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Ils incarnent la honte !

12 juin 2020
Texte de Lucien Cavelier, la personne à l’initiative de la pétition Nous soutiendrons les médecins qui attaquent E​.​Philippe, A. Buzyn et O. Véran en justice ! (plus de 523000 signataires à cette heure)

12 juin 2020 —

Je ne vous ferai pas l’affront d’un texte long en cette période d’actualités volcaniques mais la honte de ce gouvernement m’oblige à retourner ma plume !

Oui, car la semaine dernière l’Assemblée Nationale a voté une proposition de loi venant évidemment de LREM et permettant aux salariés de “donner” des congés sous forme de chèques vacances aux soignants.

Cette mesure, adoptée en première lecture avant son examen au Sénat, permettrait à la “solidarité des Français de s’exprimer”, après la crise du coronavirus.

Ainsi, non plus à l’Assemblée Nationale, où il a droit d’asile, mais bien directement dans un projet de loi, le mépris fait sa tranchée.

L’État paiera, l’État paiera…

La phrase résonne encore dans les mémoires comme l’ultime mensonge d’un homme écrasé par le vice et l’embarrassante exubérance d’un Moi sans limite, gangrené par un narcissisme pathologique, telle l’excroissance qui pèse sur celui qui la porte et qui est son fardeau.

Aujourd’hui est spécial car les soignants héros sont devenus les soignants mendiants, victimes comme s’il en était besoin d’un gouvernement vautour qui renverse les responsabilités et distribue des rôles dans le sordide théâtre de son Guernica politique. De sa griffe il a fielleusement saisi le mal-être ambiant pour polir sa propagande la plus scélérate.

Pour contrer cette propagande je vous propose de traduire directement le fond de la pensée du sommet en prenant soin de le faire sans les artifices politiques qui transformerait le chaos en jardin d’Eden.

Par conséquent, ces mots devraient générer en vous du dégoût et c’est normal. Ils représentent les tréfonds de la concupiscence politique qui habite ces hommes et ces femmes :

« Nous, gouvernement, garant des institutions et du service public dont le fonctionnement est notre mission régalienne. Nous, gouvernement, ayant donné notre parole d’en assurer le système, annonçons solennellement ce jour prendre la fuite. Ne pouvant donner concrétisation en acte à notre parole qui ne vaut plus rien, nous n’avons d’autres choix que faire porter au peuple de France le poids de nos maux. Nous, ne souhaitons plus payer, si tant est que nous l’ayons déjà fait, et par un procédé vicieux faisons d’une pierre trois coups. Créer le don de congé pour le personnel de santé nous permet de trahir notre parole en faisant tomber notre gestion de la crise délicatement dans l’oubli, d’économiser de l’argent magique et de culpabiliser en accusant d’avarice le malheureux qui ne souhaiterait pas donner son jour de congé.

– Car il faut quand même récolter quelques piécettes pour les blouses blanches (je rajoute) –

Signé: le sommet pour la base ».

Cela pourrait être drôle, mais le jeu de dupe délibéré qui nous met variable d’une équation dont nous n’avions aucune envie de prendre part est réel.

L’équation en question, en trois phases :

1) Vous ne souhaitez pas donner votre jour de congé au personnel de Santé ?
2) Quelle ingratitude !
3) N’avez-vous donc pas honte ?

Aujourd’hui est spécial… Nous voyons apparaître sous le rideau du théâtre, tenu d’un côté par des médias achetés et de l’autre par la bastonnade ordonnée par un ministre soûlard, un État substitut de l’État public. Un État usurpateur de l’État social.

État social État public… deux idées qui caressent chaque jour qui passe un peu plus les courbes d’une délicieuse utopie.

Lucien Cavelier psy énervé.

From → divers

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