Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.
Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.
Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.
Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)
C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, collaboratrice du livre « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu préfacé par Roland Jaccard)
Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »
Publié le 27 novembre 2017 par defensededavidhamilton
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Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:
- Olivier Mathieu, on parle beaucoup ces derniers temps d’une phrase de David Hamilton sur Marc Dutroux. Qu’en pensez-vous?
Olivier Mathieu:
- Oui, on en parle beaucoup et on en détourne le sens… Après avoir rappelé que toute phrase d’un entretien est rapportée par le journaliste auteur de l’entretien, et qu’elle est donc plus ou moins authentique et plus ou moins correctement rapportée, je rappelle que cette phrase de David Hamilton semble être: « Marc Dutroux a tout foutu en l’air ».
Jean-Pierre Fleury :
- Dans « Le Monde », je lis en effet : « Hamilton est amer de voir ses photos innocentes jugées comme relevant de la pédophilie. « C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. Ce mec a tout foutu en l’air. »
http://www.lemonde.fr/culture/article/2007/01/05/david-hamilton-toujours-vivant_852358_3246.html#7WOsAV4w0HItr7sW.99
Olivier Mathieu :
- Les choses sont donc claires. David Hamilton rejetait la « pédophilie ». Il estimait que ses photographies NE relevaient PAS de la « pédophilie ». Il rejetait aussi la chasse aux sorcières qui avait lieu – au moins selon lui – depuis la triste affaire Dutroux. L’affaire Dutroux, pour ce que j’en sais, est une affaire d’enlèvement, de séquestration, de viol et de meurtre. Les parents des pauvres victimes auraient certainement souhaité et espéré que la police belge s’occupe mieux de l’affaire Dutroux, quitte à délaisser d’autres tâches!
Jean-Pierre Fleury:
- Et jusqu’à preuve du contraire, David Hamilton n’a en effet enlevé, séquestré, violé et tué personne. Il n’a été l’objet d’aucune condamnation pour enlèvement, séquestration, viol ou meurtre. Et il ne le sera jamais, à moins qu’on ne vote une lex hamiltoniana condamnant David Hamilton après sa mort…
Olivier Mathieu :
- Mieux encore, il a souvent condamné la pornographie. Mais c’est ici qu’est le paradoxe: la société qui a inventé et promu la pornographie sous sa forme actuelle, celle du Vingtième siècle – une forme de diffusion massive, technologique, grégaire de la pornographie – c’est cette société-là qui « condamne » et accable David Hamilton, qui était un photographe et un poète de l’érotisme… On rejette l’étotisme et en attendant, des tas de gens se font du fric avec la pornographie, les acteurs de pornographie, les producteurs de pornographie, les diffuseurs de pornographie, les sites de pornographie, etc, etc, etc… On a sali l’imaginaire des masses avec la pornographie de masse. Or voyez-vous, personnellement, je préférerais que mon fils admire des photos de David Hamilton plutôt qu’il ne regarde des films pornographiques d’une bêtise, d’une laideur, d’une médiocrité infinies…
Jean-Pierre Fleury:
- Revenons à Marc Dutroux…
Olivier Mathieu:
- Citons un autre entretien de David Hamilton.Serait-il possible en 2007 de photographier de très jeunes filles nues ?DAVID HAMILTON: Non, malheureusement. Dutroux a détruit tout cela et depuis on ne parle que de pédophilie, de perversité. J’ai connu 25 ans d’une extraordinaire liberté. J’aimais la beauté nordique, une certaine ossature, des peaux, des yeux clairs. Je n’ai photographié que cela. Désormais, toutes mes jeunes filles sont grand-mères : elles se sont mariées, elles ont eu des enfants. Je les ai saisies avant la routine, avant que leur vie devienne sérieuse.Comment expliquez-vous ce changement du regard posé sur votre œuvre ?
DAVID HAMILTON: Il y a clairement eu un avant et un après. En même temps que les affaires de pédophilie, très relayées par la presse, le monde a changé. Aujourd’hui, même chez les artistes, on ne s’intéresse plus à la beauté. Tout n’est que colère, violence : plus c’est vulgaire, mieux c’est. Nous avons changé d’époque.
Jean-Pierre Fleury:
- Quelle lecture en faire?
Olivier Mathieu:
- Je crois comprendre le français. Dans plusieurs de ses entretiens, David Hamilton parle de Dutroux en l’appelant, par exemple, « ce mec ». Il ne lui manifeste donc aucune sympathie. Il lui reproche ses actes. Il lui reproche d’avoir commis des actes qui ont indirectement éclaboussé son oeuvre de photographe à lui. Il dit qu’il y a eu un avant et un après.
Jean-Pierre Fleury:
- Grands Dieux! Un avant et un après! David Hamilton avait dit qu’il y avait eu un avant et un après l’affaire Dutroux! (Rire)
Olivier Mathieu:
- (Rire) Christian De Valkeneer, magistrat belge, a déclaré : « Il y a eu un ‘avant’ et un ‘après’, une révolution culturelle au sein de la justice. »
Jean-Pierre Fleury :
- Mais là, cher Olivier Mathieu, rendons-nous compte! C’est David Hamilton qui avait osé parler d’un « avant » et d’un « après » Dutroux! (Rire).
Olivier Mathieu:
Jean-Pierre Fleury :
- Oui, c’est « amusant », si on peut dire. Des dizaines de gens ont parlé d’un avant et d’un après Marc Dutroux. Y compris des magistrats, des écrivains… Mais si David Hamilton osait parler en ces termes-là, alors lui était un « mauvais ». Il avait beau dire que Dutroux, « ce mec », avait « tout foutu en l’air », pour les idiots David Hamilton était « pire que Dutroux », pratiquement…
Olivier Mathieu:
- Heureusement que David Hamilton n’avait pas un chien, vous voyez ce que je veux dire?…
Jean-Pierre Fleury:
- (Rire) Oui, je vois ce que vous voulez dire.
Olivier Mathieu:
- En conclusion, c’est très simple. Je ne vois aucun rapport entre David Hamilton – un photographe de jeunes filles pures, innocentes, des photographies esthétiquement belles – et Marc Dutroux. Je ne vois aucun rapport entre les condamnations judiciaires que le premier (David Hamilton) n’a jamais reçues, et celles que le second (Marc Dutroux) a reçues. On compare, ici, l’incomparable. Il n’y a aucun rapport entre David Hamilton et Marc Dutroux.
Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.
Un commentaire pour David Hamilton et Marc Dutroux : on ne peut comparer l’incomparable.
- Catherine D. dit :27 novembre 2017 à 13:02L’énorme différence est que la jet-set, les politiciens, la police et la justice ont laissé tomber David Hamilton puisque Flavie la justicière se chargeait de tout pour mettre en avant sa pomme – belle aubaine – et principalement de détourner l’attention sur un sujet faux qui brouille l’atroce réalité des réseaux pédophiles alimentés par Dutroux et ses semblables, et cela probablement et souvent pour la jet-set, certains politiciens, petit monde de monstres qui se tiennent tous par la barbichette…
Harvey Weinstein à une époque où, étant puissant (finalement, Hollywood avait été en quelque sorte fondée pour qu’existent des Harvey Weinstein), il avait autour de lui beaucoup de femmes, souvent jeunes, qui formaient la cour de ce « roi » – chaque époque a les rois qu’elle mérite. Elles formaient un troupeau de courtisanes. Aujourd’hui, c’est d’un troupeau de dénonciatrices qu’il s’agit… Le caractère grégaire demeure.
Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton
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Il y a une évidence, pour moi, depuis longtemps.
Cette évidence, c’est qu’en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais tu ne peux pas défendre David Hamilton. Je le disais, il y a quelques mois, dans mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine (édité par Jean-Pierre Fleury et préfacé par Roland Jaccard).
J’ai été journaliste à Paris, je connais les milieux, j’y ai encore beaucoup d’amis ou de connaissances. Aujourd’hui encore, Roland Jaccard, donc une personne qui est très bien insérée dans le milieu intellectuel et journalistique parisien me l’a confirmé, parce que c’est ce que lui ont confié ses amis à lui: en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais « tu ne peux pas défendre David Hamilton ».
La question est : pourquoi? Pourquoi peut-on défendre Weinstein et Polanski (qui ont tous deux fait des admissions de culpabilité, ou de responsabilité) mais ne peut-on pas défendre David Hamilton, lequel a repoussé de son vivant les accusations portées contre lui?
Ses adversaires sont-ils trop puissants?… Ou faut-il qu’il soit coupable?… Fallait-il, dès le début, qu’il soit coupable?… Etait-il le coupable, l’indéfendable idéal, le « mauvais » désigné d’avance?… Etait-il trop poète, trop artiste, trop doué de sens esthétique pour que le monde moderne puisse supporter son existence et son oeuvre?
Ou quoi d’autre encore? Pourquoi, pour quelle obscure raison David Hamilton est-il (comme le savent tous les journalistes parisiens) « indéfendable » ? Et si telle était la grande – la seule – question?
La réponse expliquerait qu’aucun journaliste n’ait eu l’élémentaire courage de reprendre nos informations au sujet de son acte de décès (en effet cet acte de décès, document officiel, indique que la date de sa mort n’a pas été établie), ou de son absence (officielle) de sépulture ou de funérailles…
Monsieur Jacques Délivré (dont ne sait trop de quoi il serait délivré, si ce n’est sans doute de toute pudeur éditoriale et marqué d’un dégoût prononcé pour les guillemets) recopie sur son blog Médiapart, en des paragraphes entiers légèrement « rewrités », ce qu’on peut trouver sur nos blogs (celui d’Olivier Mathieu et le mien). Il vient de se prononcer d’une manière catégorique sur le talent de celui qui aurait fait de l’art comme un cochon… dans le sens de la présente campagne de propagande grotesque d’épuration des arts par les androphobes ligues de vertu dites féministes, diarrhée de pensées hystériques mélangeant tout, propagée par un grand nombre d’hypocrites et de renégates qui me font penser aux pauvres putes hors d’usage qui se mettent à fréquenter l’église, en pire des bigotes, sur leurs vieux jours.
Entendons-nous bien : étant pour la liberté intégrale d’expression, nous sommes fatalement pour la liberté de démarquage et de plagiat (étant entendu cependant que le plagiat n’est pas trop notre style). Présentement, on n’en n’aurait rien à dire; et nous serions même prêt à renvoyer un lien au blog du plagiaire si le personnage à l’autre bout était un « honnête plagiaire » (je veux dire s’il citait au moins un peu ses sources). Ne dit-on pas que l’imitation est la plus sincère des flatteries ?
Non ! nous ce qui nous dérange est que, dans le fatras d’idées piochées à droite et à gauche — tout et son contraire — maître Jacques délivre des idées totalement opposées aux nôtres. Pour le dire autrement ces plagiats sont intégrés à un ensemble qui n’est pas notre fait. Que ça soit bien clair.
Il en est un, en particulier, de paragraphe, qui vaut son pesant de cacahuètes, comme on disait quand j’étais jeune. C’est celui où maître Jacques délivré de tout complexe nous livre sa farine charançonnée de fantasmes sur les buts qu’aurait poursuivis David Hamilton, et Délivré le dit et l’écrit sur la foi des on-dit médiatiques et autres rumeurs mémorielles traumatiques (sic). Au bénéfice inégal du non-doute et de la corde expéditive.
Oui, on atteint le pompon lorsque maître Jacques nous explique comme s’il y était les intentions artistiques qu’il attribue (de quelle autorité?) à notre photographe :
« Un âge de l’innocence est bientôt terminé», disait à ce propos l’artiste. Cette fin de l’innocence, c’était sans doute pour lui le fait terrible de ne plus pouvoir déflorer tranquillement de très jeunes filles sous emprise. Quel gâchis contemporain! Car, en matière d’innocence, celui qui le restera toujours présumé au regard de la loi, s’y entend comme pas un. Il voulait en effet saisir par ses clichés le moment magique, si ténu, si fragile, où des innocentes sont en passe (malheureusement) de devenir de vraies femmes. Il faut donc savoir cueillir la fleur à peine éclose, et pas encore épanouie totalement; réactualiser, en mode polaroïd, «Mignonne allons voir si la rose…». Le tout étant de se trouver là au bon moment. Accélérer, à sa façon, le trop lent processus de métamorphose; le photographier et en jouir. Gageons que, sur ses intentions réelles, le photographe restait artistiquement flou… Après, la chose commise, plus rien d’intéressant à faire. »
Je n’ai pas envie de commenter de telles inepties. Ces affirmations sont simplement dégueulasses.
Je, nous ne voulons pas être mêlés aux idées « nauséeuses », comme aiment à dire souvent les donneurs de leçon officiels, d’un chantre et d’un chancre des lieux communs et des on-dit invérifiables.
Jean-Pierre Fleury
Publié le 26 novembre 2017 par defensededavidhamilton
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pour une version complète, avec illustrations, c’est ici :
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Selon la presse, Macron a annoncé hier la création prochaine d’un «délit d’outrage sexiste» punissant le harcèlement de rue, qui sera «verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif».
J’essaye de traduire ce verbiage.
Macron n’a pas proposé (suppose-t-on) la « création d’un délit », mais a suggéré de rendre pénalement délictueux ce qui sera considéré comme un « outrage sexiste ».
Qui seront les juges en la matière? Si l’on comprend bien, on donnerait la possibilité à des gardiens de la paix de dresser sur-le-champ des procès-verbaux pour sanctionner « le harcèlement de rue »…
On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! D’abord, ils devront être polyglottes. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) m’adresse à une femme, dans la rue, en chinois, en hébreu ou plus simplement en italien, pour lui dire quelque chose que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent plusieurs langues?
On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! C’est bon pour les chiffres du chômage ça coco! Du bon pognon dans les caisses de l’Etat! Mieux que les contraventions! D’abord, ils devront être très psychologues. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) lance un regard à une femme, dans la rue, et que ce regard puisse être considéré (qui en décidera?) comme grivois ou obscène – et donc, un regard que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent interpréter les regards? Diantre, interpréter un regard, ne voilà-t-il pas quelque chose d’éminemment délicat et subjectif?… Va-t-il falloir procéder à l’uniformisation des regards, ou en tout cas à l’uniformisation de la lecture qui en sera faite? Les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien seront-ils donc capables d’interpréter et de juger de la même façon, dans toute la France, un regard, un geste, un mot?
En tout cas, on leur demandera un « jugement » immédiat (sans appel?) puisque leur boulot consistera à « verbaliser immédiatement« , et à demander au délinquant de cracher illico presto au bassinet.
Et si un enfant de huit ans insulte (au moins aux yeux des mirifiques psychologues des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) une dame? Et si cet enfant n’a pas d’argent? La prison?
Et si un clochard insolvable adresse un regard suspect (au moins suspect aux yeux des formidables psychanalystes des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) à une dame? Et si ce clochard n’a pas d’argent? On dresse la potence?
On va donc, on se dirigerait donc vers une société, on est dans une société qui a élu M’sieur Macron président de la République, dont le programme de candidat promettait entre autres la création de milliers de postes de policiers. Ah ben ouais, ça va tout changer, la France est en marche mon coco!
Une société où des milliers, des dizaines de milliers de policiers (après quelle formation?) seraient donc habilités par l’Etat à verbaliser immédiatement, et à faire cracher tout de suite – et sans autre forme de procès – des amendes à des gens coupables (coupables selon les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) d’une phrase ou d’un regard non conformes à la morale des temps macronisto-macroniens…
Que sait, que saura un tel fonctionnaire de police des rapports préalables éventuels qui existent, dans un quartier, entre un monsieur (ou une dame) X qui interpelle une femme (ou un monsieur) Y ? Et si d’aventure un monsieur insultait sa femme, ou l’épouse son époux? On n’aura plus le droit de s’insulter dans la rue?
Peu importe, les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien se passeront probablement de le savoir. Ils auront carte blanche pour verbaliser immédiatement, « pour un montant dissuasif ». (Dissuasif, Madame Michu, ça rigole pas!)
Et si d’aventure une dame appréciait (!) un regard coquin ou un compliment un peu osé? Est-ce qu’on lui demandera seulement son avis, à la dame? Ou alors, est-ce que les fières cohortes de l’ordre moral macronisto-macronien, leur p’tit carnet de contraventions à la main, se rueront joyeusement sur le délinquant, le voyou, le coupable que ces fins limiers auront désigné et auquel ils enjoindront catégoriquement de sortir immédiatement son carnet de chèques pour régler un montant dissuasif?
Si je dis à une dame, M’sieur: « Tiens voilà du boudin, de l’Eugène Boudin », ça va chercher dans les combien, M’sieur?
Olivier Mathieu.
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ajouts de J.-P. F.
Tiens, voilà du boudin très généré et très tolérant.
C’est la lutteu, finaleu… !
Et le délit d’incitation ou d’exhibition sexiste sur la voie publique, dans les lieux publics et les lieux de culte, c’est pour quand ?
En ce jour de mémoire et de peine, – que sont nos rêves devenus ?! – et de remerciements, je signe avec mon cœur dans le ciel et sur la terre en souvenir de David Hamilton !
Agnès Degrève.
Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton
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C.D. est une professionnelle de l’édition (nous espérons d’ailleurs qu’un jour, elle consacre un article à David Hamilton, en y citant éventuellement notre livre Le portrait de Dawn Dunlap).
C.D. a collaboré au livre C’est David Hamilton qu’on assassine.
Elle nous adresse aujourd’hui cet hommage à David Hamilton (25 novembre 2017).
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L’impossible consolation, par C.D.
Il y a un an vous mouriez, David Hamilton.
La stupeur a figé nos cœurs tout comme elle a figé notre certitude que la boue sale dans laquelle on traînait rageusement votre nom et votre art, depuis quelques semaines, allait enfin rejaillir sur vos accusateurs.
Il y a un an vous mouriez et la rage de ces derniers nous a gagnés. Non pas pour se retourner contre vous et vous vilipender à notre tour, considérant que cette mort – un suicide, a-t-on dit – était un aveu des méfaits que l’on vous imputait. Non. Cette colère a fait battre nos tempes, elle a retourné nos estomacs et nous a ouvert les yeux, une fois encore, une fois de trop, sur l’ignoble dépravation de notre société. Peut-on d’ailleurs encore oser parler de société ? Dans une société digne de ce nom, culture et civilisation sont les maîtres-mots. Respect d’autrui, respect de la loi, transmission de ce respect et transmission de la loi. Volonté de s’élever… Les êtres humains pourvus de discernement refusent désormais d’employer ce terme puisque plus rien ne répond à cette définition. Alors, parlons de gabegie : désordre et fourberie, abrutissement et aveuglement, corruption et CORRUPTION. Dégradation morale tout autant que physique. Ce monde n’est plus qu’un amoncellement d’horreurs, une abomination. La pureté y est saccagée, la beauté s’y putréfie.
C’en est fini. Le glas a sonné. Non, en fait : le glas n’a même pas sonné pour vous, David Hamilton… Quelle ironie ! Au charnier ! Comme le rêve, la poésie et l’amour. Comme tout ce qui doit disparaître sans laisser de traces. Comme tout ce que l’on fait disparaître de nos mémoires et réapparaître sous un jour « nouveau », reconstruit pour être enseigné selon ce que l’on veut nous faire aimer ou haïr.
Où êtes-vous David Hamilton ? Où sont vos fleurs, vos jeunes filles, vos voyages, et votre lumière magnifique ? Où sont ces œuvres qui condamnent désormais celui qui les regarde et les aime ?
Qu’a-t-on fait de vous, David Hamilton, après vous avoir adulé puis insulté ?
Est-ce que tout le monde a tellement honte ou peur d’avouer la sensuelle douceur éprouvée devant vos images ?
Il est vrai que pour que la formidable gabegie volontairement mise en place par la petite poignée d’individus manipulateurs-de-crétins qui gère notre monde, la peur est l’arme de dissuasion la plus efficace. Il faut avoir peur. De ne pas être comme les autres, d’être rejeté par les autres, de perdre la considération des autres, d’être mis au ban.
Quelle extraordinaire motivation que la peur ! Venir au monde pour avoir peur toute sa vie, quel épanouissement ! Et, bien sûr, transmettre sa peur. Quel projet ! Quelle tristesse…
David Hamilton, depuis un an, rien n’est venu consoler notre chagrin.
David Hamilton, nous vous faisons une promesse, la plus vraie et la plus pure des promesses : comme nous n’avons jamais cessé d’admirer l’artiste que vous êtes et que vous serez toujours, nous continuerons à parler de la beauté de votre art et à transmettre l’amour de cette beauté. Nous continuerons à vous rendre hommage pour nous avoir offert le plus précieux des cadeaux : l’émotion devant la grâce.
Article de C.D.
Publié le 25 novembre 2017
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« Balance ton porc », une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée…
Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:
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Olivier Mathieu, nous sommes le 25 novembre 2017. Nul autre que vous, en France, avec une persévérance admirable et dont je vous remercie, n’a pris chaque jour – depuis un an – la défense de David Hamilton. Que pensez-vous de la campagne « balance ton porc » ?
Olivier Mathieu, écrivain :
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Je l’ai déjà dit. Mais je suis heureux de répondre à vos questions.
Jean-Pierre Fleury :
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Vous vous souvenez du hashtag #UnBonJuif. Qu’en penser? Qu’en dire, notamment, par rapport à « Balance ton porc » ?
Olivier Mathieu :
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Les hashtags de ce genre (UnBonJuif) sont d’évidentes imbécillités. Ou encore, d’évidentes provocations. C’est, en outre, quelque chose d’anachronique. Une idée que se mettent, dans leur absence de cerveau, des imbéciles de néonazis. Dire imbécile de néonazi est d’ailleurs une imprécision de ma part, car entre un imbécile et un néonazi il n’y a, à mes yeux, absolument aucune différence. C’est l’idée, si on peut appeler ça une idée, que quelqu’un leur met dans la tête. La différence est que les hashtags de ce genre suscitent les protestations, par exemple, des institutions juives et/ou du monde politique. On veut les interdire, on les interdit. On organise des poursuites judiciaires, le cas échéant. Mais j’en viens maintenant à « Balance ton porc ». Balance ton porc emploie le même instrument technologique. L’arme du crime est la même: Internet, les réseaux sociaux. Une arme de décervellement de masse. On est dans l’ordre de la délation – qui est toujours vile – et de l’extra-judiciaire. Mais… Mais, quand on assiste à une telle campagne de délation encouragée (« Balance » est un impératif, « balancer » est un terme argotique qui signifie faire oeuvre de délation), à une campagne de délation planétaire, à une incitation à la délation planétaire comme « Balance ton porc », dans ce cas on n’assiste à aucune protestation scandalisée des institutions étatiques… Les crétins néo-nazis, avec leurs hashtages imbéciles, anachroniques et inutiles, sont désignés comme les mauvais de service. Ce sont des marionnettes et des épouvantails. En revanche, qui dénonce des « porcs », qui « balance » extra-judiciairement (j’entends par là, hors de tout cadre juridique), et le fait en outre très souvent hors délais de prescription (dura lex sed lex), est soutenu par les institutions, par Madame le ministre, par les gouvernements… Ces délateurs et ces délatrices de « porcs » deviennent des « bons ». Ce sont, quant à eux, les bons de service…
Jean-Pierre Fleury :
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Certes, cher Olivier Mathieu, on ne pourra jamais dire que vous aurez pensé en troupeau… Pouvez-vous encore préciser?
Olivier Mathieu :
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Je crois avoir été précis. Mais on peut toujours ajouter quelque chose. Je reproche à « Balance ton porc » ce que je reprocherais à toute campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Contre qui que ce soit. Que la cible soit ou ait été dans le passé le communiste, le national-socialiste, le démocrate, le juif, le musulman, l’athée, celui qui pense autrement que moi, la femme ou l’homme, toute campagne massive et planétaire de délation extra-judiciaire est vile et ignoble. Qui n’admet pas cela n’a rien compris. La vérité judiciaire doit être établie par les tribunaux, chose déjà pas facile et parfois sujette à erreurs. Mais des dénonciations souvent anonymes, souvent hors délais légaux, avec les phénomènes « d’émulation » auxquels on assiste en ce moment, ces dénonciations-là, et leur multiplication insensée, me répugnent. Je n’aime pas trop suivre les modes…
Jean-Pierre Fleury :
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Mais tout comme moi, vous exécrez le viol.
Olivier Mathieu :
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Je crois que Patrick Eudeline l’a très bien dit, récemment. Le viol d’une fille anonyme, le viol avec un couteau sur la gorge dans une cave de banlieue, le viol dont tu sors avec le visage tuméfié de coups, le viol que tu dénonces le lendemain (ou mieux, le jour même) dans un commissariat, le viol constaté par des médecins, j’y crois volontiers, en principe.
Jean-Pierre Fleury :
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A quoi croyez-vous moins volontiers?
Olivier Mathieu:
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Je crois moins volontiers, probablement, au viol des grandes « vedettes », ou des toutes petites vedettes aussi, qui affirment parfois dix, vingt, trente ou quarante ans après les faits supposés qu’elles auraient été « violées » par des artistes (ou supposés tels), par des cinéastes (ou supposés tels) auxquels elles doivent – parfois ou souvent – leur carrière, avec lesquels elles ont parfois entretenu des relations, et avec qui elles avaient souvent rendez-vous, elles l’admettent elles-mêmes, dans des chambres d’hôtel. Un conseil aux femmes, dorénavant, mieux vaut prendre un rendez-vous, s’il s’agit d’un rendez-vous professionnel, dans un bureau. Et un conseil aux hommes: donnez rendez-vous aux dames en présence de cinq avocats, de quatre huissiers et de trois notaires, sans parler de quelques dizaines de policiers en service. Je crois moins volontiers aux viols qui n’ont pas été constatés médicalement, je crois moins volontiers aux viols qui permettent à certaines un regain de notoriété médiatique, je crois moins volontiers aux viols qui font gagner beaucoup d’argent à certaines anciennes demoiselles. Notez cependant que mon avis importe peu. A titre personnel, j’y crois moins. Mais ensuite, c’est toujours aux tribunaux de faire leur travail, et, si possible, de le faire correctement. En d’autres termes, tout accusé doit être présumé innocent jusqu’au bout. Tout accusé a droit à la présomption d’innocence, c’est la loi et notamment la loi française qui le dit. Il ne s’agit pas de croire, mais de savoir. Le fait qu’il y ait un « témoignage » ne signifie rien. Le fait qu’il y en ait mille ne signifie rien non plus. La multiplication des témoignages ne signifie jamais rien. Il y a aussi des milliers de gens qui se regroupaient, il y a quelques années, en ex-Yougoslavie, et qui voyaient leur apparaître la Vierge Marie… Si quelqu’un me dit qu’il a vu la Vierge Marie, je ne le crois pas, ou mieux: je n’ai aucune raison de le croire sur parole. Idem pour le Loch Ness, les extraterrestres, etc, etc… Si six mille personnes viennent me jurer la même chose, je n’ai toujours aucune raison de les croire sur parole. Et là, le blog « En défense de David Hamilton » pourrait proposer quelque chose.
Jean-Pierre Fleury :
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Quoi donc?
Olivier Mathieu :
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Le blog « En défense de David Hamilton » pourrait envisager de donner la parole à des femmes violées. Mais je ne parle pas de « vedettes » du cinoche ou de la téloche. Je parle de femmes anonymes, de pauvres femmes, de femmes pauvres pour le dire en termes bloyens. Et plus encore, le blog « En défense de David Hamilton » est et serait disponible pour interroger des femmes qui ont été, ou affirment avoir été des modèles de David Hamilton, autrefois. Parce que c’est seulement en s’interrogeant inlassablement que l’on peut arriver à la vérité vraie. Tout ceci pour dire qu’il y a quelque chose d’un peu lassant à voir et entendre des dames, souvent des dames très riches, faire des déclarations unilatérales et affirmer qu’elles auraient été violées. Alors que personne ne s’occupe – hélas – des femmes anonymes, des femmes pauvres, des femmes violées avec un couteau sous la gorge (pour reprendre ici encore les termes de Patrick Eudeline). Entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a de grandes différences…
Jean-Pierre Fleury :
- Une actrice vient de déclarer, la chose est reprise notamment par la presse italienne, que « Weinstein ne mérite pas même une balle ».
Olivier Mathieu:
- La chose est très grave. Je ne suis pour ma part ni juge, ni moraliste. Encore moins bourreau. Je trouve cela scandaleux qu’une dame, qu’une accusatrice, veuille ainsi être juge et partie. Prenons l’exemple de David Hamilton. Je crois en son innocence. Il n’a jamais été condamné à rien. Son oeuvre sublime me pousse, aussi, à ne pas croire qu’il ait été un violeur. Mais y compris dans l’hypothèse où il eût été coupable, ce n’aurait pas été à ses accusatrices de le condamner, ou de décider de la peine. La peine de mort a été abolie en France, j’en suis ravi; et, certainement, David Hamilton n’aurait pas été condamné à mort. En tout état de cause, sa condamnation éventuelle – complètement éventuelle!!! – aurait été prononcée par un juge. Pas par une opinion publique manipulée et à qui on répète du matin au soir, « balance ton porc »… Ce n’est donc pas à une accusatrice de dire si Mr Weinstein mérite, ou ne mérite pas, une « balle dans la tête ». Cela, ce sont des méthodes intimidatoires de petits voyous.
Jean-Pierre Fleury :
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Flavie Flament affirme avoir retrouvé lors d’un rendez-vous chez le docteur une photographie (la fameuse photo attribuée à David Hamilton), photo qui aurait réveillé en elle le souvenir du « viol » qu’elle affirme avoir subi il y a si longtemps…
Olivier Mathieu :
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C’est ce que Flavie Flament affirme, en effet. Le problème est que la photo miraculeusement « tombée chez le docteur » est une histoire à dormir debout. Un, parce que cela veut dire, si tu vas chez un docteur avec un livre et que la photo tombe à tes pieds, qu’il faut quand même un sacré « hasard » pour que cela arrive… Deux, cette photo, Flavie Flament la connaissait parfaitement bien puisqu’elle lui avait servi en 1988 pour être élue Miss OK 1988. Vous ne voyez pas un léger « hic », vous, dans le fait de publier une photo bien utile à sa carrière en 1988, puis « l’oublier » et s’en souvenir des années plus tard, en 2016, quand la photo redevient d’ailleurs utile à la publicisation de son bouquin?… Il y a d’ailleurs des questions à se poser: en 1988, David Hamilton avait-il donné son accord à la publication de cette photo de lui dans le magazine en question? Le savait-il? Voire avait-il conseillé la publication de la photo? LISEZ https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/la-photographie-attribuee-a-david-hamilton-bien-utile-a-flavie-lecanu-flament-des-1988-2/
Jean-Pierre Fleury :
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Certes, il y a beaucoup de questions à se poser. Par exemple au sujet des déclarations de la maman de Flavie Flament, Madame Lecanu. Ou de son frère Olivier Lecanu. Celui-ci, qui est je le répète le frère de Flavie Flament, a déclaré que sa soeur revoyait David Hamilton des années après 1987. Il n’y a eu aucun démenti. Ici aussi, le blog « En défense de David Hamilton » est, je suppose, à la recherche de tout témoignage, de tout témoignage sérieux, documenté, documentable, au sujet d’une éventuelle poursuite des relations entre David Hamilton et Flavie Flament après 1987.
Olivier Mathieu :
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Vous supposez très bien, cher Jean-Pierre Fleury. Tout pareillement, je continue et mes collaborateurs continuent à se poser des questions au sujet de l’acte de décès de David Hamilton, et des circonstances dans lesquelles il a été rédigé…
Jean-Pierre Fleury :
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Cet entretien est particulièrement intéressant, je pense. Vous y dénoncez une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Vous y prenez la défense des femmes violées, effectivement violées dans les tournantes de banlieue, avec un couteau sous la gorge. Vous y revenez ou nous y revenons sur la question de la photo qui tombe miraculeusement sous les yeux de Flavie, « chez un médecin ». Vous y revenez sur la question de l’éventuelle continuation des relations, après 1987, entre Flavie, et David Hamilton, Au moins à en croire, jusqu’à ce qu’il y ait un (éventuel) démenti, un démenti crédible, les propos du propre frère de Flavie Flament. Enfin, vous dites à raison qu’entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys qui ont trop lu Shlomo Freud, les psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a de grandes différences… Encore un mot, pour conclure?
Olivier Mathieu :
- Volontiers. On parle beaucoup de combattre la haine, sur Internet. En anglais, on appelle ça les haters. Mais j’ai une crainte. Ma crainte est que la campagne « balance ton porc » ne soit une soupape de sécurité. Comme on ne peut pas supprimer les pulsions humaines, on les canalise. La campagne « balance ton porc » permet à tout un chacun, à toute une chacune, de devenir ou de se croire « bon » ou « bonne ». Le porc, c’est toujours l’autre… On dirige les haters contre les (supposés) porcs, et voilà que les haters anti-porcs deviennent fréquentables… Il y a sur Internet, depuis un an et encore un an après sa mort, des appels au meurtre explicites contre David Hamilton. Ces appels au meurtre ont été publiés avant sa mort et n’ont pas été effacés. J’appelle mes amis à en faire, comme moi, des saisies d’écran. Ces menaces de mort contre David Hamilton, ces appels au meurtre contre David Hamilton, ces réjouissances pour la mort de David Hamilton ne semblent déranger personne… Deux poids, deux mesures…?
PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-PIERRE FLEURY








