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« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

Publié le 26 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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David Hamilton (collection privée)

Faites-le savoir sur vos blogs, sur vos sites, sur les réseaux sociaux:

le nouveau livre sur David Hamilton s’appelle :

« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

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Voici sa couverture

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Je remercie d’avance les abonnés à mon blog et mes correspondants, qui voudront bien faire part de cette nouvelle publication sur leurs blogs et leurs sites et / ou auprès de leurs correspondants sur les réseaux sociaux.

Le livre compte 152 pages serrées de grand format (le même format exactement que mon précédent livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« , préfacé par Roland Jaccard).

Couverture illustrée.

Il contient des illustrations (photographies et documents).

Le dépôt du livre à la B.N.F. devrait être effectué (selon ce qui a été prévu) très rapidement.

Le tirage du livre n’est pas important mais les personnes qui doivent le recevoir vont le lire d’ici peu. Question de jours.

On effectuera un nouveau tirage si c’est possible, et quand ce sera possible…

Pour tout renseignement, écrire exclusivement au blog « En défense de David Hamilton ».

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FOLIE AMBIANTE, SUITE ENCORE

La machine médiatique ne laisse pas passer un jour sans un regain de folie androphobe, ou si l’on préfère d’hystérie misandre.

Ainsi apprend-on que la pitoyable Marlène Schiappa secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes (sic) et les deux ex-ministres, également pitoyables, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri — ne riez pas — donneront le 7 mars, veille de la Journée de la femme, une représentation des Monologues du Vagin, la pièce constamment réécrite d’Eve Ensler, à l’origine à destination des bobos de Brooklin.

Rappelons que Flavie Flament est également passée par ce chemin-là il y a quelques années. Il semble que ce soit devenu une obligation pour toutes les viragos et autres émules de Femen, ou encore pour les spécialistes du viol et du sexe de la trempe de notre Poupette nationale, l’ex exhibitionniste pipole dont le livre La Consolation semble être une apologie du sexe et de la vulgarité réunis. Juge et parties si je puis dire.

Au moins autrefois, le pétomane avait moins d’ambition et ne pratiquait aucun sexisme.

Je laisse imaginer les cris d’orfraies et de donzelles de toutes celles et même de tous ceux qui couvriraient l’annonce des représentations des Dialogues du vit et de son couillon, avec en première partie l’Histoire du phallus priapique à travers les âges. De préférence la veille de la Journée (à créer) de l’homme (le mâle, s’entend).

À LIRE : un résumé de l’avancée de la critique concernant l' »amnésie traumatique »

– article d’il y a un an de Brigitte Axelrad, professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, membre du comité de rédaction de Science et pseudo-sciences. Elle a publié Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, aux éditions book-e-book.

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2786

– articles tout récents de Régis de Castelnau, avocat en Droit public et blogueur sur divers sujets de société :

Violences sexuelles : hurler avec les louves ?

Flavie Flament : l’exploitation d’une affaire de « mémoire récupérée ».

IL EST PLUS QUE TEMPS DE SORTIR D’UN CERTAIN FOLKLORE PSYCHANALYTIQUE MORTIFÈRE, D’UN AUTRE ÂGE, VÉHICULÉ PAR UNE CLASSE POLITICO-MÉDIATIQUE DÉLIRANTE ET IGNARE, ET DE LIBÉRER LA BONNE PAROLE.

De l’an 2018, an 1 après Weinstein, et de la prochaine disparition du sexe

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Olivier Mathieu:

  • Le sexe va disparaître. Voilà, en quatre mots, exposée ma thèse

Jean-Pierre Fleury:

  • Elle fera sourire certains.

Olivier Mathieu:

  • J’ai l’habitude: je peux citer pas mal de choses que je disais déjà dans les années 1970, qui faisaient sourire et qui sont aujourd’hui des lieux communs. Je me souviens d’une fois, tiens, où j’en parlais avec Jean-Edern Hallier.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et votre grand-mère, l’écrivain communiste Marie de Vivier, disait de vous dans le roman qu’elle vous a consacré en 1971 : « enfant initiatique ».

Olivier Mathieu:

  • C’est exact. Le sexe va disparaître, cela signifie qu’il va en effet être de plus en plus normé, de plus en plus contrôlé, de plus en plus déshumanisé. Tout pouvoir a-t-il toujours cherché à normer le sexe?  C’est un autre débat. Ici, dans un entretiens sur un blog, il me faut être bref. La règle est plus ou moins que tout pouvoir a cherché à normer le sexe. Tout pouvoir a cherché à éloigner le sexe. Dans la ville de Florence, aujourd’hui, on lit toujours les inscriptions en latin, près des monastères, qui exigeaient que les prostituées ne puissent pas passer dans leurs parages. Tout pouvoir a cherché à contrôler le sexe, à le récupérer, à le canaliser. Aujourd’hui, sous couvert de lutte à la prostitution, les pouvoirs de pas mal d’Etats ont cherché, cherchent et chercheront à interdire la prostitution. En Italie, la prostitution de rue a été éradiquée, (en tout cas on a cherché à l’éradiquer) et elle s’est massivement transportée dans les appartements des dames qui pratiquent « le plus vieux métier du monde ».

Jean-Pierre Fleury:

  • On parle de lutte contre le Sida, on parle de protection des prostituées.

Olivier Mathieu:

  • Si j’arrive à soixante ans sans avoir eu le Sida, mon opinion personnelle est – considérant ma « carrière » donjuanesque et le fait que je n’aie jamais enfilé un préservatif de ma vie, parce que je n’aime pas qu’on me dicte ce que j’ai à faire – qu’à condition de respecter certaines règles, en commençant par celle de ne pas se piquer à l’héroïne, je suis la preuve qu’il était relativement aisé de passer indemne, au moins pour un hétérosexuel strict comme moi, au travers du Sida.

Jean-Pierre Fleury:

  • Tous les goûts sont dans la nature, va-t-on vous dire.

Olivier Mathieu:

  • Je rectifie. Non, tous les goûts ne sont pas dans la nature.  Tous les goûts sont dans la culture. Dans la culture moderne, je trouve peu de chose à mon goût. Que tous les goûts soient dans la nature ou la culture, au demeurant, ne m’intéresse pas trop. Je parle des miens, de goûts. Il se trouve qu’en matière de sexe,  je ne suis pas très moderne.  Je suis plutôt « à l’antique », comme on dit en italien: all’antica. Par ailleurs, souvenons-nous d’Eros et Thanatos. Le sexe est lié, il doit l’être, il ne peut que l’être, à la mort. Et donc à la lutte contre la mort. J’ai honoré comme il le fallait, à ma façon, et sans causer de mal à quiconque, Eros et Thanatos.

Jean-Pierre Fleury:

  • Nous parlions de la protection des prostituées…

Olivier Mathieu:

  • Je peux être d’accord avec les personnes qui me diront qu’il faudrait lutter contre l’asservissement des prostituées, contre le proxénétisme, contre les maquereaux. Si une femme est contrainte à se prostituer, il y a là un délit et ce délit doit être puni. D’accord. Maintenant, quiconque connaît un peu la vie sait que l’extrême majorité des prostituées choisit ce métier. Si certaines personnes veulent gagner en une journée ce qu’une caissière de supermarché, la malheureuse, gagne en vingt ans, je pense que c’est leur affaire. La vie est faite de choix. Que chacun fasse les siens.

Jean-Pierre Fleury:

  • Revenons à votre thèse, « le sexe va disparaître »…

Olivier Mathieu:

  • La prostitution est mal vue pour deux raisons principales. Première raison, le sexe et le plaisir sont révolutionnaires, du moins ils peuvent l’être. Longtemps les Etats ont privilégié la monogamie pour d’évidentes raisons sociales, politiques et religieuses qui, globalement, allaient de pair. L’Etat préférait que monsieur baise bobonne, et (au moins officiellement) seulement bobonne, et puis tout le monde à confesse le dimanche. Tu n’auras pas d’autre Dieu, et tu n’auras pas d’autre bobonne. Simple mais efficace, ça a marché pendant longtemps. Et contrairement aux brèves parenthèses de progressisme post 1945, ça marche encore. Même la maîtresse de ces messieurs, ou l’amant de ces dames, est dans l’extrême majorité des cas encore inspiré par une vision monogamique du monde. L’homme moderne est monogame avec son épouse, et il l’est aussi à travers sa maîtresse. Il passe d’une monogamie à une autre. L’important pour l’Etat est en effet qu’il reste monogame dans l’esprit (dans l’esprit, comme on dit circoncis en esprit).

Jean-Pierre Fleury:

  • Et la seconde raison, selon vous?

Olivier Mathieu:

  • Les taxes. Le bon pognon. Ce que l’Etat reproche à la prostitution, bien souvent, c’est que ça ne rapporte pas du bon pognon à ses caisses. Un peu comme le hashich. Si l’Etat se préoccupait des poumons des citoyens, il interdirait purement et simplement  le tabac. L’Etat veut bien du tabac, mais pas du hashich. L’Etat veut bien de la prostitution, s’il l’encadre et si ça lui rapporte. L’Etat veut bien de la prostitution, s’il la contrôle.

Jean-Pierre Fleury:

  • L’obsession du contrôle s’est étendue à tous les domaines.

Olivier Mathieu:

  • Evidemment. Si vous employez une carte de crédit, si vous employez un téléphone, vous êtes horodaté. Si vous passez à un distributeur de billets ou à un péage d’autoroute, si vous allez dans un supermarché, quoi que vous fassiez et où que vous soyez vous êtes horodaté, photographié, filmé, enregistré, pisté. Cela ne fait que commencer et continuera, d’ici peu, je pense, par exemple par la suppression de l’argent liquide et par l’obligation du microchip sous la peau. Tous les prétextes seront bons, sécurité contre le terrorisme, santé… La liberté, c’est fini. On est au début de la fin de toute liberté… Ensuite, il y a la délation. Par exemple en Italie, les voitures des clients qui s’arrêtent auprès des dernières prostituées de rue sont photographiées et les amendes arrivent par la poste, dans la boîte à lettres et donc au domicile conjugal des « pécheurs ». La technologie vient à l’aide de la délation morale. Autrefois le curé prononçait son petit sermon contre la prostitution. Aujourd’hui, tout est laissé aux bons soins d’yeux électroniques. La technologie au service de la monogamie!

Jean-Pierre Fleury:

  • Quelles conclusions en tirez-vous?

Olivier Mathieu:

  • La lutte à la prostitution est une des forme de la lutte contre la liberté du sexe (et je vous répète que quand je parle de prostitution, je parle de prostitution entre deux personnes consentantes, donc d’une prostituée qui a  choisi ce métier par choix, pas sous la contrainte).

Jean-Pierre Fleury:

  • On va aussi vers un encadrement de plus en plus strict en ce qui concerne les relations sentimentales, quand il y a une différence d’âge. Qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Quand je vois la jeunesse actuelle, je me demande dans beaucoup de cas par quel miracle, du jour au lendemain, beaucoup de jeunes (les garçons en particulier) deviendraient « mûrs » parce qu’ils ont dépassé de vingt-quatre heures leurs dix-huit ans. Par conséquent, je me demande pour quelle raison une supposée maturité devrait obligatoirement coïncider avec un âge donné. La tâche du législateur est très ardue, j’en conviens. En vérité, il faudrait juger au cas par cas. Ne parlons, si vous le voulez bien, que de l’hétérosexualité. Je n’ai pas eu le temps, au cours de ma vie, de m’intéresser au sujet de l’homosexualité. Je n’ai donc rien à en dire.

Jean-Pierre Fleury:

  • Fort bien, parlons de l’hétérosexualité.

Olivier Mathieu:

  • Il me semble avoir remarqué, par expérience personnelle, que les filles sont en général plus mûres que les garçons. Mais je peux me tromper et je ne tire pas de ma propre expérience des conclusions  pseudo-scientifiques. Ce que je dis est en tout cas que, si des relations amoureuses, affectives ou sexuelles sont évidemment impossibles – pour une  foule de raisons – avec des enfants, il y a  en revanche des questions à se poser quand l’une des deux personnes n’a pas encore atteint complètement la majorité légale. C’est là qu’il faudrait juger au cas par cas, en se demandant qui est l’aîné, qui est le cadet, quelle est la nature exacte de leur lien affectif, et surtout quel est le réel degré de maturité des individus en question. J’avoue qu’il m’échappe un peu pourquoi on poursuit, pourquoi on condamne – moralement, si ce n’est pas devant les tribunaux – un homme de quarante ou de soixante ans qui a une relation avec une adolescente de seize ou dix-sept ans, tandis que Crystal Harris et Hugh Hefner avaient respectivement 22 et 82 ans quand ils se rencontrèrent. On se moque des gens qui vivent dans un couple avec une grande différence d’âge lorsque l’une des deux personnes qui constituent ce couple est un « mauvais » aux yeux des « bons » autoproclamés. On reproche à David Hamilton (puisqu’il est mort et qu’on lui reproche tout, d’ailleurs!) d’avoir eu des relations officielles (dont un mariage) avec deux femmes plus jeunes que lui. Mais quand il s’agit d’Emmanuel et de Brigitte, ou de Johnny et de Laeticia, curieusement on n’entend plus siffler le choeur des vipères.

Jean-Pierre Fleury:

  • Que proposeriez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Je proposerais aux gens de lire les livres de Roland Jaccard. Je proposerais que les animateurs de téloche cessent de jouer aux moralistes quand un homme et une femme s’aiment et qu’il y a  une grande différence d’âge entre eux. Je crois qu’il est préférable qu’une fille de dix-sept ans ait, si elle le désire, une relation avec un homme plus âgé, qu’elle aime et qui l’aime. Je crois que cela est préférable à un couple du même âge où aucun des deux n’aime l’autre.

Jean-Pierre Fleury:

  • Partout donc, vous voyez une disparition du sexe.

Olivier Mathieu:

  •  Les féministes misandres nous expliquent aujourd’hui, ou nous expliqueront demain que « les hommes » refusent de perdre leur « domination » sur la société, mais c’est un mythe. Il n’y a absolument pas de domination masculine. Cette idée est un mythe fabriqué de toute pièce, par les féministes justement. On veut culpabiliser les hommes, et ça marche très bien avec leur masse.  En vérité, hommes et femmes sont interchangeables dans la plupart des métiers. Grâce au mariage des homosexuels et des homosexuelles ils et elles sont interchangeables dans la famille. Si vous constatez que dorénavant, les techniques de fécondation pourraient permettre aux femmes de reproduire l’espèce humaine sans recours à un mâle abhorré; si vous constatez que la prostitution est l’objet de mesures d’interdiction; si vous constatez que la prostitution est toujours davantage normalisée… des prostituées qui payent leurs impôts dans des bordels gérés au vu et au su de l’Etat, comme dans les Eros center allemands, le sexe revu et corrigé par le capitalisme, je ne crois pas que cela aurait beaucoup plu à des habitués des péripatéticiennes comme Villon, Baudelaire, Nietzsche ou Pierre Louÿs, l’auteur des Chansons de Bilitis; si vous constatez que les relations entre gens d’âge divers sont le grand tabou de ce début de troisième millénaire. Quelle place va-t-il rester au sexe, en tout cas chez les hétérosexuels?

Jean-Pierre Fleury:

  • D’autant que l’Affaire Weinstein…

Olivier Mathieu:

  • Oui! Si vous constatez que, suite à l’Affaire Weinstein, il va devenir impossible et en tout cas assez risqué d’entrer dans un ascenseur avec une femme seule… Si vous constatez l’ensemble de tout cela, vous devez comprendre que le sexe va disparaître. Et que le féminisme actuel n’est plus, ou plutôt qu’il est moins que jamais porteur de liberté sexuelle. C’est un féminisme porteur, tout au contraire, de la mort du sexe. C’est un féminisme qui, plus encore que les plus bouchés des réactionnaires du passé, conduirait tout au plus à obliger les êtres humains au mariage et à la fidélité à vie. Or ici aussi, qui dit mariage à vie dit, dans la presque totalité des cas, absence de sexe. Le sexe est donc en train de disparaître. Voilà pourquoi on lui invente des ersatz: les robots sexuels, par exemple. Ou les « applications » pour téléphones pour faire l’amour, c’est-à-dire pour se masturber à distance. Mais le sexe humain, le sexe entre humains, le sexe entre hommes et femmes, si les choses continuent de la sorte, va disparaître purement et simplement. Et ainsi, dans le grand aplatissement de toutes choses en ce pauvre siècle, la vision chrétienne, la vision cléricale, une vision de catéchisme d’autres temps épouse parfaitement la technologie. La technologie va non pas augmenter mais renforcer le puritanisme, l’Inquisition, la censure, la normalisation des comportements. Le pape, au fond, parle exactement comme les starlettes de Hollywood… On en arrivera au même monde asexué.

Jean-Pierre Fleury:

  • Comment sera 2018?

Olivier Mathieu:

  • Qui a des yeux pour voir comprend que, depuis la campagne Time’s Up jusqu’à Cate Blanchett présidente du jury à Cannes (en mai 2018), le cinéma américain et mondial va proposer en 2018 une infinité d’héroïnes, de protagonistes, d’actrices. Les trois films aux Etats-Unis qui ont eu le plus de spectateurs ont tous des premiers rôles féminins. On veut un 2018 féminin, à commencer par Hollywood. Actrices femmes, cinéastes femmes, sujets féministes, campagnes féministes… Est-ce que vous savez aussi qu’Aux Etats-Unis, on veut faire de la Weinstein Company un « empire au féminin » où 51 % des parts devront appartenir à des femmes?… Voilà, « on » veut un 2018 féministe et misandre. Je n’ai pas dit: un 2018 féminin. Un 2018 féminin serait une merveille!… Non, on veut un 2018 pseudo-féministe, néo-féministe, un 2018 de féminisme misandre. Des actrices, aux Etats-Unis, y compris extrêmement jeunes, ont déclaré qu’elles étaient ravies de comprendre qu’elles n’avaient plus besoin des hommes. Or l’Europe suit, avec quelques années de retard, les modes des Etats-Unis…

Jean-Pierre Fleury:

  • Et en France, donc?

Olivier Mathieu:

  • Après quelques semaines ou quelques jours où l’on va en parler un tout petit peu moins, ça va recommencer. Toute cette promo est très bien organisée. La campagne de féminisme misandre va continuer et recommencer. Au cinéma, dans la presse, à la télé, et enfin au Parlement.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et notre défense de David Hamilton, dans tout ça?

Olivier Mathieu:

  • Je croise les doigts pour que les rares personnes qui, en France, semblent avoir conscience de ce qui est en train de se passer veuillent bien relayer mes informations sur David Hamilton, et sur la mort de ce dernier. Car le malheureux et innocent David Hamilton, en France, a été le coup d’envoi de l’Affaire Weinstein. En d’autres termes, j’espère que mon livre sur David Hamilton, qui va paraître incessamment, trouve un écho. C’est la seule chance pour rompre la loi du silence… Mon livre arrive. Tout va se jouer maintenant.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

Ardisson et Jerem: cette leçon vaut bien un fromage (Babybel), sans doute?

Publié le par

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M’est avis que les choses vont aller de plus en plus vite dans l’affaire de « pédophilie » présumée qui met en cause, entre autres, Jerem, le pote à Ardisson.

La gravité des accusations est extrême, et tourne à l’affrontement judiciaire  entre le « spécialiste » (sic) de la « téléréalité », autrement dit du néant, Jérémy Gisclon dit Jeremstar, son pote Pascal Cardonna dit «Babybel», et les accusateurs de ces deux sommités de la téloche.

Pascal Cardonna (qui est un salarié de Radio France) apparaît dans les vidéos de Jeremstar notamment sur Snapchat, sous le surnom de «Babybel». Et les accusations se multiplient sur les réseaux sociaux contre ce Babybel, l’accusant d’avoir  eu des relations sexuelles avec des garçons mineurs.

Pascal Cardonna, combien de plaintes contre lui dans les prochains jours? C’est ce que se demande la presse. Un jeune homme, qui s’appelle ou se fait appeler « Annoir », aurait porté plainte contre « Babybel » pour (entre autres) corruption de mineurs, agression de mineurs et abus de faiblesse. Et aussi contre Jérémy Gisclon (le pote à Ardisson) pour complicité de tous ces chefs d’accusation…

Qui sait ce qu’il y a de vrai dans tout ça? De faux? Qui sait quelles vengeances, provenant de qui sait quels événements advenus dans les milieux des « spécialistes de la téléréalité », ou quelles recherches d’une misérable publicité s’expriment ici, à travers ces délations sur les réseaux sociaux et à travers ces plaintes (dont toutes n’ont pas été, me semble-t-il, confirmées officiellement par les Parquets)…

Ce matin, sur ce blog, j’écrivais ceci. Pense -t-on que je l’aie écrit au hasard? Pense-t-on que j’écrive quoi que ce soit, sur ce blog, au hasard?

Des journalistes – femmes et hommes – et des pas journalistes harcelaient David Hamilton par téléphone, en octobre et novembre 2016, et cela jusque dans son immeuble (et cela, malgré l’âge de David Hamilton, 83 ans, et aussi malgré le fait que David Hamilton avait indiqué par un communiqué ne plus vouloir avoir de rapport avec la presse). Harcèlement téléphonique, harcèlement de messages glissés (par exemple) sous sa porte. Et de bien d’autres espèces. Ces journalistes pensent-ils que je l’ignore? Ils se tromperaient lourdement. Leurs listes ont déjà été communiquées à qui il fallait. Attention, les amis, c’est pas toujours trop légal, tout ça, de la façon dont vous l’avez fait… (Blog « En défense de David Hamilton », ce matin)

Selon l’avocat de Cardonna-Babybel, l’internaute qui se fait appeler « Annoir » se serait rendu à son domicile, samedi 20 janvier au soir : «Il s’est introduit, en voiture, avec trois malabars sur le parking de la résidence de mon client.»

Il y aurait eu, selon Me Dubourd, plusieurs voisins témoins de la scène. L’avocat explique, mardi soir, à Libération, envisager de porter plainte contre Annoir pour mise en danger de la vie d’autrui, tentative d’intrusion, et «peut-être même tentative de meurtre».

Annoir (qui ne se cache pas du tout des journalistes, et n’opère nullement dans l’anonymat des lâches) nie en bloc ces accusations: «Je ne vois pas pourquoi j’aurais fait ça. On est en pleine procédure, j’attends que la justice fasse son travail.»

Mais la question, pour le blog « En défense de David Hamilton », est ailleurs.

En octobre et novembre 2016, des personnes – des journalistes et des pas journalistes – ont harcelé téléphoniquement David Hamilton. Ces personnes ont téléphoné ou fait téléphoner à David Hamilton. Lequel avait 83 ans et avait rendu public par communiqué son désir de ne pas avoir de contacts avec les journalistes. Des personnes se sont introduites, sans autorisation, dans son immeuble du 41 boulevard du Montparnasse. Vous voulez leurs noms? C’est quand je veux moi.

Je sais qui sont ces personnes, dont certaines sont journalistes, d’autres des vedettes fort connues de la télévision dont, pour l’instant, je ne peux pas citer le nom. Mais naturellement, si on me le demande, je le citerai… Un jour ou l’autre, je le citerai. Telle est ma stratégie. C’est intentionnel.

Et donc, c’est intéressant tout ça. Il y a des avocats qui disent vouloir porter plainte contre qui entrait sur le parking du sieur Cardonna.

Il faut communiquer ça aux gens qui entraient dans l’immeuble de David Hamilton!

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Jeremstar qualifie également Annoir d’«affabulateur». Qui sait? Ce sera à la justice de le détermoner.

Quant à la « conseillère en communication » du « spécialiste-de-la-téléréalité » Jerem, elle affirme que son client, ne «cautionne pas, si tant est que cela soit avéré, que Pascal Cardonna le-salarié-de-Radio-Franceait pu se servir de lui pour inviter de jeunes hommes».

Mais « si cela a bien eu lieu », Jeremstar (le spécialiste de la téléréalité, et pote à Ardisson) affirme (toujours par le biais de sa conseillère: on n’est jamais trop aidé) qu’il n’était « pas au courant ». Remarquez, il a pourtant pris ses distances, officiellement, avec Pascal Cardonna. On n’est jamais trop prudent.

Cardonna: qu’en pense Ardisson, le pote à Jerem?

Publié le 23 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

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C’est cela qui est extraordinaire avec la vérité, c’est que quand tu la cherches, tu la trouves.

Vous allez voir, avec David Hamilton…

Mon petit doigt me dit que le temps du mensonge est fini, à son sujet.

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Prenez la petite affaire Pascal Cardonna, qui est quand même visé par une plainte pour « viol aggravé sur mineur », une grave accusation. Il a porté plainte à son tour contre « Annoir », son accusateur âgé de 18 ans.

Pascal Cardonna, c’est ce proche du « chroniqueur »Jeremstar, un collègue à Ardisson. Il avait déjà porté plainte le 17 janvier pour « diffamation et atteinte à la vie privée » auprès du parquet de Nîmes (Gard), où il demeure.

« Hier, avec mon avocat, nous avons déposé deux nouvelles plaintes : une nouvelle plainte contre ce fameux Annoir qui aujourd’hui m’attaque. Annoir est effectivement venu chez moi, mais il ne s’est rien passé de ce qui est sorti. »

Pascal Cardonna estime à ce jour être « victime d’une campagne de diffamation, d’acharnement sans précédent sur les réseaux sociaux. Ma vie privée a été mise dans la boue, mon honneur également ».

Voilà une chose horrible, être victime d’une campagne de diffamation. David Hamilton, par exemple, en a su quelque chose quand il fut traité « d’enculé »  et de « connard » par Ardisson, le pote à Jerem.

Cardonna a annoncé ce qui suit : « J’ai dès la semaine dernière coupé tous mes comptes, car des photos que j’avais publiées – et je les avais publiées, donc je n’avais rien à cacher – sur des soirées que j’organisais chez moi, avaient été détournées de leur contexte, et avait été légendées en m’accusant de détourner des mineurs. »

On en sait donc un peu plus. Ce monsieur organisait donc des « soirées » chez lui, et Annoir qui avait quinze ans y était invité. Ce sera donc maintenant à la justice de déterminer ce qui se passait aux soirées de Cardonna et de Jerem.

Par exemple, si Cardonna, Jerem et Annoir s’entretenaient de la quête de l’origine dans la philosophie de Plotin.

Pascal Cardonna, le malheureux, se dit « abasourdi, fragilisé par toute cette violence » et très inquiet. « J’ai reçu des menaces de mort. Je suis en situation extrêmement fragile au niveau de ma santé ». Il ajoute:  « Sans aucune preuve, les internautes, surtout la twittosphère, commentent des faits qui n’existent pas, qui ont été annoncés, balancés, mais qui n’existent pas ».

Tiens! Cela rappelle les  termes de David Hamilton, à la fin de 2016, dans son communiqué.

France-Info vient de rappeler :  « Un internaute, mécontent d’un « scoop » sur lequel Jeremstar l’aurait devancé, a commencé à diffuser la semaine dernière des captures d’écran, vidéos et échanges audio attestant de rendez-vous entre Pascal Cardonna, Jeremstar et d’autres jeunes hommes, sans que leur âge n’apparaisse clairement ».

La direction de France Bleu, elle, a publié un communiqué qui, certes, ne semble pas émaner de personnes certaines de l’innocence de leur employé Cardonna : « Si ces faits devaient donner lieu à une décision de justice définitive reconnaissant la culpabilité de la personne concernée, France Bleu tirerait les conséquences de celle-ci, ce type de comportement répréhensible étant bien évidemment à l’opposé de l’image de Radio France et des valeurs qu’elle défend notamment auprès des jeunes. (…) C’est pourquoi, devant la prolifération des accusations portées auxquelles Radio France et France Bleu sont malencontreusement mêlées depuis la semaine dernière, Radio France a immédiatement demandé le 17 janvier dernier au collaborateur concerné de supprimer dans le cadre de sa communication privée tout ce qui entretient un amalgame inadmissible entre sa vie privée et Radio France, France Bleu, sa direction, ses salariés. »

Cardonna, c’est certain, a  droit à la présomption d’innocence. Celle dont a été privée, malheureusement, David Hamilton.

En attendant, Cardonna  pourrait peut-être s’adresser à Ardisson?

Notules éparses

On est chez les dingos (pas les chiens sauvages, je parle des humains fêlés de la caboche) ; mais c’est logique vu l’état scientiste et technologiste de la société qui est le nôtre ; indissociablement lié au monde du spectacle (marchand, consommable, aliénant, uniformisant, propagandiste, publicitaire, conformiste, vide au fond et sans aucune grandeur) est celui de la médiatisation en tout.

Obligation d’un intermédiaire pour tout, de préférence un objet technique à acheter puis à utiliser, sous peine de passer pour un ringard, ou d’être bloqué dans sa relation « sociale » ; même si au fond, il n’apporte rien qui instruise et élève celui qui l’utilise.

Le premier étant évidemment l’argent qui ne saurait échapper à l’immatérialité totale et totalitaire prochaine.

Ceux qui courent le plus vite aux gadgets étant bien évidemment ceux qui n’en ont réellement pas besoin. Ledit confort amorphise. C’est ainsi que s’entretient le Capital. Toujours par le bas tant technique (production de masse d’ersatz de produits de consommation qui pourraient être de toute autre qualité et rendus quasi inusables) qu’éthique. Une masse d’objets inutiles à usage vulgaire.

On en arrive même aux robots dans les domaines les plus délirants. Cf. ceci qui fait passer les poupées gonflables pour des gadgets de plage :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/quand-les-robots-sexuels-auront-envahi-le-monde/ar-AAuVvPf?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

Mais ôtons l’électricité, et il ne reste plus rien de notre monde, un champ de ruines technologiques, le retour direct à des siècles en arrière et je le crains à une barbarie tout azimuts.

Le plus bel objet technique n’apportera jamais l’intelligence (bien au contraire) au premier crétin qui l’utilise. La calculette rend la masse des gens incapables de compter, de faire l’effort de compter. Le plus bel exemple est l’ordinateur et Internet tels qu’ils sont utilisés par une masse d’incultes, illettrés et lâches internautes anonymes.

Monde des media et monde du permis (autorisation) généralisé à tout un tas de domaines ; ça fait des années que je dis qu’il y aura un jour un permis de circuler obligatoire, pour les piétons ; et un permis d’avoir des enfants (de procréer, ou de les acheter tout faits).

Le tout sur fond sécuritaire délirant : voir ce qu’on exige de nos jours, par exemple, pour un automobiliste ou un cycliste… comme si on voulait nous faire accroire que nous (l’homme du commun) puissions être immortels ou indestructibles, ou protégés de la mort elle-même. Et si dociles, si civiques à appliquer les règles (entendues nécessairement comme « bonnes » pour le « bien » de l’homme en son « bonheur »).

On peut prendre n’importe quel domaine : c’est pareil.  La puce à vie individuelle pouvant se connecter à tout et étant connectée à tout… en particulier à la banque, à l’entreprise, à la police, aux impôts, à la Santé… ? On est déjà traversé de partout par les ondes artificielles. Le corps est prêt, ne manque plus que l’ordonnance « démocratique », ou le vote « démocratique » pour sa mise en application obligatoire. Pas de brebis galeuse hors du troupeau des moutons bêlant. Pas de taureau ; des bœufs et veaux châtrés meuglant. Ce qui saura satisfaire lesdites féministes hystériques.

L’Homme est certes ingénieux, mais foncièrement pervers et prédateur, destructeur en même temps qu’indécrottablement grégaire. Et de nos jours atomisé, sans beaucoup de lien de solidarité. Contradiction apparente entre les grands-messes œcuméniques consuméristes et l’isolement généralisé, dépossédé de tout et sans pouvoir, réservé au plus grand nombre.

L’intelligence humaine n’est en soi ni bonne ni mauvaise. Tout autant amorale, qu’immorale ou morale. Comme la Nature. Rien n’est jamais acquis en ce secteur.  Nombre de savants en leur (étroit) domaine ne sont pas toujours les gens les plus réfléchis ou à haute éthique… ou esthétique ; un certain nombre d’entre eux sont eux-mêmes des toqués, des brigands, des criminels… il n’est que de penser à tous ceux qui ont fait la bombe atomique.

Avoir un certain pouvoir sur la Nature (qui n’est pourtant rien par rapport à l’Univers) et sur ses semblables, rend foldingue.

J. – P.  F.

David Hamilton et la Société du Spectacle

Publié le 20 janvier 2018 par defensededavidhamilton

« Sous toutes ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant »

(Guy Debord)

*

La presse française est une grande presse. J’apprends qu’Alain Delon aime les chiens: quand ce sera l’heure (pour lui), ce sera aussi l’heure pour son chien. Un animaliste…

J’apprends que Laeticia veuve Hallyday est « dévastée »: elle doit rentrer de Saint Barth à Los Angeles (moi, quand ma mère est morte, je n’avais pas un sou et je suis rentré dans un appartement de vingt mètres carrés  dans la banlieue, j’étais en pleine forme).

J’apprends que Camille Lacourt (sais pas qui c’est) et Alain Delon voudraient vivre une dernière histoire d’amour (c’est chouette de ne pas devoir payer pour insérer une petite annonce dans un site de rencontres).

J’apprends que Miss France 2018 ne veut pas se réconcilier avec son père (c’est intéressant)…

En revanche, nous sommes en janvier 2018 et aucun de ces prodigieux journalistes de ces prodigieux organes de presse n’a encore songé à se demander le pourquoi et le comment de la mort de David Hamilton.

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles », ainsi parlait Guy Debord.

Comme l’a montré Debord, la société du spectacle s’avère comme la cerise sur le gâteau (le gâteau imbouffable) de la société de consommation de 2018. Les spectacles sont toujours plus semblables aux spectacles, les histrions aux histrions, les « animateurs  » aux « animateurs ». Les journaux pipole sont de plus en plus nombreux quantitativement et qualitativement identiques et médiocres.  Les gens n’ont plus conscience de leurs vies, justement parce qu’on leur a imposé de vivre par procuration ( à travers la télévision et le cinéma, entre autres) une fausse existence qui est celle imposée par la société de l’après 1945.

Aujourd’hui, Madame Michu se gave de produits pipole (elle écoute, par exemple, les conversations entre animateurs, sur les plateaux de télé, dont le niveau intellectuel est d’une effarante nullité, et qui suintent tous une vulgarité infinie). Madame Michu est un sujet/consommateur, c’est-à-dire qu’elle n’est plus un sujet, sauf en consommant.  Et notamment en consommant les produits et sous-produits de pitoyables industries socio-culturelles (le cinéma, la télévision, le rock and roll, la « grande « presse).

Tous les dix ans, on change (on fait semblant de changer) de modèles et de stéréotypes.

Aujourd’hui, le modèle de comportement que l’on donne comme à suivre est de toute évidence celui de la femme se souvenant avec parfois dix, vingt, trente ans de retard d’agressions sexuelles qu’elle affirme avoir subies. Cela va encore durer quelques mois ou quelques années.

Ainsi, comme le démontrait justement Guy Debord,  la direction du spectacle (dans le monde capitaliste et néo-capitaliste) coïncide toujours avec son but. Comme un chien qui se mord la queue, le spectacle cherche à se justifier lui-même. Et il transmet une vision plate et uniforme de l’existence, en l’imposant  à la conscience du grand nombre. Rares, rarissimes, ceux qui peuvent lui échapper. Sans doute, dans ma génération (et ne parlons pas de celles qui ont suivi) fus-je le seul et le dernier, puisque n’allant pas à l’école (machine à abrutir) et étant éduqué par une mère qui s’y entendait d’éducation, je n’ai jamais regardé la télévision, ou pour ainsi dire jamais vu un film américain.

En revanche, la pseudo-culture qui a  cours depuis environ cinquante ans se traduit par des manifestations d’uniformisation sous les formes le plus diverses mais, que celles-ci soient politiques (gauche, droite, gauche droite, droite gauche), audio-visuelles, musicales (« musicales », sic), littéraires (« littéraires », sic) – et comment ne pas songer aux mythes des faux rebelles, les « héros » américains et leurs épigones français, qui n’ont servi qu’à installer le conformisme? – on peut dire que le monde moderne a imposé de la façon la plus bureaucratique et totalitaire qui soit  l’aliénation (et on revient ici à Debord révisant Marx)  de l’être humain. On est entré dans l’ère de la vie sans vie.

Et voilà pourquoi les plus grands penseurs de la seconde moitié du Vingtième Siècle (je pourrais citer parmi quelques autres  Amadeo Bordiga, fondateur du parti communiste italien, et très souvent Pasolini; ou encore Guy Debord) ont été si tragiquement peu écoutés (ou mal compris).

A ce titre aussi, David Hamilton était « dangereux » car, photographe qui a vécu à l’époque de la Société du Spectacle, il n’en faisait pas vraiment partie puisqu’il produisait de la beauté. C’était potentiellement un « danger » puisqu’il cherchait à tirer l’être humain vers le haut, non pas à l’enfoncer vers le bas. Et que, pour lui, les mots de liberté, ou de liberté sexuelle, avaient encore un sens – et un sens réel.

L’amour et le sexe, la beauté sont des choses dangereuses pour une société qui, après avoir étêté les intelligences, cherche à aplatir aussi les différences de sexe et à tout uniformiser, à commencer par les comportements, au moyen de l’hyper-technologie.

O. M.

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Le néo-féminisme ambiant, ah oui, c’est « épocal » !

Publié le 20 janvier 2018 par defensededavidhamilton

Tandis que le blog « En défense de David Hamilton » a désormais environ 300 visites par jour en moyenne.

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La chasse aux sorciers.

Malgré la tribune publiée par Le Monde et où de nombreuses femmes, de nombreuses artistes, de nombreuses actrices prenaient position contre le climat de « chasse aux sorcières » (et, je le répète, je préfère pour ma part parler de chasse aux sorciers), malgré aussi les déclarations  de Catherine Deneuve ou de Brigitte Bardot (aucune de ces deux actrices de cinéma ne fait pourtant partie de mes actrices préférées), on n’a pas parlé d’autre chose que d’Harvey Weinstein et d’agressions sexuelles, semble-t-il,  aux Rendez-Vous parisiens. Mais il est vrai que des journalistes ont accouru des quatre coins du monde…

L’actrice Marion Cotillard citée par la presse, me rapporte-t-on, a parlé d’une « révolution nécessaire ». Curieux monde que celui où ce seraient des actrices à décider des révolutions « nécessaires » et de celles qui ne le seraient pas.

Cher Guy Debord, comme il aurait souri au spectacle – à la comédie du spectacle – de tout cela!

 On a donc appris que l’actrice Marion Cotillard ne se reconnaît pas dans la tribune publiée par le Monde. Grands Dieux, c’est son droit le plus strict… et, je pense, personne ne lui demande de s’y reconnaître.

Maintenant, quand cette actrice parle de changement d’époque qui bouleversera le monde, voilà des termes qui font sourire, venant d’une actrice. Outre que personne n’a de boule de cristal, on voudrait rappeler à cette dame le nombre de personnages historiques qui, en leur temps, ont annoncé des bouleversements épocaux (***) … qui n’ont jamais eu lieu. Il serait sans doute bon  de conseiller à Marion Cotillard quelque prudence dans ses affirmations de ce genre. Il me semble qu’elle prenne un peu ses désirs pour des réalités.

Blague à part, on constate donc que des actrices continuent à commenter des déclarations d’autres actrices, d’autres animatrices de téloche, d’autres dames… Rien de forcément mal à tout cela, mais il est toujours amusant de voir des actrices déclarer que les déclarations d’autres actrices (celles qui ne pensent pas comme elles…) seraient « inacceptables ». Je peux dire de n’importe quelle opinion que je ne la partage pas, ou que je la trouve fausse, mais je ne peux pas dire qu’elle soit « inacceptable ». Je ne peux pas contester à qui que ce soit d’avoir l’opinion qu’il veut (à condition qu’il use de la même bienveillance envers moi). Il y a des gens qui pensent que la Terre est plate. Je peux trouver ça ridicule, ou drôle, mais je n’ai pas à juger de ce qui serait « acceptable » ou « pas acceptable ». Et si je dis que l’opinion de l’autre est « inacceptable », je coupe court d’avance à tout débat.

Marion Cotillard déclare que certes, il y a  des accusations d’agressions sexuelles qui sont des accusations mensongères, mais « la plupart des fois, il s’agit de faits réels ». Diantre! Comment fait-elle pour le savoir?

Certes, elle affirme avoir été (elle aussi…) « molestée », mais comment fait-elle pour juger de la véracité de faits présumés arrivé s(ou pas) à d’autres personnes? Quelle merveille! A quoi sert la police? A quoi servent les enquêteurs? A quoi servent les juges? A quoi  servent toutes ces personnes chargées en principe, dans une démocratie, de distinguer le vrai du faux? Alors qu’il suffit (peut-être) d’appeler Marion Cotillard qui sait, donc, que « la plupart des fois, il s’agit de faits réels ».

En ces temps de « libération de la parole », Marion Cotillard parle un peu de tout et de tout un chacun, par exemple de Woody Allen. Elle ne tournera plus de films avec lui, dit-elle. Bon, comme je n’ai jamais vu un film de Woody Allen ou un film avec Marion Cotillard, je survivrai à cette nouvelle. Mais le fait que X ou Y ne tourne plus avec Woody Allen ne me démontre pas la culpabilité de Woody Allen. Même si personne ne voulait plus tourner avec Woody Allen, il n’aurait pas encore été condamné à être brûlé, guillotiné ou écartelé en place publique.

Une autre actrice, Juliette Binoche (celle-là m’était sympathique dans quelques films d’il y a  très longtemps) a dit des choses un peu plus pondérées, me semble-t-il. Mais quand Juliette Binoche (elle aussi « molestée » au début de sa carrière) distingue entre la séduction et le viol, et même si elle a naturellement raison, on voudrait comprendre où, dans la tribune du Monde, cette  (évidente) distinction n’aurait pas été prise en compte…

Pourquoi enfoncer cette porte ouverte? Pourquoi chercher à faire croire que Catherine Deneuve et ses co-signataires ait jamais, même e loin, cherché à légitimer le viol?

De deux choses l’une: si quelqu’un lit la tribune de Catherine Deneuve et pense que cette tribune se livre à une apologie du viol, ou bien ce quelqu’un ne sait pas  le français, ou bien c’est un imbécile, ou bien c’est quelqu’un d’une parfaite mauvaise foi.

En attendant, ce qui se passe actuellement en France n’est pas, à mon sens, un « débat ».

J’appelle débat un moment où tout le monde pourrait parler: les hommes, les femmes, les féministes d’une génération antérieure, les féministes actuelles, et aussi, pourquoi pas, les pas féministes du tout. Ma maman, professeur d’Université dans trois pays d’Europe, titulaire de trois doctorats et de divers prix scientifiques internationaux, qui parlait dix-sept langues, est décédée sans avoir jamais été féministe, mais – même si elle n’a jamais été molestée – c’était elle aussi une femme qui a souvent fait des choses pour d’autres femmes (il y a même eu un article dans le journal « Elle », au début des années 1960, pour le dire).

En d’autres termes, non seulement les femmes qui ne sont pas féministes (j’en connais beaucoup) ont droit à la parole.

Devraient surtout avoir droit à la parole, à leur tour, les femmes qui N’ont pas accès aux médias, les femmes qui N’ont PAS de journalistes sur leur carnet d’adresses, les femmes qui NE sont PAS actrices de cinéma, les femmes qui N’ont jamais fixé  rendez-vous avec Harvey Weinstein dans une suite d’hôtel hollywoodien, les femmes qui N’ONT jamais voulu devenir actrices, les femmes dont PERSONNE ne parle.

Les femmes du peuple (pour employer une expression qui fera sourire, mais j’assume), les femmes du peuple qui ont été molestées, et aussi celles qui ne l’ont pas été, devraient avoir droit à la parole. Autant si pas davantage que les starlettes.

Or, la société française d’aujourd’hui plagie misérablement – comme toujours – la société américaine. Il y a les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Tout est blanc ou noir. Cela s’explique par des raisons historiques, en ce qui concerne les Etats-Unis. Du puritanisme et du Far West aux lynchages médiatiques, il n’y a eu qu’un pas. On comprend moins bien pourquoi cela advient en France, sauf à devoir considérer, hélas, que la France est désormais devenue une banlieue de New York. Il est vrai que je ne peux plus écouter Beethoven ou Schumann, Vivaldi ou Mozart, sur You Tube, sans que le musique que j’ai choisie ne soit précédée par une pub… en anglais.

Cher Etiemble, comme il aurait souri en entendant le franglais de 2018…

Si l’on n’arrête pas rapidement cette chute verticale de la pensée en France, on arrivera à un monde où les gens, avant d’aller coucher ensemble, enregistreront leur consentement sur quelque app, une application de leur téléphone portable. Adieu à la poésie, au romantisme, à l’imprévu, à la séduction!

Si l’on n’arrête pas cette folie, on verra naître dans cette société démocratique (ou présumée telle) des tentatives de censure à l’égard des grands artistes d’hier, de Nabokov à David Hamilton en passant par Balthus, et il y en a beaucoup d’autres.

Si l’on n’arrête pas cette folie, on peut dire adieu à la liberté sexuelle comme à la liberté artistique, autrement dit à la liberté tout court.

Ce serait en effet, comme dit cette actrice, un sacré « changement d’époque »…

J’ai même bien peur qu’on soit déjà en plein dedans.

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Note.

J’écris « épocal » au sens du mot italien, largement utilisé en italien, epocalehttp://dizionari.corriere.it/dizionario_italiano/E/epocale.shtml     ).

DE L’ANNONCE FAITE À FLAVIE

 

fragment du Triptyque de l’Annonciation de Rogier Van der Weyden (1430-1435)

J’étais en train de me demander si David Hamilton n’était pas mort de son art.

Quelle découverte direz-vous ? Au premier abord, j’ai l’air d’exprimer une évidence, une banalité des plus communes. Presque une galéjade. Pourtant…

Poussons un peu l’analyse.  Certes, il est mort à cause de l’une de ses propres photographies de jeune fille, qui par ailleurs a toute une histoire et qui pourrait résumer la pauvre vie de Flavie Lecanu jusqu’à nos jours, et son ratage psychologique présent et haineux, manifeste et mortifère (du moins pour David Hamilton).  

Mais à y regarder mieux, ce qui est encore plus manifeste, c’est que cette photo n’est pas du tout une photographie provocante ou « sexy », ou délurée. C’est même tout le contraire. Une retenue totale, un regard tristounet et en même temps émerveillé sur le devenir d’une jeune fille. Une méditation sur la femme et l’éphémère.

Bien évidemment tout à l’inverse des publicités fluorescentes et généralement vulgaires et trop fardées de la revue OK! dont Flavie Lecanu a occupé — je ne sais par quelle grâce particulière, enfin, si, j’ai ma petite idée, mais je me la garde — plusieurs fois, plusieurs pages, pendant plusieurs années.

C’est une photographie qui pourrait finalement se rattacher à la tradition religieuse occidentale des peintures et des fresques de certaines madones tristes et fragiles de « l’Annonciation faite à Marie ». Austères et simples à la fois, dépouillées dans leurs sentiments d’inéluctabilité. De ne pouvoir échapper à leur nature même.

Certes ici, je délaisse Gabriel, le second personnage, l’annonciateur, l’homme de Dieu, voire l’homme-dieu (gbr-l). Et je m’attends bien volontiers à ce que rie grassement, vulgairement, cette masse glauque des courageux anonymes d’Internet qui verraient dans l’Annonciation autre chose qu’une simple allégorie. Notre époque est basse.


Fragment de l’Annonciation de Fra Bartelomeo (1497)

Certains diront encore que David Hamilton est mort par où il a péché. Moi, je dirai : par où il a pêché. C’est dans la tradition séculaire de l’Art occidental et plus généralement européen. Qu’y a-t-il pêché ? Certainement pas de la médiocrité, de l’absence d’art et de la vulgarité contemporaine comme le brame, à corps et à cris, la pauvre Poupette, médiocre personne bien de son temps, incapable de penser plus haut que le sexe, le sien ; et dont le livre La Consolation est une aberration psychologique totale, un déni de qui fut en tant qu’être humain David Hamilton.

Mais pouvait-on attendre autre chose de cette petite Poupette, de cette Poupinette ; que peut-elle y comprendre, elle qui semble avoir effectivement un gros problème avec le sexe, avec un sexe très libéré, et qui semble tout ramener à ça ? Sinon massacrer le sacré, tout semblant d’élévation de l’âme. De la fréquentation du catéchisme, n’a-t-elle sans doute retenu que l’hypocrisie jésuitique. Vingt à trente ans de fréquentation d’un milieu aussi tordu que celui des media, des paillettes, du faux, du toc, du spectacle avilissant, des « cher ami, je t’embrasse » et des « après l’un, l’autre », l’a malheureusement marquée à jamais du sceau de la perversité, pour ne pas dire de la perversion mentale.

Elle voit une photographie triste d’elle, j’ai été violée en conclut-elle, et par celui qui l’a faite; ça frise la folie. Et le plus fou dans tout ça est certainement son thérapeute irresponsable et dangereux lui-même qui, au lieu de l’apaiser, en a fait une virago haineuse de ladite cause des femmes. Elle n’a pu être « violée » que par l’ancien, l’antique, le vieux-jeu, le ringard, le laid. Sa haine de la vieillesse et des « pas beaux » est palpable en autant de pages de La Consolation.

fragment du Triptyque de l’Annonciation de Jehan Bellegambe (1516-1517)

La question finale que je pose est : mais, si à la place d’une jeunette sans fard, la tête penchée, le sourire triste (éléments du style hamiltonien), la photographie avait été une photographie banale tout sourire, en partie dénudée, racoleuse, « sexy » de notre époque de bassesse, que serait-il arrivé à David Hamilton ?

Je réponds : rien.

C’est pourquoi je dis que David Hamilton est mort de son art, de son esthétique. De son conservatisme anti-moderne et à l’écart.

De même ne se serait-il rien produit si le « vieux photographe » eût été un « jeune éphèbe », tant bien même ce dernier eût-il, lui et lui seul, été un violeur tangible et affirmé.

J.-P. F.