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Le grand « crime » de David Hamilton

22 octobre 2017

Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Curieuse société, la société actuelle. Une société absurde, grotesque, incohérente. La société de consommation ne peut promouvoir un yaourt, une machine à laver ou une marque de lessive sans une jeune femme à moitié nue, les seins et le cul à moitié ou aux trois quarts à l’air.

Mais ensuite, quand une de ces dames (et combien d’entre elles ne cherchent-elles pas, jeunes, à gagner des sous en tournant des pubs de ce genre?) rend visite à un producteur (par exemple Weinstein) dans une chambre d’hôtel, elle s’étonne (ou se scandalise, de préférence vingt ou trente ans plus tard) si elle reçoit un compliment voire si on lui propose une partie de jambes en l’air?

La société de consommation accepte, elle promeut l’érotisation (à condition que ce soit une érotisation laide et banale, conformiste et grégaire: les magnifiques campagnes de publicité comme celle de David Hamilton pour « L’air du temps » de Ricci étaient l’exception qui confirmait la règle…), il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive.

 

Ensuite, si des actrices, ou des pauvres filles sans aucun talent dramatique mais nées dans la société du yaourt mal érotisé espèrent devenir « actrices » et rendent visite à des « producteurs » (des producteurs de laideur et de bêtise), voudrait-on que ces demoiselles et ces messieurs se lisent les oeuvres complètes de Bossuet?…

Combien de femmes n’ont-elles pas, consciemment ou inconsciemment, cherché à ressembler au pauvre modèle de féminité mis en oeuvre par la sous-culture de, par exemple, OK Magazine?…

Beaucoup de femmes actuelles et d’hommes actuels ressemblent hélas à celles et à ceux qui, à la télé, faussement et vulgairement érotisés, essayent de nous vendre des croquettes pour chats ou du dentifrice…

Ce n’est pas la femme, ce n’est pas l’homme, c’est l’humanité occidentale moderne qui est réifiée. Tout est soumis aux mensonges, aux dogmes, au pognon. Tout.

 

Y a-t-il trop de féministes? Non, même pas. Le problème est que le féminisme a trahi les femmes. Qu’y a-t-il de féministe, par exemple, à obliger les femmes à faire passer leur carrière avant leur nature de femmes?… Qu’y a-t-il de féministe à repousser toujours plus tard l’âge de la grossesse? A se détruire la santé avec la pilule pour ensuite avoir recours à la procréation médicale assistée?… Qu’y a-t-il de féministe à ne plus vouloir avoir de règles, jeune, avant de ne plus vouloir avoir la ménopause, âgée?… En tout cas, il n’y a rien de féminin là-dedans. Et moi, je préfère les jeunes filles de David Hamilton aux quadragénaires aigries de féministes pas féminines pour un sou.

Le monde n’était-il pas plus simple, plus beau, à l’époque de David Hamilton, quand les garçons avaient un zizi et les filles un vagin? Et plus exactement, en remontant chronologiquement un peu plus haut, au vrai monde, au vrai univers dont descendait intellectuellement et esthétiquement David Hamilton? (J’en parlerai un jour).

Préfère-t-on vraiment le spectacle (assez émétique) de 2017? Les filles de 1968, au moins, désiraient ou « exigeaient » la jouissance et exécraient la procréation, mais leurs descendantes ont obtenu la procréation artificielle – et que reste-t-il là-dedans de   jouissance?…

 

Où est l’amour libre, où est l’amour tout court? La sensualité a été réduite au sexe réifié et à la capote anglaise… La société d’amour pue. La société d’amour suinte d’amour sauf dans le domaine amoureux, où il n’y a plus d’amour…

 Le néant du capitalisme a englobé le néant des anciens anti-capitalistes dans le grand néant moderne…  Adieu la liberté d’expression (seuls ont le droit de s’exprimer les censeurs, les histrions, les minables)… Adieu la sensualité (ça va de pair)…

Pauvre monde moderne, où on lutte contre le viol dans une société qui pornographise même les yaourts. On lutte contre la prostitution dans une société technologique qui fait subir mille fois pire, infiniment pire à ses administrées. On ne cause que de santé, de même, dans une société qui a gavé les jeunes de pilules cancérigènes ou tératogènes pendant des générations.

 

C’est le monde lepénisto-macronien, tout ça, un monde de perpétuelles promesses électorales impossibles à tenir et où, à force de prétendre défendre la dignité de tout le monde, on ne défend plus celle de personne.

Je me demande parfois, David Hamilton, si on ne vous a pas choisi, justement parce que vous étiez le plus grand, comme cobaye avant la campagne féministe, pseudo-féministe et anti-féminine d’aujourd’hui.

Un monde de beauté, de vérité, d’innocence et de liberté vraies, et d’amour vrai – votre univers, David Hamilton – il fallait absolument éviter cela…

 

Voilà, il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive. Mais pas d’érotiser l’amour, la photographie et – cela rime avec photographie – la Jeune Fille… Voilà quel fut votre grand « crime »…

Adieu David Hamilton… Hélas…

 

 

From → divers

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