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Libération de la parole: et à quand la libération du silence?

21 octobre 2017

Publié le 21 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Cela devient simplement grotesque.

  1. Des dames accusent des gens nommément. A mon avis, c’est bien le minimum. Ainsi, une dame accuse Tariq Ramadan de viol (il nie et déclare porter plainte en diffamation). Une demoiselle accuse Pierre Joxe de lui avoir posé la main sur la cuisse,  et le Code pénal ne doit sans doute pas prévoir la même peine pour un viol avéré et une main à la cuisse présumée (Pierre Joxe nie). Des dames accusent de mains aux fesses, si j’ai bien lu la presse, Jean Lassalle et aussi un socialiste du nom de Gilbert Cuzou. Autres plaintes en diffamation en vue… Pareil en ce qui concerne un élu LREM, Christophe Arend (il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse).

  2. Et puis il y aussi les dames qui racontent leur histoire de viol sans donner le nom du présumé violeur. Ce qui rend la chose encore plus inutile. C’est le cas d’une certaine Mélanie Laurent https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/mélanie-laurent-agressée-sexuellement-par-un-réalisateur-français/ar-AAtNiDM?li=BBoJIji
  3. On a pour fermer le ban  le cas d’une certaine Chantal Ladesou, une dame septuagénaire qui a « failli » se faire violer (sans doute il y a quarante ans)… Elle non plus, elle ne dit pas par qui. https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/chantal-ladesou-jai-failli-me-faire-violer/ar-AAtO2J5?li=BBoJIji

J’en oublie forcément. Car demain, tous les jours, il va y avoir une pléthore de dames qui vont porter leurs accusations.

Les jounaux féminins vont avoir de quoi remplir leurs pages.

Tous les matins, les beaufs lecteurs de la presse pipole vont se demander, « voyons qui déclare avoir été violée aujourd’hui ».

Tout ça au nom de la « libération de la parole ».

La formule est très à la mode!

J’espère quant à moi que viendra sans trop tarder le temps de libérer le silence…

Je me demande combien de temps ça va durer, oui, toutes ces dames (et ces messieurs aussi) qui au bout de vingt ans, trente ans, quarante ans, ont attendu Weinstein pour se plaindre toutes ensemble, les unes après les autres jour après jour et semaine après semaine, de « viols » improuvables, quand ce n’est pas de « mains au cul » ou de compliments.

On a celles qui jettent le nom d’un type aux journalistes; on a celles qui ne citent aucun nom; on a celles qui ont « failli » être violées.

En général, toutes filles de gens importants, issues de familles aisées, actrices ou ex-actrices ou pseudo-actrices, dames qui ont fait (ou essayé de faire) leurs petites carrières en politique, dames bling bling.

Je me demande ce que doivent penser les milliers de femmes violées auxquelles les colonnes des journaux ne seront jamais ouvertes. Celles qui n’auront jamais un rendez-vous dans les chambres d’hôtel des producteurs hollywoodiens. Celles à qui personne ne propose un « casting ».

On va certainement avoir, prochainement, les émissions de télé, les bouquins, les films de dames qui vont elles aussi « libérer leur parole » pour raconter qu’elles n’ont pas été violées mais que, Madame Michu, ça aurait pu leur arriver…

Je suis très curieux de voir combien des accusations de « viol » ne se dégonfleront pas, devant les tribunaux, comme des baudruches.

La peine de mort a été abolie en France, par grand bonheur.

J’ose espérer qu’elle ne sera pas rétablie et que l’on ne portera pas non plus à l’échafaud des gens accusés (et pas forcément coupables!) d’avoir eu une main baladeuse ou d’avoir sifflé d’admiration au passage d’une dame…

Une certitude, l’ordre moral pue.

Et, qu’on le veuille ou non, cet ordre moral n’est pas ou pas forcément l’apanage des dictatures. L’ordre moral est l’apanage des sociétés démocratiques ou pseudo-démocratiques modernes occidentales.

Des décennies d’aberrations et de non éducation, ce mélange aussi de bureaucratie et de technologie aboutissent au(x) résultat(s) que tout cela devait provoquer.

Je pense qu’un Etat digne de ce nom s’occuperait des affaires de l’Etat, mais laisserait une large liberté à sa jeunesse – tout en lui enseignant l’amour de la beauté et le goût de la vérité. Liberté des moeurs, dans un Etat qui soit un Etat.  On a fait le contraire, en France et en Occident, depuis cinquante ans. Tout part en couilles mais, en revanche, on veut légiférer dans le domaine du sentiment.

On n’a fait que dresser les uns contre les autres les hommes et les femmes. La société « d’amour » a accouché d’une société sans amour, sans émotion, sans sentiment,  pratiquement sans sexe.

On est dans le monde à l’envers. On a tout faussement autorisé aux hommes modernes pour mieux les esclavagiser. Dans le domaine de l’amour qui devrait être celui de la transgression, que de féministes aigries, que de gens d’armes, que de censeurs, de conformistes et de bigots!

From → divers

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