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Notules éparses

21 janvier 2018

On est chez les dingos (pas les chiens sauvages, je parle des humains fêlés de la caboche) ; mais c’est logique vu l’état scientiste et technologiste de la société qui est le nôtre ; indissociablement lié au monde du spectacle (marchand, consommable, aliénant, uniformisant, propagandiste, publicitaire, conformiste, vide au fond et sans aucune grandeur) est celui de la médiatisation en tout.

Obligation d’un intermédiaire pour tout, de préférence un objet technique à acheter puis à utiliser, sous peine de passer pour un ringard, ou d’être bloqué dans sa relation « sociale » ; même si au fond, il n’apporte rien qui instruise et élève celui qui l’utilise.

Le premier étant évidemment l’argent qui ne saurait échapper à l’immatérialité totale et totalitaire prochaine.

Ceux qui courent le plus vite aux gadgets étant bien évidemment ceux qui n’en ont réellement pas besoin. Ledit confort amorphise. C’est ainsi que s’entretient le Capital. Toujours par le bas tant technique (production de masse d’ersatz de produits de consommation qui pourraient être de toute autre qualité et rendus quasi inusables) qu’éthique. Une masse d’objets inutiles à usage vulgaire.

On en arrive même aux robots dans les domaines les plus délirants. Cf. ceci qui fait passer les poupées gonflables pour des gadgets de plage :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/quand-les-robots-sexuels-auront-envahi-le-monde/ar-AAuVvPf?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

Mais ôtons l’électricité, et il ne reste plus rien de notre monde, un champ de ruines technologiques, le retour direct à des siècles en arrière et je le crains à une barbarie tout azimuts.

Le plus bel objet technique n’apportera jamais l’intelligence (bien au contraire) au premier crétin qui l’utilise. La calculette rend la masse des gens incapables de compter, de faire l’effort de compter. Le plus bel exemple est l’ordinateur et Internet tels qu’ils sont utilisés par une masse d’incultes, illettrés et lâches internautes anonymes.

Monde des media et monde du permis (autorisation) généralisé à tout un tas de domaines ; ça fait des années que je dis qu’il y aura un jour un permis de circuler obligatoire, pour les piétons ; et un permis d’avoir des enfants (de procréer, ou de les acheter tout faits).

Le tout sur fond sécuritaire délirant : voir ce qu’on exige de nos jours, par exemple, pour un automobiliste ou un cycliste… comme si on voulait nous faire accroire que nous (l’homme du commun) puissions être immortels ou indestructibles, ou protégés de la mort elle-même. Et si dociles, si civiques à appliquer les règles (entendues nécessairement comme « bonnes » pour le « bien » de l’homme en son « bonheur »).

On peut prendre n’importe quel domaine : c’est pareil.  La puce à vie individuelle pouvant se connecter à tout et étant connectée à tout… en particulier à la banque, à l’entreprise, à la police, aux impôts, à la Santé… ? On est déjà traversé de partout par les ondes artificielles. Le corps est prêt, ne manque plus que l’ordonnance « démocratique », ou le vote « démocratique » pour sa mise en application obligatoire. Pas de brebis galeuse hors du troupeau des moutons bêlant. Pas de taureau ; des bœufs et veaux châtrés meuglant. Ce qui saura satisfaire lesdites féministes hystériques.

L’Homme est certes ingénieux, mais foncièrement pervers et prédateur, destructeur en même temps qu’indécrottablement grégaire. Et de nos jours atomisé, sans beaucoup de lien de solidarité. Contradiction apparente entre les grands-messes œcuméniques consuméristes et l’isolement généralisé, dépossédé de tout et sans pouvoir, réservé au plus grand nombre.

L’intelligence humaine n’est en soi ni bonne ni mauvaise. Tout autant amorale, qu’immorale ou morale. Comme la Nature. Rien n’est jamais acquis en ce secteur.  Nombre de savants en leur (étroit) domaine ne sont pas toujours les gens les plus réfléchis ou à haute éthique… ou esthétique ; un certain nombre d’entre eux sont eux-mêmes des toqués, des brigands, des criminels… il n’est que de penser à tous ceux qui ont fait la bombe atomique.

Avoir un certain pouvoir sur la Nature (qui n’est pourtant rien par rapport à l’Univers) et sur ses semblables, rend foldingue.

J. – P.  F.

From → divers

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