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ORGUES DE BARBARIE ET SCIES MUSICALES

27 juillet 2020

Nous venons d’apprendre que le gouvernement se lancerait dans un vaste programme de réhabilitation du noble métier de facteur d’orgue.

Bien évidemment, en prévision de tous les incendies d’église à venir. On peut saluer ici, et en chœur (d’église), sa prévoyance et compassion patrimoniale.

À votre bon cœur ! Mais que l’on ne s’y trompe pas, quand même.

Jésus marri, pour ne pas dire très marri, est déjà plus que déçu d’apprendre que notre État, mis sous la coupe totalitaire de l’Union Européenne, se trouvera fort dépourvu lorsque la braise (je parle du pognon) ne sera pas assez venue.

Pas assez de picaillon pour payer des grandes orgues et des facteurs idoines. On se contentera donc de simples orgues de barbarie, jouant en orchestre si nécessaire (les voûtes d’église sont hautes, les travées longues et larges).

 

Orgues de barbarie, orgues de circonstance, orgues des temps de décadence ; orgues que l’on peut même utiliser dans un simple foyer. Foyer familial, foyer d’immigrés, ou tout simplement dans un brasier de rue pour les plus démunis ou racailles ; enfin tout type de foyer, sans discrimination aucune, ni racisme, et parfait égalitarisme bisounours.

Orgues de barbarie, orgues de circonstance en nos temps mécaniques, technologiques et pour certains même électroniques. J’ai entendu dire que Bill Gates donnerait quelques milliards de vent (c’est comme ça que j’appelle l’argent) pour munir de puces électroniques ces orgues afin de les vacciner (eux et leurs utilisateurs) régulièrement. C’est que les cartons musicaux sont nids à poussière, et parfois très vieille poussière.

Tout le monde serait pleinement satisfait (cathos, anti-cathos…) si, au lieu d’avoir inculpé bien légèrement le chaleureux initiateur du mouvement je veux parler de Frère Emmanuel, Dieu (el) parmi (imma) nous (nu) Sansnom, plus connu sous le surnom de Manu la chance de Nantes – on ne lui avait pas décerné le Grand prix de l’initiative décadente.

Oui, on est malheureux pour lui, pour ce personnage si sympathique ; et comme le disait déjà plus ou moins son avocat (nommé d’office non religieux, ou payé par l’évêché?) après sa première garde à vue : il fallait, pour nous, faire montre de charité et de commisération (à ne pas confondre avec : commissaire à scions). Qui n’est pas pécheur, un jour ou l’autre ?

Depuis l’avocat du gentil pyromane, Me. Quentin Chabert, nous a abreuvé des arguments suivants : «Il a coopéré [c’est un bon point en notre époque de collaboration avec tout la gluance du monde ; Manu de l’Élysée est aussi un grand coopérant]. Il est dans les remords [c’est lui qui souffre]. Une repentance sincère et détaillée [à l’adresse du clergé]. Il a été dépassé par les événements. »

En clair, il a eu tort de s’énerver. On va nous sortir bientôt qu’il n’avait rien prémédité, mais qu’il est tombé par hasard sur du carburant et une boîte d’allumettes. Et d’ailleurs qu’une expertise psychiatrique devrait conclure à un esprit simple et dérangé, troublé par toutes ces manifestations « antiracistes » traoresques (et grotesques à mon point de vue).

Avec le bouquet final : « Il faut tout de même rappeler que nous sommes dans un cadre délictuel et non criminel. Il faut ramener les choses à leurs justes proportions. Les faire redescendre.»

En effet il n’y a pas mort d’homme, mais je dirais il y a bien pire : il y a destruction du travail artistique et artisanal des hommes du passé au savoirfaire unique, orgues, boiseries, vitraux, tableau… Personnellement je situe l’Art en haut de l’échelle humaine, dans le domaine du Sacré et d’une raison de vivre, en compagnie de la Science, du moins la Science et les Techniques constructives et non malfaisantes.

Le pauvre gars s’est juste un peu énervé (tout seul ?), mais a quand même réussi le tour de force de faire démarrer trois feux « dans un lieu qu’il adore [sic, je croyais que l’on adorait uniquement Dieu et ses parèdres Jésus, Marie] » nous a dit le recteur gaga de la cathédrale ; ce qui a demandé plusieurs minutes, et cela rien qu’à trois points liés comme par hasard entre eux par l’électricité : les deux orgues de la cathédrale et une armoire de connexion électrique.

En fait, c’est ce qu’on appelle une simple colère noire, de la part d’un ennemi de la musique (d’église ou pas, de très nombreux concerts très renommés et très suivis se tenaient en ces lieux). Ou alors un amoureux cynique ou tragique (l’amour est si souvent proche de la haine!) des negro-spirituels.

Dieudonné, pardon, Dieuparminous va devoir passer au confessionnal, je crains pour lui qu’il ne puisse se contenter de quelques Actes de contrition, de deux Pater et trois Ave. « Mon Dieu j’ai le regret de vous avoir offensé et d’avoir amené du désordre en votre Sainte Auberge… mais j’étais fort justement énervé à cause de cette France raciste qui n’accueille qu’un demi-million de pauvres ères comme moi, par an. Avec déjà plusieurs millions de chômeurs du cru et autres SDF de souche. Amen. »

En attendant, Immanuel le claviculaire ne semble rien avoir de commun avec le Messie promis au peuple juif par le prophète Isaïe, il y a bien longtemps. À moins que ! Faudrait voir ! Déjà qu’on a Macron…

 

 

From → divers

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