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« Mon coeur sur l’échiquier », le nouveau roman d’Olivier Mathieu (sortie: JUIN 2020)

 

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J’ai presque soixante ans et, suite à un deuil que j’ai subi (et dont Roland Jaccard a parlé ici : https://leblogderolandjaccard.com/2019/10/21/olivier-mathieu-un-gladiateur-face-a-la-mort/ ), je me suis retrouvé en plein hiver, sans domicile, sans argent, sans famille, presque sans amis. Très peu après, la phobie liberticide du coronavirus a déferlé sur le monde entier. J’aurais pu capituler. Beaucoup d’autres que moi auraient capitulé.

Mes demandes d’aide ( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/vous-etes-un-mecene-misanthrope-lisez/    ) ne m’ont valu que des promesses vaines ou trahies. Sans un et un seul de mes amis, et dans une Europe aux frontières fermées où tout le Système s’effondre (ou fait semblant) et où Big Brother a cadenassé l’humanité pendant des semaines entières, je ne serais pas arrivé jusqu’à aujourd’hui.

Mais je suis de ceux qui capituleront debout en hommes libres, pas en esclaves. Mon prochain roman, Mon coeur sur l’échiquier, est donc sous presse. Il ne reste qu’à espérer que les gouvernements, dans leur scénario bien huilé,  n’annoncent pas trop vite le bis et la « seconde vague de coronavirus », et que ce livre ait encore le temps d’arriver jusqu’à ses (rarissimes) lecteurs.

Voici le dernier roman d’avant la fin de la liberté. Mais vous, compterez-vous parmi la poignée dérisoire de ses souscripteurs? De ses lecteurs?

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Mon prochain roman aura pour titre, aujourd’hui je le révèle publiquement pour la toute première fois: Mon coeur sur l’échiquier.

Titre que j’ai préféré à celui que j’avais préalablement envisagé voire annoncé: Le joueur d’échecs. Même si le contenu de l’ouvrage, lui, ne change pas: une bonne partie du roman est consacrée à un petit joueur d’échecs. Il s’agit de la suite de mon roman précédent, intitulé Dans le ciel.

Le livre comptera 120 pages (onze chapitres, certains très courts; et dix-neuf illustrations internes, dont je suis pour la plupart l’auteur, en noir et blanc).

Il a un numéro ISBN et son éditeur-diffuseur est Jean-Pierre Fleury, écrivain, docteur en sociologie, qui s’occupe des éditions des Petits Bonheurs. Imprimé en France, le livre sera diffusé aussi  dans d’autres pays.

Je suis satisfait de la couverture, que je crois originale et esthétique, illustrée par deux photographies d’une actrice que vous reconnaîtrez (deux photos, comme afin d’illustrer une certaine gémelléité qui m’est propre)…

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Les personnes qui désireraient lire Mon coeur sur l’échiquier peuvent se manifester dès à présent. Dans la limite des stocks disponibles, on tâchera de les contenter. Tant pis pour les retardataires.

Mon coeur sur l’échiquier parle de beaucoup de personnes et d’artistes – David Hamilton, Dawn Dunlap, Roland Jaccard – et de quelques sujets d’actualité  récente, comme par exemple « l’Affaire Gabriel Matzneff », mais fort peu du « coronavirus ».

Il se déroule en France, notamment à Paris, mais aussi à Venise ou à Florence. Il est également traversé par plusieurs personnages romanesques – masculins ou féminins –  de fiction.

C’est un roman sur la mort, l’enfance, les lolitas, l’érotisme et ce que j’appelle ici la philosophie du Roque. Roques temporels et géographiques.

Voici deux illustrations que l’on trouvera dans le livre: j’ai pris la première à l’automne de 1976 et l’autre en février 2020, au même endroit.

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En principe, sont PROVISOIREMENT disponibles à ce jour, en tant que livres:

  • Les drapeaux sont éteints (roman, 2004)
  • Jouissive à Venise (roman, 2013)
  • Châteaux de sable (roman, 2014)
  • A Firenze muore un’estate (roman, en langue italienne, 2017)
  • Je crie à toutes filles mercis (mémoires, 2018)
  • Une dernière leçon de mon école (récit, 2019)
  • Dans le ciel (roman, 2019)

Sont disponibles à ce jour, en tant que PDF, les livres précédents, ainsi qu’une dizaine d’autres (tous postérieurs à 2006), parmi lesquels:

  • Voyage en Arromanches (roman, 2010)
  • Les jeunes filles ont l’âge de mon exil (poésie, 2010, trois éditions)
  • Les derniers feux du bel été (poésie, 2011)
  • Eloge poétique de Maurice Druon (2011)
  • Quand j’aurai mouru, j’aurai fait ce que j’aurai pu (poésie, 2012)
  • Le portrait de Dawn Dunlap (2017)
  • C’est David Hamilton qu’on assassine (2017, avec une préface de Roland Jaccard)
  • David Hamilton suicidé, mais par qui? (2018)

Pour les conditions, écrivez-nous par exemple un commentaire sur ce blog, commentaire qui contient d’ores et déjà l’adresse IP que vous utilisez, et votre adresse courriel.

Notez bien :  en ce qui concerne les livres (dans la mesure des stocks disponibles!), tout comme les PDF: nous répondons exclusivement aux courriels de gens donnant leurs nom, prénom, adresse, téléphone et courriel. C’est à cette adresse que, le cas échéant, leur seront envoyés les ouvrages.

Nous ne répondons pas aux courriels anonymes, aux courriels hors sujet, ou écrits sans respecter l’orthographe ou la grammaire françaises, ou émanant de mauvais plaisants ou de gens ayant visiblement du temps à perdre.

Nous sommes des aristocrates du coeur. Nous sommes éclectiques. Nous aimons choisir nos lecteurs. Nos livres sur David Hamilton, par exemple, seront réservés en priorité aux gens dont nous pensons qu’il s’agit de véritables admirateurs de l’oeuvre du grand photographe britannique. Tel est notre bon plaisir.

Autres informations sur ce livre : https://wp.me/P89w8Z-61v

CONFINEMENT : RETOUR SUR IMAGES – HUMOUR GAULOIS, GRIVOIS ET GRINÇANT

Sur la chaîne YouTube de Marcel D.

 

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LA GILETJAUNISATION ENDÉMIQUE DE LA FRANCE (PETIT BILLET ÉCHAPPÉ DE MA CORRESPONDANCE)

Oui j’ai vu cette vidéo. C’est partout que ça rumine et que ça grogne. 63 plaintes actuellement contre des ministres (des collectifs en général, de médecins et autres soignants, de familles des Ehpad, et même d’un syndicat de policiers, et j’en passe), avec des pétitions dont une dépasse les 500 000 signatures ! tiens juste de quoi faire un RIC si on était en démocratie un peu plus directe.  En attendant le sort réservé à Macron : lui, ça serait bien la haute cour, mais avec une telle médiocrité dans les « oppositions » !

Chez nous ça redémarre tranquillement, enfin façon de parler, interdiction de manifester, mais samedi après-midi les premiers gilets jaunes sont ressortis dans le centre de Nantes, contrôles d’identité et tout ça.  J’ai vu une photo où il y a avait deux flics pour un « manifestant », une simple personne tranquille munie d’un masque jaune.  — Salut, monsieur le policier ! quoi de neuf depuis le début du confinement ? — tiens ! te revoilà, encore sur la brèche à manifester, méfie-toi que je ne t’éborgne pas ! 

FRANCE-HEALTH-VIRUS-POLITICS-SOCIAL-DEMO

« A Nantes, quelques petits regroupements épars ont eu lieu en centre-ville. » (les gazettes) Personne atteinte d’une mutation de gilet-jaune en masque-jaune.

À Saint-Nazaire itou, plusieurs dizaines devant la sous-préfecture ; selon la presse locale il y a avait des gens dits d’extrême ou d’ultra-gauche (venue de Nantes, comme s’il n’y en avait pas ici ! Non mais, on n’est pas plus con ou moins con que d’autres selon le point de vue de chacun), c’est rigolo car avant ces mêmes feuilles de chou étaient les premières à dire que les Gilets Jaunes, c’était la populace d’extrême-droite !

02

« Quelques minutes plus tard, le chant « On est là … » est entonné par les manifestants, le signal que les esprits s’échauffent. Plusieurs contraventions à 135 euros sont dressées et des échauffourées surviennent ici et là sur une place du Commando baignée par le soleil. » (les gazettes)

Enfin, moi j’en conclus que les Gilets Jaunes sont maintenant installés à demeure, et que leur état de latence s’amenuise à nouveau en ce moment. Ou que leur état endémique se réveille avant une nouvelle vague d’épidémie nationale. Cela dit, je ne serais pas contre une pandémie de Gilets Jaunes.

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LE CONDITIONNEL DE VARIÉTÉS

« Comme si je vous disais… »

Joli exemple de prétérition.

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Chanson écrite et chantée au nom de la liberté d’expression suite à l’interdiction en 1970 de la Gauche Prolétarienne et de son journal La Cause du Peuple.

 

 

 

 

 

Un nouveau roman d’Olivier Mathieu (sortie: juin 2020)

Les éditions des Petits Bonheurs annoncent, pour le mois de juin 2020, la sortie d’un roman d’Olivier Mathieu (onze chapitres, 120 pages, dix-neuf illustrations internes). Ce roman, dont le titre et le numéro ISBN seront révélés à parution, sera en partie la suite du précédent roman de ce même Olivier Mathieu, Dans le ciel. Ce sera un ouvrage où seront évoqués David Hamilton, Dawn Dunlap, Roland Jaccard, ou encore l’Affaire Gabriel Matzneff, mais aussi plusieurs personnages, tant masculins que féminins, de pure fiction. Fondamentalement, un roman d’amour sur la fuite du temps et sur la philosophie du roque – le coup du jeu des échecs. Le roman décrira donc plusieurs « roques », avant tout ceux entre la vie et la mort, entre la jeunesse et la vieillesse, entre les premières et les dernières amours d’un artiste. Renseignements auprès du blog WordPress « En défense de David Hamilton » (aucune réponse n’est apportée aux courriels anonymes, hors sujet, ou émanant de gens ayant du temps à perdre).

HUMOUR

Pensées du jour au choix :

Post qu’on fit ne ment

Post confit ne ment

Post con, finement.

 

ANECDOTIQUE

2

CE PAUVRE ZEMMOUR D’ORIGINE MAGHRÉBINE
(LUSTUCRU !)
MAIS QUI A EN HORREUR LES MAGHRÉBINS EUX-MÊMES
ET QUI S’ÉTONNE D’ÊTRE INSULTÉ

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1

 

CETTE PAUVRE SIBETH … PORTEUSE DE LA BONNE PAROLE GOUVERNEMENTALE ET MENTEUSE ASSUMÉE ET CONFIRMÉE :

APRÈS LES MASQUES DIFFICILES À INSTALLER,

LE TABAGISME À L’ANTENNE…

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BIS REPETITA

5

AVEC LUI, Z’EST PAS L’AMOUR !

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L’HISTOIRE PRÉSENTE DU CORONAVIRUS EN QUELQUES DESSINS :

8

 

« PHILANTHROPE » CRIMINEL RESPONSABLE DE LA STÉRILISATION SANS LE DIRE, D’INFECTIONS DE MASSE PAR DES VACCINS POURRIS, ET DE MORTS DANS NOMBRE DE PAYS DITS DU TIERS-MONDE, S’ATTAQUE MAINTENANT AU MONDE ENTIER .

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3

TIENS UN MÉDECIN FIDÈLE À HIPPOCRATE, À LA VÉRITÉ ET AU BON SENS,

ET QUI SOIGNE SES MALADES ! COCASSE NON ?

ET « PLUS PIRE » ENCORE : EFFICACE ET

POPULAIRE…

« DONC » (C’EST BIEN CONNU) : AMIS DES GUEUX, POPULISTE, FACHO, NAZI…

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6

NON, MAIS ! D’UN BIG PHARMA !

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CONSÉQUEMMENT

7

 

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4

 de la zoreillophage distinguée.

La quintessence du progrès –

Produit taxé « Gilets Jaunes »

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9

ATTILA ; POURRAIT MAL FINIR, AUSSI, ÇUI-LÀ !

LE DÉCONFINEMENT DES FRANCAIS EST GÉRÉ PAR L’AMÉRICAIN BAIN, ANNEXE BIEN CONNUE DU MOSSAD !

 

Du blog https://www.jovanovic.com/blog.htm

Article abrégé de Pierre Jovanovic

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LE DECONFINEMENT DES FRANCAIS EST GERE PAR L’AMERICAIN BAIN, ANNEXE BIEN CONNUE DU MOSSAD!


Du 11 au 15 mai 2020 : Marianne a publié un joli scoop en montrant que le Ministère de la Santé du gouvernement Macron a offert la gestion du déconfinement au cabinet de « management » américain Bain & Company.

 

Cette information a littéralement sidéré les Français qui, comme vous et moi, se sont demandés le « pourquoi du comment »… On n’a pas assez de polytechniciens, d’énarques, de saint-cyriens, d’organisateurs de toutes sortes en France qu’on soit obligés de payer des… Américains pour gérer quelque chose d’aussi stratégique que le déconfinement ???

 

La semaine passée, je me disais que le nom de cette compagnie me rappelait quelque chose. Et cela m’est revenu. Bain & Co a fait sa fortune dans le « downsizing », entendez par là les licenciements massifs. Quand une multinationale ou une banque veut virer 3.000 salariés ou plus d’un seul coup, elles font appel à Bain.

 

Et devinez qui a fait le plus souvent appel à Bain ? Une société que je connais bien et qui a toujours été ma boussole en terme de licenciements: IBM. Bain s’est aussi occupé de virer les gens chez le géant de Las Vegas, MGM Resorts.

 

Bain s’occupe de tous les secteurs, de l’aéronautique à l’hôtellerie en passant par la chimie, la banque ou la logistique. Il facture à coup de millions de dollars et ne prend pas de petits comptes. Quand il s’agit de virer 3.000 personnes qui vont vous faire économiser 150 millions de dollars, leur prix sera de l’ordre de 20 à 30 millions de dollars.

 

La société est active aux quatre coins du monde et [a] accès à tous les chiffres clés des plus grandes entreprises qui lui confient un dossier.

 

Mais Bain est aussi connu pour escroquer les gouvernements comme en 2018 avec le service des impôts d’Afrique du Sud (SARS) que Bain était censé réorganiser. Bref, les gens de Bain font du grand n’importe quoi, y compris détruire, entre autres, le système de perception des impôts d’Afrique du Sud avec des conseils bidons.

 

Si les activités de Bain sont, on va dire « classiques » dans le monde du privé, on n’arrive pas à comprendre comment le Ministère de la Santé a décidé que la France était un pays du Tiers-Monde, n’ayant pas assez de diplômés, au point de confier le programme de déconfinement des Français à Bain & Company.

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Sans même parler du fait que, historiquement, la société a  des attaches claires avec le Mossad israélien. Et qui dit Mossad, dit efficacité radicale. Comme dans les services secrets.

 

Et il existe deux Bains : Bain and Company créé vers 1973 qui a parmi ses actionnaires Mitt Romney, Benyamin Netanyahu, Orit Gadiesh et Bain Capital Inc créé vers 1984, entre Bain, Romney et autres ; et dont il est dit depuis longtemps dans les « milieux biens informés » que «  the evidence shows that Mossad was the secret controlling partner. » L’évidence montrait que le Mossad était le partenaire de contrôle secret.

 

Aujourd’hui, la patronne de Bain & Co est toujours Mme Orit Gadiesh, une ancienne cadre supérieure du… Mossad, ellemême fille d’un général israélien ! Elle s’est trouvée à Davos pour parler du « tout digital ». Bravo au contre-espionnage de la DCRI qui n’a pas eu, a priori, d’objections, ou bien a été mise devant le fait accompli par Macron ou ses adjoints de donner un dossier ultra-sensible à une ramification du Mossad !!!!

 

Dingue.

ALERTE : LA PAPAYE SERAIT INFECTÉE PAR LE COVID-19

Une civilisation du « sans contact »…

par rosemar
jeudi 7 mai 2020

http://rosemar.over-blog.com/2020/05/une-civilisation-du-sans-contact.html

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Face à la crise sanitaire liée au coronavirus, pour limiter les risques de propagation du virus, le paiement sans contact est fortement conseillé et facilité…

Ainsi, dans les supermarchés, des messages sont diffusés régulièrement : « Pour préserver la santé de nos clients, le paiement sans contact est recommandé : vous pouvez désormais payer vos achats jusqu’à 100 euros… »

Le paiement sans contact est aussi préconisé par l’Organisation mondiale de la santé.

On peut utiliser une carte bancaire, et même un iphone ou un téléphone mobile…

Nous entrons, ainsi, dans une civilisation du sans contact…

Finies les embrassades, finis les serrements de mains, finies les accolades… Désormais, l’autre devient suspect…

Et le sens du toucher s’affaiblit : « il n’ y aura bientôt plus que les tablettes pour être tactiles », comme l’écrit fort justement Jean-Pierre Siméon dans son ouvrage intitulé La poésie sauvera le monde.

Nous perdons ainsi le contact avec le réel…

Nous sommes saturés d’images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans… cette abondance aboutit à une sorte d’abrutissement… nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre…*

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde…

Et avec la crise du coronavirus, cette tendance s’aggrave : les écrans s’imposent dans les communications, dans le télé-travail, il nous faut prohiber le contact avec les autres, les objets eux-mêmes deviennent suspects….

Certains en viennent même à inventer des systèmes pour ouvrir des portes sans contact : « poignées de porte, sonnettes ou boutons d’ascenseur sont devenus avec le Covid-19 des obstacles redoutés pour éviter la transmission du virus. C’est pourquoi plusieurs entreprises ou particuliers se sont lancés dans la confection de crochets multi-usages ou d’objets se substituant à la main.

Conçu en inox antibactérien, le même que celui utilisé en milieu médical, l’objet se veut facile à nettoyer avec un peu d’eau et du savon et surtout recyclable. »

Le produit, lancé il y a seulement quelques jours, a déjà reçu des commandes de plusieurs milliers de pièces. 

Une nouvelle civilisation est en train de naître : celle du sans contact, celle de la suspicion envers les autres, envers les objets…

Nos mains, ces merveilleux outils de préhension deviennent dès lors des objets de contamination…

Certains utilisent aussi des gants pour se protéger du virus, et là encore, ils perdent le contact avec le réel.

Triste monde où nous ne pourrons plus toucher, embrasser, effleurer, frôler, saisir…

Triste monde déshumanisé où les contacts humains sont réduits à néant…

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* ne plus voir, ne plus écouter,

Entretien avec Lucien Cerise : « face au biopouvoir, nous n’avons pas le capital économique. Mais nous avons le capital humain ».

Du site de la revue Rébellion (« Au-delà de la droite et de la gauche, nous refusons les clivages dépassés et appelons à la convergence des luttes contre le système. ») – le 6 mai 2020

http://rebellion-sre.fr/entretien-avec-lucien-cerise-face-au-biopouvoir-nous-navons-pas-le-capital-economique-mais-nous-avons-le-capital-humain/

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Dans un récent entretien avec Vice, le dénonciateur de la NSA, Edward Snowden, a exprimé ses inquiétudes concernant le programme de surveillance à venir, l’appelant « l’architecture de l’oppression ». Nous avons demandé à Lucien Cerise son analyse du nouveau contrôle social à venir.

R/ L’état d’urgence sanitaire est-il pour vous un bon moyen pour les gouvernements mondiaux de poursuivre la réduction de nos libertés collectives et individuelles ? Pour vous, le confinement est-il un instrument d’ingénierie sociale ?

Cet état d’urgence sanitaire est le prétexte idéal pour tenter de fabriquer le consentement des populations à une transformation du lien social sur une base transhumaniste, c’est-à-dire fondée sur un encadrement scientifique général, présentant un fort caractère carcéral et concentrationnaire, et allant dans le sens de l’artificialisation et de la réification du vivant, sa chosification, sa réduction à un objet. On peut reprendre à Michel Foucault et Giorgio Agamben la notion de biopouvoir pour décrire un pouvoir politique qui étudie la biologie, la médecine et les sciences de la vie autant que le droit ou l’économie. Le biopouvoir, qui n’est qu’une mise à jour de la notion d’eugénisme, se caractérise donc par une intrusion toujours croissante dans l’intimité physique des gens pour la modifier et surtout la contrôler.

En effet, ce qui dérange le biopouvoir, c’est la prolifération de la vie et de l’organique, impossible à contrôler totalement. Le transhumanisme est une tentative d’enfermement de l’organique dans une forme prétendument augmentée, mais surtout aseptisée, standardisée et sous contrôle, tentative de meurtre du vivant et de son aspect toujours imprévisible et débordant. Les gens normaux se refusent donc naturellement au transhumanisme. Pour parvenir à les emprisonner là-dedans malgré tout, il faut les séduire ou leur faire peur, afin de les soumettre volontairement par des manœuvres d’ingénierie sociale du type « pompier pyromane » et triangle de Karpman, consistant à exploiter les projections psycho-émotionnelles de la trilogie bourreau/victime/sauveur.

Cela commence par le déclenchement d’une crise, suivi d’une opération d’hameçonnage (phishing), c’est-à-dire un piratage de l’esprit par usurpation d’identité et abus de confiance, où le responsable de la crise, en position de « bourreau », se présente comme le « sauveur » qui va protéger les « victimes » de la crise. Quand le piratage est accompli, que le bourreau a gagné la confiance de la population victime et qu’elle s’ouvre à lui en abaissant ses défenses parce qu’elle le perçoit comme un sauveur, alors le pirate-bourreau peut passer à la deuxième phase sans rencontrer de résistance, c’est-à-dire la réécriture de l’architecture sociale selon un nouveau plan présenté comme une solution de sortie de crise. Cette restructuration du lien social consiste à prendre le contrôle des relations que les gens entretiennent librement pour les recomposer à leur place. Comment ? Cela se fait toujours en jouant sur les relations de confiance et de méfiance, afin de prendre le contrôle des relations de proximité et de distance. Avec cette crise du coronavirus, la relation à autrui et au monde est réécrite pour être fondée sur la méfiance et la paranoïa, selon une sorte de conflit triangulé généralisé, où chacun est potentiellement bourreau de chacun. Je dois apprendre à me méfier d’autrui et de la nature, avec le maintien d’une distance entre moi, autrui et le monde, et cette distance m’est dictée par le biopouvoir auquel, en revanche, je suis tenu d’accorder une confiance aveugle, au risque d’être accusé de « conspirationnisme » et d’encourir des représailles judiciaires. En résumé : pour le biopouvoir, cette crise du Covid-19 doit couper l’Histoire en deux et faire entrer l’humanité dans une nouvelle ère où l’auto-organisation du vivant sera progressivement abolie pour être entièrement subordonnée et rationalisée par un pouvoir scientifique eugéniste.

R/ La surveillance numérique de masse passe par les fameuses applications d’Apple ou de Google de contrôle sanitaire. Comment les États et les grandes multinationales de la Silicon Valley se partagent les informations et les rôles dans cette opération ?

Les États et les grandes multinationales sont toujours en fait dirigés directement ou indirectement par ce que l’on appelle le complexe militaro-industriel, qui n’est pas exclusivement américain, chaque pays possède le sien, mais celui des USA est le plus agressif. L’avant-garde de la recherche scientifique est toujours sponsorisée, surveillée et récupérée en premier lieu par les unités de « recherche et développement » militaires. Au niveau géopolitique international, tout est militarisé (weaponized, comme disent les anglophones), tout est rapport de forces, tout est volonté de puissance et relations dominant/dominé. Les applications de géolocalisation et de surveillance numérique de masse sont des outils de contrôle social, c’est-à-dire en fait de militarisation des comportements.

Nous sommes dans une guerre hybride mondiale. Par exemple, la Chine, qui est sous attaque permanente des USA et des réseaux de George Soros, a besoin de militariser et discipliner sa population par un encadrement informatique global. Afin de conserver sa souveraineté numérique et le contrôle de sa population, la Chine doit aussi prévenir et limiter les risques de piratages informatiques de l’étranger, d’où la campagne lancée par Pékin pour débarrasser totalement son parc informatique des systèmes d’exploitation étrangers, dont le plus connu est Windows de Microsoft, et développer de nouveaux systèmes d’exploitation et outils informatiques de conception chinoise et fabriqués en Chine, et qui seront dépourvus des backdoors et autres logiciels espions de la NSA.

À terme, la Chine va donc devenir un trou noir pour les services de renseignement anglophones, les Five Eyes [Alliance qui remonte à la seconde guerre mondiale entre les services de renseignement de l’Australie, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande, dont un élément important de nos jours est lié aux satellites, mais aussi au réseau tissé par Internet, ainsi que les diverses liaisons câblées sous-marines d’État à État, dont le réseau téléphonique, ou plus récemment développées par les géants informatiques] de l’accord UKUSA et du système Echelon, et leurs associés israéliens et autres. Dans quelques années, il sera pratiquement impossible de pirater, espionner et attaquer le parc informatique chinois, qui sera beaucoup mieux sécurisé qu’aujourd’hui. Cet exemple chinois aura une forte capacité d’entraînement à l’internationale et fera des émules par effet domino en Asie et partout dans le monde. On comprend que cette émancipation chinoise de l’hégémonie numérique occidentale provoque un vent de panique de la Silicon Valley à Washington en passant par Tel-Aviv : c’est la fin du projet néoconservateur de domination mondiale. Ce qui ne veut pas dire que le gouvernement chinois va instaurer le paradis sur Terre, mais qu’il pourra certainement relâcher la surveillance de sa population quand les risques de déstabilisation de la Chine par des attaques extérieures et intérieures de cinquièmes colonnes pro-occidentales auront été jugulés.

R/ Les Français auront-ils le choix de refuser le traçage numérique ?

Pour le biopouvoir, il n’est pas prévu que nous ayons le choix. Comme beaucoup de gens, je vois les pièces du puzzle s’assembler depuis un certain temps, mais c’est l’affaire de Tarnac en 2008 qui a joué pour moi un rôle de catalyseur et m’a poussé à rédiger un texte que j’ai publié sous anonymat, Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation.

J’exposais dans cet opuscule comment certaines forces politiques et économiques cherchaient à implémenter une dictature numérique au moyen d’une stratégie du choc qui pouvait être une épidémie, et je citais à l’appui de cette prospective un texte manifeste de 2004, le Livre Bleu, rédigé par le lobby du numérique en France, le GIXEL (devenu ACSIEL en 2013), dans lequel étaient exposés certains stratagèmes pour faire accepter dans l’opinion publique le développement de l’identité numérique. (1) Dans le cadre de sa fondation ID-2020, Bill Gates élabore aussi un système d’identification numérique pour le monde entier et cherche à le vendre ainsi : à cause du coronavirus, il faut vacciner toute la planète, et nous devons tous recevoir un certificat numérique de vaccination. Plusieurs technologies de certificat numérique plus ou moins invasives sont à l’étude : dans votre Smartphone ; dans un bracelet électronique ; sur la peau sous forme de tatouage à points quantiques ; sous la peau sous forme de puces électroniques. Si finalement nous pouvons avoir le choix et échapper à ce sort, c’est parce que nous aurons remporté le rapport de forces pour dire « Non ! » Tout est axé autour de la formule confinement/distanciation sociale/vaccination/surveillance électronique, dont il faut attaquer chaque point.

R/ Que nous réserve la suite des événements, selon vous ?

En fait, il faut se poser la question : comment vais-je peser sur la suite des événements ? Il faut sortir du rôle de spectateur ou d’analyste des événements, il faut créer les événements. Le biopouvoir mondialiste a de gros moyens financiers pour créer des événements au niveau international, impacter le réel et écrire l’Histoire. Il possède des millions, donc, en face, nous devons être des millions.

Nous n’avons pas le capital économique, mais nous avons le capital humain. Pour créer l’événement, impacter le réel et écrire l’Histoire contre le biopouvoir, pour faire dérailler son programme, il faut se poser deux questions concrètes : comment gagner la bataille de l’opinion publique et comment organiser les masses politiquement ?

La bataille de l’opinion publique se gagne en se formant aux méthodes de communication stratégique et d’ingénierie sociale, rhétorique et retournement de l’opinion (spin), dans le réel ou sur les réseaux sociaux, du moins tant que c’est possible, car la prochaine crise devrait être cyber et toucher Internet, comme l’a annoncé Alain Bauer. (2) Cette grande crise cybernétique et numérique, d’ampleur géopolitique et déclenchée par un virus informatique qui provoquerait le « bug du siècle », permettra au pouvoir de couper Internet au moins partiellement, et surtout de mettre fin à la réinformation indépendante avec un bon prétexte. C’est le programme du Grand Confinement, par l’addition du confinement physique et du confinement mental – cognitif et informationnel.

Le but ultime est d’abolir toute auto-organisation du peuple, donc toute autonomie dans l’organisation horizontale de la société. Pour cela, il faut d’abord couper les gens physiquement les uns des autres dans le réel, par le confinement physique, la distanciation sociale, le télétravail, et tenter de pérenniser ce nouvel ordre social en annonçant que « plus rien ne sera comme avant », comme on nous le martèle depuis des semaines. Puis, dans un deuxième temps, au prétexte d’une crise numérique globale, le pouvoir coupera les gens les uns des autres dans le virtuel aussi, avec un Internet en mode dégradé, limité au télétravail et à quelques messageries et portails inoffensifs, usages qui seront malgré tout conservés, ce qui sera présenté comme une victoire. Il faut essayer d’imaginer l’enfer que serait un confinement physique sans Internet, c’est-à-dire sans aucun accès à la réinformation, sans aucune possibilité de comprendre ce qui se passe car nous serions enfermés physiquement à domicile, ou dans un périmètre limité, et enfermés mentalement dans la narration exclusive du pouvoir, dans une seule version des événements. Dans d’autres publications, j’ai baptisé cette fabrique de l’aliénation mentale « reality-building » [reconstruction de la « réalité »], car elle repose sur le principe de l’hypnose : la parole de l’hypnotiseur devient la réalité de l’hypnotisé. (3)

Comment cela est-il possible ? Parce que l’hypnotisé, qui n’est pas forcément endormi, n’a pas d’autre source d’information que la parole de l’hypnotiseur. Avant d’en arriver là, avant qu’il ne soit trop tard, il y a urgence à gagner le combat politique, ce qui signifie prendre le pouvoir, et ne pas se contenter des contre-pouvoirs, dans la rue ou sur Internet, qui risquent fort de devenir impraticables de toute façon. Prendre le pouvoir signifie être en capacité de se faire obéir par les forces de l’ordre. L’activité métapolitique n’est donc pas suffisante, il faut investir aussi le champ politique du pouvoir légal. Les forces de l’ordre, qui ont une capacité de contrainte sur votre corps et votre esprit, n’obéissent pas à la métapolitique mais au gouvernement et à ses représentants locaux, c’est-à-dire à l’État. Il faut donc reprendre le contrôle de l’État si nous voulons sortir de l’impuissance à laquelle la métapolitique nous limite. Ceci suppose d’organiser les masses de manière structurée dans une perspective de conquête du pouvoir, ce qui suppose à son tour, et inévitablement, de jouer le jeu quelque peu ingrat de la politique politicienne et des organisations politiques de masse.

Note :

(1) https://reflets.info/articles/pierre-gattaz-le-guide-supreme-du-medef-et-son-petit-livre-bleu

(2) https://www.youtube.com/watch?v=Gmxw9l_EqR0

(3)https://flux.md/stiri/geopolitique-du-coronavirus-xi-entretien-avec-lucien-cerise