A quelques anciens compaings du temps de la MJC des grandes terres, Marly-le-Roi, hiver 1978-1979.
Petit poème né pour sourire à Villon (Testament, édition J. Rychner et A. Henry: « Mais ou sont les neiges d’anten? » et « Or luy soit delivré grand erre »).
L’erre (issu du latin iter, « trajet, route », ou déverbal de l’ancien verbe errer, « voyager »), c’est l’allure, la manière d’avancer, de marcher.
On trouve dans ce poème divers mots latins, « nix » (neige), « nox » (nuit), d’ancien français ou de moyen français.
« Neiger » vient du latin « nivicare », fréquentatif du bas latin « nivere », et provient plus exactement de « nix » (génitif nivis), «neige»; l’italien « nevicare » a la même origine. « Nivicare » se trouvait déjà en latin classique sous la forme « ninguere ». « Nivere » se retrouve encore en « nevre » dans le domaine franco-provençal; il existait aussi une variante « nivare » comme en attestent le provençal « nevar », mais aussi le catalan, l’espagnol, le portugais « nevar ».
« Neige » est le déverbal de neiger. Le mot « neige » a donc remplacé l’ancien français « noif » (que l’on trouve dans la Chanson de Roland) qui n’a plus été employé ensuite que dans quelques régions du domaine gallo-romain.
« Noif » est issu du latin « nix » (génitif nivis), «neige», tout comme le provençal antique « neu », mais aussi le catalan « neu », l’espagnol « nieve », le portugais « neve », l’italien « neve », le roumain « nea ».
Le mot « noif » a disparu parce qu’il est entré en collision homonymique avec « noiz » (terne d’ancien francais provenant du latin « nuce »).
Neige a également été préféré à l’ancien français « nive », en usage alors dans dans le nord et nord-est de la France, et provenant cette fois du latin « nivere », neiger.
Les vers « Soif de noif. Nix de nox. Lux nux. », ou encore « Neige en soif, nuit de neige et lumière d’aurore » ne sont donc pas des rots et des ruts de rap, mais poésie.
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Soif de noif. Nix de nox. Lux nux. Nivait la neige.
Le ciel s’éparpillait en flocons sur la terre,
En étoiles de neige à la fin de l’hiver,
La neige, que j’aimais la regarder niver,
Soif de noif, lux en noiz, neigeait, neigeait la nive
Au bord de Seine, au Pont du Pecq, sur les deux rives,
Je n’étais à vingt ans qu’à l’aube de mon erre.
Depuis le très grand ciel tombait, tombait la neige,
Et dansait une fée aux purs reflets d’enfance
Et par ce temps de neige, un bonhomme de neige
Comme neige fondait dans le soleil immense.
Le ciel vibrait d’or pâle et semait en arpèges
Des nuages flottants voltigeant de lumière,
Tel fut le bel hiver au temps des grandes terres
Dont les compaings d’hier rien ne sont devenus
Et nul ne se souvient du bonhomme tout nu,
Que la neige aujourd’hui revienne et m’illumine,
Lui qui était couvert de blanche mousseline
Et des larmes de lait de ses grands yeux coulaient
De glace, en sucre, au goût de la neige à l’orange,
Neige en soif, nuit de neige et lumière d’aurore
Comme une ouate très douce à l’odeur qui décore
La neige de vanille en pas d’ange et mésanges,
Au temps des papillons de mes hivers d’antan,
Moi je savais déjà comme s’enfuit le temps.
Et à Marly-le-Roi c’était bonheur en noiz,
Marly qui n’était plus déjà en Seine-et-Oise.
Il neigeait à plein ciel, il noivait de la nèvre,
Immobilité blanche et la douleur aux lèvres.
La neige, que j’aimais la regarder niver.
Il n’y avait que lui, le bonhomme de neige
Et moi, deux pour pleurer la chair de neige aux vers.
Olivier Mathieu
Liste complète des marionnettes propagandistes qui ont été chercher leurs ordres chez le petit marquis sociopathe mondialiste de l’Élysée :
Alba Ventura (RTL)
Fressoz (Le Monde)
Saint-Cricq (France TV)
Duhamel (BFMTV)
Seux et Comudet (Les Échos)
Yael Goosz (France Inter)
Tabard (Figaro)
Vernay (Ouest France)
D’Allones (JDD)
Comme le précise (et c’est quasi superfétatoire) F. Asselineau : « Aucun n’a sorti d’article critique après le rendez-vous avec macron. »
Par ailleurs, avant même toute discussion du « Parle…ment » (qu’attendre d’autre en fait, de cette pompe à phynances néfaste au peuple ?) la première sinistre (regardez sa tronche !) Bornstein déclare que « 64 ans n’est plus négociable ».
Parce que cela a déjà été négocié ; quand donc, et où donc, et par qui ?
Les fRançais ont-ils eu le droit à un referendum ? Un vrai, pas comme celui de 2005 qui personnellement me reste encore coincé au travers de la gorge ?
On les a déjà tous vus à l’oeuvre ceux de la maffia des députés, en cette occasion. Plus responsables de ce qui est arrivé que l’initiateur de cette haute-trahison des politicards, plus que le criminel de guerre (cf. Libye) sarkozyzy pour l’occasion.
Le 27 janvier 1945, c’est l’Armée Rouge de la Russie soviétique qui a libéré le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Comme elle a libéré tous les autres, ou la plupart des autres camps de concentration allemands, d’ailleurs.
Il était temps pour ses derniers survivants qui y mouraient « tout simplement » de faim, d’abandon, suite au blocus intégral de l’Allemagne (!) par les représentants du Bien absolu, ou suite à des bombardements de ces mêmes camps (!) par ces mêmes représentants du Bien absolu.
Je parle de ceux qui avaient survécu jusque là au travail forcé, à la sous-alimentation endémique, au manque d’hygiène et de soins, à l’entassement et la promiscuité, aux mauvais traitements et donc finalement aux épidémies hyper-dévastatrices.
Des souffrances finalement « banales » (logiques) des uns et des autres où les garde-chiourmes et autres kapos de ces contrées orientales, marquées par des intolérances séculaires et ataviques, ont joué également leur rôle cruel.
Comme je l’ai déjà écrit ici, ce sont ces mêmes soviétiques qui ont lancé en grand, propagé l’histoire des chambres à gaz homicides.
Il faut rappeler le poids énorme de la propagande, pour ne pas dire du mensonge organisé et en tous genres et tous domaines de l’ère stalinienne.
Le camp du Bien absolu y a participé aussi en partie, mais c’est une autre histoire à défaut de faire partie réellement de l’Histoire avec un grand H.
Tout se comprend et se tient à l’aune des tenants et aboutissants, et conséquences idéologiques et politiques, du Procès militaire de Nuremberg.
Hier, c’était donc le 78e anniversaire de la libération de ce camp. Mais en l’absence du représentant habituel et quand même attendu de la Russie qui a repris la suite, mais non l’idéologie, de l’URSS soviétique.
Les z-autorités du musée des lieux concentrationnaires ont jugé bon et sans rire – ce qui a même ému Arno Klarsfeld, le fils unique des traqueurs post bellum de nazis, bien connus – de ne pas inviter les Russes suite à l’«agression» russe «contre une Ukraine libre et indépendante». Sic !
Choisissant ouvertement le camp de ceux qui depuis 2014 avaient déjà à leur actif la mort de plusieurs milliers de gens du Donbass.
Sans parler de ce qui se passe et de ce que subissent tant les ukrainophones que les russophones (et autres -phones) par la pègre bandériste qui mène les peuples d’Ukraine à leur mort (au sens propre), depuis l’intervention russe justifiée et obligée de Kherson à Kharkov en passant par Donetsk, pour simplifier.
On croit rêver (être dans un mauvais rêve) lorsque l’on lit les propos de l’imbécile porte-parole polonais du musée d’Auschwitz-Birkenau, un certain Piotr Sawicki, affirmer que …
« La Russie aura besoin d’un temps extrêmement long et d’une très profonde introspection [et repentance ?] après ce conflit pour revenir dans les salons du monde civilisé ».
Traitant également les Russes de barbares ! Quant aux salons, ils n’ont jamais représenté le monde réel, pas plus que les plateaux de télévision.
Étant entendu que la Pologne grand pays des anciens pogroms anti-juifs et autres, au même titre que les trois pays baltes, et que bien sûr la Galicie-Volhynie ukrainienne, n’ont rien à se reprocher et font partie intégrante du monde civilisé !
Et comme on peut le constater alors même que plusieurs milliers de mercenaires, hystériquement anti-russes, font partie de l’armée otano-kiévienne et tiennent des propos de haine gratinée à l’encontre de tout ce qui leur rappelle le russe ou la Russie, ou même simplement l’orthodoxie. De beaux cathos que voici ! que voilà ! Des cathos mondialistes.
Ce qui ne les trouble donc nullement, bien au contraire, de tirer sur les civils comme sur les militaires et autres mauvais sujets du Donbass et plus généralement du Sud et de l’Est de l’ex-Ukraine.
Ils en sont encore à l’anti-soviétisme, comme si d’ailleurs les soviétiques étaient uniquement Russes autrefois. Les plus connus d’entre eux étant l’ancien séminariste géorgien et terroriste Djougachvili dit Staline (Acier) et le Juif Bronstein dit Trotsky dont l’armée, du temps où il en était le chef, tira plus d’une fois sur les ouvriers et les paysans rebelles et insoumis.
Je laisse la conclusion au même Arno Klarsfeld qui sur twitter écrit :
« La Russie a libéré Auschwitz et n’est pas invité aux commémorations de sa libération. L’Ukraine [qui] glorifie depuis 2014 officiellement des nationalistes ukrainiens qui ont collaboré avec les nazis et massacré des dizaines de milliers de familles juives le sera sans aucun doute. »
Si je cite cette personne c’est que jusqu’à maintenant il n’était pas parmi les plus éveillés. Là, il a fini par comprendre, du moins sur sa question, la question juive.
Je rappelle que ses parents se sont indignés déjà de ce qu’un Juif ou prétendu tel, en l’occurrence zelensky, puisse soutenir le bandérisme autrefois foncièrement anti-juif et marcher dans cette voie de garage et de mort, où (c’est moi qui ajoute) le Russe a pris la place du Juif.
En « caméra cachée » un haut responsable de Pfizer vient d’avouer que son entreprise (maffieuse) crée elle-même des mutations du covid 19. Et que la combine est efficace auprès des autorités de régulation et de contrôle qui sont peu regardantes, car beaucoup de ses membres (pourris) veulent ensuite bosser chez Pfizer. Et que le covid est pour eux «une vache à lait» !
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Selon The Telegraph « la France pourrait répondre favorablement aux demandes de Zelensky sur les avions de combat » !
On envoie notre arsenal nucléaire à ce cinglé, à ce dingue quand ?
À quand quelques super-missiles russes lancés depuis quelque sous-marin à proximité de nos côtes, sur un objectif militaire en France ?
S’il-vous-plaît, les Russes, pas les arsenaux de la côte atlantique, Brest, Lorient, Nantes. On a déjà reçu pendant la Seconde guerre mondiale, et alors c’était par nos « alliés » anglo-américains.
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Si « le chômage baisse » c’est parce que les radiations explosent ! Pas les radiations nucléaires, les radiations de « salauds de chômistes ». Et atteignent un niveau record jamais égalé !
Le mensonge permanent et généralisé. Et assumé par la pègre « dirigeante ».
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Dans certains cantons de Dordogne, les élus, très généralement « de gauche » mais pas que, ont décidé, pour faire des économies et pour limiter l’usage des camions-poubelles, de demander à chacun de mettre ses ordures dans des bennes à ordures collectives.
Devant la chienlit que cela procure et les « jailles » (dépôts d’ordures) non contrôlées et sauvages qui s’installent un peu partout, d’abord autour de ces bennes, puis n’importe où, comme autrefois dans les années cinquante / soixante, par là, le maire d’une petite cité un peu moins illuminé que les autres, ou voulant repasser aux prochaines élections, a commencé à réagir et organise une collecte non officielle (sic), pour tout dire « sauvage » des ordures.
Parmi les ordures recueillies on ne nous dit pas si on y trouve les tarés de l’idéologie du réchauffement climatique et autres élus de gauche et des droite de ce pays.
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Qu’attendez-vous les va-t-en-guerre de plateau télé, BHL, Ménard et généraux ridicules, pour donner l’exemple et vous engager comme mercenaires à la cause bandériste ukrainienne ? Vous avez même les moyens financiers de vous payer un traillis, un casque et des godillots de première qualité.
Qu’attendez-vous pour montrez l’exemple ! Et partir vous battre pour les beaux yeux du néo-fascisme ukrainien, du satanisme étatsunien ou de la hyène ursule !
Ne demandez pas aux autres de se faire trouer la peau, bougez-vous !
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Si on peut se retrouver à bouffer malgré nous des farines d’insectes ou de larves dans certains de nos aliments, il paraît que c’est non seulement « grâce » à l’UE mais aussi à Bill Gates qui serait également à la manœuvre.
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Le mois dernier, macron a donné un milliard d’euros à l’Afrique du Sud. Quand on voit l’état de notre pays déjà ! Pas d’argent, ou prétendument pas d’argent pour l’hôpital (et les suspendus, au fait, que deviennent-ils ?) ou les retraites (du moins pas assez pour les fonds de pension amerloques)…
En réponse, il y a peu, l’Afrique du Sud a décidé de resserrer encore plus ses liens au sein des BRICS dont elle fait déjà partie et de rejoindre l’alliance Russie-Chine.
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Enquêtes officielles au Royaume-Uni sur l’énorme surmortalité depuis quelques mois !
En France, silence radio chez macron, braun, dans les media et au parlement. Il y a encore des députés (non des putes, si je puis-dire) et des sénateurs en fRance ?
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Les Allemands, cocus heureux, livreront leurs chars au bandéristan « en mars », mais les Américains « pas avant l’automne prochain ». Pas folle la guêpe yankee.
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Il semble bien que les fanatiques du Pass et de la piquouse soient aujourd’hui les fanatiques de la Guerre mondiale ! Ce sont les mêmes !
Comme l’écrit Florian Philippot : « Ils sont passés de Pfizer à l’OTAN et gardent la même rage contre les peuples, la raison, la paix civile et la paix tout court ! Intelligence faiblarde, conformisme et corruption ! » Et sentiment d’excellence et de domination également.
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Je ne sais pas si ça choque ou pas, mais moi, rien que dans le nom, je trouve un côté délirant à envoyer des chars Leclerc, du nom du « compagnon » le plus prestigieux de ladite « Libération » (le général puis maréchal Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc) pour soutenir un régime qui se trouve être à l’opposé même des valeurs que défendait Leclerc.
Si chars Leclerc devaient être envoyés à l’Est, ce devrait être pour aider la Russie. Celle qui a payé le plus lourd tribu, et de loin, lors de la Libération. Et pays qui en subit encore les conséquences bandéristes en ce début de XXIe siècle.
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Elon Musk est un milliardaire donc ses idées, ses actions, ses réflexions sont à prendre avec des pincettes.
C’est un individu qui souffle le chaud et le froid selon ses intérêts financiers comme les autres.
Il est dit-on, et a-t-il dit, favorable à la liberté d’expression la plus large. Dont acte.
Il a soutenu (c’est peut-être ce qu’il appelle liberté d’expression) avec ses satellites l’armée ukrainienne l’année dernière ; certes avant de se retirer, et sans doute de comprendre que son matériel pouvait être détruit ou son commerce compromis ; il y perdait du pognon.
Il a également trouvé qu’allonger l’âge du départ à la retraite en fRance était une bonne idée macroniste.
Et maintenant, il confirme que les « FauciFiles » du covidisme vont sortir sur twitter en février. Attendons de voir.
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Pendant ce temps, retour officiel de Donald Trump sur Facebook et Instagram annoncé hier.
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Un sondage ELABE (ce n’est qu’un sondage et c’est tellement manipulé tout ça) : actuellement 72% des Français (comme on dit, les fRançais sondés, et parfois ça peut faire mal) sont opposés à la réforme des retraites. Borne dégringole mais est toujours là. La plupart des favorables sont sans doute une partie des retraités boumeurs ou de ceux qui tirent profit d’une diminution des retraites.
Va-t-on voir enfin le vote d’une motion de censure? Ou une demande de destitution du poudré élyséen?
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Comme l’écrit encore F Philippot : « Au fait, la « 9è vague » [covidienne et plus exactement covidiste, voir plus haut sur Pfizer] est passée et nous sommes des millions de non-vaccinés à être toujours en vie alors qu’on « devait tous mourir ». En plus zéro effet secondaire chez ces millions de « survivants » .
Quand est-ce que les criminels passent en procès? C’est déjà mal parti pour Buzyn blanchie par le Conseil constitutionnel. Paraît-il qu’il n’existe aucun texte disant qu’elle devait agir avec précaution. Pourtant il existe tant et plus (trop sans doute) d’articles de loi sur la négligence ou encore sur les conflits d’intérêts.
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Florian Philippot : « L’OTAN voulait cette escalade vers la guerre mondiale depuis des années. Cf « stratégie OTAN 2030 » : tout y est ! C’est le jeu de faucons américains ivres de domination et de dinguerie ! Mais ce n’est pas le jeu de la France ! Nous devons d’urgence sortir de cette folie ! »
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Du même : « Le Canard Enchaîné révèle que Bruno Le Maire a étouffé un rapport de l’Inspection des Finances qui dénonçait les «superprofits» des sociétés d’autoroutes et proposait une baisse de 60% du tarif des péages sur les 2/3 du réseau ! Très louche de protéger à ce point ces sociétés ! »
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Ce sont plusieurs vice-ministres et plusieurs gouverneurs de région, dont celui de Kiev, mais aussi de villes de Novorossiya encore sous domination bandériste (Dnipro et Kharkov, entre autres, je crois), qui ont dû démissionner ou être limogés, après le départ (volontaire ou pas) de deux personnages importants de l’entourage du sociopathe de Kyiv (un sous-ministre et un très proche conseiller, je crois, enfin, peu importe).
Ce serait une erreur d’y voir une lutte contre la corruption bien que la corruption soit avérée, par exemple certains avaient passé des accords avec des entreprises qui facturaient trois fois le prix que payait le simple citoyen, pour de la nourriture destinée à l’armée.
La corruption est le mode de fonctionnement normal de l’ « État » ukrainien, comme il semble l’être encore dans divers pays de l’ex-pacte de Varsovie.
Tous ces rats rusés qui quittent le navire en haut lieu, ou les reniés que l’on pousse dehors (il y a sans doute des deux), révèle plus discrètement que la junte au pouvoir tient de moins en moins bien ses troupes.
Et surtout n’est pas trop assurée des ukrainiens modérés et pas farouchement anti-russes, sans parler des pro-russes. Un indice en est que dans les régions russophones et/ou russophiles, la répression a changé de forme : après l’élimination physique des « mauvais », on passe à leur récupération par l’enrôlement forcé d’hommes de tous âges dans l’armée. (il existe sur telegram plusieurs vidéos montrant de tels rapts de force par l’armée, des tout jeunes, des encore jeunes et des vieux, du moins par des hommes en tenue militaire, dont on ne sait pas qui ils sont en fait)
Avec l’idée claire et nette d’envoyer au « hachoir à viande » les mauvais ukrainiens. Ce qui se fait déjà depuis plusieurs mois du côté des minorités magyares et ruthènes de Transcarpatie tout au Sud de la Galicie. Puis qui s’est fait avec des habitants de la région de Kherson, autres « mauvais éléments » après le repli de l’armée russe en ce secteur. Tous mis, alors que pour beaucoup ils étaient absolument novices et démunis, « amateurs » pour ne pas dire plus, dans les pires endroits du front à se faire massacrer en première ligne.
Ceci me fait penser à ce qui est arrivé aux fantassins, simples « troufions » originaires des milieux paysans (de basse-Bretagne par exemple) que l’on mettaient à se faire massacrer en première ligne de tranchées à la boucherie de Quatorze.
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Deux États de l’Union européenne vers la rupture des relations diplomatiques avec la Russie

Publié le : jeudi 26 janvier 2023
Source : voltairenet.org
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Franchissant un pas de plus dans les relations avec la Russie, le ministère des Affaires étrangères estonien a confirmé le renvoi de l’ambassadeur russe dans son pays, ce à quoi le ministère russe a répondu en ordonnant à l’ambassadeur estonien de quitter la Russie, au plus tard le 7 février. La rupture des relations diplomatiques, c’est-à-dire la fermeture des ambassades, serait la dernière étape avant l’entrée en guerre.
Il s’agit de la dernière manche d’un conflit qui a débuté avec l’expulsion de diplomates russes pour mettre les personnels des ambassades russe et estonienne « à parité » (8 diplomates et 15 travailleurs détachés seulement), en réalité une mesure de rétorsion après l’intervention militaire russe en Ukraine. Puis la Russie a expulsé les diplomates estoniens des consulats de Saint-Pétersbourg et de Pskov par « réciprocité » avec les expulsions dont elle avait fait l’objet.
En décembre 2022, la Banque centrale d’Estonie a commencé à diffuser au public, avec l’accord de la Banque centrale européenne, une pièce commémorative de 2 euros qu’elle avait frappée en juillet. Sur son verso, celle-ci, en hommage à l’Ukraine indépendante, comporte un slogan nazi [1]. En effet, le 30 juin 1941, le « nationaliste intégral » Stepan Bandera proclama l’indépendance de l’Ukraine avec l’appui des nazis [2].
Le 23 janvier, Tallinn [la capitale de l’Estonie] a annoncé le transfert de 113 millions d’euros d’aide militaire estonienne aux forces armées ukrainiennes, comprenant « tous les obusiers FH-70 de 155 mm », ainsi que des obusiers D-30 de 122 mm, des obus d’artillerie et des Carl Gustaf M2 lance-grenades antichars.
Depuis le 9 janvier, l’Estonie réfléchit à étendre sa « zone maritime exclusive » en créant une « zone maritime contiguë » dans laquelle ses gardes-côtes pourront arraisonner tout navire. Compte tenu de l’étroitesse de la mer Baltique, Tallinn bloquerait ainsi, en violation du droit international, les entrées et sorties du port de Saint-Pétersboug, la seconde ville de Russie.
En 1939, l’Union soviétique tenta de négocier avec la Finlande un moyen de protéger Leningrad (actuel Saint-Pétersbourg), à partir des îles du golfe de Finlande, d’une invasion nazie, mais les Finlandais ne comprirent pas la préoccupation soviétique. Prise à la gorge, l’URSS envahit une partie de la côte finlandaise (« guerre d’hiver »), ce qui fut utilisé par les Occidentaux pour l’exclure de la Société des Nations (ancêtre de l’actuelle ONU).
Prenant exemple sur l’Estonie, la Lituanie a annoncé qu’elle expulsait l’ambassadeur de Russie.
Notes
[1] Voltaire, actualité internationale, n°18, 9 décembre 2022.
[2] « Qui sont les nationalistes intégraux ukrainiens ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 novembre 2022.
Tout y est bien résumé. Pendant la Seconde guerre mondiale, à quelqu’un qui lui parlait du rôle que pourrait jouer le Vatican, Staline lui répondit : « Le pape, combien de divisions ? »
On pourrait dire la même chose de nos jours de ces trois petites entités baltes : combien de divisions, combien d’habitants et combien d’ultra-nationalistes affirmés qui valent sans problème les bandéristes ukrainiens ? Ils s’y connaissaient en pogroms autrefois, contre les Juifs du cru et contre tout ce qui n’était pas eux. Combien de présence otanesque sur leur sol, d’exercices militaires otaniens, et de volonté d’y déployer des bases de lance-missiles à la frontière russe ?
Une volonté folle d’en découdre. Pour une poignée de tarés et d’inconscients qui représentent et agissent au nom de six millions de péquins, en tout.
Comme ajoute quelqu’un : « Ça se prépare, ça se prépare… Extension du conflit vers les pays baltes puis la Pologne… », où là aussi les tarés sont nombreux. Il suffit de se rappeler la présence importante de mercenaires polonais aux côtés de l’armée ukro-bandériste.
Petit rappel sur la configuration locale. Pratiquement toutes ces régions sont plutôt plates. Avec une part importante de terres agricoles mais aussi de lacs grands et petits et de nombreuses forêts, milieu très humide (j’y reviendrai en partie dans un article que je tarde depuis des mois à publier).
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Extrait de l’article de Christophe CH sur Agora du mercredi 25 janvier 2023 : « Déjeuner secret à l’Elysée : rien de neuf au soleil ! » :
Quoi ? Qu’apprend-on, suite à une indiscrétion du média Politico [moi, je n’appelle pas ça une indiscrétion, mais du travail de journaliste] reprise par la journaliste Eve Roger sur la chaîne France 5 ? A vingt-quatre heures de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, l’Élysée aurait organisé en secret un déjeuner entre le chef de l’État et dix éditorialistes des plus influents de la petite presse parisienne. Avec, au menu des réjouissances, une mise en bouche des principaux éléments de langage, étonnamment repris mot à mot par nos perroquets plumitifs de retour dans leurs cages respectives.
« Deux jours avant la journée d’action, la communication de l’Élysée organise une petite rencontre dont elle a le secret, c’est-à-dire un déjeuner avec le président et dix éditorialistes de la presse parisienne, convoqués à peine 24 heures avant. Dans sa newsletter, Politico a souligné que France Inter ou BFM TV avaient glissé un mot sur la lutte du chef de l’Etat contre « l’irresponsabilité », quand Le Figaro avait pris soin de rappeler que la réforme concernait « aussi ceux qui sont exclus » du marché du travail. « Une rencontre en toute discrétion », affirme encore Eve Roger, où auraient été présents les éditorialistes phares de BFM TV, du Monde, de France Télévision, de France Inter, du Figaro, des Échos ou encore de RTL. « L’objectif de l’Élysée, c’est qu’Emmanuel Macron distille la bonne parole, donne lui-même les éléments de langage aux dix journalistes les plus influents de la presse parisienne, afin que la parole présidentielle infuse dans l’opinion et pourquoi pas l’influence », poursuit-elle. « Mais il y a une condition de taille à ce déjeuner : les journalistes ne doivent pas dire qu’ils ont vu Emmanuel Macron, et donc ne peuvent pas le citer », explique la journaliste, provoquant les rires de ses confrères.
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De Donbass Insider
Le Conseil olympique d’Asie propose à la Russie et à la Biélorussie de participer aux Jeux asiatiques
« L’OCA croit au pouvoir unificateur du sport et que tous les athlètes, quelle que soit leur nationalité ou le passeport qu’ils détiennent, devraient pouvoir participer à des compétitions sportives. L’OCA a proposé de donner aux athlètes russes et biélorusses éligibles la possibilité de participer dans les compétitions en Asie, y compris les Jeux asiatiques », indique le communiqué.
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De Donbass Insider telegram, depuis Z Георгий, du 26/01, de Georges Жорж:
La fourniture d’obus à pointe d’uranium à Kyiv sera comparable à l’utilisation de bombes nucléaires contre la Russie, avec toutes les conséquences qui en découlent
Le chef de la délégation russe au forum de l’OSCE sur la coopération en matière de sécurité, Konstantin Gavrilov, met en garde les pays occidentaux à ce sujet.
«Nous savons que le char Leopard 2, ainsi que les véhicules de combat d’infanterie Bradley et Marder, sont armés de projectiles perforants à noyau d’uranium, dont l’utilisation conduit à la contamination de la zone, comme cela s’est produit en Yougoslavie et en Irak.
Si Kyiv reçoit de tels obus pour l’équipement militaire lourd de l’OTAN, nous considérerons cela comme l’utilisation de bombes nucléaires sales contre la Russie, avec toutes les conséquences qui en découlent. Nous avertissons les sponsors occidentaux de la machine militaire de Kyiv qui encourage les provocations nucléaires et le chantage », a déclaré Gavrilov.
Mon commentaire [celui du rédacteur de cette information] : selon la doctrine militaire russe la réponse sera l’utilisation de bombes nucléaires tactiques [des « bombinettes » atomiques] non seulement contre le pays qui utilisera de telles munitions mais aussi contre les pays les ayant livrées.
Source : E&R du dimanche 22 janvier 2023
Un article de Laurent Guyénot
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Cet article est la traduction d’un article paru sur la Unz Review, revu et amélioré grâce aux 2000 commentaires qu’il a suscités (le record du site).
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Le 11 Septembre pour les nuls
Est-il vrai que « le 11 Septembre était une opération interne » (9/11 was an inside job) ? Oui, dans la mesure où Israël est « à l’intérieur » des États-Unis. Mais pour les chercheurs dissidents qui ont identifié Israël comme le principal responsable, la thèse inside job est une partie intégrante de l’opération sioniste, un peu comme un faux drapeau secondaire cousu en doublure sous le faux drapeau d’Al-Qaïda.
Un authentique mouvement pour la vérité aurait désigné Israël comme le principal suspect dès le départ. En effet, dès le premier jour, il était évident qu’Israël était le principal bénéficiaire. Le jour même des attentats à 13 heures, heure de New York, George Friedman (« né à Budapest, en Hongrie, de parents juifs qui ont survécu à l’Holocauste », nous informe Wikipédia) se réjouissait sur son site géopolitique Stratfor :
« Le grand gagnant aujourd’hui, intentionnellement ou non, est l’État d’Israël. Israël est assiégé par des kamikazes depuis plus d’un an. Il a répondu en menant une guerre systématique contre les structures de commandement palestiniennes. La communauté internationale, en particulier les États-Unis, a exercé de fortes pressions sur Israël pour qu’il cesse ses opérations. L’argument a été avancé que la menace d’attentats-suicides, bien que réelle, ne constitue pas en elle-même une véritable menace pour la sécurité nationale israélienne et ne devrait pas déclencher le type de réponse qu’Israël apporte. Les événements d’aujourd’hui changent tout cela. Premièrement, les États-Unis ne peuvent plus prétendre qu’Israël devrait endurer les bombardements. À l’avenir, l’humeur politique intérieure américaine ne tolérera tout simplement pas une telle position. Deuxièmement, Israël redevient maintenant un allié indispensable des États-Unis. Les États-Unis vont évidemment lancer une guerre massive, à la fois secrète et ouverte, contre le mouvement islamiste radical international qui est supposé être à l’origine de cette attaque. Non seulement cela aligne les intérêts américains et israéliens, mais cela rend également les États-Unis dépendants des Israéliens – dont les capacités de renseignement dans ce domaine ainsi que les capacités opérationnelles secrètes vont clairement devenir indispensables. Il ne fait donc aucun doute que les dirigeants israéliens se sentent soulagés. »
C’est assez simple : le 11 Septembre peut être compris comme un cas de « triangulation », dans lequel deux parties sont amenées à entrer en conflit l’une avec l’autre par la main invisible d’un tiers. En l’occurrence, le 11 Septembre a permis à Israël de déclencher le « choc de civilisation » souhaité entre l’Occident et le monde musulman. La triangulation est la tactique préférée du Mossad, décrite par la U.S. Army School for Advanced Military Studies, à la veille des événements du 11 septembre 2001, comme ayant « la capacité de cibler les forces américaines en faisant ressembler cela à un acte palestinien/arabe » [1]. La triangulation, comme l’explique bien Lucien Cerise, est également utilisée pour créer des conflits au sein d’une nation (des chocs de civilisation internes, pour ainsi dire). Dans la plupart des cas, la main d’Israël n’est invisible que dans le cadre de la cécité volontaire des autorités et du peuple.
Si, au lieu de comparer le 11 Septembre à l’opération Northwoods qui n’a jamais eu lieu, le film complotiste le plus regardé après le 11 Septembre (Loose Change) avait rappelé aux Américains l’attaque contre le USS Liberty, le mouvement de protestation aurait évolué dans une direction totalement différente de celle qu’il a prise sous la houlette d’Alex Jones. Personne ne songerait à qualifier l’attaque du USS Liberty d’inside job ou de « blessure auto-infligée », même si Johnson autorisa secrètement l’opération.
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(jpf)
Sur les écrits de Lucien Cerise, cf. en particulier, ouvrage collectif : Maria Poumier et al. : Marchandiser la vie humaine (Le Retour aux Sources, 2015) ; et de Lucien Cerise seul : Neuro-pirates, réflexions sur l’ingénierie sociale (Kontre Kulture, 2016) ; Retour sur Maïdan, la guerre hybride de l’Otan (le Retour aux Sources, 2017), Le Suprémacisme blanc, peuples autochtones et great reset (Culture et racines pour un nouveau paradigme, 2021).
L’opération Northwoods est un projet d’opérations militaires clandestines, dans le cadre de la Guerre Froide, mis en place par des chefs de l’état-major américain, qui devait simuler des attaques de la part des Cubains, pour les accuser ensuite et envahir leur pays qui était soutenu par l’URSS. C’est ce qu’on appelle une opération sous fausse bannière, ou sous faux drapeau. Avec intoxication de ladite opinion publique. En vue également d’obtenir un soutien diplomatique voire militaire de pays occidentaux tels que Le Royaume-Uni. Il fut envisagé que l’armée américaine exécutât elle-même une série d’attentats, prétendument cubains, sur le sol américain. Cette opération fut rejetée par l’administration Kennedy en 1962 et ne fut donc jamais mise à exécution.
Quant à l’attaque de l’USS Liberty, cela fait référence à ce que certains nomment pudiquement « l’incident de l’USS Liberty » qui fut une attaque délibérée de l’armée israélienne, dans les eaux internationales et pendant la Guerre des Six Jours, d’un navire « de recherche technique », plus prosaïquement d’un navire de renseignements de l’US Navy, plus précisément de la National Security Agency.
Les deux parties avaient conclu plus tard, et suite à des « enquêtes », à une erreur ! Les sionistes auraient pris le navire étatsunien pour un navire égyptien. Mais « sans rancune, hein ! » « Incident » qui fit 34 morts étatsuniens et 171 blessés.
Navire à ne pas confondre avec l’USAT Liberty,un cargo qui servit de transport d’animaux pour l’US Navy sous le nom également d’USS Liberty, qui fut torpillé par un sous-marin japonais en janvier 1942, et dont l’épave se trouve de nos jours juste au large de l’Île de Bali, au Sud de l’Indonésie.
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Il aurait suffi de compléter l’arrière-plan avec d’autres opérations sous fausse bannière israéliennes bien documentées (le bombardement de l’Hôtel King David en 1946, l’affaire Lavon en 1954, Israël commettant des attentats contre ses propres ambassades en Argentine en 1992 et à Londres en 1994, etc.) pour transformer un tel mouvement en tsunami. La théorie de l’« opération interne » (inside job), en revanche, ne peut jamais atteindre une masse critique, pour une raison simple : l’idée que le gouvernement américain, de sa propre initiative, trompe et terrorise ses propres citoyens en tuant des milliers d’entre eux pour justifier des guerres au Moyen-Orient qui ne sont même pas dans l’intérêt de la nation, cela est tout simplement trop difficile à croire pour la grande majorité des Américains – plus difficile à croire que le récit officiel avec ses impossibilités matérielles. En comparaison, l’idée qu’Israël attaque l’Amérique sous la fausse identité de terroristes islamiques pour gagner le soutien de l’Amérique contre ses ennemis arabes, est immédiatement compréhensible par toute personne de bon sens. Ce n’est qu’avec le pouvoir hypnotique des grands médias contrôlés par des sayanim et avec la complicité d’une « opposition contrôlée » bien organisée, qu’une idée aussi naturelle a été supprimée de l’esprit des Américains moyens.
Néanmoins, la croyance selon laquelle « le 11-Septembre était une opération israélienne » gagne du terrain partout dans le monde. Le film réalisé par ERTV, Le 11 Septembre et le Grand Jeu israélien, devrait y contribuer.
J’ai introduit dans ce film le scénario hypothétique du « double complot » ou du « complot piraté » (ou encore des « complots imbriqués »), qui est une tentative de distinguer le rôle joué par l’armée américaine et le rôle joué par Israël. Dans cet article, je vais préciser cette théorie en soutenant que l’attaque contre le Pentagone et les attaques contre les tours jumelles ont été préparées par deux groupes distincts, avec deux objectifs distincts : un changement de régime en Afghanistan d’une part, une guerre totale contre les ennemis d’Israël de l’autre. L’attaque du Pentagone était une opération interne de type Northwoods, mais la démolition des tours jumelles – l’événement qui définit le 11 Septembre dans la conscience mondiale – était une opération israélienne dans le même esprit que l’attaque du USS Liberty, mais d’une envergure mille fois plus grande. Je suggère qu’un groupe de sayanim haut placés à Washington et à New York a doublé les stratèges américains et a transformé leur opération plutôt modeste en une opération « cataclysmique », ne leur laissant d’autre choix que de dissimuler le tout, car exposer l’opération d’Israël exposerait inévitablement la leur.
Dans le scénario que je propose, l’affirmation selon laquelle une entité gouvernementale américaine a commis les attentats du 11 Septembre possède une part de vérité, mais cela reste un mensonge par omission s’il n’est pas mis dans la perspective plus large de la prise de contrôle de l’opération par les Israéliens. Ce demi-mensonge n’a pas seulement détourné les chercheurs de vérité des preuves incriminant Israël. Il a aussi servi à maintenir sous pression les services américains impliqués, les forçant à tout mettre sur le compte de Ben Laden, malgré l’invraisemblance de l’accusation, de peur que le voile ne soit levé sur leur propre implication. Le 11 Septembre illustre donc comment Israël chevauche les mensonges de l’Empire. C’est aussi le point culminant du détournement par Israël de la politique étrangère et militaire de l’Empire.
Deux événements
L’attaque contre le Pentagone et les attaques contre les tours jumelles étaient différentes à bien des égards. Une différence cruciale a été soulignée par Barbara Honegger dans sa conférence de trois heures sur l’attaque du Pentagone : les tours jumelles sont une cible civile, tandis que le Pentagone est une cible militaire. Les crashs d’avions commerciaux contre les tours jumelles étaient des actes de terrorisme, pas différents dans le principe de l’attentat à la bombe de 1993 contre les mêmes tours jumelles, qui n’a conduit à rien d’autre qu’à l’inculpation de huit personnes pour « complot, destruction explosive de biens et transport interétatique d’explosifs », malgré les tentatives des néoconservateurs d’inculper Saddam Hussein. Seule l’attaque contre le Pentagone pouvait être considérée comme un « acte de guerre » au sens juridique, comparable à Pearl Harbor, et pouvait justifier auprès des membres du Congrès, des chefs d’armée et de l’opinion publique, l’invasion d’un pays souverain. Le centre de commandement militaire américain avait été touché ; c’était un casus belli suffisant pour une guerre limitée – et, semblait-il, impossible à perdre –, même contre un État qui niait toute responsabilité et proposait de livrer Ben Laden à un tribunal international.
Il y a aussi une nette différence d’échelle entre les deux événements. L’événement du Pentagone était, selon le récit officiel, une attaque unique par un seul avion détourné. Les dégâts étaient assez faibles, relativement à la taille du Pentagone, et ont été facilement réparés ; exactement ce qu’on peut attendre d’une blessure auto-infligée. Le nombre officiel de morts est de 125 personnes. En revanche, l’événement du World Trade Center (WTC) est censé avoir impliqué deux avions et causé la destruction complète de trois gratte-ciel et la destruction partielle de beaucoup d’autres, avec des milliers de morts. La méthode de destruction des tours jumelles reste partiellement mystérieuse, mais il est certain qu’elle a demandé des mois, et probablement même des années de préparation, tandis que l’attaque sur le Pentagone a pu être préparée en quelques semaines.
La différence d’échelle entre ces événements est amplifiée par la différence dans la quantité d’images et les degrés auxquels les Américains y ont été exposés. Les images du crash du Pentagone sont quasi inexistantes, alors que les films du crash des tours jumelles, de leur effondrement et de leur transformation en immenses nuages de poussière sont nombreux et ont tourné en boucle sur les écrans de télévisions. « Cataclysmique », « traumatique », « catalysant » sont des adjectifs appropriés pour les attaques du WTC, pas pour l’attaque du Pentagone. Seuls les premiers peuvent être qualifiés de « terrorisme catastrophique », le domaine d’expertise du crypto-sioniste Philip Zelikow.
Dans l’hypothèse selon laquelle les deux événements étaient des attaques sous fausse bannière mises en scène par deux groupes distincts, leur différence de nature et d’amplitude devient significative. Le scénario du Pentagone était en quelque sorte raisonnable : un avion commercial a été détourné et s’est écrasé sur le Pentagone. Les dégâts étaient proportionnels à leur cause alléguée. De plus, le travail de simulation était minime, car aucun avion n’a été filmé, et seuls des morceaux de fuselage ridiculement petits ont été photographiés sur les lieux. Mais cela avait probablement été jugé suffisant pour convaincre les Américains que le régime taliban, de toute manière détesté de tous, devait être renversé.
Les attaques des tours jumelles sont d’une autre ampleur. Elles ont été écrites par des scénaristes plus imaginatifs, et produits avec des moyens beaucoup plus considérables : ce n’est pas le travail d’une petite équipe, mais d’un réseau étendu. L’impact visuel et émotionnel était incomparablement plus fort et plus durable. Plus important encore, cette attaque à grand spectacle n’était pas conçue pour convaincre les gens par un prétexte rationnel, mais pour les plonger dans une transe traumatique qui court-circuiterait leur capacité à raisonner. Que des terroristes islamiques puissent détourner un avion et l’écraser sur le Pentagone est une chose raisonnablement crédible, si vous n’y regardez pas de trop près. Mais, comme l’écrit Nick Kollerstrom dans Who Did 9/11 ? : « L’idée que quelqu’un dans les montagnes reculées d’Afghanistan puisse provoquer la désintégration des prestigieux gratte-ciel du World Trade Center à New York est totalement insensée. » [2] Faire croire cela aux masses a nécessité un pouvoir et une expertise considérables dans l’art du contrôle mental collectif, et une confiance absolue dans ce pouvoir et cette expertise. C’était une opération psychologique d’une ampleur sans précédent, bien au-delà de tout ce que la CIA avait jamais rêvé de faire.
Passons maintenant à la différence la plus importante : alors que l’attaque du Pentagone ne peut avoir été mise en scène que depuis l’intérieur du Pentagone lui-même, les attaques du WTC portent la signature indubitable d’Israël.
Deux signatures
Ceux qui avaient les moyens de faire tomber les tours jumelles et la tour 7 étaient ceux qui possédaient ces tours et en contrôlaient l’accès. Ils avaient tous, sinon une double nationalité américano-israélienne, du moins une loyauté notoire envers Israël, ainsi que des liens intimes avec les chefs d’État israéliens. Pour commencer, les trois tours effondrées appartenaient à Larry Silverstein, dont la complicité est si bien établie que je n’ai pas besoin de la démontrer à nouveau. Cette complicité pointe-t-elle vers un inside job ? Silverstein était-il un ami de George W. Bush et l’appelait-il tous les dimanches au téléphone ? Non. Le journal israélien Haaretz a rapporté le 21 novembre 2001 que Silverstein, qui, six semaines avant le 11 Septembre, avait réalisé « la plus grande transaction immobilière de l’histoire de New York » – « le point culminant de sa vie » – avait « des liens étroits avec Netanyahou » et que : « tous deux sont en bons termes depuis le passage de Netanyahou en tant qu’ambassadeur d’Israël aux Nations unies. Pendant des années, ils sont restés en contact étroit. Chaque dimanche après-midi, heure de New York, Netanyahou appelait Silverstein. […] Leurs liens se sont poursuivis après que Netanyahou est devenu Premier ministre. » Parmi les autres amis de Silverstein sont mentionnés Yitzhak Rabin, Ariel Sharon et « Ehud Barak, à qui Silverstein, dans le passé, a offert un poste de représentant en Israël » [3].
On peut considérer que Silverstein appartient à un catégorie très particulière des sayanim mobilisables par le Mossad aux États-Unis – 15 000 au bas mot selon l’estimation de Gordon Thomas dans son Histoire secrète du Mossad (Gideon’s Spies, 2007). Il en va de même pour son partenaire dans l’acquisition des tours jumelles, Frank Lowy : ami personnel d’Ehud Olmert, d’Ariel Sharon, de Benyamin Netanyahou et d’Ehud Barak, il est le fondateur de l’Institut israélien pour la stratégie et la politique nationales. Il en va de même pour Ronald Lauder, qui, en sa qualité de président de la New York State Privatization Commission – ou était-ce en tant que président du Congrès juif mondial ? – a accordé le bail à Silverstein et Lowy.
Dans le même gang new-yorkais de super-sayanim, il faut compter le milliardaire sioniste Maurice « Hank » Greenberg, l’assureur des tours jumelles qui avait pris la précaution de réassurer le contrat avec des concurrents. En 1993, Greenberg avait pris le contrôle de Kroll Incorporated, qui assurait la sécurité dans tout le complexe du World Trade Center, ce qui lui donnait un accès pratiquement illimité. En 1999, son fils Jeffrey Greenberg est devenu PDG de Marsh & McLennan, qui occupait les étages 93 à 100 de la tour nord, précisément les étages où un Boeing d’American Airlines s’est écrasé — du moins sur le film capturé miraculeusement par la caméra des mystérieux frères Naudet.
Il n’est donc pas étonnant que Netanyahou ait pu prévoir, dès 1995, que « si l’Occident ne prend pas conscience de la nature suicidaire de l’islam militant, la prochaine chose que vous verrez, c’est que l’islam militant fera tomber le World Trade Center », comme il s’en est vanté sur CNN le 23 novembre 2006 [4]. Les « Israéliens dansants » avaient également une connaissance préalable des attentats contre les tours jumelles. C’est aussi le cas de ceux qui ont envoyé des messages par le système de messagerie israélien Odigo deux heures avant le crash, ou encore des dirigeants de Zim Israel Navigational qui ont déménagé leurs 200 employés du WTC une semaine avant les attentats — « comme par un acte de Dieu », a commenté le PDG Shaul Cohen-Mintz [5] (confondant, évidemment, « le dieu d’Israël », avec le Père céleste).
Il n’y avait pas d’Israéliens dansant au Pentagone, et on ne connaît aucune prophétie israélienne d’une attaque contre le Pentagone. Dire que la main d’Israël n’y était pas serait exagéré et insultant pour Paul Wolfowitz, Douglas Feith, Dov Zakheim et bien d’autres. Mais il est difficile de contester que l’opération du Pentagone a été organisée au sein de l’administration américaine. Parmi les participants à la tromperie, notons celle de l’avocat général (Solicitor General) Ted Olson, dont la femme aurait péri dans le le vol AA77, après l’avoir appelé par deux fois au téléphone pour l’informer de la prise de contrôle de l’avion par des terroristes armés de cutters (il s’agit du plus célèbre des appels téléphoniques impossibles passés par les passagers des avions détournés) [6]. Je mentionne ici la participation de Ted Olson comme un indice que le détournement du vol AA77 était organisé par des éléments de l’administration Bush, possiblement même avec l’accord du président Bush.
Cette attaque sous faux drapeau contre le Pentagone était destinée à justifier l’invasion de l’Afghanistan, déjà en préparation. En revanche, les attaques contre les tours jumelles étaient un travail 100 % israélien. Elles n’étaient pas faites pour justifier l’invasion de l’Afghanistan – l’attaque du Pentagone y suffisait. Elles étaient destinées à amplifier l’opération du Pentagone en un événement dévastateur, cataclysmique et catalyseur qui pourrait déclencher une guerre contre les proverbiales « sept nations » ennemies d’Israël (Deutéronome 7, Josiah 24, Wesley Clark).
Voici maintenant un indice — on pourrait même dire une preuve — que les attaques du Pentagone et du World Trade Center ont été planifiées par deux groupes distincts. Au cours de l’été 2001, la Drug Enforcement Agency a publié un rapport qui a été révélé au public par le magazine Intelligence Online en mars 2002 [7]. Selon ce rapport, 140 espions israéliens, âgés de 20 à 30 ans, avaient été arrêtés entre mars 2001 et le 11 septembre 2001. Le rapport précise que « la région de Hollywood, en Floride, semble être un point central pour ces personnes ». Plus de 30 des 140 espions israéliens identifiés avant le 11 Septembre résidaient dans un rayon de trente kilomètres autour de la ville de Hollywood en Floride (à ne pas confondre avec Hollywood en Californie). Par une incroyable coïncidence, cette zone géographique est également celle où 14 des 19 pirates de l’air islamistes présumés résidaient. Ce fait troublant a été souligné pour la première fois par Justin Raimondo dans The Terror Enigma : 9/11 and the Israel Connection (2003) [8]. Les noms des pirates de l’air et leur résidence à l’époque peuvent être vérifiés sur cette page du FBI.
Mais voici une coïncidence plus révélatrice encore : il s’avère que les seuls pirates de l’air qui ne faisaient pas partie de ceux résidant à proximité de Hollywood étaient ceux du vol AA77, l’avion du Pentagone. C’est une indication aussi claire que possible que la liste complète des pirates de l’air est constitué de la réunion de deux listes : les identités et le profil des 14 pirates de l’air des vols AA11, UA175 et UA93 ont été définis par les agents israéliens installés dans la région de Hollywood (d’une façon qui reste à préciser). Ces 14 noms ont été ajoutés à une liste déjà préparée par les conspirateurs du Pentagone, qui ne comprenait que les 5 pirates de l’air du vol AA77.

Voici encore un indice supplémentaire. Il est hautement probable qu’aucun des avions commerciaux prétendument détournés n’a vraiment volé ce jour-là, mais il a fallu néanmoins donner le change par de fausse traces de leurs décollages et de leurs passagers. Le vol AA77 a décollé de Washington (aéroport de Dulles) avant de s’écraser dans le Pentagone voisin. Il a facilement pu être injecté virtuellement dans les exercices menés le jour même par le North-East Air Defense Sector (NEADS) du North American Aerospace Defense Command (NORAD), qui comportait des détournements d’avions virtuels.
Les vols AA11 et UA175 prétendument écrasés sur les tours jumelles ont également pu être injectés virtuellement dans les mêmes war games, mais dans ces deux cas, il se trouve que l’aéroport Logan de Boston, d’où ces avions sont censés avoir décollé, sous-traitait sa sécurité et sa gestion des passagers à Huntleigh USA Corporation, rachetée en 1999 par International Consultants on Targeted Security (ICTS), une firme israélienne dirigée par d’anciens officiers militaires israéliens et vétérans des agences de renseignement israéliennes, parmi lesquels Menahem Atzmon, trésorier du Likoud et ami proche du futur Premier ministre Ehud Olmert (2006-2009). Par conséquent, on peut dire que les empreintes ADN d’Israël se trouvent non seulement sur les tours du WTC pulvérisées ce jour-là, mais également sur les avions qui sont réputés s’y être écrasés, et encore sur la liste des prétendus pirates de l’air de ces avions.
Pour rester simple, je n’ai pas inclus dans l’équation le vol UA93 qui s’est écrasé à Shanksville, mais on remarque, d’une part, que ses pirates de l’air font partie des 14 de la liste israélienne de Hollywood, d’autre part, que l’aéroport d’où il aurait décollé, à savoir l’aéroport de Newark dans le New Jersey, sous-traitait également sa sécurité à Huntleigh. Il faut donc considérer que ce vol faisait partie du complot israélien, ce qui permet d’avancer une hypothèse sur ce qu’il s’est passé à Shanksville.

Récapitulons : l’événement du Pentagone a été circonscrit à la région de Washington, aéroport de décollage compris. C’était un travail interne à l’administration, ne nécessitant techniquement qu’un très petit nombre de personnes. Le but de cette mise en scène était de créer un prétexte pour l’invasion de l’Afghanistan, qui avait été planifiée à l’avance par les stratèges du Pentagone et les agents de l’État profond. Ceux qui ont simulé l’attaque du Pentagone n’ont pas pris la peine de fournir des images vidéo crédibles d’un crash ; ils étaient convaincus que les Américains feraient confiance à ce que les autorités leur diraient, car ils savaient que le renversement des talibans détestés ne soulèverait aucune protestation.
En revanche, l’événement du WTC a été entièrement organisé, depuis l’aéroport de décollage jusqu’au site du crash, sous le contrôle des services israéliens, avec la coopération d’un vaste réseau de sayanim à des postes très élevés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’administration. Il visait à plonger le peuple américain dans une rage suffisante pour lui faire soutenir – voire exiger – une guerre totale contre tout pays qui leur serait désigné comme abritant des terroristes. L’objectif était, comme l’ont tout simplement déclaré Eliot Cohen et Norman Podhoretz, la Quatrième Guerre mondiale [9], c’est-à-dire la quatrième étape vers la transformation du Grand Israël en puissance impériale. Dans l’art de fabriquer le consentement à la guerre, ces opérateurs dévoués à Israël se situent dans une ligue supérieure à ceux qui ont organisé l’attaque du Pentagone. Avec tous les grands médias d’entreprise détenus par des sionistes, ils avaient confiance en leur pouvoir de créer, sélectionner et contrôler les images que les Américains voient, et en leur capacité à mettre les Américains en transe hypnotique par une opération psychologique d’une ampleur sans précédent.
Si notre hypothèse est correcte, nous devrions voir, juste après les attentats du 11 Septembre, un conflit entre deux groupes au sein de l’administration Bush : un groupe de stratèges impériaux classiques prônant l’invasion punitive de l’Afghanistan et rien d’autre, et un autre groupe dominé par les sionistes appelant à des guerres préventives contre l’Irak, l’Iran, la Syrie et tous les régimes hostiles à Israël. C’est précisément ce dont nous avons été témoins. Mais avant de résumer la manière dont les crypto-sionistes ont réussi à entraîner les États-Unis dans la destruction de l’Irak, une brève présentation des deux groupes concurrents s’impose.
Anatomie de l’État profond
Ce qu’on appelle communément l’État profond a sans doute toujours existé aux États-Unis, mais il est devenu une réalité plus dominante depuis le National Security Act signé par Truman en 1947, incluant la création du National Security Council, de la CIA et d’autres institutions. On peut dire en première approximation que l’État profond est le gouvernement non élu et semi-secret de l’Empire, placé sous le contrôle d’intérêts mondialistes. Il a sa propre idéologie, que nous pouvons appeler l’impérialisme américain, enracinée dans un vieux sens de la « Destinée manifeste » de l’Amérique.
L’une des institutions les plus anciennes, les plus emblématiques et les plus influentes qui pilote la politique impérialiste des États-Unis est le Council on Foreign Relations. Les membres du CFR sont des internationalistes qui travaillent à travers des institutions financières et politiques. Ils représentent les intérêts des banquiers et investisseurs internationaux, qui ont fondé le CFR. Bien qu’il n’y ait pas d’uniformité stricte d’opinion parmi les membres du CFR, on peut dire que le CFR n’est pas, historiquement, pro-israélien. Encore aujourd’hui, la violation par Israël des lois internationales fait l’objet de critiques dans de nombreux articles publiés dans le magazine du CFR, Foreign Affairs. Le maintien des liens amicaux avec la dynastie saoudienne est aussi, à ce jour, la politique privilégiée du CFR, comme l’illustre ce rapport récent, The Case for a New U.S.-Saudi Strategic Compact.
Un membre éminent du CFR au cours des dernières décennies a été Zbigniew Brzezinski. Comme l’indique le titre de son best-seller Le Grand Échiquier, Brzezinski est un stratège dans la vieille tradition britannique du « Grand Jeu », qui vise à l’endiguement de la Russie. En tant que conseiller à la sécurité nationale de Carter, Brzezinski avait incité à la déstabilisation du régime afghan laïc et pro-soviétique en finançant et en armant les moudjahidines. En 2001, il cherchait à régler le problème qu’il avait créé. Signalons ici que Brzezinski avait, dès 1997, en référence à la difficulté d’obtenir le soutien de l’opinion publique pour les guerres impérialistes, souligné l’importance de « l’effet de choc de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor » dans le passé [10]. C’était trois ans avant que le PNAC n’exprime le besoin d’« un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor » dans son rapport Rebuilding America’s Defenses. C’est un détail significatif à l’appui de l’hypothèse selon laquelle les PNACers ont essentiellement saisi et détourné la rhétorique et le plan des brezinskiens.
L’un des enjeux en Afghanistan était le projet d’un oléoduc financé par UNOCAL (Union Oil of California). Comme l’ont documenté Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié dans Ben Laden : La Vérité interdite (2002), dans les premiers mois de 2001, l’administration Bush négociait encore avec Kaboul, mais en juillet, les négociateurs ont perdu confiance dans la capacité des talibans à stabiliser le pays. Leur renversement fut planifié, ainsi que le prétexte pour cela, accompagné de dessins fantaisistes de la grotte de Ben Laden à Tora Bora [11].

Outre le renversement des talibans, les impérialistes américains partageaient avec leurs amis saoudiens un intérêt à se débarrasser d’Oussama ben Laden, dont l’objectif déclaré était de libérer l’Arabie saoudite des bases et de la tutelle américaines et de mettre fin à la monarchie saoudienne corrompue (comme indiqué en 1996 dans sa Déclaration de guerre contre les Américains occupant la terre des deux lieux saints). George H. W. Bush, ancien membre éminent du CFR, était un ami et partenaire d’affaire des Saoudiens. En tant que chef de la CIA sous Ford, il avait privilégié les liens avec les services saoudiens plutôt qu’avec le Mossad, et en tant que président, avec son secrétaire d’État James Baker, il avait forcé Israël à la conférence de Madrid en novembre 1991.
Israël est, bien sûr, le grand rival de l’Arabie saoudite pour la position de meilleur ami des États-Unis. Les sionistes américains ont travaillé dur pour saper les relations américano-saoudiennes. De plus, contrairement aux théoriciens impérialistes du Grand Jeu comme Brzezinsky, ils ne sont pas intéressés par la conquête de l’Afghanistan – même s’ils savent profiter de n’importe quelle guerre. Ce qu’ils veulent, c’est entraîner les États-Unis dans des guerres par procuration contre leurs ennemis. Leur première priorité est le renversement de Saddam Hussein et la destruction de l’État irakien.
Afin de prendre progressivement le contrôle de la politique étrangère et militaire des États-Unis, les néoconservateurs ont poursuivi deux stratégies : ils ont cherché à imposer leur voix sur toutes les institutions juives américaines, avec des groupes de réflexion comme le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA ) ; et ils ont cherché à dicter la stratégie militaire impériale américaine, avec des groupes de réflexion comme le Project for a New American Century (PNAC), se faisant passer pour de fervents croyants dans la mission universelle de l’Amérique pour sauver le monde.
Cette stratégie de mimétisme est bien illustrée par l’exploitation que font les néoconservateurs du concept de « choc des civilisations », proposé en 1993 par Samuel Huntington dans un article de la revue du CFR, Foreign Affairs, puis trois ans plus tard dans un livre. Les néoconservateurs vont largement contribuer au succès mondial de ce livre, mais pour focaliser l’attention du public sur le conflit du Moyen Orient, qui n’occupe pas la place centrale dans la thèse de Huntington. Ce dernier est proche de Brzezinski, avec qui il a coécrit un livre en 1963. La stratégie néoconservatrice a si bien réussi que Brzezinski et Huntington sont souvent décrits, à tort, comme des néoconservateurs.
Bien entendu, il faut nuancer ce modèle de deux groupes distincts aux commandes de la politique impériale – les impérialistes traditionnels représentés par le CFR, et les crypto-sionistes représentés par le PNAC. Certaines personnalités sont difficiles à classer. Un cas intéressant est Henry Kissinger : pilier historique du CFR, il n’était pas connu dans les années 70 pour être très proche d’Israël, mais ses sympathies pour Israël vont s’afficher de plus en plus, et après le 11 Septembre il soutiendra la guerre en Irak.
Ce qu’il faut retenir, au-delà des personnes, c’est qu’il existe deux visions de l’empire américain : la vision traditionnelle valorise, depuis Franklin Roosevelt et le pacte du Quincy, l’alliance avec les pays arabes, tandis que la vision sioniste cherche à détourner la puissance impériale américaine contre les pays arabes et pour la défense d’Israël.
Tandis que les impérialistes du CFR préfèrent travailler par le biais d’institutions internationales telles que les Nations unies, les crypto-sionistes du PNAC ont promu une approche unilatérale. Bien qu’ils n’aient pas réussi à forcer le président Bush senior à prendre le contrôle de l’Irak en 1991, ils ont continué à faire pression dans ce sens (David Wurmser, Tyranny’s Ally : America’s Failure to Defeat Saddam Hussein, 1999).
Progressivement, en imitant et même exaltant jusqu’à la caricature l’impérialisme américain sous l’étiquette trompeuse de « néoconservateurs », et grâce à leurs relais médiatiques, les sionistes ont réussi à s’imposer dans le parti Républicain, et à acquérir une influence dominante sur la politique étrangère américaine, au point qu’aujourd’hui, 21 ans après le 11 Septembre, on peut presque dire qu’Israël est l’État profond américain.
Il convient pour finir de rappeler le rôle clé joué dans cette stratégie d’entrisme par deux aventuriers ambitieux et peu scrupuleux : Donald Rumsfeld et Dick Cheney. Rumsfeld est l’aîné des deux, de neuf ans plus âgé que Cheney. Il est intéressant de noter que Rumsfeld est au service d’Israël depuis au moins 1963, comme en atteste une lettre datée du 15 juillet 1963 que, tout jeune sénateur, il écrit au ministre de la Justice Robert Kennedy pour protester contre sa volonté de faire enregistrer l’American Zionist Council (dont l’AIPAC est alors une branche) comme un « agent du gouvernement israélien », ce qui risquerait d’« offenser l’opinion juive aux États-Unis ». C’est Rumsfeld et Cheney qui, en 1974, ouvrent à Paul Wolfowitz et Richard Pipes, deux protégés de Richard Perle, une porte de service dans l’administration de Gerald Ford. Depuis cette date, ils jouent ce rôle d’entremetteur pour les néoconservateurs, qu’ils introduisent systématiquement dans leurs cabinets. En 2001, Cheney, après avoir dirigé la campagne de Bush Jr., contrôla la formation de son gouvernement, nomma Rumsfeld à la Défense, et introduisit une vingtaine de néoconservateurs. « Dick Cheney exerce tous les pouvoirs de la présidence », écrivent Lou Dubose et Jake Bernstein dans Vice : Dick Cheney and the Hijacking of the American Presidency (2006). Dans l’hypothèse du complot à deux niveaux, Cheney et Rumsfeld sont les chevilles ouvrières qui relient les deux niveaux.
Deux projets
Après le 11 Septembre, Colin Powell, membre du Council on Foreign Relations pendant trente-cinq ans, a annoncé une opération limitée en Afghanistan. Brzezinski était dans la même ligne de pensée. Tout comme le clan Bush. Mais Bush Jr. ne compte pas dans l’équation ; il était sous le charme de ceux que son père appelait the crazies. Pendant qu’il lisait My Pet Goat, son vice-président dirigeait les opérations depuis le bunker de la Maison-Blanche (le PEOC), sous les conseils de son assistant crypto-sioniste Lewis « Scooter » Libby.

De son côté, à peine cinq heures après les attentats, Rumsfeld demandait à son équipe du Centre de commandement militaire national de fournir « toutes les informations » permettant de relier les attentats à l’Irak (selon des notes obtenues par David Martin, correspondant au Conseil de sécurité nationale pour CBS News) [12].
Les 19 et 20 septembre, le Defense Policy Board de Richard Perle rencontra Paul Wolfowitz et Bernard Lewis [13], mais sans Colin Powell et Condoleezza Rice. Ils préparèrent une lettre au Président, à en-tête du PNAC, pour lui rappeler sa mission historique : « Même si les preuves ne relient pas directement l’Irak à l’attentat, toute stratégie visant à éradiquer le terrorisme et ses commanditaires doit inclure un effort déterminé pour chasser Saddam Hussein du pouvoir en Irak. L’échec à entreprendre un tel effort constituera une reddition rapide et peut-être décisive dans la guerre contre le terrorisme international. » [14] Perle persista à affirmer que Mohammed Atta, le meneur présumé des terroristes du 11 Septembre, « a rencontré Saddam Hussein à Bagdad avant le 11 Septembre. Nous en avons des preuves » [15].
Cet argument fut finalement abandonné au profit de la menace non moins fictive que représentaient les « armes de destruction massive » de Saddam, en mettant l’accent sur les armes biologiques. Une semaine seulement après le 11 Septembre, Richard Perle déclarait à CNN que la prochaine attaque terroriste impliquerait probablement « des armes chimiques ou biologiques ». Et ce fut le cas : les 18 septembre et 9 octobre, quatre lettres contaminées à l’anthrax sont envoyées à des journalistes et sénateurs, faisant 22 morts. Les lettres identifiaient clairement l’auteur comme musulman fanatique : « Vous ne pouvez pas nous arrêter. Nous avons cet anthrax. Tu meurs maintenant. Tu as peur ? Mort à l’Amérique. Mort à Israël. Allah est grand. » Quelques jours avant, le FBI avait reçu une lettre anonyme accusant le professeur Ayaad Assaad, un américain d’origine égyptienne, d’être un bio-terroriste. Il fut déterminé que les souches d’anthrax provenaient du laboratoire militaire de l’Utah où travaillait Assaad. Celui-ci fut rapidement innocenté, mais on apprit plus tard dans le Hartford Courant qu’en 1992 des caméras de surveillance avaient capturé un certain Philip Zack entrant illégalement dans le lieu de stockage du laboratoire et que, dans le même temps, des agents pathogènes avaient disparu du centre. Zack avait été renvoyé du laboratoire après une plainte d’Assaad pour une lettre raciste co-signée par Zack [16]. Le FBI ne prêta aucune attention à cette révélation, ayant probablement été averti par leur patron Michael Chertoff de laisser les sayanim tranquilles.
Les attaques à l’anthrax furent très utiles pour donner de la crédibilité à la menace des armes de destruction massives de Saddam, que fabriqua de toutes pièces l’Office of Special Plans contrôlé par les néoconservateurs William Luti, Abram Shulsky, Douglas Feith et Paul Wolfowitz.
En septembre 2002, la marionnette Bush Jr. lut sur son téléprompteur que « Saddam Hussein est un dictateur meurtrier accro aux armes de destruction massive », qui pourrait à tout moment « fournir une arme biologique ou chimique à un groupe terroriste ou à des terroristes individuels » [17].
Au département d’État, on résistait à la pression. Mais Colin Powell finit par céder et, le 5 février 2003, il déclara devant l’Assemblée générale des Nations unies : « Il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité d’en produire rapidement plus, beaucoup plus. Et il a la capacité de disperser ces poisons et maladies mortels d’une manière qui peut causer des morts et des destructions massives. » En quittant son poste en 2004, Powell avouera avoir été trompé et qualifiera ce discours de « tache sur ma carrière » (« a blot on my record ») [18].
On ne débat plus du fait que la guerre en Irak était principalement un projet sioniste (lire John Mearsheimer et Stephen Walt, Le Lobby pro-israélien et la Politique étrangère américaine, 2007). Le CFR est d’ailleurs toujours resté extrêmement critique à l’égard de cette guerre, exprimant par la suite le vœux que les idées des néocons « restent enfouies dans le sable de l’Irak » pour toujours. Mais les impérialistes traditionnels avaient perdu le contrôle de la politique étrangère américaine et ne l’ont pas retrouvé depuis. Quant à Brzezinski, il dénonça devant le Sénat « une calamité historique, stratégique et morale […] mue par des pulsions manichéennes et un orgueil impérial » (février 2007).
Nulle part la divergence d’objectifs entre les impérialistes du CFR et les crypto-sionistes du PNAC n’est plus évidente que dans leur approche de l’Arabie saoudite, l’allié stratégique de l’Amérique au Moyen-Orient depuis Roosevelt. Quelques semaines après les attentats du 11 Septembre, David Wurmser, à la fois membre du PNAC et co-auteur du rapport Clean Break adressé à Netanyahou en 1996, ouvrit les hostilités dans le Weekly Standard avec un article intitulé « The Saudi Connection », affirmant que la famille royale saoudienne était à l’origine de l’attaque [19]. Puis, en décembre 2002, les médias commencèrent à mentionner les 28 pages expurgées de l’« Enquête conjointe sur les activités de la communauté du renseignement avant et après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 » menée par les commissions spéciales du Sénat et de la Chambre sur le renseignement. Ces pages, finalement divulguées en 2016, sont censées démontrer que certains des pirates de l’air, dont 15 citoyens saoudiens, ont reçu un soutien financier et logistique d’individus liés au gouvernement saoudien. Inutile de dire que, puisque aucun Saoudien n’a réellement détourné d’avions le 11 septembre 2001, ce rapport est aussi bidon que l’ensemble du rapport de la Commission sur le 11 Septembre. Mais sur cette base fabriquée, Richard Perle et David Frum ont soutenu dans leur livre An End to Evil : How to Win the War on Terror (2003), que « les Saoudiens se qualifient pour l’axe du mal », et implorent le président Bush de « dire la vérité sur l’Arabie saoudite », à savoir que les princes saoudiens financent Al-Qaïda [20]. Dans cette même ligne, on trouve maintenant des livres comme The Stealth Saudi Arabian Takeover of America (« La prise de contrôle furtive de l’Amérique par l’Arabie saoudite »).
Conclusion
Selon l’hypothèse présentée dans cet article, l’attaque du Pentagone semble avoir été planifiée à Washington, tandis que les attaques du WTC étaient planifiées à Tel-Aviv et à New York. La fausse attaque sur le Pentagone était une opération interne au National Security State américain, avec l’encouragement des néoconservateurs infiltrés au Pentagone, mais l’attaque sur les tours jumelles était entièrement sous le contrôle d’Israël et de ses soutiens new-yorkais. Puisque l’attaque contre les tours jumelles, par son ampleur, définit le 11 Septembre dans la mémoire collective, nous pouvons dire qu’Israël a commis le 11 Septembre, mais nous devons garder à l’esprit que les services israéliens et leurs agents infiltrés n’ont pu le faire en toute impunité qu’en se connectant à une opération du Pentagone de moindre envergure. Le gouvernement américain est responsable d’une partie du 11 Septembre, mais c’était la plus petite partie ; elle le compromettait suffisamment toutefois pour l’obliger à se soumettre à l’agenda d’Israël.
Il est sans doute de bonne guerre pour les pays ennemis de l’empire américain de commencer à qualifier le 11 Septembre d’inside job dans leur guerre de l’information, comme le feront de plus en plus la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres. Il y a un an, par exemple, l’agence de presse russe RIA Novosti a publié une analyse du 11 Septembre par sa journaliste vedette Viktoria Nikiforova, intitulée « Les États-Unis refusent de révéler le secret du 11 Septembre » (traduction anglaise ici), incluant ce qui suit : « Des experts de l’université d’Alaska à Fairbanks ont calculé que l’incendie n’aurait pas pu entraîner l’effondrement du troisième gratte-ciel, ce qui est rarement mentionné par les médias grand public. » Nous pouvons nous attendre à d’autres choses de ce genre. Mais les Américains sont dans une position totalement différente. Tant que les militants américains continuent de scander « 9/11 was an inside job » et de parler de l’opération Northwood plutôt que de l’attaque du USS Liberty, ils trompent fondamentalement les Américains et fournissent une couverture pour les crimes d’Israël.
Je laisse le dernier mot à Oussama ben Laden :
« J’ai déjà dit que je n’étais pas impliqué dans les attentats du 11 Septembre aux États-Unis. […] Je n’avais aucune connaissance des attaques, et je ne considère pas non plus le meurtre de femmes, d’enfants et d’autres êtres humains innocents comme un acte louable. […] Les États-Unis devraient chercher les auteurs de ces attentats en eux-mêmes ; […] parmi les gens qui veulent faire du siècle actuel un siècle de conflit entre l’islam et le christianisme. Le système américain est entièrement sous le contrôle des juifs américains, dont la première priorité est Israël et non les États-Unis. […] C’est pourquoi la punition devrait être dirigée contre Israël. » [21]
Laurent Guyénot
Notes
[1] Rowan Scarborough, “U.S. troops would enforce peace Under Army study”, The Washington Times, Sept 10, 2001, www.washingtontimes.com/news…
[2] Nick Kollerstrom, Who did 9/11, New Alchemy Press, 2021, p. 2.
[3] Sara Leibovich-Dar, “Up in Smoke,” Haaretz, November 21, 2001, www.haaretz.com/2001-11-21/t…
[4] Script sur transcripts.cnn.com/show/gb/date/2006-11-23/segment/01
[5] Stephanie Armour, “Firms realize workplaces will never be the same”, USA Today, September 17, 2001, usatoday30.usatoday.com/money/general/2001-09-17-workplace-changes.htm
[6] David Ray Griffin, 9/11 Contradictions, Arris Books, 2008, pp. 72-78. Ces incohérences sont évoquées dans The Wall Street Journal du 16 mai 2013, online.wsj.com/article/PR-CO-20130516-909978.html
[7] Le rapport complet est sur antiwar.com/rep/DEA_Report_redactedxx.pdf. It is quoted here from Raimondo and Bollyn’s books.
[8] Justin Raimondo, The Terror Enigma : 9/11 and the Israel Connection, iUniversal, 2003, p. 3.
[9] Pour certains Américains, la guerre froide est considérée comme la Troisième Guerre mondiale.
[10] “[The American public] supported America’s engagement to World War II largely because of the shock effect of the Japanese attack on Pearl Harbor” (Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard, Basic Books, 1997, p. 24).
[11] Dessin paru dans le London Times et authentifié par Donald Rumsfeld sur NBC (Meet the Press) le 2 décembre 2001. Rumsfeld ajouta : « And there is not one of those, there are many of those. » Voir sur YouTube, “Ben Laden’s Cave according to Rumsfeld,” www.youtube.com/watch ?v=FGhG…
[12] Julian Borger, « Blogger bares Rumsfeld’s post 9/11 orders », The Guardian, February 24, 2006, www.guardian.co.uk/world/200…
[13] Bernard Lewis, What Went Wrong ? The Clash between Islam and Modernity in the Middle East, Harper Perennial, 2003.
[14] Stephen Sniegoski, The Transparent Cabal : The Neoconservative Agenda, War in the Middle East, and the National Interest of Israel, Enigma Edition, 2008, p. 144.
[15] Gary Leupp, « Richard Perle’s Bombshell in Milan », Conterpunch, September 10, 2002, www.counterpunch.org/2002/09…
[16] Lynne Tuohy and Jack Dolan, « Turmoil in a Perilous Place », December 19, 2001, s3.amazonaws.com/911timeline/2001/hartfordcourant121901.html, and « Anthrax Missing From Army Lab », January 20, 2002, www.ph.ucla.edu/EPI/bioter/a…
[17] www.presidentialrhetoric.com…, Sniegoski, Transparent Cabal, op. cit., p. 155.
[18] Steven Weisman, « Powell Calls His U.N. Speech a Lasting Blot on His Record », New York Times, September 9, 2005, www.nytimes.com/2005/09/09/p…
[19] « The Saudi Connection : Osama bin Laden’s a lot closer to the Saudi royal family than you think », The Weekly Standard, October 29, 2001. Cet article n’est plus consultable mais est mentionné ici : www.washingtonexaminer.com/w…
[20] Sniegoski, Transparent Cabal, op. cit., p. 204.
[21] Interview avec le journal pakistanais Daily Ummat, traduit en anglais par BBC World Monitoring Service sur www.globalresearch.ca/interv… ; Voir aussi Webster Griffin Tarpley, 9/11 Synthetic Terror Made in USA, Progressive Press, 2008, p. 136-138.
Quand il fait gris et froid,
C’est que le Ciel est en effroi.
Quand il fait froid, souvent
Le Soleil met ses bleus évents.
Quand il fait gris et doux,
C’est qu’il mouillasse en amadou.
Extraits d’un article de Berclaz, « De Cicéron à Faurisson », paru sur Réseau International, le 23 janvier 2023
Au commencement de sa législature, Ponce Pilate, procurateur de Judée de 26 à 36 apr. J.-C., fit défiler les aigles romaines à Jérusalem, de même qu’elles défilèrent partout ailleurs dans l’Empire pour afficher la loi de Rome.
Les notables juifs, qui avaient pourtant fait leur soumission, y virent une offense à une religion qui interdit les images et les représentations figuratives.
Des troubles à l’ordre public en furent la conséquence. Ponce Pilate convoqua ces notables à Césarée où ils attendirent dans la cour d’honneur du palais avant de subir les remontrances du procurateur pour ces débordements dont il les tenait pour responsables.
L’historien juif Flavius Josèphe rapporte dans son « Histoire ancienne des Juifs » (Éditions Lidis, Paris, 1968, p. 561) que Ponce Pilate avait rassemblé des troupes aux abords du palais. Au terme de sa harangue, les notables furent encerclés par des légionnaires en armes et le procurateur les mis en garde : ils s’exposaient à subir les foudres de Rome s’ils persistaient à susciter des troubles.
C’est alors que les Juifs se jetèrent à terre en déchirant leurs vêtements, offrant leur gorge au glaive des soldats romains, affirmant qu’ils préféraient mourir tout de suite plutôt que vivre sous la férule d’un pouvoir qui bafouait la loi mosaïque.
Au Proche-Orient, les Romains se présentaient comme les garants de la loi et de l’ordre, contre l’arbitraire et la tyrannie des roitelets orientaux : les notables juifs savaient bien que Ponce Pilate se devait de montrer l’exemple et qu’il ne pouvait pas se permettre de les massacrer sur place parce qu’ils protestaient à leur manière après avoir déféré à sa convocation.
Pourtant, par leur comportement provocateur et outrancier, les notables juifs défiaient l’autorité du procurateur, ce qui constituait un outrage au Sénat et au Peuple de Rome, qui avait investi Ponce Pilate d’une délégation sur décision de l’Empereur. Déconcerté par cette scène d’hystérie collective totalement étrangère à une mentalité romaine prônant les vertus du stoïcisme, Ponce Pilate congédia les notables sans autre forme de procès.
On comprend que les Juifs, déjà, voulaient bénéficier des avantages du martyre mais sans en subir les inconvénients. C’est là véritablement la clé d’un comportement qui fera école à travers les siècles, de l’Antiquité à nos jours, dans les relations entre l’Église et la Synagogue, entre le talmudisme sectaire et le reste du monde.
Quant à Ponce Pilate, qui devaient rendre des comptes à Rome, il renonça à la suite de cet incident à intervenir dans les affaires des Juifs. Pour ne pas céder à la provocation et entrer dans leur jeu, on peut comprendre pourquoi Ponce Pilate se lava les mains après avoir fait défiler les aigles, sans deviner bien sûr que la répétition de ce geste dans une autre cause infiniment cruciale allait consacrer la fin de l’ancienne Alliance en permettant au Christ de vaincre ce monde en fustigeant la duplicité et l’hypocrisie des notables, alors que Ponce Pilate croyait par un geste dérisoire maintenir le statut d’un ordre ancien contaminé par la perversion et la corruption.
[…]
Les Romains, qui avaient cru voir dans la Palestine une Terre prometteuse, subirent un choc en retour avec l’afflux d’une Diaspora qui évolua en invasion allogène, pour ne pas dire barbare, qu’ils avaient eux-mêmes provoquée en menant la guerre contre Jérusalem, après avoir ouvert un œil, mais pas les deux yeux : le ver était déjà dans le fruit. Bien avant le temps de la Diaspora, une prospère communauté juive était implantée à Rome et versait périodiquement de substantielles contributions aux gardiens du Temple à Jérusalem. En marge du lieu de prière et de sacrifice prospérait tout un monde de trafic et d’intrigues lié à l’exercice du culte.
Les marchands du Temple y étaient à demeure, protégés par une milice aux ordres du Sanhédrin. Cette « fuite des capitaux » obligea le Sénat à légiférer pour que l’or ne soit plus autorisé à franchir les frontières de l’Imperium Romanum.
En 62 avant J.-C, Lucius Flaccus, un obligé de Cicéron, avait été nommé gouverneur de la province d’Asie Mineure, située entre Rome et Jérusalem. Et c’est dans l’exercice de ses fonctions qu’il appliqua la loi en séquestrant l’or que les Juifs de Rome voulaient envoyer à Jérusalem.
Les Juifs étaient donc coupables mais ils accusèrent Lucius Flaccus de vol et de spoliation. Il fut contraint de se défendre de ces accusations avec l’assistance de Cicéron. Dès lors, « Le procès de Flaccus ne pouvait se conclure que par un acquittement. […] Le tribunal, composé de 25 sénateurs, 25 chevaliers et 25 tribuns du Trésor, lui donna raison. » (Pierre Grimal, Cicéron, Fayard, 1986, p. 191)
Ce cas emblématique d’inversion accusatoire, le premier du genre, où le coupable cherche à porter contre autrui une accusation calomnieuse dans le but de détourner l’attention de ses propres crimes, voire de les justifier, avait déjà retenu l’attention du Professeur Faurisson, qui commenta en ces termes le procès de Lucius Flaccus : « Les quelques pages où Cicéron décrit les Juifs sont d’une grande importance historique. Elles réduisent à néant la thèse, aujourd’hui si répandue, selon laquelle l’antisémitisme [sic] serait essentiellement une invention des chrétiens. Dans le Pro Flacco, on voit le plus grand des orateurs romains, dès avant l’ère chrétienne, dénoncer le comportement des Juifs dans les termes mêmes où le feront, siècle après siècle, des auteurs prestigieux, que ceux-ci se trouvent être chrétiens, agnostiques ou athées, de gauche ou de droite et en quelque pays que ce puisse être où vit une communauté juive. Cicéron a, si l’on ose dire, fixé les traits du Juif à la manière qui, plus tard, sera celle des « antisémites » les plus connus, qu’ils s’appellent Shakespeare, Voltaire, Dostoïevski, Drumont ou Céline. »
Les Juifs, si prompts à se moquer de l’idée d’un «complot juif», sont eux-mêmes fortement enclins à dénoncer partout un «complot contre les Juifs».
Il faut convenir que l’idée, en ces cas, de complot ou de conjuration est en elle-même totalement inadéquate.
Il y a en fait non pas un « complot juif » mais un pouvoir juif, riche, comme tout pouvoir, de contradictions et de conflits ; ce pouvoir, cette puissance suscite obligatoirement des réactions d’une grande diversité et, parmi ces réactions, une possible hostilité.
Pour Cicéron, dans le Pro Flacco, le mot de «Juif» et celui d’«or» se conjuguent d’emblée : «auri Judaici», l’or judaïque. Puis, vient l’idée que les Juifs s’entendent à la manigance et à l’intimidation.
Ils savent s’unir pour peser d’un grand poids dans toutes les assemblées.
Ils s’y déchaînent. Ils s’entendent à exciter la haine. Ils calomnient.
Ils sont violents. Ils fraudent. Ils tournent les lois du pays. Ils n’ont d’attachement véritable que pour ce que Cicéron appelle leur « superstition », c’est-à-dire leur culte de l’or. Accessoirement, Cicéron constate que, pour ce procès où ils ont eu l’aplomb de prétendre que Flaccus leur avait pris leur or, les Juifs sont venus en grand nombre dans ce prétoire où ils se conduisent avec l’arrogance de la tourbe.
Ils ont obtenu avec d’autres qu’une formidable enquête fût entreprise contre Flaccus dans la province d’Asie et, pourtant, dit Cicéron, on a retrouvé dans le Trésor public tout l’or prétendument volé aux Juifs. Simplement, Flaccus avait, dans sa province, confisqué au profit du Trésor public l’or que les Juifs avaient pris l’habitude d’exporter vers Jérusalem pour leur propre compte. Ils le faisaient aussi bien à partir de Rome et de toute l’Italie qu’à partir des provinces. À de multiples reprises ces exportations avaient été déclarées illégales mais les Juifs s’étaient moqués de la loi. Flaccus, lui, avait pris l’initiative de faire appliquer la loi.
Du coup, les Juifs avaient crié au vol et avaient porté plainte contre le propréteur, dont la fonction principale était pourtant de faire appliquer les lois de Rome.
Sur les privilèges exorbitants arrachés par les Juifs aux autorités romaines du temps de Cicéron et de César, on lira de Jules Isaac, qui passe bien trop rapidement sur le Pro Flacco, le chapitre intitulé : «La question juive à Rome» dans son célèbre ouvrage, Genèse de l’antisémitisme (Calmann-Lévy, 1985, p. 94-98).
Un siècle plus tard, de tels privilèges allaient être suivis, comme on le sait, d’une catastrophe pour les Juifs : en l’an 70 de notre ère, Titus prenait la ville de Jérusalem et en détruisait le Temple.
[…]
Dans l’introduction de ses «Écrits révisionnistes» (1974-1998), publiés en 1999, le Professeur Faurisson soulignait que « La description que fait l’illustre orateur [Cicéron] de l’influence, de la puissance et des procédés des Juifs de Rome dans le prétoire me donne à penser que, s’il revenait sur terre, au XXe siècle, pour y défendre un révisionniste, il n’aurait pour ainsi dire pas un mot à changer sur ce point dans sa plaidoirie du Pro Flacco (p. XLVII). »
Le passage le plus accablant, le plus intemporel de la plaidoirie de Cicéron […] se révèle dans sa réplique à Lélius, l’avocat de la communauté juive de Rome : « Je te comprends, Lélius. Tu sais quelle est la multitude de ces juifs, quelle est leur solidarité, leur entente, leur savoir-faire et leur influence sur les foules populaires. Mais je baisserai le ton pour n’être entendu que des juges ; car je ne saurais ignorer qu’au milieu des Juifs se tiennent leurs meneurs, toujours prêts à diriger leur horde ou contre ma personne, ou contre l’élite des citoyens ; ne pense donc pas que je me prête d’aucune sorte à leur faciliter cette besogne ». (Cicéron, pro Flacco, XXVIII)
* * *
ENTRE « J’AIME QUI JE VEUX » ET « JE HAIS QUI JE VEUX » LA DIFFÉRENCE PEUT PARAÎTRE PARFOIS MINIME
Emblème des années 80 en fRance

Et sa variante :

* *
Salut du parti ukrainien Svoboda

« Svoboda » veut dire « Liberté » en ukrainien. Liberté pour eux, extermination pour les autres. Les plus fanatiques « libertistes » sont ceux (du moins, ceux qui ne sont pas déjà morts depuis ces derniers mois) de la Légion Svoboda, unité paramilitaire de la taille d’une brigade d’au moins six bataillons.
* * *
De Donbass Insider
La formation Wagner a continué d’élargir sa zone de percée au sud-ouest de Bakhmout.
Les forces russes ne sont plus qu’à environ 3-4 km de la très importante route d’approvisionnement N-32.

Si cette route est coupée, les FAU devront vraiment envisager de quitter Bakhmout avant qu’il ne soit trop tard.
* *
Donbass Insider
La Russie dispose de données fiables selon lesquelles les forces armées ukrainiennes stockent des armes occidentales dans des centrales nucléaires.
Le service de renseignement extérieur (SVR) de la Fédération de Russie a signalé qu’il existe des informations fiables sur le déploiement d’armes occidentales dans les territoires de trois centrales nucléaires ukrainiennes. Entre autre, le SVR a déclaré que ces «entrepôts» abritent des missiles pour HIMARS et des systèmes de défense anti-aérienne étrangers.
Si la détonation des entrepôts et la destruction des centrales nucléaires ukrainiennes se produisaient, il est prévu de blâmer Moscou.
Le service de renseignement extérieur a rapporté que rien que la dernière semaine de l’année dernière plusieurs wagons de chemin de fer de la «cargaison mortelle» ont été livrés à la centrale nucléaire de Rovno. Au cas où une détonation à grande échelle se produirait dans les centrales nucléaires ukrainiennes, Kiev prévoit de rejeter la faute sur Moscou.
«Le calcul est basé sur le fait que les forces armées russes, conscientes du danger d’une catastrophe nucléaire, ne frapperont pas les territoires des centrales nucléaires. Si une détonation à grande échelle d’entrepôts et la destruction d’une centrale nucléaire se produisent en raison de la faute d’un autre missile de défense aérienne ukrainien « égaré », alors le blâme pour la tragédie peut toujours être attribué à Moscou », a noté le service de renseignement extérieur.
* * *
À propos du chancre malin (et pas malingre) ukrainien néo-bandériste et de ses métastases contemporaines (qui n’ont rien de poétiques).

De Donbass Insider.
Une carte intéressante, voici le score le plus important jamais réalisé du Parti Svoboda, avec au niveau national plus de 10 % des voix, raflant 12 sièges et 25 autres par alliances avec d’autres formations d’extrême-droite, nous sommes fin 2012, dans un contexte où les USA préparaient déjà le Maïdan, on perçoit très bien où se trouve le nid bandériste en Ukraine… et où l’influence était quasi nulle… en Crimée, dans les oblasts de Zaporojie, Donetsk, Lougansk, dans les zones proches d’Odessa et de la Transnistrie, mais l’on voit aussi la contamination du Centre du pays, avec Kiev notamment et déjà un clignotant à Dniepropetrovsk, la future base d’attaque des Ukrainiens vers le Donbass. [(jpf) On pourrait ajouter : ce qui semble être aussi le cas à Kharkov et à Soumy, tout au Nord-Est, et quelques autres villes du Sud, ce qui en fait là la marque d’un phénomène urbain et de brassage de populations.
Deux grandes zones de prolifération : La Galicie-Volhynie, centrée sur Lvov, tout à l’Ouest, et une autre zone au Centre-Nord.
Les statistiques ne sont malheureusement pas très précises (+ de 3, plus de 5, plus de 20). On peut supposer que + de 3 veuille dire : – de 5 ; + de 5 : – de 20 ; quant à + de 20, on ne sait pas à quel % cela s’arrête.]
De Réseau Voltaire
Julian Assange : un héros nié par sa patrie.
Nous rapportons, à titre d’exemple… ce que l’organisation WikiLeaks de Julian Assange a révélé… en 2010
Afghanistan War logs. En 2010 WikilLeaks publie une série de documents relatifs à la guerre en Afghanistan. Ils couvrent une période allant de janvier 2004 à décembre 2009. Ces documents réservés -qui sont rapportés par The Guardian, le New York Times et Der Spiegel- révèlent le meurtre de civils par des troupes états-uniennes et britanniques.
Irak War Logs. En 2010 encore WikiLeaks diffuse une vidéo qui montre le meurtre de civils irakiens et de deux journalistes de Reuters dans une attaque effectuée par deux hélicoptères Apache états-uniens. La même année une analyste de l’Armée USA, Chelsea Manning, est arrêtée sous l’accusation d’avoir divulgué la vidéo et des centaines de milliers de documents réservés. WikiLeaks diffuse plus de 300 000 documents qui révèlent abus, tortures et violences des forces US en Iraq. Les documents révèlent aussi la mort de 15 000 civils dans des circonstances inconnues et de nombreux cas de tortures par des militaires irakiens sous commandement USA.
Cablegate. La même année encore WikiLeaks publie des centaines de milliers de documents réservés sur les opérations de Washington dans le monde. Ces documents contiennent des informations confidentielles envoyées par 274 ambassades US au département d’État à Washington. Les documents rapportent des évaluations, souvent très négatives, sur le comportement public et privé de chefs d’État et de gouvernements européens, parmi lesquels le président du Conseil italien Silvio Berlusconi et le président russe Vladimir Poutine.
Brève présentation de l’interview diffusée vendredi 13 janvier à 23h sur Byoblu
Le père de Julian Assange, John Shipton, annonce depuis l’Australie, dans cette interview par Berenice Galli, une nouvelle qui pourrait être décisive sur le sort de son fils : « Je sens que nous réussirons et que Julian sera libre. Je le sens, je le vois, je le perçois à travers les centaines de contacts que j’ai dans le monde entier ».
Ce qui est décisif -souligne John- est que « Nous avons en Australie le Premier ministre le Conseil des ministres, le Parti du Travail au gouvernement, 60 membres du Parlement qui soutiennent Julian, ainsi même que tous les journaux, les syndicats, les organisations non gouvernementales. Du moment que Julian est un citoyen australien, le Gouvernement australien est le seul qui puisse parler pour Julian face aux États-Unis, parce qu’il est un citoyen australien. En conséquence ce mouvement mondial s’est focalisé sur l’Australie et le Gouvernement australien a manifesté des remontrances aux États-Unis. Aux informations de la TV australienne, le directeur des nouvelles internationales, John Lyons, a dit avoir entendu d’après ses sources dans le Conseil des ministres que Julian sera libéré sans conditions dans les deux mois ».
John déclare n’avoir aucune confiance dans la Justice britannique, qui a soumis Julian Assange à « un procès spectacle, une persécution politique ». Il rappelle ensuite que « Les circonstances ne se sont pas améliorées depuis que le professeur Niels Melzer, le rapporteur des Nations Unies sur la torture, a présenté en 2019 le rapport exhaustif de la visite qu’il avait faite à Julian dans la prison de Belmarsh avec deux médecins spécialistes. Dans sa déclaration il a écrit que Julian souffrait des effets de sept années et demi de torture psychologique. Ằ Julian est autorisée une communication téléphonique internationale de dix minutes et les appels téléphoniques lui sont concédés en fonction d’un certain crédit : pendant la période de Noël nous avons utilisé tout ce qui lui était autorisé, donc pour pouvoir nous reparler je devrai attendre une semaine ou plus ».
Manlio Dinucci
Traduction M.-A.
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TF1-LCI essaye de discréditer les journalistes indépendants dans le Donbass sous couvert de « fact-checking » – Donbass Insider
Source Les Moutons Enragés
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider

Le 20 janvier 2023, TF1-LCI publiait un article et une vidéo visant à discréditer plusieurs journalistes occidentaux indépendants travaillant dans le Donbass. Sauf que ce pseudo « fact-checking » s’avère au final n’être qu’un ramassis d’informations tronquées voire de fausses informations, quand cela ne vire pas tout simplement à la diffamation.
Cette tentative de discréditer les journalistes occidentaux indépendants qui travaillent dans le Donbass n’est pas la première et n’est certainement pas la dernière, mais il faut avouer qu’elle est tellement mal faite, qu’elle dévoile toute l’incompétence des journalistes et des pseudos « fact-checkers » français.
En effet, dans la vidéo, Samira El Gadir, responsable du service de « fact-checking » de TF1-LCI, aligne les mensonges et les demi-vérités sur les quatre journalistes qui y sont visés, à savoir Thomas Röper, Alina Lipp, Graham Philipps, et moi-même.
Par exemple, Samira El Gadir raconte dans la vidéo, et cela est repris dans l’article, que Thomas Röper, un journaliste allemand qui vit depuis des années en Russie, serait présenté par les médias russes comme travaillant pour le Spiegel. Or, comme on peut le voir en cherchant son nom en russe, les médias de la fédération de Russie, comme par exemple RIA FAN, mentionnent clairement Thomas comme étant le fondateur du blog Anti-Spiegel, et pas du tout comme étant un journaliste du Spiegel. Donc soit Samira et son équipe sont une bande de bras cassés, incapables de faire une recherche en russe sur un moteur de recherche, soit ils sont de mauvaise foi.
Ils passent ensuite à Alina Lipp, dont ils sont d’ailleurs incapables d’écrire le nom correctement, oubliant le deuxième « p » à la fin une fois sur deux. Dans la vidéo, Samira nous explique qu’Alina vit désormais en Russie, en oubliant d’expliquer pourquoi ! Si Alina ne peut plus rentrer chez elle, c’est parce qu’elle risque trois ans de prison pour avoir simplement fait son travail de journaliste en disant que la population du Donbass soutient l’opération spéciale russe en Ukraine, et que l’armée ukrainienne bombarde les civils. Il faut dire qu’un tel aveu fissurerait l’image « démocratique » (droits de l’homme, liberté d’expression, tout ça, tout ça) de l’Allemagne, et donc de l’UE.
Ensuite, ils s’en prennent à Graham Philipps, dont cette chère Samira nie qu’il soit un journaliste, le qualifiant de « blogueur », avant – dans la même phrase (!!!) – de dire qu’il a travaillé pour RT et la chaîne TV du ministère russe de la Défense. Sauf que Graham n’y servait pas le thé, ni le café, il y a travaillé comme journaliste faisant des reportages sur le terrain. Donc Graham Philipps est bien un journaliste et non un blogueur.
[…]
Cette tentative de TF1-LCI de renier aux journalistes occidentaux indépendants travaillant dans le Donbass le titre de journaliste n’est pas nouvelle, et vise clairement à discréditer leur travail en essayant de les faire passer pour de simples amateurs qui n’y connaissent rien. L’année dernière, le journal Le Monde m’incluait ainsi dans la liste des « influenceurs prorusses », comme si je faisait des tutoriels maquillages, ou que je vendais des gadgets électroniques sur Instagram !
L’ensemble des personnes attaquées dans ce pseudo « fact-checking » de TF1-LCI sont des journalistes occidentaux indépendants qui travaillent dans le Donbass et en Russie, et non des blogueurs, des influenceurs ou je ne sais quel titre bidon visant à les discréditer. Tous ont des accréditations de journalistes. Je rappelle pour Samira et son équipe de bras cassés qu’un journaliste est (je cite Wikipédia qu’on ne peut pas accuser d’être pro-russe) : « une personne qui recueille ou recherche, vérifie et écrit puis distribue des informations sur tout type de support média (presse écrite, radio, TV et les technologies de l’information et de la communication du Web)». Définition qui correspond à chacun d’entre nous.
S’il est oublié dans la vidéo, c’est ensuite Adrien Bocquet qui est attaqué dans l’article, dans ce qui n’est ni plus ni moins que de la diffamation pure et simple. Il se trouve que j’ai déjà rencontré Adrien plusieurs fois, et que j’ai pu voir sur son téléphone plusieurs photos et vidéos de lui en Ukraine qui prouvent qu’il y est bien allé, et ce, dans les zones qu’il a indiqué à plusieurs médias français. Je tiens à rappeler à l’équipe de TF1-LCI que la diffamation publique est punie par la loi française d’une amende de 12 000 € !
Je rappelle aussi que le type d’analyse utilisé pour discréditer une des photos d’Adrien (voir la démystification qu’il a fait personnellement de ce pseudo « fact-checking ») a déjà été utilisée dans le passé par Bellingcat, qui s’est fait taper sur les doigts par le concepteur de l’outil d’analyse pour en avoir fait un usage incorrect et en avoir tiré, par conséquent, des conclusions foireuses. Utiliser cet outil pour évaluer un niveau d’erreur sur une photo de basse qualité qui a été recompressée ensuite par Twitter relève de la lecture dans les feuilles de thé !
D’ailleurs les concepteurs de l’outil utilisé par France TV disent eux-mêmes qu’il faut «prendre en compte que les filtres forensic mettent en évidence tout type de modifications du signal numérique de l’image et pas seulement des manipulations altérant le sens de l’image (ce qui veut dire qu’il peut y avoir des faux positifs) » et que «certaines textures complexes ou excès de luminance peuvent également modifier le signal sans intention de manipulation ». En clair tirer une conclusion sans équivoque sur base de cet outil est impossible.
La vidéo de TF1-LCI et leur article se termine sur ma personne, avec là encore des mensonges et des erreurs à tour de bras. Contrairement à ce que ces pseudo « vérificateurs » peuvent dire non je n’ai pas « longtemps habité au Luxembourg », puisque je n’y ai même JAMAIS habité ! Travaillé oui, mais habité non. Déjà là on commence mal, très mal même. Samira et son équipe ont en effet oublié de regarder sur une carte la taille du Luxembourg, ce qui leur aurait permis de voir qu’à cause de la petite taille du pays, il est très facile d’y travailler, tout en vivant dans un des trois pays voisins ! Ce que font plusieurs dizaines de milliers de Français, de Belges et d’Allemands !
Ensuite dans l’article l’équipe de vérificateurs-désinformateurs de TF-LCI, prétend que dans ma vidéo du 2 juillet 2022 je me serais réjouie de l’effondrement des défenses ukrainiennes et des énormes pertes de Kiev. Sauf que je ne fais qu’énoncer des faits, je ne dis à aucun moment dans la vidéo que je me réjouis de ça. Si juste dire « les défenses ukrainiennes se sont effondrées » et « les pertes de Kiev sont énormes » c’est s’en réjouir pour Samira et son équipe, c’est qu’il faut renvoyer tous les « vérificateurs » de TF1-LCI sur les bancs de l’école pour apprendre le français, et leur rajouter quelques cours sur les devoirs du journaliste, qui se doit d’être factuel et honnête. Or là, soit Samira et son équipe ont un QI de poulpe mort cuit à la vapeur, soit ils m’ont intentionnellement prêté des intentions et des propos que je n’ai pas eus ni tenus !
Enfin, histoire de finir de nous discréditer, l’article mentionne qu’aucun d’entre nous « n’avait travaillé pour un titre de presse avant de se rendre en Russie ». Sauf que c’est faux me concernant puisque j’ai travaillé pour une maison d’édition publiant un magazine économique pendant deux ans. C’est ça le problème quand on pond un « fact-checking » en moins de 24 h chrono (dixit Samira elle-même), et qu’on prétend tout savoir de la vie de cinq personnes en ayant à peine cherché cinq minutes sur Google : on se vautre lamentablement. Et vouloir cracher sur les journalistes occidentaux indépendants qui travaillent dans le Donbass sous prétexte de manque d’expérience, alors qu’on n’a soi-même pas fait d’école de journalisme, comme Samira El Gadir qui est entrée dans le métier via la Fondation TF1, et qui avant ça n’y connaissait rien du tout, c’est carrément l’hôpital qui se moque de la charité.
Je rappelle à Samira et son équipe de pseudo-experts, que je suis reporter de guerre dans le Donbass depuis sept ans ! Que contrairement à elle, je suis sur le terrain, je vis en zone de guerre depuis bientôt sept ans, j’ai arpenté la ligne de front du Donbass du nord au sud, j’ai dormi sur le front, sur positions, et j’ai filmé des reportages et mené des missions humanitaires au plus près qu’il était possible d’aller dans les zones où se déroulaient encore les combats.
Je lui rappelle aussi que les cinq journalistes occidentaux qu’elle et son équipe de pseudo « vérificateurs » de TF1-LCI ont diffamé depuis leurs fauteuils et leurs bureaux confortables, risquent tous leur vie, et ont tous enduré les bombardements de l’armée ukrainienne sur la population civile du Donbass pour pouvoir montrer à leurs concitoyens ce qui se passe réellement sur le terrain.
Samira, le jour où tu feras le tiers du quart du travail de terrain des cinq journalistes indépendants que tu as diffamés, et que tu prendras ne serait-ce qu’un dixième des risques que nous prenons dans le Donbass pour faire nos reportages, tu pourras commencer à critiquer notre travail. En attendant, tu n’as réussi qu’à prouver que nos reportages et nos articles vous effraient au plus haut point, vous poussant à tout tenter, même la diffamation la plus crasse pour essayer de discréditer notre travail. Malheureusement pour vous, la seule chose que vous avez réussi à faire c’est de « fact-checker » le fait qu’on peut être « journaliste » en France en ayant le QI d’une méduse échouée sur une plage.
Christelle Néant
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22 janvier 2023 Réseau International
N .B. Dans l’article qui suit, tous les noms de localité sont sous leur forme ukrainienne. Les formes russes sont en général très ressemblantes. Il faut savoir que l’ukrainien privilégié le « i » alors que le russe privilégie le « é » ou le « ié ». Par exemple : Siversk et Seversk. Mais certaines cités — depuis 2014 et années suivantes, avec la folie bandériste d’éradiquer toute référence à la Russie — peuvent avoir des noms un peu différents (Lyman en ukrainien, mais Krasny Liman en russe, Liman-la-Rouge, nom qui remonte à l’époque soviétique ; Dnipro ou Dniepropetrovsk ; Zaporijjia ou Zaporojié) ; ou totalement différents ; c’est le cas pour Artiemovsk, nom russe, ville qui a été rebaptisée Bakhmout en ukrainien (jpf).
Guerre russo-ukrainienne : La pompe à sang mondiale

par Big Serge
Petit à petit, puis soudainement.
Depuis la décision surprise de la Russie de se retirer volontairement de la rive ouest de Kherson au cours de la première semaine de novembre, les lignes de front en Ukraine n’ont guère connu de changements spectaculaires. Cela reflète en partie le temps prévisible de la fin de l’automne en Europe de l’Est, qui laisse les champs de bataille gorgés d’eau et obstrués par la boue et entrave considérablement la mobilité. Depuis des centaines d’années, novembre est un mauvais mois pour tenter de déplacer des armées sur une distance significative, et comme une horloge, nous avons commencé à voir des vidéos de véhicules bloqués dans la boue en Ukraine.
Toutefois, le retour de la guerre de position statique reflète également l’effet synergique de l’épuisement croissant des Ukrainiens et de l’engagement des Russes à détruire et à épuiser patiemment les dernières capacités de combat de l’Ukraine. Ils ont trouvé un endroit idéal pour y parvenir dans le Donbass.
Il est progressivement devenu évident que la Russie s’est engagée dans une guerre d’usure positionnelle, car cela maximise l’asymétrie de son avantage dans les tirs à distance. La capacité de mener des opérations de l’Ukraine est en train de se dégrader, ce qui permet à la Russie de maintenir patiemment le rythme actuel, tout en organisant ses forces nouvellement mobilisées en vue d’une action offensive au cours de l’année à venir, ouvrant ainsi la voie à des pertes ukrainiennes en cascade et insoutenables.
Dans le roman d’Ernest Hemingway, « Le soleil se lève aussi », on demande à un personnage autrefois riche, mais qui n’a plus de chance, comment il a fait faillite. « De deux façons », répond-il, « petit à petit, puis soudainement ». Un jour, nous demanderons peut-être comment l’Ukraine a perdu la guerre et nous recevrons à peu près la même réponse.
Verdun Redux
On peut affirmer sans risque de se tromper que les médias du régime occidental ont fixé des normes très basses pour rendre compte de la guerre en Ukraine, étant donné à quel point le récit dominant est déconnecté de la réalité. Même en tenant compte de ces normes peu élevées, la façon dont la bataille en cours à Bakhmout est présentée à la population est vraiment ridicule. L’axe de Bakhmout est présenté au public occidental comme une synthèse parfaite de tous les tropes de l’échec russe : en un mot, la Russie subit d’horribles pertes alors qu’elle s’efforce de capturer une petite ville d’une importance opérationnelle négligeable. Les responsables britanniques, en particulier, ont beaucoup insisté ces dernières semaines sur le fait que Bakhmout n’avait que peu ou pas de valeur opérationnelle.
La vérité est tout le contraire de cette histoire : Bakhmout est une position clé de la défense ukrainienne, critique sur le plan opérationnel, et la Russie l’a transformée en un puits de la mort qui oblige les Ukrainiens à sacrifier un nombre exorbitant d’hommes pour tenir la position le plus longtemps possible. En fait, l’insistance sur le fait que Bakhmout n’a pas d’importance opérationnelle est légèrement insultante pour l’auditoire, à la fois parce qu’un rapide coup d’œil à une carte la montre clairement au cœur du réseau routier régional, et parce que l’Ukraine y a jeté un nombre énorme d’unités sur le front.
Prenons un peu de recul et considérons Bakhmout dans le contexte de la position globale de l’Ukraine à l’est. L’Ukraine a commencé la guerre avec quatre lignes défensives opérationnelles dans le Donbass, construites au cours des huit dernières années dans le cadre de la guerre larvée avec la RPL et la RPD, mais aussi en préparation d’une guerre potentielle avec la Russie. Ces lignes sont structurées autour d’agglomérations urbaines reliées entre elles par des routes et des voies ferrées, et peuvent être grossièrement énumérées comme suit :

Lignes défensives de l’Ukraine à l’Est (Carte de moi)
N.B. Pour ceux qui liront avec attention la légende : il existe bien en bout de ligne de défense devant Donetsk, une petite cité, un village qui a pour nom : « New-York », ou « Niu-York », nom qu’il a reçu de colons mennonites [protestants anabaptistes de la Réforme radicale] néerlandais, quand ils sont venus s’installer dans cette steppe, au XVIIIe siècle, « Нью-Йорк » (ñyu yòrk, avec un « r » roulé) en ukrainien. (jpf)
Le Donbass est un endroit particulièrement accommodant pour construire de formidables défenses. Il est fortement urbanisé et industriel (Donetsk était l’oblast le plus urbain d’Ukraine avant 2014, avec plus de 90% de la population vivant dans des zones urbaines), avec des villes et des villages dominés par les bâtiments soviétiques typiquement robustes, ainsi que des complexes industriels prolifiques. L’Ukraine a passé une grande partie de la dernière décennie à améliorer ces positions, et les établissements de la ligne de front sont criblés de tranchées et de positions de tir qui sont clairement visibles sur les images satellites. Une vidéo récente de l’axe d’Avdiivka montre l’étendue des fortifications ukrainiennes.
Passons donc en revue l’état de ces ceintures défensives. La première ceinture, qui s’étendait approximativement de Severodonetsk et Lyssytchansk à Popasna, a été brisée au cours de l’été par les forces russes. La Russie a réalisé une percée majeure à Popasna et a pu commencer le démantèlement complet de cette ligne, Lyssytchansk tombant au début du mois de juillet.
À ce stade, la ligne de front se trouve directement sur ce que j’ai appelé les 2ème et 3ème ceintures défensives ukrainiennes, et ces deux ceintures sont maintenant fortement saignées.
La capture de Soledar par les forces Wagner a coupé la connexion entre Bakhmout et Siversk, tandis qu’autour de Donetsk, la banlieue lourdement fortifiée de Marinka a été presque entièrement nettoyée des troupes ukrainiennes, et la fameuse position ukrainienne clé de voûte d’Avdiivka (l’endroit d’où ils bombardent la population civile de la ville de Donetsk) est flanquée des deux côtés.

La ligne de front autour d’Avdiivka (carte fournie par MilitaryLand)
Ces positions sont absolument essentielles pour l’Ukraine. La perte de Bakhmout entraînera l’effondrement de la dernière ligne défensive qui se trouve sur le chemin de Sloviansk et de Kramatorsk, ce qui signifie que la position orientale de l’Ukraine se réduira rapidement à sa quatrième (et plus faible) ceinture défensive.
L’agglomération de Sloviansk est une position bien pire à défendre pour l’Ukraine que les autres ceintures, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, étant la ceinture la plus à l’ouest (et donc la plus éloignée des lignes de départ de février 2022), elle est la moins améliorée et la moins fortifiée des ceintures. Deuxièmement, une grande partie de ce que l’on peut appeler les « bons plans » autour de Sloviansk se trouve à l’est de la ville, notamment les hauteurs dominantes et les principales autoroutes.
Tout cela pour dire que l’Ukraine est très désireuse de tenir la ligne de Bakhmout, car il s’agit d’une position largement préférable à tenir, et en conséquence, elle a déversé des unités dans le secteur. Les niveaux absurdes de l’engagement des forces ukrainiennes dans cette zone ont été bien notés, mais pour un bref rappel, les sources ukrainiennes accessibles au public indiquent qu’au moins 34 brigades ou unités équivalentes ont été déployées dans la zone de Bakhmout. Nombre d’entre elles ont été déployées il y a plusieurs mois et sont déjà réduites à néant, mais sur l’ensemble de la durée de la bataille en cours, cela représente un engagement étonnant.

Unités ukrainiennes autour de Bakhmout (Carte fournie par MilitaryLand)
Les forces russes, principalement des unités du PMC Wagner et de la RPL, ont lentement mais sûrement fait s’effondrer cette forteresse ukrainienne en faisant un usage libéral de l’artillerie. En novembre, le désormais ancien conseiller de Zelensky, Oleksiy Arestovych, a admis que l’artillerie russe sur l’axe de Bakhmout bénéficiait d’un avantage d’environ 9 contre 1, ce qui transforme Bakhmout en une fosse mortelle.
La bataille est présentée en Occident comme celle où les Russes – généralement stéréotypés comme des soldats bagnards employés par Wagner – lancent des assauts frontaux sur les défenses ukrainiennes et subissent d’horribles pertes en tentant de submerger la défense par le nombre. Le contraire est beaucoup plus proche de la vérité. La Russie avance lentement parce qu’elle détruit les défenses ukrainiennes avec de l’artillerie, puis avance prudemment dans ces défenses pulvérisées.
Pendant ce temps, l’Ukraine continue d’envoyer des unités pour remplir plus ou moins les tranchées avec de nouveaux défenseurs. Un article du Wall Street Journal sur la bataille, tout en essayant de présenter une histoire d’incompétence russe, a accidentellement inclus un aveu d’un commandant ukrainien sur le terrain qui a déclaré : « Jusqu’à présent, le taux d’échange de nos vies contre les leurs favorise les Russes. Si ça continue comme ça, nous pourrions en manquer ».
Les comparaisons ont été généreusement faites (et je ne peux m’en attribuer le mérite) avec l’une des batailles les plus infâmes de la Première Guerre mondiale – la catastrophe sanglante de Verdun. S’il ne faut pas exagérer la valeur prédictive de l’histoire militaire (dans le sens où une connaissance approfondie de la Première Guerre mondiale ne permet pas de prédire les événements en Ukraine), je suis cependant un grand fan de l’histoire comme analogie, et le schéma allemand à Verdun est une analogie utile pour ce qui se passe à Bakhmout.
La bataille de Verdun a été conçue par le haut commandement allemand comme un moyen de paralyser l’armée française en l’attirant dans un broyeur à viande préconfiguré. L’idée était d’attaquer et de s’emparer d’un haut terrain défensif crucial – un terrain si important que la France serait obligée de contre-attaquer et de tenter de le reconquérir. Les Allemands espéraient que la France engagerait ses réserves stratégiques dans cette contre-attaque afin de pouvoir les détruire. Si Verdun n’a pas réussi à saper complètement la puissance de combat française, elle est devenue l’une des batailles les plus sanglantes de l’histoire mondiale. Une pièce de monnaie allemande commémorant la bataille représentait un squelette pompant le sang de la terre – une métaphore visuelle effrayante mais pertinente.

« La pompe à sang mondiale » – commémoration du hachoir à viande de Verdun
Quelque chose de similaire s’est en effet produit à Bakhmout, en ce sens que la Russie exerce une pression sur l’un des points les plus sensibles de la ligne de front, attirant les unités ukrainiennes pour les tuer. Il y a quelques mois, dans la foulée du retrait de la Russie de la rive ouest de Kherson, les Ukrainiens parlaient avec enthousiasme de poursuivre leurs efforts offensifs avec une attaque vers le sud à Zaporijia pour couper le pont terrestre vers la Crimée, ainsi que des efforts continus pour percer dans le nord de Lougansk. Au lieu de cela, les forces de ces deux axes ont été redirigées vers Bakhmout, au point que cet axe draine activement la force de combat ukrainienne dans d’autres zones. Les sources ukrainiennes, auparavant pleines d’optimisme, s’accordent désormais sans équivoque sur le fait qu’il n’y aura pas d’offensives ukrainiennes dans un avenir proche. Au moment où nous parlons, l’Ukraine continue de canaliser ses forces vers l’axe Bakhmout.
À l’heure actuelle, la position de l’Ukraine autour de Bakhmout s’est gravement détériorée, les forces russes (en grande partie de l’infanterie Wagner soutenue par l’artillerie de l’armée russe) réalisant des progrès substantiels sur les deux flancs de la ville. Sur le flanc nord, la prise de Soledar a poussé les lignes russes à portée de crachat des autoroutes nord-sud, tandis que la prise quasi simultanée de Klishchiivka sur le flanc sud a propulsé les lignes de front jusqu’au pas de porte de Chasiv Yar (fermement dans l’arrière opérationnel de Bakhmout).

La ligne de contact autour de Bakhmout, 20 janvier 2023 (Carte de moi)
Les Ukrainiens ne sont pas actuellement encerclés, mais la progression continue des positions russes toujours plus près des routes restantes est facilement perceptible. Actuellement, les forces russes ont des positions à moins de trois kilomètres de toutes les routes restantes. Plus important encore, la Russie contrôle désormais les hauteurs au nord et au sud de Bakhmout (la ville elle-même se trouve dans une dépression entourée de collines), ce qui lui confère une maîtrise du feu sur une grande partie de l’espace de combat.
Je prévois actuellement que la Russie libérera la ligne défensive Bakhmout-Siversk d’ici la fin mars. Pendant ce temps, le dénuement des forces ukrainiennes sur d’autres axes soulève la perspective d’offensives russes décisives ailleurs.
Pour l’instant, le front se compose grosso modo de quatre axes principaux, avec des agglomérations importantes de troupes ukrainiennes. Il s’agit, du sud au nord, des axes de Zaporijia, Donetsk, Bakhmout et Svatove (voir la carte ci-dessous). L’effort de renforcement du secteur de Bakhmout a sensiblement dilué la force ukrainienne sur ces autres secteurs. Sur le front de Zaporijia, par exemple, il n’y a potentiellement que cinq brigades ukrainiennes sur la ligne en ce moment.
Pour l’instant, la majorité de la puissance de combat russe n’est pas engagée, et les sources occidentales et ukrainiennes sont (tardivement) de plus en plus alarmées par la perspective d’une offensive russe dans les semaines à venir. Actuellement, l’ensemble de la position ukrainienne à l’est est vulnérable car il s’agit, en fait, d’un énorme saillant, vulnérable à une attaque provenant de trois directions.
Deux objectifs de profondeur opérationnelle en particulier ont le potentiel de briser la logistique et le soutien ukrainiens. Il s’agit, respectivement, d’Izioum au nord et de Pavlograd au sud. Une poussée russe le long de la rive ouest de la rivière Oskil vers Izioum menacerait simultanément de couper et de détruire le groupement ukrainien sur l’axe de Svatove (S sur la carte) et de couper l’autoroute M03 vitale pour Kharkiv. Atteindre Pavlograd, d’autre part, isolerait complètement les forces ukrainiennes autour de Donetsk et couperait une grande partie du transit ukrainien à travers le Dniepr.

Le plan Big Serge (carte par moi)
Izioum et Pavlograd se trouvent toutes deux à environ 70 miles des lignes de départ d’une éventuelle offensive russe, et offrent donc une combinaison très tentante : elles sont à la fois importantes sur le plan opérationnel et relativement faciles à atteindre. Depuis hier, nous avons commencé à voir des avancées russes sur l’axe de Zaporijia. Bien qu’il s’agisse, pour l’instant, principalement de reconnaissances en force poussant dans la « zone grise » (ce front interstitiel ambigu), le ministère de la Défense russe a fait état de plusieurs prises de colonies, ce qui pourrait présager une véritable offensive dans cette direction. L’indice clé serait un assaut russe sur Orikhiv, qui est une grande ville avec une véritable garnison ukrainienne. Une attaque russe ici indiquerait que quelque chose de plus qu’une attaque de sondage est en cours.
Il est parfois difficile de faire la différence entre ce que nous prévoyons et ce que nous voulons. C’est certainement ce que je choisirais si j’étais responsable de la planification russe – une poussée vers le sud le long de la rive ouest de la rivière Oskil sur l’axe Koupiansk-Izioum, et une attaque simultanée vers le nord au-delà de Zaporijia vers Pavlograd. Dans ce cas, je pense qu’il est préférable de simplement protéger Zaporijia à court terme plutôt que de s’enliser dans une bataille urbaine.
Nous ne savons pas si la Russie va effectivement tenter de le faire. La sécurité opérationnelle russe est bien meilleure que celle de l’Ukraine ou de ses forces supplétives (Wagner et la Milita de la RPL/RPD), de sorte que nous en savons beaucoup moins sur les déploiements de la Russie que sur ceux de l’Ukraine. Quoi qu’il en soit, nous savons que la Russie jouit d’une forte prépondérance de puissance de combat à l’heure actuelle, et qu’il existe des cibles opérationnelles juteuses à portée de main.
S’il vous plaît Monsieur, j’en veux encore
La vue à vol d’oiseau de ce conflit révèle une méta-structure fascinante de la guerre. Dans la section ci-dessus, je plaide en faveur d’une vision du front structurée autour de la rupture progressive par la Russie des ceintures défensives ukrainiennes successives. Je pense qu’une sorte de structure narrative progressive similaire s’applique à l’aspect génération de forces de cette guerre, la Russie détruisant une série d’armées ukrainiennes.
Permettez-moi d’être un peu plus concret. Si l’armée ukrainienne existe au moins partiellement en tant qu’institution continue, sa puissance de combat a été détruite et reconstruite plusieurs fois à ce stade grâce à l’aide occidentale. De multiples phases – des cycles de vie, si vous voulez – peuvent être identifiées :
• Dans les premiers mois de la guerre, l’armée ukrainienne existante a été en grande partie anéantie. Les Russes ont détruit une grande partie des stocks indigènes d’armes lourdes de l’Ukraine et ont éliminé de nombreux cadres au cœur de l’armée professionnelle ukrainienne.
• À la suite de cet échec initial, la force de combat ukrainienne a été renforcée par le transfert de la quasi-totalité de l’armement soviétique d’époque dans les stocks des anciens pays du Pacte de Varsovie. Ce transfert de véhicules et de munitions soviétiques, compatibles avec les capacités ukrainiennes existantes, en provenance de pays comme la Pologne et la République tchèque, était pratiquement terminé à la fin du printemps 2022. Début juin, par exemple, des sources occidentales admettaient que les stocks soviétiques étaient épuisés.
• Les stocks du Pacte de Varsovie étant épuisés, l’OTAN a commencé à remplacer les capacités ukrainiennes détruites par des équivalents occidentaux dans un processus qui a débuté au cours de l’été. Les obusiers tels que le M777 américain et le Caesar français ont été particulièrement remarqués.
La Russie a essentiellement combattu de multiples itérations de l’armée ukrainienne – détruisant la force d’avant-guerre au cours des premiers mois, puis combattant des unités qui ont été reconstituées à partir des stocks du Pacte de Varsovie, et elle dégrade maintenant une force qui dépend largement des systèmes occidentaux.
Cela a conduit à l’interview désormais célèbre du général Zaluzhny avec The Economist, dans laquelle il a demandé plusieurs centaines de chars de combat principaux, de véhicules de combat d’infanterie et de pièces d’artillerie. En fait, il a demandé une autre armée, puisque les Russes semblent continuer à détruire celles qu’il possède.
Je voudrais relever quelques domaines particuliers où les capacités de l’Ukraine sont clairement dégradées au-delà des niveaux acceptables, et observer comment cela se rapporte à l’effort de l’OTAN pour soutenir l’effort de guerre ukrainien.
Premièrement, l’artillerie
Depuis plusieurs semaines, la Russie donne la priorité aux actions de contre-batterie et semble avoir beaucoup de succès dans la chasse et la destruction de l’artillerie ukrainienne.
Il semble que cela coïncide en partie avec le déploiement de nouveaux systèmes de détection de contre-batterie « Penicillin ». Il s’agit d’un nouvel outil plutôt intéressant dans l’arsenal russe. La guerre de contrebatterie consiste généralement en un dangereux tango de canons et de systèmes radar. Le radar de contrebatterie a pour mission de détecter et de localiser les canons de l’ennemi, afin qu’ils puissent être détruits par ses propres canons – le jeu est à peu près analogue à celui d’équipes ennemies de tireurs d’élite (l’artillerie) et de guetteurs (le radar) tentant de se chasser mutuellement – et bien sûr, il est logique de tirer également sur les systèmes radar de l’autre camp, pour les aveugler, en quelque sorte.
Le système Penicillin offre de nouvelles capacités puissantes à la campagne russe de contre-batterie, car il détecte les batteries d’artillerie ennemies non pas par radar, mais par localisation acoustique. Il envoie un mât d’écoute qui, en coordination avec quelques composants terrestres, est capable de localiser les canons ennemis par détection sismique et acoustique. L’avantage de ce système est que, contrairement à un radar de contrebatterie, qui émet des ondes radio qui révèlent sa position, le système Penicillin est passif – il reste simplement immobile et écoute, ce qui signifie qu’il n’offre pas à l’ennemi un moyen facile de le localiser. Par conséquent, dans la guerre de contre-batterie, l’Ukraine ne dispose pas actuellement d’un bon moyen d’aveugler (ou plutôt d’assourdir) les Russes. De plus, les capacités russes de contre-batterie ont été augmentées par l’utilisation accrue du drone Lancet contre les armes lourdes.

La perche acoustique Penicillin écoute le son des canons ennemis.
Tout cela pour dire que la Russie a détruit pas mal d’artillerie ukrainienne ces derniers temps. Le ministère russe de la Défense a mis l’accent sur les succès de la contrebatterie. Maintenant, je sais qu’à ce stade vous vous dites « pourquoi faire confiance au ministère de la Défense russe ? » Très bien – faisons confiance mais vérifions.
Le 20 janvier, l’OTAN a convoqué une réunion à la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, avec en toile de fond un nouveau plan d’aide massif pour l’Ukraine. Ce programme d’aide contient, comme par hasard, une énorme quantité de pièces d’artillerie. D’après mes calculs, l’aide annoncée cette semaine comprend près de 200 pièces d’artillerie. Plusieurs pays, dont le Danemark et l’Estonie, envoient à l’Ukraine littéralement tous leurs obusiers. Traitez-moi de fou, mais je doute sérieusement que plusieurs pays décident spontanément, au même moment, d’envoyer à l’Ukraine la totalité de leur stock de pièces d’artillerie si l’Ukraine n’était pas confrontée à des pertes d’artillerie d’un niveau critique.
En outre, les États-Unis ont pris des mesures nouvelles, sans précédent, pour fournir des obus à l’Ukraine. Rien que la semaine dernière, ils ont puisé dans leurs stocks en Israël et en Corée du Sud, alors que des rapports indiquent que les stocks américains sont tellement épuisés qu’il faudra plus d’une décennie pour les reconstituer.
Examinons les preuves ici, et voyons si nous pouvons tirer une conclusion raisonnable :
- Les officiels ukrainiens admettent que leur artillerie est surpassée de 9 à 1 dans les secteurs critiques du front.
- La Russie déploie un système de contre-batterie de pointe et un nombre accru de drones Lancet.
- Le ministère russe de la Défense affirme qu’ils ont chassé et détruit les systèmes d’artillerie ukrainiens en grand nombre.
- L’OTAN s’est empressée de mettre en place un ensemble massif de systèmes d’artillerie pour l’Ukraine.
- Les États-Unis pillent les stocks critiques déployés à l’avant pour fournir des obus à l’Ukraine.
Personnellement, je pense qu’il est raisonnable, compte tenu de tout cela, de supposer que l’arsenal d’artillerie de l’Ukraine a été largement brisé et que l’OTAN tente de le reconstruire une fois de plus.
Mon royaume pour un char d’assaut
Le principal point de discorde de ces dernières semaines a été de savoir si l’OTAN allait ou non donner à l’Ukraine des chars de combat principaux. Zaluzhny a laissé entendre que le parc de chars ukrainien était fortement appauvri dans son interview à The Economist, dans laquelle il plaidait pour des centaines de chars de combat principaux. L’OTAN a tenté de fournir une solution provisoire en donnant à l’Ukraine divers véhicules blindés tels que l’IFV Bradley et le Stryker, qui permettent de restaurer une certaine mobilité, mais nous devons dire sans équivoque que ces véhicules ne peuvent en aucun cas remplacer les chars de combat et qu’ils sont loin d’offrir la même protection et la même puissance de feu. Tenter d’utiliser les Bradley, par exemple, dans le rôle de chars de combat ne fonctionnera pas.

Bonjour à tous
Jusqu’à présent, il semble que l’Ukraine va recevoir une petite poignée de chars Challenger de Grande-Bretagne, mais il est également question de donner des Léopard (de fabrication allemande), des Abrams (américains) et des Leclerc (français). Comme d’habitude, l’impact sur le champ de bataille de la réception de chars par l’Ukraine est à la fois largement surévalué (par les propagandistes ukrainiens et les Russes pessimistes) et sous-évalué (par les triomphalistes russes). Je suggère un juste milieu.
Le nombre de chars que l’on peut raisonnablement donner à l’Ukraine est relativement faible, simplement en raison de la charge de formation et de maintien en condition opérationnelle. Tous ces chars utilisent des munitions différentes, des pièces spéciales et nécessitent une formation spécialisée. Ce n’est pas le genre de systèmes que l’on peut simplement sortir du lot et envoyer directement au combat par un équipage non formé. La solution idéale pour l’Ukraine serait de recevoir uniquement des Leopard A24, car ils pourraient être disponibles en nombre décent (peut-être quelques centaines), et au moins ils seraient standardisés.

Un Leopard turc calciné en Syrie
Nous devons également noter, bien sûr, que ces chars occidentaux ne sont pas susceptibles de changer la donne sur le champ de bataille. Le Leopard a déjà montré ses limites en Syrie sous l’action de la Turquie. Notez la citation suivante de cet article de 2018 :
« Étant donné que ces chars sont largement exploités par les membres de l’OTAN – notamment le Canada, les Pays-Bas, le Danemark, la Grèce et la Norvège – il est particulièrement embarrassant de les voir si facilement détruits par les terroristes syriens alors qu’ils sont censés égaler l’armée russe ».
En fin de compte, le Leopard est un char de combat assez banal conçu dans les années 1970, surclassé par le T-90 russe. Ce n’est pas une pièce d’équipement terrible, mais c’est tout juste une terreur du champ de bataille. Ils subiront des pertes et seront réduits en miettes, tout comme l’a été le parc de chars ukrainien d’avant-guerre. Toutefois, cela ne change rien au fait qu’une armée ukrainienne dotée de quelques compagnies de léopards sera plus puissante qu’une armée qui en est dépourvue.
Je pense qu’il est juste de dire que les trois affirmations suivantes sont toutes vraies :
- La réception d’un mélange de chars occidentaux créera une charge difficile pour l’Ukraine en matière de formation, de maintenance et de soutien.
- Les chars occidentaux comme le Leopard ont une valeur de combat limitée et seront détruits comme n’importe quel autre char.
- Les chars occidentaux augmenteront la puissance de combat de l’armée ukrainienne tant qu’ils seront sur le terrain.
Ceci étant dit, à ce stade, il ne semble pas que l’OTAN veuille donner à l’Ukraine des chars de combat principaux. Il a d’abord été suggéré de dépoussiérer les chars stockés et de les donner à Kiev, mais le fabricant a déclaré que ces véhicules n’étaient pas en état de marche et qu’ils ne seraient pas prêts à combattre avant 2024. Il ne reste donc que la possibilité de puiser directement dans les parcs de chars de l’OTAN, ce que les pays sont jusqu’à présent réticents à faire.
Pourquoi ? Je dirais simplement que l’OTAN ne croit pas à la victoire de l’Ukraine. L’Ukraine ne peut même pas rêver de déloger la Russie de sa position sans une force de chars adéquate, et donc la réticence à remettre des chars suggère que l’OTAN pense que ce n’est de toute façon qu’un rêve. Au lieu de cela, elle continue à donner la priorité aux armements qui soutiennent la capacité de l’Ukraine à mener une défense statique (d’où les centaines de pièces d’artillerie) sans se laisser aller à des élucubrations sur une grande poussée blindée ukrainienne en Crimée.
Toutefois, étant donné l’intense fièvre de guerre qui s’est développée en Occident, il est possible que l’élan politique nous impose ce choix. Il est possible que nous ayons atteint le point où la queue remue le chien, que l’OTAN soit piégée dans sa propre rhétorique de soutien sans équivoque jusqu’à ce que l’Ukraine remporte une victoire totale, et que nous puissions encore voir des Leopard 2A4 brûler dans la steppe.
Résumé : La mort d’un État
L’armée ukrainienne est extrêmement dégradée, ayant subi des pertes exorbitantes tant en hommes qu’en armement lourd. Je pense que les pertes ukrainiennes en vies humaines approchent les 150 000 à ce stade, et il est clair que leurs stocks de pièces d’artillerie, d’obus et de véhicules blindés sont largement épuisés.
Je m’attends à ce que la ligne défensive Bakhmout-Siversk soit nettoyée avant avril, après quoi la Russie poussera vers la ceinture défensive finale (et la plus faible) autour de Slaviansk. Pendant ce temps, la Russie dispose d’une importante puissance de combat en réserve, qui peut être utilisée pour rouvrir le front nord sur la rive ouest de l’Oskil et relancer les opérations offensives à Zaporijia, mettant la logistique ukrainienne en danger critique.
Cette guerre sera menée jusqu’à son terme sur le champ de bataille et se terminera par une décision favorable à la Russie.
Coda : Une note sur les coups d’État
N’hésitez pas à ignorer ce segment, car il est un peu plus nébuleux et n’est pas concrètement lié aux événements en Ukraine ou en Russie.
Nous avons vu beaucoup de rumeurs amusantes sur des coups d’État dans les deux pays – Poutine a un cancer du pied et son gouvernement va s’effondrer, Zelensky va être remplacé par Zaluzhny, et ainsi de suite. Les patriotes aux commandes et toutes ces bonnes choses.
Quoi qu’il en soit, je me suis dit que j’allais écrire un article général sur les raisons pour lesquelles les coups d’État et les révolutions ne semblent jamais déboucher sur des régimes démocratiques agréables et câlins, mais conduisent presque toujours à un transfert du contrôle politique aux militaires et aux services de sécurité.
La réponse, pensez-vous, est simplement que ces hommes ont les armes et le pouvoir d’accéder aux salles importantes où les décisions sont prises, mais ce n’est pas seulement cela. Elle est également liée à un concept de la théorie des jeux appelé « points de Schelling ».
Un point de Schelling (du nom de l’homme qui a introduit le concept, un économiste nommé Thomas Schelling) fait référence à la solution que les parties choisissent dans un état d’incertitude et sans possibilité de communication. L’un des exemples classiques pour illustrer ce concept est un jeu de coordination. Supposons que l’on vous montre, à vous et à une autre personne, quatre carrés – trois sont bleus et un est rouge. On vous demande à chacun de choisir un carré. Si vous choisissez tous les deux le même carré, vous recevez un prix en argent – mais vous ne pouvez pas vous parler de vos choix. Comment choisissez-vous ? Eh bien, la plupart des gens choisissent rationnellement le carré rouge, simplement parce qu’il est visible – il se distingue, et vous supposez donc que votre partenaire choisira également ce carré. Le carré rouge n’est pas meilleur, en soi, il est simplement évident.
Dans un état d’agitation politique, ou même d’anarchie, le système se dirige vers les points de Schelling – des figures et des institutions évidentes qui rayonnent d’autorité, et qui sont donc le choix évident pour assumer le pouvoir et donner des ordres.
Les bolcheviks, par exemple, l’ont très bien compris. Immédiatement après avoir proclamé leur nouveau gouvernement en 1917, ils ont dépêché des commissaires dans les différents immeubles de bureaux de Saint-Pétersbourg où les bureaucraties tsaristes avaient leur siège. Le célèbre Trotsky s’est présenté un matin au bâtiment du ministère des Affaires étrangères et a simplement annoncé qu’il était le nouveau ministre des Affaires étrangères. Les employés se sont moqués de lui – qui était-il ? comment pouvait-il prétendre être le responsable ? – mais pour Trotsky, il s’agissait de s’insinuer sur un point de Schelling. Dans l’état d’anarchie qui commençait à se répandre en Russie, les gens recherchent naturellement un point focal d’autorité évident, et les bolcheviks s’étaient habilement positionnés comme tel en revendiquant le contrôle des bureaux et des titres bureaucratiques. De l’autre côté du conflit civil, l’opposition politique aux bolcheviks s’est regroupée autour des officiers de l’armée tsariste, car eux aussi étaient des points de Schelling, dans la mesure où ils possédaient déjà des titres et une position au sein d’une hiérarchie existante.
Tout cela pour dire qu’en cas de coup d’État ou d’effondrement de l’État, les nouveaux gouvernements ne sont pratiquement jamais formés sui generis – ils naissent toujours d’institutions et de hiérarchies préexistantes. Pourquoi, lors de la chute de l’Union soviétique, l’autorité politique a-t-elle été dévolue aux républiques ? Parce que ces républiques étaient des points de Schelling – des branches que l’on peut saisir pour se mettre à l’abri dans un fleuve chaotique.
Je dis simplement cela parce que je suis fatigué des histoires fantasmagoriques sur la liquidation du régime en Russie et même la dissolution territoriale. La chute du gouvernement de Poutine ne conduirait pas et ne peut pas conduire à un régime complaisant, proche de l’Occident, car il n’y a pas d’institutions de pouvoir réel en Russie qui soient ainsi disposées. Le pouvoir tomberait dans les mains des services de sécurité, car ce sont des points de Schelling, et c’est là que va le pouvoir.
source : Big Serge Thought « Russo-Ukrainian War: The World Blood Pump »
traduction Réseau International
De François Asselineau
@UPR_Asselineau
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11h
🥖 ILS N’ONT PAS DE PAIN ?
🦗 QU’ILS MANGENT DES INSECTES !
Le règlement 2023/5 de la Commission🇪🇺du 3/1/23 «autorisant la mise sur le marché de la poudre d’Acheta Domesticus (grillons domestiques) partiellement dégraissés en tant que nouvel aliment» vient d’être publié au JOCE.
Image
François Asselineau
@UPR_Asselineau
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11h
🇪🇺🦗Ce règlement autorise l’insertion de poudre de grillons dans les
▪️pains
▪️pains aux céréales
▪️biscuits
▪️bières
▪️confiseries au chocolat
▪️barres de céréales
▪️plats à base de légumes ou légumineuses
▪️plats à base de pâtes
▪️lactosérum en poudre
▪️sauces
▪️soupes
▪️etc
😋
🇪🇺 🍽 La Commission européenne vous souhaite bon appétit !

