Richard Coudenhove-Kalergi ou de Coudenhove-Kalergi né en 1894 à Tokyo d’un père austro-hongrois et d’une mère japonaise, est mort en 1972 en Autriche.
Il aura passé sa vie à militer pour une cause fort douteuse.
Wikipédia, l’encyclopédie rédigée dans les domaines historiques, sociologiques et politiques par les petits propagandistes du mondialiste semblent s’extasier sur le personnage en le présentant ainsi :
« Il est l’un des premiers à avoir proposé un projet moderne d’Europe unie. Il peut être considéré, au sens large, comme l’un des « pères de l’Europe » dont il est un inspirateur et un militant important. »
Et réalise un long et très généreux article panégyrique.
Moi, ce que je retiens est qu’il fut le fondateur, entre autres groupements, du « Mouvement pour les États-Unis d’Europe » également dénommé « Mouvement paneuropéen » en 1922, de l’ « American Cooperative Committee of the Paneuropan Union” (1925), de « l’Union Paneuropéenne » en 1938, puis de « l’Union Paneuropéenne en exil » en 1939, ou encore de « l’Union parlementaire européenne » ou « Union Paneuropéenne » en 1947.
*

Drapeau originel de l’Union paneuropéenne internationale ; je ne ferai pas de longs commentaires sur cette symbolique qui est à l’origine assurée du drapeau de l’Union Européenne ; sur les douze étoiles d’or à cinq branches qui peuvent évoquer beaucoup de choses liées aux religions en particulier.
Pour en faire le drapeau dit européen, le centre rouge et or du drapeau a été supprimé, les douze étoiles d’or ont été maintenues et le bleu foncé a été remplacé par un bleu très clair substitué rapidement par un bleu marial.
La croix grecque centrale pourrait être une allusion à la Croix-Rouge, mais munie de branches plus minces.
C’est également Coudenhove qui dès les années vingt a proposé la création d’un hymne européen basé sur l’Ode (ou Hymne) à la Joie de la IXe symphonie de Beethoven.
*
Notons encore que ce « coude-en-ove » est devenu citoyen tchécoslovaque en 1919 et qu’il a été naturalisé français en 1939.
Plusieurs fois pressenti pour le Prix Nobel de la Paix (« l’Union Européenne », c’est la Paix, comme on a pu le constater plusieurs fois et même actuellement), ce fut un multi-médaillé, avec parmi d’autres, les médailles de l’Ordre du trésor sacré du Japon (1945) et du Mérite de la République autrichienne (1962), le grade de Commandeur de l’Ordre du mérite de la République italienne (1969), la légion d’honneur (1971), la médaille de l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne (1972).
François Asselineau évoque assez souvent (par anti-fascisme) le rôle joué par des éléments nazis ou pro-nazis dans l’immédiat après-guerre lors de la construction de ce qui est devenu la prison d’une partie des peuples européens (seule exception : la grande Russie) dénommée Union Européenne, affiliée à la Banque Centrale Européenne productrice de l’euro et copine comme cochonne avec l’Otan sous direction anglo-saxonne.
Mais il aurait pu développer sur tout un milieu gravitant autour de ce personnage qui selon wikipédia a reçu une « reconnaissance internationale ». Personnage oublié ou inconnu, du moins de moi-même, puisque je viens aujourd’hui seulement de le découvrir. Ou plus exactement de m’y intéresser un peu.
Il a écrit divers essais ; et l’année même où Hitler publie « Mein Kampf » (1925), lui-même publie « Praktischer Idealismus », Idéalisme Pratique.
Je vous donne ici un résumé succint, ou plutôt l’essence même de ce livre, ses thèses essentielles que j’ai trouvées sur Internet :
« Il y imagine un avenir où les futurs Européens ne seraient plus majoritairement originaires du Vieux Continent, mais de mélanges raciaux provoqués par le croisement avec des populations issues d’Afrique et d’Asie, dans le but de créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer par une nouvelle élite.
« La race du futur, négroïdo-eurasienne, d’apparence semblable à celle de l’Egypte ancienne, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités. »
« Il développe ensuite une suite de préjugés sur les métis qui frise [sic] le racisme. Prônant la création d’une élite basée sur l’eugénisme, il écrit que :
« Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles et inversement, les personnes de valeur moindre [« ceux qui ne sont rien » ?] devront se satisfaire de personnes de valeur moindre ».
« Il prône enfin la formation d’une caste « purifiée de tous ses éléments faibles en volonté et pauvres en esprit » et qui sera le fruit de « deux races de qualité : la noblesse de sang et le judaïsme. Dans ces deux races avantagées, hétérogènes réside le noyau de la noblesse européenne du futur […]. Le socialisme, qui a commencé par l’abolition de la noblesse et par le nivellement de l’humanité, culminera dans la production de la noblesse, dans la différenciation de l’humanité entre un peuple métissé et une élite sélectionnée par eugénisme. »
Moi, je ne sais pas, mais je crois y lire une partie au moins de la réalité présente et des ambitions à venir de toute la caste mondialo-européiste. Grande-Réinitialisation schwabienne comprise.
*
Le prélude du Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, dont une partie sert de musique pour le générique des émissions en Eurovision. Te Deum laudamus, nous te louons… Seigneur. Hymne à la paix qui n’est pas plus à sa place en Europe mondialiste que l’hymne à la joie de Beethoven.
*
Quelques menues réflexions pour achever.
1 – Il faut toujours se méfier d’un certain « idéalisme » ou de certaines prétendues valeurs, et des grands mots comme « démocratie » jetée à la face du Monde, et surtout se méfier de toutes les utopies qui en découlent. Les utopies réalisées sont toujours des cauchemars Elles finissent généralement très mal. Bolchevisme, fascisme, national-socialisme, maoïsme … et présentement mondialisme occidental.
2 – Il apparaît de plus en plus manifeste que l’impérialisme mondialisme, au-delà même de la sphère économique, politique ou colonialiste, est une sorte de synthèse, de symbiose entre divers messianismes non seulement à volonté universelle, mais à volonté dominatrice, pour ne pas dire esclavagiste : le messianisme protestant, le messianisme franc-maçon, le messianisme talmudo-kabbalo-judaïque sioniste. Et finalement l’utopie raciste et eugéniste de Coudenhove-Kalergi en est une excellente représentation. Sans tabou ni retenue.
3 – Peut-on dire que finalement le malheur « européen » du national-socialisme allemand a été d’agir pour la cause aryenne et anti-soviétique, et que celle qu’on nous « propose » ouvertement actuellement ressemble plus à celle de Coudenhove-Kalergi ? « La noblesse de sang », celle de la caste des nantis et « le judaïsme » pour reprendre les expressions de Coudenhove. Son génie (du mal) est d’avoir anticipé ce qui émerge déjà à la fois
— dans les contrées occidentales du côté des transhumanistes eugénistes, et autres « démocrates », « socio-démocrates » et « socialistes », tous à vocation totalitaire et technologiste
— et dans les contrées asiatiques du côté de la Chine, de la Corée du Nord et du Vietnam, dans une alliance forcenée entre le totalitarisme prétendu communiste et le technologisme le plus débridé (sans jeu de mot).
Coudenhove-Kalergi n’aspirait-il pas à un socialisme qui « culminera dans la production de la noblesse, dans la différenciation de l’humanité entre un peuple métissé et une élite sélectionnée par eugénisme » ?
4 — L’Allemagne, ou du moins ses dirigeants depuis disons Bismark (guerre de 70, guerre de 14, guerre de 39) ont une volonté d’hégémonie européenne. Bien aidés en cela par les anglo-saxons, les pays nordiques et anti-russes. Les pays latins et plus généralement du Sud européen n’ont pas l’intelligence d’agir de concert. Mais il faut dire qu’ils sont dirigés par des lavettes qui singent les anglo-saxons. Et/ou se mettent à genoux devant l’Allemagne. Un exemple : macron.
5 — Quand je vois ce qu’a écrit Coudenhove-Kalergi à propos du rôle que devrait jouer (ou joue?) le judaïsme dans ses fantasmes racistes, me revient cette réflexion, que je me suis fait plusieurs fois et il y a déjà fort longtemps, à propos du rapport entre le sionisme et le national-socialisme. Je trouve que le second est une sorte de sionisme adapté à des populations de goyim. L’un excluant l’autre et réciproquement.
6 — Coudenhove semble avoir vécu en accord, moins avec ses velléités futures que déjà présentes, de caste européenne. Sa première femme Ida Klausner, dite Ida Roland, de treize ans son aînée, était une actrice juive autrichienne. Sa deuxième femme fut la comtesse Alexandra Bally von Tiele. Et la dernière : Mélanie Hoffmann-Benatzky, une danseuse, troisième épouse et veuve du compositeur autrichien Ralph Benatzky surtout connu pour ses opérettes et ses chansons.
*
Ainsi va la vie, de l’opérette L’Auberge du Cheval Blanc de Benatzky :
paroles françaises :
Ainsi va la vie, hélas !
Souvent nous tendons les bras,
Nous croyons saisir… nos désirs.
En des rêves merveilleux
Apparaissent sous nos yeux
Nos espoirs d’enfants … triomphants.
Nous n’avons plus qu’à vouloir ;
Le destin me rit ce soir
Et le bonheur m’appartient …
Je le prends, je le tiens.
Quand nous refermons les bras,
Ainsi va la vie, hélas !
Il m’en reste bien souvent … que du vent.
le 11 septembre.
Source Agence Tass
De Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères russe :
Si les États-Unis fournissent à l’Ukraine des missiles de plus longue portée, la Russie :
▪️ considérera les États-Unis comme partie directe du conflit,
▪️ sera alors contrainte de réagir de manière appropriée.
Et elle a précisé que la Russie se réserve le droit de défendre son territoire par tous les moyens disponibles.
*
Je renvoie ici à la récente déclaration de Dmitri Medvedev vice-président du Conseil de Sécurité russe et ancien président russe qui montre que le temps de la négociation est définitivement passé.
« La camarilla de Kiev a donné naissance au projet de « garanties de sécurité » [pour l’Ukraine], qui sont en fait un prologue à la Troisième Guerre mondiale.
Bien sûr, personne ne donnera de « garanties » aux nazis ukrainiens. Après tout, cela revient presque à appliquer l’article 5 de l’Otan (Traité de Washington) à l’Ukraine. [« une attaque contre un membre de l’Otan est une attaque contre tous les membres », alors même que l’Ukraine n’est pas, du moins officiellement, dans l’Otan]. […]
Nos « amis » jurés – des patrons occidentaux de divers calibres, à qui s’adresse cet appel hystérique – doivent enfin comprendre une chose simple. Elle concerne directement la guerre hybride entre l’Otan et la Russie.
Si ces idiots continuent à alimenter sans retenue le régime de Kiev avec les types d’armes les plus dangereux, alors tôt ou tard la campagne militaire passera à un autre niveau.
Les frontières visibles et la prévisibilité potentielle des actions des parties au conflit en disparaîtront.
Il suivra son propre scénario militaire, impliquant de nouveaux participants. Il en a toujours été ainsi.
Et puis les pays occidentaux ne pourront pas rester assis dans leurs maisons et leurs appartements propres, riant de la façon dont ils affaiblissent soigneusement la Russie avec les mains de quelqu’un d’autre.
Tout va s’enflammer autour d’eux. Leur peuple saisira le chagrin dans son intégralité. Ils feront littéralement brûler la terre et fondre le béton. Nous en aurons beaucoup aussi. Ce sera très, très mauvais pour tout le monde.
Après tout, il est dit : « De ces trois fléaux, du feu, de la fumée et du soufre qui sortaient de leur bouche, un tiers du peuple mourut » (Apocalypse, 9:18).
Mais pendant ce temps les politiciens à l’esprit étroit et leurs groupes de réflexion idiots, faisant tourner pensivement un verre de vin dans leurs mains, parlent de la façon dont ils peuvent nous traiter sans entrer dans une guerre directe. Des idiots ternes […] »
Commentaire d’un certain Hal Turner (sur : Hal Turner Radio Show, traduction La Cause du Peuple) :
« Medvedev ne cache pas sa menace nucléaire. Quand il a écrit « Tout va s’enflammer autour d’eux » et « Ils vont littéralement faire brûler la terre et fondre le béton », il se réfère clairement et sans ambiguïté à ce qui se passe exactement lors d’une explosion nucléaire. Nous, en Occident, sommes avertis, une fois de plus, que les actions que NOUS entreprenons auront pour résultat que les États-Unis seront touchés par les armes nucléaires russes !
À quel point les Russes peuvent-ils être plus directs ? Ils nous disent ce qui va arriver. Ils nous ont avertis à maintes reprises, et à maintes reprises, depuis le début de leurs opérations militaires spéciales en février, mais nos fonctionnaires au gouvernement semblent en rire comme une sorte de « posture ». À mon avis, ce n’est pas une posture – du tout.
Il me semble que les fonctionnaires du gouvernement ici aux États-Unis et en Europe ne vont pas croire qu’ils nous causent à tous la possibilité d’un anéantissement nucléaire, jusqu’à ce qu’une véritable bombe nucléaire vole à travers leur fenêtre et les plonge dans l’au-delà !
En continuant à fournir toujours plus d’armes létales à l’Ukraine, les fonctionnaires du gouvernement ici aux États-Unis et en Europe vont faire tuer beaucoup d’entre nous. »
*
3è guerre mondiale : les États-Unis passent à l’offensive !
D’après Donbass Insider.
Comme dit ces derniers jours, le conflit ukrainien est en train de changer de dimensions.
On a déjà évoqué le côté russe.
Du côté ukrainien, l’armée ou la partie ouvertement bandériste (et mercenaire ?) de celle-ci se lâche de plus en plus ouvertement. Cela fait déjà quelque temps que ces fanatiques russocides bombardent ouvertement les civils de la région de Donetsk, ou de la ville d’Energodar près de la « célèbre » centrale nucléaire comme il y a quelques jours ; maintenant ils bombardent ouvertement le centre de Kharkov ou encore, comme ils l’ont fait il y a quelque temps déjà, des villes russes proches de la frontière, ne cherchant aucunement à atteindre des objectifs militaires, mais bien au contraire des civils.
Ils semblent donc vouloir développer les attentats terroristes sur les civils, d’une manière collective (bombardements) mais aussi individuellement comme on l’a vu l’autre jour également avec l’assassinat de Daria Douguina en Russie. Il y a quelques heures ce sont le procureur général de la République Populaire de Lougansk et son adjointe qui ont été tués suite à un attentat qui a eu lieu dans leurs bureaux.
Mais il existe des faits qui semblent être bon signe, malgré tout. Certes, il n’est pas nouveau que des soldats ukrainiens aient refusé de combattre, ou aient déserté, ou se soient rendus sans combattre.
Mais cela semble prendre de l’ampleur. Ainsi selon les habitants d’Ougledar (Vouhledar en ukrainien) au Sud-Ouest de Donetsk, les forces armées ukrainiennes et bandéristes d’Aïdar (53e brigade) se sont carrément tirées dessus.
Les soldats ukrainiens ordinaires voulaient quitter leurs positions et abandonner la ville, mais les bandéristes ont vu la colonne se former et ont ouvert le feu sur eux. Puis, cela a tiré en retour. Au total, la bataille aurait duré 30 minutes. Il y aurait des morts et des blessés.
Si ça se reproduit ici ou là, cela pourrait annoncer la ruine de l’armée ukrainienne.
*
Un autre élément à prendre en compte, mais du côté russe, est l’appel que vient de lancer Ramzan Kadyrov, le chef de l’État Tchétchène :
« La Russie est un État fédéral, dans lequel les régions peuvent être à l’origine d’initiatives. Et l’une de ces initiatives devrait être aujourd’hui « l’auto-mobilisation ».
Il n’est pas nécessaire d’attendre que le Kremlin déclare la loi martiale ou, au contraire, de rester les bras croisés en attendant la fin de l’opération spéciale en Ukraine. Le chef de chaque sujet de la Russie d’aujourd’hui doit prouver qu’il est prêt à aider l’État. Et cette aide ne doit pas se traduire par des discours ou des rassemblements banals, mais par des actions concrètes qui aideront les combattants.
Je pense que chaque responsable régional est parfaitement capable de former, d’entraîner et d’encadrer au moins un millier de volontaires. Pour une seule entité, ce n’est pas un chiffre si élevé — je dirais même que c’est le minimum que les entités doivent atteindre pour démarrer. Mais à l’échelle nationale, c’est un impressionnant contingent militaire de 85.000 hommes – presque une armée !
La question de la résolution des problèmes de l’opération spéciale pourrait être close dans les plus brefs délais. Et tout cela, remarquez bien, sans déclarer la mobilisation. Par expérience, je sais que dans notre pays, il y a suffisamment de patriotes sincères qui sont prêts à rejoindre les rangs des volontaires. »
Ce à quoi Aksionov, le chef de la Crimée a répondu :
« Toutes les régions travaillent dans ce sens. La Crimée a déjà déployé plus de 1 200 volontaires et forme deux autres bataillons. Nous leur fournirons entièrement des équipements, des moyens de protection, des communications et des renseignements. Le processus est en cours, nous essayons de faire en sorte que chacun parte entièrement équipé ».
« Entièrement équipé », ce qui ne serait pas mal quand on sait que du côté ukrainien, nombre de simples soldats du contingent doivent se débrouiller pour s’équiper, quand ils ne manquent pas d’armes ou de munitions conséquentes, ou de gilets pare-balles par exemple !
*
À propos de Tchétchénie, on a appris par ce même Ramzan Kadyrov, qu’une partie des Tchétchènes, sous le commandement d’Anzor Bissayev, a été déployée dans la région de Zaporojié.
Il faut savoir que ces troupes sont des troupes d’assaut et de combat urbain. On se souvient de leur rôle à Marioupol, et il s’en trouve actuellement du côté de Soledar dans l’attaque rapprochée de l’ensemble Soledar / Bakhmout / Artiomovsk.
Une offensive vers Zaporojié est-elle envisagée ?
*
Je viens d’évoquer le nom de la centrale nucléaire d’Energodar.
À ce propos on vient d’apprendre le fait suivant.
L’AIEA, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, a finalement demandé le transfert du contrôle de la centrale nucléaire d’Energodar au régime de Kiev.
Je ne sais où cette demande a été faite : en interne ou auprès de l’ONU ? Le seul élément d’information que je possède est que la Russie et la Chine ont voté contre.
Rappelons que cet organisme vient pourtant de constater que c’étaient les Ukrainiens qui mettaient en danger les populations locales et même européennes toutes entières par des bombardements criminels sur la centrale nucléaire.
Le commentaire de la personne (@rybar, https://t.me/rybar/38842, l’original est en russe) qui fournit cette information repris par Donbass Insider résume bien la situation présente qui est vraiment devenue une guerre ouverte entre l’impérialisme mondialiste occidental et le reste du monde, sachant que cet impérialisme est prêt à tout comme on le voit déjà dans cette guerre, et comme en va le voir de plus en plus dans ce que nous-même ici en fRance allons subir :
« Cette situation est la preuve évidente de la dévaluation complète du rôle de l’AIEA en tant qu’organisme technique indépendant sur le contrôle de la sûreté nucléaire et de la non-prolifération des technologies nucléaires militaires. Les mesures prises par ses dirigeants conduiront inévitablement à la segmentation et à la dégradation du système international de sécurité nucléaire.
C’est un signal très alarmant : sous nos yeux, non seulement des structures qui se discréditent depuis longtemps se politisent, alors qu’elles étaient des organisations internationales techniques jusque-là respectées.
C’est la désintégration d’un espace scientifique et technique unique qui a été créé avec beaucoup de difficultés pendant de nombreuses décennies, qui a survécu aux moments les plus critiques de la guerre froide, mais qui n’a pas pu [ou voulu ?] supporter les réalités d’aujourd’hui.
Tout cela n’est qu’un autre signe d’une future crise majeure, du chaos et de la destruction des systèmes internationaux, que le monde attend dans un avenir proche.
On a vu la désintégration de nombreux autres espaces internationaux scientifiques ou garants du Droit (OIAC, OMS, ONU, CEDH, OSCE etc) ces dernières années, il aurait fallu être naïf pour penser que l’AIEA allait se comporter de manière intègre.
Beaucoup d’autres choses qui avaient été établies au cours de la guerre froide, ou qui y avaient survécu, se sont désintégrées de nos jours. Dont l’approvisionnement en gaz russe de l’Europe, bloqué par l’Europe elle-même ! Qui aurait pu l’imaginer ? »
OIAC : Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques, OMS : Organisation Mondiale de la Santé, CEDH : Convention Européenne des Droits de l’Homme, OSCE : Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ; dont on a vu ces temps derniers qu’ils travaillaient « main dans la main » avec l’armée otano-ukrainienne)
Palestine Film Institut – 15/09/2022

Les cinéastes français de la Nouvelle Vague sont connus pour leur rejet de la forme cinématographique classique et leur esprit de rébellion contre la tradition. Beaucoup de leurs œuvres ont coïncidé avec les bouleversements politiques et sociaux de la fin des années cinquante à la fin des années soixante du siècle dernier. Leur quête radicale d’émancipation du style visuel et narratif figé étaient cohérente avec leur rejet catégorique du modèle conservateur et opprimant.
Parmi les cinéastes de cette vague révolutionnaire, Jean-Luc Godard a été le premier à vraiment nous considérer. Il a reconnu notre situation insupportable et a défendu notre cause. Personne en Occident n’a vu la Palestine telle qu’il la décrivait : le miroir de la cruauté et de l’injustice du monde. C’est lui qui a libéré le langage du cinéma et ouvert des horizons inexplorés à la poésie, à l’humanité et au champs des possibles. La Palestine a toujours été présente dans ses engagements pour la liberté.
Les membres du conseil d’administration du Palestine Film Institute et de son conseil consultatif pleurent la disparition du maître du cinéma, Jean-Luc Godard. poète et phare de première ligne. Il nous a appris le courage de dire la vérité et l’art de l’irrévérence face à l’autorité. Il nous a laissé des joyaux cinématographiques qui portent la conscience du monde, à travers son combat le plus représentatif, la lutte pour une Palestine libre et démocratique.
Le cinéma est le lien entre l’art et la justice.
Nous devons à Jean-Luc Godard une visibilité sûre et digne au cœur de son art subtil du cinéma. Comme il s’est toujours tenu à nos côtés, nous allons faire vivre ce qu’il a réalisé, maintenant qu’il n’est plus là, pour toutes les générations, avec amour, dignité et solidarité.
Trad. JCP pour l’Agence Média Palestine
Macron tombe dans le coma. Il se réveille en 2040.
Sorti de l’hôpital, il marche dans la rue et entre dans un bar.
— Le serveur : Bonjour.
— Macron : Bonjour, un café s’il-vous-plaît.
— Le serveur : Et voilà !
Macron boit donc son café.
— Macron : Mais au fait, comment s’est terminée la guerre en Ukraine ?
— Le serveur : Bien, très bien !
— Macron : Tant mieux, tant mieux… Combien je vous dois ?
— Le serveur : Deux roubles.
D’après Réseau International, source : Hal Turner Radio Show, via La Cause du Peuple & d’après Donbass Insider sur Telegram & RT France.
Sergueï Lavrov, le pondéré ministre russe des Affaires étrangères est revenu sur ce qui s’est passé sur le front ces derniers jours. Voici ce qu’il en dit :
« Le succès [ukrainien] ponctuel au front n’est que magnifiquement montré dans la presse [occidentale]. Le nombre de morts sur toute la ligne des affrontements a dépassé les dix mille [du côté kiévien], les blessés remplissent tous les hôpitaux, il y a une pénurie d’ambulances. Les forces alliées [russes] employées dans le combat contre les nazis a été de l’ordre de [quelques] centaines. Et puis la situation politique s’est détériorée. Il y avait des rumeurs en Ukraine selon lesquelles c’était la Russie qui « s’était retirée » pour faire une manœuvre de camouflage avant quelque chose de grandiose. Alors que les «patriotes» [ukrainiens] attendaient un répit, la Russie a frappé les installations électriques. »
On peut donc dire que la guerre change ou plutôt commence, prenant la place de l’opération militaire spéciale, ou plus exactement la complétant et la renforçant face à l’attitude belliciste de plus en plus confirmée de l’Otan. Et visibles sur le terrain. L’anglais (étatsuniens, royaumuniens et autres) devient une langue largement employée parmi les troupes de l’armée kiévienne.
Les Russes commencent également à s’en prendre à des barrages hydrauliques, ou plus exactement à des barrages possédant une centrale hydro-électrique ; ce qu‘ils n’avaient absolument pas fait jusqu’à maintenant. Ainsi l’armée russe a attaqué hier le barrage hydro-électrique de Karachunovskoye à Krivoy Rog, avec huit missiles de croisière (Kh-101). Le barrage et la centrale sont au moins en partie détruits et ne sont pas près d’être réparés.
Dans l’instant, cela a eu pour effet de faire monter le niveau de la rivière Ingulets, balayant les pontons posés par les kiéviens pour leur percée d’Andreevka sur le front de Kherson où il semble qu’ils s’enlisent. Mais cet effet des eaux n’est bien sûr que temporaire. Ceci se passait alors que les kiéviens étaient occupés à évacuer leurs blessés, puis leurs blindés endommagés.
Un commentateur précise :
« L’objectif est multiple. A l’objectif purement militaire s’ajoute l’objectif énergétique. [ …] ce barrage apporte l’eau potable à Krivoy Rog et permet de faire fonctionner la station d’épuration de la ville. »
Rappelons que Krivoy Rog (Kryvyï Rih en ukrainien, ce qui littéralement veut dire : la corne tordue) est une grande ville russophone et russophile du Nord-Ouest de l’oblast de Dnipropetrovsk qui est actuellement sous contrôle ukrainien. Grand centre sidérurgique de plus de 600.000 habitants. L’usine de Kryvorijstal, qui est un combinat minier (fer) et métallurgique, y emploie 35.000 personnes ; cette ville est également un centre agro-alimentaire.
*
Commentaire d’un anonyme :
« Je rappelle que même les bases aériennes ou de l’armée de terre ou de la marine, les ponts, les dépôts de munitions ou de carburant, sont usuellement visés par 2 à 5 missiles, même durant les premiers jours de l’opération ; alors que l’armée russe se lance seulement dans l’attaque des centrales électriques depuis le 11 septembre, et elle le fait avec des salves de 6-12 missiles par objectif, c’est-à-dire 1 à 2 conteneurs complets par centrale électrique ! […] Mais il faut attendre au moins plusieurs semaines pour être certain que la Russie cherche réellement à priver l’Ukraine d’énergie électrique sur une durée suffisante pour atteler l’Europe dans le bourbier. […] si la Russie poursuit ses attaques contre l’alimentation électrique de Kiev en ce début d’automne, le retour à l’âge de pierre sera un vrai handicap posé aux kiéviens et à leurs (faux) amis européens.
*
Mais, poursuivons :
« L’immunité accordée par Moscou aux infrastructures nécessaires à la population est réellement enterrée. Des choses un peu plus sérieuses commencent. Ne serait-ce que le nombre de missiles par objectif est un indicateur : l’armée russe ne tire plus pour s’amuser, mais pour détruire.
A suivre sur le plus long terme pour valider cela (cela dit, on ne répare pas un barrage et on ne reconstruit pas intégralement une centrale électrique en quelques mois). »
*
Dans la nuit du 14 au 15, depuis des navires sur la Mer Noire, l’Armée russe a bombardé massivement, dit-on, avec des missiles de précision Kalibr et X-101 des infrastructures situées aux deux extrémités de la Novorossiya : Kharkov à l’Est ; Odessa, Mykolaiv/Nikolaïev… au Sud du côté de Kherson.
*
Lavrov est également revenu sur le scandale qui a suivi l’accord sur les céréales. Véritable escroquerie où sur 87 cargos remplis de céréales ukrainiennes, qui devaient approvisionner, par raison humanitaire, uniquement des pays « nécessiteux », comme il avait été conclu entre les deux partis, seuls DEUX navires sont allés dans ces pays. Le contenu des 85 cargos restants sont actuellement dans des silos européens !
Écoutons à nouveau Lavrov :
« Auparavant [il y a quelques jours], le commandant en chef Zaluzhny avait signalé à Zelensky la formation d’un grand groupe naval de la marine russe en mer Noire, comprenant des navires d’assaut amphibies. L’Occident craint que l’échec de l’escroquerie céréalière ne soit à blâmer. Tout d’abord, Poutine a souligné au WEF [Forum Économique Mondial] que la Russie et les pays pauvres avaient été trompés dans l’accord sur les céréales. Puis Erdogan l’a admis. Le secrétaire général de l’ONU a également dû l’admettre, bien qu’une tentative ait été faite pour se dérober. Aux États-Unis, ils ont dit que tout allait bien, mais bientôt leurs experts ont encore reconnu le manque d’effet propre de l’augmentation des céréales sur le marché. L’Ukraine et plusieurs de ses sponsors, apparemment, ont reçu un ultimatum difficile : soit les céréales vont en Afrique, et la Russie ouvre un marché alimentaire international, soit la marine russe bloque à nouveau les ports ukrainiens, mais cette fois avec le débarquement des troupes [russes] avec la destruction de toute l’infrastructure portuaire. En parallèle, toute l’infrastructure ukrainienne va « s’effondrer ». Comment cela se produira a déjà été, approximativement, montré On pourrait dire que c’était un essai sur les conséquences, si les intérêts de la Russie étaient ignorés. »
*
Le chancelier Allemand Olaf Scholz a appelé le président russe Vladimir Poutine mardi 13 septembre pour lui demander de mettre « pleinement » en œuvre l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes, et de ne pas le « discréditer ». L’accord signé le 22 juillet à Istanbul entre l’Ukraine, la Russie, la Turquie et les Nations unies a permis à 20 navires transportant près de 3 millions de tonnes de céréales de quitter l’Ukraine. Cet accord a contribué à débloquer les exportations de blé et de maïs ukrainiens, mais la Russie affirme que ses propres exportations de denrées alimentaires continuent de pâtir des sanctions occidentales ; elle dénonce aussi le fait que les céréales ne soient pas exportées vers les pays pauvres mais, dans la plupart des cas, vers les pays riches.
*
Pendant ce temps les kiéviens rejouent à la guerre comme ils l’ont fait l’autre jour du côté de la centrale nucléaire d’Energodar. Des soldats ont tenté d’entrer dans la région de Kherson par la mer, sur cinq bateaux à moteur. Ils ont tenté de débarquer des marines sur le bec de Kinbourn et ont été immédiatement détruits par l’armée russe.

Les « partenaires » occidentaux des Ukrainiens semblent exiger de Zelensky au moins des avancées mineures dans la direction Kherson-Krivoï Rog. Zelensky, ignorant les pertes énormes, vient donc d’envoyer des Ukrainiens à une mort certaine, dans une autre attaque, une action de commando totalement insensée.
*
Un enregistrement d’une conversation téléphonique entre le général Zaloujny, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, et le général Krivonos, contre lequel Zelensky a lancé une procédure, est apparu sur Internet (comment ? pourquoi ?).
À en juger par le dialogue, le bureau de Zelensky fait l’objet de discussions et de préparatifs pour quelque chose de pas bon. Le média de l’armée ukrainienne qui l’a publié exhorte les militaires à ne pas faire de vagues. Voici une traduction d’un bout de la conversation :
Krivonos : Des dizaines, des millions de hryvnias [la monnaie ukrainienne], et à certains moments même des dollars – cela m’a déprimé.
Zaloujny : Cela ne devrait pas être comme ça du tout.
Krivonos : Pendant ce temps, en tenant compte du fait qu’il y a certains intérêts dans le bureau du Président pour sauver ces personnes, ils ont mis les silencieux, les loyaux, au lieu des professionnels qui ont l’autorité.
Zaloujny : Probablement, oui. Cet homme est jeune, il va l’utiliser à son avantage.
Krivonos : Donc si vous voulez survivre, si vous voulez gagner – vous devez vous préparer, et cela doit être fait constamment et très dur. C’est tout. Mais il est nécessaire de comprendre qu’ils disposent de ces ressources en abondance.
Zaloujny : Mais nous avons été avertis dès le départ que le temps était très limité. Je dis que ce n’est pas si simple.
Krivonos : Bien sûr.
Pas facile de comprendre de quoi ils parlent exactement. Mais ça n’a pas l’air très clair du côté de la direction de l’État.
*
C’est la première fois que Yevgeny Prigozhin, l’oligarque russe, admet publiquement et ouvertement qu’il est lié à la société de mercenariat Wagner. On a appris qu’il cherche à recruter des volontaires dans les prisons russes. En échange d’un contrat de six mois minimum, les prisonniers qui en reviennent sont graciés par l’État russe.
C’est aussi la première fois qu’est admise la pratique du recrutement de prisonniers par Wagner ; jusqu’ici on supposait que seule l’armée russe mettait en œuvre cette disposition récente.
Ceci est en fait une très vieille pratique des armées à travers le monde. Mais ce qui est nouveau est qu’elle s’applique à une organisation militaire privée.
*
Chez les franchouillards
Commentaire bien envoyé d’un inconnu :
« Russophobie journalistique.
Le pompon du dénigrement revient au « Canard enchaîné » de cette semaine qui titre « En France aussi, Poutine a ses idiots utiles » (expression de Lénine sorti de son contexte).
Quatre citoyens français sont salis par la merde du palmipède : Xavier Moreau [cf.Stratpol, Centre d’analyses politico-stratégiques], de Saint-Cyr à Saint-Vladimir ; Adrien Bocquet [ancien militaire], le mythomane multitâche ; Régis de Castelnau [avocat] le « coco » marinisme et Eric Dénécé [directeur du Centre français de recherche sur le renseignement], un arrière goût de « rens ».
« Le Canard » par ailleurs épinglé pour détournement de fond et emploi fictif (voir l’affaire de l’épouse d’un dessinateur qui a détourné plus de 3 millions d’euros en 20 ans !) ne donne pas dans la dentelle littéraire et reprend tous les poncifs vomis sur LCI, la chaîne au service du charlot-dictateur de Kiev.
Une constante dans leurs insultes de basse-cour : les partisans de l’armée russe et des républiques populaires de Donetsk et de Lougantsk seraient tous d’extrême-droite. Or, c’est faire peu de cas des gens de gauche voire d’extrême-gauche anti-impérialistes qui se souviennent que l’armée Rouge et l’Union soviétique ont libéré l’Europe du nazisme au prix de 26 millions de morts !
Sans les soviets, « Le Canard enchaîné » qui vit de ses lecteurs serait encore à mendier du grain à la Kommandantür. »
Qui peut sourire encore de leurs jeux de mots laids, du genre Almanach Vermot, quand le fond de leurs propos se situe au niveau d’une zone d’épandage ? Ils furent autrefois « de gauche », antimilitaristes, anti-impérialistes, antifascistes et anti-censure, nés de la Guerre de Quatorze. Ce ne sont plus que des vieux schnocks ! pour rester poli. Et des employeurs particulièrement retors à l’encontre de leurs petits employés, nous dit-on depuis des années.
Quelques chiffres qui font plaisir : tirage moyen à la Libération : 600.000 exemplaires ; tirage en 2005 : 420.000 ; en 2021 : 280.000. Même non subventionné on peut couler d’être un vecteur de la propagande mondialiste. Surtout quand on choisit de dévoiler certains scandales plutôt que d’autres qui vont dans le sens de la domination, un peu comme le fait mediapart.
*
Ainsi, va la fRance : deux mois de taule avec sursis pour le gendarme déserteur… mais pour la bonne cause !
La chambre militaire du tribunal correctionnel de Lille a condamné à deux mois de prison avec sursis pour désertion un gendarme Picard, relate la Voix du Nord. Le militaire n’était pas revenu dans son unité le 28 février après deux jours de repos. Le média précise qu’il s’était envolé la veille pour Cracovie avant de rejoindre l’Ukraine.
La hiérarchie a été alertée par la famille qui était opposée à son départ en Ukraine. La Voix du Nord affirme qu’il a été envoyé au front dans la région de Kharkov. Cinq mois plus tard, il est rentré en France afin de revoir ses proches. Dès son retour, il s’est présenté spontanément à ses supérieurs et a été radié de la gendarmerie. Lors de l’audience, si le président du tribunal a salué son engagement et son courage [sic!!!], il lui a rappelé qu’il était avant tout un militaire français et qu’il était parti combattre pour une puissance étrangère. Le désormais ex-gendarme qui risquait cinq ans de prison s’en est finalement tiré avec du sursis …
Ainsi va la justice en fRance !
Dans un monde réellement inversé, le vrai est un moment constant du faux.
*
D’Erwan Castel — mardi 13 septembre
Dans « Population russe en danger ! », j’évoquais la forte probabilité qu’apparaissent dans le sillage de l’offensive ukrainienne dans la région de Kharkov de nouveaux « Boutcha » portés une fois encore dans la meute ukro-atlantiste par une hystérie médiatique russophobe.
Malheureusement cela n’a pas loupé, à peine 48h00 après la capture des secteurs de Balaklaïa, Koupiansk et Izioum, les forces ukrainiennes ont « découvert » des civils torturés et tués « officiellement » par des soldats russes. « Ben voyons ! » comme dirait le Zébulon français des diversions circulatoires systémiques.
En préambule, je n’évoquerai ici pour rappel que trois massacres parmi les centaines qui ont ensanglanté l’Ukraine depuis 2014 :
A qui profite ces crimes ?
18 février 2014 : tuerie du Maïdan par des snipers postés pour la plupart au dernier étage de l’hôtel « Ukraïna » (occupé par les émeutiers), sabotant l’accord politique entre les opposants et le président Ianoukovitch (coalition et élections présidentielles anticipées) pour redonner la main aux bandéristes politiquement très minoritaires.
2 mai 2014 : tuerie d’Odessa par des ultra nationalistes ukrainiens à la maison des syndicats (occupée par des manifestants pro-russes), sabotant le mouvement antimaïdan qui prenait de l’ampleur et réclamait la tenue d’un référendum populaire fédéraliste.
2 avril 2022 : tuerie de Boutcha (4 jours après le départ des russes mais au lendemain de l’arrivée du bataillon nationaliste ukrainien « Safari »), sabotant la rencontre réalisée la veille à Astana en Turquie pour amorcer un cycle de négociations entre Moscou et Kiev avec l’abandon du projet d’intégration ukrainienne dans l’OTAN.
Aujourd’hui, face à des opérations militaires russes entrant dans une nouvelle phase stratégique plus radicale (et que j’évoquais dès le 28 août dernier), les ukrainiens qui ont un besoin vital d’une augmentation des aides militaires de l’OTAN se sont jetés et « à corps perdus » au vu des pertes disproportionnées subies, dans des offensives multiples et souvent suicidaires pour justifier cette cobelligérance exponentielle occidentale (Kherson, Seversk, Balalkaïa, Liman…). Seule l’offensive ukrainienne menée sur Balaklaïa a, pour le moment, obtenu des succès vers Koupiansk et Izioum […]
Face à cette claque reçue et incontestable l’Etat-Major russe a décidé pour reprendre l’expression estivale du président Poutine de « passer aux choses sérieuses » (frappes stratégiques, ultimatum et nouvelle offensive avec des moyens démultipliés).
Il y a donc un risque prochain de craquement du côté de Kiev (comme celui vécu fin février) et il est nécessaire pour mobiliser l’émotion populaire ukrainienne mais aussi occidentale de justifier en encore plus l’effort de guerre de l’OTAN jetant le bélier ukrainien sur les remparts de la Russie. Et quoi de mieux dans ce monde post-moderne dominé par la « société du spectacle » que de diaboliser encore et toujours la Russie dans le grand théâtre victimaire du pathos droitdelhommiste !

Comme prévu, les thuriféraires du mondialisme libéral nous ressortent ici encore de leur casque ukropithèque un (et probablement des) crimes de guerre russe commis en Ukraine, et il ne serait pas étonnant de voir ce vautour de BHL venir clabauder bientôt cheveux au vent et chemise débraillée au-dessus des cadavres (et surtout devant les caméras !)
Si la guerre reste toujours une haute tragédie humaine et surtout pour les populations civiles, la version moderne des conflits voit ces dernières, en plus d’être les grandes victimes des combats réalisés en zone urbaine être systématiquement prises en otage par ces propagandes de plus en plus manichéistes et simplistes s’affrontant au-dessus des soldats, Et dans le contexte de cette guerre russo-ukrainienne vient se rajouter cette haine russophobe hystérique qui achève de détruire les derniers règles d’humanité qui pouvaient encore résister à la furie des combats :
Dans le sillage des troupes ukrainiennes, une politique de « filtration » de la population pro-russe a été lancée, annoncée par le SBI ukrainien lui-même, et dont la mise en œuvre est aujourd’hui activée dans le secteur de Kharkov.
Voici la transcription d’un conversation téléphonique entre un reporter et une femme d’Izioum au sujet de sa sœur restée aux cotés de son mari malade dans cette ville capturée sous les forces armées ukrainiennes: Elle témoigne de la situation actuelle :
« Après l’entrée des forces armées ukrainiennes, le chaos complet a commencé. Perquisitions totales, pillages terribles, meurtres. Les « Occidentaux » sont entrés. Ils nous disent ouvertement que nous sommes tous des Moscovites destinés à « faites de la laine » pour eux. Qu’il n’y aura aucune pitié pour nous. Pendant trois mois, nous avons vécu de tête à tête avec les Russes, ce qui veut dire que tout le monde est traître et maintenant que nous ne sommes plus personne ! Ils prennent tout ce qu’ils aiment – téléviseurs, smartphones, appareils électroménagers, nourriture.
Un groupe de personnes a été arrêté et emmené. Plusieurs personnes ont été tout bonnement abattues sur place, celles qui ont tenté de s’opposer au pillage. Ils disent que tous ceux qui essaieront de payer en roubles dans les magasins seront immédiatement mis au pied du mur.Et ceux qui ont leur ont demandé « mais où trouver des hryvnias ? » (monnaie ukrainienne) ont eu comme réponse « Suce ! Maintenant, c’est votre travail principal! »
Nous devons être « vigilants » avec ceux(pro ukrainiens) qui étaient assis en attendant leur arrivée. Maintenant, ils règlent franchement leurs comptes avec ceux avec qui ils s’étaient disputés. Ils les accusent simplement de collaborer avec les Russes pour qu’ils soient arrêtés et emmenés. Le plus probable d’être abattu. La ville est simplement paralysée par l’horreur.
« Maintenant, nous ne sommes rien du tout ! »
(Pleurs). »
Ne voulant pas ici tomber dans le pathos que je dénonce et m’y enliser, je rapporte maintenant des déclarations de Iryna Vereshchuk, vice premier ministre ukrainien concernant les enseignants de cette région de Kharkov arrêtés par le SBU:
« Ils ont commis un crime contre notre État. Il y a des peines graves pour cela. ces enseignants « russes » ne seront pas considérés comme des prisonniers pour échange, car ils ne sont pas protégés par la Convention de Genève. Désormais, les enseignants qui sont venus dans les territoires libérés pour travailler dans les écoles locales risquent de 8 à 12 ans de prison en vertu de l’article « Violation des lois et coutumes de la guerre.Quant aux autres enseignants locaux, ils risquent également jusqu’à 15 ans pour « collaboration « .
Je rappelle ici que cette région russe de Kharkov (qui n’a été rattachée à Kiev qu’il y a un siècle seulement lors de la création de l’Ukraine soviétique… et russophone) a toujours eu le russe comme première langue maternelle et d’usage et que les instituteurs l’utilisent logiquement comme langue d’enseignement.
Cette ostracisation culturelle est bien révélatrice d’un type de nationalisme intégriste et communautaro-centré (que ma Bretagne familiale a également connu avec les « hussards noirs de la IIIe république »), et quant aux sanctions juridiques hallucinantes qui menacent les russophones, elles révèlent quant à elle le caractère totalitariste et criminel du régime de Kiev.
Bien sûr, il y a ces images montrées en boucle sur les médias ukro-atlantistes, montrant des civils accueillant avec le sourire les soldats ukrainiens, soit par réelle sympathie soit par réflexe survivaliste et je n’ai jamais contesté la présence de « pro-ukrops » dans les territoires pro-russes mais souvenons-nous aussi de ces mêmes images avec cette fois des drapeaux russes de civils (et pour les mêmes motivations) qui accueillent les forces alliées dans leurs progressions. Rien n’est tout blanc ou tout noir ou ici, tout rouge ou tout bleu.
Devant la percée des troupes ukrainiennes dans cette région de Kharkov, des milliers de civils lorsqu’ils en avaient les moyens et le temps ont fui les soldats de Kiev et surtout les groupes nationalistes et le SBU les accompagnant. Et les soldats russes se sont accrochés le plus longtemps aux quartiers Nord-Est de Koupiansk et Sud-Est d’Izioum pour permettre et protéger au maximum ces évacuations civiles vers les frontières proches de la Russie ou de la République Populaire de Lougansk.
Ainsi par exemple à Belgorod plusieurs centres d’hébergement temporaires ont été organisés par les autorités et le Ministère des Situations d’Urgence.
Anton Ivanov, le chef de l’administration de Belgorod a visité un centr e d’accueil pour ce 11 septembre où plus de 500 réfugiés étaient déjà arrivées s’enfuyant du saillant ukrainien.
En attendant de pouvoir revenir chez eux, les réfugiés de la région de Kharkov qui ont pu échapper au filet ukrainien sont pris en charge totalement dans ce centre initial (y compris par des médecins et psychologues) avant d’être dirigés vers des hébergements plus confortables dans d’autres villes de Russie
« J’ai parlé aux réfugiés. Nous essayons de résoudre au maximum leurs problèmes, de les accompagner. La situation à laquelle les gens sont confrontés est très difficile », a déclaré le maire, Anton Ivanov « Notre TAP (centre) implique un hébergement à court terme. Nous aidons les gens à préparer leur départ vers d’autres régions de Russie. Nous formons des groupes – plusieurs partiront aujourd’hui ».
En conclusion
Nul doute pour moi que les corps qui fleurissent au milieu de la poussière des progressions ukrainiennes dans cette région de Kharkov sont les premières victimes d’une répression sanglante vis-à-vis des pro-russes restées dans la région ou de ceux accusés de l’être pour nourrir des vengeances ou des jalousies de voisinage.
L’intervention militaire russe, qui est prioritaire pour garantir la sécurité de la Russie et des populations russes frontalières revêt aujourd’hui un caractère urgent et dans ses objectifs militaires, politiques et surtout humanitaires; car ce que nous observons actuellement dans les territoires repris par les forces ukrainiennes, ce n’est ni plus ni moins qu’une épuration ethnique russophobe et que les thuriféraires ukro-atlantistes tentent de maquiller en crime de guerre russe pour mieux cacher leurs propres crimes, diaboliser toujours plus la Russie et éloigner au-delà de l’horizon de la raison toute forme de dialogue entre les belligérants !
« Davaï ! » *
Le théâtre tragico-cynique du spectacle de la Marchandise a levé à nouveau son rideau !
* Allez, va !
Très larges extraits d’un article du lundi 12 septembre 2022 d’Erwan Castel (Alawata)
*
Depuis l’échec de la stratégie initiale des opérations spéciales russes en Ukraine qui avait tout misé sur la vitesse et le choc pour faire plier le pouvoir de Kiev, la « seconde phase opérationnelle » entamée en avril dans le Donbass sur la base d’écrasements d’artillerie et d’assauts urbains est arrivée à sont tour au bout de ses succès tactiques (Marioupol, Popasnaya, Severodonetsk, Lisichansk…) et ce jusqu’à voir aujourd’hui l’initiative opérative passer du côté ukrainien (appelons un chat un chat et un échec un échec).
Le temps de changer le format stratégique des opérations militaires russes en Ukraine est arrivé et la contrainte par une puissance mesurée doit maintenant passer le relais à une destruction par une puissance démultipliée. pour répondre à l’ « otanisation » exponentielle des forces ukrainiennes.
[…] je laisse la parole au Président de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadirov, qui affiche depuis toujours dans ses paroles (certes dans un style un peu fanfaron) et dans ses actes, à la fois sa fidélité totale sans courtisanisme au président Poutine mais aussi une liberté de penser sans autosuggestion, […]
Voici ce qu’à dit Ramzan Kadyrov concernant le retrait russe des secteurs de Balaklaïa, Koupiansk et Izioum :
Moi, Ramzan Kadyrov, je vous déclare officiellement que toutes ces villes seront rendues. Nos gars sont déjà là. 10.000 autres combattants sont prêts à partir.
Dans un avenir proche, nous atteindrons Odessa, vous verrez des résultats concrets.
Je ne suis pas un stratège, comme au ministère de la Défense. Mais des erreurs ont été commises. Je pense qu’ils en tireront des conclusions. […]
Le fait que plusieurs villages et villes leur aient été abandonnés présente plusieurs avantages. Nous n’avons pas fait de publicité, mais nous avons une tâche particulière. Nos gars se sont levés et ont commencé leur travail.
Dans un avenir proche, nous rencontrerons les commandants militaires, nous leur expliquerons ce qu’est le patriotisme. Les patriotes ne devraient pas être offensés si quelqu’un a fait quelque chose de mal. Nous devons rassembler les gens.
Je sais une chose. La Russie gagnera. Les armes de l’OTAN seront supprimées grâce à l’esprit de nos combattants. A notre venue les ennemis tremblent déjà des mains et des pieds.
*
Au lendemain de la percée ukrainienne réalisée sur Koupiansk et Izioum, et qui sera certainement aussi éphémère qu’elle fut audacieuse, les forces russes ont engagé visiblement depuis deux jours une radicalisation de leurs opérations offensives sur l’ensemble des fronts, de Kharkov à Kherson. A commencer par une intensification des bombardements stratégiques et un élargissement de leurs cibles aux centres énergétiques critiques ukrainiens. […]
1 / Intensification des bombardements stratégiques
Au cours des dernières 24 heures, tandis que des dizaines de brigades d’assaut convergent vers le front russo-ukrainien, une pluie de missiles de croisière russes s’est abattu sur les principaux centres stratégiques ukrainiens
2 / Déploiement de nouvelles unités d’assaut
Une armée a beau avoir la meilleure artillerie, les meilleurs blindés ou la meilleure aviation, ces forces ne resteront toujours que des appuis car, dans les batailles et depuis toujours c’est l’infanterie qui apporte à son peuple les lauriers de la victoire.
En ce moment, l’Etat-Major russe réorganise son dispositif et l’articulation de ses unités avec l’arrivée de renforts conséquents et parmi eux de nombreuses unités d’assaut entraînées aux combats les plus difficiles.
[Par exemple] La République tchétchène a levé 3 nouveaux bataillons de 560 personnes chacun et un régiment de forces spéciales spécial de 1500 combattants, tous en route vers le front Avec ces 3180 professionnels supplémentaires formés à toutes les missions de combat il y aura sous peu sur le front du Donbass parmi les forces alliées 2 régiments « Akhmat » (Nord et Sud) et plusieurs bataillons tchétchènes pour emmener les assauts sur les bastions ukrainiens.
3 / Destructions des centres socio-économiques critiques
Mais la « nouveauté » dans ces frappes russes intensifiées brutalement, c’est qu’elles ont ciblé dans toute l’Ukraine des centrales électriques, plongeant les populations ukrainiennes dans l’obscurité et les coupant de tous les réseaux de communications ou de distribution à régulation électrique.
Le 10 septembre j’écrivais ici : « Il est probable qu’au cours des prochains jours ces bombardements stratégiques russes, non seulement s’intensifient mais s’étendent aux infrastructures critiques de l’Ukraine comme les ponts sur le Dniepr, les centrales énergétiques, les ports et aéroports de commerce, afin de paralyser la vie socio-économique du pays et les ressources qui alimentent l’effort de guerre et aident à l’acheminement des aides militaires occidentales, des troupes et leur logistique sur le front ».
Le réseau électrique d’un pays, dès lors qu’il est en guerre, devient de facto une cible pour son ennemi, au même titre que ses dépôts de carburant, ses ponts, ses centres de télécommunications, ses terminaux portuaires et aéroportuaires etc… L’électricité est devenue vitale dans tout conflit moderne, car elle alimente les réseaux ferroviaires (notamment en Ukraine) qui acheminent la logistique militaire et les unités vers le front, alimentant les usines d’armement mais aussi les réseaux téléphoniques et Internet, les radars… et jusqu’aux batteries des drones d’observation sans oublier la machinerie de la propagande..
Quand tous les jours des soldats meurent sur le front, le confort socio-économique de la population de l’ennemi ne pèse pas lourd dans la balance des objectifs militaires et, tant que la vie des personnes civiles ne participant pas directement à l’effort de guerre n’est pas intentionnellement menacée, détruire les réseaux électriques est acceptable et souvent nécessaire. De plus, déconnecter les grandes villes (et à la veille de la période hivernale) est la méthode soft pour faire fuir une partie de la population et ainsi paralyser l’économie d’un pays qui sont tous deux le socle moral de l’armée au combat. La centrale électrique c’est donc un objectif commun aux guerres militaire, économique et psychologique.
Ce sont quasiment toutes les grandes villes d’Ukraine qui ont été plongées dans le noir par ces destructions de centrales électriques critiques par l’armée russe:
Kharkov [y compris dans son métro], Odessa, Pavlograd, Nikolaïev, Poltava, Zaporodje, Dnipropetrovsk, Kremenchug, Kramatorsk, Zmiev, Dergachev, Sumy… pour ne citer que quelques-unes des villes ukrainiennes déconnectées. [Il a été dit depuis que des connections électriques auraient pu être rétablies, mais sans doute avant de nouvelles coupures radicales]
Marat Bashirov, responsable politique russe a commenté ces bombardements des centrales électriques ukrainiennes ainsi:
« L’Ukraine est plongée dans le XIXe siècle. S’il n’y a pas de système énergétique, il n’y aura pas d’armée ukrainienne. Le fait est que le général Volt est venu à la guerre, suivi du général Moroz (« moroz » signifie gel) »
4 / Intensification des ripostes tactiques alliées
Après avoir cédé à l’offensive ukrainienne sur le front de Kharkov, pour éviter leurs encerclements, les forces alliées ont depuis le 11 septembre entamé des ripostes violentes grâce notamment aux premiers renforts envoyés en urgence sur les secteurs de Koupiansk et Izioum dont les quartiers Est sont toujours à priori tenus par elles.
Sur les fronts de Kharkov et Kherson, où se déroulent les attaques ukrainiennes les plus importantes, à l’instar des bombardements stratégiques sur les arrières ukrainiens, on peut observer une augmentation drastique des destructions massives opérées par les forces alliées sur les positions ennemies, et qui chaque jour augmentent leurs pertes un peu plus.
Ailleurs la situation sur le front continue à s’exacerber sous les pressions offensives des forces ukrainiennes qui sont réalisées un peu partout, qu’elles soient gesticulations ou attaques réelles. Ainsi au lendemain de l’offensive réussie vers Koupiansk et Izioum, les forces ukrainiennes sont repérées accumulant de nouvelles unité d’assaut par exemple devant Liman (Front Nord) devant Vougledar (Front Ouest) et devant Kherson (Front Sud), Et parfois de ces mouvements blindés naissent des attaques comme celle menée sur Peski, le village récemment libéré par les milices républicaines au Nord de Donetsk et qui a subi et repoussé un assaut mécanisée ukrainien le 10 septembre.
Peski
Peski était un point d’appui important du bastion ukrainien d’Avdeevka. Repris par les miliciens de la République Populaire de Donetsk (principalement le 11ème régiment « Vostok » et le bataillon « Somali ») ce village est devenu un saillant à partir duquel les forces alliés peuvent progresser au Sud- Ouest vers Krasnogorovka un autre point d’appui ennemi, au Nord vers Pervomaïske et les routes d’approvisionnement ukrainiennes et au Nord-Est vers Avdeevka.
Rappel cartographique de la situation sur le secteur de Peski

Les ukrainiens qui se sont repliés sur la ligne Pervomaïske – Vodiane – Opitnoe, probablement excités par leur succès sur le front Nord, ont tenté de reprendre Peski dans un assaut frontal et complètement suicidaire.
Les forces républicaines ont d’abord laissé entrer les 2 compagnies mécanisée et motorisée ukrainiennes ainsi que des chars d’appui dans le découvert au Nord du village avant de déclencher sur eux des tirs de barrage et antichars, puis une contre-attaque. Les ukrainiens ont battu en retraite laissant sur le terrain de nombreux tués et blessés ainsi que 2 chars et 2 BMP [véhicules militaires de l’époque soviétique] détruits.
Vougledar
D’autres secteurs du front allié sont sous la menace de nouvelles attaques ukrainiennes: Liman et Lisichansk, au Nord et à l’Est de Slaviansk, encore Peski au Nord de Donetsk, mais aussi Vougledar entre Donetsk et Volnovakha sur le front Sud de la République Populaire de Donetsk.
Vougledar est un point d’appui ukrainien important sur lequel s’appuie la ligne de front au Sud de Donetsk. Si cette dernière venait à être percée par les forces de Kiev, ces dernières menaceraient la ville de Volnovakha sur la route menant à Marioupol et déstabiliseraient la ligne de front au Sud de Zaporodje.
Pour ne pas répéter l’erreur attentiste de Balaklaïa des unités d’artillerie alliées ont été envoyées en renforts sur ce secteur pour casser les concentrations ukrainiennes préparant une offensive. […]
En conclusion
[…]factuellement l’OTAN, via son proxy [intermédiaire] ukrainien, est entrée en guerre contre la Russie !
Et cette stratégie belliciste occidentale – qui est sacrificielle pour l’Ukraine – va provoquer maintenant un engagement brutal des forces russes (que les occidentaux hypocrites qualifieront sans nul doute de disproportionné comme celui répondant à l’agression de leur précèdent proxy géorgien en 2008).
Et cela vient de commencer !
Après la destruction des matériels ukrainiens, mais aussitôt remplacés par les ressources militaro-industrielles des pays de l’OTAN, les forces russes vont désormais devoir détruire les ressources humaines de l’armée ukrainiennes que l’OTAN ne pourra remplacer sans entrer officiellement en guerre contre la Russie et donc risquer une escalade nucléaire.
Cependant il ne faut pas oublier que l’Ukraine est un grand réservoir humain soutenu par quelques perfusions officieuses de volontaires venant de Pologne, des pays baltes, de Roumanie etc, et la saigner jusqu’à ce qu’elle capitule peut prendre du temps. Aujourd’hui la Russie est encore forcée par cette stratégie mortifère occidentale à aller plus loin dans l’escalade militaire.
Dans cette guerre tragique, les occidentaux, enivrés par leur puissance technologique et leur arrogance idéologique ont oublié que si les armes « up to date » peuvent parvenir à une parité des forces matérielles, ce sont en revanche les qualités humaines, la volonté et la capacité de résilience qui font la différence sur le champ de bataille. Et comme les ukrainiens sont aussi des slaves capables de résilience et de combativité, il faut donc que la Russie, qui combattait jusqu’ici à 1 contre 3, rééquilibre le rapport des forces humaines à son avantage pour sécuriser son futur et faire triompher l’idée d’un monde multipolaire et ouvrir le retour d’un paix durable en Europe.
La claque que les forces alliées ont pris sur le front de Kharkov est donc « in fine » positive car elle achève de réveiller l’Ours et la conscience d’une mission existentielle dans le coeur de tous les peuples de la Grande Russie.
Il ne faudra pas que les occidentaux et leur proxy ukropithèque pleurent au milieu des frimas du général Hiver ou des ruines de Kiev, car le Président Poutine les avait prévenu début juillet qu’ils étaient en train de mettre le cap sur une tempête russe
Moralité: La Russie est toujours poussée par l’OTAN vers l’escalade
On observe en Ukraine, depuis 2014, cette stratégie occidentale classique qui consiste factuellement à provoquer des conflits mais à en faire endosser la responsabilité juridique par une Russie obligée existentiellement de réagir. Ainsi de l’ingérence occidentale sur le Maïdan provoquant le retour référendaire de la Crimée vers la Russie, Ainsi du sabotage permanent des accords de Minsk dans le Donbass provoquant l’intervention militaire russe pour crever l’abcès ukrainien….
Dans cette même stratégie perverse, les aides pléthoriques de l’OTAN ont mis en échec le format des opérations spéciales russes en Ukraine qui ne se voulaient que contraignantes, forçant aujourd’hui la Russie à monter encore d’un cran et passer vers des objectifs clairement orientés vers la destruction massive du potentiel ukrainien.
Mais quand les occidentaux et leur laquais kiévien comprendront-ils qu’ils ne pourront jamais vaincre l’âme russe ?
Voilà ce que soutiennent les macronistes, une partie de la gauche et de la droite, les « verts » et autres « anti-fascistes ».
*
Erwan Castel — https://alawata-rebellion.blogspot.com/
dimanche 11 septembre 2022
*
Les percée importantes ou minimes, des troupes ukrainiennes sur le front, si elles restent provisoires car à court terme gérables par des contre-offensives russes (s’en donnant les moyens adéquats), elles restent avant tout un drame pour les populations civiles prises au milieu de ce maëlstrom militaire qui voient revenir les séides bandéristes de l’OTAN dans leurs villes et villages, l’écume russophobe aux lèvres.
Au lendemain de la capture ukrainienne de Balaklaïa, qui depuis a été suivie par celles de Koupiansk et d’une quarantaine de petits villages situés entre ces 2 villes d’environ 25 000 habitants (augmentée bientôt par le secteur d’Izioum en cours d’évacuation plus au Sud), l’ukrainienne Olga Chikunova, porte-parole du SBI (Bureau d’enquête d’État ukrainien) à déclaré :
« Après la libération de la ville de Balaklaïa par les troupes ukrainiennes, des mesures de filtration ont commencé dans celle-ci et dans d’autres localités. »
« Filtration »… quel doux euphémisme pour décrire ce qui n’est autre qu’une épuration ethnique violente qui est décrite depuis plusieurs années par les responsables, les victimes et les témoins de ce programme nationaliste ukrainien ethnocentré et russophobe.
Car cette région de Kharkov, avec celles du Donbass et de la Novorossiya (d’Odessa à Dnipropetrovsk), sont identitairement russes et, malgré leur rattachement administratif à la République Socialiste Soviétique d’Ukraine, elles le sont restées indéfectiblement dans leurs vies quotidiennes, traditions, croyances, relations familiales et culturelles maintenues avec les parties de leurs territoires restés en Russie, et ce jusqu’à aujourd’hui.
Après 1991, date de l’indépendance de l’Ukraine, le pouvoir kiévien, en cherchant à construire son mythe national (à l’instar de tout Etat-Nation) a progressivement laissé se développer depuis les régions occidentales ukrainiennes d’identité polono-lituanienne un discours nationaliste russophobe et bandériste violent et qui a fini par éclore officiellement au lendemain du coup d’Etat du Maïdan commandité par les officines occidentales.
Depuis 2014, dans le sillage de ce mythe national ukrainien, les radicaux et paramilitaires bandéristes officialisés se sont multipliés sur la scène politico-militaire affichant une idéologie nazie [bandériste est plus juste] décomplexée et absoute jusque dans les « démocraties droitdelhommistes » occidentales…. russophobie oblige !
Depuis le massacre d’Odessa (2 mai 2014), les répressions dans le Donbass et la Novorossiya, les crimes de guerres divers des bataillons ultranationalistes et des services de sécurité ukrainiens (SBU) n’ont cessé d’augmenter et même d’être institutionnalisés dans les mentalités ukro-atlantistes, et la métamorphose du conflit du Donbass provoqué et entretenu par le régime de Kiev en guerre russo-ukrainienne n’a fait qu’exacerber cette haine russophobe et impunie.
Les incursions militaires ukrainiennes réalisées dans des localités russes du front dans le secteur de Kherson (Visokopole et une dizaine de villages) et celui de Kharkov, si elles ne sont pas un problème militaire irréversible pour la Russie eu égard aux réserves de combat dont elle dispose et dont nombre sont en train de faire mouvement vers le front, elles sont en revanche critique sur le plan humanitaire !
Dans ces régions prises au piège au milieu des flux et reflux militaires, la majorité de la population a exprimé publiquement son soutien filial et inconditionnel à la Russie et son armée, s’attirant les foudres du pouvoir de Kiev mais aussi d’une minorité devenue pro-ukrainienne, soit par migration familiale (c’est le cas par exemple de certains paysans de la Galicie invités sous Staline à s’installer en Novorossiya pour y développer l’agriculture) soit par un conditionnement nationaliste intégriste opéré depuis 1991 et dont la russophobie est exponentielle depuis 2014 (la plupart des quelques locaux pro-ukrainiens sont de ceux qui n’ont pas connus l’Union Soviétique).
Des dizaines de Boutcha en puissance
Début avril, le monde découvrait le massacre de Boutcha, et dans un narratif occidental qui pointait du doigt l’armée russe dans une russophobie hystérique balayant d’un revers de propagande une enquête pas encore commencée, la présence la veille de l’apparition des corps d’une unité spéciale ultra nationaliste de Kiev (bataillon Safari) et bien sûr une foule d’indices prouvant que les assassinats avaient eu lieu après le départ des soldats russes, après l’arrivée d’un bataillon punitif ukrainien et que de nombreuses victimes montraient qu’elles étaient pro-russes (brassards blancs) et prisonnières (mains liés dans le dos).
Ce massacre de Boutcha du 2 avril 2022, avait plusieurs objectifs et qui sont toujours d’actualité :
Diaboliser la Russie encore plus auprès des populations ukrainiennes et occidentales
Saboter l’amorce de dialogue diplomatique réalisée lors de la déclaration d’Istanbul,
Terroriser les populations russophiles et russophones d’Ukraine,
Exciter la haine des bataillons spéciaux ukrainiens responsables du massacre.
[…] L’armée russe, comme toutes les armées du monde en campagne, n’échappe pas malheureusement au crime de guerre individuel commis par le soldat ne maîtrisant pas son stress. […] En revanche lorsque ce type de crime se généralise et devient massacre de masse, comme on peut l’observer du côté des forces ukrainiennes, il ne peut être que la conséquence d’une politique d’épuration ethnique animée par une idéologie génocidaire qui relève du crime contre l’humanité.
Depuis la libération, par les armées russes et leurs alliés républicains, de Volnovakha, Marioupol, Izioum, Liman etc… des milliers de témoignages d »habitants ont confirmé les exactions et crimes de guerre commis par les bandéristes depuis 8 ans. Et la propagande ukro-atlantiste, exacerbée par la guerre depuis février 2022, n’a fait qu’augmenter cette haine russophobe et repousser encore plus loin ses limites criminelles (tortures, émasculations et exécutions sommaires de prisonniers russes, arrestations et tortures d’opposants politiques, répressions violentes des russophones, bombardements génocidaires augmentés…).
Aujourd’hui, les regards inquiets sont légitimement tournés vers ce secteur de Kharkov où les soldats russes qui sont toujours présents dans certaines localités ont fait de l’évacuation des civils une priorité absolue et préalable à leur propre retraite salvatrice vers une nouvelle ligne de front. C’est la cas d’Izioum où hier encore, le 10 septembre, la mère d’une amie qui y réside témoignait de son effroi de voir revenir les soudards ukrainiens et de l’évacuation organisée en urgence par l’armée russe.
Au 11 septembre, il semble qu’à son tour la ville d’Izioum soit tombée entre les mains des forces ukrainiennes suite à la retraite provisoire inévitable des forces russes échappant à un encerclement opératif. A confirmer.
La nouvelle ligne de front russe à l’Est de la rivière Oskol reçoit aujourd’hui de très nombreux renforts venus de Russie et déjà les forces alliées obtiennent des victoires dans leurs premières ripostes, écrasant les attaques ukrainiennes lancées depuis 2 jours dans les secteurs de Seversk et Liman.
Aujourd’hui, lorsque j’observe le tsunami des renforts russes convergeant vers le front russo-ukrainien, je n’ai aucun doute sur la prochaine et écrasante riposte militaire russe qui probablement va augmenter drastiquement ses objectifs, ses moyens et sa puissance et poursuivra sans relâche ni pitié jusqu’à la destruction du régime pro-atlantiste de Kiev et de tous ses collabos bandéristes, nazis oligarques et mondialistes.
Mais, au vu de l’absolution totale des soudards ukro-atlantistes, et tout en priant les dieux que je me trompe, je crains que d’autres Boutcha ensanglantent cette terre russe labourée par la vieille tragédie européenne, cette fois réveillée par l’hégémonie mondialiste.
Au vu de la situation actuelle du front de Kharkov, cette nouvelle offensive russe, qu’ici nous espérons de nos vœux les plus chers, n’est pas seulement une priorité existentielle pour la Russie mais aussi et surtout une urgence humanitaire pour les russes vivant au Sud et à l’Est de l’Ukraine !
Erwan Castel
Pendant que l’on parle des déconvenues alliées du côté d’Izioum, on ne sait pas encore si la destruction du réseau électrique ukrainien par les Russes se poursuit ou non, du moins dans le centre et l’Est du pays.
Il faut sans doute prendre ces attaques contre le réseau électrique comme une première « sérieuse mise en garde » russe sur les dangers que l’Otan étende le conflit.
Sans doute en rapport avec le fait que depuis quelques jours, depuis en particulier l’attaque ukrainienne sur Izioum et Liman, etc. il devient manifeste qu’il y a sur place une présence massive de soldats étrangers, particulièrement américains, anglais et plus généralement anglophones.
Il est également confirmé que des officiers étrangers dirigent en moins une partie l’armée ukrainienne, non seulement dans l’État-major mais sur le terrain même.
*
Il est également rapporté que les forces alliées ont réussi à percer l’un des principaux bastions du groupement ennemi et sont entrées à Soledar / Bakhmout /Artiomovsk. L’un des endroits les plus bunkerisés du Donbass.
Les forces alliées ont pris le contrôle de sa zone industrielle, située au nord-est de cette agglomération. Comme toujours la progression est lente. Effectifs militaires limités, volonté de ménager les hommes et les populations civiles. Tactique habituelle des kiéviens : placement de points de tir et de positions fortifiées directement dans les zones urbaines.
« D’après les informations reçues les « musiciens » du groupe Wagner sont de la partie avec l’armée russe et la milice populaire dans l’assaut… »
Remarque judicieuse d’un inconnu :
« Les autorités politico-militaires russes, je le rappelais ce matin, sont avant tout raisonnables dans leurs actions, c’est la ligne conductrice depuis 1999 et cela n’a pas changé le 24 février 2022. Avec son lot de frustration, d’occasions manquées et d’inconvénients. Mais de temps en temps, elles savent se faire entendre. »
*
Présence du morpion de la Mort

« Voici ce richissime héritier revenu en Ukraine. Il est accompagnés d’hommes armés dont le visage est flouté. On remarque qu’ils sont déguisés en soldats ukrainiens, portant le brassard bleu identificatif des soldats ukrainiens. Mais le code d’honneur du Légionnaire dit « Fier de ton état de légionnaire ». L’officier à la droite de BHL est trop fier pour remplacer son beau béret vert par le casque des soldats indigènes.
Sans le moindre débat parlementaire, contre la volonté des Français, des soldats français sont envoyés soutenir le régime de Kiev dans cette guerre voulue par Washington. »
*
Ce que l’on craignait a commencé dans les lieux repris par les barbares bandéristes, par exemple à Koupiansk. Il circule sur Telegram des vidéos de civils abattus d’une balle dans la tête. Toute la racaille se lâche.
*
*
Le 9 septembre 2022, les clefs des premiers appartements récemment construits ou reconstruits ont été remises aux familles dont le logement a été totalement détruit lors de la bataille de Marioupol.
*