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Martinez briseur de grève, un texte de Félix Niesche.

17 décembre 2018

Publié le dimanche 16 décembre

Le soulèvement du peuple en gilet jaune s’approfondit. Rien n’affaiblit sa détermination, ni les tueurs fichés S de l’armée de réserve immigrée, ni la Trêve des chiffres d’affaires de Noël, ni le Bloc black des casseurs de la préfecture de police, ni le froid glacial du Réchauffement climatique de fin d’année, ni les manifs des bobos citoyens du monde – poussières d’étoile de David, globalement réchauffés aux exaspérations féministes, ni la contre-manifestation organisée samedi par la Chiourme syndicale.

Une grandeur du soulèvement en Gilet, c’est qu’il force tous ses ennemis à se montrer, coalisés, et sans masques. Fini de jouer à l’anticapitaliste pour le casseur attifé en antifa. Fini de jouer à la défense des femmes réelles pour la putain féministe du capital. Fini de jouer au rebelle à cran pour le rappeur de la Prébende. Fini de jouer au dirigeant responsable, conscient des véritables enjeux, pour les Flics du travail au service du capital.

Tous crient haro sur le Gilet !

De tous, les plus répugnants, parce que leur capacité de nuisance dépasse de loin, celle des autres, sont les cafards réformistes ex-staliniens avec leur kyste trotskiste qui tentent d’organiser le grand fourvoiement.

Qui ne voit les faits et gestes de MARTINEZ [secrétaire général de la CGT] et son chien BERGER [le bien nommé, secrétaire général de la CFDT] qui accompagnent et protègent le pouvoir depuis des années ? N’est-ce pas leur travail de sape consciencieux, méthodique, qui permit le passage de la Loi Travail et la défaite spectaculaire des cheminots ?

Nos camarades cheminots avaient combattu en gilets jaunes ne l’oublions pas ! Ils tirent aujourd’hui la leçon de leur défaite. Cette leçon est que la seule issue pour le peuple travailleur c’est l’auto-organisation, que le mouvement en gilet doit se tenir en dehors de TOUTE récupération politicienne et syndicale.

Avant sa prestation TV, Macron avait convoqué les pontes syndicaux, MARTINEZ à leur tête ! Ces derniers ont déclaré « Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays. C’est pourquoi nos organisations dénoncent toutes formes de violence dans l’expression des revendications. »

CGT, FO, FSU ont manifesté samedi 14 pour tenter de faire rentrer les gilets dans la bergerie du syndicalisme « d’accompagnement », du « dialogue », quand il n’est pas carrément un syndicalisme de conseils sociaux à l’État capitaliste.

Ceux-là veulent teindre le jaune fluo en orange !

Lutte ouvrière et le Parti ouvrier, soi-disant indépendants, se sont ralliés à la manifestation du 14 décembre. Jusqu’à présent ces deux organisations jouissaient du prestige des intransigeants, un peu dépassés sans doute, mais tellement purs ! Hé bien ils ont, dès le début, condamné le mouvement en gilet jaune pour se rallier comme des roquets à leur chien Berger. « Rouge est notre drapeau, pas tricolore » ont déclaré ces donneurs de leçons rrrévolutionnaires !

Par contre multicolore est leur idéal, puisqu’ils réclament à cor et à cri la venue des migrants ! Et maintenant face au peuple insurgé de c’pays, les voilà qu‘ils courent se ranger de l’autre côté de la barricade.

Ils sont les derniers à se réclamer encore de Lénine.

Donnons-leur en un peu, du Lénine, preuve que nous ne sommes pas rancunier.

« Quiconque attend une révolution sociale « pure » ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. (…) La révolution sociale en Europe ne peut pas être autre chose que l’explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toutes espèces. Des éléments de la petite-bourgeoisie et des ouvriers arriérés [sic] y participeront inévitablement : sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible. »

Quelle que soit la suite des événements, même si pour un temps notre mouvement s’essoufflait, même s’il faisait long feu, il renaîtra !

Rien ne sera plus comme avant.

La terrible difficulté de la situation ne masque plus la fondamentale simplicité : Il n’y a que deux camps ! Fondamentalement notre mouvement est une alliance ouvriers / petits-bourgeois. C’est sa force. Nous sommes le peuple ! Ouvriers, agriculteurs, auto-entrepreneurs, petits-patrons, employés, femmes de ménage, médecins hospitaliers, retraités, … tous ceux qui travaillent et produisent la vraie richesse, l’eau potable, l’électricité, la nourriture.

N’y manque que les soldats, nos vaillantes sentinelles de la synagogue. Hommes et femmes à Famas, vous nous avez laissé massacrer au Bataclan l’arme au pied car vous aviez des ordres.

Allez-vous demain obéir et tirer sur nous ?

 Félix Niesche.

From → divers

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