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Cajole ton porc…

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L’écrivain André Baillon, suicidé au début des Années 1930, eut pour dernière maîtresse ma grand-mère Marie de Vivier. Lors de leur tentative de suicide par barbituriques, qui eut lieu à Marly-le-Roi, elle se réveilla, lui pas.

C’est par fidélité à André Baillon que ma mère décida d’habiter, et que moi-même j’habitai à Marly-le-Roi entre 1969 et 1984. André Baillon est inhumé dans le cimetière de cette ville.

Quelques imbéciles m’accusent de prétendre que Baillon serait mon grand-père. Chose certaine, si c’est le grand-père de quelqu’un, c’est de moi. Pas d’eux.

Voici André Baillon, en couverture du Crapouillot du premier décembre 1922, entre un porc et une poule – comme l’autre entre le boeuf et l’âne gris…

André Baillon, Le Crapouillot du 1 décembre 1922

J’évoque André Baillon, en quelque occasions, dans mon livre qui vient de paraître, « Je crie à toutes filles mercis » (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires). Livre dont le dernier chapitre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

Un livre plein de révélations sur ma propre vie, sur quelques-uns des innombrables écrivains que j’ai fréquentés dès mon enfance, et plus en général sur un demi-siècle de fréquentation des milieux littéraires.

Un livre de haute qualité, dont il est par conséquent extrêmement logique que ne parlent et ne doivent parler que des artistes authentiques…

ENZO APICELLA (1922 – 2018)

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Lingerie et robes à fleurs par David Hamilton

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Une photographie rare de David Hamilton, prise en 2000 (ou antérieure à 2000).

 

Saviez-vous (par exemple) qu’en 1973, David Hamilton a collaboré à un numéro de Vingt ans (1er mars 1973) consacré à Jane Birkin?

En couverture de ce numéro, on lit: David Hamilton, l’amour romantique.

En couverture (Vingt ans, 1973), Jane Birkin ; et David Hamilton, l’amour romantique

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Saviez-vous (par exemple) que dans le n° 92 de Décoration internationale, David Hamilton a publié un article (ainsi que Jean D’Ormesson)? C’était dans le numéro du 1er juin 1986.

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Saviez-vous que dans le n° 2 (01/01/1977) de la revue Grand Angle, David Hamilton était à l’honneur?

En haut à droite de la couverture: Rencontre avec David Hamilton.

Grand Angle n° 2, 1977, Rencontre avec David Hamilton

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Saviez-vous qu’il est indispensable à tout amateur de David Hamilton de trouver la belle revue Madame Figaro du  08/07/2000 ?

MADAME FIGARO : mode, retour au romantisme, lingerie et robes à fleurs photographiées par David Hamilton

En couverture de Madame Figaro (2000), David Hamilton

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Saviez-vous qu’Eric Troncy a consacré un intéressant  article à David Hamilton dans la revue Numéro, n° 82 (01/04/2007)?

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Saviez-vous que la revue Record (n° 51, du 17/04/1976) mettait à la une David Hamilton et Noureev?

NOUREEV / David Hamilton

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Saviez-vous que le film « TENDRES COUSINES » de David Hamilton faisait la une de la revue Pariscope n° 652 (19/11/1980) ?

PARISCOPE n° 652, « Tendres cousines » à la une

Un document rarissime sur David Hamilton et Twen, seule et unique avant-garde européenne de l’après guerre

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Le magazine allemand Twen, aujourd’hui disparu, a eu une influence énorme sur les années 1960 et 1970, partout en Europe. Publié au moment même de ce que l’on appelait alors (et parfois à tort) la « révolution sexuelle« , Twen a été une revue extrêmement lue, qui a connu un grand succès de public.

On peut dire que la seule et vraie avant-garde européenne de l’après guerre, c’est Willy Fleckhaus et Twen. Et David Hamilton.

Willy Fleckhaus a été capable de réunir autour de lui bien des noms, par exemple Richard Avedon et Sam Haskins mais surtout – pour ce qui nous intéresse sur ce blog – David Hamilton.

Twen est aujourd’hui une revue souvent très coûteuse sur le marché de la bibliophilie, certains numéros semblent impossibles à trouver.

Notamment, est presque introuvable le numéro où l’on aperçoit David Hamilton en couverture. C’est un numéro qu’il est très difficile de trouver sur Internet. Cherchez, vous verrez!…

Le blog « En défense de David Hamilton », aujourd’hui, publie cette admirable couverture. Une couverture historique.

Peut-être la couverture la plus rare et difficile à trouver du n° de TWEN avec David Hamilton (chemise sombre, pantalon blanc, chapeau) lors d’une séance de photographies. Numéro de TWEN de juin 1970.

Post scriptum: rappelons aux gens qui aiment ou disent aimer David Hamilton, ou croient le connaître, la parution toute récente de mon livre « Je crie à toutes filles mercis« , ouvrage hors commerce (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires), ouvrage destiné à un public très restreint. Le quatorzième chapitre de ce livre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

A lire:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

Et à regarder:

Je crie à toutes filles mercis : on en parle déjà

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Après l’écrivain Roland Jaccard  https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard   sur You Tube,

c’est au tour du grand photographe allemand Max Stolzenberg de publier ce merveilleux article sur mon livre « Je crie à toutes filles mercis« .

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

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EXTRAIT, choisi par Max Stolzenberg,

DE

« JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS«

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Pourquoi ai-je aimé David Hamilton?
C’était un homme qui, en France et au vingtième siècle, disait de son propre
milieu, celui de la photographie, qu’il ne s’y connaissait aucun ami.
David Hamilton tenait farouchement à son indépendance et n’était membre
d’aucun club, d’aucune association, d’aucune loge, d’aucun mouvement, d’aucun
syndicat, d’aucun parti.
David Hamilton constatait qu’il avait passé chez ses anciens employeurs les
années les plus ennuyeuses de sa vie.
David Hamilton déclarait noir sur blanc que ses éditeurs étaient des incompétents.
David Hamilton, né à Londres, médisait des Anglais.
David Hamilton se gaussait des pseudo-révolutionnaires. Et de la pseudo-avant-
garde artistique.
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David Hamilton, l’homme qui n’aimait pas les femmes.
David Hamilton, l’homme qui aimait, c’est tellement différent, les jeunes filles!
David Hamilton disait: Un pour cent du monde est blond.
Puis il photographiait les filles brunes comme les blondes.
David Hamilton, ami de l’éternité, de la beauté, du classicisme.
David Hamilton était un homme libre.
David Hamilton confiait: «Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours refusé
de me conformer. Je me suis insurgé de façon subtile mais ferme contre la banalité
du monde où j’étais né. Je n’ai jamais accepté la vie telle qu’on me la présentait et
j’ai toujours cherché des horizons meilleurs en fuyant la grisaille de Londres»…
Une toute petite goutte de nectar au milieu des égouts du monde moderne.
Voici ma définition de l’oeuvre de David Hamilton.
Est-il étonnant qu’Olivier Mathieu ait aimé David Hamilton?
Un jour, Roland Jaccard m’a écrit ceci: «David Hamilton vous doit beaucoup».
C’était comme si le compliment me fût venu, d’outre-tombe, de David Hamilton
en personne.

On ne retrouve jamais les jeunes filles, toutes les filles, celles qu’on a eues,
celles qu’on a perdues, celles qu’on n’a jamais eues, qu’en les écrivant.
Voilà, c’est fait.
***
Ironie du destin, peut-être les jeunes filles les plus mystérieuses, les plus essentielles,
les plus lacérantes resteront-elles absentes de l’inventaire donjuanesque,
de tout catalogue de Pierre Louÿs, de tout album de David Hamilton, des romans
de Roland Jaccard et de ces Mémoires éphébophiles.

Photographie de Max STOLZENBERG, ami de David Hamilton. Photo empruntée au site http://maxstolzenberg.com/, auquel nous renvoyons

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Ma philosophie de la Jeune Fille a été celle de l’érotisme envisagé comme un
jeu. Dans l’oeuvre photographique de David Hamilton, tout pareillement, il n’y a
pas de sexe. Pas de sexe génital, en tout cas, parce que le sexe génital n’est pas
intéressant. La pénétration, c’est de la boucherie. J’ai préféré que les nymphettes
me prodiguent des fellations. J’ai privilégié le cunnilingus. Vive le monde idyllique
– mille fois plus réel que l’autre – de la pure sensualité hamiltonienne. Il avait
mille fois raison aussi, le personnage du film Emmanuelle qui définissait l’érotisme
comme l’art d’humaniser l’acte sexuel. L’érotisme authentique est le règne des jeux
enfantins, des étreintes saphiques, et de la passion suprême de Humbert Humbert
pour Lolita. David Hamilton ne m’aurait certes pas contredit. Je suis heureux et
fier que mon existence entière ait été inspirée par une sensualité non génitale,
libérée de la pornographie qui est celle de la pénétration.
A toutes les putains, à toutes les coquillardes, à toutes les passantes, à toutes
les jeunes filles de David Hamilton, à toutes les héroïnes de Roland Jaccard, à
toutes les Lolitas de Vladimir Nabokov, aux filles qui m’ont perdu, aux filles qui
m’ont sauvé, à toutes les pures salopes, à toutes les salopes pures, je crie à toutes
filles mercis.
A toutes filles auxquelles un souvenir était dû, mercis!

(extrait de : JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS)

David Hamilton et le photographe allemand Max Stolzenberg, été 2016

Je crie à toutes filles mercis …

Recension du livre d’Olivier Mathieu sur le blog du photographe allemand Max Stolzenberg:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

 

Olivier Mathieu : un coup de feu dans la nuit ! Une autobiographie sans concession !

UNE VIDEO DE ROLAND JACCARD

DU BLOG DE CHRISTINE SOURGINS

Le Grain de Sel du

mardi  23 octobre 2018 :

Les tulipes du déshonneur

*

Le nouvel adjoint à la maire de Paris, Christophe Girard, vient d’annoncer que la Ville de Paris a enfin trouvé où planter les encombrantes tulipes de l’artiste américain : dans les jardins aux alentours du  Petit Palais. Toute l’affaire est résumée sur le site de Contrepoints : cliquez

Pour les lecteurs des précédents Grains de Sel, soulignons ce qu’il y a de nouveau dans ce rebondissement : le cadeau payant de Jeff Koons nous est présenté désormais comme un cadeau forcé. Continuer de le refuser friserait l’incident diplomatique. L’amitié franco-Américaine serait menacée car les tulipes ont le soutien de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

La servilité de la mairie de Paris relève-t-elle alors d’une forme de colonisation culturelle ? C’est ce que pensent certains observateurs qui rappellent qu’autrefois le colonisateur envoyait ses soldats cachés derrière les missionnaires mais qu’aujourd’hui, il missionne des hommes d’affaires dissimulés en artistes, ce dont Koons semble la caricature vivante. Sous couvert de bienfaisance, le colonisateur s’installe en terrain conquis et y prodigue ses valeurs en remplacement de celles du colonisé ; en France, les cadeaux sont  gratuits et on n’a jamais vu un homme offrir un bouquet et exiger qu’il soit placé au milieu du salon. Koons, tout sourire, nous rééduque à rebours. Enfin, le colonisé finit souvent content de l‘être, il échange tous ses biens contre de la pacotille ; dans les cas extrêmes, le colonisé se colonise tout seul… Or ici, l’ancienne ambassadrice Jan Hartley n’appartenant pas à l’administration Trump, aucun risque de voir le bouillant président américain s’émouvoir. La Ville de Paris déploie donc un zèle que personne ne lui demande.

*

Franck Riester, le nouveau ministre de la Culture, spécialiste de l’audiovisuel, du numérique et de la loi Hadopi, a commencé son règne en inaugurant la Fiac. Après Aurélie Filippétti (2012-14), Fleur Pellerin (2014-16), Audrey Azoulay (2016-17),  Françoise Nyssens (2017-18) …il est le 5ème ministre en 6 ans ! Un poste hautement instable. C’est pourquoi le ministre, le voudrait-il, n’a guère le temps de changer les choses : les ministres passent, l’administration demeure, or elle est acquise à l’AC, qui est, en France, un « art bureaucratique »…

Christine Sourgins

*

Fiac : Foire [sic] Internationale d’Art Contemporain.

ORAISON

Fuit le temps de toute raison.

Au pied même des monuments,

Unissant Victoire ! à Tu mens

Rien n’obvie aux contes « maison ».

*

Il appert alors qu’illusion

Se nommera « légende » ou « mythe »

S’accommodant des trous de mites

Ou louvoyant de confusion.

*

Nonobstant l’Histoire impavide

Rognant propagande… appât vide.

***

En complément, des Œuvres complètes de Millevoye – à Paris, chez Ladvocat, libraire – M DCCC XXIII ; tome III, pages 179 et 295…

*

L’indépendance de l’homme de lettres.*

(court extrait)

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais ni son cœur, ni sa plume.

*

* « Cette pièce a remporté le prix de l’Académie française, en 1806 ».

*

La Vérité

*

Fille du ciel, une vierge inconnue,

Timide et chaste, et pourtant toujours nue,

A notre encens : Vérité, c’est son nom.

Chacun poursuit cette belle ingénue ;

De temps en temps on croit la saisir… non,

Telle faveur n’est jamais obtenue ;

Et les amants de cette autre Junon

Comme Ixion n’embrassent que la nue.

*

Note de mythologie :

Il s’agit ici de Junon, moins en tant que reine des dieux et protectrice des femmes qu’en tant que déesse de la fécondité ; et plus précisément de la fécondité philosophique, poétique ou littéraire.

Ixion : mortel qui prit une nuée du nom de Néphélé pour Héra. Il s’accoupla avec elle, croyant abuser d’Héra. Il fut confondu par Zeus qui lui avait tendu ce piège, et qui le condamna alors au Tartare. De l’union d’Ixion avec Néphélé naquit la lignée des centaures, mi-hommes mi-chevaux.

DAVID HAMILTON GENTLEMAN-PHOTOGRAPHE.

Photographie de Jean-Philippe Balter prise en 2011, lors de la séance photographique où David Hamilton prenait des clichés en vue d’une exposition de treize (malheur!) de ses photos sur Le Songe de Poliphile.

David Hamilton, toutes les personnes qui l’ont connu le disent ou l’ont dit, fut un homme que l’on pourrait qualifier de charmant, voir charmeur à l’occasion, mais particulièrement calme, posé, retenu. Discret. Pas très bavard et encore moins « grande gueule ». Rarissimes, quasi inexistants sont les mots ou les attitudes qui montreraient en lui un vulgaire, un goujat ou même un esprit impudique, quand bien même il eût « fleureté » avec les interdits écrits ou non de son époque.

Dans le genre vulgaire, mais à sa manière, j’ai de lui juste en tête cette photographie, un clin d’œil en fait, où il se risque à faire un doigt d’honneur, qui lui va aussi bien qu’une trompette à un manchot, totalement annihilé par son sourire et son regard rieur.

Il n’est pas connu pour avoir beaucoup fréquenté les salons où l’on se montre et « où l’on cause ». Où l’on décide des normes et modes du moment. Très rarement invité dans les media. Ceci explique cela ; je veux dire que rien n’a pu le protéger du déferlement médiatique abject à son encontre.

Si l’on veut oser une comparaison, on dira que David Hamilton – décoré de rien – fut à l’Art vrai (sans énormément de moyens financiers, d’entregent mondain, de portes ouvertes, sauf à l’époque inattendue pour lui où son art intemporel colla à la mode libérée post-soixante-huitarde, véritable quiproquo finalement), ce que fut Bergé à l’art dégénéré dont ce dernier fut le mécène, le marchand, le promoteur, le souteneur, le maquereau.

Bergé : grand officier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, commandeur des Arts et des Lettres (sic), officier de l’ordre d’Orange-Nassau (Pays-Bas), grand-croix de l’ordre du Ouissam alaouite (Maroc, l’un des lieux de ses « dérives »). Être antipathique, aux mœurs malades (cf. le livre de Fabrice Thomas : « Saint Laurent et moi : une histoire intime » (Hugo Document)). À gerber sur Bergé !

De même que le conservateur et Décadent (dans le sens artistique du terme) David Hamilton fut à la Pensée et à la nuance qui élèvent ce que fut le pseudo-anarchiste (du moins, en son jeune temps) et décadent sans majuscule (au sens vulgaire du terme) Bergé à l’esprit déréglé qui avilit et abaisse, propre à notre époque ; et dont le « talent », le porte-monnaie et la présence politico-médiatique furent le pur produit de sa fréquentation d’invertis « prestigieux », style Cocteau, Buffet et Saint-Laurent (il fut le pygmalion – dans le sens banal et « anartistique » du terme – des deux derniers, surtout du second), le tout lié à l’air d’un temps détestable.

Photographie : idem

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Le premier, David Hamilton, jeté dans la boue médiatico-politique, le second, Bergé, porté aux nues de ce même milieu détestable et détesté par une bonne partie des français de bon sens ou réellement artistes.

Et qui plus est, le premier (David Hamilton) jeté dans la boue sans preuve, par des êtres représentant parfaitement le mensonge propagandiste, la vulgarité de notre époque inculte, infectée de bassesse, infestée par de pseudo-théories psychanalytiques criminelles, voire mortifères. Il n’est que de lire quelques pages des ouvrages de son premier assassin médiatique pour se rendre compte du monde sidéral qui sépare l’esprit pollué et très perturbé, foncièrement minable de cette accusatrice, du monde hamiltonien fait de douceur, de beauté, de réserve et de mesure, sans une once de vulgarité.

J’ouvre un de ses livres qui « dans un style poétique incisif et très imagé » (c’est son éditeur qui ose l’écrire en quatrième de couverture) nous raconte, par exemple, ceci (j’ai tassé le texte qui dans l’original est constamment tiré à la ligne) où vous pourrez admirer son caractère « effectivement » poétique et « intrinsèquement » imagé :

« Elle [c’est l’auteur, « l’autrice » qui se raconte] grimpe sur lui, le regarde et ne doute plus. Il fait voler son chemisier, lui dévore le cou. Elle se cambre, halète, se débat. Elle descend en léchant son ventre, s’arrête sur le froid de la boucle de sa ceinture, la viole à chaque cran, saisit son sexe, dur, en même temps qu’il lui entrave ses seins pleins [vantarde!]. Ils se regardent. Pétrifiés [sic].

Il lui dit : « je t’aime. » Elle souffle : « moi aussi. » [Ça, ce n’est vraiment pas ordinaire!] Elle se dresse au-dessus de lui, ne le quitte pas des yeux, s’accroupit et descend doucement, très doucement pour mieux le recevoir. Et se faire pénétrer. Doucement. Progressivement [ou « progressistement » ?]. Le sentir en elle lui fait exploser la tête, le sang dévale à gros flots dans ses veines, les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants [sic] en attente de la langue salvatrice…

Elle s’envole, décolle, à la cadence de ses hanches, en recevant les poussées passionnées de son amant. Ils ne se quittent pas des yeux, sidérés [encore] par la situation, emportés par le plaisir. Elle passe ses mains dans ses cheveux tout en le regardant, saisit une poignée, la serre, gémit, scrute son regard partagé entre douleur, plaisir et soumission [sic, rigolo pour une féministe dans le vent]. Il la retourne, lui plaque le buste sur le matelas, elle lève ses hanches, lui offre ses fesses…

Il lui prend les cheveux, la pénètre, la prend sauvagement, fort, passionnément. Il lui prend son corps, son cœur, son âme [mazette, rien que cela ? Non, car aussi…]. Il lui prend son cerveau et envoie brûler au ciel tout ce qui la fait souffrir.

Il vient fort, très fort. La bouscule. Il râle, il souffle. Elle gémit, soumise [encore], tremblante sous ses poussées; son visage s’enfonce dans les oreillers, son buste se soumet [et à nouveau, décidément que de soumission !], ses yeux se ferment sous le plaisir, elle s’abandonne, se perd et s’oublie. Ils jouissent ensemble. Et s’écroulent. [Je saute une demi-douzaine de courtes phrases …] Elle n’est plus seule. »

(Les Chardons, Cherche-Midi, Paris, 2011 ; roman (sic) ; pages 177 à 180)

Pouf ! Je rappelle que ce passage est écrit par une personne qui a écrit deux pseudo-romans pour nous expliquer qu’elle fut au plus bas, déprimée et tout. Qu’elle avait subi beaucoup de malheurs. Du moins, est-ce elle qui l’a dit. Cela serait bien la première fois qu’une déprimée ayant des crises d’angoisse (une « abandonnée », une « victime » si j’ai bien compris) serait apte à recevoir une séance de sexe comme thérapie. Ou alors, fort curieuse déprimée. Mais passons !

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Eh, oui ! on est ici bien loin, on est si loin – pour prendre ce simple exemple – de l’illustration photographique du Songe de Poliphile donnée par David Hamilton en exposition en 2012 (cf. mon article https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/27/david-hamilton-et-le-combat-du-reve-damour/).

Et l’on est, bien évidemment, à l’opposé de cette histoire initiatique, magique et mystérieuse, allégorique voire ésotérique, développée au sein de cette quête amoureuse (d’amour courtois) de Polia, le double féminin de Poliphile. Polia qui est aussi le nom latin d’une pierre précieuse de couleur grisâtre, non identifiée à ce jour. L’évocation de l’anti-péché originel puisque l’histoire s’achève lorsque Polia et Poliphile goûtent enfin au fruit du Temple, et sont alors admis dans un monde supérieur.

C’est, par excellence, le conte renaissant naturiste (au sens premier du terme : du domaine du sacré) ; baroque, rococo et romantique avant la lettre, développé au sein de l’Hypnerotomachia Poliphili. Le Combat d’amour en rêve de Celui-qui-en-aime-plusieurs (ou de Celui-qui-est-aimé-de-plusieurs). Ouvrage de référence de la Renaissance italienne, puis européenne en général. Tant sur le plan philosophique qu’artistique (à la base entre autres, des jardins renaissants). L’un des principaux codes pagano-chrétiens développant les principes éthiques, esthétiques, culturels de la Renaissance.

Il s’agit à l’origine d’un manuscrit anonyme rédigé en grec, latin et « langage vulgaire » (italien dialectal), achevé vers 1467 (soit quatre ans après la disparition de Villon, cet homme encore tout empreint de Moyen-âge) et publié à Venise, accompagné de gravures sur bois, seulement en 1499 (soit trois ans après la naissance de Marot, notre premier sonnettiste à l’image des Italiens).

Ouvrage généralement attribué à Francesco Colonna (1433/4-1527), moine dominicain vénitien (l’acrostiche formé par les lettrines des têtes de chapitre de l’ouvrage livre la phrase latine suivante : Poliam frater Franciscus Columna peramavit, soit mot-à-mot : Polia, le frère Francesco Colonna sur-aima). Il sera traduit/adapté en français par Jean Martin en 1546 sous le titre de : Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile, deduisant comme Amour le combat à l’occasion de Polia. [etc.]

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Une courte adaptation belge du Songe de Poliphile :

https://www.youtube.com/watch?v=ERY_0yrrCN4

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Pour revenir sur le sujet David Hamilton, nous dirons que le comble de l’absurdité a été atteint avec les accusations improuvées et improuvables contre lui ; accusations sans aucun fondement, de la part de quelques pauvres femmes, s’exprimant au détour ou au-delà de la quarantaine, aigries, « désillusionnées », (c’est le cas semble-t-il d’Alice et plus encore d’Élodie), voire fragiles et manipulées par des charlatans de la psychanalyse la plus dogmatique et la plus infantile (c’est le cas de Flavie), qui feraient pitié s’il n’y avait pas eu mort d’homme, certes âgé, mais encore bien actif et plein de projets ; « suicidé » alors même qu’il craignait depuis quelques semaines sérieusement pour sa vie. Comme il a été déjà dit ici ; et plus encore sur le blog en Défense de David Hamilton.

Je me demande (mais je ne suis pas le seul) si David Hamilton n’est pas mort « par où il a péché » pour employer une expression courante. Mais que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas ici de rajouter une couche aux fantasmes sexuels de détraquées, mais de rappeler que notre photographe a toujours aimé s’entourer de jeunes et jolies jeunes filles ou jeunes femmes. Le temps au moins de les photographier. C’est indéniable. Qui nous dit que, par manque de vigilance, il n’a pas été estourbi par quelque beauté (anatomique, uniquement), ou par quelque complice mâle d’icelle, à qui il aurait ouvert inconsidérément son huis, un certain vendredi de novembre 2016.

Les fantasmes sexuels dévoyés, nocifs, menteurs (l’essentiel des pensées de certaines – mais aussi de certains – dont elles parsèment leur entourage ou inondent leurs « adversaires »), n’ont jamais été le fait du délicat David Hamilton, mais bien de celles qui n’ont eu de cesse de l’accuser, de l’abattre, de l’écraser sous le rouleau-compresseur médiatique plus que complaisant, complice, et ceci prae et post mortem. Elle est, pour moi, une preuve de son innocence ; ou pour le dire autrement une contre-preuve ad hominem (« hominem » désignant le gang des accusateurs et accusatrices qui ont reporté sur lui leurs propres délires).

Je pense ici en particulier à la Mère (amère) Flament, mais également à la Mère D’arbanville, guère plus fine et guère « lady » en l’occasion *, ou encore à la Mère Breillat (certes diminuée dans ses jugements depuis son attaque cérébrale de 2005 et l’extorsion de ses fonds en 2009) qui, d’apparence, semblent bien toutes mal vieillir, jusqu’à accorder quelques coups de pieds de l’ânesse à un corps déjà sans vie. Ou encore au Père plagiaire, agressif et caractériel Ardisson.

Triste vieillesse pour eux ! Triste vieillissement !

Et pour ce qui est en particulier des médiateux, comment ne pas remarquer le pire… Comme l’exprimait déjà en 1912 un homme très lucide concernant le « problème » de ladite modernité (il s’agit de Karl Kraus, cf. Pro Domo et mundo ; Éditions Gérard Lebovici, Paris, 1985, p. 68) : « le journalisme, qui parque les esprits dans son étable, s’empare entre-temps de leurs pâturages ». Les pâturages, ici ce sont ceux du monde artistique de David Hamilton mis à sac et ruinés (du moins provisoirement) par des petits hommes et des petites femmes de si peu qui seront vite oubliés par la postérité. Ce qui n’est certainement pas le cas de David Hamilton.

***

Depuis son jeune âge, David Hamilton ne fut jamais qu’un gentleman, un gentilhomme gentil homme, une espèce de dandy comme la Grande-Bretagne en cultive encore un peu. Il a appris les « bonnes manières » – saupoudrées d’un certain flegme, d’une certaine retenue, de timidité ou de distance toute « british », du moins telle que le français que je suis imagine cette réalité (qui est loin d’ailleurs d’être la réalité d’un grand nombre de britanniques) – venues sans doute de son oncle versé dans les arts et des gens « distingués » qui le recueillent pré-adolescent lorsqu’il fut réfugié dans la campagne anglaise.

Homme réservé, distingué, discret, poli, si peu vulgaire et finalement plutôt pudique, dont seule la beauté (féminine éphémère, des sites et paysages éternels … et plus généralement de l’atemporel) avait grâce pour lui, mérite également que l’on s’attarde sur la vérité concernant sa mort. En contempteur de la laideur et du mensonge véhiculés par ses médiocres accusateurs et accusatrices, tant portés pour ne pas dire dominés par l’esprit contemporain de bas-étage et de si faible moralité. De si riquiqui grandeur morale (je parle ici moins de mœurs que de valeurs par eux inconnues ou dénigrées). Ce marigot immonde médiatico-politico-financier, ces « élites » grotesques d’un temps hyper-propagandiste et totalitaire où Vérité (et moralité) riment avec normalité imposée, y compris la plus immorale soit-elle pour le commun des mortels.

C’est le monde inversé ; pour le dire, encore une fois, avec les mots mêmes de Karl Kraus (o. c., p. 119) :

Malheur à l’époque où l’Art ne fait pas vaciller la Terre et où, devant l’abîme qui sépare l’artiste de l’être humain, c’est l’artiste qui est pris de vertige, et non l’être humain. »

Bien évidemment, il est ici question de l’artiste vrai et entier, celui qui a du métier, un savoir-faire, une tête réellement pensante et un esprit libre ; un poète, un artiste du Beau (redondance !), ce dernier fût-il le plus terrible ou tragique qui soit.

Photographie : ibidem.

Note :

* Je ne sais ce que pourrait en penser de nos jours l’anglais mystique Steven Demetre Georgiou, né de mère suédoise et de père chypriote grec, élevé à l’école catholique, dit Cat Stevens, converti à l’islam depuis bien longtemps, pour devenir Yussuf Islam. « Ils sont fous, ces (grands) Bretons ! » Après l’anglais dandy, l’anglais excentrique ! Certes, ce dernier est un peu d’importation.

Yussuf Islam en 2009, en compagnie de Fauzia Mubarak Ali, son épouse et mère de ses cinq enfants (quatre filles, un fils), dont on apprend, après le retour de son époux à la chanson profane, qu’elle lui a interdit de chanter en concert sa chanson fétiche de 1970 « Lady D’Arbanville ». L’honneur est donc sauf !