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DAVID HAMILTON ET LE PLAGIAIRE. DÉLIVREZ-NOUS DES IDIOTS UTILES

26 novembre 2017

Monsieur Jacques Délivré (dont ne sait trop de quoi il serait délivré, si ce n’est sans doute de toute pudeur éditoriale et marqué d’un dégoût prononcé pour les guillemets) recopie sur son blog Médiapart, en des paragraphes entiers légèrement « rewrités », ce qu’on peut trouver sur nos blogs (celui d’Olivier Mathieu et le mien). Il vient de se prononcer d’une manière catégorique sur le talent de celui qui aurait fait de l’art comme un cochon… dans le sens de la présente campagne de propagande grotesque d’épuration des arts par les androphobes ligues de vertu dites féministes, diarrhée de pensées hystériques mélangeant tout, propagée par un grand nombre d’hypocrites et de renégates qui me font penser aux pauvres putes hors d’usage qui se mettent à fréquenter l’église, en pire des bigotes, sur leurs vieux jours.

Entendons-nous bien : étant pour la liberté intégrale d’expression, nous sommes fatalement pour la liberté de démarquage et de plagiat (étant entendu cependant que le plagiat n’est pas trop notre style). Présentement, on n’en n’aurait rien à dire; et nous serions même prêt à renvoyer un lien au blog du plagiaire si le personnage à l’autre bout était un « honnête plagiaire » (je veux dire s’il citait au moins un peu ses sources). Ne dit-on pas que l’imitation est la plus sincère des flatteries ?

Non ! nous ce qui nous dérange est que, dans le fatras d’idées piochées à droite et à gauche — tout et son contraire — maître Jacques délivre des idées totalement opposées aux nôtres. Pour le dire autrement ces plagiats sont intégrés à un ensemble qui n’est pas notre fait. Que ça soit bien clair.

Il en est un, en particulier, de paragraphe, qui vaut son pesant de cacahuètes, comme on disait quand j’étais jeune. C’est celui où maître Jacques délivré de tout complexe nous livre sa farine charançonnée de fantasmes sur les buts qu’aurait poursuivis David Hamilton, et Délivré le dit et l’écrit sur la foi des on-dit médiatiques et autres rumeurs mémorielles traumatiques (sic). Au bénéfice inégal du non-doute et de la corde expéditive.

Oui, on atteint le pompon lorsque maître Jacques nous explique comme s’il y était les intentions artistiques qu’il attribue (de quelle autorité?) à notre photographe :

« Un âge de l’innocence est bientôt terminé», disait à ce propos l’artiste. Cette fin de l’innocence, c’était sans doute pour lui le fait terrible de ne plus pouvoir déflorer tranquillement de très jeunes filles sous emprise. Quel gâchis contemporain! Car, en matière d’innocence, celui qui le restera toujours présumé au regard de la loi, s’y entend comme pas un. Il voulait en effet saisir par ses clichés le moment magique, si ténu, si fragile, où des innocentes sont en passe (malheureusement) de devenir de vraies femmes. Il faut donc savoir cueillir la fleur à peine éclose, et pas encore épanouie totalement; réactualiser, en mode polaroïd, «Mignonne allons voir si la rose…». Le tout étant de se trouver là au bon moment. Accélérer, à sa façon, le trop lent processus de métamorphose; le photographier et en jouir. Gageons que, sur ses intentions réelles, le photographe restait artistiquement flou… Après, la chose commise, plus rien d’intéressant à faire. »

Je n’ai pas envie de commenter de telles inepties. Ces affirmations sont simplement dégueulasses.

Je, nous ne voulons pas être mêlés aux idées « nauséeuses », comme aiment à dire souvent les donneurs de leçon officiels, d’un chantre et d’un chancre des lieux communs et des on-dit invérifiables.

Jean-Pierre Fleury

From → divers

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