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À LA NAOÙ, D’UN PAS D’JAOÙ

À Noël, d’un pas d’coq, le jour grandit, la vie renaît.

Miz Kerzu : mois très noir : décembre.

Valse écossaise écrite par Florence Pinvidic pour deux accordéons diatoniques.

https://www.youtube.com/watch?v=kQdnElb4XHI

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à voir et écouter aussi dans un tout autre genre :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/24/d-n-s-i-nous-maintiendrons-vive-la-flamme-de-loeuvre-de-david-hamilton/

Roland Jaccard : « Olivier Mathieu à la recherche de Dawn Dunlap en fleurs »

https://www.youtube.com/watch?v=BRrTu3Zz-Fc&feature=youtu.be

No milk today… ma Douéoù ! 1966, mes quinze ans ! Je l’avais complètement enfouie dans mes souvenirs avec approximativement les deux premiers vers de la chanson (j’ai toujours été un cancre en anglais), et j’apprends aujourd’hui que c’était chanté par les Herman’s Hermits… presque trop tard.

Comme un éclair tout ce temps-là a ressurgi en moi, frissons. Voilà que je parle comme Flavie Flament maintenant…

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No milk today… A symbol of the dawn… Chanson très anglaise où, au petit matin, passe de porte en porte, le laitier.

No milk today, / My love has gone away. / The bottle stands forlorn, / A symbol of the dawn. / No milk today, / It seems a common sight, / But people passing by / Don’t know the reason why…

Pas d‘lait ce jour / Qu’est parti mon amour. / La bouteille est en daube, / Un symbole de l’aube. / Pas d‘lait ce jour, / Un spectacle courant / Mais les gens passant là / N’en savent le pourquoi…

(Ajout du 26 décembre.)

« Mémoire traumatique »? Un texte capital du docteur en psychologie Olivier Dodier

 Publié le 17 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Un texte capital du docteur en psychologie Olivier Dodier, et les commentaires en bas de page valent le détour : http://www.dalloz-actualite.fr/chronique/legiferer-au-moyen-de-l-amnesie-traumatique-constitue-un-risque#.WjWXBCN6QnU

David Hamilton et son film (une nomination au Festival de Cannes 1972) « Les jeunes filles en fleur »

Publié le 21 décembre 2016 par defensededavidhamilton

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version avec illustrations ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/21/david-hamilton-et-son-film-une-nomination-au-festival-de-cannes-1972-les-jeunes-filles-en-fleur/

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« Les jeunes filles en fleur », film de la sélection offcielle (hors compétition) du Festival de Cannes 1972

C’est très curieux: les journalistes savent des tas de choses, semble-t-il, sur David Hamilton… Mais aucun journaliste n’a parlé de son film « Les jeunes filles en fleur » dont, si je ne m’abuse, aucun « rédacteur de Wikipédia » ne connaît vraisemblablement (à ce jour) l’existence…

Il est certes très étrange que personne ne parle jamais du film de David Hamilton « Les jeunes filles en fleur« , un film de 1972 qui, si mes informations sont exactes, fut présenté (section hors compétition) au Festival de Cannes 1972 (pour rafraîchir la mémoire à tous: du 10 au 24 mai 1972).

Voyez: http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/ficheFilm/id/7951d51f-f6e6-4472-b114-eef5fbbe93bf/year/1972.html

Les réalisateurs étaient David Hamilton et Philippe Leroi.

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Le scénario et les dialogues étaient de Marita Coustet qui était à cette époque la secrétaire – l’assistante serait un terme plus exact – de David Hamilton.

Les autres collaborateurs étant Yves Rodallec (images)  et Bookie Binkley (musique).

Les acteurs étaient

  • Bo BAKER,

  • Heide KOCH,

  • l’actrice et modèle danoise Mona OSTERGAARD

  • Mandy TEDMANN,

  • Caroline VRIESS.

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Marita Coustet.

Est-il besoin de présenter Marita Coustet, qui fut photographe pour Paris Match et qui fut aussi par exemple l’auteur du script et des dialogues du film encore présenté à Cannes (1976) – Ascension – Les yeux fertiles?

Mais aussi la productrice du Neveu de Beethoven (1985) ? Ou la co-productrice de « Terminus » (1986) ?

 

*

Le cadreur des « Jeunes filles en fleur » de David Hamilton était l’un des spécialistes français (et qui enseigna à la Sorbonne) de ce métier : Yves Rodallec.

Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Rodallec

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Mais voilà: on parle d’infimes nullités dans la presse, mais ceux qui jugent et condamnent David Hamilton ne savent même pas l’existence de ce film pourtant présenté à Cannes en 1972…

Pire encore: sur la page française Wikipédia consacrée au festival de Cannes 1972, le film de David Hamilton n’est pas même cité.

Il l’est en revanche sur la page anglaise:

https://en.wikipedia.org/wiki/1972_Cannes_Film_Festival

Liste complète:

http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/1972/outOfCompetition.html

David Hamilton, élection à l’Académie (14 décembre 2017) et loi du silence

Publié le 14 décembre 2017 par defensededavidhamilton

version avec illustrations ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/14/david-hamilton-election-a-lacademie-14-decembre-2017-et-loi-du-silence/

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L’Académie française (26 votants), dans sa séance du jeudi 14 décembre 2017, a procédé à l’élection au fauteuil de M. René Girard . Les voix obtenues après deux tours de scrutin sont les suivantes :
M. Jean-Louis Benoît : 1, 1
M. Michel Borel : 0,0
M. Michel Carassou : 0,0
M. Yves-Denis Delaporte : 0,0
M. Thierry de Montbrial : 12, 4
M. Olivier Mathieu : 0, 0
M. Eduardo Pisani : 0, 0
Mme Isaline Remy : 0, 0
M. Michel Santi : 0, 0
M. Michel Zink : 8, 15
M. Arnaud-Aaron Upinsky : 0, 0

Bulletins blancs : 1, 0
Bulletins blancs marqués d’une croix : 4, 6

M. Michel Zink est élu au deuxième tour de scrutin par 15 voix.

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Etonnant… ou pas étonnant du tout?

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un écolier de quinze ans (et fan de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, parfois dit Nicolas Sarkozy) se présente à l’Académie française.

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un chanteur, auteur d’une chansonnette (que je me souviens en effet d’avoir entendue chez le coiffeur il y a quelques dizaines d’années)  se présente à l’Académie française.

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un farceur se présente à l’Académie française.

Mais les journalistes n’ont pas été là quand il s’est agi d’apprendre au grand public qu’un écrivain, ancien collaborateur de la Nouvelle Revue de Paris (éditions du Rocher, sous le patronage de Jean Mistler de l’Académie française), auteur de dizaines de livres et qui a déjà reçu une voix à l’Académie,  se présentait le 14 décembre 2017 à l’Académie française, cela pour rendre hommage à David Hamilton…

Lors de cette élection du 14 décembre 2017, la presse a observé un silence presque total ! Le prétexte de je ne sais quels non événements survenus la semaine passée, et qui n’ont pas la moindre importance, ne saurait être une excuse.

 

A quoi est dû, alors, ce silence très inhabituel?

Au fait que j’aie présenté ma candidature sous le signe de David Hamilton?…

*

Pourtant, ma candidature était bien sûr annoncée sur le site de l’Académie:

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

Pourtant, l’écrivain suisse, président des écrivains de Fribourg, Daniel Fattore avait parlé de ma candidature ici:

http://fattorius.blogspot.fr/2017/11/un-photographe-sous-loeil-dun-ecrivain.html

Pourtant, j’ai tous les titres pour siéger à l’Académie, le premier étant de savoir écrire (et la chose n’est plus si évidente que ça sous la Coupole, depuis très longtemps):

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/13/messieurs-dames-de-lillustre-compagnie-voici-pourquoi-vous-devriez-voter-pour-olivier-mathieu-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017-par-jean-pierre-fleury-2/

Or non: la  vérité est que la loi du silence veut que l’on ne parle pas de David Hamilton pour en dire autre chose que ce que l’on doit en dire.

Les journalistes sont amusants. Serviles, mais amusants.

Mon troisième livre sur David Hamilton, à paraître (avril 2018)

Publié le 12 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Suite à mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine, préfacé par Roland Jaccard, un nouveau livre va paraître en avril, peut-être déjà en mars 2018. certainement, en tout cas, pour le 15 avril 2018 (anniversaire de naissance de David Hamilton, le 15 avril 1933).

 

Mon livre à paraître en 2018, dont je révélerai le titre ultérieurement, sera encore plus dense, encore plus complet, encore plus novateur que le précédent. Ce sera une véritable somme sur David Hamilton, et le tout sera illustré (peut-être par des dessins ou des peintures, de 2017 et 2018,  d’une femme peintre qui vit dans le Sud de la France). L’ouvrage sera diffusé aussi bien que nous pourrons.

Je me permets de suggérer, aux lecteurs intéressés, de me faire connaître dès maintenant leur intérêt et leur curiosité.

LA SUITE ICI :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/12/mon-troisieme-livre-sur-david-hamilton-a-paraitre-avril-2018/

Comme quoi c’est « OK » de lire le blog « En défense de David Hamilton »

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Depuis un an que le blog « En défense de David Hamilton » a été le premier et le seul à le dire, quelqu’un d’autre s’en est finalement aperçu.

On lit donc enfin, dans l’article consacré à Flavie Flament, sur Wikipédia, qu’en 1988 elle s’est inscrite au concours « Miss OK 1988 » au moyen de la photographie de David Hamilton, ou attribuée à celui-ci, qui servira ensuite à illustrer la couverture du « roman » La Consolation. Une photo vraiment fort utile.

C’est la photographie qui, ensuite, selon les déclarations de Flavie Flament à la presse, est tombée « par hasard » à ses pieds à la faveur d’un rendez-vous chez le médecin.

Le « hasard » fait bien les choses, parce que dans La Consolation elle explique que c’est son psy perso, David Gourion, qui lui avait demandé d’apporter son album de photos.

Sur Wikipédia, à ce jour, on lit donc:

  1. ↑ Dans le numéro du magazine où sont présentées les 252 candidates présélectionnées, la photo de Flavie Lecanu est l’une de celles que David Hamilton a prises l’été précédent. Elle figurera en 2016 en couverture de La Consolation.

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A consulter :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/flament-des-lage-tendre-une-plume-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/limage-hypermaquillee-de-la-purete-selon-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/lignominie-la-mort-de-david-hamilton-est-elle-vraiment-ok-pour-les-journalistes-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/les-propos-a-geometrie-variable-de-la-toute-fraiche-14-ans-miss-ok-1988-2/

Dans le pays en marche et le monde à l’envers, hommage national pour Johnny, aucunes funérailles pour David Hamilton…

Publié le 9 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tandis qu’à Paris, sur les Champs Elysées, ont lieu (me dit-on) des sortes de « funérailles nationales » pour Jean-Philippe Clerc (devenu successivement Jean-Philippe Smet puis Johnny Halliday puis Johnny Hallyday), je ne peux m’empêcher de songer à David Hamilton.

L’idole des jeunes, Johnny, est morte à 74 ans, début décembre 2017.

David Hamilton était mort, fin novembre 2016, à 83 ans. D’un hiver l’autre…

Johnny, comme David Hamilton, fut accusé de viol. A deux reprises, même, en ce qui concerne Johnny.

Adeline Blondieau, l’une de ses ex-épouses, porta plainte contre Johnny Hallyday, d’abord parce qu’elle s’estimait diffamée par des propos tenus à son encontre dans l’autobiographie Dans mes yeux (février 2013). Dès mars 2013, Adeline Bondieau obtint une victoire contre les éditions Plon qui furent condamnées, en référé, par le tribunal de grande instance de Paris, à lui verser un euro de dommages et intérêts pour diffamation et atteinte à la vie privée. En mai 2014, c’est donc tout récent, la même Adeline Blondieau obtint le renvoi de Johnny Hallyday devant le tribunal correctionnel de Paris. L’audience eut lieu le 22 septembre 2015.  Adeline Blondieau accusa alors Johnny de l’avoir violée lorsqu’elle avait 14 ou 15 ans.

L’avocat de Johnny rédigea un communiqué de presse : « Johnny Hallyday se réserve le droit de prendre les mesures propres à la sauvegarde de ses droits au regard des propos tenus par Madame Adeline Blondieau lors de cette audience ainsi que de toute reprise de ces derniers par voie de presse. »

Notez. Ce sont pratiquement le même ton et les mêmes termes que ceux employés par David Hamilton, en novembre 2016, lors des accusations portées contre lui. A part que son communiqué de presse à lui (il était seul et pauvre) fut pratiquement passé sous silence par la presse.

L’accusation de viol portée par l’ex-épouse de la vedette milliardaire ne put faire l’objet d’une procédure judiciaire : ici aussi, les faits présumés étaient prescrits.
Après avoir été déboutée le 3 novembre 2015, Adeline Blondieau  en juin 2016 l’emporta cependant en appel, la cour considérant que trois passages du livre étaient diffamatoires. Johnny Hallyday et son éditeur furent donc condamnés à lui verser la (modeste) somme de 2500 euros de dommages et intérêts (vraiment pas grand-chose pour Johnny).

Johnny Hallyday a épousé Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981. Elle avait quatorze ans de moins que lui, étant née en 1957.

Johhny Hallyday était né en 1943. Il a épousé le 9 juillet 1990 – à Ramatuelle, tiens! -Adeline Blondieau qui était née en 1971. Adeline Blondieau s’est mariée à 19 ans. Il y avait donc presque 30 ans de différence entre les époux.

Enfin, Johnny rencontra et épousa Læticia Boudou, de 32 ans sa cadette.

Je n’y vois rien de répréhensible, absolument rien. Non. La chose surprenante, selon moi, réside dans le fait qu’on ait souvent reproché à David Hamilton de s’être marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, d’avoir eu une compagne elle aussi  beaucoup plus jeune que lui, et de photographier des jeunes filles.

La chose surprenante (ou, peut-être, pas surprenante du tout) est donc dans le deux poids, deux mesures.

Deux hommes accusés de viols présumés sur mineure: Johnny Hallyday et David Hamilton.

David Hamilton appréciait certainement les jeunes filles, son œuvre photographique immense et immortelle le démontre. Il fut marié à une femme beaucoup plus jeune que lui.

Johnny non plus ne devait pas être gérontophile, il suffit de ne considérer ici que la différence d’âge avec la plupart de ses épouses.

Macron (25 ans, mais de moins, que Brigitte) vient de rendre hommage à Johnny  (drôle d’hommage, d’ailleurs, je trouve, pour un président français: « Il a porté un bout d’Amérique dans notre Panthéon »). Comme le disait tout récemment un très bon article dans Causeur, les Français sont en train de devenir des Américains comme les autres.

Curieuse, cette société telle qu’elle devient peut-être, où ce qui est « mal » c’est d’apprécier les jeunes filles (mais on fait une exception pour certains, à commencer par Johnny) et où c’est donc « bien », supposé-je, où c’est peut-être même le Bien absolu, d’être ou d’être un petit peu gérontophile.

Nietzsche avait déjà parlé de tout ça: ça s’appelle l’inversion des valeurs.

Alors: funérailles nationales, sur les Champs Elysées, pour Jean-Philippe Clerc devenu Johnny Hallyday, et dont je ne sais plus trop s’il était belge, suisse, américain, français ou autre chose. Il fut en tout cas naturalisé français seulement à 18 ans, en 2006 il voulait redevenir belge, l’année suivante il s’installa en Suisse, au moins fiscalement il était américain. Voilà donc un excellent Français qui  plaît beaucoup à Macron.

« Funérailles (quasi) nationales », « hommage populaire »  pour Johnny sur les Champs Elysées.

Mais aucunes funérailles pour David Hamilton!

Pourquoi donc ce deux poids et deux mesures?

D’Abel Bonnard à David Hamilton en passant par Jean d’Ormesson, Louis Henri Jean Farigoule et Johnny, propos sur la variabilité des « dignités » et « indignités » nationales

Publié le 7 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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pour l’article avec ses illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/07/dabel-bonnard-a-david-hamilton-en-passant-par-jean-dormesson-louis-henri-jean-farigoule-et-johnny-propos-sur-la-variabilite-des-dignites-et-indignites-nationales/

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Jean d’Ormesson (qui va avoir droit me dit-on à un hommage national aux Invalides), que je n’avais personnellement rencontré qu’à une seule reprise, vers 1986 ou 1987, à l’époque où je collaborais à la Nouvelle Revue de Paris, avait été élu, en 1973, à l’Académie française dont il était le doyen d’âge.

D’Ormesson occupait le fauteuil n° 12, celui d’Abel Bonnard (1883-1968) – fauteuil qui avait cependant été attribué à Louis Henri Jean Farigoule (mieux connu comme Jules Romains) en 1946, après la seconde guerre mondiale. Abel Bonnard avait en effet été condamné en 1945 pour « indignité nationale », une peine remise à l’ordre du jour spécialement pour lui.

Lors de l’absolution judiciaire d’Abel Bonnard, à Paris, en 1960, François Mauriac s’était vivement inquiété dans Le Figaro à l’idée que son ancien ami Abel Bonnard (désormais absous de cette accusation « d’indignité nationale ») ait été en droit de venir réclamer, à Jules Romains ce douzième fauteuil. Mais Abel Bonnard n’avait plus aucune envie du tout de vivre en France, il était donc reparti pour Madrid où il était décédé, le 31 mai 1968.

Marie Merdrignac, dans Ouest France, aujourd’hui, consacre un article à l’Académie française. Elle y écrit que le fauteuil n° 12, celui qu’occupait encore récemment Jean d’Ormesson, serait « vacant ». C’est bien évidemment une erreur, quiconque connaît un tant soit peu l’Académie française sait que la vacance de ce fauteuil n’a évidemment pas été déclarée.

En revanche, la vacance du fauteuil de René Girard a été déclarée, elle, et l’élection aura lieu la semaine prochaine, le 14 décembre ( http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5  ).

Je présenterai ma candidature du 14 décembre 2017 sous le signe de David Hamilton, dont la mort n’a certes pas suscité (comme pour Jean d’Ormesson et même Johnny) d’hommage national, ou de proposition de deuil national. Je trouve cela fort dommage, personnellement.

En attendant de me représenter peut-être Quai de Conti lorsque le fauteuil de Jean d’Ormesson sera déclaré vacant, dans un an (sans doute au début de 2019).

 

L’AMI DAVID VA SE SENTIR MOINS SEUL AD PATRES

« Tout ce que vous peignez peut être retenu contre vous. » (Pierre Alechinsky)

« Thérèse rêvant » à ne pas confondre avec « Jeune fille au chat » :

Encore plus tarés que des français, les habitants de New-York ?

On a coutume de voir dans les américains de cette contrée du nord-est des États-Unis des gens un peu moins bornés et un peu plus ouverts (« européens ») que ceux des fins-fonds du pays aux mentalités primaires de sectaires protestants bien hypocrites qui divinisent avant tout cette « culture qui accepte l’artificialité des armes et de l’argent mais refuse le naturel du sexe. » (Guillaume Champeau, site Numerama, Internet).

Or, on a appris avant-hier, (cf. le New York Post du 3 décembre), que « New Yorkers call for removal of Met Painting that « sexualizes » girl », autrement dit que des new-yorkais (ou si l’on préfère : des nouilles hors quai) réclament le remisage d’une peinture du Metropolitain Museum of Art qui sexualise [sic] la jeune fille.

Une pétition circule, mais fort heureusement la direction du Musée reste de marbre comme (je suppose) les atours du bâtiment, du moins pour l’instant. Pétition où l’on peut lire le dernier prêche à la mode :

“The artist of this painting, Balthus, had a noted infatuation with pubescent girls and this painting is undeniably romanticizing the sexualization of a child,” writes Mia Merrill, 30, a New York City entrepreneur who started the petition.

“Given the current climate around sexual assault … The Met is romanticizing voyeurism and the objectification of children.”

*

« L’artiste de ce tableau, Balthus, avait un notable engouement pour les jeunes-filles pubères et cette peinture idéalise indéniablement la sexualisation d’un enfant », écrit Mia Merrill, 30 ans, entrepreneur new-yorkais qui a lancé la pétition. »


« Compte tenu du climat actuel autour de l’agression sexuelle … Le « Met » est en train d’idéaliser le voyeurisme et la réification [la chosification] des enfants. »

*

On peut donc constater qu’une simple peinture figurative, datant d’avant la Seconde guerre mondiale (1936 ou 38 selon les sources), donc bien « ringarde » ou « kitch » aux yeux des « modernes », par un revirement, renversement du réel, devient un objet de scandale artistico-moral en 2017 en rapport avec les soi-disant bonnes mœurs du moment. Plus scandaleux encore qu’une pissotière à la Duchamp (ce grand fumiste des ready-merdres) qui, je crois bien, se trouve dans ce même musée. Voilà quelque chose que les meilleurs critiques du pseudo-art moderne (situationnistes et autres) n’avaient pas encore envisagés, il me semble.

Personne ne sera sans remarquer que le tableau, l’unique tableau visé est celui d’un peintre français d’origine polonaise : Balthus.

Voilà donc que le deuxième de la trilogie artistique  » Nabokov (1899-1977) – Balthus (1908-2001) – Hamilton (1933-2016)  » reçoit, post mortem, du mondialisme contemporain puritain, pudibond et prude (du moins en apparence) les foudres des ligues de vertu, ou plus précisément ici de pétitionnaires à l’esprit (et aux fantasmes?) tordus. Notons que Lolita de Nabokov fut édité en France à la fin des années cinquante avant de l’être aux États-Unis ; et que David Hamilton élut domicile en France.

Que dire alors des fresques (catholiques, donc toujours nimbées de paganisme) de la Chapelle Sixtine qui ont été remises en leur état d’origine sous Jean-Paul II ? En effet, ces dernières qui abordaient la cause de la nudité originelle, oeuvre de Michel Ange et de son atelier (1505-1512) furent une première fois « censurées » et retouchées par un élève de Michel Ange à cause de la Contre-réforme (la pire époque du catholicisme en tous domaines qui singea et en rajouta sur le protestantisme naissant) et plus précisément suite aux directives du concile de Trente de 1563 ; puis d’autres voilements et caleçonnades suivirent.

C’est ainsi qu’en 1994, Jean-Paul II — que je ne savais pas espiègle — énonça que la Chapelle Sixtine était le véritable sanctuaire du corps humain et était un témoignage de la beauté de l’homme créé par Dieu. Quoi de mieux pour un dieu d’amour ? Les mal-pensants y verront de l’idolâtrie et bien évidemment une confirmation que tout le clergé romain était, est et sera de toute éternité torturé par la chair et potentiel pédéraste (pédophile comme on dit aujourd’hui).

Enfin, j’aurais une (vaine) suggestion à soumettre aux censeurs amerloques : pourquoi ne pas remplacer le tableau de Thérèse rêvant par un vrai sujet pris dans le monde réel ? Je veux dire substituer au tableau une photographie, pas une de David Hamilton, « bien sûr », mais une adaptée au Metropolitain Museum of Art de New-York ? Par exemple, celle-ci qui a fait le tour de la Terre, et qui est de Nick Ut (Vietnam, 8 juin 1972, après un bombardement au napalm) :

Mais, on me dit que ce n’est pas possible non plus. Déjà à l’époque, il fallut attendre quatre jours, soit le 12 juin pour que la photographie paraisse dans le New York Times. Non pas pour des problèmes techniques, ni même politiques, mais parce qu’il fallut quatre jours aux « grands rédacteurs » de « l’immense journal » de « la si belle démocratie pas belliciste pour deux sous » pour se décider à publier la photo d’une jeune personne nue ! Finalement, devant l’importance « choc » de cette photographie (donc somme toute, bon coût financier), elle fut publiée ; le journal s’engageant à ne pas en faire d’agrandissement (!) et, paraît-il, en floutant légèrement la région pubienne de la petite fille, Kim Phuc, qui brûlée, après 14 mois de soins et 17 opérations chirurgicales, s’en est sorti. C’est aujourd’hui une mère de famille qui vit au Canada. Elle a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO en 1997.

Ouais, bonne volonté… y a du boulot !

En attendant, à chacun de juger de ce qui est le plus indécent ou le plus obscène ou le plus chosifiant : le dénudé ou la guerre ? La chair ou le napalm ? …