Anonyme.
Témoignage d’un signataire (de l’UPR)
LES SUCETTES
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Glenmor (1969)
SODOME
Ils sont nés d’un amour bien trop vague
Ces enfants qui marchent les yeux pliés
La crainte l’emporte et la peur divague
Ils sont fils de rois, leur père était berger
Ils sont l’empire des preux au cœur de la ville
Sodome est leur gloire et Gomorrhe le berceau
Le temps laisse leurs pas filer tranquilles
Ils ont Paris sous le pied, la haine sous le manteau
Ils ne sont beaux qu’à la lueur des nuits rances
Leurs étoiles sont de néon, leurs paradis de bordels
Sodome c’est Paris et Paris c’est la France
L’on y crève à genoux, l’on y vit tout pareil.
Sodome, ton empire de gloire et déchéance
Le pauvre se doit de dormir debout
On ne loge que l’argent en douce France
Le pauvre et le rat se terrent dans les trous
Elles viennent d’ailleurs, par centaines
Rêver d’argent qu’elles n’ont pas et d’amour qu’elles n’ont plus
Elles ont quitté la Provence et la Touraine
Avec l’œil du conquérant en nouvelle tenue
Elles sont jolies les filles de nos campagnes
Que Paris voit venir bientôt matin
Elles ne pleurent pas encore leur lointaine Bretagne
Elles ont le rire d’enfant, Paris les fait putains
Et ceux-là qui traînent le rire au cœur de la nuit
En vivant de l’argent que la Bretonne a gagné
Ont face honorable et sont gens bien assis
Sodome rime leur nom, on les fait députés
Sodome, fleuron de la brigade mondaine
Qui fait son beurre au pied des maquereaux
Ton nom porte en titre lumière en arme pleine
L’ombre y couche l’enfant mais non pas le salaud
On accroche l’histoire au pied de Notre-Dame
Ce grand immeuble où l’on parle charité
La chaise s’y vend et Paris s’y pâme
Quand Riquet le bavard y touche les entrées
C’est encore là que tout se vend ou s’achète
Au prix du vendeur, malgré le vendu
On y porte l’honneur à hauteur de braguette
L’on s’y fait une gloire en y montrant son cul
Les couples heureux qui passent à l’histoire
Ont de Cocteau l’esprit, de Jean Marais la virilité
Les orgies d’alcôve, les sabbats de mémoire
Ont Sodome pour église et Paris pour cité {bis}
Je ne sais pas si « mes » lecteurs suivent l’actualité politique mais une crise interne qui pourrait être irrémédiable et fatale (si on peut risquer cette redondance) déchire l’UPR, l’Union Populaire Républicaine. Je doute que la chloroquine militante suffira et je me demande si l’on en est pas déjà au stade de l’oxygénation inutile du sang de la bête, car inadaptée ou trop tardive.
Je n’en avais pas parlé jusque là ; l’affaire remonte au 18 avril pour sa manifestation interne, et au 21 avril pour sa manifestation publique. Des inconnus ayant fait fuiter des courriers internes vers la presse (presse tout ce qu’il y a de plus anti-UPR) qui s’est fait une joie non dissimulée de bien enfoncer le clou. Sans parler de courriels privés diffusés sur Internet et même d’enregistrements à l’insu de certains, de coups de fil privés. « Quand j’ai vu les premiers messages dévoilés, j’ai eu la nausée, premièrement par ces méthodes que je vomis. Puis j’ai eu la nausée au sujet de ce que j’y lisais. On vous y découvre fragile, torturé, et manipulateur. » écrit un certain « Antoine M – « ex-responsable de la communication visuelle » – adhérent depuis 2012 » en s’adressant au président de l’UPR.
Pour ceux qui voudrait en savoir plus, il y a beaucoup d’éléments ici :
https://www.upr.fr/
https://www.youtube.com/user/UPRdiffusion
https://www.signataires.frexit.org/
https://www.youtube.com/results?search_query=asselineauleaks
mais aussi sur Facebook et Twitter, ou encore sur vk (V Kontakte, russe), par exemple : https://vk.com/les.uperiens.)
De ce qu’il en ressort, du moins à mon point de vue qui a peu varié sur l’essentiel depuis le début de la consternante « affaire », c’est que les deux partis en présence
– d’un côté la majorité du Bureau National (présentement 18/24 auxquels se sont joints 15 délégués régionaux et 33 délégués départementaux…), dits « les signataires » ou « les putschistes »,
— et de l’autre le président François Asselineau, le reste du BN et une partie des autres cadres, et semble-t-il une bonne part des adhérents et sympathisants (plus loin de la tête donc plus, ou pour ne pas dire, totalement ignorants des faits),
n’ont pas mieux agit l’un que l’autre.
***
Je résumerai ainsi les choses. M’en tenant assez étroitement à l’essentiel. Pour les détails consulter les liens au-dessus.
On a d’un côté un président, qui fut l’un des membres fondateurs de l’UPR au printemps 2007. Ce dernier, s’il peut être sympathique a aussi au fond de lui un caractère égotique développé (qui à mon goût d’ailleurs manque d’empathie et de compassion, ou pour le dire autrement : de pathos) ; il agit en autocrate, voulant s’occuper de tout, n’acceptant pas la controverse, ni qu’on lui fasse de l’ombre de quelque manière que ce soit. Il arrange à sa manière la « démocratie » interne du mouvement. En résumé, il ne se trouve bien qu’entouré de sa cour, et considère que l’UPR est sa chose, avec toutes les conséquences néfastes qui en découle. Étant d’ailleurs l’une des rares personnes du mouvement visible de manière conséquente sur Internet ou parfois dans d’autres media, et ceci depuis des années, d’autant plus qu’il s’est accaparé, surtout depuis le début de cette « crise », pour pratiquement lui seul, le site UPR et UPR-TV (certes ses capacités d’idéologue, d’historien et d’érudit sont reconnues de tous et ne sont certainement pas en cause ici, mais là n’est pas, ou malheureusement n’est plus exactement, n’est plus du tout le problème).
N’en faisant qu’à sa tête (il est persuadé d’être un être de qualité unique ayant un QI exceptionnel), il lui arrive de prendre des décisions sans en référer à quiconque ou en manipulant (par sa verve, son bagout, sa prestance) un Bureau National qui malheureusement a été pendant trop longtemps amorphe et complaisant. Ce qui s’est traduit au fil des ans, par des exclusions totalement injustifiées et aussi par un grand nombre de démissions discrètes ou moins discrètes, parfois même collectives, et par le découragement de plus d’un qui n’est sans doute pas étranger à la quasi stagnation de l’UPR au niveau électoral depuis 2017. Exemple le plus marquant : la démission de Thibeaud Lonjon, le secrétaire général, suivit quelques mois après par la démission du directeur de campagne (nommé par le président lors de l’université d’automne de l’UPR de 2018, avant même la campagne des élections européennes de 2019 ! Je pourrais également parler de l’exclusion totalement abusive de Yannick Hervé il y a quelques années, réintégré au sein de l’UPR par décision de justice !
Dernièrement, il a même jugé bon de recruter une personne contre l’avis de plus d’un, et de lui faire grimper très rapidement tous les échelons, jusqu’à l’état de « chef de cabinet » (sic). Il n’y aurait rien à dire si cette volonté de « chouchouter » son jeune poulain n’allait de paire avec l’entretien d’une mauvaise ambiance et nombre de rancœurs de gens mis à l’écart ou déconsidérés. C’est ici qu’il faut quand même dire quelque chose qui relève de la vie privée du président de l’UPR, car il y a eu dérapage. Je veux parler de son goût grec (semble-t-il fort ancien, certains font remonter cela à au moins vingt-cinq ans en arrière) pour quelque chose qu’il est difficile de situer, et qui doit se trouver quelque part du côté d’un amour platonique (ou peut-être plus) mais fort insistant pour les jeunes mâles qui lui semblent d’exception et dans lesquels il se reflète. Avec tout un processus intellectuel d’identification. Ou de dédoublement.
Je n’irai certainement pas au-delà, car je n’ai rien pour en dire plus. Par contre ce qui est établi c’est que le président a pu avoir des attitudes un peu étonnantes (voir les faits rapportés par https://www.signataires.frexit.org/) et également ce qu’il faut qualifier une pratique de harcèlement de son collaborateur – semble-t-il plus par écrit que physique – ainsi que de manipulation du protégé (voir idem). Il en ressort que le protégé, ayant achevé récemment un CDD pour l’UPR, a fini par porter plainte contre son employeur. Certes accuser quelqu’un de harcèlement de nos jours est très mode, mais ici il semble plutôt établi qu’il ne s’agit pas de simples accusations en l’air. Et il faut savoir que cette affaire paraît avoir été la seconde du genre à mettre au débit de François Asselineau (voir ibidem).
* * *
Face à ces faits un Bureau National qui au fil des ans, avec les uns ou les autres, a toujours été je le répète placide à son encontre a fini, dans sa majorité, par se rebeller en demandant des comptes au « patron ». Mais c’est là aussi que ces éléments majoritaires ont agi en dépit du bon sens. Tout d’abord parce que certains questionnements peuvent paraître étonnants. Ainsi en est-il concernant d’éventuelles largesses financières alors même que le processus de dépense requiert le contrôle de plusieurs personnes. Ici je dirais même que les questions des « signataires » sont tordues. Qu’on en juge :
« II. Les comptes. Contexte : Il y a des frais de fonctionnement quotidiens gérés par le siège. De nouvelles échéances électorales arrivent qui engendreront des dépenses importantes supplémentaires. Questions : 1) Quel est le niveau actuel de la trésorerie ? 2) Outre les frais de fonctionnement engagés (loyers, salaires, voiture, charges diverses…), quelles sont les dépenses engagées ? 3) Le Bureau national pourrait-il consulter la comptabilité du mouvement ? » (cf. « Les questions que tout le monde se pose – première série de questions du Bureau national [en fait d’une partie seulement du BN, une majorité] mardi 5 mai 2020, mis à jour : mai 27 »).
Pourquoi tordues ? Parce que les « signataires » ont déjà les réponses puisque le trésorier (ex. trésorier, il a démissionné depuis) faisant partie des signataires, était parfaitement apte à leur donner les réponses, à moins qu’il ne fût qu’un fantoche. Cela relève de la mauvaise foi. Ce dernier (Charles-Henri Gallois) aurait déclaré depuis que les comptes seraient en mauvaise posture, ce qui a été contesté publiquement par le président qui a annoncé que les caisses étaient actuellement excédentaires de 300.000 ou 320.000 euros (je ne me souviens plus exactement). Et ici je ne donne pas tort au président qui rappelle que toute somme engagée doit recevoir l’aval d’une personne qualifiée qui en examine la conformité, puis qui réclame la signature du secrétaire général, et du président pour tout frais engagé supérieur à 1.000 euros, puis qui doit passer par le contrôle de deux cabinets d’experts-comptables indépendants l’un de l’autre, sans oublier celui du trésorier, et in fine par celui de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques.
* * *
Sur la forme cela n’a pas toujours été mieux. Ainsi, au lieu de demeurer dans la discrétion interne, une lettre destinée au président a été largement répandue au sein de l’UPR et par la magie de ceux qui entendaient moins attaquer le président que le mouvement, la Presse en a été très rapidement informée et été hyper-réactive. Quasiment dans l’instant. Le temps d’une fin de semaine (comme on dit en canadien). Samedi 18 avril, lundi 20 avril. Cette lettre interne et de caractère privé et la réponse du président lui-même, ont ainsi été étalées dans Le Figaro ; l’Obs et Libération se sont fait une joie d’en rajouter ensuite.
Dans cette lettre « les signataires », également dénommés par l’autre camp, mais aussi et même par certains des signataires, « les putschistes », n’y allaient pas de main morte, ni par quatre chemins, collationnant tout un tas avérés ou non de manquements ou de fautes (ou délits) du président, ils exigeaient une réunion pour que le président réponde à une vingtaine de questions et exigeait même sa démission (s’il lui restait un peu d’honneur) sous les quarante-huit heures suivant cette réunion s’apparentant à un tribunal.
* * *
Évidemment, lancé de cette manière, les deux blocs se sont totalement repliés. Le président usant et abusant de ses prérogatives, a argué du confinement, puis a une réunion ou « les signataires « ne se sont pas manifestés, et de fil en aiguille, il a appelé à un congrès triennal en verrouillant totalement les deux principaux organes d’information de l’UPR, son site et sa télévision sur YouTube.
Des deux côtés, mais avant tout du côté des « signataires » – dont c’était le seul moyen de se manifester – ont éclos une série de vidéos (dont certaines d’anciens membres de l’UPR) qui au lieu de chercher l’apaisement et une solution mesurée, en ont remis une couche faisant du tort essentiellement à l’UPR plus qu’à son président lui-même. Certains racontant n’importe quoi. Et remettant même en cause les buts politiques d’un mouvement qui fut le leur. On a même eu le droit à des lots d’insultes. Les media du mondialisme (hostiles aux options politiques du mouvement) ne pouvant que se faire les gorges chaudes de tous ses éléments.
De plus, si « les signataires » pouvaient et peuvent actuellement, à juste titre, récriminer le président sur ses manquements dans le domaine de la démocratie interne (sans même évoquer les très fortes suspicions de harcèlements professionnel et autre dont il aurait été l’auteur), il ne se sont pas gênés eux-mêmes pour agir d’une manière fort peu responsable qui, du côté d’un observateur externe, amène des doutes sur les capacités des uns et des autres à gérer au mieux les affaires de notre pays. Ainsi, parmi leurs desiderata trouve-t-on ceci :
IV. Liste des adhérents. Contexte : La sécurisation de la liste des adhérents est essentielle. La divulgation de leurs coordonnées est condamnable et remettrait en cause leur confiance en nous. Questions : 1) Qui a accès à la liste complète des adhérents au sein de l’UPR ? 2) Il semble qu’au moins un prestataire extérieur à l’UPR y ait accès ? Qui et pourquoi ? 3) Pour quelle raison le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? (source idem)
À la première question je répondrai ; apparemment beaucoup de monde a accès à la liste complète des adhérents puisque les signataires – comprenant des informaticiens bien qualifiés en leur sein – semblent l’avoir récupérée illégalement depuis et l’utilisent pour leur campagne pour le prochain congrès (mais qui leur donnerait totalement tort puisque le président autocrate a verrouillé le site et la télévision de l’UPR, ou même caché le nom de 25 membres du Conseil National récemment tirés au sort ; au profit du seul camp de ses fidèles et de lui-même en tout premier lieu, puisque dit-on, il est le meilleur et le plus intelligent d’entre eux). Quant à la question « 3) Pour quelle raison le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? », j’aurais envie de dire : sans doute parce qu’il était trop amorphe et pas assez responsable. « Qui ne dit mot, consent ! »
* * *
Enfin, indépendamment du caractère autoritaire d’un président d’un mouvement pourtant favorable à plus de démocratie directe, disons que l’essentiel – le plus important – des « reproches » (des dénonciations) des « signataires » tiens ici, dans ces passages de leur « lettre au président » du 18 avril dernier :
V. Procédures contre des salariés. Contexte : Au moment où le BN vous a envoyé sa lettre du 18 avril 2020, l’UPR comptait 6 permanents salariés dont vous. Aujourd’hui, 30 avril 2020, il semblerait que des procédures aient été engagées contre des permanents. Questions : 1) Contre qui ? 2) Quelles procédures ont été engagées, pour quels motifs et à quelle date ? 3) Qui a initié la procédure ? En vertu de quel pouvoir statutaire ? 4) Pourquoi le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ?
VII. Embauche d’un attaché de presse supplémentaire. Contexte : Notre mouvement politique a des moyens limités. Il n’est financé que par ses adhérents et ne reçoit aucune aide extérieure. En septembre 2019, au moment de l’embauche du chauffeur-attaché de presse, l’UPR disposait déjà d’une attachée de presse salariée. Plusieurs permanents du siège vous ont fait part de leurs réticences concernant le recrutement de ce nouveau collaborateur, notamment parce qu’il avait diffusé une vidéo peu flatteuse à votre égard (attitude peu conforme à celle d’un attaché de presse). Questions : 1) Plusieurs permanents vous ont donné des avis très défavorables concernant cette embauche. Pourquoi l’avoir concrétisée malgré tout ? 2) Pourquoi le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? [ou pourrait également ajouter : pourquoi le BN n’a-t-il pas immédiatement réagi et finalement laissé faire?]
VIII. Effets des Leaks [sic, pourquoi ne pas écrire « fuites » ? Parce qu’il s’agit de fuites délictueuses et sur Internet ?]. Contexte :Vous avez engagé successivement deux très proches collaborateurs en un an. Dans les deux cas, ils ont rapporté l’existence de problèmes graves. Dans les deux cas, vous avez affirmé qu’ils mentaient à ce sujet. Le premier collaborateur a démissionné. Vous aviez convaincu la presque totalité du BN à l’époque de ne pas donner suite à cette affaire en invoquant « des problèmes psychiatriques », propos confirmés par d’autres salariés du siège. À la suite de ce départ, dès janvier 2019, le BN a proposé au secrétaire général de vous aider au recrutement. Ce à quoi vous n’avez pas donné suite. Dans le deuxième cas, le collaborateur évoque une situation similaire. De surcroît, il a été récemment porté à la connaissance du BN que des correspondances personnelles entre chacun des deux employés et vous étaient diffusées auprès d’autres partis politiques, d’un journaliste et pour partie sur le net, ce qui présente un risque majeur pour l’UPR. Ces lettres ont été écrites sous votre adresse de l’UPR sur gmail. Questions : 1) Confirmez-vous, aujourd’hui comme alors, que ces deux salariés auraient menti ? 2) Pourquoi avoir recruté tout seul le deuxième proche collaborateur partageant des informations sensibles du parti ? 3) Dans votre lettre du 19 avril 2020, vous indiquez que vos correspondances avec ces deux anciens salariés circulant sur le net sont « sorties de tout contexte ». Que voulez-vous dire ? 4) Comment expliquez-vous l’existence de tels messages provenant de votre messagerie UPR sur une messagerie non sécurisée ?
Sur la teneur de certains courriers cf.https://www.signataires.frexit.org/ déjà cité. À ce jour sur la question des finances, le président a rappelé qu’il est certainement plus créditeur de l’UPR que débiteur, ce qui semble incontestable puisque c’est sur ses deniers que l’UPR a pu se lancer (mais c’est aussi grâce au bénévolat de presque tout le monde et l’argent à fond perdu de plus d’un qu’il fonctionne encore actuellement) et qu’il était « dégueulasse » de l’accuser de quoi que ce soit à ce sujet. C’est également le terme de « dégueulasse » qu’il a utilisé concernant les suspicions de harcèlement, tout en se retranchant derrière plusieurs plaintes de lui pour diffusion publique de courrier privé et diffamation publique. Il n’a pas tort non plus, sauf qu’il n’est pas le seul a avoir porté plainte, puisque le second collaborateur évoqué ci-dessus a fait de même, mais contre lui.
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Parmi diverses vidéos, plus ou moins faciles à découvrir sur YouTube, je suis tombé sur celle-ci qui date du 24 mai, elle est de Gilles Berder délégué UPR45 : « Pour notre terre de France ».
Entre temps, face à cette situation affligeante … à mon minuscule niveau (n’étant même pas adhérent mais disons simple sympathisant de l’UPR) j’ai écrit (sans aucune illusion, mais j’aurai dit ce que j’avais à dire) plusieurs fois à la plupart des membres du Bureau National du mouvement, ainsi qu’au président (personne ne m’a même accusé réception de quoi que ce soit, ce qui semble être une constante dans ce mouvement pourtant très sourcilleux sur les questions de la « démocratie » ; son autocrate président bien évidemment en tête, qui semble totalement sourd à toute remarque n’allant pas dans son sens, et finalement opposé au dialogue ; je l’ai constaté sur d’autres sujets préalablement).
Je leur disais qu’ils devraient se rendre à l’évidence que s’ils voulaient sauver l’UPR de la déconfiture et lui redonner nouvelle virginité, la solution ne pouvait tenir que dans l’élection de responsables nationaux menée par un ou une candidate de consensus (car, pour l’instant du moins, l’UPR, mouvement très démocratique (sic) ne connaît que le scrutin majoritaires et de listes complètes, et ignore le scrutin proportionnel en son propre sein, ce que j’ignorais jusqu’à ces dernières semaines). L’UPR, milieu très nettement masculin et dont l’âge moyen serait de 42 ans, en toute innocence j’ai donc suggéré que ce soit une femme d’une quarantaine d’année qui soit mise à la tête de l’UPR. Et bien évidemment une personne – je le répète – de consensus, ni marquée par le camp présidentiel, ni marquée par le camp des « putschiste ». Bien évidemment, je n’attends rien de cette suggestion ; mais c’est juste pour prendre date par rapport à moi-même et à mes propres idées.
Je disais, je suggérais simplement comme « solution » (ni François Asselineau qui devait se mettre en retrait et continuer de faire ce qu’il savait le mieux faire comme idéologue et analyste, ni Charles-Henri Gallois, autre personnage clivant car très certainement mal perçu par la base comme empêcheur de tourner rond) quelque chose relevant de la même logique que celle que développe ce militant : Point de vue sur la crise interne au 19 mai. Par Gildas Jaffrennou.
Lien n°1 : L’image de l’UPR : état des lieux et perspectives https://drive.google.com/file/d/1JfOj…
Lien n°2 : CONTRIBUTION_AU_CONGRES_2020_-_SORTIR_PAR_LE_HAUT https://drive.google.com/file/d/1YsCI…
J’aime bien le titre du lien deux ; j’ai écrit plusieurs à François Asselineau (mais m’a-t-il lu, même?), celui qui se victimise effrontément, et je lui demandais instamment de s’élever dans l’honneur et la raison et non de s’abaisser dans le déshonneur et la déraison, jusqu’à oublier son propre but et son propre chemin, citant non pas sa référence habituelle Confucius, mais Lao-Tseu. Parmi tant et plus de citations possible, je me contenterai de celle-ci pour aujourd’hui concernant l’humilité et l’écoute, la compassion et l’absence de mépris : « Un véritable conducteurs d’hommes se met en-dessous d’eux… Tout cela est en parfaite harmonie avec la loi du Ciel ! »
Par contre, lorsque Antoine M déjà cité écrit :
Un mouvement soi-disant sectaire qui dégagerait son président parce qu’il ne respecterait pas les valeurs du parti et qu’il donnerait une mauvaise image du Frexit. Ça serait la première fois qu’un parti politique placerait les principes qu’il défend au-dessus de son dirigeant. Beaucoup partiront certainement, il y aura peut-être une période où il restera peu de monde mais la dynamique sera quelque chose de jamais vu nulle part ailleurs. C’est peut-être ce qui peut arriver de mieux désormais à notre combat commun. François vous avez merdé, mais vous pouvez encore démontrer que la volonté qui vous anime, c’est bien d’agir pour la France, et non d’agir pour vous-même, comme tous les autres. C’est à vous de jouer maintenant.
… il se trompe lourdement du moins sur les conséquences. Si le président se mettait intelligemment et humblement à l’écart, en retrait de lui-même (en parfait gaulliste), du moins tant que les affaires judiciaires ne sont pas réglées, cela aurait du sens et serait même en adéquation avec ce qu’il prône pour les autres. Et limiterait la casse. Par contre, le virer renvoie l’UPR au néant dont il ne se relèverait jamais.
Et je conclus, à nouveau par la voix de Gilles Berder, délégué UPR du Loiret : Résistance à l’abus de pouvoir. 14 juin.
N. B. Cette vidéo commence par évoquer le fait que le Bureau national de l’UPR (en l’absence de ses éléments contestataires, mais conviés à la réunion) s’est réuni à Paris le samedi 6 juin… Hasard ou pas, le 6 juin est évidemment, aussi, la date anniversaire du Débarquement ou dudit Jour le plus long (6 juin 1944).
***
Je finirai en disant : qu’Asselineau nous montre qu’il a de la raison et du bon-sens (mot qui revient souvent dans la bouche de ce dernier), et une conscience, qu’il nous prouve qu’il n’est pas cet être hybride – mi-chèvre, mi-choux – cette chimère que certains nomment, en une expression anglo-française : un ass-linot, un âne à courte vue.
* * *
Annexe. Les derniers courriels en date que j’envoie, par acquis de conscience, à deux personnes qui, comme d’habitude, ne m’en accuseront pas même bonne réception.
president@upr.fr sujet : la survie de l’UPR
Si vous avez encore une conscience, et un brin de raison, mettez-vous en retrait de l’UPR, au moins le temps des procès à venir, et faites-vous tout petit. Ayez l’intelligence de laisser la place à un président ou une présidente et à une équipe consensuels.
copie à l’un des chefs de la « conspiration » : C.-H. Gallois.
J.-P. F.
charles-henri.gallois@upr.fr sujet : l’avenir du mouvement
Si vous avez le sens de l’unité et le souci de l’avenir du mouvement, ayez l’intelligence de faire en sorte qu’émerge du Congrès un président ou une présidente et une équipe les plus consensuels possible.
copie au chef défaillant de « l’autocratie » (qui se plaint de ne pas avoir le temps d’écrire de livres, mais qui pourtant en cette occasion aurait une chance inespérée de le faire, « tranquillement ») : F. Asselineau.
J.-P. F.
Un ami roumain me dit un jour : « quand tu le voyais à la télévision (il me parlait de Ceaușescu) tu avais envie de le tuer ». Un ami tout ce qu’il y a de plus pacifique et non-violent pourtant. Un poète.
Hé bien, il semble que de nos jours cela soit la même chose pour un tas de français (tout à fait normaux) concernant Macron. Moi, j’ai trouvé la solution, il y a belle lurette que je ne le regarde plus, que je ne l’écoute plus. Et j’en sais toujours suffisamment assez par les commentaires peu élogieux et les réactions des uns et des autres qui suivent toujours ses pitoyables interventions de kéké, de branleur élyséen. De macronesque et grotesque Macronescou…
C’est encore le cas aujourd’hui avec ces commentaires bienvenus à nouveau de Lucien Cavelier.
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15 juin 2020 —
Hier soir, j’ai écouté l’intervention de l’homme qui occupe actuellement le poste de président de la France et je me suis fait une réflexion. Pendant qu’il récitait sa partition obscène, je me suis demandé pourquoi je détestais autant cet homme. Pourquoi, de telles émotions de colère s’emparaient de moi à la moindre phrase, à la moindre intonation de sa voix mielleuse qui sonne comme la personne qu’il est : fausse !
Je me suis demandé pourquoi chaque phrase, chaque création factice de cet épouvantail aussi ridicule pouvait à ce point m’ulcérer. Et voici ce que j’ai trouvé !
Macron me révulse car un homme qui a des morts sur la conscience et qui s’autocongratule pendant des minutes entières est exécrable !
Macron me révulse car un homme qui prend le prétexte du virus pour interdire les rassemblements alors que tout le monde a repris le travail pour sauver son économie est insupportable !
Macron me révulse car un homme qui parle du goût de la liberté mais qui ordonne la bastonnade en permanence est cynique !
Macron me révulse car sa France est une France de privilèges, d’incompétents, de ministres violeurs ou violents, de mensonges et de mépris !
Macron me révulse car lorsqu’il fête sa victoire contre le virus il montre l’amour qui déborde pour lui-même et le mépris pour les 30.000 personnes mortes par la folie de son gouvernement de clowns !
Macron me révulse car congratuler son gouvernement pour la gestion de la crise c’est une fois de plus prendre les françaises et les français pour d’imbéciles enfants soumis à leur pathologie mensongère !
Macron me révulse lorsqu’il complimente les blouses blanches dont il représente le plus grand ennemi, le mépris et les coups depuis tant d’années ! Il me révulse lorsqu’il remercie tout ceux qui ont continué à travailler, ceux-là mêmes qu’il considère derniers de cordée ! Il me révulse toujours autant lorsqu’il s’attribue le courage et le mérite des gens qui ne sont rien et qui ont pourtant tenu le pays !
Macron me révulse lorsqu’il nous impose de faire repartir l’économie de plus belle en protégeant les plus faibles alors que c’est incompatible!
Macron me révulse lorsqu’il s’extirpe des responsabilités par couardise ! Ces mêmes responsabilités qui fondent les noms des grandes avenues ou qui comme lui, creusent les caniveaux de l’Histoire !
Macron me révulse lorsqu’il nous demande d’être fier de la France alors qu’il en constitue la honte la plus totale !
Macron me révulse lorsqu’il ose associer son destin avec le mien! Lorsqu’il ose imaginer que notre histoire pourrait un jour se croiser autrement que par la haine qu’il attise par l’infinie infamie de son être!
Macron me révulse lorsque la santé prend le dessus sur l’économie, qu’il nous annonce que c’était juste une parenthèse et qu’il appelle cela l’humanisme !
Macron me révulse lorsqu’il dépense 500 milliards pour sauver l’économie alors qu’il disait ne pas avoir d’argent magique pour notre santé !
Macron me révulse lorsqu’il présente comme une victoire personnelle le sauvetage social de millions de français alors qu’il est chef des travaux de la destruction de ce système social protecteur !
Macron me révulse lorsqu’il hurle de son silence la gestion calamiteuse de la crise et les conséquences de la destruction de l’hôpital public !
Il me révulse lorsqu’il parle de protéger les aînés, que son système économique d’austérité a couvert de sacs poubelles comme sépulture dans les EHPAD !
Il me révulse lorsqu’il ose parler en mon nom pour une souveraineté européenne qui a montré toute sa défaillance pendant la crise ! Laissez Macron parler en mon nom c’est le laisser me salir sans rien faire !
Il me révulse lorsqu’il réclame l’unité, qui sonne pour lui comme la soumission à son insupportable personne et à sa politique d’ancien monde!
Il me révulse lorsqu’il parle d’écologie tout en donnant l’ordre de gazer celles et ceux qui la défendent !
Il me révulse lorsqu’il prétend que la couleur de peau réduit les chances de diplôme alors que son gouvernement a multiplié par dix les frais d’inscription à des études françaises pour un étudiant étranger !
Il me révulse lorsqu’il parle d’ordre républicain qui n’est en réalité que violence, obéissance et chaos !
Il me révulse lorsqu’il met bout à bout des mots littéraires sans seulement savoir ce qu’ils veulent dire !
Il me révulse comme la marionnette malsaine qui s’agite pour glaner une pièce.
Il me révulse comme l’agonie d’un monde qui doit être aboli.
Il me révulse comme le mythomane, le simulateur et le marchand de sommeil.
Il me révulse car il est imposture.
Il me révulse car il est illusion.
Il me révulse car il n’est que misère.
Il me révulse car il n’est que néant !
Et c’est parce qu’il me révulse et que je veux qu’il le sache que le 16 juin et encore, je battrai le pavé. Parce qu’il me révulse et que je veux qu’il le sache !
Lucien Cavelier psy énervé
Marseille, France
Le malheur ne se soigne pas
Texte de Lucien Cavelier, la personne à l’initiative de la pétition Nous soutiendrons les médecins qui attaquent E.Philippe, A. Buzyn et O. Véran en justice ! (plus de 523000 signataires à cette heure)
12 juin 2020 —
Je ne vous ferai pas l’affront d’un texte long en cette période d’actualités volcaniques mais la honte de ce gouvernement m’oblige à retourner ma plume !
Oui, car la semaine dernière l’Assemblée Nationale a voté une proposition de loi venant évidemment de LREM et permettant aux salariés de “donner” des congés sous forme de chèques vacances aux soignants.
Cette mesure, adoptée en première lecture avant son examen au Sénat, permettrait à la “solidarité des Français de s’exprimer”, après la crise du coronavirus.
Ainsi, non plus à l’Assemblée Nationale, où il a droit d’asile, mais bien directement dans un projet de loi, le mépris fait sa tranchée.
L’État paiera, l’État paiera…
La phrase résonne encore dans les mémoires comme l’ultime mensonge d’un homme écrasé par le vice et l’embarrassante exubérance d’un Moi sans limite, gangrené par un narcissisme pathologique, telle l’excroissance qui pèse sur celui qui la porte et qui est son fardeau.
Aujourd’hui est spécial car les soignants héros sont devenus les soignants mendiants, victimes comme s’il en était besoin d’un gouvernement vautour qui renverse les responsabilités et distribue des rôles dans le sordide théâtre de son Guernica politique. De sa griffe il a fielleusement saisi le mal-être ambiant pour polir sa propagande la plus scélérate.
Pour contrer cette propagande je vous propose de traduire directement le fond de la pensée du sommet en prenant soin de le faire sans les artifices politiques qui transformerait le chaos en jardin d’Eden.
Par conséquent, ces mots devraient générer en vous du dégoût et c’est normal. Ils représentent les tréfonds de la concupiscence politique qui habite ces hommes et ces femmes :
« Nous, gouvernement, garant des institutions et du service public dont le fonctionnement est notre mission régalienne. Nous, gouvernement, ayant donné notre parole d’en assurer le système, annonçons solennellement ce jour prendre la fuite. Ne pouvant donner concrétisation en acte à notre parole qui ne vaut plus rien, nous n’avons d’autres choix que faire porter au peuple de France le poids de nos maux. Nous, ne souhaitons plus payer, si tant est que nous l’ayons déjà fait, et par un procédé vicieux faisons d’une pierre trois coups. Créer le don de congé pour le personnel de santé nous permet de trahir notre parole en faisant tomber notre gestion de la crise délicatement dans l’oubli, d’économiser de l’argent magique et de culpabiliser en accusant d’avarice le malheureux qui ne souhaiterait pas donner son jour de congé.
– Car il faut quand même récolter quelques piécettes pour les blouses blanches (je rajoute) –
Signé: le sommet pour la base ».
Cela pourrait être drôle, mais le jeu de dupe délibéré qui nous met variable d’une équation dont nous n’avions aucune envie de prendre part est réel.
L’équation en question, en trois phases :
1) Vous ne souhaitez pas donner votre jour de congé au personnel de Santé ?
2) Quelle ingratitude !
3) N’avez-vous donc pas honte ?
Aujourd’hui est spécial… Nous voyons apparaître sous le rideau du théâtre, tenu d’un côté par des médias achetés et de l’autre par la bastonnade ordonnée par un ministre soûlard, un État substitut de l’État public. Un État usurpateur de l’État social.
État social État public… deux idées qui caressent chaque jour qui passe un peu plus les courbes d’une délicieuse utopie.
Lucien Cavelier psy énervé.
Hier à propos des manifestations « anti-blanches » (manipulatrices et réductrices de l’histoire réelle américaine ou le nord et les démocrates se font une virginité sur le sud et les républicains) et de glorification des délinquants-drogués-incurables Floyd et Traoré (pas moins de six délinquants multi-récidivistes sur dix-sept dans ce clan d’un polygame qui a été « une vraie chance pour la France »),
manifestations organisées par des officines manipulées (de toutes les couleurs, dont blanche) par tout le gratin du mondialisme (jusqu’à Macron, le p’tit collabo), et ceci en vue de diviser les peuples et de faire diversion sur les vrais problèmes de notre société qui se sont manifestés d’une manière « éclatante » lors de l’épidémie du coronavirus,
Castaner le maffieux, justifiant les manifestations, ces manifestations-là uniquement, a déclaré : «L’émotion dépasse les règles juridiques ».
En clair, l’émotion est au-dessus des lois. Mais surtout, il y a émotion et émotion, deux poids, deux mesures, comme d’hab !
Que pense-t-il alors de l’émotion des Gilets Jaunes, des personnels de santé, des avocats, des salariés en grève, des chômeurs, des pauvres, etc. ? Que pense-t-il de l’émotion des éborgnés en particulier ? Que pense-t-il de l’émotion de cette mamie tuée par l’explosion d’une grenade à sa fenêtre ? Tiens, ici, ça n’était pas du racisme anti-maghrébin ! C’était juste de la faute à pas de chance… Et surtout, il n’y avait pas sujet à récupération politicarde.
Là c’est plutôt les motions de censure !!!
La Fête des Mères selon Pétain.
Le Maréchal Pétain et la Fête des Mères
La Fête des Mères et le « socialisme ».
On nous dit que l’Académie, ou tout au moins son secrétaire perpétuel actuel, la Belle Hélène Zourabichvili, notre franco-géorgio-germano-russe Grand-croix de la Légion d’honneur, Commandeur de l’ordre des Palmes académiques, Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, Commandeur de l’ordre de Léopold (Belgique), Commandeur de l’ordre national de la Croix du Sud (Brésil), Titulaire de l’ordre de l’Honneur (Russie), Commandeur avec étoile de l’ordre du Mérite (Pologne), Commandeur de l’ordre du Mérite culturel (Monaco), etc. etc., aurait mis plusieurs mois à nous rappeler que l’on ne doit pas dire ni écrire « le Covid-19 » mais « la Covid-19 », qui n’est jamais qu’un sigle de plus comme il en traîne tant, et bien de trop de nos jours.
En effet, il ne faut pas confondre le nouveau coronavirus (ou corona-virus, virus à couronne) spécifique aux années 2019-2020 et la maladie dont il est responsable désigné sous le nom de Covid-19. Le mot Covid-19 étant une erreur au départ d’ailleurs, car en général, comme le plus souvent dans les autres domaines de la science, les scientifiques s’efforcent de nommer les choses non pas en anglais ou toute autre langue vivante, mais en recourant au grec et/ou au latin ; comme dans « coronavirus », mot composé des latins virus, suc, jus, humeur, bave, venin, poison, infection, etc. et corona, couronne, halo… Du moins pour les plus cultivés et moins fumistes d’entre eux (je pense ici pour les fumistes à un certain nombre de micro-physiciens, je veux dire de physiciens de l’infiniment petit, de la physique nucléaire et des particules)… Ou à des langues très minoritaires, ce qui est sympathique, comme dans le domaine du catalogage des astres possédant un « petit nom ».
« Le Covid-19 » (ou covid-19) serait donc « la Covid-19 », soit : la « COrona VIrus Disease 19 » ; acronyme latino-anglais. En bon français : la maladie du coronavirus de l’année 2019. Dont la souche elle-même a pour nom, également acronymique et anglais : SARS-CoV-2 ; en français : le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère – 2. SARS en anglais, SRAS en français, comme on a AIDS en anglais et SIDA en français.
Hélène (mais semble-t-il pas les autres académiciens qui n’ont pas été réunis « en conclave » pour en décider) a tranché. On doit dire et écrire : « la covid-19 » puisque « covid » est l’abrégé de « coronavirus disease » : maladie du coronavirus, en anglais, donc. Mais à tout prendre il serait peut-être plus français de dire en forme longue : la maladie du coronavirus-19, ou la maladie du covi(sans d)-19, ou pour parler encore plus par sigle : la m-covi-19.
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Alors même que si les anglophones ne se moquent pas de savoir si « the man » est masculin et « the woman » est féminin, peu leur chaut de savoir si « the disease » est mâle ou femelle puisque « the » comme « a » en anglais est aussi bien mâle que femelle, ou neutre si l’on veut le dire d’une autre façon.
Mis à part les mots concernant les êtres humains et certains animaux – comme en français à ce niveau (cf. man (homme), woman (femme), father (père), mother (mère), uncle (oncle), aunt (tante), fox (renard), vixen (renarde), bull (taureau), cow (vache), beef (bœuf)… – la langue anglaise ne différencie pas les autres mots, les noms de choses, par tel ou tel genre, à de rares exceptions près tels que « the car », « the plane », « the ship » dont le pronom personnel correspondant est ni « it », ni « he », mais « she », elle.
Mais si l’on veut vraiment préciser le sexe, concernant en particulier les noms de métiers ou d’activité, on ajoute devant le nom à préciser, « woman », ou « lady » pour les femmes, et « male » pour les hommes. « Male dancers » (danseurs hommes) ; « woman doctor » (femme docteur). Ce qui existe aussi parfois en français ex. : femme écrivain, femme artiste, « une sage-femme homme » (mais on a fait en sorte de supprimer cette expression curieuse qui devrait se dire tout simplement « un sage-homme », par « accoucheur », mot plus vague qui peut désigner un médecin ou pas).
Je me demande d’ailleurs si toutes les élucubrations (qui semblent passer un peu de mode on dirait) sur les pseudo-théories et autres « pensées » fumeuses et destructrices des esprits sur « le genre » ne seraient pas liées, au moins indirectement, à la dégenrisation grammaticale presque intégrale de l’anglais, ou à cette neutralité apparente des sexes en anglais.
Notons d’ailleurs que le français « femme » dérive du latin femina (femelle, à l’origine ; diminutif : femella), tandis que « woman » est l’opposé ou le complément de l’homme (wo-man), comme « w-est » vis-à-vis de « est ». Ou comme le chinois (taoïste) oppose le yin (correspondant à la Terre, à la Lune, à l’ombre, au froid, à l’eau, à l’humidité, à la passivité, à la féminité…) au yang (correspondant au Soleil, à la lumière, au feu, à la chaleur, à la sécheresse, à l’activité, à la masculinité…).
Attardons-nous un peu sur cet ou cette disease car lui-même ou elle-même, réserve des surprises.
De fait, ce disease n’est autre qu’un mot d’anglo-normand, du temps où la cour d’Angleterre (au roi d’origine normande puis angevine), parlait français, ou pour être plus précis : un dialecte roman de Normandie qui fut illustré en particulier par les Lais poétiques de Marie de France.
Disease fait partie de la douzaine de graphies normandes anciennes de ce mot (ici féminin) que l’on rencontre dans les textes du Moyen-Âge. Desease, desaise, disaise, dissaise, disese, dissease, etc. Ce mot polysémique réunit, en anglo-normand, les sens de : 1- inconfort, inconvénient, épreuve, détresse, douleur, 2- maladie, 3- trouble, malheur, 4- obstacle, opposition, 5- mécontentement, déplaisir, colère… (cf. Anglo-Normand Dictionary).
D’une manière générale, en ancien-français, la desaise, desayse, desayze, desaese, deseesee, disease… à le sens de : 1- malaise, maladie, difformité, 2- chagrin, 3- manque. (cf. Godefroy, Dictionnaire d’Ancien-français). Il existe alors un verbe desaaisier qui a le sens de : faire perdre le contentement, rendre déplaisant. Tandis que desaaisié signifie : mal à l’aise.
En résumé, voici ce que nous dit le Godefroy à propos de « aise » :
Aise, ayse, substantif masculin et féminin : état commode et agréable – aise de lit, plaisir de l’amour ; chose dont on a le droit d’user ou de s’aider – aise de ville : servitude, passage… Aise (masculin) : vase (le récipient).
Aise, ayse, aize, adjectif : qui est à l’aise – être aise ; aisé, facile – très mal aise, très difficile, très malaisé ; aisément, facilement – porter aise, plus aise, moult aise, porter aisément, plus aisément, très aisément.
Aisant, ezant : qui a de l’aise, qui jouit.
En moyen-français commun, la desaise, c’est : le malaise, l’état de souffrance ou de contrainte ; et la desaise de quelque chose : le manque, le besoin de quelque chose.
Pour être complet, ajoutons qu’il existe aussi en français le désaise ; « substantif masculin, rare, archaïque », nous dit le Trésor de la Langue Française qui a les sens de : absence d’aise, malaise, peine morale. On y donne un exemple tiré de Sainte Lydwine de Schiedam, ouvrage de Charles Huysmans édité en 1901 (p. 110) : « … mes désaises et mes peines. »
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En anglais, disease n’est pas le seul mot pour désigner la maladie. On peut citer en particulier : – illness que l’on peut traduire plutôt par « mal » (to be ill : être malade, être mal, aller mal ; terminal ill : phase terminale) ; ill signifiant : malade, mal ; on parle de mental illness, maladie mentale ; – et, sickness qui relève plutôt de l’indisposition, du dérangement physique, des nausées, vomissements (to be car sick : être malade en voiture, avoir le mal de la voiture), ou du dérangement mental, obsessions ; sick signifiant : malade, malsain. Il y a encore des mots comme stress, syndrome, disorder, distress. Et même, parfois, malady (maladie, infection, mal).
Quand il s’agit d’appeler une maladie sous la forme d’un complément de nom, on semble recourir invariablement au mot disease. Alzheimer’s disease (parfois Alzheimer’s, tout court ; maladie d’Alzheimer), Creutzfeldt-Jakob disease (maladie de Creutzfeldt-Jakob), mad cow disease (maladie de la vache folle, expression directement calquée sur l’anglais).
Ease (du français « aise ») la racine de disease est un mot qui a avant tout les sens de « facilité » ou d’« aisance ». Comme le français « aisé » dans des phrases telles que : il est aisé (facile) ou malaisé (difficile, délicat) de faire ceci ; il vient d’un milieu aisé (vivant dans l’aisance financière).
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Enfin, s’il faut conclure sur le sexe de « covid-19 » en français, j’opterai pour une réponse de normand, ou d’anglo-normand. Je suis un peu dubitatif.
Faut-il raisonner à partir de l’anglais ou à partir du français ? Tout se tient dans la lettre acronymique « d ». Notre Hélène nationale penche pour l‘explication suivante: on doit dire « la covid-19 », parce que « covid-19 » est l’abréviation de l’anglais « corona virus disease 19» que l’on traduit par « maladie du coronavirus (de l’année 20)19 ». Moi, je veux bien, mais « covid » n’est après tout qu’un acronyme et « disease » est neutre en anglais, pas plus masculin que féminin, il peut être précédé d’un «the» ou d’un « a » ambivalent, hermaphrodite, ou androgyne, si l’on peut dire. Et en tant que pronom personnel, il n’est ni « he », ni « she » mais «it».
Si l’on veut aller au bout de la logique étymologique, il faudrait connaître le sexe originel de disease. Il ressort de ce que l’on a décortiqué plus haut, que par le passé desaise fut aussi bien mâle que femelle. Certes essentiellement femelle en anglo-normand ; mais aussi mâle et femelle plus généralement dans tout le domaine d’oïl de l’ancien-français, femelle dans les attestations que l’on en a du moyen-français, mais mâle dans ce qu’il en reste de nos jours, en un usage très marginal.
Pour ce qui est de mon cas, je crois finalement que je vais continuer à nommer cette maladie : « le covid-19 », ayant en tête moins « la maladie du covi-19 » que « le covi-desaise-19 ». Attention « desaise-19 », ou si vous préférez « désaise-19 » ; pas « DS 19 ». Les plus anciens sauront de quoi je parle.
Le petit lexicographe.
En 2015, dans son n° 1174, le magazine Science & Vie désignait le “virus le plus dangereux du monde”. La journaliste Caroline Tourbe en dit l’essentiel.
Aux fous !
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