé d’habiter à Marly-le-Roi, de même que moi, de 1969 à 1985.

Certains « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon sont fort aimables, mais j’ai connu ma grand-mère entre ma naissance et jusqu’en 1980, puis ma mère (qui avait elle-même rencontré André Baillon dans son enfance) jusqu’en 1988. On voudra peut-être m’accorder qu’au sujet d’André Baillon, je ne suis pas complètement ignorant (délicat euphémisme!), ayant également eu des contacts prolongés avec deux personnes qui l’avaient intimement connu (dont Marie de Vivier, sa première biographe). Et cela, contrairement à bien des éminents  « critiques » de l’oeuvre d’André Baillon qui seraient si gentils, quand je parle, de clore leur clapet.

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Sur Wikipedia, par ailleurs, de petits plumitifs plus ou moins mal intentionnés à mon égard, sans doute, continuent à s’occuper de mon article (toujours bourré d’erreurs et de mensonges), on y lit qu’Olivier Mathieu présente « donc » André Baillon comme son grand-père.

Or, Olivier Mathieu  ne présente « donc » nullement André Baillon comme son grand-père!

Olivier Mathieu, comme au sujet de David Hamilton, fait quelque chose qui, de nos jours, semble un délit: Olivier Mathieu se pose des questions.

Certainement, si petit-fils d’André Baillon il y a, c’est moi et pas eux. Cela, c’est une certitude. Mais je ne « présente » « donc » rien.

Peut-être les petites andouilles qui s’occupent (et s’occupent fort mal) de mon article savent-elles lire? L’hypothèse me semble peu probable.

Cependant, je leur conseille alors de lire ce que j’écris  vraiment sur André Baillon et sur les dates de sa rencontre avec Marie de Vivier:

https://fr.scribd.com/document/43622236/Chiens-et-chats-dans-l-oeuvre-d-Andre-Baillon-et-dans-celle-de-Marie-de-Vivier-article-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche-dans-la-revue-NOUVEAUX-C

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« …d’un portrait de Marie de Vivier, la dernière femme de la vie de Baillon, par son petit-fils Olivier Mathieu ».

https://www.fabula.org/actualites/les-nouveaux-cahiers-andre-baillon-n2-2004_10291.php

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Les Nouveaux Cahiers André Baillon n. 2 (2004)

Traité de littérature (André Baillon)

Les « billets » d’André Baillon: « Perles »

DOSSIER : « Baillon passeur entre France et Belgique », par Maria Chiara Gnocchi, suivi d’un…

Choix de textes, présentés par Geneviève Hauzeur

Henri Van Straeten en André Baillon, par Jan Baes, avec une illustration d’H. Van Straeten

Marie De Vivier, par Olivier Mathieu (avec des photographies inédites)

Il y a cent ans/Honderd jaar geleden: Baillon in 2004

Biographische noticie: Een bibliotheek, par Frans Denissen

Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon, 2e partie (1920-1921)

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Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, 2008

Geneviève Hauzeur, Éditorial,

Maria Chiara Gnocchi, Baillon et les « Belges de Rieder » : une équipe ? (en poursuivant une réflexion de Jean Muno),

André Baillon, Lettre à Jean-Richard Bloch [transcription de manuscrit],

André Baillon, Les « billets » d’André Baillon : « Nos amis les Belges »,

Olivier Mathieu,  Chiens et chats d’André Baillon et de Marie de Vivier,

Valérie Stiénon, Baillon et son Boulant. Ironies d’Histoire d’une Marie,

Jean Ferrard, Un « nouveau » portrait d’André Baillon,

Frans Denissen, Honderd jaar geleden : Baillon in 1908,

Denise Engels et Laurent Demoulin, Tous les chemins mènent à Baillon,

Maria Chiara Gnocchi, Frans Denissen et Eric Loobuyck, Bibliographie exhaustive des textes d’André Baillon (1928-1929),

Frans Denissen, André Baillon in 2007-2008,

Laurent Demoulin, En amont de Baillon (compte rendu de Maria Chiara Gnocchi, Le Parti pris des périphéries. « Les Prosateurs français contemporains » des éditions Rieder, 1921-1939).

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Pour terminer, on lira ces articles que j’ai écrits notamment après que Marie de Vivier eut été traitée de « folle » par des « critiques » d’une feuille d’extrême droite:

André Baillon par Olivier Mathieu :

https://lequichotte.wordpress.com/2016/01/19/andre-baillon-par-olivier-mathieu/

Marie de Vivier :

https://lequichotte.wordpress.com/2015/01/17/marie-de-vivier/

et:

https://lequichotte.wordpress.com/2015/02/18/olivier-mathieu-marie-de-vivier-et-andr-baillon-suite/

 

From → divers

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