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ORDURES JAUNES ET ORDURES BLEUES

Au fronton de la mairie (liberté, égalité, fraternité ratatinées et poils au nez) de ma petite cité, tenue depuis un siècle, pratiquement sans discontinuer, par un conseil municipal « de gauche » et un maire « socialiste », tous les soirs, paraît-il, les passants ont le droit à un spectacle lumineux, un jeu de loupiotes jaunes et bleues.

En plus, au haut d’une grande hampe, du fanion jaune et bleu, rendu indécrochable (on se demande bien pourquoi, non?), du déshonneur de l’Europe occidentale, difficile à distinguer dans la nuit. Et tandis qu’une partie de l’éclairage public est éteint. Par souci d’économie paraît-il. À moins que ce ne soit pour ennuyer Poutine ! Ou peut-être encore à cause du « réchauffement climatique ».

Quand je dis « spectacle lumineux », je veux dire « spectacle de lumières » uniquement, car il n’y a rien de lumineux, qui plus est de la part d’individus prétendument «de gauche », représentants patentés, officiels du « progrès », à soutenir le régime totalitaire néo-fasciste, bandériste d’Ukraine, et le régime également totalitaire et néo-fasciste du macronstan.

Enfin, fort heureusement, dans ma rue, chaque lundi matin, comme je viens de l’entendre, c’est le ramassage des ordures jaunes ; puis chaque mardi matin, comme ça sera demain, le ramassage des ordures bleues.

On se satisfait et rassure comme on peut.

DÉRISOIRES

Nathalie Saint-Cricq, 60 ans, journaleuse sur France2, a déclaré au début de l’été dernier, qu’elle touchait un salaire dérisoire. « Je gagne 5. 600 euros net », a-t-elle confié, avec « à peu près 35 ans d’ancienneté ». Ajoutant d’autre part : « Je travaille à France Inter gratuitement le dimanche. Je n’ai jamais eu de primes. On n’a pas de prime de soirée électorale, ni d’émission».

Et la journaleuse de conclure : « Il faut juste expliquer, pour que ce soit comparable, qu’il y a des animateurs dans le privé qui sont très bien payés. Je sais qu’à France Télévisions, globalement, y compris parmi les jeunes journalistes – parce que quand j’ai été chef du service politique, j’en ai eu à recruter -, les salaires sont ceux de gens qui ont fait sept ou huit ans d’études ». Oui, et en clair combien ? D’ailleurs, des années d’études ne prouvent rien sur rien.

Quant à Patrice Laffont (certes pigiste du cinéma, mais longtemps présentateur de télévision) il expliquait au printemps 2022 : « Je mourrai peut-être dans la rue… ». Mis à la rue veut-il dire, à cause de sa « toute petite retraite » de 3500 euros.

Il aurait ajouté : « « Si j’ai 10 000 balles [euros], je suis content ». Et à 82 ans, l’ancien animateur des Chiffres et des Lettres, ou encore de Fort Boyard, estime qu’il doit continuer à travailler pour pouvoir vivre confortablement et subvenir à tous ses besoins.

Expliquant qu’il tient ça de famille, prétendant que son père « n’a jamais eu un rond de sa vie parce qu’il était, tout comme le reste de la famille ou pratiquement tous, pas un gestionnaire, il était un artiste. Moi, toutes proportions gardées, je suis aussi un artiste, donc on n’a pas le sens de l’argent, on ne gère pas. En plus, je n’ai pas le sens de la possession, je n’ai rien acheté, même pas mon appart que je loue. Je n’ai pas d’argent! »

Quand on eu de bons revenus, que l’on a de grands besoins, que l’on est panier percé, et que l’on a pas eu l’intelligence, en cigale, de penser au futur, est-ce étonnant ?

À qui ce fils de famille, de la haute bourgeoisie, héritier de l’éditeur Robert Laffont, fera croire qu’il ne possède rien d’autre que ces « malheureux » 3500 euros mensuels ? Son père, mort à Neuilly en 2010, n’aurait-il donc laissé que des dettes à ses 5 (maintenant 4) enfants pour tout héritage ? Certes depuis les années 90 les éditions Laffont sont passées de main en main et aujourd’hui elles accumulent un déficit. Mais le père Laffont n’avait-il donc aucun patrimoine propre ?

HEUREUX (collage)

Petit texte fait à partir de passages d’une lettre de 1865 que Baudelaire malade ne put achever devant la Mort. À huit mots près, tout est dans cette lettre. Texte que l’on nomme Lettre à Jules Janin. Son destinataire étant celui que l’on appelait alors «le prince des critiques», prince conformiste et aujourd’hui bien oublié.

Celui-ci avait eu l’idée saugrenue et prudhommesque* de critiquer vertement Heine, un écrivain et poète, pour sa mélancolie et proposait d’y substituer la bonne humeur d’un Béranger, un chansonnier et pamphlétaire. On peut deviner que le reste de sa critique, que personnellement je n’ai jamais lue, pas plus que sa littérature autre, était à l’avenant.

* Je rappelle qu’on était encore à l’époque de Monsieur Prudhomme, le personnage d’Henry Monnier. Le dramaturge, acteur, peintre, caricaturiste, auteur des Mémoires de Monsieur Joseph Prudhomme, publiées en 1857. Personnage qui inspira Verlaine pour l’un de ses textes de ses Poèmes Saturniens, son premier ouvrage publié (à compte d’auteur), chez Lemerre, en 1866.

Quelques sentences de Monsieur Prudhomme : « C’est mon avis et je le partage » ; « La mer : une telle quantité d’eau frise le ridicule » ; « La nature est prévoyante : elle fait pousser la pomme en Normandie sachant que c’est dans cette région qu’on boit le plus de cidre ».

*

Vous êtes un homme heureux.

Je vous plains, Monsieur.

Je vous plains, d’être si facilement heureux.

De vous croire heureux !

*

Vous êtes heureux, Monsieur.

Quoi! — Facile à contenter, alors ?

*

Faut-il être tombé bas

Pour se croire heureux.

Et se contenter

Des spectacles de la terre.

*

Quoi! jamais vous n’avez eu

Envie de vous en aller, changer de spectacle ?

*

Pour qui n’aime pas la Mort,

Voir le ciel mélancolique

De la poésie moderne.Étoiles

De grandeur première.

DU CÔTÉ DE GORLAND

Vidéo intéressante, ou plus exactement dramatique qui rappelle, montre l’état de décomposition d’une partie au moins de la société ukrainienne.

Une caricature de société mondialiste qui la singe dans le pire de ses travers. Faire des enfants des « jouets », des objets sexuels, de la plus tordue des « sexualités ». Mais peut-on encore parler de sexe même, ici.

À propos de GORSAD KYIV, sic : GORE + SADE = goret sadique.

Ceci n’est évidemment pas un hasard, mais l’expression même de l’inhumanité bandériste qui dépasse, sans même s’en cacher, et avec pignon sur rue, le niveau moyen de la dégénérescence occidentale.

Ce dont il est question ici c’est ce que l’on appelle de l’art contemporain, je suppose. « Le monde de la dégueulasserie encensée après l’assassinat du monde de la beauté, » me dit C. D. Qui ajoute fort justement : « David Hamilton, lui, n’a jamais été reconnu coupable de rien et on l’a sali. Ici, on vénère le sale… »

Et j’ajoute : « on vénère encore plus la mort ». La mort abjecte de préférence. Et la souffrance programmée. Comme tous les jours depuis 2014 au moins, où dans la même logique, le fanatisme destructeur bandériste tue adultes comme enfants au nom d’une folie satanique, sataniste. Fanatisme qui se retrouve jusqu’au sein même de l’armée kiévienne ou plus exactement du gang armé otano-kiévien.

L’Ukraine sadique est un pays ou la chair humaine est en vente libre, en destruction libre, corps et âme, en fait :

Chair d’enfant pour les satanistes dans les salons de « l’art dégénéré » ;

Chair d’enfant dans les rues du Donbass, quand un enfant croit prendre un jouet, diffusé sciemment à cet usage, et se fait déchiqueter (au moins pire) la main en saisissant une mine antipersonnel ;

Nourrissons vendus pour quelques milliers d’euros aux bobos des contrées de l’Ouest européen.

Sans oublier la chair femelle et mâle de la location des corps dans la prostitution ou les mariages bidons avec des Européens plus ou moins friqués de l’Ouest ; ici aussi une sorte d’institution nationale.

Chair d’enfant ou d’adulte dans un immeuble détruit, une école, un hôpital. Sadisme ukrainien qui ne respecte rien, ni personne et qui tire sur ses propres soldats quand ces derniers ne veulent plus avancer et finir en chair à canon. Sadisme institué contre les Russes, les minorités d’Ukraine et les « mauvais » Ukrainiens. Contre le monde entier en fait.

Ces demeurés sans avenir, qui ont pour religion la destruction humaine et la mort, la barbarie, l’inhumanité intrinsèque, se revendiquent du bandérisme et du nazisme. Du bandérisme pas de problème, si je puis dire. Cette folie mortifère ne tolère qu’elle-même. Sécrète la haine. L’inculture. L’inintelligence. Elle est éloignée de toute notion de Vérité, de Science et d’Art. Et suit présentement son modèle mondialiste.

Mais, je crois que ces malades mentaux n’ont retenu du nazisme que ses débordements et dérives extrêmes, car il faut quand même dire que le régime nazi a toujours refusé la dégénérescence de l’art. Et même glorifié l’art le plus classique qui soit. Comme le régime bolchevique d’ailleurs l’a fait. Pour de mauvaises raisons, sans doute, mais c’est un autre sujet.

Il est évoqué Balenciaga dans cette vidéo. Un modèle du cloaque occidental à suivre sans doute, pour le marigot centre-oriental de l’Europe. Je me suis renseigné et j’ai appris que Balenciaga est, ou plutôt a été une marque prestigieuse, d’origine espagnole, puis parisienne depuis l’entre-deux-guerres. Marque du nec plus ultra de la mode branchée et du luxe français. Ou de l’élégance.

Cette marque a été reprise à la mort de son créateur et ses dernières années celle-ci aurait sombré, elle aussi, dans la déliquescence sous la direction d’un « artiste » géorgien. La Géorgie, en voilà d’un autre pays infesté de mondialistes. « Tout ça pour en arriver là », pourrait dire Staline, s’il vivait encore. Balenciaga avec deux récentes campagnes de collections franchouillardes et décaties, dont certaines tenues ont été qualifiées, à très juste raison (j’ai regardé, j’ai vu), d’inspiration sado-masochiste.

Et dire qu’à côté de ça, David Hamilton, innocent de tout mal, a été traîté de tous les noms ! Et mis au plus bas, et traîné dans la boue par une bande de prétendus z-et prétendues féministes ; et en particulier de pétasses qui voulaient, avant tout et pour unique reconnaissance, « leur petit quart d’heure de gloire » (D. Hamilton, dixit).

DE BONNARD A HAMILTON, QUAND LA FRANCE BRILLAIT AU VINGTIEME SIECLE

Publié le2 février 2023pardefensededavidhamilton

Le salon d’automne, l’art moderne du vingtième siècle (Aisne) fut une exposition qui eut lieu en mai 2011 (mercredi 11 mai 2011 au jeudi 19 mai 2011) dans les Salons de l’hôtel Ibis de Château-Thierry, 60 avenue De Gaulle, Essômes-sur-Marne.

On lisait, par exemple sur les catalogues de l’exposition: « C’est la France du XXe siècle, celle où affluaient les artistes venus de tous les horizons, oeuvrant dans toutes les disciplines, qui brillera à Château-Thierry du 11 au 19 mai ! » (source: https://sites.google.com/site/renoirpicassoibischthierry2011/home)

Couverture de l’ouvrage avec (oeuvre d’art à gauche) une jeune fille de David Hamilton.


DE BONNARD (Fontenay-aux-Roses, 3 octobre 1867 – Le Cannet, 23 janvier 1947) à HAMILTON

Cette exposition rassemblait des affiches historiques (Kees Van Dongen, Georges Braque), des peintures (Pierre Bonnard, Maurice Denis, Bisssière), des sculptures (Rodin, Claudel, Maillol, Csaky, Zadkine, Janniot), des dessins, des gravures et des photographies (David Hamilton). La liste qui précède n’est pas exhaustive.

Le livre imprimé pour l’occasion était préfacé par Frédéric Mitterrand, alors Ministre de la Culture et de la Communication. Frédéric Mitterrand, né le 21 août 1947 à Paris, a été directeur de l’Académie de France à Rome entre 2008 et 2009, puis ministre de la Culture et de la Communication du 23 juin 2009 au 16 mai 2012. Il a été élu à l’Académie des beaux-arts en 2019 et, comme chacun sait, est le neveu de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995.

Ajoutons que l’exposition était parrainée par l’actrice Sophie Renoir, arrière-petite-fille d’Auguste Renoir (le site internet du Salon d’Automne consacrait, lui aussi, une large place à son exposition). Sophie Renoir, née en 1964, est l’arrière-petite-fille du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), la fille de Claude Renoir, la petite-fille des acteurs Pierre Renoir et Véra Sergine, et la petite-nièce du réalisateur Jean Renoir. Elle a joué par exemple sous la direction du cinéaste Maurice Schérer, dit Éric Rohmer, né le 21 mars 1920 à Tulle en Corrèze et décédé le 11 janvier 2010.

L’exposition « d’Auguste Renoir à David Hamilton« , qui eut donc lieu en bénéficiant de la présentation de l’alors Ministre de la Culture et de la Communication en exercice, était largement ouverte au public, en particulier aux classes d’enfants de la région.

On note, sur l’affiche, la présence du drapeau français, ainsi que la photographie de l’actrice Sophie Renoir. « C’est la France du XXe siècle, celle où affluaient les artistes venus de tous les horizons, oeuvrant dans toutes les disciplines, qui brillera à Château-Thierry du 11 au 19 mai ! » (source: https://sites.google.com/site/renoirpicassoibischthierry2011/home)

Voici quelques articles encore disponibles, à ce jour, sur Internet.

La liste, à l’origine, était nettement plus longue mais, je ne sais évidemment pour quelle raison, la plupart de ces articles ne sont hélas plus accessibles : https://sites.google.com/site/renoirpicassoibischthierry2011/la-presse-en-parle

Article signé par Noël Coret, ici: http://www.artaujourdhui.info/a05989-le-salon-d-automne-d-auguste-renoir-a-david-hamilton-l-art-moderne-du-xxeme-siecle.html

Un autre article : http://www.basdelaisne.org/pages/archives/annee-2011/auguste-renoir-david-hamilton-et-les-autres.html

Ou encore : https://www.acryom.com/article-17097-Le-salon-d-automne-l-art-moderne

On ne présente plus David Hamilton

Noël Coret, ici, notait à juste titre: « On ne présente plus David Hamilton, ses jeunes filles pâles aux longues chevelures, aux yeux clairs.., photographe prolifique, célèbre dans le monde entier, et qui séduisit la génération des quinquagénaires d’aujourd’hui… » (source: https://sites.google.com/site/renoirpicassoibischthierry2011/affiches-historiques-salon-d-automne/detail-des-oeuvres-originales-exposees).

Voici le dossier de presse : https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=sites&srcid=ZGVmYXVsdGRvbWFpbnxyZW5vaXJwaWNhc3NvaWJpc2NodGhpZXJyeTIwMTF8

DE mACRON À GOULIAÏ POLIÉ EN PASSANT PAR CHEZ LES UNIATES

De Florian Philippot :

3è humiliation pour Macron en 3 jours !

– La porte-parole de la diplomatie russe [qui en général n’a pas sa langue dans sa poche et ne pratique pas la langue de bois] dit ce jour [hier] avoir « du mal à croire que les propos de Macron soient ceux d’un adulte » 😬

– Hier [avant-hier] Erdogan : « Macron n’a pas le niveau pour être président »

– Et Lula l’a rembarré sur l’envoi d’armes !

***

Dire que les « Insoumis » (sic) — par ailleurs prétendus anti-racistes et anti-fascistes — ont appelé à voter pour lui afin de « faire barrage au fascisme », alors que ce même macron soutient et encourage le bandérisme ukrainien et l’impérialisme étatsunien.

Et que ces mêmes « Insoumis », soumis au grand Capital mondialiste, ne font pas grand chose au Parlement pour lancer sa destitution. Surtout pas, la place est trop bonne financièrement. Ils ne sont pas sûr du tout de retrouver leur place par un prochain vote. Car « destitution » voudrait dire « nouvelles élections » présidentielle et législatives.

***

Réflexion du jour.

Quand on abat une vieille et vénérable maison tout en pierre et de style (dans les murs de laquelle remuent pour ne pas dire grouillent encore tant et tant de souvenirs de gens disparus) pour la remplacer par un immeuble au carré, fait de boîtes en parpaings, de cubes en briques ou de morceaux préfabriqués en béton, on peut se demander où est le progrès. Si ce n’est un satanique progrès technique mais absolument pas esthétique, de qualité ou convivial.

***

Le maire d’Odessa vient de se féliciter de ce que sa ville soit portée sur la liste UNESCO du patrimoine de l’Humanité.

Et donc que sa ville soit protégée des barbares par la Civilisation je suppose. Les barbares étant les Russes.

En voilà encore une inversion du monde réel. Quand on sait que depuis l’époque de Catherine II de Russie (Sophie Frédérique Augusta d’Anhalt-Zerbst, maîtresse femme d’État, ouverte au moins en partie à des idées plus libérales, d’origine allemande et ancêtre de la dynastie Romanov, puis convertie à l’orthodoxie et … à la langue russe, et qui prit la place de son insignifiant mari Pierre III) Odessa est une ville majoritairement russe, ethniquement et plus encore « langagièrement » parlant.

On voit mal des barbares russes vouloir vandaliser, détruire les trésors patrimoniaux de cette cité. En fait, à Odessa, l’UNESCO entre au service des vandales, des vrais vandales : les bandéristes ukrainiens. Les mêmes qui viennent d’ôter la statue de Catherine II justement du centre de la ville d’Odessa.

En espérant que la statue soit seulement remisée et non détruite, mais ils en sont capables. Les mêmes qui détruisent les bâtiments, monuments, livres ou œuvres d’art, etc. ressemblant de près ou de loin à du « moscal » (ou, moskal) : non pas de la « mouscaille » mais du « moscoutaire » si l’on peut dire.

C’est le mot d’argot (plutôt péjoratif) employé par les polonais, biélorusses, ukrainiens et même parfois les russes eux-mêmes pour désigner le Russe. Mоскаль (moskal). Tout en sachant qu’en ukrainien, москалить (moskalit) signifie «arnaquer, escroquer».

En attendant ceux qui arnaquent et escroquent (mots faibles) ce sont tous ces bandéristes d’État, d’armée ou de la rue qui entendent mettre au pas les églises orthodoxes d’Ukraine, ou de ce qu’il en reste, d’Ukraine, des églises qui dépendent du patriarcat moscovite.

Cela va de la condamnation judiciaire de « mauvais » popes, au bombardement d’églises ou de monastères, en passant par les menaces physiques ou écrites contre les « moskali » aux portes mêmes des lieux de culte, le vandalisme ou l’incendie exercés par les « Petits Russes », autre nom des Ukrainiens.

Mais au final, non seulement l’Eglise orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Moscou est visée, mais également l’Eglise orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Kyïv qui est victime des exactions bandéristes. Le primat de cette église vient d’en référer à l’Unesco justement à ce sujet.

Il ne faut jamais oublier que le foyer central de la haine anti-russe, et finalement plus généralement anti-orthodoxe, se trouve en Galicie-Volhynie, contrée de l’Ouest où se trouve des catholiques uniates (à rites orientaux, orthodoxes) ; et que ces derniers ont la même haine des « vrais » orthodoxes que les catholiques polonais voisins.

On en est donc rendu ici à une guerre de religion. Entre chrétiens ! Ou prétendus tels.

Avant de clore ce billet, cet article, je voudrais dire que ces bandéristes et autres kiéviens officiels semblent être des champions dans la falsification et la réécriture mensongère, orientée, propagandiste de l’histoire.

Toute cette région entre Mer Baltique et Mer Noire, particulièrement marquée par l’intolérance jusqu’aux temps modernes, semble avoir une propension à ces distorsions et annihilation de la Vérité.

Ce qui n’a rien à voir, malgré ce que des gens mal informés ou obtus prétendent, à du révisionnisme. Le révisionnisme étant au contraire une élévation dans la recherche de la Vérité historique. Vérité toujours à reprendre et compléter.

J’ajoute cette remarque car un bon nombre de personnes pourtant pro-russes (donc apparemment plus ouvertes que d’autres et moins soumises à l’idéologie mondialiste dominante) semblent incapables de le comprendre, et mélangent tout. Dans un confusionnisme très dommageable.

***

PS qui n’a rien à voir. Hier j’ai lu une brève qui m’a étonné, interloqué : « les Russes ont pris Sacco et Vanzetti ». Puis j’ai lu une information moins sibylline qui affirmait que le groupe Wagner avait pris le contrôle d’une petite cité qui jouxte Solédar et qui a pour nom Sacco-et-Vanzetti. Après la cité de Nouyork, plus près de Donetsk, voilà une seconde cité dont le nom est lié au yankeeland. On peut imaginer que cette cité a été créée dans le temps où ces deux militants anarchistes, innocents de tout crime, ont été exécutés, soit vers 1927.

Personnellement, je suis en train d’attendre le moment où, plus au Sud, dans l’oblast de Zaporojié, la ville natale de Nestor Makhno soit libérée. Il s’agit de Gouliaïa Polié, une cité qui a été créée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. « Ville Marchante », « Ville Mobile », périphrase qui semble faire allusion aux grands boucliers déambulateurs à roues utilisées autrefois, par les armées russes en particulier, pour se protéger lors de l’attaque de cités.

***

La Marche de Sacco et Vanzetti
Joan Baez :
https://www.youtube.com/watch?v=gL5jgZLTBj0

Les Compagnons de la chanson
Paroles françaises de Moustaki :
https://www.youtube.com/watch?v=ttmVdwGtPPo

Et Joan Baez à nouveau :
The Ballad Of Sacco & Vanzetti
https://www.youtube.com/watch?v=Kr1RXjPlN50

DES VERTES ET DES PAS MÛRES

D’après Florian Philippot et Midi Libre *

Hier véran ( oui, il sévit encore) a osé dire : «l’ivermectine ça ne marche pas » !

Il lui suffirait pourtant de passer un simple coup de fil à l’entreprise MedinCell de Montpellier qui, depuis avril 2020, travaille sur les effets de cet antiparasitaire pour prévenir l’infection au Covid-19. L’étude clinique de phase 2 révèle des résultats encourageants, « une réduction de 72 % », détaille l’entreprise.

Que ne ferait-on pas pour protéger Pfizer, le parrain !

*Midi Libre : encore une feuille de chou qui, par son titre, révèle qu’elle est née juste à la fin de la Seconde guerre mondiale.

*

D’après Florian Philippot

Après avoir été humilié par Lula à qui le pauvre type de l’Élysée avait demandé ce qu’il comptait faire pour l’Ukraine, et qui lui a répondu que son pays n’était « pas en guerre contre la Russie mais contre la pauvreté », ce même pauvre type élyséen a été humilié hier soir par Erdogan qui a déclaré : « macron n’a pas la capacité d’être à la tête de la France » !

Que dire de plus ?

*

En résumé, sur les fronts du Donbass et de Kherson, d’après Donbass Insider, au 1er février 2023.

Les forces de Wagner poursuivent leur offensive depuis Soledar et continuent d’occuper progressivement les places fortes ennemies des environs.

Deux avancées s’opèrent vers Seversk, une au Sud-Est, à partir de Soledar vers le Nord, et une autre au Nord-Ouest de Sieverodonetsk et Lissitchansk, à partir de Kremennaya vers le Sud, dans le but d’encercler Seversk.

À Artiomovsk (Bakhmout) l’armée russe resserre la tenaille, entourant la ville par le sud et le nord. Les principaux efforts sont concentrés sur la coupure des routes le long desquelles les renforts et le personnel ennemis sont transférés.

Cette ville de 70.000 habitants, où les kiéviens sont retranchés dans les grands immeubles du centre-ville en particulier, ou ce qu’il en reste, n’est plus qu’une aire de désolation et de ruines, de ce que l’on peut en voir sur des vidéos.

Dans la direction d’Avdeyevka, les troupes alliées continuent d’avancer depuis le Sud du front, en direction de Severnoye. Et du côté d’Ougledar, où se trouvent des troupes de la marine russe, les positions ennemies ont été touchées par l’artillerie.

Tout au Sud, du côté de Kherson, les Russes ont de nouveau arrêté le débarquement de l’ennemi sur la rive Sud du Dniepr. Le contenu humain de trois bateaux a été anéanti.

Pendant ce temps, sur le front Nord, le long de la rive Nord de la Seversky Donets, dans les zones forestières à l’Ouest de Kremennaya les forces russes continuent d’avancer régulièrement, détruisant et repoussant la ligne ennemie vers Krasni Liman. Et l’obligeant à se mettre à l’abri dans ses casemates.

Comme l’écrit Erwan Castel : « Progresser en sécurité dans un couvert forestier défendu et miné sans risquer des pertes importantes demande de la lenteur et de la prudence de la part des reconnaissances chargées d’évaluer les défenses ennemies. Mais ça avance chaque jour dans la bonne direction ! »

*

D’Erwan Castel :

« Marinka, cette ville au Sud-Ouest de Donetsk transformée en bastion ukro-atlantiste est le théâtre ruiné des violents combats qui y font rage depuis plusieurs semaines (sans compter 8 ans de combats périphériques).

Sur les plateaux télé de la bien pensance occidentale les crétins poussent des cris d’orfraie devant la désolation des villes conquises par les forces russes, en accusant bien ces dernières de la pire des barbaries qui ferait trembler de jalousie Attila lui-même.

Ce faisant ces courtisans médiatiques (et je ne parle pas de leurs débiles sur les réseaux) prennent leur public pour plus con qu’eux car il suffit d’aller chercher les images des villes où se sont déroulées les batailles urbaines du passé pour constater la même désolation.

Donc tous ces crétins qui de surcroît prétendent porter la parole de « tout le monde » devraient plutôt fermer leur claque-merde ou tout simplement admettre que toute guerre urbaine est dévastatrice. »

*

Après nouvelles pièces d’artillerie et tanks annoncés, les media rapportent que le gouvernement étatsunien va annoncer le transfert de munitions d’une portée de 150 km vers l’Ukraine d’ici la fin de la semaine. Auparavant, les munitions fournies par les États-Unis avaient une portée de 75 km.

*

Pendant ce temps « la France macronienne tient à merveille son rang de fille aînée de l’Otan. Elle accueille les responsables ukrainiens à l’Assemblée Nationale et à l’Elysée, elle importe au sein des institutions nationales, ce discours atlantiste, qui va à l’encontre de son intérêt national. »

On a pu ainsi voir les « z-élus de la nation » applaudir les représentants officiels du fascisme bandériste ukrainien dont le chef est … un Juif sioniste.

Les guignols du Parlement tous bords confondus sont à gerber. Du même niveau que du temps des guerres coloniales, du vote des pleins pouvoirs à Pétain ou de la guerre d’Algérie (un exemple parmi bien d’autres).

Et par ailleurs (mais est-ce ailleurs?) ces salopards vont faire en sorte que l’on casse encore un peu plus le système des retraites. À une exception notable près : pas touche à leurs privilèges !

*

D’après Chroniques des conflits mondiaux par Donbass Insider

Après l’envoi attendu de chars Leclerc à la retraite, « la fRrance » annonce l’envoi de 12 canons Caesar supplémentaires à l’Ukraine. Pour complèter le tout, selon le ministre des Armées, sébastien lecornu, le si bien nommé, « Paris » enverra 150 militaires en Pologne pour former 600 Ukrainiens par mois soit jusqu’à 2.000 soldats ukrainiens d’ici l’été.

Une chanson de Gainsbourg employée dans une vidéo d’octobre par la Défense ukrainienne pour réclamer plus de Caesar aurait donc persuadé les décideurs français.

Simple rappel : Kiev utilise les Caesar pour pilonner des sites civils dans le Donbass. On ne compte plus les dégâts et surtout les morts, tous civils.

*

Lenteur de l’information et son caractère partiel. Qui cache mal sa partialité.

D’après Chroniques des conflits mondiaux

C’est officiel puisque c’est « Human Rights Watch », officine bien en cour, qui reconnaît « l’utilisation apparente » (sic, des dizaines de photos ont paru sur telegram depuis des mois) de mines antipersonnel par l’Ukraine en 2022.

De mines antipersonnel, i.e. de mines contre le personnel militaire, en fait destinées aux civils qui, si elles ne tuent pas toutes, détruisent un pied, une jambe, un bras… et font des handicapés à vie. Les enfants sont particulièrement « friands » de ce qui ressemble à un jouet !

Donc selon un rapport de HRW, l’armée ukrainienne a largué des mines Lepestok (Pétale) dans et autour de la ville d’Izioum l’an dernier. Résultat : onze civils ont été tués et 50 autres blessés.

« Les forces ukrainiennes semblent avoir largement dispersé des mines terrestres autour de la zone d’Izioum, faisant des victimes civiles et posant un risque constant », a noté Steve Goose, directeur de la division Armes à HRW.

Comme ajoute Donbass Insider : « La ville d’Izioum se trouve dans la région de Kharkov. Mais HRW ne dit rien sur les mines antipersonnel dispersées dans les rues des villes du Donbass. » Dispersées par des bombes à fragmentation pourtant interdite par les Conventions internationales.

*

De Donbass Insider

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, les Ukrainiens ont bombardé le monastère de Nikolsk, non loin de Volnovakha avec des Himars américains et ont tué un prêtre… sans doute une nouvelle cible stratégique pour les Ukrainiens, cela aurait été avec des caesars sans doute l’assemblée nationale aurait applaudit chaudement… cette grande victoire.

*

« La mobilisation en Ukraine se déroule calmement » (sic) selon le chef du Conseil de sécurité nationale et de défense Danilov. Pourtant on ne compte plus les « incidents » de recrutement. Ils en sont réduits maintenant à recruter n’importe qui : des tout jeunes, des vieux, des gens inaptes à faire la guerre.

Ils vont peut être finir par recruter des femmes, ce qui serait logique, non ? Là, on entend moins les féministes hystériques s’exprimer sur le sujet. Et les quelques femmes qui sont déjà dans l’armée kiévienne, des tarées bandéristes en général, sont moins directement au front que parmi les personnels médicaux par exemple.

Les plus intelligents et sensés recrutés, les « malgré eux » s’arrangent, du moins quand c’est possible, et quand ils n’ont pas un fusil dans le dos, pour « se rendre à l’ennemi ».

*

L’Afrique épargnée par le Covid durant les fêtes de fin d’année, selon l’OMS. Tiens donc ! L’OMS qui crache ça, étronnant (je n’ai pas fait exprès, mais je la laisse celle-là), non ? L’Afrique, le continent où un grand nombre de gens prennent de l’hydroxychloroquine préventivement comme le paludisme, la malaria.

Moi, j’ai entendu en 2021/2022 des crétins et syndicalistes « de gauche » venus cracher sur les suspendus (pour combien de temps encore?) s’indigner que l’on ne fasse pas plus pour l’Afrique en leur envoyant la saloperie à ARN messager.

Ils voulaient se garder leurs « pauvres ». Les maintenir sous leur domination « de progrès ». En bons néo-colonialistes « éclairés » et « sympas ». Et moi je ne constate que deux choses : 1 – le covidisme s’est retourné contre le mondialisme occidental, 2- l’ukrainisme est en train, sinon de l’achever, du moins d’un peu plus l’ébranler.

Et l’Afrique se libère de plus en plus de l’emprise coloniale, néo-coloniale, impérialiste.

HUMOUR ?

Jane Fonda l’antique « actrice peace and love » étausienne vient de psalmodier, sans rire aucunement et * sur les réseaux sociaux (comme on dit), « qu’il n’y aurait pas de crise climatique sans le racisme ».

Donc la boucle est bouclée. On peut affirmer sans trop se tromper que le mondialisme est une religion comme une autre.

Avec ses fantasmes et fantasmagories imbéciles, ses dogmes et doctrines sans une once de scientificité.

La prochaine intervention attendue de Jane étant probablement : « Il n’y aurait pas de guerre en Ukraine sans les Russes ». Avec tout ce qu’il faut comprendre par là.

Quelle déchéance de l’intelligence.

On n’a pas fini d’en entendre du même genre avec la ruine progressive de l’empire étatsunien.

Plus tard, dans plusieurs décennies, du moins je l’espère (je prie Sainte Russie tous les jours) les livres d’Histoire auront à en dire sur toute cette époque qui a commencé disons de la Guerre de Soixante-dix en France à l’Opération militaire spéciale en Ukraine.

Époque délirante dans ses idéologies nationalistes et révolutionnaires, ou de pseudo-progrès, et dans tous ses mythes, mensonges et toutes ses propagandes délibérées, à l’échelle planétaire, dans les domaines de l’Histoire et même de la Science.

« Quand la tribu, quand la saga, quand la smala Fonda fondit, en communion illusoire avec la calotte ou kippa glaciaire… » **

*j’aime bien les zeugmas.
** à ne pas confondre avec calot ou képi.

À PROPOS DE « NOTRE TRADITION DE RATIONALITÉ »

J’ai retrouvé par hasard, il y a quelques jours, ce petit texte d’un certain Pierre-Alain Depauw qui date du 1er juin 2014 :

Si vous aviez encore la moindre illusion sur l’Éducation nationale [et sur les idéologues du mondialisme], il est temps de prendre connaissance du formatage dont sont l’objet les enseignants. Pour preuve, cet extrait d’un manuel de préparation au Concours 2014/2015 pour devenir Professeur des écoles…

Qu’est-ce qu’être européen aujourd’hui ?

C’est fondamentalement être des héritiers :

– des Juifs, et de leur notion de liberté de choix, illustrée pour la première fois dans le mythe adamique,

– des Grecs, dont nous tenons notre exigence de rationalité, au fondement de toute entreprise scientifique,

– des Chrétiens, qui nous ont enseigné l’égalité essentielle de tous les êtres humains,

– des Arabes enfin qui nous ont montré l’exemple de la solidarité communautaire.

Ainsi seulement nos enfants sauront qui ils sont.

Tout cela doit être transmis à travers l’enseignement de l’histoire et de l’histoire des arts, mais aussi bien entendu, à travers l’enseignement du français (le patrimoine littéraire) et celui des mathématiques et des sciences (notre tradition de rationalité).

Tout est tellement hallucinant dans ces propos que tout commentaire serait superflu.

*

Certes les raccourcis, approximations et délires sont saisissants. Et fausses vertus. Ils nécessiteraient au moins l’écriture d’un livre entier pour démonter ces poncifs, cette propagande et au final cette inculture crasse au milieu de ce fatras… irrationnel.

Pour le dire en quelques mots et slogans bien trempés, « on » nous dit donc que :

En premier (bien évidemment), on a la mythologie de la communauté juive qui exprime rien de moins que la Liberté (les Palestiniens seront très heureux de l’apprendre) ;

En deuxième, l’antiquité gréco-latine, qui exprime rien de moins que la Rationalité ;

En troisième, la communauté chrétienne, qui exprime rien de moins que l’Égalité ;

Et en quatrième (surtout ne pas les oublier, quand même) la communauté arabe, qui exprime rien de moins que la Fraternité.

Liberté, Égalité, Fraternité et Rationalité.

C’est totalement grotesque. Réducteur et arbitraire. Je préfère encore ce que l’on disait lorsque j’étais jeune : « Liberté, Égalité, Fraternité… et pommes de terre sautées ! »

Et, j’aimerais comprendre en quoi c’est une liberté de choix de vénérer un dieu tribal haineux et fort peu partageux comme YHWH.

J’aimerais également savoir en quoi Adam est une figure mythique originelle, alors que la compilation judaïque biblique de la Genèse doit tout aux mythes suméro-akkadiens et égyptiens antiques.

Ou en quoi la Rationalité serait plus une affaire gréco-latine qu’arabe par exemple. Petit rappel, l’algèbre est une création des savants arabes du Haut-Moyen-Âge ; ce mot « algèbre » al-ǧabr (aldjabr) en arabe classique signifie : «la réduction» (de la racine verbale ǧ−b−r, réduire).

Le nom complet de la science algébrique se dit : ilm al-ǧabr wa l-muqâbala en arabe, d’après le titre d’un traité d’Al-Hwārizmī datant de 825. Titre que l’on traduit généralement en français par : « science des restitutions et des comparaisons ».

Ou en quoi la Grèce antique a été plus rationnelle que farcie de mythes poétiques, par exemple ? Ou en quoi le pays de Descartes est actuellement rationnel avec la propagande covidiste ou ukrainiste ; en un seul mot : européisto-mondialiste.

En quoi elle chercherait encore, même de très loin, la Vérité et cultiverait encore le Bon Sens. Ou la trilogie du Beau, du Bien et du Bon.

Malheureusement, comme le dit le poète, « Rien n’est jamais acquis à l’homme … ».

Le dernier bonhomme de neige de l’hiver. Par Olivier Mathieu

A quelques anciens compaings du temps de la MJC des grandes terres, Marly-le-Roi, hiver 1978-1979.

Petit poème né pour sourire à Villon (Testament, édition J. Rychner et A. Henry: « Mais ou sont les neiges d’anten? » et « Or luy soit delivré grand erre »).

L’erre (issu du latin iter, « trajet, route », ou déverbal de l’ancien verbe errer, « voyager »), c’est l’allure, la manière d’avancer, de marcher.

On trouve dans ce poème divers mots latins, « nix » (neige), « nox » (nuit), d’ancien français ou de moyen français.

« Neiger » vient du latin « nivicare », fréquentatif du bas latin « nivere », et provient plus exactement de « nix » (génitif nivis), «neige»; l’italien « nevicare » a la même origine. « Nivicare » se trouvait déjà en latin classique sous la forme « ninguere ». « Nivere » se retrouve encore en « nevre » dans le domaine franco-provençal; il existait aussi une variante « nivare » comme en attestent le provençal « nevar », mais aussi le catalan, l’espagnol, le portugais « nevar ».

« Neige » est le déverbal de neiger. Le mot « neige » a donc remplacé l’ancien français « noif » (que l’on trouve dans la Chanson de Roland) qui n’a plus été employé ensuite que dans quelques régions du domaine gallo-romain.

« Noif » est issu du latin « nix » (génitif nivis), «neige», tout comme le provençal antique « neu », mais aussi le catalan « neu », l’espagnol « nieve », le portugais « neve », l’italien « neve », le roumain « nea ».

Le mot « noif » a disparu parce qu’il est entré en collision homonymique avec « noiz » (terne d’ancien francais provenant du latin « nuce »).

Neige a également été préféré à l’ancien français « nive », en usage alors dans dans le nord et nord-est de la France, et provenant cette fois du latin « nivere », neiger.

Les vers « Soif de noif. Nix de nox. Lux nux. », ou encore « Neige en soif, nuit de neige et lumière d’aurore » ne sont donc pas des rots et des ruts de rap, mais poésie.

*

Soif de noif. Nix de nox. Lux nux. Nivait la neige.

Le ciel s’éparpillait en flocons sur la terre,

En étoiles de neige à la fin de l’hiver,

La neige, que j’aimais la regarder niver,

Soif de noif, lux en noiz, neigeait, neigeait la nive

Au bord de Seine, au Pont du Pecq, sur les deux rives,

Je n’étais à vingt ans qu’à l’aube de mon erre.

Depuis le très grand ciel tombait, tombait la neige,

Et dansait une fée aux purs reflets d’enfance

Et par ce temps de neige, un bonhomme de neige

Comme neige fondait dans le soleil immense.

Le ciel vibrait d’or pâle et semait en arpèges

Des nuages flottants voltigeant de lumière,

Tel fut le bel hiver au temps des grandes terres

Dont les compaings d’hier rien ne sont devenus

Et nul ne se souvient du bonhomme tout nu,

Que la neige aujourd’hui revienne et m’illumine,

Lui qui était couvert de blanche mousseline

Et des larmes de lait de ses grands yeux coulaient

De glace, en sucre, au goût de la neige à l’orange,

Neige en soif, nuit de neige et lumière d’aurore

Comme une ouate très douce à l’odeur qui décore

La neige de vanille en pas d’ange et mésanges,

Au temps des papillons de mes hivers d’antan,

Moi je savais déjà comme s’enfuit le temps.

Et à Marly-le-Roi c’était bonheur en noiz,

Marly qui n’était plus déjà en Seine-et-Oise.

Il neigeait à plein ciel, il noivait de la nèvre,

Immobilité blanche et la douleur aux lèvres.

La neige, que j’aimais la regarder niver.

Il n’y avait que lui, le bonhomme de neige

Et moi, deux pour pleurer la chair de neige aux vers.

Olivier Mathieu