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3 des 4 auteurs de l’étude contre l’hydroxychloroquine viennent d’avouer l’escroquerie en se rétractant. Le gouvernement doit réautoriser immédiatement ce médicament et Véran doit démissionner.

4 juin 2020 sur le site de l’UPR

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Le scandale vient de devenir définitif avec l’annonce ce soir par 3 des 4 signataires de l’étude publiée par le Lancet, qu’ils se rétractaient.

( source : toute la presse mondiale, et notamment https://www.lexpress.fr/…/hydroxychloroquine-trois-des-aute… )

« Nous ne pouvons plus nous porter garants de la véracité des sources des données primaires », écrivent les trois auteurs au Lancet, mettant en cause le refus du quatrième, patron de la société les ayant collectées, de donner accès à la base de données.

Cela signifie en clair que 3 des 4 auteurs viennent officiellement d’avouer que toute cette étude était fondée sur des données inventées et que, dans le sauve-qui-peut général, ils essaient de faire porter la responsabilité de l’escroquerie au seul PDG de la société Surgisphere, Sapan Desaï.

Du coup, le Lancet a annoncé, jeudi 4 juin en soirée, le retrait définitif de l’étude publiée le 22 mai. C’est un scandale sans précédent moins de quinze jours après une publication.

Le mystère extraordinaire est de savoir comment une pareille “fake news” a pu être publiée dans cette revue de réputation mondiale, dont le sérieux repose sur le filtrage théoriquement très sévère par des “comités de lecture” constitués théoriquement d’experts rigoureux.

UN SCANDALE EN APOTHÉOSE MONDIALE

Le scandale de toute cette affaire trouve ici son apothéose planétaire.

La revue Lancet – qualifiée naguère de “prestigieuse” – est complètement discréditée, de même que ses prétendus “comités de lecture”.

L’OMS est complètement discréditée également.

Le gouvernement français, Olivier Véran, l’Agence du médicament et les prétendus experts du “Haut Conseil de la santé publique“ ressortent à la fois ridiculisés et complètement discrédités eux aussi.

Je renvoie ici au dernier communiqué que nous avons publié hier 3 juin et à ce que nous réclamions dès le 29 mai. ( https://www.upr.fr/…/communique-du-3-juin-2020-suite-a-lav…/)

À savoir que cet aveu de fraude doit conduire :

a) à une révision de fond en comble du fonctionnement de l’OMS : la France doit notamment cesser ses versements à cette organisation tant que celle-ci continuera à recevoir des financements privés ( Fondation Bill & Melinda Gates, laboratoire Gilead Sciences promoteur du “Remdesivir” concurrent de l’hydroxychloroquine, etc.)

b) à la réautorisation immédiate de l’hydroxychloroquine comme sous le régime qui prévalait avant la publication de cette étude du Lancet, ce qui signifie l’abrogation séance tenante du décret du 27 mai 2020

c) à la démission collective d’Olivier Véran et des membres du “Haut Conseil de la santé publique“.

FA
4 juin 2020 – 22h00

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Grandeur et décadence ! Quand on vous dit depuis longtemps que tout va mal dans tous les domaines de la société, y compris dans le domaine scientifique gangrené par le pognon et les glorioles d’un jour.

Décadence générale, nécrose généralisée de la société avec en particulier les crétins, médiocres, minables de la politicaillerie.

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de ce même site de l’UPR :

LancetGate : La mascarade sur la Chloroquine en France

4 juin 2020 Enregistrée le 3 juin 2020

HUMOUR

LE SPÉCIALISTE

+ Poiret et + Serrault

 

SUR LE FRONT DU CORONAVIRUS

I

DE L’UPR

Communiqué du 3 juin 2020 : Suite à l’aveu implicite du « Lancet » sur la « fake news » de l’étude publiée sur l’hydroxychloroquine, Olivier Véran et les membres du « haut conseil de la santé publique » doivent réautoriser l’utilisation de ce médicament et présenter leur démission collective

La revue “Lancet” vient d’émettre une “expression de sa préoccupation” (“expression of concern”) au sujet de l’étude qu’elle a publiée le 22 mai pour dénoncer les effets prétendument nocifs de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19 ( https://www.lemonde.fr/…/hydroxychloroquine-le-journal-the-… )

 UNE DÉCISION RARISSIME

Dans le monde de la recherche médicale, cette annonce du Lancet qui met en garde ses lecteurs contre l’une de ses propres publications constitue une véritable bombe.

C’est une décision rarissime, quasiment sans précédent, qui revient à avouer avec un piteux euphémisme que cette étude est une terrible fake news, avec des données statistiques inventées.

L’UPR rappelle à ce propos avoir signalé à ses lecteurs au cours des jours précédents :

1) que le “Lancet” avait mis 12 ans pour reconnaître (en 2010) que l’étude publiée en 1998 dans laquelle les auteurs suggéraient l’existence d’un lien entre le vaccin ROR et l’autisme était une étude fausse scientifiquement.

(cf. notre dossier du 29 mai 2020 : https://www.upr.fr/…/tolle-mondial-du-monde-scientifique-c…/ )

C’est dire à quel point le fait que la revue publie une humiliante “expression of concern” 10 jours seulement après publication est révélatrice du caractère totalement indéfendable scientifiquement de cette pseudo “étude”.

2) que l’étude était très probablement entièrement falsifiée.

Et cela non seulement du fait de ses innombrables incohérences et invraisemblances, mais aussi de l’impossibilité matérielle à une équipe de 5 personnes, parmi lesquelles aucun infectiologue ni virologue, de procéder en quelques semaines au recueil de plus de 96 000 dossiers médicaux confidentiels dans 671 hôpitaux à travers le monde, et en un temps limité.

Il est tout simplement impossible – du point de vue juridique, financier, organisationnel, temporel, administratif, etc.- de mener à bien une semblable étude mondiale qui n’a aucun précédent, a fortiori avec une structure aussi petite qu’une entreprise fantomatique n’ayant aucune expérience ni référence.

(cf. notre dossier du 29 mai 2020 : https://www.upr.fr/…/selon-lanalyse-minutieuse-dun-statis…/… )

CONCLUSION : LES CHOSES NE PEUVENT PAS EN RESTER LÀ

Ce début d’aveu du “Lancet” porte le scandale planétaire à son comble.

Comme nous l’avons indiqué dès le 29 mai, ce rebondissement doit conduire :

a) à une révision de fond en comble du fonctionnement de l’OMS : la France doit notamment cesser ses versements à cette organisation tant que celle-ci continuera à recevoir des financements privés ( Fondation Bill & Melinda Gates, laboratoire Gilead Sciences promoteur du “Remdesivir” concurrent de l’hydroxychloroquine, etc.)

 b) à la réautorisation immédiate de l’hydroxychloroquine comme sous le régime qui prévalait avant la publication de cette étude du Lancet, ce qui signifie l’abrogation séance tenante du décret du 27 mai 2020

Par ailleurs, la précipitation avec laquelle Olivier Véran et le “Haut Conseil de la santé publique“ ont donné ordre de suspendre l’hydroxychloroquine dans les 5 jours suivant la publication de cette étude “fake news” prouvent qu’ils n’ont tout simplement fait preuve d’aucun esprit critique, ni d’aucun examen scientifique sérieux.

Mais alors, à quoi sert donc le “Haut Conseil de la santé publique“ payé par les contribuables ?

Ils ont au contraire sauté sur l’occasion pour des motifs peu reluisants que tout le monde comprend.

Les Français peuvent se scandaliser à juste titre que le ministre de la santé et le “Haut Conseil de la santé publique“ n’aient mis que 5 jours à interdire le seul médicament – dont de nombreuses études venues du monde entier concluent par ailleurs que c’est actuellement le meilleur disponible en tout début d’infection -, alors qu’ils ont mis 3 mois à commander des masques et 4 mois à en recommander le port !

Alors qu’ils se sont montrés incapables d’assumer les tâches qui leur sont dévolues et que leur très grave irresponsabilité est désormais avérée, Olivier Véran et les membres du “Haut Conseil de la santé publique“ doivent maintenant présenter leur démission collective.

II

DES « PATRIOTES »

Révolte en ITALIE contre l’UE et l’euro ! (Pas vu à la télé…)

2 juin 2020

 

 

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3 juin 2020

Ça se précise : MASCARADE de la Commission d’enquête sur le coronavirus ! (Infos)

 

 

***

Je serais heureux d’y ajouter des critiques des oppositions parlementaires (ou extra-parlementaires), malheureusement, elles sont mortes et pourrissent, en compagnie du clan macroniste, au sein de la fosse à purin sans fond de l’européo-mondialisme totalitaire.

QUELQUES RÉFLEXIONS À PROPOS DE LA RAOULTOPHOBIE ET L’OUTRECUIDANCE CRIMINELLE EUROPÉO-MONDIALISTE

Donc le petit monde du mondialisme, cette maffia ( clan plus ou moins secret, mais ayant pourtant pignon sur rue, qui perdure selon le principe de l’imposition d’une dette, de préférence insolvable, à ses très nombreux obligés ; et ceci dans tous les secteurs de la société), cette maffia donc, a eu finalement la très bonne idée pour nous, mais très mauvaise pour eux, d’exhiber leurs pensées profondes (leurs arrières-pensées, pas leurs pensées d’excellence, ils n’en ont aucune) en actes avec ce coronavirus. Exhibé au grand jour leur praxis totalitaire et haineuse qui relève d’un monde qui ne jure que par l’argent, le scientisme le plus dévoyé et le mépris total de la masse des êtres humains.

Dans une société réellement humaine et un peu plus normale, ils ne devraient même avoir le droit et la possibilité d’entretenir et développer leurs nuisances intrinsèques. Ces parasites, ces sangsues, ces assassins devraient être inconcevables.

Tout y est passé, mensonges éhontés, manipulations de « l’opinion » (par la grâce des larbins médiatiques et des clowns à costard ou tailleur de la politicaillerie), anathèmes, catastrophisme, infantilisation, menaces policières, technologisme vaccinal exacerbé, et même rentrée de pognon pour eux – comme certains articles « alternatifs » nous le rappellent – par l’opération de je ne sais quel esprit saint.

Je viens de lire que même les EHPAD (qui relèvent du privé mais qui fonctionnent en partie avec notre argent, celui de l’Aide aux Personnes Âgées accordées par les Conseils généraux aux plus pauvres et plus malades ou invalides) évoquent une répartition des dividendes en ce moment même. Il faut savoir que les actionnaires de ces organismes sont bien souvent des compagnies d’assurance, milieu fort peu enclin à la philanthropie.

Malheureusement pour eux tous, ils sont sur la sellette accusatrice (pertinemment accusatrice) tant des couches populaires que des couches moyennes (je veux dire médecins, avocats, enseignants, ingénieurs, artistes – et que sais-je encore – honnêtes et tout simplement humains). Dans certains cas, le dit progrès peut être bénéfique ; je parle ici pour notre sujet de l’existence d’Internet qui a permis au moins en partie d’inverser le flux de la communication (du moins celle à distance). Du rapport social entre dominants et soumis. Et à tout prendre du mensonge contre la Vérité. Ainsi, dans le domaine de la santé-pognon, qui est la Santé dominante, on ne peut que se poser de plus en plus de questions.

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La propagande bafouille en ce moment, mais semble se scinder en deux. Volontairement ? Involontairement ? Naturellement ?

Les plus marioles cherchent à se refaire une virginité … ou une santé (c’est finalement très courant dans ce milieu financiéro-politico-médiatique quand ça tourne mal pour eux) : « On a fait parler les spécialistes, ils se sont peut-être trompés », disent les plus malins.

Et non ! La quasi totalité des personnes que vous avez « fait parler » sur le virus – indépendamment des politicards ignares – ces « savants de télévision », de ceux qui ne pratiquent plus, de ceux qui parlent sur des sujets étrangers à leur spécialité, etc., sont en fait tous à ranger dans la catégorie du simple visiteur médical.

Non seulement représentant de commerce, mais prêt à tout pour dénigrer le confrère, et de tout ce qui ne va pas dans le sens de qui leur donne des émoluments (situation qui se retrouve d’ailleurs aussi bien dans les ministères avec des Buzyn, Salomon et Véran véreux que sur les plateaux de télévision), quitte à mentir sans vergogne ou insulter les meilleurs et les références en leur domaine. Ce qui est quand même à la fois ignoble et complètement fou.

Ainsi, a-t-on entendu, d’une même voix, un médecin très parigot nous dire, sans rire et sans faire rire les pitres journalistiques qui le questionnaient, que Raoult était un « charlot » (sic) ; pendant qu’un pauvre hère de la politique, un déchet de Soixante-huit spécialiste des jardins d’enfants, éructait à l’encontre du même Didier Raoult : « qu’il ferme sa gueule ! »

C’est si vous voulez, alors que le vent tourne, les « Je suis Charlie » du feu professeur ès- provocations Choron qui insultent tous les « Charlot » du savoir et savoir-faire médicaux véritables, professeurs pour de vrai et par vocation qui (incroyable) cherchent encore à soigner leurs malades ! Et non à les tuer ou les stériliser comme ceux qui fréquentent Bill Gates et son ex.

Mais il ne faut pas croire que cette attitude, ce déni total devant l’évidence, devant les exemples très nombreux au monde entier de l’efficacité d’un traitement, du moins quand il est bien appliqué, cesse.

* * *

Et c’est là le second point que je voulais préciser. Quand certains veulent bien reconnaître quelques « erreurs » de « spécialistes »… il en est d’autres qui continuent à refuser au professeur iconoclaste (qui ose d’ailleurs porter des cheveux longs et une barbe, et parler sans langue de bois, quelle indécence ma chère !) le droit à la vérité.

On entend de tout encore. On entend même des abrutis (dont – ou donc, de nos jours – des diplômés de la faculté) énoncer qu’il est normal que son « traitement » ait été très efficace puisqu’il y a « soigné » des gens qui n’étaient pas malades. Sic, ou si peu. Ou inefficace quand c’était trop tard ou de morbidité extrême. On apprend même que certaines études se refusent à vérifier si les médicaments préconisés par D. Raoult, son équipe et tous les médecins qui le suivent, sont efficaces ou non. Ou bien ils sont administrés à contre-temps, ou seul en demi protocole. Ou sortis des études, tout « simplement ».

Véran et dans un même élan les médiateux se sont précipités sur la prétendue étude de masse (96.00 personnes) de The Lancet qui est une compilation de tout et de rien, et basée en très grande partie sur une population états-unienne (voir de faux malades). Voir la vidéo précédente de Philippot. Voir l’article précédent d’Asselineau. Des exceptions. Mais ne rien voir ailleurs (je veux parler des oppositions politiques, médusées, amorphes, minables, totalement inféodées à la chienlit présente ; à gauche, à droite, au centre, à l’extrême-gauche, à l’extrême-droite, chez les bobos et pseudo-écolos de salon et dans l’extrême-centre, puisqu’elles sont totalement déliquescentes : un pour tous et tous pourris ! disait fort justement Coluche déjà en son temps).

Il faut savoir que cette étude de « La Lancette » qui n’est plus cette ancienne (créée en 1823) et prestigieuse revue (en particulier depuis 1991, date à laquelle elle a été rachetée par le groupe Elsevier B.V., filiale de la multinationale RELX Group où l’on retrouve comme principaux actionnaires divers fonds d’investissement, comme il en est également dans le domaine de l’industrie pharmaceutique) ne porte que sur des résultats globaux rendus publics (et selon des critères nationaux ou locaux divers) mais dans l’ignorance totale des parcours médicaux et état de santé autres de chacun, ni des publics réellement concernés (âge, sexe, situation sociale).

Le plus fort est que ces quatre « sommités scientifiques » non infectiologues, qui se sont dit-on partagé 50 millions d’euros (information peu rapportée) pour une compilation fidèle ou infidèle de registres hospitaliers réels ou imaginaires (le milieu hospitalier australien a plus que quelques doutes, pour ne parler que de lui, sur le sujet) qui leur a coûté un mois de « travail », le professeur (Mandeep R. Mehra, le docteur Sapan S. Desai, le professeur Frank Ruschitzka et le docteur Amit N. Patel sont de probables sommités de la trempe du pauvre type « spécialiste » qui se goure à chaque fois et dont j’ai oublié le nom, mais que Macron a consulté en dernier (donc adopté) pour passer en deux ou trois jours de « allez voter sans crainte » à « on confine, et ça va être une catastrophe ».

Ce « spécialiste mondial » annonça l’Apocalypse (comme à chaque fois) avant de se taire (sans doute pas de honte , mais contraint par les « z-autorités » britanniques). Ce que fit aussi le criminel de la « santé » Bill Gates annonçant, le 7 mars une hécatombe africaine. Prévoyant la mort de dix millions de personnes dans le monde. Prédisant, mauvais oracle encore une fois, un impact « très, très dramatique » sur le continent africain, se basant sur un rapport frelaté de plus, paru dans je ne sais plus quel titre de presse (lui aussi, autrefois) prestigieux.

On peut même se poser la question de savoir pourquoi l’hécatombe n’a pas eu lieu ; et pourquoi surtout elle avait été annoncée si fermement ; indépendamment de vouloir effrayer les populations. Le (ou « la », on en reparlera) Covid-19 ne fut-il pas à la hauteur de ce que l’on en attendait ? Derrière ce virus que se cache-t-il ? Un virus fabriqué de toute pièce ? Tout est possible techniquement, technologiquement parlant. D’autant que de réels tarés esclavagistes et eugénistes (mais pas pour eux) ont la main mise sur le monde.

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L’hydroxychloroquine et la chloroquine en général, ne vaudrait rien répète les ânes, n’essayant même pas d’analyser cette prétendue étude, ce fatras qui en fait ne dit pas grand chose de sûr, car elle mélange tout : état des malades, protocoles divers, posologies plus ou moins adaptées. Ainsi, il a été dit et répété que le protocole Raoult, ou chinois, ou russe au moins en partie (une partie des malades du coronavirus russes sont encore soignés sans problème et sans interdit thérapeutique avec de la chloroquine) est efficace en début de maladie. Quand le gouvernement et les media criminels n’ont cessé de répéter pendant deux mois : si vous avez de la fièvre, de la toux sèche restez chez vous ; attendez que ça se passe… et si ça ne passe pas… alors, allez crever à l’hôpital (voir un précédent article).

Pourtant des pays entiers sont plutôt satisfaits du « traitement Raoult » : Algérie, Maroc, et divers pays d’Afrique noire, entre autres. Un simple exemple ? Je lis ce commentaire d’un anonyme d’Internet :

Les données préliminaires d’un essai clinique impliquant plus de 100 patients covid-19 en Équateur ont abouti à un taux de guérison de 100% en quatre jours, selon Andreas Kalcker qui suit de près les résultats de l’essai. Les tests ont été effectués par l’Asociacion Ecuatoriana de Medicos Expertos en Medicina Integrativa, un groupe de praticiens de médecine intégrative.

L’Équateur a été particulièrement touché par le coronavirus, et la « norme de soins » actuelle promue par la médecine occidentale – largement basée sur l’utilisation de ventilateurs – a tué la grande majorité des patients critiques tout en ne parvenant absolument pas à s’attaquer à la véritable racine de la problème. Il s’avère que Covid-19 n’est pas une maladie respiratoire aiguë (ARD). Au contraire, il se présente souvent comme une inflammation et un état de coagulation sanguine , ce qui empêche le sang de transporter l’oxygène, ce qui entraîne une hypoxie chez le patient et éventuellement une asphyxie.

C’est pourquoi le dioxyde de chlore intraveineux , qui délivre immédiatement une forte dose d’oxygène aux cellules sanguines – est censé fonctionner si efficacement contre le covid-19. Il rétablit apparemment la capacité de transport de l’oxygène de l’hémoglobine et élimine la coagulation dans les poumons, tout en détruisant les agents pathogènes.

* * *

Tout est bon pour discréditer cette fameuse chloroquine qui ne vaut que trois francs, six sous ; et qui est du domaine public. Pour la discréditer tout est permis puisque ILS tiennent par le pognon l’essentiel des organisations internationales, la plupart des media, l’industrie pharmaceutique pour nous en tenir à notre seul sujet, et même des États ou des secteurs importants de ce que certains appellent les États profonds.

Il ne sont donc pas à une ordurerie près. D’abord déni de toute contestation ou dissidence et silence total, mais si ça ne marche pas : étiquetage dans la catégorie « complotiste » ou « conspirationniste », enfin campagnes effrénées de mensonges les plus gros possibles si nécessaire. Là en ce moment, je crois qu’on atteint la troisième et dernière phase. La quatrième – ne relevant plus des media – étant la répression violente pure et simple (au-delà même de ce que les Gilets Jaunes et autres manifestants ont subi jusqu’à maintenant) et la limitation de toutes les libertés, d’expression avant tout (la loi Avia est déjà là, la loi interdisant de filmer ou photographier la police se précise)…

Nous en somme donc à ce que l’on appelle en hébreu la Chutzpah. Comment rendre au mieux cette expression en français . Aplomb monstre, toupet éhonté, culot arrogant…

L’inversion folle de la réalité tangible. Sur les 4000 personnes qui sont passées entre les mains de l’équipe marseillaise du Professeur Raoult, et selon la logique commune : des symptômes, des doutes, on teste, puis on s’empresse de soigner avant que la maladie ne se développe trop, la plupart s’en sont bien tirés, avec un faible taux de mortalité, ou plus exactement de létalité – puisqu’ils étaient malades quoi qu’en disent les « crétins diplômés » comme aima à le appeler Emmanuel Todd ces temps derniers (« En bas l’intelligence progresse, tout comme le taux de crétins diplômés en haut » in Marianne, 24/1/2020). Ce que moi-même, dans mon coin, j’ai pu constater, depuis plusieurs décennies d’ailleurs.

Didier Raoult aurait fait courir un risque létal aux malades et « aura une responsabilité douloureuse ». C’est ce qu’une certaine Coralie Dubost nous assène je ne sais où sur Internet, ou dans quelque media grotesque… Commentaire d’une « lettre confidentielle » circulant sur Internet (donc bien peu confidentielle) :

Coralie Dubost, députée et concubine du ministre de la Santé, Olivier Véran, veut nous faire croire que le professeur Raoult serait un dangereux criminel alors qu’il a soigné [et sauvé, j’ajoute] des vies quand son concubin ordonnait l’euthanasie des personnes âgées dans les Ehpad. [recours systématique à un médicament de « fin de vie » dont j’ai oublié le nom]

À propos d’intellectuels, voilà ce que dit encore cette même « lettre confidentielle » :

Le principal représentant des pseudo-intellectuels labellisés par l’État qui considèrent qu’il y a naturellement une France d’en haut, à laquelle ils appartiennent, et une France d’en bas chargée de les entretenir (celle des gueux à laquelle nous appartenons), Alain Finkielkraut, a déclaré sur Radio Classique : « Je reproche au professeur Raoult d’avoir en quelque sorte diffamé le scrupule…» Pour l’intellectuel de pacotille préféré de la gauche laïque [sic], Didier Raoult penserait que « la France d’en haut et la France d’en bas forment deux mondes irréconciliables et que le premier doit disparaître pour que le second puisse être totalement souverain » (ce à quoi nous sommes entièrement d’accord, belle lucidité) et il serait, pour les idiots que nous sommes, « le vengeur masqué de la France d’en bas, ceux qui opposent la province à Paris, l’intuition à la méthode, la liberté au système et le peuple à l’élite. »

Non pas à l’élite des talents réels mais à la fausse élite du fric, de l’entre-soi et du pouvoir, dont toi, Finkie – le maoïste d’autrefois, c’est dire ce que tu pensais déjà en ta jeunesse de la démocratie et du peuple réel – fait encore partie, bien que tu te fasses de plus en plus inaudible.

« Selon la pourriture médiatique française, nous dit-on encore, seuls les idiots soutiennent Didier Raoult ». Preuves à l’appui ! Un sondage dont on ne sait rien d’autre (existe-t-il vraiment d’ailleurs ?), nous apprend ainsi que « seuls » 36 % « des Français » comme on dit, ayant un diplôme supérieur à « bac plus deux » auraient une bonne opinion de Didier Raoult, contre 53 % « des Français » ayant un diplôme inférieur au bac. Ce qui prouve donc la malveillance et malfaisance de Raoult (et de tous ses acolytes) pourtant reconnu internationalement par ses pairs, du moins ceux de la communauté médicale jouant en première division, comme il aime à rappeler lui-même, qui à la différence des autres ne touche aucun bakchich des gros labos.

Première division qui n’a rien à voir avec le fric déployé par certains, dont les plus vils et les plus ennemis de l’humanité et de la Terre en général. Vieille habitude de toute une ribambelle de bourgeois et petits-bourgeois « dans le vent dominant » toujours prompts à dénigrer ce qui se fait (de mieux) chez nous, pour aduler la moindre médiocrité venant de quelque exotisme que ce soit (dans l’art, dans la politique, dans les sciences…). Le dénigrement de son propre pays et de ses meilleurs citoyens est une constante de plus en plus manifeste, éclatante, si l’on peut-dire, patente.

Commentaire cru de Marcel D. (dont j’ai donné précédemment quelques vidéos) sur ce sujet :

Regardez bien ce sondage qui est là pour ridiculiser les Français et leur pisser dessus au passage, via des journalistes qui passent le plus clair de leur temps sous le bureau à astiquer des engins, c’est d’ailleurs comme ça qu’ils obtiennent les diplômes ! Ne pas avoir les balloches d’oser penser par toi-même et te soumettre à la « science » de Marcel Ichou et Michel Cymes c’est ça l’intelligence?

* * *

En résumé.

Quatre chercheurs ont signé l’étude, aucun n’est épidémiologiste. Le premier de la liste a des conflits d’intérêt (diverses enveloppes) avec une myriade de grands laboratoires pharmaceutiques. Enfin, il faut savoir que si autrefois The Lancet était l’une des meilleures revues scientifiques dans son domaine, la vieille dame est bien décatie depuis que sa pompe à phynances tourne à plein régime du côté des grands groupes privés de l’industrie pharmaceutique.

Difficile d’être juge et partie à la fois ! Du moins d’une manière honnête. Je ne développe pas plus, il y a de nombreux articles détaillés sur le sujet. The Lancet de nos jours est plus connue comme revue à scandales divers (voir un précédent article repris du site de l’UPR).

Et puis surtout : la preuve plus manifeste que le traitement Raoult, ou du même genre, ou du moins la chloroquine ne vaut rien, tient en cette simple phrase : elle ne coûte pratiquement rien, et qui plus il s’agit d’une vieille molécule passée de mode.

* * *

Ce que j’écris ici est applicable d’ailleurs à l’ensemble du monde scientifique et universitaire. Partout c’est la course à l’argent, car les techniques sont de plus en plus pointues, sophistiquées et de plus en plus chères. C’est pourquoi, par exemple, dans le domaine où c’est le plus coûteux et hyper-spécialisé, je veux parler de la physique nucléaire, les « chercheurs » sont amenés à multiplier des « découvertes » aléatoires ou improbables de particules plus ou moins élémentaires, mon cher Watson !

Il faut savoir enfin que le milieu friqué et/ou politicard n’a pas eu de mal à être soigné selon le protocole Raoult. Le plus beau minable en l’espèce est ce médecin, chef de service panamien (encore un!) venu décrier Raoult le marseillais (on se croirait dans le championnat de France de « foute » avec un supporteur mauvais joueur). Puis soigné selon ce même protocole, et enfin, revenu guéri sur les plateaux de téloche, où il a continué à dire du mal du traitement !

Heureusement des médecins normaux, des vrais disciples d’Hippocrate ont passé outre pour soignez les gens ordinaires ou le « menu peuple » et autres « gueux ». Non sans difficulté (eux et les pharmaciens) pour obtenir les médicaments adéquats. Mais (d’après les données officielles) à la fin de la cinquième semaine de l’épidémie, seuls 10 000 malades ont pu accéder à la thérapie interdite.

Et que nous dit la courbe de recours au protocole Raoult en « médecine de ville »  (i.e. ambulatoire et hors hôpital) selon le lieu de résidence (donc selon le niveau social) :

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En bleu, le nombre de personnes traitées relevant d’un lieu de résidence favorisé, en vert et jaune d’un lieu de résidence moyen, et en orange et rouge d’un lieu de résidence défavorisé. Le graphe est sans appel. Au sommet du pic épidémique, le protocole Raoult a été d’autant plus administré que les malades relevaient de milieux favorisés (selon le critère de résidence).

Non seulement la chloroquine traitait ou soignait déjà préventivement la malaria depuis des années, mais l’OMS elle-même l’a classée sur la liste des médicaments essentiels pour le traitement de fond des affections rhumatismales, ou encore du lupus. Un autre anonyme sur Internet écrit :

Veran va-t-il aller jusqu’au bout et supprimer totalement la prescription de chloroquine même pour le lupus et la polyarthrite puisque c’est devenu en deux mois le médoc le plus mortel de tous les médocs au monde ? Je crois d’ailleurs que les deux milliards de patients qui l’ont pris pour le paludisme sont tous morts d’arrêt cardiaque au fond de leur lit.… si c’est Big Pharma qui le dit…

Il est quand même remarquable cet acharnement mondialiste à l’encontre de la chloroquine. Il faut mettre en relation cette pseudo-étude de The Lancet avec la décision de Buzyn qui dès courant janvier mettait la chloroquine sur la liste des produits toxiques. Il est trop évident que tout cela est orchestré depuis de nombreux mois dans certaines sphères tournant autour de l’OMS, de Bill Gates et de quelques autres du même acabit.

À ce titre, Didier Raoult et tous ceux (très nombreux) qui le suivent représentent parfaitement un anti-mondialisme conséquent qui par sa pratique médicale énonce clairement l’avenir contre cette dictature. Plus généralement ce coronavirus a été un excellent révélateur de tous les dysfonctionnements du monde dominant.

* * *

Nous sommes vraiment entrés dans le Grand Dévoilement – écrit Régis Desmarais dans un article paru sur Irocblog intitulé « Philippe Douste-Blazy sous la censure et ce n’est qu’un début ». C’est dans les situations hors normes que se dévoile le vrai visage des gens. En temps de guerre, on a vu les résistants et les collaborateurs. Avec cette crise sanitaire, on voit qui est ouvert à la discussion et à l’écoute et qui penche dangereusement du côté de l’innommable.

Notons en ce domaine – une fois encore – la décadence totale des anciens grands titres qui à mots de moins en moins feutrés sombrent dans le ridicule et l’impossibilité totale pour eux de nuancer leur propos, ne tenant plus que par les aides d’État et les finances des annonceurs et autres « bienfaiteurs » à la Bill Gates. Tous ces quotidiens ou hebdomadaires tournent à vide, gangrenés par l’argent des nantis mondialistes, des destructeurs de l’humanité, des fous qui tiennent en main la finance mondiale, ou plus exactement du profit et de l’usure, du jeu imbécile et mortifère de la Bourse et de la Dette – du vent pourtant…

Dans le monde inversé, et pour ne parler que de la France, Le Monde est réellement devenu l’Immonde par exemple, Libération l’Aberration totale et dictatoriale, et Le Figaro impertinent a mis à sa une sa nouvelle devise : « Sans liberté de blâmer la populace, il n’est point d’éloge flatteur du mondialisme » ; pour ne parler que d’eux, quand l’Humanité glapit des slogans devenus gentillets ou creux.

Quasiment tous rendus au niveau de la presse pipole, mais en plus hargneux et haineux. Les gazettes bourgeoises n’ont que haine et que hargne à l’encontre de la masse humaine. Tout devient clair, et nous n’avons certainement plus aucun remord à les déglinguer encore un peu plus, ces nuisibles de la propagande de la pseudo-élite de la finance sociopathe, de la politicaillerie minable et du gazettisme gaga.

Ce même Régis Desmarais cité plus haut, résume bien la chose lorsqu’il écrit, évoquant Décodex le site risible du Monde, le petit site riquiqui et risible du petit monde qui nous méprise totalement, nous tenant pour des imbéciles crasses quand eux-mêmes volent extrêmement bas, pour ne pas dire restent aux niveaux des pâquerettes les plus petites, sûrs de leur fait et de leur « intelligence » (puisqu’ils font partie de « l’élite » auto-proclamée et adoubée par le pognon et les réseaux de domination du monde) ; et… de l’inintelligence et le mauvais esprit propres aux demeurés et aux pauvres qui méritent leur déchéance :

Décodex c’est un peu la vieille liste de l’église catholique mettant à l’index les ouvrages interdits, rejetés et à éviter. Décodex, c’est un peu l’officine du directeur de la Librairie, fonction qui existait sous l’Ancien régime et dont la finalité était la surveillance de la pensée et l’interdiction de tout ouvrage subversif car remettant en cause le discours du pouvoir. C’est un peu tout cela mais en bien pire. Décodex est la version proprette des pires outils de contrôle de la conscience imaginés par George Orwell dans 1984. Pourquoi ? Parce que Décodex se présente comme un outil bienveillant, éclairé, créé pour nous venir en aide et même venir en aide aux enseignants. Sans la moindre gêne, Le Monde avait présenté sa démarche la main sur le cœur « Notre but n’est certainement pas d’établir une hiérarchie ou de décréter ce qu’il faut lire ou non mais, simplement, d’offrir des points de repères à des lecteurs parfois perdus face à la masse d’informations qu’ils peuvent trouver sur le Web ». C’est beau et touchant, sauf que Décodex est surtout là pour protéger notre merveilleux système où tout le monde peut dire ce qu’il pense à condition que ce qu’il pense ne soit pas en contradiction avec ce que pense le système.

Ce n’est sans doute pas un hasard si un bon nombre des titres de cette catastrophe, de cette dégénérescence éditoriale française (Le Monde, Ouest-France, Télérama, La Croix…) sortent tout droit d’une ancienne démocratie-chrétienne (du genre MRP qui sévissait encore dans les années cinquante) ripolinée socialiste et « catho de gauche ». Marchant de concert avec les media d’obédience judéo-sioniste (tel L’Obs ou l’Express) ou gauchiste (tel Libération). Tous se retrouvent du côté du manche mondialiste.

Les plus grotesques étant bien évidemment les anciens gauchistes, ou plus exactement les éternels gauchistes totalitaires, métamorphosés de nos jours en néo-cons. Ce qui n’est malheureusement pas nouveau dans les revirements des hommes au court des siècles ; ces derniers siècles en présentent de nombreux exemples, y compris même dans la littérature (je veux dire dans des romans). Mais c’est un autre sujet.

Nous sommes en passe – dit encore la « lettre confidentielle » précédemment citée – de gagner la bataille de l’information. En février, au Canada, [s’il faut en croire un sondage sans doute non exempt de manipulation, comme d’habitude] seuls entre 10 et 30 % des Canadiens croyaient à ce que les antis Nouvel Ordre Mondial (les complotistes comme nous), Radio Québec en tête, révélaient. Aujourd’hui, d’après différents sondages [même réflexion que précédemment], ils auraient dépassé la barre des 50 %, et ce serait dans de nombreux pays ainsi. C’est sans doute ce qui explique le véritable état de panique dans lequel se trouvent les sbires en tout genre de Bill Gates de son Église Mondialiste.

Le bloc historique mondialiste est en train de vaciller. Je veux dire (à la suite de Georges Sorel et d’Antonio Gramsci) que le peuple, ou du moins la partie la plus éclairée des couches populaires et des intellectuels non dévoyés est en train de gagner, malgré tout, la victoire de l’information et de la communication directe, et des valeurs humanistes sur les multiples fronts de la guérilla médiatique. Pour une hégémonie culturelle nouvelle, contre le chaos de l’impérialisme esclavagiste, les dérives technologistes sidérantes, la déliquescence éthique, la réification et la marchandisation de tout.

ON ne peut plus en démordre, on ne veut plus en démordre : ceux qui nous « dirigent » sont des salopards doublés de criminels. Ils nous haïssent, nous le peuple ordinaire. Et se gobergent entre eux de notre manque de révolte radicale. Espérons qu’ils commencent à rire jaune. Les mois qui viennent nous verrons ou cela les mènera… et nous mènera.

J’espère, du moins.

LA POLITICAILLERIE ORDINAIRE : des candidats LR, EELV et France Insoumise passent des alliances avec En Marche ! pour les municipales

1 juin 2020, sur le site de l’UPR

***

La course aux places pour le 2e tour des élections municipales, prévu le dimanche 28 juin, bat son plein. Elle suscite une flambée de manœuvres politicardes plus écœurantes les unes que les autres, de la part de candidats qui veulent être élus coûte que coûte, même en passant des alliances que le public n’aurait pas cru possibles.

Au cours des derniers jours, on a ainsi pris connaissance de trois alliances spectaculaires :

1°) Alliance LREM – LR à Lyon

À Lyon, le maire sortant Gérard Collomb – qui fut l’un des tout premiers soutiens de Macron avant l’élection présidentielle de 2017 et qui avait été récompensé pour cela par sa nomination comme ministre de l’intérieur – , a décidé de se rallier à la liste LR.

Le 28 mai, il a annoncé son retrait de la candidature à la présidence de la métropole lyonnaise et a cédé sa tête de liste au sénateur Les Républicains (LR) du Rhône François-Noël Buffet.

En compensation, LR a consenti à retirer la candidature d’Etienne Blanc à la mairie de Lyon au profit de Yann Cucherat, le dauphin de Gérard Collomb.


À en croire les journaux, cette alliance qui suscite beaucoup de remous au sein de LREM comme de LR, aurait été encouragé en sous-main par Laurent Wauquiez, ancien président des Républicains et qui verrait dans cette manœuvre un moyen de revenir au premier plan sur la scène nationale.

Article du Parisien du 29 mai 2020

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2°) Alliance LREM – LR à Paris Ve

À Paris Ve, la maire du Ve arrondissement Florence Berthout, candidate LREM soutenue par Agnès Buzyn, a rendu public le 27 mai l’accord de fusion qu’elle a passé dans cet arrondissement avec Anne Biraben, candidate de la liste LR dirigée par Rachida Dati.

Arrivée en tête du premier tour avec 28,49 %, Florence Berthout, redoute une triangulaire qui pourrait lui faire perdre sa mairie. La candidate PS d’Anne Hidalgo, Marie-Christine Lemardeley, est en effet arrivée en deuxième position avec 25,4 % des suffrages, devant la tête de liste LR menée par Anne Biraben (17,27 %), l’écologiste Laurent Audouin (11,41 %) et le candidat Villaniste Mao Péninou (7,55 %). Motif de cet accord ? « Il y a un vrai risque de voir la mairie du Ve basculer à gauche s’il n’y a pas d’alliances » selon un conseiller de Paris….

Article du Parisien du 27 mai 2020

Cet accord a suscité de vifs remous.

Tout d’abord dans le camp LREM. Le député de la 13ème circonscription de Paris Hugues Renson mais aussi Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes et candidate dans le XIVe arrondissement, ont exprimé leur désaccord. En interne, certains membres de LREM ont dénoncé cet accord conclu sans la consultation du comité politique. Florence Berthout espérait faire taire ces critiques en arguant… que sa liste du premier tour rassemblait déjà des personnes issues des rangs de LREM et LR !

Mais c’est finalement à LR, dans le camp Dati, que cette fusion est aujourd’hui remisée dans les placards. Car beaucoup d’électeurs de LR n’ont aucune envie, semble-t-il, de faire alliance avec la liste dirigée par l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, à la réputation devenue épouvantable.

Et cela d’autant plus qu’Agnès Buzyn a déclaré qu’elle serait dans l’opposition si Rachida Dati est élue maire de Paris, et que Stanislas Guérini, le patron de La République En Marche, a parlé de « ligne rouge franchie » pour évoquer l’accord à Lyon entre Gérard Collomb et LR…

Du coup, patatras ! On a appris deux jours après que Rachida Dati, tête de liste LR au niveau parisien veut interdire cette alliance et qu’elle compte maintenir ses listes dans tous les arrondissements…. On ne sait pas encore ce que va faire Florence Berthout.

Article du Parisien du 29 mai 2020

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3°) Alliance EELV – FRANCE INSOUMISE – LREM à Nîmes

À Nîmes, Daniel Richard qui avait été tête de la liste soutenue conjointement par EELV et La France insoumise, a annoncé le 1er juin 2020 qu’il fusionnait avec le candidat soutenu par… LREM, ancien des Républicains !

Article de 20 minutes du 1er juin 2020 : Yannick Jadot était venu soutenir personnellement Daniel Richard avant le premier tour des municipales à Nîmes. Son candidat, qui était également soutenu par Jean-Luc Mélenchon, vient de faire alliance avec le candidat de En Marche !, qui soutient la politique de Macron…

Conclusion : la politicaillerie détourne les Français de la politique.

Au vu de pareils accords et de pareils retournements de veste, comment s’étonner qu’une grande partie des Français se détournent de la politique ?


Comment ne leur viendraient-ils pas à l’esprit l’idée que les partis – du moins ceux qu’on leur présente constamment dans les grands médias -, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche » , seraient « tous les mêmes » ?

Comment des candidats investis par des partis qui font mine de combattre Macron au niveau national peuvent-ils faire alliance avec les candidats du même Macron au niveau local ?

Cette situation témoigne au fond du peu de convictions de nombreux candidats sur les sujets politiques les plus stratégiques pour le pays. Elle est désolante.

François Asselineau

1er juin 2020

Maxime d’hier … et d’aujourd’hui.

Jamais dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais, dans une république, elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. Alors le gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain.

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In Lettre de Jean-Jacques Rousseau à D’Alembert.

TOLLÉ MONDIAL DU MONDE SCIENTIFIQUE CONTRE L’ÉTUDE PUBLIÉE PAR “The Lancet” CONTRE L’HYDROXYCHLOROQUINE.

Du site de l’UPR du 29 mai 2020 (j’ai ôté les illustrations de l’article qui n’apportent rien de plus par commodité)

* * *

La revue The Lancet a publié le 22 mai une étude de 4 médecins (Mehra, Desai, Ruschitzka et Patel) sous le titre, traduit en français, de «Hydroxychloroquine ou chloroquine avec ou sans macrolide pour le traitement de COVID19 : une analyse du registre multinational».

L’intégralité de cette publication est disponible en anglais ici.

22 mai 2020 : la revue The Lancet publie une “étude rétrospective” de 10 pages qui conclut à la nocivité de l’usage de la chloroquine contre la Covid-19

Cette étude publiée dans le Lancet ne repose pas sur des essais cliniques « randomisés » où les traitements évalués sont administrés à des groupes de patients aux caractéristiques comparables, constitués de façon aléatoire. Elle repose encore moins sur les études dites « en double aveugle », où ni l’équipe médicale ni le patient ne savent quel traitement reçoit ce dernier.

Les détracteurs du Professeur Raoult lui reprochent de ne pas appliquer ces deux grands principes de toute étude scientifique irréfutable aux études qu’il publie sur ses malades.

Mais l’étude publiée par le Lancet ne les applique pas davantage.

Elle est même plus contestable encore dans son principe car les études publiées par l’IHU Méditerrannée du Pr Raoult ont au moins le mérite de dresser des cas individuels de malades, suivis dans son service, et dont on connaît toutes les caractéristiques de façon certaine (profil médical, stade de l’infection au moment de la prise en charge, facteurs de comorbidité, dosages précis administrés, etc.)

L’étude publiée par le Lancet est, quant à elle, dite « rétrospective ».

Cela signifie qu’elle se fonde sur une compilation statistique de dizaines de milliers de dossiers médicaux électroniques (“big data”) réalisée par une mystérieuse petite société baptisée “Surgisphere“, totalement inconnue du monde médical.

Les auteurs assurent que toutes ces données proviennent de 671 hôpitaux situés sur tous les continents. Ils affirment avoir rassemblé plus de 96 000 dossiers de patients hospitalisés pour Covid-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, parmi lesquels certains recevaient de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine seules, ou associées avec des macrolides (des antibiotiques) dont l’azithromycine.

L’étude publiée ne mentionne aucun nom, ni d’hôpital, ni de patients, et plus généralement aucune donnée précise permettant de s’assurer de la réalité, de la fiabilité, de la pertinence et de la comparabilité des dossiers ainsi intégrés dans la base statistique.

Comme on le sait, cette étude statistique a conclu que ces molécules seraient inefficaces, voire dangereuses, en augmentant le risque d’arythmie cardiaque et de décès (jusqu’à +30% !) chez certains malades hospitalisés.

Les grands médias occidentaux ont aussitôt donné à cette conclusion un retentissement mondial, comme s’il s’agissait d’une étude tranchant définitivement la question.

Ce qui a conduit quelques autorités – l’OMS et le gouvernement français notamment – à prendre, immédiatement et sans autre forme de procès, des mesures d’interdiction de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19.

27 mai 2020 : le gouvernement français interdit l’usage de l’hydroxychloroquine contre la Covid-19, les médias français se déchaînent contre le seul Professeur Raoult

Au lendemain de cette publication, le ministre de la santé, Olivier Véran, a saisi le Haut Conseil de la santé publique « pour qu’il l’analyse et [lui] propose (…) une révision des règles dérogatoires de prescription ».

Sans que l’on sache sur quelles bases scientifiques précises et à l’issue de quelle investigation menée, ce Haut Conseil de la santé publique a émis très rapidement un avis défavorable à l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, hors essais cliniques.

Du coup, le gouvernement a pris un décret le 27 mai pour abroger le décret du 26 mars dernier qui autorisait la prescription de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine pour le traitement de la Covid-19 à l’hôpital.

Désormais, le recours à ces médicaments est donc strictement interdit en France pour tous les malades Covid-19, en ambulatoire comme à l’hôpital, sauf pour les essais thérapeutiques. Cette interdiction générale – prise sur la seule nouvelle “information” de cette étude publiée par le Lancet – fait de la France l’un des pays au monde les plus sévères en la matière.

De son côté, l’OMS avait annoncé le 25 mai – soit 3 jours seulement après la publication du Lancet -, la suspension temporaire des essais.

Ces événements ont permis à la quasi-totalité des médias français de tirer aussitôt à boulets rouges contre le Professeur Raoult et son traitement, comme si le Professeur Raoult était le seul médecin au monde à considérer que ce cocktail hydroxychloroquine ou chloroquine + azithromycine était efficace pour lutter contre les stades précoces de l’infection.

En publiant en Une le 27 mai 2020 une photo délibérément sombre et inquiétante d’un Professeur Raoult semblant désabusé, et un titre dépréciatif, Libération a ainsi résumé le ton de la presse française : c’est lui l’homme à abattre “après l’article sévère de The Lancet”

Comme si le Dr Raoult était un énergumène seul au monde, totalement isolé parmi la communauté scientifique mondiale.

Et comme si cette étude était irréfutable. La suite des événements a montré que c’est fort loin d’être le cas.

Autre exemple de la presse française : la Dépêche du 24 mai 2020 titre sur le fait que l’enquête de The Lancet serait “accablante”. L’article n’use d’aucune formule au conditionnel pour relativiser, par souci de prudence minimale, la conclusion à tirer de cette étude.

28 mai 2020 : l’étude publiée par “The Lancet” suscite un tollé mondial du monde scientifique médical

Seulement voilà.

Contrairement à ce que croient de façon nombriliste, semble-t-il, tous les journalistes de France et de Navarre, l’utilisation de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine, associée à l’azithromycine, n’est nullement l’apanage du seul professeur Didier Raoult travaillant dans la préfecture des Bouches du Rhône, France.

J’ai déjà eu l’occasion de publier, le 22 avril dernier, un très long dossier doublé d’un communiqué de presse – qui montre au contraire :

  • qu’il existe depuis 15 ans des études émanant des plus prestigieux universités et instituts de recherche au monde qui ont prouvé scientifiquement l’efficacité de la chloroquine dans le traitement in vitro de l’infection par le SRAS-CoV1, dont le SRAS-Cov2, responsable de la Covid-19, reprend plus de 80% du génome. Il s’agit nommément de l’étude publiée le 9 mars 2004 par 6 chercheurs de l’École de Médecine de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie (États-Unis), de l’étude publiée le 28 août 2004 par 5 chercheurs de l’Institut Rega pour la recherche médicale de l’université de Louvain (Belgique) et de l’étude publiée le 28 août 2005 conjointement par 5 chercheurs du CDC d’Atlanta, Géorgie, États-Unis et 3 chercheurs de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, Canada ;

  • que c’est très probablement sur la foi de ces études américaine de mars 2004, belge d’août 2004 et américano-canadienne d’août 2005 que les chercheurs chinois de l’université de Qingdao ont eu l’idée d’avoir recours à la chloroquine dès janvier 2020 pour traiter in vivo les malades du SRAS-Cov2, et pour en tirer les premiers résultats positifs dans leur publication du 17 février 2020 ;

  • que le Professeur Raoult, qui n’a jamais caché s’être inspiré des résultats de l’étude chinoise du 17 février 2020 mais qui devait aussi connaître la littérature scientifique antérieure de 2004 et 2005, a eu l’idée logique d’appliquer ce traitement aux malades en France, tout en ayant l’idée complémentaire de l’accompagner d’un antibiotique (azithromycine) ; et qu’il n’est donc ni le “Professeur Nimbus” ou le druide Panoramix décrit avec condescendance dans les médias, ni le seul au monde à avoir eu l’idée de tester ces thérapies.

Lorsque l’on a compris et intégré ces informations, on ne peut donc nullement être étonné de la suite des événements, qui semble pourtant avoir pris de court et le gouvernement et les médias.

À savoir que l’étude publié par The Lancet est très loin de n’avoir trouvé sur son chemin que l’opposition du seul Professeur Raoult (et de toute son équipe de professeurs et de médecins sur lesquels les médias gardent le silence comme s’ils n’existaient pas).

En réalité, c’est un tollé mondial que suscite cette étude, dont la méthodologie est complètement obscure. Ce sont par dizaines des médecins du monde entier, – dont certains n’ont sans doute même pas entendu parler du Professeur Raoult -, qui ont étudié à la loupe cette mince étude qui prétend leur expliquer que les résultats qu’ils voient sur le terrain relèverait de la berlue collective.

Et ces médecins ont commencé à se mobiliser pour dénoncer les incohérences, les contradictions de chiffres, le manque complet de transparence dans les données, qui permettent, non seulement de douter de la scientificité de l’étude, mais aussi de s’interroger sur les motivations exactes de ceux qui ont permis sa publication dans The Lancet.

Cette mobilisation vient de se traduire, ce 28 mai 2020, par la publication d’une lettre ouverte adressée par 119 scientifiques et professeurs de médecine émanant de 26 pays du monde, qui relèvent 10 problèmes essentiels de méthodologie et d’éthique de cette étude et qui demandent des explications très précises sur ces 10 points.

Je présente ci-dessous cette lettre ouverte, traduite en français avec les réserves d’usage.

Des médecins et des chercheurs du monde entier adressent une lettre ouverte pour dénoncer toutes les anomalies scientifiques de cette étude.

Lettre ouverte à MR Mehra, SS Desai, F Ruschitzka et AN Patel, auteurs de «Hydroxychloroquine ou chloroquine avec ou sans macrolide pour le traitement de COVID19: une analyse du registre multinational».
et à Richard Horton (éditeur du Lancet).

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(l’original en anglais est disponible ici en ligne et ici en PDF)
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PRÉOCCUPATIONS CONCERNANT
L’ANALYSE STATISTIQUE ET L’INTÉGRITÉ DES DONNÉES

L’étude rétrospective et observationnelle de 96 032 patients COVID-19 hospitalisés de six continents a signalé une augmentation substantielle de la mortalité (~ 30% de décès en excès) et la survenue d’arythmies cardiaques associées à l’utilisation des médicaments à base de 4-aminoquinoléine, l’hydroxychlorlorine et la chloroquine. Ces résultats ont eu un impact considérable sur la pratique et la recherche en santé publique.

L’OMS a suspendu le teste de l’hydroxychloroquine dans son essai SOLIDARITY. L’organisme de réglementation britannique, MHRA, a demandé la suspension temporaire du recrutement dans tous les essais d’hydroxychloroquine au Royaume-Uni (traitement et prévention), et la France a modifié sa recommandation nationale pour l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement au COVID-19 et a également interrompu les essais.

Les titres des médias qui ont suivi ont suscité une inquiétude considérable chez les participants et les patients inscrits à des essais contrôlés randomisés (ECR) cherchant à caractériser les avantages et les risques potentiels de ces médicaments dans le traitement et la prévention des infections à COVID-19. Il existe un accord uniforme selon lequel des ECR bien menés sont nécessaires pour éclairer les politiques et les pratiques.

Cet impact a conduit de nombreux chercheurs du monde entier à examiner en détail la publication en question. Cet examen a soulevé à la fois des problèmes méthodologiques et d’intégrité des données. Les principales préoccupations sont les suivantes :

  • 1. Il n’y a pas eu d’ajustement adéquat pour les facteurs de confusion connus et mesurés (gravité de la maladie, effets temporels, effets sur le site, dose utilisée).

  • 2. Les auteurs n’ont pas adhéré aux pratiques standard de la communauté de l’apprentissage automatique et des statistiques. Ils n’ont pas publié leur code ou leurs données. Il n’y a pas de partage de données / code et déclaration de disponibilité dans le document. Le Lancet figurait parmi les nombreux signataires de la déclaration Wellcome sur le partage des données pour les études COVID-19.

  • 3. Il n’y a pas eu d’examen éthique.

  • 4. Aucune mention n’a été faite des pays ou des hôpitaux qui ont contribué à la source des données et aucune reconnaissance de leurs contributions. Une demande d’information aux auteurs sur les centres contributeurs a été refusée.

  • 5. Les données de l’Australie ne sont pas compatibles avec les rapports du gouvernement (trop de cas pour seulement cinq hôpitaux, plus de décès à l’hôpital que dans tout le pays au cours de la période d’étude). Surgisphere (la société de données) a depuis déclaré qu’il s’agissait d’une erreur de classification d’un hôpital d’Asie. Cela indique la nécessité d’une vérification supplémentaire des erreurs dans toute la base de données.

  • 6. Les données en provenance d’Afrique indiquent que près de 25% de tous les cas de COVID-19 et 40% de tous les décès sur le continent sont survenus dans des hôpitaux associés à Surgisphere qui disposaient d’un enregistrement électronique sophistiqué des données des patients et d’un suivi des patients capable de détecter et d’enregistrer des cas «non soutenus [ au moins 6 secondes] ou une tachycardie ventriculaire soutenue ou une fibrillation ventriculaire ». Le nombre de cas et de décès, ainsi que la collecte de données détaillées, semblent peu probables.

  • 7. Des écarts inhabituellement faibles ont été signalés dans les variables de base, les interventions et les résultats entre les continents (tableau S3).

  • 8. L’étude se fonde sur des doses quotidiennes moyennes d’hydroxychloroquine supérieures de 100 mg aux recommandations de la Food and Drug Administration, alors que 66% des données proviennent des hôpitaux nord-américains.

  • 9. Il existe des rapports invraisemblables entre la chloroquine et l’hydroxychloroquine sur certains continents.

  • 10. Les intervalles de confiance très étroits de 95% signalés pour les ratios de risque sont peu probables. Par exemple, pour les données australiennes, il faudrait environ le double du nombre de décès enregistrés comme indiqué dans le document.Les données des patients ont été obtenues grâce à des dossiers électroniques des patients et sont détenues par la société américaine Surgisphere. En réponse à une demande de données, le professeur Mehra a répondu : «Nos accords de partage de données avec les différents gouvernements, pays et hôpitaux ne nous permettent malheureusement pas de partager des données.»

    Compte tenu de l’énorme importance et de l’influence de ces résultats, nous pensons qu’il est impératif que :

  • 1. La société Surgisphere fournisse des détails sur la provenance des données. Au minimum, cela signifie partager les données agrégées des patients au niveau de l’hôpital (pour toutes les covariables et les résultats)

  • 2. Une validation indépendante de l’analyse soit effectuée par un groupe constitué par l’Organisation mondiale de la santé, ou au moins par une autre institution respectée. Cela impliquerait des analyses supplémentaires (par exemple pour déterminer s’il y a un effet de dose) pour évaluer la validité des conclusions

  • 3. Il y ait un accès libre à tous les accords de partage de données cités ci-dessus pour garantir que, dans chaque juridiction, toutes les données extraites étaient légalement respectueuses de l’éthique et du respect de la vie privée des patients.

    Dans un souci de transparence, nous demandons également à The Lancet de rendre ouvertement disponibles les commentaires des pairs qui ont conduit à l’acceptation de ce manuscrit pour publication.

    Cette lettre ouverte est signée par des cliniciens, des chercheurs médicaux, des statisticiens et des éthiciens du monde entier. La liste complète des signataires et affiliations se trouve ci-dessous.

Cette cinglante lettre ouverte au Lancet a déjà été signée par 119 scientifiques, professeurs de médecine, médecins et chercheurs dans 26 pays différents

Au 29 mai 2020, à 14H00, moins de 24 heures après son lancement, la lettre ouverte au journal Lancet compte déjà la signature de 119 scientifiques, professeurs de médecine, médecins et chercheurs (le Dr Raoult ne l’a pas encore signée mais l’a relayée sur son compte Twitter, l’un des professeurs de médecins travaillant avec lui figure cependant dans cette première liste de signataires).

Ces 119 signataires (au 29 mai 2020, 14H00) sont les suivants :

  1. Dr James Watson (statisticien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  2. Professeur Amanda Adler (Trialist & Clinician, Director of the Diabetes Trials Unit, Royaume-Uni)

  3. Dr Ravi Amaravadi (Researcher, University of Pennsylvania, États-Unis)

  4. Dr Ambrose Agweyu (Medical chercheur, KEMRI-Wellcome Trust Research Program, Kenya)

  5. Professeur Michael Avidan (Clinicien, Washington University à St Louis, États-Unis)

  6. Professeur Nicholas Anstey (Clinicien, Menzies School of Health Research, Australie)

  7. Dr Yaseen Arabi (Clinicien, King Saud Bin Abdulaziz University pour les sciences de la santé, Arabie saoudite)

  8. Dr Elizabeth Ashley (Clinicienne, Directrice de l’Unité de Recherche Lao-Oxford-Mahosot Hospital-Wellcome Trust, Laos)

  9. Professeur Kevin Baird (Chercheur, Chef de l’Unité de Recherche Clinique Eijkman-Oxford, Indonésie)

  10. Professeur Francois Balloux (chercheur, directeur de l’Institut de génétique UCL, Royaume-Uni)

  11. Dr Clifford George Banda (clinicien, Université du Cap, Afrique du Sud)

  12. Dr Edwine Barasa (économiste de la santé, KEMRI -Wellcome Trust Research Program, Kenya)

  13. Professor Karen Barnes (Clinical Pharmacology, Université du Cap, Afrique du Sud)

  14. Professor David Boulware (Researcher & Triallist, University of Minnesota, États-Unis)

  15. Professor Buddha Basnyat (Clinician, Head of the Oxford University Clinical Research Unité – Népal, Népal)

  16. Professeur Philip Bejon (Chercheur médical, Directeur du programme de recherche KEMRI-Wellcome Trust, Kenya)

  17. Professeur Mohammad Asim Beg (Clinicien / Chercheur, Université Aga Khan, Pakistan)

  18. Professeur Emmanuel Bottieau (Clinicien, Institute of Tropical Medicine , Anvers, Belgique)

  19. Dr Sabine Braat (Statisticien, Université de Melbourne, Australie)

  20. Professeur Frank Brunkhorst (Clinicien, Hôpital universitaire de Jena, Allemagne)

  21. Dr Todd Campbell Lee (Chercheur, Université McGill, Canada)

  22. Professeur Caroline Buckee (Épidémiologiste, Harvard TH Chan School of Public Health, États-Unis)

  23. Dr James Callery (Clinicien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  24. Professor John Carlin (statisticien, University of Melbourne & Murdoch Children’s Research Institute, Australie)

  25. Dr Nomathemba Chandiwana (chercheur, Université du Witwatersrand, Afrique du Sud)

  26. Dr Arjun Chandna (clinicien, Cambodge Oxford Medical Research Unit, Cambodge)

  27. Professeur Phaik Yeong Cheah (éthicien) / Pharmacien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  28. Professeur Allen Cheng (Clinicien, Université Monash, Australie)

  29. Professeur Leonid Churilov (Statisticien, Université de Melbourne, Australie)

  30. Professeur Ben Cooper (Épidémiologiste, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  31. Dr Cintia Cruz (Pédiatre Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  32. Professeur Bart Currie (Directeur, HOT NORTH, Menzies School of Health Research, Australie)

  33. Professeur Joshua Davis (Clinicien, Président de l’Australasian Society for Infectious Diseases, Australie)

  34. Dr Jeremy Day (Clinicien , Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford, Vietnam)

  35. Professeur Nicholas Day (clinicien, directeur de Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  36. Dr Hakim-Moulay Dehbi (statisticien, University College de Londres, Royaume-Uni)

  37. Dr Justin Denholm (clinicien, chercheur, éthicien, Doherty Institute, Australie)

  38. Dr Lennie Derde (intensiviste / chercheur, University Medical Center Utrecht, Pays-Bas)

  39. Professeur Keertan Dheda (clinicien / chercheur, Université du Cap, et hôpital Groote Schuur, Afrique du Sud)

  40. Dr Mehul Dhorda (chercheur clinique, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  41. Professeur Annane Djillali (doyenne de l’école de médecine, Université Simone Veil, France)

  42. Professeur Arjen Dondorp (Clinicien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  43. Dr Joseph Doyle (Clinicien, Monash University et Burnet Institute, Australie)

  44. Dr Anthony Etyang (Chercheur médical, KEMRI-Wellcome Trust Research Programme, Kenya)

  45. Dr Caterina Fanello (épidémiologiste, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  46. Professeur Neil Ferguson (épidémiologiste, Imperial College London, Royaume-Uni)

  47. Professeur Andrew Forbes (statisticien, Université Monash, Melbourne, Australie)

  48. Professeur Oumar Gaye (Chercheur clinique, Université Cheikh Anta Diop, Sénégal)

  49. Dr Ronald Geskus (Chef des statistiques à l’Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford, Vietnam)

  50. Professeur Dave Glidden (Biostatistique , Université de Californie, États-Unis)

  51. Professeur Azra Ghani (Épidémiologiste, Imperial College London, Royaume-Uni)

  52. Prof Philippe Guerin (Chercheur médical, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  53. Dr Raph Hamers (Clinicien / Trialiste, Eijkman-Oxford Clinical Research Unit, Indonésie)

  54. Professeur Peter Horby (chercheur clinique, Centre de médecine tropicale et de santé mondiale, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  55. Dr Jens-Ulrik Jensen (clinicien / essayiste, Université de Copenhague, Danemark)

  56. Dr Hilary Johnstone (médecin chercheur clinique, indépendant)

  57. Professeur Kevin Kain (clinique Chercheur, Université de Toronto, Canada)

  58. Dr Sharon Kaur (Ethiciste, Université de Malaya, Malaisie)

  59. Dr Evelyne Kestelyn (Chef des essais cliniques, Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford, Vietnam)

  60. Dr Tan Le Van (Chercheur médical, Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford, Vietnam)

  61. Professeur Katherine Lee (Statisticien, Université de Melbourne, Australie)

  62. Professeur Laurence Lovat (Clinique Directrice du Wellcome EPSRC Centre for Interventional & Surgical Sciences, UCL, Royaume-Uni)

  63. Professeur Kathryn Maitland (Clinicienne, Imperial College London / KEMRI Wellcome Trust Program, Kenya)

  64. Dr Julie Marsh (Statisticien, Telethon Kids Institute, Australie)

  65. Professeur John Marshall (Clinicien / Chercheur, Université de Toronto, Canada)

  66. Dr Gary Maartens (Clinicien, Université du Cap, Afrique du Sud)

  67. Professeur Mayfong Mayxay (Clinicien / Chercheur, Unité de recherche du Wello Trust de l’hôpital Lao-Oxford-Mahosot, Laos)

  68. Dr John McKinnon (Clinicien / Chercheur, Wayne State University, États-Unis)

  69. Dr Laura Merson (Chercheur clinique, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  70. Dr Alistair McLean (Chercheur médical, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  71. Professeur Ramani Moonesinghe (Chercheur clinicien, University College London, Royaume-Uni)

  72. Professeur Bryan McVerry (Chercheur médical, Université de Pittsburgh, États-Unis)

  73. Professeur William Meurer (Clinicien / Chercheur médical, Université du Michigan, États-Unis)

  74. Dr Kerryn Moore (Épidémiologiste, Londres School of Hygiene and Tropical Medicine, Royaume-Uni)

  75. Dr Rephaim Mpofu (Clinicien, Université du Cap, Afrique du Sud)

  76. Dr Mavuto Mukaka (Statisticien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  77. Dr Srinivas Murthy (Clinical Researcher, University of British Columbia, Canada)

  78. Professeur Kim Mulholland (Clinicien, London School of Hygiene & Tropical Medicine, Royaume-Uni)

  79. Professeur Alistair Nichol (Clinicien Chercheur, Université Monash, Australie)

  80. Professeur Francois Nosten (Clinicien, Directeur de l’Unité de Recherche sur le Paludisme Shoklo, Thaïlande)

  81. Dr Matthew O ‘ Sullivan (Clinicien, Westmead Hospital & Université de Sydney, Australie)

  82. Professeur Piero Olliaro (Chercheur Clinique, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  83. Professor Marie Onyamboko (Chercheur clinique, École de santé publique de Kinshasa, République Démocratique du Congo)

  84. Dr Marcin Osuchowski (Chercheur médical, Institut Ludwig Boltzmann, Autriche)

  85. Professeur Catherine Orrell (Pharmacologue clinicien, Université du Cap, Afrique du Sud)

  86. Professeur Jean Bosco Ouedraogo (Chercheur médical , WWARN, Burkina Faso)

  87. Dr Elaine Pascoe (Statisticien, Université du Queensland, Australie)

  88. Professeur David Paterson (Clinicien, Directeur, UQ Center for Clinical Research, Australie)

  89. Dr Kajaal Patel (Pédiatre, Cambodge Oxford Medical Research Unit, Cambodge)

  90. Dr Tom Parke (statisticien, Berry Consultants, Royaume-Uni)

  91. Professeur Philippe Parola (chercheur, Aix-Marseille University, France)

  92. Professeur Paul Newton (clinicien, Université Oxford, Royaume-Uni)

  93. Professeur David Price (statisticien, Doherty Institute & University of Melbourne, Australie)

  94. Professeur Richard Price (Clinicien, Menzies School of Health Research, Australie)

  95. Professeur Sasithon Pukrittayakamee (Clinicien, Mahidol University, Thai Dr Ben Saville (Statisticien, Berry Consultants & Vanderbilt University)

  96. Professeur Jason Roberts (Pharmacien / Clinicien, Université du Queensland, Australie)

  97. Professeur Stephen Rogerson (Clinicien, Université de Melbourne, Australie)

  98. Professeur Kathy Rowan (Chercheuse, Directrice du ICNARC Clinical Trials Unit, Royaume-Uni)

  99. Dr William Schilling (Clinicien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  100. Dr Anuraj Shankar (Clinicien / Trialist, Eijkman-Oxford Clinical Research Unit, Indonésie)

  101. Professeur Sanjib Kumar Sharma (Clinicien, Koirala Institute of Health Sciences, Népal)

  102. Professeur Julie Simpson (statisticien, Université de Melbourne, Australie)

  103. Professeur Frank Smithuis (chercheur clinique, directeur de la Myanmar Oxford Tropical Research Unit, Myanmar)

  104. Dr Tim Spelman (statisticien, Burnet Institute, Australie)

  105. Dr Kasia Stepniewska (statisticien , Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  106. Dr Nathalie Strub Wourgaft (Clinicienne, Drugs for Neglected Initiative Maladies, Suisse)

  107. Dr Aimee Taylor (Statisticien, Harvard T.H. Chan School of Public Health, États-Unis)

  108. Dr Walter Taylor (clinicien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  109. Professeur Guy Thwaites (clinicien, directeur de la Oxford University Clinical Research Unit, Vietnam)

  110. Professeur Tran Tinh Hien (clinicien, Oxford Clinical Research Unité, Vietnam)

  111. Professeur Steven Tong (Clinicien, Université de Melbourne, Australie)

  112. Professeur Paul Turner (Clinicien / Chercheur, Directeur de Cambodge Oxford Medical Research Unit, Cambodge)

  113. Professeur Ross Upshur (Chef de la Division de la santé publique clinique, Université de Toronto, Canada)

  114. Professeur Rogier van Doorn (Microbiologiste Clinique, Université d’Oxford, Royaume-Uni)

  115. Professeur Sir Nicholas White (Clinicien, Mahidol Oxford Tropical Medicine Research Unit, Thaïlande)

  116. Professeur Thomas Williams (Clinicien, KEMRI-Wellcome Trust Research Program, Kenya)

  117. Professeur Chris Woods (Chercheur, Duke University, États-Unis)

  118. Dr Sophie Yacoub (Clinicienne, Oxford University Clinical Research Unit, Vietnam)

  119. Professor Marcus Zervos (Chercheur, Wayne State University School of Medicine, États-Unis)

Comme on peut le constater, ces 119 signataires – parmi lesquels ne figure même pas le Pr Raoult de Marseille – émanent de 26 pays ( et ce n’est sans doute qu’un début car la lettre ouverte a été lancée hier seulement ) :

  1. Afrique du Sud

  2. Allemagne

  3. Arabie saoudite

  4. Australie

  5. Autriche

  6. Belgique

  7. Burkina Faso

  8. Cambodge

  9. Canada

  10. Danemark

  11. États-Unis

  12. France

  13. Indonésie

  14. Kenya

  15. Laos

  16. Malaisie

  17. Myanmar

  18. Népal

  19. Pakistan

  20. Pays-Bas

  21. République Démocratique du Congo

  22. Royaume-Uni

  23. Sénégal

  24. Suisse

  25. Thaïlande

  26. Vietnam

Même des professeurs de médecine qui ne partagent pas toutes les analyses de Raoult sont outrés par les incohérences et l’absence totale de transparence des données de l’étude publiée par The Lancet.

Ici, c’est le Professeur Philippe Froguel, Professeur au CHU de Lille et à l’Imperial College de Londres, expert reconnu dans le monde scientifique notamment pour ses recherches sur le diabète, qui exprime vertement ce qu’il pense de cette étude.

Son témoignage est intéressant à lire, notamment lorsqu’il pose ce diagnostic :
«  J’ai d’abord beaucoup hésité à réagir parce que je ne veux pas qu’on dise que je suis pro-Raoult. On ne peut rien dire : on est forcément soit pro, soit anti. Mais l’article de The Lancet pose de gros problèmes. Les données sont trop bizarres, pas fiables. On ne sait même exactement d’où elles viennent comment ils se les sont procurées. Du coup, les conclusions ne peuvent pas être fiables. The Guardian a bien vu tous ces problèmes. Ce papier est une merde en grande partie fabriquée par une firme inconnue qui voulait se faire de la pub.

Lancet, c’est le tabloïd de la presse médicale. Ils font le buzz avec des données fake. La science, ce n’est pas ça ! Et la presse française a repris sans réfléchir cet article. Nous n’avons plus de journalistes scientifiques.  »

————-

Contrairement à sa réputation de sérieux, The Lancet a déjà connu de nombreux scandales éditoriaux et publié des articles falsifiés

En France et dans le monde, le Lancet a généralement une réputation de sérieux, du moins dans le monde politique et dans celui des journalistes. Dans son article des “Décodeurs” du 26 mai 2020, le journal Le Monde parle ainsi encore de « la prestigieuse revue scientifique The Lancet » et tente de discréditer Philippe Douste-Blazy pour avoir voulu dénoncer, en usant bien sûr « d’arguments trompeurs », les biais « d’une vaste étude ».

On imagine ainsi que The Lancet serait une revue médicale scientifique de très haut niveau, avec des comités de lecture procédant à une sélection très rigoureuse des articles publiés, leur donnant ainsi une validation et une consécration mondiale.

Or, si tel a pu être le cas dans le passé, ce n’est plus aussi vrai aujourd’hui.

Cela fait plus de vingt ans que The Lancet a connu des scandales éditoriaux à répétition, a été surpris en flagrant délit de publication d’articles aux données falsifiées, ou adoptant un biais outrageusement politique sur des questions médicales et même non-médicales importantes.

On peut trouver une liste des différentes controverses suscitées par The Lancet dans la notice wikipedia en anglais (celle en français est muette sur cette question). Parmi ces scandales éditoriaux qui ont terni l’image du Lancet, on peut signaler notamment :

1) La controverse sur le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole ) suite à un article de 1998

Le Lancet a été critiqué après avoir publié un article en 1998 dans lequel les auteurs suggéraient l’existence d’un lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

En février 2004, le Lancet a publié une déclaration de 10 des 13 coauteurs du journal qui réfutaient la possibilité que le vaccin ROR puisse causer l’autisme. Le rédacteur en chef Richard Horton a déclaré publiquement que le journal présentait des « conflits d’intérêts mortels » parce que l’auteur principal de l’étude, Andrew Wakefield, avait un grave conflit d’intérêts qu’il n’avait pas déclaré à la rédaction du journal.

Le journal a complètement rétracté cet article le 2 février 2010, après que Wakefield eut été reconnu comme ayant agi de manière contraire à l’éthique dans la conduite de la recherche.

Les six rédacteurs en chef du Lancet, dont le rédacteur en chef, ont également été critiqués en 2011 parce qu’ils avaient « couvert » Wakefield avec une avalanche de démentis en 2004.

2. Controverse sur la Lutte antitabac (2003)

Un éditorial de décembre 2003 du journal, intitulé “Comment dormez-vous la nuit, M. Blair?”, demandait que la consommation de tabac soit complètement interdite au Royaume-Uni.

Le Collège royal des médecins a rejeté leur argument. John Britton, président du groupe consultatif sur le tabac du collège, tout en félicitant le journal pour avoir discuté du problème de santé, a conclu qu’une “interdiction du tabac serait un cauchemar”.

Amanda Sandford, porte-parole du groupe anti-tabac Action on Smoking and Health, a déclaré que la criminalisation d’un comportement commis par 26% de la population “est ridicule”. Elle a également déclaré : “Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Si le tabac était interdit, 13 millions de personnes auraient désespérément envie d’une drogue qu’elles ne pourraient pas obtenir.”

Le rédacteur en chef adjoint du Lancet a répondu à la critique en faisant valoir qu’aucune autre mesure en dehors d’une interdiction totale ne serait probablement en mesure de réduire la consommation de tabac.

Le groupe de défense des droits des fumeurs FOREST a déclaré que l’éditorial leur a donné “du divertissement et de l’incrédulité”. Le directeur Simon Clark a qualifié le journal de “fasciste” et a fait valoir qu’il était hypocrite d’interdire le tabac tout en autorisant la malbouffe malsaine, la consommation d’alcool et la participation à des sports extrêmes.

Le secrétaire à la Santé, John Reid, a réitéré que son gouvernement était déterminé à aider les gens à arrêter de fumer, tout en ajoutant : «  Bien  que ce soit un problème grave, il serait un peu extrême pour nous en Grande-Bretagne de commencer à enfermer les gens parce qu’ils ont une once de tabac quelque part. »

3) Scandale de la publication d’articles falsifiés en 2006, retirés ensuite

En janvier 2006, il a été révélé que des données avaient été falsifiées dans un article d’un chercheur norvégien sur le cancer, Jon Sudbø, et de 13 co-auteurs publiés dans The Lancet en octobre 2005.

Plusieurs articles dans d’autres revues scientifiques ont été retirés suite au retrait opéré par le Lancet. Le New England Journal of Medicine a fait son mea culpa en publiant ses regets concernant ses articles de recherche du même auteur, et en novembre 2006, le journal a retiré deux études sur le cancer de la bouche dirigées par ce chercheur norvégien.

4) Controverse sur l’impact de l’alcool sur la santé (2010)

Un article publié par The Lancet en décembre 2010 a soutenu que l’alcool avait des effets médicaux et sociaux pire que d’autres substances telles que l’héroïne et le crack. Selon cet article, les drogues que sont la marijuana, l’ecstasy et le LSD obtenaient des scores bien inférieurs à celui de l’alcool en termes de méfaits connexes.

Les auteurs de cette étude ne préconisaient pas la prohibition de l’alcool, mais ils suggéraient que le gouvernement augmente le prix de l’alcool jusqu’à ce qu’il devienne hors de portée pour le plus grand nombre. Gavin Partington, porte-parole de la Wine and Spirit Trade Association, a répondu au rapport en disant que l’abus d’alcool affecte “une minorité” qui a besoin “d’éducation, de traitement et d’application”. Il a également fait remarquer que des millions de citoyens britanniques apprécient l’alcool comme “une boisson sociale régulière et agréable”.

5) Controverse sur l’étude PACE (2011)

En 2011, The Lancet a publié une étude du «PACE trial management group», basée au Royaume-Uni, qui concluait à l’efficacité de la thérapie par exercice gradué et de la thérapie cognitivo-comportementale pour le syndrome de fatigue chronique. Une étude de suivi a été publiée dans Lancet Psychiatry in 2015.

Ces études ont suscité des critiques de la part de certains patients et chercheurs, en particulier en ce qui concerne l’analyse des données qui était différente de celle décrite dans le protocole d’origine.

Cité dans un article de Slate de 2015, le biostatisticien Bruce Levin de l’Université de Columbia résuma la situation : « Le Lancet doit cesser d’être sur la défensive et être ouvert », « l’un des principes de la bonne science est la transparence » ; tandis que Ronald Davis, de l’Université de Stanford, a déclaré : « le Lancet devrait assumer ses responsabilités et retirer cet article ». Le rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton, a défendu la publication de sa revue en dénigrant les critiques comme étant « un groupe d’individus assez petit, mais très organisé, très bruyant et très préjudiciable qui, je dirais, a en fait détourné cet agenda et a faussé le débat afin qu’il nuise réellement l’écrasante majorité des patients. »

À partir de 2011, les critiques des études ont déposé des demandes d’accès aux données primaires des auteurs, conformément à la Loi sur l’accès à l’information, afin de connaître quels auraient été les résultats de l’essai selon le protocole d’origine.

En 2016, certaines des données ont été publiées, ce qui a permis le calcul des résultats sur la base du protocole d’origine. Elles ont révélé que la thérapie en question n’avait entraîné aucune amélioration significative des taux de récupération des patients.

6) Appel à voter contre Donald Trump en 2020

Le 16 mai 2020, The Lancet a publié un article sur les Centers for Disease Control des États-Unis (CDC), article qui reprochait notamment à l’administration Trump d’avoir mis en juillet 2019 à un programme dans le cadre duquel les CDC devaient poster des officiers de renseignement en Chine, apparemment pour servir de système d’alerte précoce éloigné. Les auteurs ont estimé que le directeur du CDC, Robert R. Redfield, avait peur de Trump et n’avait en tout cas pas “la capacité technique de diriger l’effort compliqué d’aujourd’hui”.

L’article s’est conclu par un appel au peuple américain à élire quelqu’un d’autre que Trump en novembre 2020…

CONCLUSION GÉNÉRALE

La conclusion à tirer de toutes ces péripéties est triple.

1°) dans l’immédiat, le gouvernement doit abroger son décret du 27 mai 2020 et autoriser de nouveau l’hydroxychloroquine comme sous le régime qui prévalait avant la publication de cette étude du Lancet.

Du moins tant que les 4 auteurs n’auront pas apporté de réponses satisfaisantes aux questions légitimes que se posent les scientifiques du monde entier et qui donnent à penser que cette étude publiée par The Lancet est frelatée.

2°) à court et moyen terme, il serait bien que le gouvernement, les autorités sanitaires du type “Haut Conseil de la santé publique et les médias fassent leur introspection et qu’ils comprennent, une fois pour toutes, que le traitement de la Covid-19 par l’hydrocychloroquine ne saurait se réduire à être pour ou contre le Professeur Raoult !

Les responsables politiques et les médias, s’ils veulent être sérieux, doivent enfin admettre que le débat scientifique n’est nullement clos.

Qu’ils soient pour ou contre, force doit leur être de constater que de très nombreux pays du monde (Russie, Chine, Corée, Brésil, Sénégal, pays du Maghreb, etc.) et que de très nombreux médecins et chercheurs à travers la planète estiment que l’hydroxychloroquine est, pour l’instant, le traitement le plus prometteur qui existe, du moins à un stade précoce de l’infection et avec des posologies prescrites et suivies par des membres du corps médical.

3°) à moyen et long terme, les responsables politiques, les membres du Haut Conseil de la santé publique, mais aussi les journalistes d’investigation, les scientifiques, les philosophes, etc., devraient s’interroger sur ce qui reste pour l’instant le plus grand mystère de toute cette affaire depuis 5 mois, à savoir :

Pourquoi donc une telle hystérisation du débat sur l’hydroxychloroquine en France ?

Pourquoi le recours à un médicament qui est l’un des plus utilisés au monde depuis 70 ans, qui continue à être avalé par des millions de personnes chaque jour en zones impaludées, et dont les effets secondaires sont parfaitement connus et bénins (sous réserve du respect de la posologie, comme pour tout médicament), suscite-t-il tant de haine chez certains commentateurs ?

Pourquoi ceux qui estiment que ce médicament serait très dangereux – à commencer par l’OMS – ne se scandalisent-ils pas qu’il soit prescrit pour des mois, voire à vie, chez toute personne vivant en zone impaludée, ou souffrant d’un lupus ? Pourquoi ne demandent-ils pas son interdiction complète ?

Pourquoi ceux qui voient rouge à la simple évocation de la chloroquine restent-ils muets et indifférents devant les résultats nuls et les effets secondaires redoutables du Remdesivir, qui a été annoncé par le laboratorie Gilead Sciences comme LE médicament miracle contre la Covid-19 ?

Pourquoi ceux qui s’indignent des risques que produirait la prescription de l’hydroxycholoroquine aux malades Covid-19 ne s’indignent-ils pas bien plus fort encore des prescriptions proprement scandaleuses de l’OMS depuis le début de la pandémie (qui a déconseillé les masques et la fermeture des frontières jusqu’au mois de mars !) ?

Il serait souhaitable que les responsables politiques et les médias conviennent qu’il est temps de dépassionner tout ce débat et d’aborder de front ces intéressantes questions. Malheureusement, on en est encore fort loin.

François ASSELINEAU
29 mai 2020

« Rondon ne s’est pas encore battu »

21 mai 2020
*
Portrait de Juan José Rondón (1790-1822) par Constancio Franco

Quand je converse avec des politologues de gauche européens, je me rends compte que beaucoup ont du mal à comprendre que la contradiction coloniale est au coeur du présent. Ils pensent que c’est une erreur conceptuelle, quelque chose d’anachronique, que la postmodernité joyeuse – celle qui leur livre le Mac à domicile, a dépassé tout ça, et que Trump ou Bolsonaro sont des accidents racistes de l’Histoire. Sauf que les “anachronismes” et les “fautes de goût” semblent durer plus longtemps que prévu… et que sous le vernis publicitaire de la globalisation capitaliste, l’Histoire profonde n’en finit pas de revenir à la surface.

La révolte qui a lieu aux Etats-Unis est celle qui fonde la résistance du peuple vénézuélien. La révolution qui se voulait “égale jusqu’au bout”, et que nous explique si bien l’historienne Sophie Wahnich, a été massacrée en France. Mais elle a été assumée en premier lieu par Haïti, qui a sauvé Simón Bolívar du suicide, en l’accueillant, en le finançant, en lui donnant des armes, des soldats et des renforts de toute sorte. Dès que l’ex-aristocrate Bolivar accepta, à la demande expresse d’Alexandre Pétion, d’inscrire dans son “programme” la libération des esclavisés, il vola de victoire en victoire, à la tête d’une armée populaire capable de traverser les Andes. Les “deux-tiers du monde” dont il rêvait – dont “Notre mère l’Afrique” comme disait Chavez, et Haïti – sont la raison suffisante de notre volonté d’être libres, d’être respectés, d’être traités comme des Égaux, pour pouvoir donner au monde tout ce que nous avons à offrir. C’est pourquoi le président Trump a utilisé exactement, à trois semaines de distance, la même phrase au sujet du Venezuela qu’au sujet du peuple de Minneapolis : «Nos militaires sont prêts. Nous pouvons envoyer des troupes sur le terrain très rapidement.»

Pour le cinéaste Michael Moore, « l’expérience états-unienne est morte. Tuée par le genou collectif du pouvoir blanc, du privilège blanc et de la propriété blanche, de la richesse/travail/salaire d’esclave. USA are beautiful ? Nous ne nous sommes jamais repentis de nos péchés originels d’esclavage et de génocide« . Ce suprémacisme blanc, c’est ce que l’extrême droite vénézuélienne veut importer au Venezuela pour revenir à l’apartheid d’avant Chavez, qu’ils détestaient autant pour sa révolution sociale que parce qu’il était un “mono” (singe). William Serafino a raison: « Dans un sens métaphorique, la clef qui a étranglé à mort George Floyd est appliquée au Venezuela. La clef, dans notre cas, est l’escalade du blocus économique de Washington. »

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Au début de 2019, la droite vénézuélienne fête dans un quartier chic de Caracas l’autoproclamation par Donald Trump de Juan Guaido comme « président du Venezuela ».

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Le jeune Orlando Figuera, brûlé vif dans un quartier chic de Caracas par une droite insurgée que les médias internationaux ont transformée en « révolte populaire contre la dictature de Maduro ». Voir http://wp.me/p2ahp2-2CO

 

Si quelqu’un doit rendre des comptes, c’est bien le journaliste occidental qui a fait passer les révoltes des riches blancs vénézuéliens et leur rage d’afrikaners, pour une révolte du peuple contre une dictature (1). Faire passer pour “la population” du Venezuela une minorité insurgée contre l’inclusion des métis et le partage des richesses ! La majorité sociale au Venezuela est une majorité métisse, que les reporters n’ont jamais voulu montrer, logés dans les quartiers chics de Caracas. Au Venezuela la majorité sociale, populaire, est pacifique : elle a toujours rejeté la violence au profit des urnes, et malgré ses nombreuses critiques, soutenu en majorité l’option électorale du gouvernement bolivarien. On a tous en tête les images d’une “répression policière” au Venezuela. Bien peu savent que l’ordre du montage était inversé. Quand la droite préparait une agression, les caméras du monde entier étaient déjà sur place. Les violences de rue et la réponse des forces de l’ordre, montée à l’envers, ont créé l’image d’un « régime » réprimant des manifestants.

Il y a plus grave : les médias ont imputé automatiquement, jour après jour, au « régime » les morts causés par l’extrême droite, ce qui alimentait l’énergie des tueurs. Ceux-ci savaient parfaitement que chaque mort imputé à Maduro renforcerait le discours en faveur d’une intervention. Mais qui, de Médiapart au Soir, de France Inter au Monde, qui, dans la vaste zone grise (Primo Levi) des groupes privés médiatiques, acceptera aujourd’hui de reconnaître qu’il a encouragé une minorité sociale à brûler vifs des afrodescendants « noirs donc chavistes » (2) ? Une minorité dont l’épicentre s’est déplacé aujourd’hui vers Miami et vers le « bercail »: Madrid (où le quartier riche de Salamanca a été surnommé « Little Caracas » parce qu’elle y a acquis sept mille appartements de luxe, selon le New York Times) et d’où elle lance, dans la même veine coloniale qu’à Caracas, des manifestations rageuses contre le gouvernement “communiste” (sic) de Sanchez et de Podemos.

Aujourd’hui dans la guerre la plus difficile entre l’être et le non-être (Bolivar), nous aimons au Venezuela citer l’expression “Rondón no ha pelado todavia”. Le 25 juillet 1819, après avoir traversé les Andes pour libérer le peuple neogranadino (colombien) du joug de l’empire espagnol, Simon Bolivar fut mis en grande difficulté militaire lors de la bataille de Pantano de Vargas. La défaite était annoncée quand il décida de faire appel au colonel Juan José Rondon, et lui demanda de “sauver la Patrie”. Le “negro” Rondon lui répondit “Rondon ne s’est pas encore battu”, retourna la bataille à la tête de ses lanciers « llaneros » en faveur des troupes de la naissante république bolivarienne et sauva la possibilité de notre indépendance.

Thierry Deronne, Caracas, 31 mai 2020

Notes:

(1) Etude approfondie d’Alan Mac Leod: « voyous chavistes contre société civile, racisme et mépris de classe des médias occidentaux sur le Venezuela » https://venezuelainfos.wordpress.com/2019/03/10/voyous-chavistes-contre-societe-civile-racisme-et-mepris-de-classe-des-medias-occidentaux-sur-le-venezuela-par-alan-macleod-fair/

(2) Andrew King, « Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi la vie des noirs compte » https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/07/24/le-venezuela-est-attaque-parce-que-pour-lui-aussi-la-vie-des-noirs-compte-truth-out/ . Lire également « ils ont brûlé vif mon fils parce qu’il était noir et chaviste » https://venezuelainfos.wordpress.com/2019/05/19/ils-ont-brule-vif-mon-fils-parce-quil-etait-noir-et-chaviste/

URL de cet article: https://wp.me/p2ahp2-5sj

DIDIER RAOULT, L’HOMME À ABATTRE

Indépendamment de toute considération partisane : un très bon résumé sur la situation et le rôle essentiel joué par Didier Raoult.

 

Bolsonaro et l’Opération Gédéon: le chapitre brésilien de la dernière tentative de coup d’État au Venezuela

Sur Venezuela — Infos

https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/05/23/bolsonaro-et-loperation-gedeon-le-chapitre-bresilien-de-la-derniere-tentative-de-coup-detat-au-venezuela/

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Les enquêtes menées après l’échec du nouveau coup d’État contre le gouvernement bolivarien laissent peu de doutes sur la participation du gouvernement colombien d’Iván Duque et sur ses alliances étroites avec les grands cartels de la drogue et les mafias paramilitaires pour mener cette opération. Le gouvernement colombien a même officiellement déclaré qu’il allait sanctionner les militaires de ses propres forces armées responsables des fuites sur les camps d’entraînement installés sur son territoire.

Les médias français ont d’abord tenté d’occulter l’incursion paramilitaire ou s’en sont gaussé à coups de guillemets. Jusqu’à ce que le Washington Post mette en ligne le contrat signé à cette fin par leur cher « opposant démocratique » Juan Guaido, et Juan José Rendon, proche conseiller d’Alvaro Uribe et d’Ivan Duque. Le “système Guaido” est un gangstérisme à propulsion médiatique. Un jeune militant d’extrême droite formé par la CIA, qui ne s’est jamais présenté aux élections présidentielles (contrairement à ce qu’affirme la chaîne ARTE), s’autoproclame chef de l’Etat le 23 janvier 2019 dans un quartier chic de Caracas. Jusque là peu connu des vénézuélien(ne)s, le voici adoubé par Donald Trump et par les grands groupes médiatiques. Le fake-président reçoit aussitôt l’appui de Mr. Macron et d’une « communauté internationale » fantasmée par les médias puisque 162 des 197 Etats membres de l’ONU ne l’ont pas reconnu. L’hologramme de l’Obama tropical voyage, visite des présidents et des parlements occidentaux, signe des contrats, s’approprie des entreprises, vole des actifs, pille les comptes bancaires du Venezuela, reçoit de plus en plus de financements des ONGs de la CIA, demande toujours plus de sanctions à l’Europe et aux Etats-Unis pour renforcer la crise économique et le mécontentement social, et faire tomber le gouvernement légitime, sorti, lui, du vote populaire. Avec pour phase finale, ce contrat de 42 pages planifiant dans les moindre détails l’incursion d’une tête de pont paramilitaire et l’assassinat de Nicolas Maduro, des principaux dirigeants du chavisme ainsi que des leaders d’organisations populaires, comme prélude à une invasion lourde du type « Libye » ou « Panama » et à une politique de terreur « à la colombienne » pour extirper la base sociale du chavisme et réinstaller les multinationales occidentales, tout en se payant en pétrole et autres ressources du Venezuela.

Après ce nouvel échec Donald Trump semble se lasser de sa créature, sans base sociale, incapable de renverser le “régime” (comme lors de sa tentative ratée de coup d’Etat menée à Caracas en avril 2019 avec une poignée de militaires d’extrême droite). Des médias colombiens, panaméens, états-uniens lèvent le voile et publient des photos sur les liens de Guaido avec des assassins paramilitaires colombiens (“Los Rastrojos”, gang spécialisé dans le narcotrafic, la contrebande, les enlèvements et extorsions) et sur l’épais réseau de corruption, également dénoncé par certains de ses alliés d’extrême droite, fâchés de n’avoir reçu que quelques miettes du gâteau. Selon Bloomberg.com, un secteur de l’opposition issu du coup d’Etat de 2002 contre Hugo Chavez (tendance Radonsky) a même envoyé en mai trois émissaires à Washington pour demander de mettre un terme à l’opération Guaido et de passer à une autre phase de la déstabilisation.

L’entrée des européens dans Disneyworld depuis l’invasion de l’Irak s’est confirmée le 20 mai au Conseil de Sécurité de l’ONU (photo ci-dessus). Alors que le Venezuela démontrait, preuves à l’appui, que le Royaume-Uni avait volé trente-et-une tonnes d’or vénézuélien et signé un pacte secret avec l’équipe de Guaido en vue du renversement du “régime” pour ensuite “reconstruire et investir” librement dans ce pays, les européens se sont, de nouveau, isolés avec les Etats-Unis malgré l’appui majoritaire apporté au Venezuela par des pays tels que la Russie, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Chine, et le Vietnam, et ont préféré répéter le discours un brin surréaliste de Mike Pompeo : « c’est le gouvernement Maduro qui a orchestré l’agression paramilitaire« . Ce qui leur a valu la question cruelle du réprésentant de la Russie: « Vous qui avez reconnu un président fantoche, qu’en pensez-vous aujourd’hui ?« .

Photos ci-dessus: 1. Autour du président français Emmanuel Macron, les leaders de l’extrême droite vénézuélienne Julio Borges (gauche) et Freddy Guevara (droite), reçus à l’Élysée le 4 septembre 2017. 2. Le jeune Orlando Figuera, brûlé vif parce qu’il était « noir donc chaviste » dans un quartier chic de Caracas par des extrémistes de droite que les médias français ont maquillés en « combattants de la liberté » ». 3. Un des invités de Macron, Freddy Guevara, à la tête de ses croisés « pacifiques », lors de l’insurrection partie des quartiers riches contre le gouvernement Maduro en 2017. 4. L’autre invité de Mr. Macron, Julio Borges (centre), entouré notamment des putschistes Leopoldo Lopez et Henrique Capriles Radonsky lors du coup d’État sanglant d’avril 2002 organisé contre le Président Hugo Chavez par le MEDEF local, les télévisions privées et un groupe de généraux formés à la School of Americas.

Photos ci-dessus: 1. L’ambassadeur français Romain Nadal, fervent « garde du corps » de Juan Guaido à Caracas. 2. La trader new-yorkaise Laurence Debray qui avait signé un casting « d’opposant démocratique » de Juan Guaido pour Paris-Match. 3. Le président français Emmanuel Macron à l’Elysée avec Guaido, en janvier 2020. Comme l’écrivait en 2019 l’ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique Maurice Lemoine : “aux pages les plus honteuses de l’Histoire de France – la reconnaissance du régime franquiste en 1939 ou le maintien des relations diplomatiques avec le Chili après le « golpe » du général Augusto Pinochet (1973) – , il convient désormais de rajouter un chapitre : l’appui d’Emmanuel Macron à la tentative de coup d’Etat au Venezuela” 

A part la complicité européenne (Pays-Bas inclus) et celle du Canada de Justin Trudeau dans ces tentatives de renversement d’un gouvernement démocratiquement élu, un autre élément encore peu étudié, et pourtant inscrit dans les clauses du contrat signé par Guaidó avec l’entrepreneur militaire Silvercorp, est le rôle que le gouvernement de Jair Bolsonaro jouerait une fois que l’assassinat du président Nicolás Maduro aurait été perpétré et que les forces d’occupation états-uniennes se seraient installées au Venezuela.

Le 22 mai 2020, le journal brésilien Brasil de Fato s’est intéressé à un fragment du contrat, où il est fait référence au territoire et aux autorités brésiliennes. L’Opération Gedeon n’aurait aucune restriction d’entrée sur le territoire brésilien si des affrontements avec des « forces hostiles » l’exigeaient. Un des objectifs dérivés de l’assaut contre le pouvoir est la persécution et l’assassinat de chavistes sous toutes ses formes d’organisation au sein de l’État vénézuélien, dans le plus pur style des paramilitaires colombiens – le contrat mentionne même la coûteuse technologie d’armement, telle que les avions « canonniers » AC-130, drones Predator armés, missiles Maverick, qui font des dégâts impressionnants.

Photo: le contrat signé le 16 octobre 2019 entre Juan Guaidó et la société Silvercorp pour préparer l’occupation du pays par des forces états-uniennes, disponible sur le site du Washington Post. Ci-dessous, le fragment étudié par Brasil de Fato.

Le fragment du contrat citant le Brésil

Comme ce serait le cas en Colombie, la tête de pont paramilitaire de Silvercorp (soutenue par des armées étrangères et d’autres paramilitaires) pourrait envahir l’espace aérien, terrestre et maritime brésilien sans l’autorisation de l’État brésilien. Pour qu’un tel scénario se produise, il faudrait que les autorités brésiliennes soient subordonnées au plan de la Maison Blanche. Connaissant le soutien de Bolsonaro à l’agenda du coup d’État depuis l’autoproclamation de Juan Guaidó, il n’est pas étonnant de lire la participation du Brésil comme un autre facteur de la guerre « privatisée ».

En mars 2019, la CIA a invité Jair Bolsonaro à visiter son siège central aux Etats-Unis.

Le président brésilien Jair Bolsonaro et l’amiral Craig Faller, commandant de l’U.S. Southern Command, signent à Miami en mars 2020 un accord de coopération militaire

Brasil de Fato reconstruit la chronologie qui relie une série d’événements depuis 2018. Loin d’œuvrer pour la « démocratie au Venezuela », les pays satellites des États-Unis dans la région ont soutenu toutes sortes de plans pour renverser un gouvernement élu.

Tout d’abord, la présence de Silvercorp au Brésil lors des élections présidentielles de 2018, révélée par BrasilWire. Le site web explique: « Un examen des comptes des médias sociaux de Silvercorp et de son personnel a révélé que la société était présente au Brésil lors des élections au cours desquelles le candidat d’extrême droite soutenu par les États-Unis, Jair Bolsonaro, est arrivé au pouvoir (…) Silvercorp a publié dans son Instagram le 18 octobre 2018 – 11 jours après le premier tour des élections, et 10 jours avant le deuxième tour – qu’elle quittait le Brésil, après un délai non précisé« .

En 2019, deux événements se détachent dans la chronologie de Brasil de Fato. Le premier concerne les articulations établies par l’actuel ex-ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Sergio Moro (probable futur candidat états-unien pour les présidentielles post-Bolsonaro), entre les agences de sécurité brésiliennes et le Bureau fédéral d’enquête des États-Unis (FBI). Cet élément fait partie de la judiciarisation politique (“Lawfare”) qui a conduit à la neutralisation de la gauche et à évincer le candidat le plus populaire des élections (Lula da Silva) au Brésil dans le cadre d’une prétendue “lutte contre la corruption”.

« Les 6 et 7 septembre de l’année dernière, le FBI a proposé une formation à la lutte contre la corruption transnationale avec des agents du ministère public fédéral (MPF) et du service des recettes intérieures de l’Union, comme le révèle un rapport de l’Agence publique » note le site web brésilien.

Rappelons que le ministère états-unien de la Justice a rendu “viable” la guerre « privatisée » contre le Venezuela en mars dernier, en adoptant une méthode qui consistait à criminaliser Nicolás Maduro et d’autres hauts fonctionnaires vénézuéliens, en les accusant de “narcotrafic” et en mettant leurs têtes à prix. C’est le très contesté William Barr, un républicain très à droite nommé procureur général par Donald Trump, qui a été chargé de monter ce dossier.

L’autre événement a été la participation du Brésil à l’activation des mécanismes du Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR) contre le Venezuela, avec 11 autres pays membres du Conseil permanent de l’Organisation des États américains (OEA), dont la Colombie et les États-Unis, le 11 septembre 2019.

En septembre 2019 le Brésil s’est prononcé en faveur de la demande de la Colombie de réactiver le vieux traité d’assistance militaire réciproque (TIAR)

Ce jour-là, des sanctions ont été décidées contre le gouvernement vénézuélien pour « crimes de blanchiment d’argent et de trafic de drogue« . “En plus de partager des renseignements militaires et financiers, ils ont également créé un réseau de coopération juridique pour lutter contre les crimes internationaux présumés du bureau du gouvernement bolivarien” explique l’article de Brasil de Fato, signé Michele De Mello.

Voilà pour la partie visible du champ de bataille. Pendant ce temps, la mafia anti-chaviste établie à Miami, en Floride, concrétisait secrètement les accords avec Silvercorp pour monter l’incursion au Venezuela, finalement été scellés dans un document le 16 octobre 2019 signé par Juan Guaidó, Juan José Rendón, Sergio Vergara et Jordan Goudreau, propriétaire de l’entrepreneur. C’est le document mis en ligne par le Washington Post.

Le programme anti-chaviste pour 2020 a commencé en Colombie avec la troisième Conférence inter-ministérielle continentale sur « la lutte contre le terrorisme« , d’où est sortie la nouvelle accusation concoctée par Mike Pompeo contre le gouvernement vénézuélien de “soutenir le Hezbollah et les FARC”, organisations qualifiées de « terroristes » par les États-Unis. L’événement organisé en présence de Pompeo a lancé la tournée internationale de Guaidó pour coordonner avec des acteurs d’Europe et de la Maison Blanche, les prochaines actions irrégulières contre le Venezuela.

Les militaires brésiliens ont participé en tant « qu’observateurs  » à des exercices conjoints avec les forces armées colombiennes et des États-Unis, dans une des sept bases états-uniennes en Colombie.

Dans la déclaration finale, il était convenu de “redoubler d’efforts pour combattre les sources du « terrorisme » et du “blanchiment d’argent”. Les régimes de droite du Groupe de Lima créé par les Etats-Unis et l’OEA historiquement inféodée à Washington ont également renouvelé leur engagement à renforcer le contrôle des frontières en formant des « équipes conjointes », vouées notamment à des « enquêtes de renseignement financier », pour localiser, suivre, récupérer et saisir les avoirs des organisations considérées comme « criminelles ». Une semaine plus tard, la Colombie et les États-Unis organisaient des exercices militaires dans l’une des sept bases militaires états-uniennes en Colombie (Tolemaida), où des membres des forces militaires brésiliennes participaient en tant “qu’observateurs”.

Le 5 mars, mois au cours duquel l’opération Gedeon devait être exécutée selon les aveux des mercenaires, le retrait de deux diplomates de l’ambassade du Brésil au Venezuela a été annoncé, une décision prise pour marquer le soutien de Bolsonaro au fake-président Juan Guaidó. La même mesure n’a pas pu être prise en interne : alors qu’il était sur le point d’expulser le corps diplomatique vénézuélien au Brésil, la Cour suprême fédérale a suspendu l’ordre de Bolsonaro.

Rencontre Bolsonaro/Guaido, le 28 février 2019

Ce désaccord entre pouvoirs étatiques fait partie de la crise que traverse la présidence brésilienne, aggravée par la gestion erratique de la pandémie qui a placé le Brésil au troisième rang mondial en nombre de cas de Covid-19, avec un des taux de mortalité les plus élevés. Le 22 mai 2020, la Cour Suprême du Brésil a libéré un enregistrement vidéo d’une réunion officielle où le Ministre de la Santé reste bouche close, et où Bolsonaro explique qu’il veut empêcher une enquête sur ses fils: « Je ne vais pas laisser baiser toute ma famille ou mes amis parce que je ne peux pas donner un coup de fil pour changer un policier. On n’est pas ici pour rigoler. Si je ne peux changer le policier, je change le chef, si je ne peux pas changer le chef, je change le ministre.«  (sic)

Cependant, même si les groupes politiques affiliés au clan Bolsonaro sont en accord avec les diktats de la Maison Blanche, les conspirations de coup d’Etat contre le Venezuela ne font pas l’unanimité dans le corps militaire. Même si l’une des premières mesures prises par le gouvernement Bolsonaro a été de céder la base aérospatiale d’Alcântara dans le Maranhão au Pentagone, au niveau des relations militaires, le Venezuela et le Brésil ont maintenu des réunions éloignées de l’hostilité de Bolsonaro, et les forces armées brésiliennes ont refusé de soutenir une invasion militaire états-unienne contre le Venezuela. Le scénario sanitaire désastreux sur le territoire brésilien a placé les institutions en opposition accrue aux décisions du président. Une partie de la direction militaire et le vice-président du Brésil, le général à la retraite Hamilton Mourao, prennent leurs distances. Pour l’heure en tout cas, l’armée brésilienne ne semble pas disposée à se plier à une incursion armée, la doctrine militaire brésilienne ne prévoyant pas l’activation de conflits de cette ampleur qui pourraient mettre en danger la propre souveraineté du Brésil.

Sources : Brasil de Fato, article de Michele de Mello https://www.brasildefato.com.br/2020/05/21/governo-brasileiro-pode-estar-relacionado-com-invasao-paramilitar-na-venezuela et Mision Verdad

Traduction et adaptation: Thierry Deronne

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