Aller au contenu principal

Trouver les filles de treize ans « sexy », c’est… euh… c’est quoi?

Publié le 18 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

          ***

En 1988, Flavie Lecanu (future Flavie Flament) est élue MISS OK 1988 le 19 juin 1988: elle a encore treize ans.

Entre 1988 et 1989, le nombre d’articles, ou de légendes photographiques dans OK Age tendre, qui insistaient sur le côté (selon ce journal)  « sexy » d’une fille de treize-quatorze ans, est un nombre réellement impressionnant!…

Les « journalistes » d’OK Age tendre craignaient-ils que ce côté « sexy » échappe à quelqu’un, pour le répéter sans arrêt?

Jean-Luc Delarue trouvait Flavie Lecanu « toute fraîche » le 19 juin 1988: elle n’avait pas encore 14 ans. Elle en avait treize.

En 1988, Flavie Lecanu avait 14 ans et quelqu’un (mais qui?) à OK Age tendre devait la trouver « sexy ».

Tout ça n’a jamais semblé choquer personne, cette sexualisation et ces éloges (« sexy ») à des filles de treize-quatorze ans. On pouvait désirer devenir Miss OK à 12 ans…

Vous avez entendu parler de l’écrivain  Thomas Darlet, fils de Bernard Darlet et Magda Tobaly? La famille Darlet-Tobaly possédait en 1988 le magazine Age tendre (mais aussi, par exemple, le magazine Sexy Mag).

Et Thomas Darlet a écrit (dans le seul livre qu’il ait d’ailleurs  jamais publié) qu’il commença sa carrière sentimentale avec Flavie Lecanu dans les bureaux d’OK Age Tendre, en 1988. Flavie Flament l’a même invité sur RTL pour parler de son œuvre littéraire, Thomas Darlet.

Flavie Flament déclare au JDD en octobre 2016, au sujet de la photographie prise d’elle en 1987 par David Hamilton (et qu’elle a publiée, en enfreignant intentionnellement la loi sur le droit à l’image, sur la couverture de son « roman » La Consolation): « J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

Voici les photos de 1988 « de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie ».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

OK mai 1989

 

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

La gamine (semble-t-il pas traumatisée) élue Miss OK en employant une photographie de David Hamilton…

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

*

L’important c’est d’avoir un bon psy.

 

 

Je remets en sommeil mon blog pour quelque temps, mais pense y ajouter des articles épisodiquement.

Brigitte Lahaie et le fantasme du viol : la grande violée de cette époque s’appelle liberté d’expression.

Publié le 12 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

Brigitte Lahaie causerait-elle davantage de scandale que, à son époque, la scène fameuse du viol de Cécile Volanges, racontée par Choderlos de Laclos dans  Les liaisons dangereuses?…

Il est curieux de voir que les propos de Brigitte Lahaie suscitent tant de fureur. Le petit monde médiatique, qui est bien souvent ignorant de toutes choses, et qui coïncide avec les « bons » autoproclamés, semble s’horrifier du fait que, selon Brigitte Lahaie, une femme puisse jouir d’un viol. Chose qui ne peut pourtant pas être exclue, à la lumière de divers travaux scientifiques.

Brigitte Lahaie a-t-elle lu Bivona J. and Critelli J. (2009). The Nature of Women’s Rape Fantasies : An Analysis of Prevalence, Frequency, and Contents. Journal of Sex Research, 46 (1), 33-45…

Car, à en croire les travaux récents de deux psychologues (Jenny Bivona et Joseph Critelli) et d’un sociologue (Michael Clark) américains, entre 31 et 62 % des femmes ont des fantasmes de viol.

En France, Peggy Sastre ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Sastre   ) écrivait dans l’Obs: « Pour 52% d’entre elles, il s’agissait d’être « sexuellement forcée par un homme ». Question fréquence, 40% le concevait au moins une fois par mois et 20% au moins une fois par semaine. (…) Niveau lien entre « vraie vie » et imagination, les chercheurs n’ont observé aucune corrélation significative entre le fait d’avoir réellement subi un viol et de fantasmer dessus ».

Voir:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/548716-comment-les-femmes-peuvent-elles-fantasmer-a-propos-de-viol.html

*

Pour qui comprend l’anglais, encore, cet article scientifique décrivant à quel point le fantasme du viol serait assez largement répandu:

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jsm.12734/full

*

Lire :

http://www.lessymboles.com/les-fantasmes-sexuels-anormaux-existent-ils/

*

A consulter aussi, pour parfaire l’information au sujet des travaux de ces chercheurs américains:

« D’après une étude menée par Jenny Bivona, Joseph Critelli et Michael Clark, psychologues et sociologues américains, l’origine de ce fantasme serait le manque d’estime de soi. Selon cette théorie, le fantasme implique la femme serait si attirante que les individus qui la croisent n’arriveraient plus à contrôler leurs pulsions sexuelles. Ainsi, le fantasme du viol participerait à donner confiance à la personne à laquelle il appartient ».

https://www.softparis.fr/2017/07/fantasme-les-questions-se-poser-avant-de-les-realiser/

*

Que le viol effectif soit un crime, nul ne le nie (et notamment pas Brigitte Lahaie). Que ce soit aussi un thème littéraire et un fantasme, il faudrait pour le nier être un bel hypocrite.

Mais au train où vont les choses, que pourra-t-on bientôt dire? La liberté d’expression n’existe plus. Elle n’est plus que l’apanage de certains, les mêmes.

Des hommes  et des femmes (celles par exemple qui, avec Catherine Deneuve et Elisabeth Lévy, ont signé la tribune dans Le Monde sur la « liberté d’importuner ») le savent. Ou l’apprendront rapidement.

C’est tout de suite qu’il aurait fallu défendre la liberté d’expression. Dès qu’elle a été menacée. Parce que la liberté d’expression est inconditionnelle. Quand on interdit à qui que ce soit de dire quoi que ce soit, on a déjà condamné la liberté d’expression dans son ensemble à l’agonie et à la mort. La société moderne et contemporaine en donne la preuve. La grande violée de cette époque, c’est la liberté d’expression.

David Hamilton n’aurait JAMAIS « eu les menottes aux poignets dans le box des accusés »

Publié le 11 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

Il est extrêmement étrange de voir que Flavie Flament donne, de plus en plus, son avis sur tout…

C’est étonnant, venant d’une personne qui, bien qu’ayant été chargée d’une mission ministérielle, tient des propos qui manifestent une ignorance crasse des lois en vigueur en France.

Au sujet de David Hamilton, elle a dit (journal Elle, 2017) : « J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Flavie-Flament-J-aurais-tant-voulu-voir-David-Hamilton-face-a-un-juge-3564290

Flavie Flament ignore donc, entre autres, qu’au titre de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (interdisant la torture et autres formes de mauvais traitements), la Cour Européenne des droits de l’Homme s’est prononcée contre le menottage ou le port d’entraves.

En droit français, l’article 803 du code de procédure pénale énonce que « nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s’il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de prendre la fuite ».

Or, il est fort peu probable que, même si David Hamilton avait été conduit dans un tribunal, il eût été, considérant et sa délicatesse naturelle, et son grand âge, susceptible de représenter un grand danger, ou de prendre la fuite.

Pas de chance pour Flavie Flament, mais le nouveau code de déontologie applicable depuis le 1er janvier 2014 à la police et à la gendarmerie (dispositions insérées dans le code de la sécurité intérieure à l’article R. 434-17) traite en partie du même sujet. Même en milieu pénitentiaire, une personne détenue peut faire l’objet d’un menottage exclusivement « s’il n’est d’autre possibilité de la maîtriser, de l’empêcher de causer des dommages ou de porter atteinte à elle-même ou à autrui » (art. 7 du décret n° 2013-368 du 30 avril 2013 relatif aux règlements intérieurs des établissements pénitentiaires). Pareillement, lors d’un contrôle d’identité, les fonctionnaires de police ou les militaires de la gendarmerie ne peuvent poser des menottes que si la personne interpellée a manifesté par ses gestes ou par ses propos des intentions d’agressivité (circulaire du 18 janvier 2013).

Flavie Flament, en tout état de cause, n’aurait donc jamais vu David Hamilton « menotté » ».

En tout cas, tant que la loi n’aurait pas été changée, et tant que Flavie Flament n’aurait pas été chargée d’une mission ministérielle sur le menottage des vieillards de 83 ans dans le box des accusés.

Quand Flavie Flament près de son lit très romantique avec un dessus de lit rose accrochait des tas de photos de David Hamilton

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »: « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…

Flavie Flament a affirmé (en 2016) avoir été violée (en 1987) par David Hamilton…

Elle a  déclaré dans plusieurs entretiens, comme dans son livre La Consolation, que récemment, chez son psy, une photographie d’elle par David Hamilton lui aurait rendu « par hasard » la mémoire de ce viol.

En tout cas, elle n’avait pas oublié cette photo en 1988, puisque c’est la photo qu’elle a envoyée (un an donc après 1987) à OK Magazine, et qui lui a donc servi à se faire élire Miss OK 1988.

C’est Flavie Lecanu (la future Flavie Flament) qui le disait avec fierté en 1989 dans le numéro  d’OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

Donc, il conviendrait de croire?…

  • que Flavie Lecanu envoyait en 1988 sa photo prise par David Hamilton à OK! Age tendre,

  • photographie dont elle reparlait ensuite et à de nombreuses occasions dans les colonnes d’OK! Age tendre,

  • « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…, comme elle le racontait dans un numéro d’OK! Age tendre (un an après le « viol » présumé subi en 1987).

  • … Puis qu’elle aurait « retrouvé » ladite photographie « par hasard » (sic) chez son psy (son psy qui lui avait demandé de lui apporter son album de photos)…

 

Fabuleux, non?

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88

« Liberté d’importuner » de Catherine Deneuve: faut-il braire comme l’Ane ou rossignoler comme le Rossignol?

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

C’est curieux. J’avais cru entendre chanter les vertus de la libération de la parole. Or, voici que Catherine Deneuve prend la parole, et ça ne va plus… Or, si Mesdames Flavie Flament Laurence Rossignol et Marlène Schiappa, par exemple, ont certes droit à la parole, si elles ont certes le droit de libérer leur parole (et qui les en empêche?), ce droit ne leur est suppose-t-on pas réservé. On suppose donc qu’Elisabeth Lévy (« Causeur ») Catherine Deneuve et d’autres aient elles aussi droit à la parole.

A moins que dans l’esprit de certaines, la libération de la parole ce soit pour elles seules, et que les paroles des femmes qui ne pensent pas comme elles n’aient aucune valeur?…

Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de femmes ont défendu avec beaucoup de courage et d’esprit «la liberté d’importuner» pour les hommes, «indispensable à la liberté sexuelle».  C’est signé Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, Elisabeth Lévy. Pas n’importe qui.

Bref, une tribune parfaitement rationnelle et sereine, qui s’émeut d’un retour «du puritanisme» et de l’avènement d’«un féminisme qui prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité».

Sur Twitter, l’ancien ministre des « Droits des femmes », une certaine Laurence Rossignol, a parlé d’une «étrange angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes. Et qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries».

Dois-je comprendre que, dans l’esprit de Madame l’ex-ministre Rossignol, celui qui ne pense pas comme elle dit des « âneries »?

Que dirait-on, puisque Madame Rossignol parle d’âneries, et pour former un charmant bestiaire, que d’autres gens rossignolent (http://www.cnrtl.fr/definition/rossignoler  ) ?

«Dommage que notre grande Catherine Deneuve se joigne à ce texte consternant», a tweeté un autre ex-ministre, Ségolène Royal, adressant ses «pensées aux victimes de violence sexuelle, écrasées par la peur d’en parler».

Curieux, parce que le texte de Catherine Deneuve et des signataires de la tribune condamnent bien évidemment le viol.

Ce texte est «une tribune pour défendre le droit d’agresser sexuellement les femmes (et pour insulter les féministes)», a pour sa part affirmé une certaine Caroline De Haas.

«Révoltant. À rebours de la prise de conscience actuelle», selon Osez le féminisme, qui rappelle qu’«une femme sur six sera agressée ou violée au cours de sa vie».

On ne voit pas très bien le rapport. La tribune de Catherine Deneuve revendique le droit à la drague, et à ce qu’un homme ne soit pas poursuivi pour « viol » s’il a dragué une femme. Il ne s’agit pas de légitimer le viol ou l’agression, mais de ne pas placer les relations entre homme et femme sous l’épée de Damoclès de la délation et de la suspicion systématiques.

Des hommes ont été «sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses “intimes” lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque», qu’y a-t-il de scandaleux à dire cela?

Catherine Robbe-Grillet, au nombre des signataires d’une louable pétition pour défendre le « droit d’importuner »

Publié le 9 janvier 2018 par defensededavidhamilton

article avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/09/catherine-robbe-grillet-au-nombre-des-signataires-dune-louable-petition-pour-defendre-le-droit-dimportuner/

***

Un collectif de femmes (oui, de femmes!) – parmi lesquelles, pour en citer déjà trois, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie et Catherine Millet – a publié (9 janvier 2018) une tribune dans Le Monde pour « défendre la liberté d’importuner » qu’elles désirent laisser aux hommes. Mieux encore, elles ont le courage  de s’opposer à la « campagne de délations » de « balance ton porc ».

« La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », affirment des dizaines de femmes (des comédiennes, des écrivains, des chercheuses, des journalistes), rejetant le « puritanisme ».

Libération de la parole? « Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

Enfin, des femmes déplorent que des hommes aient été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».

L’éditeur Joëlle Losfeld, l’actrice Ingrid Caven, la journaliste Elisabeth Lévy (« Causeur ») ou l’écrivain Catherine Robbe-Grillet (la veuve d’Alain Robbe-Grillet, dont les photographies de David Hamilton épousèrent au tout début des années 1970 à merveille un texte), « cette fièvre à envoyer les ‘porcs’ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires ».

Elles concluent: « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.«

OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!! DAVID HAMILTON C’ETAIT PAS OK !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Publié le 7 janvier 2018 par defensededavidhamilton

pour une version amplement illustrée c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/07/ok-ok-ok-david-hamilton-cetait-pas-ok/

***

Jean-Pierre Fleury:

  • Un bref rappel pour la toute petite histoire: les concours de « Miss OK » étaient ouverts aux filles de 12 à 18 ans.

Olivier Mathieu:

  • Diantre. 12 ans! Donc si je comprends bien, quand David Hamilton photographiait des filles de 15 ans et plus, c’était mal. Mais les candidates Miss OK de 12 ans, tout allait bien. OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Le règlement d’OK Age tendre demandait l’autorisation des parents.

Olivier Mathieu:

  • Tout comme David Hamilton demandait une autorisation. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui.

Olivier Mathieu:

  • On a donc eu Mademoiselle Âge Tendre, puis Mlle Âge Tendre, puis Âge Tendre, puis OK Age tendre.

Jean-Pierre Fleury;

  • C’est exact.

Olivier Mathieu:

  • Diantre, ou ces messieurs aimaient beaucoup ce concept d’âge tendre, ou ils manquaient d’imagination dans leurs titres.

Jean-Pierre Fleury:

  • Sans doute. Et puis, OK, ça faisait bien américain. C’était « cool ».

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, « cool » !

(Eclats de rire. Olivier Mathieu ne parvient pas à finir de prononcer le mot anglais « cool », tant il rit).

Jean-Pierre Fleury:

  • Je trouve que c’était un peu triste, ces filles de 12 à 18 ans exposées sur les couvertures de ces revues. C’était un peu triste parce que certaines avaient douze ans, c’était un peu triste parce que tout ça manquait de beauté, de sens esthétique. Ces filles avec des numéros, ça aurait pu aussi rappeler de si tristes choses, savez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Oh oui, je sais! Je sais! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces numéros, ces photos, cette exposition de filles dont certaines avaient douze ans (ce n’est pas très vieux, douze ans) et qui prétendaient au « titre » de « Miss »… Les gens de ces magazines comme OK Age tendre, en excellents américanisés qu’ils étaient, devaient  savoir le sens de « Miss », « Mistress », maîtresse. Des maîtresses de douze ans?

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, si David Hamilton avait fait ça… Pas OK!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!!!!!

(Rires. Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Et tout ça, tout ça était accompagné par des conseils, du genre de porter la minijupe. La minijupe à douze ans, vous comprenez? Avec une fillette (qu’ils imaginaient bien sexy, je suppose) en minijupe, avec des peluches pour bien faire comprendre son âge tendre. Très conceptuel non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, je comprends, je comprends! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!! Très conceptuel! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces listes, ces photos, ces annuaires de gamines… Et, remarquez, ils les « aimaient toutes »!

 

Olivier Mathieu:

  • Oh, Jean-Pierre, c’est très touchant, cet amour; que dis-je cet amour? Cet amour universel! Car ils les aimaient toutes! Vous avez d’autres images, comme ça?

Jean-Pierre Fleury:

  • Pour être d’actualité (ça parle beaucoup de Johnny, soyons modernes, on va s’y mettre nous aussi), voyez cette photo d’une Miss OK (entre 12 et 18 ans, je ne sais pas quel âge elle avait) avec Johnny. Il s’était maquillé avec une grande fraîcheur, je trouve, sans doute pour mieux faire idole des âges tendres. Le résultat était éloquent.

 

Olivier Mathieu:

  • Oh! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!! C’est ravissant! Evidemment, ça change un peu de ce photographe, vous savez, qui faisait de photos poétiques, romantiques, sans maquillage ni éclairage. Vous savez, David Hamilton…

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Olivier! Vous prononcez un nom dangereux à prononcer!

(Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Il y avait des miss de tous les âges, parmi les miss que ces messieurs ils aimaient toutes. En voici une de 17 ans.

Olivier Mathieu:

  • Oh! 17 ans! 17 ans, tant qu’il ne s’agit pas de David Hamilton, ça va non? OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

 

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Il y avait aussi 15. L’important c’est de les aimer toutes, non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, 15! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Quand on aime, on ne compte pas, Olivier. 12, 15, 17. Bagatelles… L’important c’était de les aimer toutes. Et cette culture que ça propageait! Regardez-moi ça: « Jean-Luc Lahaye tel qu’on ne le connaît pas! »

 

Olivier Mathieu:

  • Euh, c’est qui ce monsieur? Mais vous avez raison, Jean-Pierre! Regardez surtout  les deux photos des toutes jeunes filles, sur la plage. C’est vraiment C. comme CULture… Ces photos n’étaient pas  du tout là pour les voyeurs. C’était une vraie photo de mode, pour promouvoir des maillots de bain. C’était très sain, n’est-ce pas? On devait emmener ces jeunes filles sur des plages lointaines. Les photographes se déplaçaient si loin par seul amour de la culture et de la mode. C’est touchant! OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Très sain, oui… Mais qu’avez-vous, Olivier?

Olivier Mathieu:

  • Mais rien, Jean-Pierre. Je m’étranglais de  rire. Voilà, ça va mieux, maintenant. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Et ici, ce pur bisou, ce bisou fraternel, paternel  de Jean-Luc Lahaye à une Miss OK. Et une autre petite vedette avec une autre petite Miss OK…

 

 

Olivier Mathieu:

  • Ce Jean-Luc Lahaye, que je ne  connais pas , avait l’air très présent dans ce magazine dont les plus grandes vedettes annonçaient « on les aime toutes ». OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh, Olivier, OK Age tendre c’était pour de vraies vedettes, Jean-Luc Lahaye, Michael Jackson. Pas pour des artistes comme pour ce… comment dites-vous, encore? David? David comment?

Olivier Mathieu:

  • David Hamilton.

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Vous prononcez là un nom interdit, mon cher Olivier. C’est très laid, David Hamilton. le Mal absolu!…  La poésie, c’était OK Age Tendre, Jean-Luc Lahaye, Jean-Luc Delarue, Michael Jackson, c’était Flavie Lecanu Mistress OK 1988.

Olivier Mathieu:

  • OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

 

*

Olivier Mathieu:

– Maintenant, le pas OK.

Jean-Pierre Fleury :

– Ah non, Olivier ! Arrêtez! Cela pourrait donner des idées de beauté, de poésie, de romantisme aux gens! Ah non! Arrêtez! Plus jamais ça, Olivier! Plus jamais ça!

De « C’est Flavie qui a décidé » (Cyril Valéry Isaac Hanouna) au grand silence du C.S.A., en passant par le bon sens de Capucine Anav

Publié le 6 janvier 2018

par le blog En Défense de David Hamilton

***

La séquence ignoble de « Salut les terriens » (celle où Thierry Ardisson avait insulté Leonard David Hamilton, en l’accusant d’être un « violeur ») a fait l’objet peu après d’une « discussion » entre les chroniqueurs d’une autre émission, appelée celle-là « Touche pas à mon poste ».

L’un des invités à ce « débat » n’étant autre que… Benjamin Castaldi, qui a déclaré qu’il « ne peut que soutenir » la démarche de son ex-femme et a considéré que « les mots employés par Thierry Ardisson, c’est le minimum » (sic).

« Enculé » et « connard » c’était le minimum, qu’est-ce à dire? Benjamin Castaldi voudrait-il préciser sa pensée? « Enculé » et « connard » ce n’était pas assez, ci c’était le « minimum »? Et qu’aurait été le maximum? Quel aurait été le vocabulaire approprié, Benjamain Castaldi peut-il nous le dire? Ou encore, qu’aurait été la peine juste peine, selon Benjamin Castaldi érigé en juge (quoique n’étant pas juge)?

A ce moment, la comédienne Capucine Anav a quant à elle fait remarquer qu’on « ne peut pas balancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien ».

C’était là un argument de bon sens. J’ai même envie de dire, quant à moi, que la réflexion de Capucine Anav était le minimum du bon sens.

Ce à quoi, pourtant, deux personnes présentes sur le plateau, un certain Jean-Luc Lemoine et une certaine Isabelle Mori Dubosc, lui répondirent que Flavie Flament « connaissait le nom de son agresseur » et « qu’elle avait l’air d’accord avec le nom qui a été prononcé ».

Précisions fort dignes qu’on les souligne et qu’on s’en souvienne: Flavie avait l’air d’accord.

Au demeurant, si elle n’avait pas été d’accord, elle aurait pu demander que la séquence soit coupée au montage…

Cela dit, la formulation de Jean-Luc Lemoine et d’Isabelle Mori Dubosc était incorrecte. Il fallait dire, si l’on voulait respecter et la langue française, et le droit aussi, que Flavie Flament connaissait le nom de l’homme qu’elle accusait de l’avoir agressée.

On se demande dans quel pays, ou à quelle époque, le fait de « connaître le nom » d’une personne que l’on accuse de « viol » aurait jamais été une « preuve » de culpabilité du « violeur » présumé…

Sinon, je vais aller accuser mon voisin de m’avoir piqué dix millions d’euros. Le commissaire : « Vous avez des preuves? » Moi: « Euh, non. Mais je connais son nom »…

Ce à quoi le petite amie de Louis Sarközy eut le bon goût, voire le courage de rétorquer: « Je ne sais pas, moi je me pose la question, pourquoi elle l’annonce si tard, en fait? »

Encore un propos de parfait bon sens.

Bon sens qui provoqua pourtant le silence et le malaise des chroniqueurs, Cyril Hanouna décidant d’enchaîner le plus rapidement possible sur la séquence suivante : « On va pas rentrer dans des débats là dessus, c’est Flavie qui a décidé » (sic).

La presse pipole en a conclu que « Capucine Anav avait évité de justesse le dérapage médiatique »

.Hallucinant. Tout simplement hallucinant!

Le seul et unique propos de bon sens était qualifié de « dérapage médiatique ».

Capucine Anav faisait noter qu’on ne peut pas lancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien, parce que c’est en effet du lynchage médiatique.

Et cela contredit le principe même de présomption d’innocence!

Faisant usage de sa liberté d’expression, Capucine Anav demandait aussi pourquoi Flavie Flament avait parlé si tard de ce viol présumé.

Ce sont pourtant là les deux premières choses qu’énormément de personnes se demandaient.

Mais non, c’était un « dérapage médiatique ».

Tandis que traiter de « connard » et « d’enculé » un homme de 83 ans, tandis que se substituer à la justice pour accuser un homme au casier judiciaire vierge, un homme qui n’avait pas été non plus invité sur le plateau pour avoir la possibilité de se défendre, ça ce n’était pas un dérapage…?

Curieuse société.

Curieuses moeurs télévisées.

Curieux épisode, vraiment, où la présomption d ‘innocence d’un homme a été bafouée, où de graves accusations ont été lancées, où des insultes ont été proférées, mais où l’on a noté le silence complet du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et où la pauvre Capucine Anav a été accusée, elle, de « dérapage »…

Il faut reconnaître que le « c’est Flavie qui a décidé » de Cyril Valéry Isaac Hanouna est admirable.

En français, qu’est-ce que cela veut dire? Que quand Flavie « décide », la présomption d’innocence n’existe plus?

Et / ou que l’on n’a pas le droit d’avoir un autre avis que Flavie, ou simplement de se poser des questions, sous peine de « dérapage médiatique »?

Folie pure.

FLAVIE FLAMENT : PETIT MALHEUR D’AVANCE OU GROS MALHEUR PASSÉ ?

Je lis le « roman » La Consolation et plus je lis ça et plus je trouve, entre sanglots, pleurs et arrachages de cheveux à répétition de « l’héroïne », que le vrai sujet du livre c’est le sexe en ses déboires de pauvre « Poupette » (Flavie Lecanu-Flament), manipulée par sa « méchante mère perverse » ; le reste est accessoire ; par exemple de son voyage à Tahiti payé par OK! elle annonce, elle dénonce s’être fait peloter par un aviné dans un ascenseur ! 

À lire F.F. on se rend donc compte que son livre est largement consacré au sexe, qu’elle a eu « un certain nombre » (enfin, un nombre certain) d’amoureux ou amants, qu’elle en est toujours insatisfaite au bout d’un laps de temps jamais très long, mais… qu’elle faisait ça pour faire plaisir à Maman. C’était un jeu pour elles, paraît-il, que Poupette lève du gibier sur les Champs Élysées. Il y a dans tout ça un côté pervers, provocateur, exhibitionniste (cf., plus tard, les photos dans la presse pipole, voir aussi le mime d’un orgasme sur YouTube « devant Stéphane Bern qui n’en croit pas ses yeux » (sic). 

Le sexe vu par F.F., c’était déjà en partie l’objet de son premier « roman » de 82 pages tirant à la ligne… Ce qui est parfaitement résumé ici par Grégoire Leménager(in Flavie Flament, à la ligne (ou la vie sexuelle de Poupette), L’Obs du 20 juillet 2011):

Après avoir eu le bon goût de naître un 2 juillet (1974) dans la Manche (à Valognes), où son grand-père élevait des trotteurs, Flavie Flament a été Miss Météo sur Canal+, puis a présenté toutes sortes d’émissions sur TF1, entre 1999 et 2009 [«Sagas», «Stars à domicile», «Vis ma vie» …]. Elle oeuvre sur RTL depuis septembre 2010. Flavie Flament publie un roman. Des «Chardons» très ardents, atomisés par une sexualité compliquée. Bizarre. »

« L’héroïne s’appelle Poupette. Elle prétend que «ce n’est pas son problème si papa a couché avec la première connasse qui passe», et dit qu’elle «s’en fout si [son papy] est allé faire des câlins cochons à d’autres dames», mais globalement, pour elle, la cause est entendue: «Les hommes sont des salauds. / Des lâches aussi.»

D’ailleurs, il n’y a qu’à voir comment ces messieurs mènent à la saillie une jument «en furie»: au tord-nez, puis «entravée», pour que l’étalon«magnifiquement excité» puisse «fourrer son sexe dans son ventre. / En forçant. / Plusieurs fois.»

En somme, Poupette n’aime guère que «Papa» et «Papy». Et pourtant, à titre personnel, elle ne déteste pas toujours un peu de sauvagerie dans l’acte sexuel, quand «les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants en attente de la langue salvatrice…»

Mais le vrai mystère dans ces «Chardons» très ardents (le Cherche Midi, 15 euros), c’est cette manie d’aller à la ligne. [en seulement 82 pages] Après chaque phrase. / Comme ça. / Et comme ça. /Et puis encore comme ça. / Sans blague. / On se demande si ce sont des haïkus. / Ou si Flavie Flament écrit comme on tweete.

Le même livre est présenté ainsi par Le Cherche Midi, l’éditeur :

Elle a huit, vingt-cinq puis quarante ans… C’est une fille, une femme que la vie traverse et inonde. Douloureux, sensuel ou dévastateur, chaque épisode de ce premier roman inclassable semble imprimer une marque indélébile sur son corps. Un corps si fragile et si perméable qu’elle doit parfois s’en échapper. Alors, dans un style poétique incisif et très imagé, l’auteure accompagne cette gamine, cette épouse, cette mère et cette amante au-delà des violences de sa réalité ou au point le plus incandescent de son bonheur. Fil à fil, fragment après fragment, se dessine le portrait d’une femme, solaire, évanescente et vulnérable, qui résiste et résiste encore.

Poupette n’est responsable de rien, Poupette n’a rencontré que des crétins ; elle ne sait même plus pourquoi elle a couché avec l’un ou l’autre… Ainsi, elle ne sait pas pourquoi elle s’est retrouvée avec le plus beau (évidemment) d’un wagon entier de colons de la SNCF (elle-même choisie parmi de belles fillettes bien évidemment), dans les toilettes minables, sales, miteuses d’un train, où il l’a prise… Si, pour faire plaisir à Maman qui souffrait de « sa vie de merde ». Voire pour s’en vanter auprès d’elle. Idem pour le rebelle de sa classe (ça c’est dans Les Chardons et c’est peut-être aussi le personnage de Hari dans La Consolation). Très modeste elle déclare qu’elle est belle et intelligente, et très conne elle déclare qu’elle aguichait les hommes sur les Champs-Élysées en compagnie de Maman qui la manageait. Lui disait comment faire…

Cette fille, dès l’âge de 13 ans, était envahie par l’idée de sa « beauté » et de son « intelligence », et elle a su très rapidement aguicher les hommes, bien ou mal conseillée par Maman. Elle l’écrit dans son livre, Poupette a su dès quinze ans « ramasser » « à coups d’œillades et d’effets de cul rebondi savamment entretenus » (page 161). Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait, mais c’était au fond, dit-elle, contre sa volonté de brimée et poussée par sa mauvaise mère qui vivait par procuration, par l’intermédiaire de sa fille… Si bien qu’à sa quarantaine échue, à la lire, on se demande même si tous ses échecs amoureux, non seulement avant mais même après son premier mariage et jusqu’à nos jours, ne seraient pas la faute de sa mère – mère perverse disent certains commentateurs anonymes, mère maquerelle énoncent d’autres tout aussi anonymes.

***

Depuis toujours donc, elle a l’obsession de se faire remarquer, qu’on la regarde, qu’on parle d’elle. Qu’on l’admire.  J’ai noté que sa hargne contre David Hamilton est apparue quand elle s’est retrouvée sur le déclin : moins de photos dénudées dans la presse pipole,  séparation d’avec Castaldi qui l’a selon elle non seulement trompée mais violentée, giflée ; misère, la pauvre !  Ceci donnera une partie des jérémiades de son premier « roman », œuvrette triviale qui tire à ligne pire qu’un « poème » contemporain : Les Chardons. Comme elle est totalement imbue de sa petite personne, son second « roman » ne pouvait qu’empirer le tableau : elle n’a pu être qu’abusée puis « violée » (une ou plusieurs fois ? elle sème le doute) et ceci par un personnage mondialement connu, David Hamilton, pas par un anonyme, voyons ; il faut garder son rang. Ça la fait remonter chez les pipoles où elle ne naviguait plus qu’à vue, et même dans l’ensemble des media. Tout se tient en fait dans son délire (entretenu par son psy). Violentée, violée. Avec un mort à l’appui, David Hamilton, pour sa promotion publicitaire, et quoi à suivre ?

Lisez sa modestie congénitale :

« Poupette est un oiseau, un ange, un ballon de baudruche, une bulle de savon… Une petite bulle de savon qui virevolte dans le vent, ballottée, un brin hystérique, qui tournoie, insolente de beauté, imprudente de fragilité, éphémère et ivre ; elle se frotte à la dune, par un miracle y échappe, et s’approche trop près des chardons »(page 120)

Curieux roman, autobiographie, document (rayer les mots qui ne conviennent pas) que La Consolation. Moi, je dirais roman d’initiation, certes bien différent d’une Éducation Sentimentale, et de bien d’autres encore…

Pauvre Poupette la grandissime modeste, assoiffée de reconnaissance pour le moins nationale, connue maintenant internationalement, enfin le temps d’un scandale qui aurait dû être judiciaire, si belle et si intelligente, comme tu l’écris (je te rassure, moi je suis vieux et moche, ou plus exactement vieux donc moche et bête) toi qui dès ta première rencontre avec David Hamilton t’es entichée de notoriété, de Miss OK! puis d’emballer du gros gibier avec œillades et « en dandinant du cul », puis de t’exhiber dénudée plus tard chez les pipoles, Gala et autres journaux de cette espèce, puis enfin de te frotter à la « littérature »… Sic!

***

Oui ! j’écris « pauvre Poupette ». On va analyser un peu ton livre. Certes, je ne vais développer que certains aspects, ton livre m’intéresse en tant que document disons psycho-lexical. Tu te veux écrivain, tu revendiques de faire partie de la confrérie des écrivains, moi ça ne me gêne pas. Tu as le droit d’être la Guy des Gares du malheur ; c’est comme tu veux. De toute façon, je me moque pas mal des confréries. De la main droite qui tient ma plume, je peux me dire : peu m’en chaut. J’ai sur certains points épluché ton livre, je le prends comme un témoignage de tes obsessions.

Ta thèse centrale est donc : — Tout ce qui m’est arrivé et qui m’arrive encore est de la faute à Maman. J’ai pourtant fait tout ça pour lui faire plaisir, ne plus l’entendre crier, pleurer, pour qu’elle échappe à « sa vie de merde » (sic), pour qu’elle soit un peu heureuse, gentille, souriante. Brave Poupette ; j’écris « brave » un peu comme lorsqu’on dit « brave bête ».

— Et tout a capoté de mon fait, moi la mauvaise fille pourtant emplie de bonne volonté.

Enfin, c’est ce que tu disais autrefois, mais ce n’est plus du tout ce que tu dis et écris maintenant depuis que l’on t’a inculqué la haine de David Hamilton, à défaut de la haine de toi. La haine, la méchanceté, le dégoût éternels, l’absence de tout pardon et le goût totalitaire pour la damnatio memoriae. La vengeance barbare. — Je vais poursuivre D H dans sa mort même, et je veux la peau de ma mère. Tout ça sur fond de souvenirs douteux et de manipulations contestables.

Tu l’as « expliqué » il y a déjà plusieurs années à ta méchante et mauvaise mère, au temps de ton déclin télévisuel ; et c’est pourquoi tu ne la fréquentes plus. Mais l’assommes de ta rancœur mal établie, faussement assurée. Même Flament, Castaldi, Quatrefages, c’est au fond de la faute à Maman ; redisons-le.

Tu es haineuse, et finalement on en revient, si l’on peut dire, à ta mauvaiseté intrinsèque que ta mère (dis-tu) dénonçait déjà lorsque tu étais toute jeune. Toi, l’apparente victime innocente et naïve, la sainte-nitouche rouée de la virginité offusquée, violentée, martyrisée. Un article de Gala récent, reprenant lui-même un vieil article (de plus de dix ans) de Paris Match dont je n’ai pas la référence, fait dire à ta génitrice : « Ma fille est quelqu’un de fragile. Durant son enfance, ses frères la taqui­naient en l’ap­pe­lant «petit malheur d’avance». Elle a besoin qu’on s’oc­cupe d’elle. »

Moi j’aurais plutôt envie de dire : fille dangereuse qui peut créer de gros malheurs en retard.

Oui venons-en à ton moi, à moins que ce ne soit à ton inconscient ou mieux encore à ton ça, à la manière dont parle Groddeck, hélas (tu apprécieras, j’évoque ici l’un de tes mots fétiches). J’ai établi une petite statistique (et je suis certainement en-dessous de la vérité car certaines choses ont dû m’échapper). Tu as vraiment une propension à répéter certains termes, termes bateaux, termes triviaux. Tu es la nouvelle Zola des lieux communs, de la vulgarité gratuite et du dédain, du mépris de petite et éphémère parvenue. J’ai compté pour la première moitié de ton livre (arrêt page 124 exactement de l’édition de 2016) ; j’avoue avoir eu la flemme d’aller plus loin et de recenser toujours la même chose, épuisé d’ennui, devant la redondance de certains mots, certaines expressions, certaines situations, prévisibles, attendues, en cet amoncellement insatiable de sexe, je veux dire du sexe sans art.

mots seuls (au masculin, féminin, pluriel selon les cas) ou dans des expressions ; du plus utilisé au moins

nombre d’occurrences

corps ; chairs, peau

9

nu ; nudité

7

seins ; nénés, tétons ; buste, épaules

12

ventre, bas-ventre, bide, bidon, nombril

14

cul

6

fesses, fessée, miches

8

sexe (d’homme ou de femme)

12

pubis

2

zizi, bite ; quéquette

9

gland, testicules

2

mouse* ; souris, minou ; (petites ou grosses) lèvres

15

foufounes, vulves, chattes, utérin

4

cuisses ; hanches

8

jambe ; canne, mollets

9

poils

4

cellulite

2

gueule, engueuler, s’engueuler, dégueulasse (s. ou adj.), faire la gueule,

14

mollard, éructé

2

pisser, pipi, vessie

4

merde, emmerdé, chier, chipoter

8

taloches, claques

3

mauvaise, méchante, mauvais, mal ; ou encore : malheur, méchant, détestable, dégoût, dégoûté, dégoûtant, méchanceté, exécrable, ignoble, répugnant, etc…

au moins deux ou trois douzaines des premiers mots surtout

(cf. en particulier les pages 39 à 41, ou elle décortique les dictionnaires)

moche

8

bourreau

3

prédateur ; criminel

4

pervers, perversion, vicelard, cochon

4

viol, violée

3

bordel, putain, boîte à partouze

6

conne, connerie

2

vieux, vieille (nom ou adjectif essentiellement péjoratif ; esprit dégoûté et/ou méprisant de « l’autrice »)

16

En voilà une indigestion de mots du corps, du sexe, du bas ou du mépris. Ajoutons-y une liste affligeante d’expressions toutes fort peu littéraires pour un « roman » comme il est écrit en gros sous la page de titre de ton ouvrage. Qui plus est patronné par de grosses pointures de chez Lattès. Dont une sommité de la littérature jésuitique publicitaire à gros tirage bardé de prix et de breloques. À si gros tirage que certains le surnomment Eskhárion, le meilleur des braseros.

Du cliché en veux-tu, en voilà (infime partie de ce que l’on trouve dans cet « ouvrage de dame » fort peu distinguée :

numéro de page :

21 coup de pied aux fesses
23 fait la gueule
23 sur les genoux de l’oncle pervers
23 la vieille tante poilue qui pue
23 et mon cul sur la commode
26 ça sent mauvais
27 prendre une fessée
29 se prendre une bonne fessée
29 envie de faire pipi
29 ça va chier
53 elle a « pris du cul »
61 se fout de la gueule
63 ne pense qu’à sa gueule
63 traîner le cul à Paris
91 plonger le cul vers le ciel
111 grosse connerie
112 ça va chier,
113 putain de caractère, faire la gueule (2 fois)
120 Poupette […] rit à présent à gorge déployée

etc.

Le bon goût et l’élévation de pensée à toutes les pages entre les zizis des mâles et « les pubis épilés, touffus… » (p. 79), les « souris », les « sexes de femme » (p. 92), les « petites lèvres » et la « jolie mouse »(p. 93), Ou encore dans des expressions comme: « Ses grosses lèvres. Une mouse vieille et fatiguée », « ce sexe rouge, un peu béant, en vacances… » (p. 93), « une joie mouse, toute fraîche, toute propre » (P. 94), « Une boîte à partouze »(page 123). Que de complaisance à en rajouter, je dirais même : quelle fascination !

Poupette manie beaucoup l’enflure, l’exagération, telle est du moins l’opinion de certains de ses proches (ou ex proches). Page 58, elle a grossi : « Poupette est monstrueuse. Laide. Vilaine et méchante. » Page 59, elle nous aligne à sa charge : « malfaisant, maléfique, parasite, se déteste, se maudit, se conchie, s’arrache les cheveux, etc. » Un régime alimentaire devient un bagne, une torture ; un corps mince, une anorexie.

***

Ainsi que le rappelait déjà Élisabeth Philippe dans sa recension pour Les Inrockuptibles (03/07/11) des Chardons, ta première oeuvre, ton premier ouvrage :

« Le livre raconte la vie d’une femme à différents âges : Poupette amoureuse du rebelle du lycée, Poupette anorexique, Poupette trompée, Poupette au Monoprix… Il est aussi question de l’horoscope du Parisien, de l’odeur du poulet rôti et des pets d’après-gigot. On ne sait pas s’il s’agit d’autofiction. En tout cas, Flavie Flament persévère dans l’ordinaire et le lieu commun avec une fascinante abnégation qui confine au sublime. « Elle aime les clichés », écrit-elle dans Les Chardons, lapidaire. Définitive. Et cette normalité affichée, presque revendiquée, fait d’elle une excentrique contemporaine. »(cf. l’article « Les Chardons » : la reconversion de Flavie Flament en écrivaine).

Alors, tu comprendras, Poupinette, qu’à lire ce grand oeuvre littéraire de caniveau, je sois surpris de rencontrer certains passages disons « poétiques » ou un peu travaillés qui détonnent. Je comprends alors que tu dises « merci à Grégoire Delacourt, qui a toujours cru en ce livre et [t]’a donné la force d’écrire » et « merci à Karina Hocine pour son soutien indéfectible, sa patience et sa délicatesse ». Drôle de délicatesse finalement, sur un fond d’ouvrage grossier.

Au sommet de ton art du trivial et du bas assumé, tu en viens Poupette à commettre de l’inattendu (tu évoques ainsi tes « petits seins sauvages » page 90), ou encore tu nous offres un alexandrin : « Que le monde est petit, et que la mer est grande » (page 120) qui ne dénaturerait pas du tout, l’ironie en moins, parmi le langage volontairement ambigu et joueur des Poésies de Lautréamont, lui qui écrivait déjà au siècle de plus d’un vrai poète « les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes ». Alexandrin (volontaire ou malgré lui?) gigantesque de banalité. « Le monde » avec un « e » à la fin et « la mer » sans « e », tiens ! en voilà un pied de nez aux adulateurs d’une orthographe non plus châtiée mais châtrée.

Mais avançons dans la déconfiture. F.F. nous offre un portrait du « vieux photographe » (expression répétée un nombre incalculable de fois) comme si ses mots à elle devaient ou pouvaient prouver, par ses outrances répétitives et vulgaires, la véracité des prétendus abus sexuels dudit photographe, David Hamilton, à une époque où ce dernier avait 54 ans et n’était donc pas spécialement « vieux »…

Un portrait qui évidemment correspond davantage à « l’auteure » (sic) présente, qu’à une tendre et sensible, innocente jeune fille de treize ans (plus ou moins pubère on ne sait trop). J’ai noté au milieu d’autres choses :

n° de p.
71

« Tapi comme un prédateur, silencieux comme un fauve, il l’épie. »

72

 » Sans la quitter du regard, il se lève, se dirige vers leur table… Et maman sourit. »

84

« un sexe de vieux », « un vieux zizi », « un gland rosé » [mais néanmoins buriné, cf p.85]

85

« Un long sexe tout flasque comme la queue du mickey sur lequel les petites filles, au manège, ont trop tiré quand leur tour s’est présenté. Une quéquette aux allures de vieille guirlande fatiguée à coups de festivités, un mauvais boudin pour éviter les courants d’air, un sexe de vieux, fripé, buriné à force d’exhibitions au soleil… »

85

« le pitoyable bout de chair »

86

« vieux dégueulasse »

88

« ses fesses plates et flasques »,

89

le corps du photographe est « un amas de peau striée de veines, de vergetures, de graisse en résistance et de rides » ; il s’agit d' »un monstre aux cernes teintés de vert, aux dents jaunies et déchaussées, au torse décharné. »

91

« un vieux cochon, la bite mi-molle à l’air et l’objectif dressé vers nulle part ».

102/103

« Il rôde autour de moi depuis tout à l’heure. Promène // ses doigts dégueulasses sur mes hanches, effleure mes tétons, dompte une mèche, et s’attarde sur mes épaules. »

103

« le vieux photographe » aux « perversions secrètes »

103

« Prédateur. Pervers, il tend la main. Je vois encore, sur le mur blanc, l’ombre de ses doigts ouverts qui viennent caresser longuement l’une de mes cuisses, ses doigts qui vont et viennent inlassablement, irritent ma peau, torturent mon esprit et transpercent mes chairs. »

105

« nauséabond et ignominieux dessein », « dépouille fripée »

107

« déchet »

108

« criminel », « des doigts qui la pénètre », « du sang, du malsain, du crado, dégueulasse, du vomi, de la puanteur… de la merde », « vieux dégueulasse »

109

« la vierge est violée », « sexe rougi », « le bide flasque et la bite molle, le photographe… »

Dans ce portrait à charge, dans cette caricature sans aucune retenue, qui veut prouver par son outrance, je ne vois aucunement une pauvre et délicate petite fille peu au fait du sexe mais – au virage redoutable de la ride – une quarantenaire haineuse à pattes d’oie et double menton bien engagé et non assumé. J’y lis une véritable aversion pour la vieillesse qui la guette, elle aussi comme tout le monde, avec son statut redouté de future grand-mère.

On a l’impression que le malheur, le grand malheur, le seul malheur du photographe est avant tout d’être « fripé » (je cite), « buriné », « flasque », « mou », « nauséabond », quelque ignoble « déchet » sans talent (« talent » et « art » sont totalement exclus du livre) qui traîne sa « dépouille » laide, repoussante, répugnante comme celle de « la vieille tante poilue qui pue » (cf. plus haut). En un mot toute sa vieille beurkitude ! Je me risquerai même à dire que ce vieux schnock n’a jamais franchement bandé, éjaculé, joui devant le petiot joyau inégalé de la Terre. Erreur, qui sait, mortelle. Quel manque de sensibilité, de courtoisie, de galanterie. Tel est le paradoxe.

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas compris qui était ce « photographe mondialement connu » (donc pas le premier venu, hein! Poupette), la spécialiste française des viols, la Zola impudique de ses fantasmes, la traumatisée simulatrice d’orgasme audio-visuel, et adoratrice de son propre corps, nous glisse rien que deux indices. Page 109 : « Il lui tend – nous dit-elle- une serviette qui traîne sur le portant en plastique. Vert anglais. » Page 111 : elle évoque « son accent à la con ». Je suis surpris par cette seconde remarque alors même que tout ce qui vient des pays anglo-saxons semble lui convenir, mais certes dans la tendance libéralo-démocrate américaine commune des bobos bling-bling. Il n’est que de parcourir les réseaux sociaux de F.F. sur Internet. Ou de lire page 34 de son ouvrage : « Poupette soupire, tend son drapeau américain devant sa fenêtre et, en glissant dans son lit, se demande si papa viendra lui dire bonne nuit ce soir. » F.F. adore tout ce qui est américain et américanisé, anglais. Mais pas l’accent anglais de David Hamilton…

***

À propos de Papa. « Mais ça fait longtemps – ajoute-t-elle – que Papa n’est pas venu voir Poupette pour lui souhaiter de beaux rêves. » Je ne sais pas si Poupette a même envisagé que son père par une forme de pudeur, ou parce qu’il prend déjà sa fille pour une grande, ne veuille pas, disons, l’importuner ou l’infantiliser.

Papa c’est l’émotif, le sensible qui pleure en écoutant Sa Jeunesse de Charles Aznavour, l’introverti qui parle peu, laisse faire quand Maman est l’extravertie et l’active. Papa est bien aimé par Poupette, pourtant Poupette nous dit que chacun peut subir ses taloches. Comme lorsqu’elle s’admirait Narcisse dans le reflet d’une poignée de porte. Mais elle en rajoute sur les claques, dit Olivier Lecanu, un de ses frères.

Selon Poupette c’est Maman qui a « un talent indéniable » pour se faire ouvrir les portes, approcher les vedettes (cf. La Consolation page 163) ; c’est elle qui admoneste sa fille en ses termes : « Si j’avais eu ta gueule, ma pauvre fille… Et si tu avais mon intelligence » (page 166).

Sa mère concède (dans un numéro de Paris Match) qu’elle a poussé sa fille devant les photo­graphes. Mais elle pondère en ajoutant « Un jour, elle a réussi à nous faire entrer sur le plateau de « Ciel, mon mardi! », que j’ado­rais (…) Elle était ultra-débrouillarde et, avec elle, j’ai vécu beau­coup de choses par procu­ra­tion. » 

« Elle était ultra-débrouillarde » est en contradiction totale avec l’image que Flavie donne d’elle poussée par sa mère ; voir par exemple chapitre « volte-face » (pages 163 à 165) ; il montre une Poupette très timorée, « nulle », « nouillasse »devant « les vedettes » de la télévision ou de la chanson… 

Maman, c’est celle que Poupette voit « un verre de vin à côté d’elle, et une clope entre ses doigts jaunis » (page 35), celle qui est là « tous les soirs en sirotant son kir »(page 62), celle du bistrot avec sa fille. Celle dont le caractère est toujours imprévisible. Celle qui dénigre Poupette en disant qu’elle est « celle qui [lui] fait le plus de mal ».

Mais, bizarrement, Poupette, c’est celle qui imite consciemment ou pas. Poupette c’est également la cigarette et, à une époque plus contemporaine, celle qui « boit quelques verres de trop », qui sort une bouteille de Bourgogne pour la boire seule… Oserais-je évoquer le mimétisme ? 

La vision que Poupette a « des autres », hors de son proche champ de vision, hors de son entourage, est sans équivoque. Il lui faut l’admiration de « ces hommes beaucoup plus âgés qui se retournent sur son passage »(p. 55), de préférence des gens connus, « de qualité », friqués, connus ; elle-même admirant le luxe et le strass, « la parade des créatures dont elle pensait qu’elles n’existaient qu’à la télé ou sur les unes de magazines » (p.70) « Ça change des pêcheurs en méduses [sic] qui sentent l’éperlan » ajoute-t-elle encore (p. 71). Il lui arrive même de prendre de la hauteur, du moins le pense-t-elle et c’est ainsi que « de son promontoire, elle observe la valse des insectes en villégiature, des transats que l’on déplie et des corps qui s’ouvrent à la chaleur du soleil. Créatures qui luttent contre le vent […] Silhouettes frêles dans le soleil du matin [qui] allaient trouver là un réconfort salvateur. Utérin. » (pp. 117-8)

Elle « dénonce » « les femmes qui rentrent le ventre et étalent leur indice 10 sur leurs seins et les cuisses offertes à la galerie… » (p. 118), mais elle oublie ses propres exhibitions dénudées et parfois rondelettes étalées aux unes ou en plusieurs pages intérieures de la presse pipole. D’ailleurs, elle n’a aucun point commun avec la plèbe qui l’entoure et glose sur « ce qui fait que ces gens-là sont heureux sur la même plage toujours, avec le même horizon et le même vendeur de glaces » (p. 119)…

 

Jean-Pierre Fleury

Avec la collaboration technique d’Olivier Mathieu