Publié le 23 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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Peu après la première guerre mondiale, une pétition contre le viol de guerre signée par cinq millions de femmes des États-Unis fut remise le 15 avril 1919 à Georges Clemenceau. Cette pétition demandait que les victimes de viols de guerre soient considérées comme des « blessées de guerre ».
Lors de la Seconde Guerre mondiale, on s’accordera pour dire que des militaires de toutes les armées, ou presque, se livrèrent au viol. En 1945, ainsi, le nombre de femmes allemandes – des civiles, souvent très jeunes – violées par les soldats de l’armée rouge peut être estimé à 2 millions.
En anglais, lire:
https://www.theguardian.com/books/2002/may/01/news.features11
L’historienne Miriam Gebhardt (Als die Soldaten kamen. Die Vergewaltigung deutscher Frauen am Ende des Zweiten Weltkriegs [en anglais: When the Soldiers Came: The Rape of German Women at the End of the Second World War], München, 2015, ISBN 978-3-421-04633-8) a documenté ces viols de femmes, de jeunes filles, mais aussi d’hommes et de jeunes garçons allemands, par des troupes américaines, britanniques et françaises. A l’Ouest, toujours selon elle, les Alliés ont été coupables de 860 000 cas de viols perpétrés.
Lors du débarquement sur le front Ouest, en Europe, de nombreuses plaintes ont été déposées contre les soldats américains par des femmes françaises, ce que raconte l’historien américain J. Robert Lilly dans un ouvrage intitulé « La Face cachée des GI’s » (en français: J. Robert Lilly, La face cachée des GI’s : les viols commis par des soldats américains en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, 1942-1945, Payot, 2003); selon lui, plus de 17 000 viols ont été commis par les GIs en France (environ 2 500 à 3 500 cas de viols en France, ayant entraîné seulement… 150 condamnations) et surtout en Allemagne.
Article en français (Monde diplomatique):
https://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/RIVIERE/11507
Et en anglais, consulter:
- Juliet Gardiner, « Overpaid, oversexed, and over here « : the American GI in World War II Britain, Canopy Books, 1992, 224 pages.
- Mary Louise Roberts, What Soldiers Do: Sex and the American GI in World War II France, University of Chicago Press, 2013.
Mais il a fallu attendre 2001 pour qu’un Tribunal pénal international, celui de l’ex-Yougoslavie, qualifie et condamne le viol comme « crime contre l’humanité »…
On se demande quel avocat, ou quelle association, ou quelle figure médiatique auraient le courage de dénoncer en 2017, ne serait-ce qu’avec 70 ans de retard, les viols subis en 1945 par deux millions d’enfants, de jeunes filles et de femmes allemandes (appartenant aux populations civiles), ou par des milliers de jeunes filles et de femmes françaises, sachant que les victimes étaient souvent des enfants et qu’il s’agissait d’un « crime contre l’humanité« .
On parle de prolonger de dizaines d’années la possibilité donnée aux starlettes de porter des accusations de viols.
Certains parlent d’imprescriptibilité des crimes de viol.
D’accord!… Mais alors, pas seulement les viols dénoncés par les starlettes.
A ce compte-là, je suggère donc quant à moi de prolonger aussi de 70 ou de 80 ans les accusations de viol de guerre, documentées par les historiens mais aussi par les milliers de plaintes déposées par exemple par des milliers de jeunes filles et de femmes françaises en 1945.
Alors… imprescriptibilité de TOUS les viols? Chiche…
Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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L’énorme avantage de la « libération de la parole », c’est que j’apprends chaque jour l’existence d’actrices et de ministres. Ce dimanche, à qui le tour, me demandais-je. La réponse n’a pas tardé. Au tour du ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn, qui a affirmé… avoir été victime de «comportements très déplacés» dans son travail. «Des chefs de service qui me disaient: ‘Viens t’asseoir sur mes genoux‘ Des choses invraisemblables… qui faisaient rire tout le monde», a-t-elle précisé.
Mais pas des choses qui la faisaient rire, on voit ça.
On ignore si Macron désignera quelque jour prochain un ministre de l’humour, mais en attendant, le ministre de la Santé a lancé une sorte d’appel puisque Mme Buzin a dit attendre «que les hommes se rebellent publiquement, à nos côtés».
Un ministre qui appelle à la rébellion, et publique encore!
Où s’arrêtera la libération de la parole!?
En attendant, l’ex-ministre socialiste Pierre Joxe, l’ancien candidat à la présidentielle Jean Lassalle ou le député LREM de Moselle Christophe Arend ont rejeté les accusations de trois libérées de la parole.
Interrogée sur le cas du député LREM, le ministre Buzin a répondu: «On va laisser faire la justice».
C’est bien le moins.
Les pays où on lynche les gens en place publique sans jugement sont rares, heureusement.
Enfin, sauf dans quelques cas, comme celui de David Hamilton.
Allons, à quand un Ministère de la parole libérée?
Va y avoir beaucoup de candidates.
A demain pour la prochaine dame qui libérera sa parole.
Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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Curieuse société, la société actuelle. Une société absurde, grotesque, incohérente. La société de consommation ne peut promouvoir un yaourt, une machine à laver ou une marque de lessive sans une jeune femme à moitié nue, les seins et le cul à moitié ou aux trois quarts à l’air.
Mais ensuite, quand une de ces dames (et combien d’entre elles ne cherchent-elles pas, jeunes, à gagner des sous en tournant des pubs de ce genre?) rend visite à un producteur (par exemple Weinstein) dans une chambre d’hôtel, elle s’étonne (ou se scandalise, de préférence vingt ou trente ans plus tard) si elle reçoit un compliment voire si on lui propose une partie de jambes en l’air?
La société de consommation accepte, elle promeut l’érotisation (à condition que ce soit une érotisation laide et banale, conformiste et grégaire: les magnifiques campagnes de publicité comme celle de David Hamilton pour « L’air du temps » de Ricci étaient l’exception qui confirmait la règle…), il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive.
Ensuite, si des actrices, ou des pauvres filles sans aucun talent dramatique mais nées dans la société du yaourt mal érotisé espèrent devenir « actrices » et rendent visite à des « producteurs » (des producteurs de laideur et de bêtise), voudrait-on que ces demoiselles et ces messieurs se lisent les oeuvres complètes de Bossuet?…
Combien de femmes n’ont-elles pas, consciemment ou inconsciemment, cherché à ressembler au pauvre modèle de féminité mis en oeuvre par la sous-culture de, par exemple, OK Magazine?…
Beaucoup de femmes actuelles et d’hommes actuels ressemblent hélas à celles et à ceux qui, à la télé, faussement et vulgairement érotisés, essayent de nous vendre des croquettes pour chats ou du dentifrice…
Ce n’est pas la femme, ce n’est pas l’homme, c’est l’humanité occidentale moderne qui est réifiée. Tout est soumis aux mensonges, aux dogmes, au pognon. Tout.
Y a-t-il trop de féministes? Non, même pas. Le problème est que le féminisme a trahi les femmes. Qu’y a-t-il de féministe, par exemple, à obliger les femmes à faire passer leur carrière avant leur nature de femmes?… Qu’y a-t-il de féministe à repousser toujours plus tard l’âge de la grossesse? A se détruire la santé avec la pilule pour ensuite avoir recours à la procréation médicale assistée?… Qu’y a-t-il de féministe à ne plus vouloir avoir de règles, jeune, avant de ne plus vouloir avoir la ménopause, âgée?… En tout cas, il n’y a rien de féminin là-dedans. Et moi, je préfère les jeunes filles de David Hamilton aux quadragénaires aigries de féministes pas féminines pour un sou.
Le monde n’était-il pas plus simple, plus beau, à l’époque de David Hamilton, quand les garçons avaient un zizi et les filles un vagin? Et plus exactement, en remontant chronologiquement un peu plus haut, au vrai monde, au vrai univers dont descendait intellectuellement et esthétiquement David Hamilton? (J’en parlerai un jour).
Préfère-t-on vraiment le spectacle (assez émétique) de 2017? Les filles de 1968, au moins, désiraient ou « exigeaient » la jouissance et exécraient la procréation, mais leurs descendantes ont obtenu la procréation artificielle – et que reste-t-il là-dedans de jouissance?…
Où est l’amour libre, où est l’amour tout court? La sensualité a été réduite au sexe réifié et à la capote anglaise… La société d’amour pue. La société d’amour suinte d’amour sauf dans le domaine amoureux, où il n’y a plus d’amour…
Le néant du capitalisme a englobé le néant des anciens anti-capitalistes dans le grand néant moderne… Adieu la liberté d’expression (seuls ont le droit de s’exprimer les censeurs, les histrions, les minables)… Adieu la sensualité (ça va de pair)…
Pauvre monde moderne, où on lutte contre le viol dans une société qui pornographise même les yaourts. On lutte contre la prostitution dans une société technologique qui fait subir mille fois pire, infiniment pire à ses administrées. On ne cause que de santé, de même, dans une société qui a gavé les jeunes de pilules cancérigènes ou tératogènes pendant des générations.
C’est le monde lepénisto-macronien, tout ça, un monde de perpétuelles promesses électorales impossibles à tenir et où, à force de prétendre défendre la dignité de tout le monde, on ne défend plus celle de personne.
Je me demande parfois, David Hamilton, si on ne vous a pas choisi, justement parce que vous étiez le plus grand, comme cobaye avant la campagne féministe, pseudo-féministe et anti-féminine d’aujourd’hui.
Un monde de beauté, de vérité, d’innocence et de liberté vraies, et d’amour vrai – votre univers, David Hamilton – il fallait absolument éviter cela…
Voilà, il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive. Mais pas d’érotiser l’amour, la photographie et – cela rime avec photographie – la Jeune Fille… Voilà quel fut votre grand « crime »…
Adieu David Hamilton… Hélas…
Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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« Faites comme nous, lisez C’EST DAVID HAMILTON QU’ON ASSASSINE »
Une journaliste de Tokyo, une certaine Mie Kohiyama a affirmé sur Mediapart que Jean Lassalle avait tenté de l’embrasser en 2007, dans un ascenseur. Testis unus, testis nullus, pour commencer. Au demeurant, le député des Pyrénées-Atlantiques s’est défendu samedi dans la République des Pyrénées avoir tenté d’embrasser cette dame.
« Aucune enquête de justice n’est ouverte pour le moment et Jean Lassalle est présumé innocent comme tout citoyen avant une décision de justice », lit-on dans le JDD.
La question qui se pose est de comprendre pourquoi personne n’a écrit dans la presse française la même phase au sujet de David Hamilton…
La phrase qu’on aurait aimé lire: « Aucune enquête de justice n’est ouverte pour le moment et David Hamilton est présumé innocent comme tout citoyen avant une décision de justice »…
Cette journaliste japonaise raconte aussi les viols qu’elle aurait subis enfant, en 1977.
On ne peut que redire ici que le viol est condamnable quand il est prouvé et démontré, mais qu’il appartient aux victimes présumées de porter plainte dans les délais impartis par la loi contre leurs agresseurs présumés. Des délais de plus de vingt ans semblent excessifs à toute personne raisonnable.
Quant à une tentative de donner un baiser dans un ascenseur, tentative qui n’a eu aucun témoin et qui n’a peut-être jamais eu lieu, je subodore que Jean Lassalle échappera aux travaux forcés, et je m’en réjouis.
En tout état de cause, une attention particulière doit être apportée aux fausses accusations, qui peuvent être dictées par un désir de vengeance ou une recherche de visibilité médiatique de la part de starlettes de la téloche (ou du cinéma).
Des accusations tardives, et aussi des insultes ignobles proférées à la télé par un histrion du nom de Thierry Ardisson contre le grand photographe David Hamilton, ont abouti à la mort de ce dernier, par « suicide » selon la thèse officielle, dans des circonstances parfaitement troubles.
Je me réjouis de constater qu’en France j’ai été le seul à mettre en cause cette version du « suicide ». J’engage mes amis et mes amies, et les abonnés de ce blog, à avertir leurs enfants en leur disant que dans dix ans, dans trente ans, dans cinquante ans, la vérité (comme toutes les vérités) finira par émerger au sujet de la mort de David Hamilton.
J’espère que dans les prochaines générations, quand je ne serai plus là, il se trouvera alors des gens pour dire que j’avais été le premier et le seul à me battre dès novembre 2016 pour la vérité, et aussi pour l’honneur de David Hamilton.
Je remercie Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes) de republier, sur son blog, les articles de mon blog.
Je remercie Roland Jaccard pour les commentaires qu’il a laissés et laisse sur mon blog.
Je remercie qui voudrait encore se procurer ou diffuser les derniers exemplaires de mes livres, notamment ceux consacrés à David Hamilton ou à Dawn Dunlap.
Je remercie ceux qui laissent des commentaires sur ce blog.
Publié le 21 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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Cela devient simplement grotesque.
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Des dames accusent des gens nommément. A mon avis, c’est bien le minimum. Ainsi, une dame accuse Tariq Ramadan de viol (il nie et déclare porter plainte en diffamation). Une demoiselle accuse Pierre Joxe de lui avoir posé la main sur la cuisse, et le Code pénal ne doit sans doute pas prévoir la même peine pour un viol avéré et une main à la cuisse présumée (Pierre Joxe nie). Des dames accusent de mains aux fesses, si j’ai bien lu la presse, Jean Lassalle et aussi un socialiste du nom de Gilbert Cuzou. Autres plaintes en diffamation en vue… Pareil en ce qui concerne un élu LREM, Christophe Arend (il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse).
- Et puis il y aussi les dames qui racontent leur histoire de viol sans donner le nom du présumé violeur. Ce qui rend la chose encore plus inutile. C’est le cas d’une certaine Mélanie Laurent https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/mélanie-laurent-agressée-sexuellement-par-un-réalisateur-français/ar-AAtNiDM?li=BBoJIji
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On a pour fermer le ban le cas d’une certaine Chantal Ladesou, une dame septuagénaire qui a « failli » se faire violer (sans doute il y a quarante ans)… Elle non plus, elle ne dit pas par qui. https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/chantal-ladesou-jai-failli-me-faire-violer/ar-AAtO2J5?li=BBoJIji
J’en oublie forcément. Car demain, tous les jours, il va y avoir une pléthore de dames qui vont porter leurs accusations.
Les jounaux féminins vont avoir de quoi remplir leurs pages.
Tous les matins, les beaufs lecteurs de la presse pipole vont se demander, « voyons qui déclare avoir été violée aujourd’hui ».
Tout ça au nom de la « libération de la parole ».
La formule est très à la mode!
J’espère quant à moi que viendra sans trop tarder le temps de libérer le silence…
Je me demande combien de temps ça va durer, oui, toutes ces dames (et ces messieurs aussi) qui au bout de vingt ans, trente ans, quarante ans, ont attendu Weinstein pour se plaindre toutes ensemble, les unes après les autres jour après jour et semaine après semaine, de « viols » improuvables, quand ce n’est pas de « mains au cul » ou de compliments.
On a celles qui jettent le nom d’un type aux journalistes; on a celles qui ne citent aucun nom; on a celles qui ont « failli » être violées.
En général, toutes filles de gens importants, issues de familles aisées, actrices ou ex-actrices ou pseudo-actrices, dames qui ont fait (ou essayé de faire) leurs petites carrières en politique, dames bling bling.
Je me demande ce que doivent penser les milliers de femmes violées auxquelles les colonnes des journaux ne seront jamais ouvertes. Celles qui n’auront jamais un rendez-vous dans les chambres d’hôtel des producteurs hollywoodiens. Celles à qui personne ne propose un « casting ».
On va certainement avoir, prochainement, les émissions de télé, les bouquins, les films de dames qui vont elles aussi « libérer leur parole » pour raconter qu’elles n’ont pas été violées mais que, Madame Michu, ça aurait pu leur arriver…
Je suis très curieux de voir combien des accusations de « viol » ne se dégonfleront pas, devant les tribunaux, comme des baudruches.
La peine de mort a été abolie en France, par grand bonheur.
J’ose espérer qu’elle ne sera pas rétablie et que l’on ne portera pas non plus à l’échafaud des gens accusés (et pas forcément coupables!) d’avoir eu une main baladeuse ou d’avoir sifflé d’admiration au passage d’une dame…
Une certitude, l’ordre moral pue.
Et, qu’on le veuille ou non, cet ordre moral n’est pas ou pas forcément l’apanage des dictatures. L’ordre moral est l’apanage des sociétés démocratiques ou pseudo-démocratiques modernes occidentales.
Des décennies d’aberrations et de non éducation, ce mélange aussi de bureaucratie et de technologie aboutissent au(x) résultat(s) que tout cela devait provoquer.
Je pense qu’un Etat digne de ce nom s’occuperait des affaires de l’Etat, mais laisserait une large liberté à sa jeunesse – tout en lui enseignant l’amour de la beauté et le goût de la vérité. Liberté des moeurs, dans un Etat qui soit un Etat. On a fait le contraire, en France et en Occident, depuis cinquante ans. Tout part en couilles mais, en revanche, on veut légiférer dans le domaine du sentiment.
On n’a fait que dresser les uns contre les autres les hommes et les femmes. La société « d’amour » a accouché d’une société sans amour, sans émotion, sans sentiment, pratiquement sans sexe.
On est dans le monde à l’envers. On a tout faussement autorisé aux hommes modernes pour mieux les esclavagiser. Dans le domaine de l’amour qui devrait être celui de la transgression, que de féministes aigries, que de gens d’armes, que de censeurs, de conformistes et de bigots!
Publié le 21 octobre 2017 par defensededavidhamilton
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Dans « La Consolation », il y a un an, Flavie Flament racontait donc « avoir été violée par un photographe célèbre ». « Elle ne pouvait dire son nom », mais la couverture du bouquin reproduisait une photo de (ou attribuée à) David Hamilton… On sait la suite…
Un an a passé, et France Télévisions va maintenant diffuser un téléfilm adapté de « La Consolation », le 7 novembre, sur France 3, puis un documentaire « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », le 15 novembre sur France 5.
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Flavie vient aussi de donner un entretien à « Elle ».
On y lit notamment ces propos de Flavie Flament : « Au moment de cette première interview, l’homme que j’aime, mes enfants, mon oncle et ma tante me croyaient tous. Mais personne d’autre ».
Ce qui vient donc confirmer que ceux qui, dans son entourage, croyaient Flavie Flament étaient ceux qui n’avaient pas été « témoins » des événements supposés avoir eu lieu, ou qui carrément n’étaient pas nés en ce temps-là…
En revanche, le reste de sa famille…
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Au fait… les autres « témoignages » contre David Hamilton?
Toujours dans « Elle », Flavie Flament répond:
« En tout, une trentaine de personnes nous ont contactées, mon éditrice et moi. Les faits remontent à la période allant de 1967 à 2007. (…) Beaucoup ont souhaité rester dans l’ombre ».
Ah!…
Qui n’est pas resté dans l’ombre?… Euh… Flavie cite de nouveau « Elodie »:
« Élodie m’a laissé un message, un soir, sur la page Facebook de mon émission à RTL, « On est fait pour s’entendre » : « Bonjour, je m’appelle Élodie, j’ai 27 ans, j’ai porté plainte contre David Hamilton. »
L’unique problème, Flavie (est-ce qu’on ne le sait pas, à « Elle »?) est que… la justice française a rejeté la plainte d’Elodie…
Mais cela, Flavie Flament n’en pipe mot…
Voir:
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On croit rêver…
Deux émissions à la télé, un entretien à « Elle », pour évoquer « Elodie »… dont la plainte a abouti à un non lieu à poursuivre contre David Hamilton…
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Voici quelque chose d’encore plus intéressant.
Sur le 25 novembre 2016, jour de la mort de David Hamilton, Flavie Flament dit (en octobre 2017 donc):
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« Au même moment, des journalistes sollicitaient David Hamilton pour le faire réagir, il menaçait de porter plainte pour diffamation contre moi et les journaux, mais il ne l’a jamais fait ! Je n’attendais que cela : s’il l’avait fait, j’aurais pu m’expliquer devant la justice. Il le savait. Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ».
Mais… Mais… Mais…
Dans « France Soir » du 27 novembre 2016 on lisait: « Flavie Flament explique qu’elle dînait au restaurant avec son nouveau compagnon lorsqu’elle apprit que le photographe amateur de jeunes filles mineures dénudées avait été retrouvé mort dans son appartement ».
Ce qu’écrivait France-Soir semblait signifier que Flavie avait appris la nouvelle de la mort de David Hamilton par hasard…
Or, selon Flavie toujours (« Elle », octobre 2017), un(e) journaliste (qui donc? des noms! des noms!) aurait avisé David Hamilton « qu’Elodie était avec Flavie »…
Et Flavie elle-même établit un lien de cause à effet entre cet appel d’un(e) journaliste et cette mort…!!!
Relisons : « Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement »…
Etrange, est-ce que cette nouvelle n’aurait pas dû être communiquée par un juge, par un avocat?… Qui donc est ce ou cette journaliste (un ami, une amie de Flavie?) qui se chargeait d’appeler David Hamilton ? Est-ce là le boulot des journalistes?
Mais comment? Les journalistes n’appelaient pas David Hamilton pour lui poser des questions, ils ne publiaient pas son droit de réponse, ils ne révélaient pas qu’un homme de 83 ans avait peur pour sa vie…
Mais en revanche, Flavie savait qu’un(e) journaliste avait appelé David Hamilton, et pour lui dire quoi, et quand: quatre heures avant la mort de David Hamilton…
On voudrait comprendre par exemple si le (ou la) journaliste en question a appelé David Hamilton (son numéro était sur l’annuaire) éventuellement sur l’ordre ou le conseil de Flavie Flament.
Le 26 novembre 2016, le JDD demandait à Flavie:
- « Une image vous est-elle revenue quand vous avez appris la mort de David Hamilton?
- Non, pas d’image, j’étais dans un état de sidération.
Sidération? Sidération, alors qu’elle savait que, quatre heures avant, un(e) journaliste collègue avait appelé David Hamilton pour lui annoncer « qu’Elodie était avec Flavie »? Ou pour lui dire – ou lui faire croire – quoi d’autre?
Les enquêteurs chargés d’examiner les circonstances – fort troubles – de la mort de David Hamilton ont-ils entendu ce (cette) journaliste qui appelait David Hamilton , ce (cette) journaliste qui était en contact aussi avec Flavie Flament, la femme qui rêvait de le voir « menottes aux poings » face à un juge?…
Tout ceci est-il compatible avec la déontologie journalistique?…
Reste-t-il des enregistrements de la (ou des) conversation(s) téléphonique(s) avec David Hamilton?…
Je répète: les enquêteurs ont-ils envisagé l’instigation au suicide, si l’accusatrice d’un homme déclare en octobre 2017 dans la presse qu’il y a eu lien de cause à effet entre un appel d’un(e) journaliste – appel du 25 novembre 2016 dont l’accusatrice sait ou a dicté le contenu – et une mort survenue quatre heures plus tard par « suicide »?!
Si les enquêteurs ne l’ont pas fait, pour quelle raison?…
*
L’entretien de Flavie à « Elle » est un habituel délire.
Flavie dit par exemple:
« – J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».
Et pourquoi pas pendu en place publique? Ecartelé?
Est-ce que les accusés de 83 ans sont « menottés » face aux juges, dans le box ?
Accusés que la loi française tient à considérer innocents jusqu’à leur éventuelle condamnation, Flavie l’ignores-tu?
Flavie, ta vision est un rien médiévale…
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Enfin, on avance.
Flavie, donc, le jour de la mort de David Hamilton, savait qu’un ou une journaliste téléphonait au photographe, elle savait le contenu de la conversation, et elle était dans un restaurant avec son compagnon.
Le blog « En défense de David Hamilton » a déjà posé la question, il la reposera: quel restaurant? A combien de distance de Montparnasse? Un restaurant habituel du couple? Ou alors, choisi précisément pour ce soir-là? Par quel hasard?
Est-ce le rôle d’une dame – Flavie Flament – qui affirme avoir été violée (mais ne s’est pas adressée à la justice en temps utile) de faire téléphoner un(e) collègue journaliste à un vieillard de 83 ans, en cherchant à l’apeurer en lui parlant d’une autre victime présumée, « Elodie » (dont la plainte a pourtant débouché sur un non lieu)?
Et ensuite, quatre heures plus tard, le vieux monsieur (qui disait craindre pour sa vie, et voulait porter plainte) est retrouvé mort…
La porte ouverte…
Un sac de plastique sur la tête…
Le même soir Flavie est avec son amoureux (c’est beau l’amour) dans un restaurant…
Elle apprend la mort de David Hamilton avec « sidération »…
L’acte de décès de David Hamilton dira, deux semaines plus tard, que le jour et l’heure du décès n’ont pu être établis…
Et tout ça vous semble normal?…
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Jeudi 26 octobre 2017, le blog « En défense de David Hamilton » donnera – selon toute probabilité, du moins – une nouvelle concernant la mort (et l’immortalité) de David Hamilton…
L’AFFAIRE WEINSTEIN,
par Olivier Mathieu.
La famille Weinstein :
https://www.nytimes.com/2016/11/04/movies/miriam-weinstein-died-miramax.html
https://www.vanityfair.com/news/2003/04/max-weinstein-200304
La Légion d’honneur de Weinstein :
http://forward.com/schmooze/152519/weinstein-awarded-french-legion-of-honor/
Harvey Weinstein Urges Jews to Take on Anti-Semites: « Kick These Guys in the Ass » :
http://www.hollywoodreporter.com/race/harvey-weinstein-urges-jews-take-784210
Jean-Pierre Fleury :
– Olivier Mathieu, vous venez de publier plusieurs livres, sur l’actrice américaine Dawn Dunlap et sur le grand photographe David Hamilton, dont l’un a été préfacé par l’écrivain et psychologue Roland Jaccard. Le même Roland Jaccard a consacré plusieurs vidéos à ces livres sur son canal YouTube. Il y a bientôt un an, David Hamilton est mort. Aujourd’hui on parle beaucoup de ce Harvey Weinstein, né dans une famille juive américaine et dont le père, Max Weinstein, était bijoutier. Voyez-vous un rapport entre l’affaire Harvey Weinstein, d’une part, et ce que certains ont appelé l’affaire David Hamilton ?
Olivier Mathieu :
- Non. Je vois une affaire Weinstein, mais je ne vois pas d’affaire Hamilton.
JPF :
- En tant que distributeur, Harvey Weinstein a pris en charge la diffusion de nombreux films dans les salles de cinéma américaines. En 1997, « La vie est belle » de Roberto Benigni. La vie est-elle encore belle pour Harvey Weinstein ?
Olivier Mathieu :
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Ce monsieur Weinstein, que je ne connais pas personnellement, est accusé de millions de choses dans la presse. Il n’entre pas dans mes intentions de le défendre (il n’a pas besoin de moi) ou de me mettre à crier avec… les dames qui l’accusent. Il y a de grandes différences, il y a des différences essentielles avec l’affaire, la non affaire Hamilton. Weinstein est riche, Hamilton était dorénavant plutôt pauvre, semble-t-il. Hamilton n’est plus de ce monde, qu’il se soit suicidé ou qu’on l’ait directement ou indirectement suicidé, l’action publique est éteinte. Surtout, les accusations contre Hamilton provenaient d’une et une seule personne. Or, personne n’est censé ignorer la loi, et l’adage latin qui est à la base du Droit, « Testis unus, testis nullus », cela veut dire qu’un témoignage unique est à considérer comme nul. La chose peut déplaire à Madame Flament, mais c’est ainsi ; et l’on me consentira de penser que le Droit basé sur des siècles ou des millénaires de jurisprudence ne sera pas remis en cause, même par une intellectuelle aussi prodigieuse que Madame Flament.
JPF :
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Revenons à Weinstein. « A leurs débuts, en 1979, les frères Weinstein n’étaient que des charognards se jetant sur des films – n’importe quoi sur pellicule – auxquels les autres n’auraient pas touché, même avec des gants. Comme bien d’autres dans le milieu, ils ont quelques mauvais films érotiques sur la conscience (…). Le sexe faisait vendre, ils l’avaient compris », écrivait par exemple Peter Biskind dans Sexe, mensonges et Hollywood. Jusqu’à devenir un producteur puissant, distingué par le Centre Simon-Wiesenthal pour ses actions humanitaires et défini par Jeffrey Katzenberg, comme un « très gentil garçon juif » (« a really nice Jewish boy »).
Olivier Mathieu :
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Autre différence de taille, les accusatrices de Weinstein l’accusent de son vivant. Weinstein s’est excusé, il semble avoir fait des admissions partielles. Hamilton, non ! Hamilton a nié, il a rejeté les accusations portées contre lui, par le biais d’un communiqué de presse. On a donc, je le répète, deux situations complètement différentes. Incomparables, impossibles à comparer. Mais il y a davantage.
JPF :
- Davantage ?
Olivier Mathieu :
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Oui. Je ne sais pas si Weinstein est coupable. Le personnage, croyez-moi, ne m’est pas sympathique. Pourtant et tout d’abord, je ne sais pas de quoi Weinstein est coupable. Personne ne le sait, parce qu’il n’y avait personne – à part lui et ses victimes présumées – dans les chambres d’hôtel où il est censé avoir eu des propos ou des gestes déplacés. Il est évident, en tout cas il est évident à mes yeux que le viol est répréhensible. Il n’en reste pas moins que Weinstein, tout comme Hamilton, a droit à la présomption d’innocence. Ce qui est atrocement gênant est d’entrer dans l’époque du Far West digital, avec des formules comme « balance ton porc » qui engage les gens à « balancer », donc à faire œuvre de délation. Or je pense que la délation est une vilaine chose. Je pense aussi que cela porte à une justice sommaire, qui n’est plus en rien une justice. C’est une justice rendue non pas par les tribunaux mais par une opinion publique – laquelle est, ou risque d’être en partie manipulée. C’est une justice de Far West et d’Epuration sauvage. C’est l’injustice totale. C’est pire que les « fake news ». C’est le conformisme, c’est le puritanisme, c’est l’ordre moral qui déferlent. On ne devrait pas pouvoir dire « balance ton porc », comme si on engageait toutes les femmes à dénoncer un « porc ». Comme si tous les hommes étaient des porcs. Traiter tous les hommes de « porcs » est une généralisation abusive et ridicule.
JPF :
- Et les accusations contre Weinstein?
Olivier Mathieu :
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Il y a des choses que je ne comprends pas dans l’affaire Weinstein. Je suis peut-être un imbécile… mais je ne comprends pas très bien cette avalanche soudaine de témoignages contre Weinstein. Cette unanimité soudaine a quelque chose de suspect. Ne pourrait-il pas y avoir des disputes, ou des histoires de gros sous dans une famille comme celle des Weinstein ? Qui a soudain encouragé tant d’actrices à témoigner contre Harvey Weinstein ?… Le risque, ici, est que certains de ces témoignages soient sincères et réalistes, mais d’autres pas du tout. Le risque est que certaines personnes veuillent se faire de la publicité. Or comment le savoir ? Ensuite, de quoi l’accuse-t-on ? Je l’ai dit, le viol est répréhensible. Mais personnellement, je ne crois pas que l’on puisse mettre, sur le même plan que le viol, une tentative que fait un homme de donner un baiser sur la bouche à une femme. Sinon, on arriverait à un monde de complète folie où plus aucun homme n’oserait embrasser ou draguer une femme. En fait, on arriverait à une société asexuée où, en définitive, ce serait l’ordre moral, petit bourgeois et monogamique qui serait renforcé. Si j’ai bien compris, Weinstein a demandé à beaucoup de femmes de le masser. Il a sans doute profité, pour cela, de sa position de richissime producteur cinématographique hollywoodien. Sans aucun doute. Mais est-ce que l’on peut condamner (et condamner à quoi?) quelqu’un qui a demandé à une femme de lui faire un massage ? Et même s’il a demandé à une femme de le regarder se masturber ? C’est d’ailleurs une demande un peu adolescente qui, à mon avis, n’est pas fréquente chez un « violeur ». Un violeur, je suppose, exige. Un violeur ne demande pas. Il se sert. On pourrait aussi imaginer quelqu’un qui demande à une femme de coucher avec lui. Mais demander à une femme de le regarder se masturber ? A ce point, je reviens à ce que je disais, où est le délit si la demande s’adresse à une femme adulte et qui est entrée, de son plein gré, dans une chambre d’hôtel ? Je pense qu’il y a délit à partir du moment où la personne est retenue contre son gré et contrainte par la violence. Mais s’il n’y a pas entrave à la liberté de mouvement de la personne, et s’il n’y a pas violence ? On est plus près, ici, de la drague (un drague de mauvais goût, certes, si vous voulez, mais de la drague) que du « viol ». Quiconque a les yeux en face des trous le comprend. Weinstein n’est pas quelqu’un de fin, ça se voit. C’est peut-être un malade sexuel. Mais jusqu’à quel point la plupart des accusations portées contre lui peuvent-elles être prises en compte d’un point de vue pénal et judiciaire ? Dans combien de cas y a-t-il eu réellement eu viol ? Je suis fort sceptique quant à la réponse. Aujourd’hui que le monde contemporain parle de déboulonner les statues des propres statues qu’il adorait hier, pourquoi ne pas proposer d’interdire les représentations du Don Giovanni de Mozart ? De brûler «Lolita » de Nabokov ? De mettre à l’index les films d’Alberto Lattuada ou au pilon les œuvres de Roland Jaccard ?
JPF :
- Que faire, oui?
Olivier Mathieu :
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Weinstein, sauf erreur de ma part, est accusé de viol par les plus ou moins connues Lucia Evans, Asia Argento, Rose McGowan, Lysette Anthony et aussi par une cinquième femme qui souhaiterait garder l’anonymat. On a donc cinq accusations de viol, qui restent à prouver. Par ailleurs les actrices (elles aussi plus ou moins connues) Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Rosanna Arquette, Emma de Caunes, Judith Godrèche, Léa Seydoux et Cara Delevingne ont ensuite apporté des témoignages pour affimer qu’elles auraient été l’objet des attentions, agressions ou tentatives d’agressions de Weinstein… Je crois qu’une règle d’or serait que tant de dames, tant d’actrices, un peu partout dans le monde, cessent de rendre visite aux producteurs américains ou autres dans leurs chambres d’hôtel. Beaucoup de ces actrices posent nues, parfois depuis leur adolescence. Elles s’exposent dans des films et, en d’autres termes, montrent leur cul aux spectateurs du monde entier, et ça ne semble pas les gêner tant que ça leur rapporte du pognon. Ou tant qu’elles sont jeunes. Parce que quand elles vieillissent, elles commencent à dire qu’elles voudraient brûler les films où elles ont tourné quand elles étaient jeunes… Mais qui croit à tout ça ? Elles ne sont quand même pas nées de la dernière pluie, je suppose. Toute femme peut se douter que, si elle rend visite à quelque homme que ce soit dans sa chambre d’hôtel, il pourrait éventuellement lui passer par la tête d’essayer de la séduire, ou avoir envie de coucher avec elle. Beaucoup de ces actrices, confirmées ou débutantes, n’auraient-elles pas pu ou dû rendre visite à Weinstein dans un bureau ? Est-ce que le fait de lui rendre visite dans une chambre d’hôtel ne pouvait pas, d’ailleurs, lui donner des illusions ?
JPF :
- On assiste en tout cas à une classique et habituelle multiplication des « témoignages ».
Olivier Mathieu :
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Oui, et c’est gênant. Il n’y a pratiquement plus une actrice qui, chaque jour, désormais, n’affirme avoir été violée par Weinstein, ou par tel autre. On a même le cas de l’Italienne Asia Argento qui, à ce jour, a déclaré avoir subi TROIS viols ou agressions sexuelles de la part de TROIS cinéastes. Or, autant c’est évidemment la tâche des magistrats de punir le viol, autant la multiplication de « témoignages » (invérifiables, pour des faits supposés et souvent prescrits) ne peut mener qu’à renforcer encore la « guerre des sexes », et à augmenter la distance entre les hommes et les femmes. On a le sentiment d’une société où les hommes de demain seront d’un côté, les femmes d’un autre ; et où un homme aura tout intérêt à ne pas monter dans un ascenseur tout seul avec une dame parce que, si la dame accuse le monsieur au sortir dudit l’ascenseur, il est dans de sales draps… Ce ne sera pas une société sensuelle, non, ce ne sera pas une société innocente, ce ne sera pas une société très hamiltonienne. Hamilton, selon moi, ce n’était pas du machisme. C’était de la poésie, la poésie d’un monde où les poètes rendaient hommage à la beauté féminine. Mais après des années de machisme, c’est aujourd’hui le déferlement du féminisme le plus terre à terre, celui de « l’abhorration » pure et simple du mâle. Or, coupable ou pas (et je ne suis pas juge, ce n’est pas à moi d’en décider), rien ne devrait permettre à qui que ce soit et notamment à des millions d’internautes anonymes, à des « justiciers » autoproclamés, de traiter de « porc » Weinstein. Si celui-ci est coupable, qu’il soit puni. S’il ne l’est pas, rien n’autorise ou en devrait autoriser des millions de gens – qui ne savent rien des faits en question – à insulter un homme. Si Weinstein est malade, qu’on le soigne, le cas échéant. Mais ici encore, voire encore davantage s’il est malade, qu’on ne l’insulte pas. Les insultes, surtout quand elles proviennent des meutes contre un homme seul, sont toujours obscènes et émétiques. Toujours. Est-ce que l’on veut brûler les œuvres de François Villon ou les tableaux de Caravage, exemples parmi tant d’autres, parce qu’ils furent des assassins ? Si l’on brûle demain les œuvres de génies universels coupables d’avoir par exemple épousé des femmes qui avaient dix, vingt ou trente ans de moins qu’eux, on va amputer l’art et il ne restera plus que des minables… Est-ce qu’on voudra aussi ensuite condamner « moralement » Niezsche et Baudelaire et mille autres parce qu’ils allaient aux putes ?… Condamner rétrospectivement qui que ce soit est toujours une parfaite imbécillité.
JPF :
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Pour conclure ?
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Olivier Mathieu :
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Pour conclure, au spectacle de cette affaire Weinstein, je peux certes subodorer que le monde du cinéma en général, ou du cinéma hollywoodien en particulier, est un petit peu pourri. Avais-je d’ailleurs besoin de Weinstein pour le savoir ?…Mais Weinstein, s’il est coupable, peut-il être le seul et unique coupable ? Qui est vraiment coupable ? Weinstein, ou alors le système qui a produit Weinstein, j’entends par là Hollywood ? La chose la plus triste est que si tant d’actrices ont été violées (avec Weinstein on en serait déjà à 28 !), et certaines à trois reprises (!!!), et cela sur tous les continents à commencer par l’Amérique du Nord et l’Europe, alors je comprends mieux en tout cas que l’art dramatique soit tombé si bas, en particulier en France, depuis une quarantaine ou une cinquantaine d’années. S’il me fallait croire que les actrices modernes des écrans ont cédé à des avances du genre de celles que l’on reproche à Weinstein, je comprendrais mieux leur absence de talent totale. Et cela vaut aussi pour les acteurs, je suppose. Car qui sait combien d’acteurs hommes ont aussi reçu – pourquoi pas ? – des avances de la part de producteurs ? Ils sont lointains, les temps des derniers réellement grands acteurs français de génie, Jean Gabin, Louis Jouvet, etc, des dernières grandes actrices, Arletty, etc, des derniers grands hommes du cinéma comme Michel Audiard. Toujours est-il que Weinstein, même Weinstein, a droit à la présomption d’innocence que l’on a refusée et déniée à David Hamilton. Weinstein a le droit de se défendre. C’est à ses accusatrices de démontrer leurs accusations. Le Droit, au moins en Europe, et le bon sens aussi disent que tout homme devrait être considéré comme innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été démontrée. C’est ce que je pensais pour David Hamilton, c’est ce que je continue à penser. Le bon sens dit aussi que les témoignages tardifs sont à prendre un par un, avec des pincettes, parce qu’ils doivent être examinés et vérifiés. Enfin, le bon sens dit que le monde auquel on risque d’arriver – c’est le monde d’aujourd’hui ! – sera un monde sans drague, sans séduction, sans sensualité, sans émotion. Puisque tout ce qui est fait semble concourir à traquer l’émotion pour la remplacer par la repentance (on en arrive à des messieurs qui, sur les « réseaux sociaux », désormais s’auto-accusent d’avoir eu dans le passé des comportements jugés sévèrement par les tenants des nouveaux dogmes et des nouveaux tabous). Partout c’est le conformisme et l’homologation des êtres humains, dans une vaste et répugnante globalisation des comportements, des modes de pensée et des façons d’aimer !
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Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.
Hier, je faisais ce constat tout simple :
« … je ne vois plus aucune différence entre l’imposition par la loi d’une dite « vérité historique », l’imposition par les media du candidat du mondialisme Macron, et les répétitions médiatiques ou politiques, sans dommage, des mensonges diffamatoires… »
Je devrais ajouter que c’est non seulement la Vérité qui est mise à mal mais les porteurs de vérité. Car notre époque n’est pas que médiocre mais fortement plagiaire (ceci expliquant finalement cela). Ce qui n’empêche pas d’ailleurs les plagiaires d’avoir pignon sur rue, tels Attali, Lévy et autres minables.
Asselineau, le partisan affirmé du Frexit, se plaignait ainsi, il y a quelque temps, de voir ses idées pillées et récupérées (reprises de travers, aseptisées) aussi bien par l’extrême-gauche que par l’extrême-droite.
On vient de me mettre, ou plutôt de me remettre devant les yeux l’article d’un certain Jacques Delivré intitulé : De Polanski à Hamilton (cf. blog sur Mediapart, en date du 25 janvier 2017) dont toute la fin, concernant David Hamilton, n’est que la copie mot pour mot ou quasi mot pour mot (idées et expressions) d’un article paru sur le Blog en Défense de David Hamilton.
On ne cite plus de nos jours, on ignore les guillemets. En ces temps médiateux, on se recopie les uns les autres ; vrai ou faux peu importe ; l’opinion dominante de préférence. Et surtout, on snobe ses (bonnes) références. Mais finalement, c’est facile à comprendre pourquoi : les bons auteurs qui sont aussi les moins conformistes qui soient et les seuls esprits libres de notre temps, sont devenus infréquentables pour la grande masse des petites têtes molles et pseudo-penseurs bien dans le ton totalitaire dominant.
Debord en son temps se voulut le plus invisible possible, mais aussi le plus lu. Je crois que de nos jours, il n’y a plus besoin de faire un quelconque effort de discrétion, de retrait anti-publicitaire, de marge pour qui a réellement à dire.
Je lis (article repris d’un autre medium ?) sur MSN que je n’avais pas encore classé parmi les torchons de la « pipole-sphère » :
« Invitée sur LCI dans l’émission 24h Pujadas, Flavie Flament est revenue sur le scandale sexuel qui touche le monde du cinéma. Pour elle qui a été violée à 13 ans par le photographe David Hamilton, les agissements d’Harvey Weinstein auraient pu être évités. »
Je ne sais pas si tout le monde se rend compte du niveau de déliquescence de cette « information ».
1/
En effet, la bien connue mythomane « traumatisée » et assoiffée de gloriole Lecanu ex-épouse Flament, commissaire politique aux affaires de viols, seraient donc apte à affirmer que les agissements (sic) de Weinstein auraient pu être évités, donc au final, que ses « agissements » (supposés) seraient déjà établis. Elle a la science infuse, celle-là.
De fait, on sait ce que pense la Lecanu de la présomption d’innocence, de la prescription et de la diffamation puisqu’elle s’est assise dessus l’une et l’autre, il y a un an environ, en s’en prenant à David Hamilton avec les conséquences que l’on connaît. Bien aidée par le minable Ardisson. Belle paire de salopards.
Enfin, je pense que l’on peut dire que tout ce qui sort de la bouche de cette gorgone est paroles d’évangile « féministe » tordues, genre « femen ». Insatiable, non contente d’avoir exploité publicitairement David Hamilton dans son bouquin à très faible niveau littéraire, d’avoir tiré sur la ficelle pour en faire un film télévisuel , elle vient encore ramener sa fraise sur une affaire dont elle ne sait rien. Fermera-t-elle un jour son clapet ?
Certes, qui sont les pires : elle, ou ceux qui la font dégoiser ses rengaines malades ? LCI et Pujadas ? … ?? Quelle maffia.
2/
Mais, ce qui est encore plus extraordinaire est qu’une feuille de choux quelconque puisse écrire : « pour elle qui a été violée à 13 ans par le photographe David Hamilton », alors même que David Hamilton n’a jamais été reconnu comme violeur par la Justice, et qu’il n’a jamais été condamné à quoi que ce soit, et alors même, qu’en tout état de cause, les « supposés » faits étaient prescrits. Que ceci puisse être écrit et répété en toute impunité est sidérant.
Notre société semble avoir atteint un tel degré de décrépitude que les media peuvent répéter sans dommage les pires mensonges, approximations, ragots grotesques comme en leur temps certains systèmes totalitaires. Ou se taire, à leur choix. À l’image de la télévision, réclame, publicité, propagande ne font plus qu’un, mêlant fiction à réalité, vérité à fausseté, dit à non-dit.
C’est pourquoi personnellement, je ne vois plus aucune différence entre l’imposition par la loi d’une dite « vérité historique », l’imposition par les media du candidat du mondialisme Macron, et les répétitions médiatiques ou politiques, sans dommage, des mensonges diffamatoires tels que : « le fasciste untel », « l’antisémite unetelle », ou … « le violeur Hamilton ».
En attendant, je constate que de faits établis, « Paul en ski » n’en est pas mort. Que Weinstein n’en mourra sans doute pas non plus. Et que de faits non établis, ou de non-faits David Hamilton, lui, en est bien mort ! Soit dit en passant, en tous domaines, notre époque aime s’acharner sur les plus vieux.
