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UPR : « FATAL ERROR », OU L’ANNONCE D’UN NAUFRAGE PROCHAIN… SAUF MIRACLE

17 juin 2020

Je ne sais pas si « mes » lecteurs suivent l’actualité politique mais une crise interne qui pourrait être irrémédiable et fatale (si on peut risquer cette redondance) déchire l’UPR, l’Union Populaire Républicaine. Je doute que la chloroquine militante suffira et je me demande si l’on en est pas déjà au stade de l’oxygénation inutile du sang de la bête, car inadaptée ou trop tardive.

Je n’en avais pas parlé jusque là ; l’affaire remonte au 18 avril pour sa manifestation interne, et au 21 avril pour sa manifestation publique. Des inconnus ayant fait fuiter des courriers internes vers la presse (presse tout ce qu’il y a de plus anti-UPR) qui s’est fait une joie non dissimulée de bien enfoncer le clou. Sans parler de courriels privés diffusés sur Internet et même d’enregistrements à l’insu de certains, de coups de fil privés. « Quand j’ai vu les premiers messages dévoilés, j’ai eu la nausée, premièrement par ces méthodes que je vomis. Puis j’ai eu la nausée au sujet de ce que j’y lisais. On vous y découvre fragile, torturé, et manipulateur. » écrit un certain « Antoine M – « ex-responsable de la communication visuelle » – adhérent depuis 2012 » en s’adressant au président de l’UPR.

Pour ceux qui voudrait en savoir plus, il y a beaucoup d’éléments ici :

https://www.upr.fr/
https://www.youtube.com/user/UPRdiffusion
https://www.signataires.frexit.org/
https://www.youtube.com/results?search_query=asselineauleaks
mais aussi sur Facebook et Twitter, ou encore sur vk (V Kontakte, russe), par exemple : https://vk.com/les.uperiens.)

De ce qu’il en ressort, du moins à mon point de vue qui a peu varié sur l’essentiel depuis le début de la consternante « affaire », c’est que les deux partis en présence
– d’un côté la majorité du Bureau National (présentement 18/24 auxquels se sont joints 15 délégués régionaux et 33 délégués départementaux…), dits « les signataires » ou « les putschistes »,
— et de l’autre le président François Asselineau, le reste du BN et une partie des autres cadres, et semble-t-il une bonne part des adhérents et sympathisants (plus loin de la tête donc plus, ou pour ne pas dire, totalement ignorants des faits),
n’ont pas mieux agit l’un que l’autre.

***

Je résumerai ainsi les choses. M’en tenant assez étroitement à l’essentiel. Pour les détails consulter les liens au-dessus.

On a d’un côté un président, qui fut l’un des membres fondateurs de l’UPR au printemps 2007. Ce dernier, s’il peut être sympathique a aussi au fond de lui un caractère égotique développé (qui à mon goût d’ailleurs manque d’empathie et de compassion, ou pour le dire autrement : de pathos) ; il agit en autocrate, voulant s’occuper de tout, n’acceptant pas la controverse, ni qu’on lui fasse de l’ombre de quelque manière que ce soit. Il arrange à sa manière la « démocratie » interne du mouvement. En résumé, il ne se trouve bien qu’entouré de sa cour, et considère que l’UPR est sa chose, avec toutes les conséquences néfastes qui en découle. Étant d’ailleurs l’une des rares personnes du mouvement visible de manière conséquente sur Internet ou parfois dans d’autres media, et ceci depuis des années, d’autant plus qu’il s’est accaparé, surtout depuis le début de cette « crise », pour pratiquement lui seul, le site UPR et UPR-TV (certes ses capacités d’idéologue, d’historien et d’érudit sont reconnues de tous et ne sont certainement pas en cause ici, mais là n’est pas, ou malheureusement n’est plus exactement, n’est plus du tout le problème).

N’en faisant qu’à sa tête (il est persuadé d’être un être de qualité unique ayant un QI exceptionnel), il lui arrive de prendre des décisions sans en référer à quiconque ou en manipulant (par sa verve, son bagout, sa prestance) un Bureau National qui malheureusement a été pendant trop longtemps amorphe et complaisant. Ce qui s’est traduit au fil des ans, par des exclusions totalement injustifiées et aussi par un grand nombre de démissions discrètes ou moins discrètes, parfois même collectives, et par le découragement de plus d’un qui n’est sans doute pas étranger à la quasi stagnation de l’UPR au niveau électoral depuis 2017. Exemple le plus marquant : la démission de Thibeaud Lonjon, le secrétaire général, suivit quelques mois après par la démission du directeur de campagne (nommé par le président lors de l’université d’automne de l’UPR de 2018, avant même la campagne des élections européennes de 2019 ! Je pourrais également parler de l’exclusion totalement abusive de Yannick Hervé il y a quelques années, réintégré au sein de l’UPR par décision de justice !

Dernièrement, il a même jugé bon de recruter une personne contre l’avis de plus d’un, et de lui faire grimper très rapidement tous les échelons, jusqu’à l’état de « chef de cabinet » (sic). Il n’y aurait rien à dire si cette volonté de « chouchouter » son jeune poulain n’allait de paire avec l’entretien d’une mauvaise ambiance et nombre de rancœurs de gens mis à l’écart ou déconsidérés. C’est ici qu’il faut quand même dire quelque chose qui relève de la vie privée du président de l’UPR, car il y a eu dérapage. Je veux parler de son goût grec (semble-t-il fort ancien, certains font remonter cela à au moins vingt-cinq ans en arrière) pour quelque chose qu’il est difficile de situer, et qui doit se trouver quelque part du côté d’un amour platonique (ou peut-être plus) mais fort insistant pour les jeunes mâles qui lui semblent d’exception et dans lesquels il se reflète. Avec tout un processus intellectuel d’identification. Ou de dédoublement.

Je n’irai certainement pas au-delà, car je n’ai rien pour en dire plus. Par contre ce qui est établi c’est que le président a pu avoir des attitudes un peu étonnantes (voir les faits rapportés par https://www.signataires.frexit.org/) et également ce qu’il faut qualifier une pratique de harcèlement de son collaborateur – semble-t-il plus par écrit que physique – ainsi que de manipulation du protégé (voir idem). Il en ressort que le protégé, ayant achevé récemment un CDD pour l’UPR, a fini par porter plainte contre son employeur. Certes accuser quelqu’un de harcèlement de nos jours est très mode, mais ici il semble plutôt établi qu’il ne s’agit pas de simples accusations en l’air. Et il faut savoir que cette affaire paraît avoir été la seconde du genre à mettre au débit de François Asselineau (voir ibidem).

* * *

Face à ces faits un Bureau National qui au fil des ans, avec les uns ou les autres, a toujours été je le répète placide à son encontre a fini, dans sa majorité, par se rebeller en demandant des comptes au « patron ». Mais c’est là aussi que ces éléments majoritaires ont agi en dépit du bon sens. Tout d’abord parce que certains questionnements peuvent paraître étonnants. Ainsi en est-il concernant d’éventuelles largesses financières alors même que le processus de dépense requiert le contrôle de plusieurs personnes. Ici je dirais même que les questions des « signataires » sont tordues. Qu’on en juge :

« II. Les comptes. Contexte : Il y a des frais de fonctionnement quotidiens gérés par le siège. De nouvelles échéances électorales arrivent qui engendreront des dépenses importantes supplémentaires. Questions : 1) Quel est le niveau actuel de la trésorerie ? 2) Outre les frais de fonctionnement engagés (loyers, salaires, voiture, charges diverses…), quelles sont les dépenses engagées ? 3) Le Bureau national pourrait-il consulter la comptabilité du mouvement ? » (cf. « Les questions que tout le monde se pose – première série de questions du Bureau national [en fait d’une partie seulement du BN, une majorité] mardi 5 mai 2020, mis à jour : mai 27 »).

Pourquoi tordues ? Parce que les « signataires » ont déjà les réponses puisque le trésorier (ex. trésorier, il a démissionné depuis) faisant partie des signataires, était parfaitement apte à leur donner les réponses, à moins qu’il ne fût qu’un fantoche. Cela relève de la mauvaise foi. Ce dernier (Charles-Henri Gallois) aurait déclaré depuis que les comptes seraient en mauvaise posture, ce qui a été contesté publiquement par le président qui a annoncé que les caisses étaient actuellement excédentaires de 300.000 ou 320.000 euros (je ne me souviens plus exactement). Et ici je ne donne pas tort au président qui rappelle que toute somme engagée doit recevoir l’aval d’une personne qualifiée qui en examine la conformité, puis qui réclame la signature du secrétaire général, et du président pour tout frais engagé supérieur à 1.000 euros, puis qui doit passer par le contrôle de deux cabinets d’experts-comptables indépendants l’un de l’autre, sans oublier celui du trésorier, et in fine par celui de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques.

* * *

Sur la forme cela n’a pas toujours été mieux. Ainsi, au lieu de demeurer dans la discrétion interne, une lettre destinée au président a été largement répandue au sein de l’UPR et par la magie de ceux qui entendaient moins attaquer le président que le mouvement, la Presse en a été très rapidement informée et été hyper-réactive. Quasiment dans l’instant. Le temps d’une fin de semaine (comme on dit en canadien). Samedi 18 avril, lundi 20 avril. Cette lettre interne et de caractère privé et la réponse du président lui-même, ont ainsi été étalées dans Le Figaro ; l’Obs et Libération se sont fait une joie d’en rajouter ensuite.

Dans cette lettre « les signataires », également dénommés par l’autre camp, mais aussi et même par certains des signataires, « les putschistes », n’y allaient pas de main morte, ni par quatre chemins, collationnant tout un tas avérés ou non de manquements ou de fautes (ou délits) du président, ils exigeaient une réunion pour que le président réponde à une vingtaine de questions et exigeait même sa démission (s’il lui restait un peu d’honneur) sous les quarante-huit heures suivant cette réunion s’apparentant à un tribunal.

* * *

Évidemment, lancé de cette manière, les deux blocs se sont totalement repliés. Le président usant et abusant de ses prérogatives, a argué du confinement, puis a une réunion ou « les signataires «  ne se sont pas manifestés, et de fil en aiguille, il a appelé à un congrès triennal en verrouillant totalement les deux principaux organes d’information de l’UPR, son site et sa télévision sur YouTube.

Des deux côtés, mais avant tout du côté des « signataires » – dont c’était le seul moyen de se manifester – ont éclos une série de vidéos (dont certaines d’anciens membres de l’UPR) qui au lieu de chercher l’apaisement et une solution mesurée, en ont remis une couche faisant du tort essentiellement à l’UPR plus qu’à son président lui-même. Certains racontant n’importe quoi. Et remettant même en cause les buts politiques d’un mouvement qui fut le leur. On a même eu le droit à des lots d’insultes. Les media du mondialisme (hostiles aux options politiques du mouvement) ne pouvant que se faire les gorges chaudes de tous ses éléments.

De plus, si « les signataires » pouvaient et peuvent actuellement, à juste titre, récriminer le président sur ses manquements dans le domaine de la démocratie interne (sans même évoquer les très fortes suspicions de harcèlements professionnel et autre dont il aurait été l’auteur), il ne se sont pas gênés eux-mêmes pour agir d’une manière fort peu responsable qui, du côté d’un observateur externe, amène des doutes sur les capacités des uns et des autres à gérer au mieux les affaires de notre pays. Ainsi, parmi leurs desiderata trouve-t-on ceci :

IV. Liste des adhérents. Contexte : La sécurisation de la liste des adhérents est essentielle. La divulgation de leurs coordonnées est condamnable et remettrait en cause leur confiance en nous. Questions : 1) Qui a accès à la liste complète des adhérents au sein de l’UPR ? 2) Il semble qu’au moins un prestataire extérieur à l’UPR y ait accès ? Qui et pourquoi ? 3) Pour quelle raison le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? (source idem)

À la première question je répondrai ; apparemment beaucoup de monde a accès à la liste complète des adhérents puisque les signataires – comprenant des informaticiens bien qualifiés en leur sein – semblent l’avoir récupérée illégalement depuis et l’utilisent pour leur campagne pour le prochain congrès (mais qui leur donnerait totalement tort puisque le président autocrate a verrouillé le site et la télévision de l’UPR, ou même caché le nom de 25 membres du Conseil National récemment tirés au sort ; au profit du seul camp de ses fidèles et de lui-même en tout premier lieu, puisque dit-on, il est le meilleur et le plus intelligent d’entre eux). Quant à la question « 3) Pour quelle raison le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? », j’aurais envie de dire : sans doute parce qu’il était trop amorphe et pas assez responsable. « Qui ne dit mot, consent ! »

* * *

Enfin, indépendamment du caractère autoritaire d’un président d’un mouvement pourtant favorable à plus de démocratie directe, disons que l’essentiel – le plus important – des « reproches » (des dénonciations) des « signataires » tiens ici, dans ces passages de leur « lettre au président » du 18 avril dernier :

V. Procédures contre des salariés. Contexte : Au moment où le BN vous a envoyé sa lettre du 18 avril 2020, l’UPR comptait 6 permanents salariés dont vous. Aujourd’hui, 30 avril 2020, il semblerait que des procédures aient été engagées contre des permanents. Questions : 1) Contre qui ? 2) Quelles procédures ont été engagées, pour quels motifs et à quelle date ? 3) Qui a initié la procédure ? En vertu de quel pouvoir statutaire ? 4) Pourquoi le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ?

VII. Embauche d’un attaché de presse supplémentaire. Contexte : Notre mouvement politique a des moyens limités. Il n’est financé que par ses adhérents et ne reçoit aucune aide extérieure. En septembre 2019, au moment de l’embauche du chauffeur-attaché de presse, l’UPR disposait déjà d’une attachée de presse salariée. Plusieurs permanents du siège vous ont fait part de leurs réticences concernant le recrutement de ce nouveau collaborateur, notamment parce qu’il avait diffusé une vidéo peu flatteuse à votre égard (attitude peu conforme à celle d’un attaché de presse). Questions : 1) Plusieurs permanents vous ont donné des avis très défavorables concernant cette embauche. Pourquoi l’avoir concrétisée malgré tout ? 2) Pourquoi le Bureau national n’a-t-il pas été consulté ? [ou pourrait également ajouter : pourquoi le BN n’a-t-il pas immédiatement réagi et finalement laissé faire?]

VIII. Effets des Leaks [sic, pourquoi ne pas écrire « fuites » ? Parce qu’il s’agit de fuites délictueuses et sur Internet ?]. Contexte :Vous avez engagé successivement deux très proches collaborateurs en un an. Dans les deux cas, ils ont rapporté l’existence de problèmes graves. Dans les deux cas, vous avez affirmé qu’ils mentaient à ce sujet. Le premier collaborateur a démissionné. Vous aviez convaincu la presque totalité du BN à l’époque de ne pas donner suite à cette affaire en invoquant « des problèmes psychiatriques », propos confirmés par d’autres salariés du siège. À la suite de ce départ, dès janvier 2019, le BN a proposé au secrétaire général de vous aider au recrutement. Ce à quoi vous n’avez pas donné suite. Dans le deuxième cas, le collaborateur évoque une situation similaire. De surcroît, il a été récemment porté à la connaissance du BN que des correspondances personnelles entre chacun des deux employés et vous étaient diffusées auprès d’autres partis politiques, d’un journaliste et pour partie sur le net, ce qui présente un risque majeur pour l’UPR. Ces lettres ont été écrites sous votre adresse de l’UPR sur gmail. Questions : 1) Confirmez-vous, aujourd’hui comme alors, que ces deux salariés auraient menti ? 2) Pourquoi avoir recruté tout seul le deuxième proche collaborateur partageant des informations sensibles du parti ? 3) Dans votre lettre du 19 avril 2020, vous indiquez que vos correspondances avec ces deux anciens salariés circulant sur le net sont « sorties de tout contexte ». Que voulez-vous dire ? 4) Comment expliquez-vous l’existence de tels messages provenant de votre messagerie UPR sur une messagerie non sécurisée ?

Sur la teneur de certains courriers cf.https://www.signataires.frexit.org/ déjà cité. À ce jour sur la question des finances, le président a rappelé qu’il est certainement plus créditeur de l’UPR que débiteur, ce qui semble incontestable puisque c’est sur ses deniers que l’UPR a pu se lancer (mais c’est aussi grâce au bénévolat de presque tout le monde et l’argent à fond perdu de plus d’un qu’il fonctionne encore actuellement) et qu’il était « dégueulasse » de l’accuser de quoi que ce soit à ce sujet. C’est également le terme de « dégueulasse » qu’il a utilisé concernant les suspicions de harcèlement, tout en se retranchant derrière plusieurs plaintes de lui pour diffusion publique de courrier privé et diffamation publique. Il n’a pas tort non plus, sauf qu’il n’est pas le seul a avoir porté plainte, puisque le second collaborateur évoqué ci-dessus a fait de même, mais contre lui.

* * *

Parmi diverses vidéos, plus ou moins faciles à découvrir sur YouTube, je suis tombé sur celle-ci qui date du 24 mai, elle est de Gilles Berder délégué UPR45 : « Pour notre terre de France ».

 

Entre temps, face à cette situation affligeante … à mon minuscule niveau (n’étant même pas adhérent mais disons simple sympathisant de l’UPR) j’ai écrit (sans aucune illusion, mais j’aurai dit ce que j’avais à dire) plusieurs fois à la plupart des membres du Bureau National du mouvement, ainsi qu’au président (personne ne m’a même accusé réception de quoi que ce soit, ce qui semble être une constante dans ce mouvement pourtant très sourcilleux sur les questions de la « démocratie » ; son autocrate président bien évidemment en tête, qui semble totalement sourd à toute remarque n’allant pas dans son sens, et finalement opposé au dialogue ; je l’ai constaté sur d’autres sujets préalablement).

Je leur disais qu’ils devraient se rendre à l’évidence que s’ils voulaient sauver l’UPR de la déconfiture et lui redonner nouvelle virginité, la solution ne pouvait tenir que dans l’élection de responsables nationaux menée par un ou une candidate de consensus (car, pour l’instant du moins, l’UPR, mouvement très démocratique (sic) ne connaît que le scrutin majoritaires et de listes complètes, et ignore le scrutin proportionnel en son propre sein, ce que j’ignorais jusqu’à ces dernières semaines). L’UPR, milieu très nettement masculin et dont l’âge moyen serait de 42 ans, en toute innocence j’ai donc suggéré que ce soit une femme d’une quarantaine d’année qui soit mise à la tête de l’UPR. Et bien évidemment une personne – je le répète – de consensus, ni marquée par le camp présidentiel, ni marquée par le camp des « putschiste ». Bien évidemment, je n’attends rien de cette suggestion ; mais c’est juste pour prendre date par rapport à moi-même et à mes propres idées.

Je disais, je suggérais simplement comme « solution » (ni François Asselineau qui devait se mettre en retrait et continuer de faire ce qu’il savait le mieux faire comme idéologue et analyste, ni Charles-Henri Gallois, autre personnage clivant car très certainement mal perçu par la base comme empêcheur de tourner rond) quelque chose relevant de la même logique que celle que développe ce militant : Point de vue sur la crise interne au 19 mai. Par Gildas Jaffrennou.

Lien n°1 : L’image de l’UPR : état des lieux et perspectives https://drive.google.com/file/d/1JfOj…
Lien n°2 : CONTRIBUTION_AU_CONGRES_2020_-_SORTIR_PAR_LE_HAUT https://drive.google.com/file/d/1YsCI…

J’aime bien le titre du lien deux ; j’ai écrit plusieurs à François Asselineau (mais m’a-t-il lu, même?), celui qui se victimise effrontément, et je lui demandais instamment de s’élever dans l’honneur et la raison et non de s’abaisser dans le déshonneur et la déraison, jusqu’à oublier son propre but et son propre chemin, citant non pas sa référence habituelle Confucius, mais Lao-Tseu. Parmi tant et plus de citations possible, je me contenterai de celle-ci pour aujourd’hui concernant l’humilité et l’écoute, la compassion et l’absence de mépris : « Un véritable conducteurs d’hommes se met en-dessous d’eux… Tout cela est en parfaite harmonie avec la loi du Ciel ! »

Par contre, lorsque Antoine M déjà cité écrit :

Un mouvement soi-disant sectaire qui dégagerait son président parce qu’il ne respecterait pas les valeurs du parti et qu’il donnerait une mauvaise image du Frexit. Ça serait la première fois qu’un parti politique placerait les principes qu’il défend au-dessus de son dirigeant. Beaucoup partiront certainement, il y aura peut-être une période où il restera peu de monde mais la dynamique sera quelque chose de jamais vu nulle part ailleurs. C’est peut-être ce qui peut arriver de mieux désormais à notre combat commun. François vous avez merdé, mais vous pouvez encore démontrer que la volonté qui vous anime, c’est bien d’agir pour la France, et non d’agir pour vous-même, comme tous les autres. C’est à vous de jouer maintenant.

… il se trompe lourdement du moins sur les conséquences. Si le président se mettait intelligemment et humblement à l’écart, en retrait de lui-même (en parfait gaulliste), du moins tant que les affaires judiciaires ne sont pas réglées, cela aurait du sens et serait même en adéquation avec ce qu’il prône pour les autres. Et limiterait la casse. Par contre, le virer renvoie l’UPR au néant dont il ne se relèverait jamais.

Et je conclus, à nouveau par la voix de Gilles Berder, délégué UPR du Loiret : Résistance à l’abus de pouvoir. 14 juin.

N. B. Cette vidéo commence par évoquer le fait que le Bureau national de l’UPR (en l’absence de ses éléments contestataires, mais conviés à la réunion) s’est réuni à Paris le samedi 6 juin… Hasard ou pas, le 6 juin est évidemment, aussi, la date anniversaire du Débarquement ou dudit Jour le plus long (6 juin 1944).

***

Je finirai en disant : qu’Asselineau nous montre qu’il a de la raison et du bon-sens (mot qui revient souvent dans la bouche de ce dernier), et une conscience, qu’il nous prouve qu’il n’est pas cet être hybride – mi-chèvre, mi-choux – cette chimère que certains nomment, en une expression anglo-française : un ass-linot, un âne à courte vue.

* * *

Annexe. Les derniers courriels en date que j’envoie, par acquis de conscience, à deux personnes qui, comme d’habitude, ne m’en accuseront pas même bonne réception.

president@upr.fr sujet : la survie de l’UPR

Si vous avez encore une conscience, et un brin de raison, mettez-vous en retrait de l’UPR, au moins le temps des procès à venir, et faites-vous tout petit. Ayez l’intelligence de laisser la place à un président ou une présidente et à une équipe consensuels.
copie à l’un des chefs de la « conspiration » : C.-H. Gallois.
J.-P. F.

charles-henri.gallois@upr.fr sujet : l’avenir du mouvement
Si vous avez le sens de l’unité et le souci de l’avenir du mouvement, ayez l’intelligence de faire en sorte qu’émerge du Congrès un président ou une présidente et une équipe les plus consensuels possible.
copie au chef défaillant de « l’autocratie » (qui se plaint de ne pas avoir le temps d’écrire de livres, mais qui pourtant en cette occasion aurait une chance inespérée de le faire, « tranquillement ») : F. Asselineau.
J.-P. F.

From → divers

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