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David Hamilton, Roman Polanski: de la Meute au Meurtre?

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« La meute déchaînée des épouvantes l’avait poursuivi de ses abois »

(Emile Zola, La bête humaine, 1890)

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Un avocat du nom de Gilles-William Goldnadel, dans Le Figaro (25 novembre 2019) a signé un article, en défense de Roman Polanski. Bien que le 25 novembre 2019 ait été la date du troisième anniversaire du décès de David Hamilton, celui-ci ne s’y trouve point cité. Dommage. C’est aussi – il faut le déplorer – un article qui, très malheureusement, est plein de fautes d’orthographe, ce qui laisse songer que les correcteurs du Figaro ne sont plus ceux d’autrefois.

Voir: https://www.lefigaro.fr/vox/societe/goldnadel-le-temps-de-la-meute-est-venu-20191125

On trouve du moins dans cet article la phrase suivante : « Nous vivons le temps des meutes, des émeutes et peut-être des meurtres« .

C’est une phrase extrêmement exacte et perspicace, et un propos auquel je souscris entièrement. Je le partage d’autant plus que dans mon livre David Hamilton suicidé mais par qui –  j’écrivais par exemple:

Je lui aurais donné, afin que ma propre expérience lui soit profitable, de judicieux conseils afin de résister à la campagne de haine des meutes de milliers ou de millions d’envieux et de médiocres acharnées contre un homme seul. Mais j’étais loin de la France et je n’ai eu connaissance de l’Affaire David Hamilton que le 26 novembre 2016, au lendemain de son «suicide». (O.M., David Hamilton suicidé, mais par qui?).

J’écrivais aussi, dans un autre passage du même livre:

qui condamnait de toute façon David Hamilton à devenir la proie et le gibier des meutes de la haine, sur les réseaux sociaux. (O.M., David Hamilton suicidé, mais par qui?).

Et déjà, dans mon autre livre C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard), paru au début de 2017, je relève entre autres ces passages :

insulté un homme de 83 ans en jetant son nom à la meute des puritains, des lyncheurs et des justiciers? (O.M., C’est David Hamilton qu’on assassine, préface de Roland Jaccard, paru au début de 2017)

Et encore:

Sur le blog «En défense de David Hamilton», nous avons prouvé qu’il était possible de dire de belles choses sur David Hamilton – et non pas de se joindre à la meute des médiocres pour glapir, avec les petits hommes, contre lui. (O.M., C’est David Hamilton qu’on assassine, préface de Roland Jaccard, paru au début de 2017)

Je suis donc ravi de voir que des journalistes reprennent mon idée de meute.

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La nécessité de refuser que la loi soit dictée par la Meute, la nécessité de refuser que l’ordre public soit troublé par les meutes, la nécessité de refuser que des meutes de lyncheurs deviennent complices de la société du spectacle (Guy Debord), voilà une évidence qui, à mes yeux, vaut aujourd’hui comme elle valait hier.

La question que pose M. Goldnadel est donc fort grave, légitime et profonde: est-on en train de passer de la meute au(x) meurtre(s)?

On a vu tout récemment des manifestantes, se proposant d’appeler au boycott du dernier film en date de Polanski, qui exposaient des affiches: « Polanski crève« . Où « crève » est un impératif (mode qui permet d’exprimer une action sous la forme d’un ordre, d’une recommandation ou d’un conseil).

Or, si tout le monde est libre  de manifester ses opinions, personne n’a le droit de se réjouir de la mort de Roman Polanski, ou de qui que ce soit.

Au moment de l’affaire David Hamilton, par ailleurs, de grands journaux de la presse française ont donné la parole à deux anciennes modèles de David Hamilton qui « vérifiaient régulièrement sur le web ce qu’il devenait », et dont l’une des deux (qui se cachait sous le pseudonyme de « Lucie »)  confessait son « espoir » (sic)  « qu’il soit mort ».

C’est ici: https://www.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html

« Elles disent aussi toutes les deux qu’elles vérifiaient régulièrement sur le web ce qu’il devenait. « J’espérais qu’il soit mort », avoue Lucie ».

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Il ne faut pas mélanger l’Affaire Polanski avec l’Affaire Hamilton. Ce dernier n’a jamais été condamné à quoi que ce soit, il n’a jamais rien avoué, ila  toujours nié les accusations portées contre lui.

Une société où des gens – qu’ils soient journalistes ou, encore, qu’il s’agisse de manifestantes féministes – semblent vouloir se substituer à la justice; une société où, en pleine rue, on souhaite sur une pancarte de « crever » à un homme (ici, Roman Polanski), voilà une société malade.

Les lynchages médiatiques – tous les lynchages, sans exception – doivent être punis. Ils devraient l’être, en tout cas. Ils devraient aussi être condamnés. Pas seulement ces lynchages-ci. Pas seulement ces lynchages-là. Tous les lynchages médiatiques. Tous.

Au mois de janvier, devrait sortir un livre (chez un grand éditeur) consacré à un très grand écrivain français. Qui sera la prochaine proie? Qui sera le prochain bouc émissaire? Qui sera le prochain artiste, le prochain homme seul agressé par une masse d’aboyeurs et d’aboyeuses?  « La meute plus nombreuse aboyait mieux, et cernait sa proie avec ensemble » (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834),

L’article 222-17  dit (faut-il le rappeler?) que: « La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet. La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort« .

Faites-vous partie des gogos qui croient au « suicide » de David Hamilton?… Inquest into the death of David Hamilton

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25 novembre 2016, devant l’immeuble du studio où a été trouvé mort David Hamilton

The circumstances of David Hamilton’s death are unclear

26 novembre 2019: « Results of a post mortem will be available in the coming days« .

https://www.bbc.com/news/world-europe-38111636

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appeared to be suicide but

The police said that the cause appeared to be suicide but their investigations are continuing.

https://www.nytimes.com/2016/11/28/arts/design/david-hamilton-dead-photographer.html

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but this has not been confirmed

A police source told Reuters he had committed suicide, but this has not been confirmed and the circumstances surrounding his death are not clear. Police have launched an investigation.

https://www.euronews.com/2016/11/26/british-photographer-david-hamilton-kills-himself-in-paris-at-the-age-of-83

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Bag over his head?

Heart failure?

Medication near his body?

Some sources claim it was suicide. (…) The circumstances of his death, however, remain unclear. According to police sources quoted by the Telegraph and the Guardian, the photographer died by suicide, with Variety claiming he was found with a bag over his head. Meanwhile, AFP quotes an “informed source” as saying the photographer died of a heart failure, and that medication was found near his body.

https://news.artnet.com/art-world/photographer-david-hamilton-dies-amid-rape-allegations-762455

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with a bag over his head

The AFP reports that French investigators speculate that the cause of death was suicide, as Hamilton was found dead with a bag over his head. https://variety.com/2016/film/news/david-hamilton-dead-dies-bilitis-rape-1201927160/

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while unclear, is suspected to be

His death’s cause, while unclear, is suspected to be suicide.

https://fstoppers.com/originals/suicide-david-hamilton-and-debate-over-child-nudity-portraiture-155228?page=1

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prescription drugs were found nearby

On 25 November 2016, Hamilton died in his Paris apartment at age 83. Some media reports suggested he killed himself. Reuters reported that a police source told them that Hamilton had committed suicide and local media reported that prescription drugs were found nearby. However, so far the circumstances of his death are unclear.

http://www.artandpopularculture.com/David_Hamilton_%28photographer%29

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cardiac arrest

Hamilton, known for his widely published nude images of underage girls, was found in a state of cardiac arrest in his Paris home. Hamilton, known for his widely published nude images of underage girls, was found in a state of cardiac arrest an informed source said, adding there was medication near his body. He was declared dead an hour later.

https://www.scmp.com/news/world/europe/article/2049425/controversial-british-photographer-david-hamilton-dies-weeks-after

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suggested

The cause of death could not immediately be learned, while some reports suggested it was a suicide.

Lire: https://wwd.com/business-news/media/british-photographer-david-hamilton-found-dead-paris-10712936/

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circonstances troublantes de ce décès

Le célèbre photographe de mode David Hamilton a été retrouvé mort dans la soirée du vendredi 25 novembre 2016. (…) Le  vieil homme de 83 ans se serait-il donné la mort pour échapper à ce scandale dont il faisait l’objet ? La question se pose au vu des circonstances troublantes de ce décès.

https://tendances.orange.fr/people/news-people/article-ce-que-l-on-sait-sur-la-mort-de-david-hamilton-CNT000000y1TXb/photos/-94dd15ac6f1b8c08271ac06a20d6b5b7.html

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Plus troubles

Les circonstances de la mort de David Hamilton deviennent brusquement plus troubles avec les conclusions du rapport d’autopsie.

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/affaire-david-hamilton-lautopsie-exclut-la-mort-par-lingestion-de-medicaments

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Quand les « circonstances »… « incitent » à « voir » un « suicide »…

Vendredi soir, il était retrouvé mort à son domicile parisien, dans des circonstances incitant les enquêteurs à y voir un suicide.

https://next.liberation.fr/arts/2016/11/27/david-hamilton-le-voile-tombe_1531278

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under suspicious circumstances

Lire aussi:

On November 25, 2016, David Hamilton died under suspicious circumstances. The details of the case are not clear.

https://pigtailsinpaint.org/2013/12/the-connoisseur-david-hamilton/

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I would like to add a few details that came my way about the circumstances of Hamilton’s death: found at the scene were sleeping pills and a plastic bag (presumably for suffocation). Also, the door was left open and it should be clarified if this is commonplace among suicides.

https://pigtailsinpaint.org/2016/12/maiden-voyages-december-2016/

EFFEUILLAGE D’UNE « TRAUMATISÉE MÉMORIELLE » – EN L’HONNEUR DE DAVID HAMILTON

D.H. 1987.

Note liminaire : La plupart des présentes photographies ont été publiées dans des albums ou sur des calendriers de David Hamilton, et pour certaines d’entre elles sur le compte Instagram de Flavie Flament, ou sur différents autres sites d’Internet. Notons que, comme le plus souvent chez David Hamilton, hormis sa période polaroïd, les originaux de ses clichés ont été réalisés sur film inversible Kodak Ektachrome, plus généralement désigné sous le nom de « diapositive ».

BOUDEUSE ET ROMANTIQUE

D .H. 1986.

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ESPIÈGLE

D.H. 1986.

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SONGEUSE

D.H. 1987.

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ARAIGNÉE SWASTIKA

D.H. 1987.

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ELLE… AVAIT…

D.H. 1987.

DE TOUT PETITS TÉTONS,

D.H. 1987.

POUPINET-TE ! POUPINET-TE !

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CALENDAIRE

 

D. H. 1987.

Romantik Flair – mars 1992.

« Moi, j’ai eu les filles ; vous, vous avez eu les calendriers ! »

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PUBLICITÉ FLAVIENNE SANS VERGOGNE

D.H. 1987.

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COQUINE

MO/

de pied en cap, ou presque

D.H. 1987.

« … elle a un joli petit cul, tout musclé,

comme deux pommes prêtes à être croquées… »

(auto-description narcissique de Flavie Flament,

in La Consolation, déc. 2016, p.137)

RÉFLEXION DU JOUR

Certains pourraient penser que je suis opposé à l’intégralité des « théories » freudiennes ; ce n’est pas le cas ; du moins lorsque cela m’arrange.

J’ai toujours trouvé (je crois que c’est celui-là, mais il y a tellement longtemps que je ne l’ai pas lu ou relu, et puis je l’ai présentement égaré au milieu de mes livres) que sa Psychopathologie de la vie quotidienne n’était pas dénuée de sens et de valeur lorsqu’il évoquait les jeux de mots, ceux qui sont involontaires en particulier, ou jugés comme tels.

Et quelle n’a pas été ma surprise, tout à l’heure, de constater que La Consolation, le titre du livre remarquable, du moins remarqué par les gens soucieux de vérité et de véracité, pouvait très naturellement en faire partie.

Sans vouloir tomber dans « l’effet ‘yau de poêle »*, que lit-on ? sinon : LA CONSOLE À SCIONS ! Masculinisé – et en « à peu près » – cela donne même : LE CON SEUL À SION.

Or, tout est possible avec Poupette la Badine** ! N’est-ce pas ?

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* Du titre de l‘ouvrage d’un anti-lacanien forcené, François George : L’effet ‘yau de poêle de Lacan et des lacaniens, dont voici une citation judicieuse : « La psychanalyse, qui avait commencé par apparaître comme le comble de l’audace intellectuelle et de la subtilité herméneutique, finit par prendre l’allure d’un nouveau conformisme, voire d’une nouvelle forme de bêtise ». Notons la date d’édition, qui fut aussi ma première date de lecture de cet ouvrage : 1979. De si loin, ma doué!

** adjectif et substantif.

Les mystères entourant la mort de David Hamilton – et de si curieux changements de nom

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Calendrier David Hamilton, 1981, février (Mona)

Photo d’époque, entretien radiophonique sur Europe 1.
Sur la photo, on voit Mona, puis David Hamilton, Gery Cichowlas, et Lucien Clergue (photo prise au Salon de la Photo, tenu à Paris)

Mona

I

Quand Mona Østergaard devenait Mona Kristensen.

J’ai déjà parlé, sur ce blog, de Mona, l’une des anciennes modèles et actrices de David Hamilton (film Bilitis). J’ai ainsi fait noter que, de notoriété publique, dans les années où elle avait rencontré David Hamilton, « Mona Kristensen » se faisait tout d’abord appeler « Mona Østergaard ».

Les bateaux, 1977, photo de David Hamilton. On reconnaît Mona.

Nul ne contestera, je pense, que cette dame ait été rendue célèbre par David Hamilton. Elle a longtemps été la modèle, presque la modèle unique dans certains albums – à tel point que cela en devenait très lassant – de David Hamilton. Elle a illustré des dizaines de couvertures des plus grands magazines français et internationaux, toujours photographiée par David Hamilton.

Septembre 1978 (Mona)

Mona Kristensen est un personnage public, et le public a le droit de s’interroger: était-ce un pseudonyme? Ou encore, s’appelait-elle Mona Østergaard Kristensen ? Ou Mona Kristensen Østergaard ?

David Hamilton, fille au coquillage (Mona)

Une certitude, et un exemple: dans Les jeunes filles en fleurs, un film de David Hamilton  présenté au Festival de Cannes en 1972), elle s’appelait – ou se faisait appeler – Mona Østergaard.

Mona, photo de David Hamilton, reportage de mode, 1973

Vous voudrez bien lire à ce sujet, entre autres, sur ce blog, ces deux articles qui s’y trouvent déjà depuis de longs mois :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/01/29/ou-il-est-question-de-roman-polanski-de-samanta-geimer-de-david-hamilton-et-des-jeunes-filles-en-fleurs-festival-de-cannes-1972/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/09/young-girls-in-blossom-enclave-de-liberte-erotique-quand-a-cannes-le-seul-vrai-festival-etait-celui-du-film-erotique-les-jeunes-filles-en-fleurs-de-david-hamilton-1972/

Mona, David Hamilton (1972-1974)

Cette dame a été, grâce à David Hamilton, la vedette de couvertures de la presse internationale, de cartes postales, de posters, de calendriers, d’albums…

Mona, David Hamilton (1972-1974)

Sans David Hamilton, elle aurait été une jeune fille comme tant d’autres et aurait peut-être même risqué, dans la rue, qu’on la confonde avec l’une des compagnes finlandaises du chanteur Claude François.

Couverture de VOGUE – Juillet 1971 – par David Hamilton

II

Une histoire de location d’un appartement new-yorkais.

Parlons d’autre chose. J’ai trouvé sur Internet une histoire assez compliquée, et d’ailleurs inintéressante en soi, puisqu’il s’agit simplement d’une banale dispute pour des questions de location d’un appartement new-yorkais. Une histoire qui a duré, devant les tribunaux américains, pendant quelques années, mais s’est conclue le 22 juin 2005. Voir: Civil Court of the City of New York, New York County. Arlin LLC, Petitioner, against Gregory Arnold and Christopher Arnold, Respondents.

Tout ça se trouve ici: https://law.justia.com/cases/new-york/other-courts/2005/2005-51541.html

J’en cite un passage : « Gregory Arnold testified that his mother moved into the subject apartment in 1973, that he moved into the apartment permanently in 1980 (although he lived elsewhere for a year), and that Mona Arnold, his wife (who never testified), moved into the apartment shortly before 1993. In his deposition, he claimed that Christopher Arnold moved in with him and Mona Arnold in 1993. (See Gregory Arnold’s Deposition of Nov. 8, 2004, at 12.) At trial, he claimed that Christopher Arnold did not live in the apartment during most of the 1980s but that Christopher Arnold lived with him and Mona Arnold between 1995 and 1998. In his deposition, he stated that he « never moved out » of the subject apartment. (Id. at 8-9.) At trial, he admitted that he moved into his cooperative apartment at 812 Park Avenue, New York, New York, with his wife in February 1998. He also stated at trial that he moved to Park Avenue because the East 37th Street apartment was too small for them. He stated that while he lived in that apartment, he would often go on trips with his wife to her villa in the south of France. He denied telling Lindenmeyr that he attempted to trick Rubinstein into creating a tenancy for Christopher Arnold. He claimed he told Lindenmeyr only that he had heat and hot water problems.
Christopher Arnold testified that he lived in the apartment for a short time in 1988 and moved back in permanently with Gregory Arnold and Mona Arnold in the early 1990s ».

Ce procès avait eu lieu parce que Mr Gregory Arnold était suspecté d’avoir permis à son frère Christopher Arnold de vivre illégalement dans un appartement. L’opinion de la Arlin LLC était qu’il y avait là-dedans quelque chose d’illégal, parce que quelqu’un qui loue un appartement ne peut pas le laisser à quelqu’un d’autre de façon permanente, ou même pour une longue période.  Mais la requête de la Arlin LLC contre Gregory Arnold avait été rejetée. Le tribunal avait statué que le frère de Gregory Arnold, Christopher Arnold, n’y avait pas assez longtemps séjourné pour en être déclaré occupant abusif.  En définitive, il ne s’était rien passé. Beaucoup de paragraphes et un langage juridique compliqué mais, en définitive, la justice avait donné raison à Gregory Arnold. Il semble – si j’ai bien compris cette sentence – que quelqu’un doit vivre plus de deux ans dans un appartement pour pouvoir être considéré comme un résident permanent. Dans ce cas-là, et seulement dans ce cas-là, Mr Gregory Arnold aurait pu être puni pour avoir illégalement laissé son frère y vivre. Dont acte.

III.

Arnold and company

Nancy Arnold, décédée sauf erreur de ma part le 3 janvier 2011 à l’âge de 96 ans, était présidente de Fashion Insights International, une société de conseil en recherches sur la mode basée à Chicago et à New York, et par ailleurs éditrice du RAM Reports, célèbre magazine de mode. Son époux, Rome Arnold, était président de « Rome Arnold and Company », une entreprise d’études de marché établie à Chicago. Ils avaient eu trois enfants:

  • Rome George Arnold III, né en 1955, vice-président en finance d’entreprise chez Goldman Sachs à New York, s’était marié (alors qu’il avait 36 ans, le 14 septembre 1991) à Lisa Mary Ochs. Celle-ci était alors âgée de 33 ans. Elle est fille de Mr. Henry Karl Ochs (né en 1931, de Southampton, responsable des comptes internationaux pour International Business Machines, à New York) et de sa femme Mrs. Arlene Frances Galeski, présidente de Gale Greetings, une entreprise de papeterie de Southampton (3 mai 1932 – 20 août 2015, épousée en 1955).
  • Christopher Colver Arnold, le cadet,  était né le 14 avril 1963. Il est décédé le 30 octobre 2015, à l’âge de 52 ans, à Southampton, NY.
  • Gregory H. Arnold, dont il a été question plus haut: le locataire de l’appartement new-yorkais, dont la justice avait définitivement établi qu’il ne s’était rendu coupable absolument de rien en laissant la jouissance d’un appartement à son frère Christopher Colver Arnold.

C’est ce monsieur Gregory Arnold qui laissait donc de temps à autre son appartement new-yorkais à son frère, parce qu’il allait passer quant à lui du bon temps dans la maison du sud de la France dont son épouse était propriétaire (texte de la sentence, déjà cité plus haut: « he would often go on trips with his wife to her villa in the south of France »). Ainsi, ce document officiel daté du 23 septembre 2005 permet-il de savoir que Madame Arnold est propriétaire d’une villa dans le sud de la France, au moins depuis 1998. Le document ne dit pas que  Mr Gregory Arnold serait propriétaire de cette villa. Non. Le document dit bien que la propriétaire est son épouse, Madame Arnold.

IV

Quand Mona Østergaard Kristensen devint Mrs Arnold.

Le 7 août 1983, à Ramatuelle, en France, Gregory H. Arnold avait épousé Mona Ostergaard Kristensen, laquelle n’avait strictement jamais été mariée à David Hamilton (contrairement à ce qu’on lit encore très souvent sur Internet).

Le mariage avait eu lieu en présence de Gunter Sachs, sous les objectifs des photographes de presse, et aussi sous les yeux d’un David Hamilton particulièrement hilare, qui photographiait joyeusement les époux.

Le photographe David Hamilton lors du mariage de Mona (qui n’avait jamais été son épouse) avec Gregory Arnold le 7 août 1983 à Ramatuelle

Et quoi d’étonnant à ce que le mariage ait eu lieu à Ramatuelle? Jusqu’en 2016 – date de la mort de David Hamilton – on notera que des dizaines voire des centaines de journaux ont continué à le présenter comme une espèce de richard, propriétaire d’une maison de Ramatuelle. Même en octobre et novembre 2016, lors de la campagne de presse déchaînée contre lui, il est facile – il est élémentaire –  de trouver sur Internet des articles de presse le présentant encore comme un riche propriétaire de cette villa de Ramatuelle.

Or, voilà, comme je l’ai déjà dit sur ce blog et comme je le confirme ici, David Hamilton n’était plus depuis très longtemps riche. Il était le contraire de riche. David Hamilton était PAUVRE en argent. Ses  amis riches, ou qui se prétendaient tels, ne lui apportaient pas beaucoup d’aide, semble-t-il. A mon avis, aucune.

Et depuis très longtemps, David Hamilton n’était plus propriétaire de la maison de Ramatuelle.

La propriétaire en était Madame Arnold, chose que les gens bien informés savent et que confirme le précieux document, cité plus haut, de la justice américaine – document public qui se trouve sur Internet: « he would often go on trips with his wife to her villa in the south of France« .

Madame Arnold est devenue une figure de la jet set new-yorkaise. Elle connaît ce que l’on appelle, de nos jours, « du beau monde ». Vous en jugerez par exemple en cliquant sur une infinité de sites où Madame Arnold pose si volontiers pour les photographes et les agences de presse:

https://www.patrickmcmullan.com/search/?q=Mona%20Arnold

Son époux, Gregory Arnold, n’est pas en reste :

https://www.patrickmcmullan.com/search/?q=Greg%20Arnold

Abondance de photos chez Getty: https://www.gettyimages.de/fotos/mona-arnold

Ou encore: https://bfa.com/people/mona-arnold

C’est du gratin, des « gens de la haute »: https://www.broadwayworld.com/people/gallery-person/Greg-Arnold/

Si Nietzsche avait raison de dire que l’on devient qui on est, alors vous verrez facilement – tout ceci est public – à quel résultat les ambitions de Mona Ostergaard puis Kristensen puis Arnold l’ont conduite.

V

Novembre et décembre 2016, Paris

Madame Mona, comme nous l’appellerons par son petit nom – « Mona Ostergaard » pour tourner dans Les jeunes filles en fleurs de David Hamilton en 1972, « Mona Kristensen » en 1977 à l’affiche de Bilitis -, cette dame rendue célèbre par David Hamilton, cette dame photographiée par David Hamilton dans une multitude d’albums, dans une multitude de calendriers, sur une multitude de « posters », dans une multitude de revues, cette dame photographiée en couverture de magazines internationaux (parfois tirés à des dizaines ou des centaines de milliers d’exemplaires), cette dame s’est soigneusement et strictement abstenue, lors de la mort de David Hamilton, du moindre commentaire public en sa faveur. Ou d’exprimer de la tristesse. Mieux encore: elle n’était pas même présente lors de la cérémonie funèbre organisée, exactement au milieu du mois de décembre 2016, à Paris (avec aussi une réunion dans un hôtel au nom anglais), afin de dire adieu à la dépouille mortelle de David Hamilton.

Loin de nous, sur ce blog, l’idée de juger moralement qui que ce soit. Personne n’est obligé de faire des déclarations publiques, quand meurt quelqu’un. Personne n’est obligé d’assister à une cérémonie d’obsèques. Madame Arnold n’est même pas obligée d’avoir de la reconnaissance envers David Hamilton. Elle est propriétaire d’une villa dont la valeur immobilière doit être selon nos estimations,  au bas mot, en cette année 2019, de 2 ou 3 millions d’euros. Voilà tout.

Le corps de David Hamilton a été retrouvé, un mois après qu’il eut déclaré craindre pour sa vie, mort « suicidé » (selon certaines sources journalistiques « avec un sac de plastique sur la tête », et selon d’autres sources journalistiques « avec des médicaments près de lui »), et en tout cas avec la porte du studio parisien « ouverte ». Son corps a été retrouvé à une heure que l’on ignore (les versions médiatiques se contredisent; il n’y a eu aucune déclaration officielle des autorités), son acte de décès a été rédigé hors délais légaux et comporte maintes erreurs ou irrégularités, et, enfin, son corps est resté à la morgue à Paris pendant près de trois semaines (on ignore pourquoi, puisqu’on n’a pas été informé de l’existence, encore moins du résultat d’éventuelles autopsies ultérieures).

Pourquoi donc son corps est-il resté à la morgue pendant trois semaines?… Ne voilà-t-il pas quelque chose de curieux? Un homme « riche » (selon la presse), « propriétaire d’une maison à Ramatuelle » (selon la presse), mais qui n’avait pourtant pas les moyens de payer son propre enterrement et dont les amis n’ont pas réussi à se cotiser pour lui payer des obsèques? Même Madame Mona ne semble avoir rien fait, strictement rien, afin que le cadavre de David Hamilton reste moins de trois semaines à la morgue.

J’espère que les autorités françaises, lors de la mort de David Hamilton, se sont posé des questions élémentaires: à qui appartenait la villa du sud de la France ? David Hamilton l’avait-il vendue à Madame Ostergaard Kristensen épouse Arnold? Quand cela?

A ma connaissance, et selon les personnes les mieux informées qui soient, c’est dans les années 1990 que les problèmes financiers de David Hamilton furent les plus graves.  Quand est-ce que Mona est devenue propriétaire de la maison de Ramatuelle? Avant son mariage avec Gregory Arnold? Après?

 

Qu’est-ce que la mort de David Hamilton changeait, d’un point de vue légal et effectif, à la propriété de son ancienne villa (tout comme celle de son ancien studio parisien)?

Question 1.

L’usufruit est, comme chacun sait, le droit de jouir d’un bien sans en être propriétaire et à condition d’en assurer la conservation. Etait-ce le cas? Madame Mona Arnold avait-elle l’usufruit de la maison qui avait été, autrefois, celle de David Hamilton?

Question 2.

Qui donc, depuis des dizaines d’années, payait la taxe foncière et la taxe d’habitation du bien immobilier en question?

Question 3.

Y avait-il eu, entre David Hamilton et Mrs Arnold / ou Mr Arnold:

  • Vente de la maison? A quelle date?
  • Donation du  vivant de David Hamilton? A quelle date?
  • Transmission par testament? A quelle date?

 

Est-ce que David Hamilton a donné sa maison à Mona dès les années 1970, par amour? Ou encore, parce qu’il désirait que la maison soit épargnée s’il faisait faillite un jour?

Ou encore, est-ce que Mr Arnold ou Mrs Ostergaard Kristensen épouse Arnold devaient devenir propriétaire de la villa du sud de la France seulement lors de la mort de David Hamilton?

En d’autres termes, quelqu’un s’est-il posé la question de savoir si la maison de Ramatuelle (ou le studio de Paris) étaient liés à des rentes viagères?…

Voilà certainement, comme chacun pourra l’imaginer, des questions auxquelles il serait vraiment captivant d’obtenir des réponses. Afin de mieux comprendre pourquoi David Hamilton est mort.

Mort pauvre, en tout cas; mort insulté publiquement à la télévision; mort victime d’allégations tardives et improuvables; mort au bout de deux mois d’une campagne de presse savamment orchestrée; mort sans enquête sérieuse, voire sans enquête du tout au sujet de sa disparition; mort sans amis ou sans beaucoup d’amis (mais dont l’entourage cherchait quand même à vendre les archives artistiques); mort sans avocats, mort sans personne pour le défendre sérieusement; puis cadavre abandonné à la morgue sans obsèques pendant trois semaines après son décès, David Hamilton qui était PAUVRE, David Hamilton qui n’était plus propriétaire de RIEN, David Hamilton dont les propriétaires des endroits qui lui avaient jadis appartenu ne se sont pas déplacées à ses obsèques…

On n’a pas connaissance de déclarations de Madame Mona Arnold lors de la mort de David Hamilton. Mona Arnold, après son mariage de 1983, est entrée dans la famille Arnold, une famille entièrement vouée à la mode (Nancy Arnold) ou à la haute finance internationale (Goldman Sachs). Mais, et quel dommage, on n’a point connaissance que Madame Arnold ait fait jouer en faveur de David Hamilton ses éminentes relations au sein de la jet set new-yorkaise.

VI

Quand Gregory Arnold se transforme en Arnauld Gregory

Gregory Arnold, selon le document cité plus haut, vivait à une certaine époque dans un appartement avec son frère. On comprend qu’il ait été heureux d’aller vivre à Ramatuelle.

Mais, à propos… Je ne suis pas un spécialiste de la question: si je me trompe, qu’on me le dise. Il me semble pourtant que des pièces justificatives d’identité doivent être demandées, en France, pour ouvrir une ligne téléphonique. Ce n’est là que bon sens. Que demande-t-on aux gens? Je suppose, une carte nationale d’identité; ou encore, un passeport étranger (à condition qu’il soit valide, écrit en caractères latins ou accompagné d’une traduction française d’un traducteur assermenté de la Préfecture de police). Pour les étrangers,  une carte de résident ou une carte de séjour. Donc, que Gregory Arnold soit Français ou Américain, voire qu’il ait les deux nationalités, ne pose nullement problème. En revanche, ce que je comprends moins est comment il fait pour s’appeler Gregory Arnold aux Etats-Unis, et Arnauld Grégory en France.

Est-ce que ce sont les annuaires en ligne, par exemple celui des « Pages jaunes »,  qui se trompent? Voir, plus loin, deux illustrations (novembre 2019).

Comment peut-on passer de Gregory H. Arnold à Arnauld Grégory?

Dans ce changement d’identité, qu’il soit volontaire ou pas, on a :

  • inversion du prénom et du nom de famille;
  • disparition du H. intermédiaire;
  • ajout d’un accent aigu sur le E de Grégory.

Tout ceci est-il le résultat d’une erreur? Ou Mr Gregory Arnold a-t-il obtenu officiellement une francisation de son nom? Et quand?

En tout cas, M. « Arnauld Grégory » (????) apparaît sur les annuaires comme titulaire d’une  ligne téléphonique de la villa (estimée 2 ou 3 millions de francs) qui appartient à son épouse, villa qui était jadis celle de David Hamilton…

Mais pour quel motif Mr Gregory Arnold se fait-il appeler M. Arnauld Grégory?…

 

Post scriptum

La thèse du « suicide » de David Hamilton…

Quelqu’un de bien informé m’a rapporté ceci:

  • « On m’a dit croire à la thèse du suicide. A dire vrai, on me l’a dit sans conviction. Cela ressemblait plutôt à un avertissement ».

Le fourgon funéraire (25 novembre 2016) qui emporte le corps de David Hamilton. Le cadavre est resté à la morgue trois semaines. Parce qu’il fallait l’autopsier? On n’a plus eu aucune nouvelle d’autopsies… Ou alors, simplement, parce que l’argent manquait pour des obsèques?… Les « amis » millionnaires et les anciennes « muses » ne se bousculaient certes pas au portillon…

Sujet d’un prochain article.

Il ne reste qu’à espérer qu’au lendemain de la mort de David Hamilton, son oeuvre ait été protégée et n’ait pas fini, tout au contraire, rageusement et haineusement déversée dans des décharges publiques…

Un grand article sur David Hamilton et « Miss P. » (1986, Sud de la France)…

***

OK Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 1988 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok! chez elle ». Quelques mois après le « viol » présumé qu’elle affirmera avoir subi, beaucoup plus tard, hors délais légaux,  en 2016, dans son « roman » La Consolation.

Catherine Ceylac, sur Europe 1, dimanche 27 octobre 2019, 16 h 52 :

« Tout le monde sait que Flavie Flament a été violée par un célèbre photographe… »

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université française, vient de consacrer un très, très (trop?) long article à Flavie Flament. Cet article, qui se trouve ici ( https://lequichotte.com/2019/11/18/flavie-flament-sappelle-revient-ou-psychopathologie-dune-epoque-delabree/  ), est fidèle au style habituel de son auteur, et n’évite donc ni les digressions, ni le hors sujet. Je ne l’aurais pas écrit de cette façon-là et n’en partage pas toutes les thèses. Je tenais à le dire. Mais cela dit, je signale son article aux lecteurs de mon propre blog, qu’il pourra éventuellement intéresser.

Grâce à lui, j’apprends en tout cas qu’une certaine Catherine Ceylac aurait tout récemment prononcé, à la radio (et pas la moindre: Europe 1), la phrase : « Tout le monde sait que Flavie Flament a été violée par un célèbre photographe« .

On notera ici, au passage, que le « roman » La Consolation – loin de ne parler que de David Hamilton – raconte je ne sais plus au juste combien d’agressions sexuelles (présumées) subies par Flavie Flament (l’une dans un train en colonie de vacances, une autre dans un ascenseur à Tahiti, sans parler de ses doléances à l’égard de Phil Barney). Or, Catherine Ceylac ne dit nullement: « Tout le monde sait que Flavie Flament a été agressée dans un train, dans un ascenseur », etc, etc, etc. Catherine Ceylac ne parle pas davantage des (présumés) viols conjugaux subis par Flavie Flament (voir Les chardons, sa première « œuvre »). Catherine Ceylac retient seulement, apparemment, que « tout le monde » (textuel) « sait » (textuel) que Flavie Flament « a été violée par un célèbre photographe » (textuel)…

Il serait trop facile de dire – pour commencer – que « tout le monde » ne peut pas savoir cela, pour un motif très simple: plein de gens ignorent jusqu’à l’existence de Flavie Flament. Ma mère, qui est morte en 1988, docteur ès Lettres, enseignait à l’Université et parlait dix-sept langues. Elle aurait été incapable de citer le nom d’un seul « animateur » radio ou téloche. Quant à moi, je n’écoute jamais la radio, je ne regarde jamais la télévision et les noms de la plupart de ces « animateurs » et « animatrices » me sont inconnus. Je mets fort rarement un visage dessus.

Surtout, « tout le monde » NE peut PAS savoir cela, parce que « tout le monde » n’était pas à Cap d’Agde en août 1987; parce qu’aucune décision de justice n’a jamais condamné David Hamilton pour un « viol » commis à Cap d’Agde, ou ailleurs, en quelque année que ce soit; et parce que David Hamilton a – de son vivant – fermement proclamé son innocence (quelques jours avant sa mort).

Non pas tout le monde mais tout au plus un certain nombre de personnes ont entendu dire (principalement par la lecture de la presse gossip, ou par celle du roman gossip La Consolation) que Flavie Flament raconte, prétend, affirme avoir été « violée ».

En bon  français, « tout le monde » croit, l’opinion publique CROIT savoir que Flavie Flament AURAIT été « violée ». Selon ses allégations.

Jean-Pierre Fleury a raison de signaler que c’est reparti pour un tour. Six pages, il y a quelque temps, ont paru dans Paris Match. Apparemment, Flavie Flament a un peu de mal à se renouveler. L’ancienne Miss OK 1988 (élue à ce concours pour ados en se servant d’une photographie prise par David Hamilton, photographe qu’elle avait rencontré moins d’un an auparavant à Cap d’Agde et dont des images tapissaient sa chambre) parlait de David Hamilton, en 1989. (VOIR ILLUSTRATION SUIVANTE). En 2019, elle en parle toujours…

OK Age tendrenuméro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

Le blog de Jean-Pierre Fleury est strictement indépendant du mien, et c’est bien logique puisque nous sommes deux personnes distinctes. A mon tour, et avec mes mots à moi, voici que j’ai eu envie de compléter son propre point de vue. Voici un nouvel article résumant en quelque sorte mon enquête sur l’Affaire David Hamilton.

I

Premier élément abordé dans le présent article de blog: est-ce que tout le monde  sait qu’en 1986, Flavie Lecanu était en vacances à Cap d’Agde SANS sa mère?

Mon enquête (menée notamment à l’aide de témoignages provenant de personnes toujours en vie aujourd’hui, en 2019) me permet d’affirmer que Flavie Lecanu est allée en 1986 à Cap d’Agde avec son oncle,  prénommé J.P., et la fille de ce dernier, prénommée C. Au demeurant, Flavie Flament elle-même, dans une émission de télé, a  évoqué les deux séjours à Cap d’Agde, celui de 1986 et de 1987.

Cet oncle est le frère de Catherine Lecanu (mère de Flavie Lecanu). A ma connaissance, cet oncle n’était pas naturiste. Simplement, il louait un appartement ou une villa (dans la partie « habillée » de Cap d’Agde). Ce fut l’oncle de Flavie, et non point sa mère, qui eut à autoriser David Hamilton à prendre des photos de Flavie Lecanu en 1986… et il donna  son accord puisque sa fille (la cousine de Flavie)  fut également photographiée. Mon opinion, corroborée ici encore par des témoignages précis, est qu’il y a eu une seule séance de photos en 1986. David Hamilton a photographié  Flavie et sa cousine. Elles ont fait la séance ensemble.

Précision:  Jean-Paul Lecanu, père de Flavie Flament, prenait (toujours selon les éléments que nous avons recueillis) ses vacances en août. Il gardait ses fils (ce que ceux-ci pourraient sans doute confirmer) dans un mobil home de Portbail. Voilà la raison pour laquelle Flavie Lecanu est descendue seule – en août 1987 – avec sa mère. Le séjour de 1987 a été de 8/10 jours au maximum, comme celui de 1986. Le voyage avait eu lieu en train. Probablement, travaillant à la SNCF, Jean-Paul Lecanu ne payait peut-être pas les billets. Il se pourrait qu’il reste, quelque part, des traces administratives (permettant d’établir les dates exactes).

Au début de 1987, David Hamilton a rappelé (par téléphone) les parents de la jeune Flavie Lecanu (c’est l’oncle de Flavie qui lui avait donné leur numéro) et ceux-ci ont aussitôt demandé à rencontrer des personnes dont les filles avaient d’ores et déjà fait des photos avec David Hamilton. C’est ainsi qu’a eu lieu, dans la ville d’Avignon, une rencontre entre la mère de Flavie Lecanu et les parents d’une autre modèle de David Hamilton à l’époque. Une modèle, que nous appellerons ici « Alice », dont il existe beaucoup – réellement énormément! – de photos, publiées  dans les albums de David Hamilton, en ce temps-là. Ce que je dis ici est donc aisément prouvable.

On me demandera peut-être: « Qu’est-ce que vous entendez par au début de 1987? » Je peux essayer d’être plus précis. C’est en mai 1987, je pense, que Flavie Lecanu et sa mère sont descendues voir les parents d’Alice à Avignon. Le père de cette dernière avait une excellente profession. L’essentiel, ici, est que  la mère de Flavie Lecanu, décrite comme une « mauvaise mère » – comme une mère indigne – dans La Consolation, a semble-t-il – en vérité – pris toutes les précautions qu’elle estimait nécessaires. Après avoir correspondu épistolairement avec plusieurs personnes, après avoir consulté aussi des documents inédits, telle est la conclusion à laquelle je suis arrivé. Il y a donc eu une première rencontre à Avignon et les parents d’Alice, qui ont rassuré Madame Lecanu.

« Alice » (dans la réalité, son prénom était semble-t-il légèrement différent) faisait des photos avec David Hamilton depuis pas mal de temps, déjà. Ce qui lui permettait – entre autres – de voyager à l’étranger avec lui. Il y eu des photos d’Alice, à l’époque, en corrélation avec David Hamilton, non seulement dans les albums du photographe, non seulement sur des calendriers (par exemple « Romantik Flair« ), mais aussi dans la presse locale de Cap d’Agde.

Flavie Lecanu et sa mère sont retournées en août 1987 à Cap d’Agde où elles ont de nouveau rejoint l’oncle de Flavie. Oncle qui était accompagné par son épouse (prénommée N.), par son fils (prénommé J.-P.) et sa fille (prénommée C.).

Même si pas mal de choses ont « disparu » (on parle d’une caisse de documents dont on ne saurait plus trop dans quelles mains elle aurait fini), certains affirment qu’il existe par exemple des cartes postales – écrites après l’été 87 – où David Hamilton et ses modèles de prédilection écrivaient à d’autres modèles des textes du genre: « David et moi on t’attend à Agde, on t’embrasse« .

Mais revenons à Flavie Lecanu. Rendez-vous fut pris au Cap d’Agde, en 1987, spécialement pour programmer et réaliser des séances photographiques. Les parents d’Alice possédaient à cette époque un appartement dans la partie « nudiste » de Cap d’Agde. Ils étaient partisans du nu intégral, notamment chez eux. Ils connaissaient très bien David Hamilton.  Je pense pouvoir dire qu’il y a eu en 1987 trois séances de deux heures chacune, au maximum. Je peux préciser, aussi, grâce à l’étude des photographies (et grâce à l’examen méticuleux qu’en a fait à ma demande un photographe professionnel), quels appareils photographiques a employés David Hamilton, et quelles pellicules. Ce qui donne, d’ailleurs, plus d’informations utiles que l’on ne pourrait croire; mais j’en parlerai un autre jour, afin de ne pas encore augmenter la dimension de ce présent article.

Il avait bien sûr été signé un document autorisant David Hamilton à prendre Flavie Lecanu en photo. Qui sait si ce document existe encore? Il serait intéressant de vérifier  si ledit documentspécifiait – comme certains l’affirment  – que la maman ne voulait pas de photos de nu intégral. Si cette clause n’avait en effet pas été respectée, on pourrait y voir le seul motif réel qui aurait pu faire avorter, l’année successive(en 1988), tout projet qu’aurait pu avoir David Hamilton de re-faire des photos avec Flavie Lecanu. Résultat, en tout cas, pour Flavie Lecanu: pas de voyages à l’étranger avec David Hamilton, et pas non plus de photos à Paris. Contrairement à d’autres modèles. Entre qui il existait de sauvages jalousies adolescentes, certaines désirant devenir ou rester la modèle officielle voire l’élue du coeur du photographe. Que l’on songe que cette année-là, 1987, David Hamilton fréquentait déjà l’une de ses modèles, qu’il épouserait d’ailleurs quelques années plus tard.

En d’autres termes: « J’ai 13 ans, et je passe mes vacances avec ma mère au camp naturiste du Cap d’Agde » déclare Flavie Flament (https://humanite.fr/node/645490). C’est doublement inexact: quand Flavie Lecanu avait treize ans, en 1986, la mère de Flavie Flament n’était pas à Cap d’Agde; en août 1987, Flavie Lecanu avait quatorze ans, pas treize; et personne, dans la famille Lecanu, n’était naturiste.

II

Catalogue raisonné des photographies représentant Flavie Lecanu, prises par David Hamilton à Cap d’Agde en 1986 et 1987

Voici – je pense que c’est la première fois – un « catalogue raisonné » des photographies prises, par David Hamilton, de Flavie Lecanu.

Cette liste peut encore contenir des erreurs. Il existe  aussi des photographies où certains croient voir Flavie Lecanu, mais où je ne la reconnais pas. Et d’autres photos où je crois l’identifier, ce que contestent d’autres personnes.

Sur celles qui suivent, en revanche, il y a peu de doutes. D’ailleurs, Flavie Flament elle-même publie parfois, sur son « compte » Instagram, des photos d’elle prises par David Hamilton à Cap d’Agde.

Photos de 1986

On dit souvent qu’il n’existe qu’une seule photographie de 1986. Il se peut même que, moi-même, je l’aie cru. En définitive, pourtant, j’ai la certitude qu’il en existe au moins deux (ou trois).

Photo 1: modèle, Flavie Lecanu. 1986. Coupe au carré et chapeau romantique de couleur claire, orné de fleurs blanches. La modèle porte une robe légèrement transparente (la photo que je possède est coupée aux épaules), et une chaîne dorée autour du cou.

Photo 2: modèle, Flavie Lecanu. 1986. Coupe au carré. La modèle porte la même robe, et une chaîne dorée autour du cou. Elle a, à l’index et à l’annulaire de la main gauche, deux bagues.

Photos de datation incertaine (1986 ou 1987)

Photo 3: modèle, Flavie Lecanu. 1987 (ou peut-être 1986). La modèle porte une robe blanche, différente de la robe des photos 1 et 2. On aperçoit seulement les jambes (mollets). A ma connaissance, elle n’a jamais été publiée dans quelque album que ce soit, en tout cas en Europe. En revanche, elle a été publiée dans un calendrier « Romantik Flair » de David Hamilton. Un des pieds est caché par un coussin. La position du bras (derrière la tête) empêche d’avoir une certitude absolue au sujet de l’année (en 1986, Flavie Lecanu avait une coupe au carré; en 1987, les cheveux longs). Cette photo 3 se trouve ici (publiée du vivant de David Hamilton, dès 1988, dans un calendrier « Romantik Flair« , à une époque où cela flattait probablement  l’égo de celles de ses modèles qui y apparaissaient): https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/01/05/tiens-miss-ok-dans-le-calendrier-de-david-hamilton-romantik-flair-1992/

Ainsi,  David Hamilton publiait dans son calendrier 1988 (donc un calendrier préparé dès la fin de 1987) une photographie de Flavie Lecanu, et celle-ci au même moment tapissait sa chambre de posters de lui et postulait à Miss OK avec une photo prise par lui.  David Hamilton n’avaient rien à cacher. Tout était fait à la lumière du soleil. Naturellement, cette photo du calendrier 1988 n’avait rien de scandaleux. La voici.

Photographie de F. F., prise à Cap d’Agde, puis parue, dans le calendrier « Romantik Flair » de David Hamilton (diffusé dans plusieurs pays d’Europe), en 1988

Photo 4 (…) : modèle, Flavie Lecanu. 1987 (ou peut-être 1986). Nu intégral. La modèle est touchée par la lumière du soleil, provenant sans doute d’une fenêtre. Il n’y a pas certitude absolue au sujet de l’année (en 1986, Flavie Lecanu avait une coupe au carré; en 1987, les cheveux longs). Il semble que la modèle, ici, ne porte pas de bagues. On ne peut se prononcer, en revanche, quant à la présence d’un collier, la photo étant prise de profil et le bras cachant le cou. La photo, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, n’a jamais été publiée, en tout cas pas dans des albums parus en Europe. Sur cette image, la modèle semble maquillée (chose rarissime chez les modèles de David Hamilton).

Photos de 1987

Photo 5: modèle, Flavie Lecanu. La modèle est assise contre un mur, probablement nue. Les genoux et le bras droit cachent la poitrine. La photo que je possède est coupée au niveau du coude et le bas du corps n’est pas visible.

Photo 6 (…) : Photo de Flavie Lecanu nue (buste) contre un mur. La modèle a une chaîne d’or autour du cou. La photo fait partie de la série d’où est issue la photo  parue en 2016 en couverture du « roman » La Consolation.

Photo 7 (…) : Photo parue dans un des albums les plus fameux et les plus vendus de David Hamilton, avec une légende qui se réfère à Anne Frank (illustration suivante). Il s’agit d’une photo de nu (buste), le bas du ventre étant voilé par une pièce de tissu blanc que tient la modèle. Flavie Lecanu porte une chaîne dorée autour du cou.

Légende, dans un album fameux de David Hamilton, donnée par ce dernier à une photo de Flavie Lecanu

Photo 8: c’est la couverture de La Consolation. La photo 8 est  une simple variante de, par exemple, la photo 6 que nous venons de décrire. Le visage est pratiquement identique. Mais la modèle (qui porte toujours la même chaîne dorée autour du cou) est habillée ici d’une robe rose. Cela dit, il conviendrait absolument d’examiner l’original de cette photo.  On sait que la couverture de La Consolation a été publiée illégalement (sans le consentement de David Hamilton) mais il se pourrait aussi qu’elle ait été retouchée. En effet, la photo 7 et la photo 8 ont presque forcément été prises le même jour, peut-être à quelques minutes voire secondes de distance. Mais sur la photo 7, le mur est rose; sur la photo 8 il est blanc. Et surtout, sur la photo 8, celle de la couverture de La Consolation, on aperçoit en bas à droite de la modèle une sorte de drap blanc, dont je n’exclus pas qu’il ait été ajouté par Photoshop (ou par tout autre programme de retouche de photos). Dans ce cas, on pourrait dire que la couverture de La Consolation est un faux.

Photo 9: en mars 1992, dans un autre calendrier « Romantik Flair » de David Hamilton, calendrier largement diffusé dans plusieurs pays d’Europe, paraît une autre photographie de Flavie Lecanu (photo prise, en 1987, lors des mêmes séances photographiques à Cap d’Agde). Répétons donc qu’en 1988 puis en 1992, les calendriers Romantik Flair ont mis à l’honneur Flavie Lecanu, sans susciter bien sûr, ici encore, la moindre protestation  de la part de la jeune fille, ou de sa famille. Au sujet de l’illustration du mois de mars 1992 du calendrier « Romantik Flair« , cliquez sur: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/01/07/les-minuscules-miss-du-calendrier-romantik-flair-1992-de-david-hamilton-photos-prises-pour-la-plupart-a-cap-dagde/

Pour voir le reste du calendrier « Romantik Flair » 1992: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/calendrier-romantik-flair-1992/

(***) Il existe aussi – à tout le moins – trois ou quatre autres photos appartenant à ces séances photographiques, légèrement floues ou avec des cadrages très légèrement différents. Les différences sont souvent quasiment imperceptibles. Ce sont les photos indiquées ici par un astérisque. L’ensemble laisse même envisager qu’il n’ait existé que deux séances de photographie, en 1987.

Une dixième photo (attribution incertaine)

Photo 10: à ces neuf photos, j’en ajoute une dixième. Ici, cependant, les avis sont très partagés quant à l’identité de la modèle. Il s’agit d’une photo intitulée « Miss P. » et légendée par David Hamilton « South of France, 1986« . Qui était cette Miss P., photographiée dans le sud de la France en 1986?  Le visage de la modèle, que l’on n’aperçoit pas complètement, permet de noter qu’elle est blonde, et qu’elle porte une chaînette autour du cou.  La photo en question a été publiée dans l’album « Twenty five years of an artist« , en 1993. Nous publions (illustration suivante) la légende en question.

Que pourrait signifier « Miss P. »? P. comme quoi?… P. comme qui?…

P. comme Poupette, élue Miss OK en 1988?

« Miss P. » (South of France, 1986). Légende d’une photographie d’un album de David Hamilton

 

III

1988 : Flavie Lecanu élue « Miss OK » 

Flavie Lecanu, qui tapissait donc sa chambre d’adolescente de « posters » de David Hamilton, a été élue en 1988 (elle n’avait pas encore quatorze ans) « Miss OK 1988 », après avoir présenté son « dossier de candidature » illustré par une photographie d’elle prise (moins d’un an avant) par David Hamilton.

Faut-il  hypothiser que Flavie Flament, « violée » – selon son roman paru en 2016 – en 1987 à Cap d’Agde, se serait quelques mois plus tard servie d’une photographie de ce même David Hamilton, et qu’elle aurait continué à tapisser sa chambre d’images de lui?

C’est cette même photographie qu’elle a encore publiée – en ayant d’ailleurs elle-même conscience du caractère illégal d’une telle publication – en couverture dudit roman La Consolation.  Flavie Flament a elle-même avoué le caractère illégal, et même volontairement illégal, de la publication de cette photo en couverture de sa Consolation!

Sur le caractère illégal de cette publication, on citera Flavie Flament elle-même (au JDD, 27 novembre 2016, https://www.lejdd.fr/Societe/Flavie-Flament-sur-le-deces-de-David-Hamilton-La-mort-n-est-pas-un-non-lieu-827743: « Pourtant, nous avons publié une photo de lui en couverture du livre. Il aurait légitimement pu nous attaquer. C’était intentionnel« …

S’il reste des historiens doués de sens critique dans l’avenir, ils constateront que, le 22 novembre 2016, un ministre du gouvernement français, Madame Rossignol, avait chargé Flavie Flament d’une « mission sur le viol » (https://www.liberation.fr/france/2016/11/22/flavie-flament-chargee-d-une-mission-sur-le-viol_1530256) et que le 27 novembre, notamment, cette même Flavie Flament se vantait publiquement d’avoir intentionnellement ignoré et bafoué une loi française.

OK! âge tendre n° 640 du 18 au 24 avril 1988
pp 15, 18, 22 (élection Miss OK!, les premières sélectionnées) : la candidate Flavie Lecanu emploie une photo prise par David Hamilton. Par ailleurs, on lui attribue l’âge de 14 ans. Inexact, elle en avait 13.

C’est Flavie Lecanu (« superbe finaliste » de treize ans, numéro 6) qui deviendra « Miss OK »; cette photo a été prise à Paris, Rue de la Gaîté.

OK Mai 1989

IV

Flavie Lecanu à Tahiti (1989)

Flavie Flament évoque de temps à autre – tout récemment, en cet automne 2019, dans Paris Match – la soeur de son père. Jean Paul Lecanu avait en effet une soeur, prénommée M. Je ne cite pas son prénom, puisque Flavie Flament ne le cite pas non plus dans Paris-Match. Cette soeur habite dans l’ouest de la France, l’extrême ouest, dans une ville importante dont le nom commence par un C. Cette soeur, M., est mariée et le prénom de son mari, lui, commence par un J.

OK mai 1989, couverture du magazine (moins de deux ans après le « viol » – présumé – subi en 1987)

Graphie présentée comme celle de Flavie Lecanu dans un numéro d’OK Age tendre en 1989 (« Voyage de rêve » à Tahiti)

Dans les années 1986 à 1989 environ, il se trouve que M. et J. étaient en poste sur l’île lointaine de… Tahiti. Ils n’étaient donc pas présents en France au moment des « années Cap d’Agde » de Flavie. Ce qui leur permet peut-être, le cas échéant, de ne pas prendre parti – ou encore, de faire mine de ne pas prendre parti.

Il est à noter (la chose est élémentaire à prouver) que dans sa famille, les personne dont Flavie Flament née Lecanu déclare qu’elles croiraient à l’histoire de son « viol » sont toujours des personnes qui N’étaient PAS à Cap d’Agde dans les années 1986 et 1987.

C’est à Tahiti que Flavie Lecanu, sa mère et une amie sont allées, en 1989, suite à l’élection de « Miss OK ».

Flavie et sa maman, en 1988, cette même Madame Lecanu qui a été présentée comme une mauvaise mère. A noter que la photo est de 1988, donc quelques mois (moins d’un an) après le « viol » présumé qu’aurait subi Flavie Flament, selon son « roman » La Consolation

OK Age tendre sur Tahiti, article signé Flavie Lecanu

 

Le voyage de Flavie Lecanu à Tahiti est donc de notoriété publique, il suffit – entre autres – de consulter les collections de la presse pour adolescents de l’époque (voir illustration, plus haut).

La visite de Flavie Lecanu à Tahiti a forcément laissé des traces dans les mémoires de ceux qui habitaient là-bas. M. et J. étaient revenus en France mais ils avaient sûrement parlé de Flavie et de sa mère à leurs amis de Tahiti. Il est aisé d’imaginer que Flavie a été accueillie à bras ouverts par ces gens. Cela a dû permettre aux trois voyageuses -Flavie, sa maman, et l’amie – de découvrir Tahiti en dehors d’un tourisme trop « classique ». Il reste certainement de tout cela – comme de tout « voyage de rêve » – des photographies, des pages de journal intime, des cartes postales…

Voire des traces administratives. Le voyage des trois femmes avait été effectué sur la compagnie UTA. Voyage long de trois semaines et d’ailleurs prolongé au dernier moment, semble-t-il, parce que la troisième semaine, UTA s’était mis en grève.

Rappel, sur le voyage à Tahiti, voir le magazine OK,  n° 706, du 24 au 30 juillet 1989, page 13, et lire ou relire sur ce blog:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/03/le-pompon-comment-ca-se-passait-au-juste-dans-les-coulisses-du-magazine-ok-age-tendre/

 

V

La Consolation, un mélange de vrai et de faux

 

Le frère de Flavie Lecanu, Olivier Lecanu, a dit à la fin de 2016 que sa soeur, selon lui, déformerait la réalité. Crime de lèse-Flavie? Qui sait si elle a menacé, par exemple à travers des avocats, son propre frère de poursuites en diffamation?

A lire (entre autres):

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/exclu_-_flavie_flament_son_frere_remet_en_cause_ses_propos_sur_son_enfance_abusee_377088

Le récit La Consolation, à mon avis aussi, exprime une vision déformée de la réalité. C’est, pourrait-on mieux dire, un mélange de vrai et de faux. Dans maints gros mensonges, au demeurant, sont insérés des détails véridiques. Ce qui pourrait être parfaitement légitime s’il s’agissait de littérature et de roman.

Mais ici, il ne s’agit pas de littérature et, en outre, un homme de 83 ans – David Hamilton – est mort. Il y a eu mort d’homme. Le fait qu’il existe des photos (datant de 1986 et 1987) de Flavie Lecanu par David Hamilton – des photos prises avec l’accord de sa mère et publiées dans des calendriers diffusés dans plusieurs pays d’Europe –  ne veut certes pas dire que ce « viol » (présumé) devrait être considéré comme un dogme intangible ou une vérité fondatrice d’une nouvelle religion.

David Hamilton a en effet photographié des milliers de jeunes filles! On m’a même rapporté que certains modèles de David Hamilton tenaient un journal intime où il arrivait à telle ou telle jeune fille d’écrire, par exemple, qu’elle « adorait montrer son cul à David Hamilton« . C’était parfois des phrases que l’on trouvait répétées sur trois pages. Certaines jeunes filles prétendaient alors peut-être faire passer de telles phrases pour « un exercice de style ». Mais si David Hamilton a en effet photographié des dizaines de milliers de  jeunes filles, reste le fait qu’il n’a jamais été condamné pour viol et que, par ailleurs,les allégations de Flavie Flament ont été proférées hors délais légaux.

Si  vous avez lu la scène du « viol » présumé décrit dans La Consolation (et je vous engage à le lire, si toutefois vous avez l’estomac bien accroché), qui peut penser  qu’une mère attentive aurait pu ne pas se rendre  immédiatement compte d’un viol? Des témoins de l’époque ont rapporté que Flavie Lecanu était très gaie. En outre, elle partageait à Cap d’Agde la même chambre que sa cousine. Cousine qui aurait pu en toute logique s’apercevoir de quelque chose.

Qui sait ce que pourraient apporter – aujourd’hui – ceux qui étaient à Cap d’Agde en 1986 et / ou 1987? Il est peut-être dommage que la presse ne leur donne point la parole. Je songe  à cette cousine de Flavie Flament, une cousine  citée dans La Consolation et qui est aussi un personnage du téléfilm homonyme. Mon opinion est qu’à la suite de ce livre et de ce film, beaucoup de personnes auraient pu être « remontées » contre l’auteur d’un pareil récit. Imaginez la cousine de Flavie, cousine décrite (dans un livre et dans un téléfilm!) comme un « boudin »! Rien de très étonnant si, après ça, comme le confirme Flavie Flament elle-même dans Paris-Match, toute sa famille est solidaire contre elle.

La cousine, prénommée C., citée dans La Consolation, et désormais mariée à un monsieur P., avait semble-t-il reçu, en 1986, un polaroïd de David Hamilton. Sur ce polaroïd, elle devait  être coiffée d’un chapeau. Ce serait là un document intéressant à consulter. En 1986, David Hamilton a  donc fait poser Flavie Lecanu et sa cousine C., puis il a offert des polaroïds (comme il le faisait quelquefois, à cette époque; et d’ailleurs, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, pas systématiquement) à l’oncle de Flavie Lecanu.

VI

Exemple d’un souvenir inventé de Flavie Flament dans La Consolation: celui de son abandon à l’âge de cinq ans dans une voiture.

Si Flavie Flament, dans Paris Match, disserte quant à l’art de « réparer les souvenirs« , il  y a dans La Consolation ce qui pourrait ressembler à des souvenirs fabriqués de toutes pièces.

Au début de La Consolation, ainsi, il est écrit que Poupette se souvient parfaitement avoir été honteusement abandonnée dans la voiture – à l’âge de cinq ans – par ses parents, qui étaient partis boire un coup. Elle n’épargne guère au lecteur aucun détail de sa terreur.

Extrait de « la Consolation » où Flavie Flament effectue une description anachronique

Or, la ceinture de sécurité à l’arrière des véhicules n’a existé qu’à partir de 1990 (et Flavie Flament précise dans La Consolation qu’elle était à l’arrière de la voiture), et le siège enfant à partir du 1er  janvier 1992

Je suppose donc qu’en vérité, la petite fille Flavie est restée dans la voiture au maximum pendant cinq minutes. Et que c’est sa mère qui lui a relaté le fait, plus tard, à titre d’anecdote.  En d’autres termes, dans La Consolation, Flavie Flament apporte souvent des « preuves » matérielles. Par exemple, ici, au sujet de cet abandon (présumé) dans une voiture.

Je suggère de lire ceci.

https://www.nouvelobs.com/societe/20130630.AFP8022/la-ceinture-de-securite-obligatoire-fete-ses-40-ans.html

https://www.gralon.net/articles/sports-et-loisirs/auto-moto/article-les-sieges-auto-103.htm

Pourquoi et comment faudrait-il croire Flavie Flament quand elle raconte (dans La Consolation) avoir été « violée », alors que d’autres scènes (l’abandon dans la voiture) du même roman sont manifestement reconstruites et, à tout le moins, pleines d’éléments faux?

Flavie Flament évoque cette ceinture  page 27, puis en haut de la page 30 (quand elle arrive, malheureuse enfant,  à la défaire)… En oubliant juste qu’en 1979, il N’y avait PAS de ceintures à l’arrière des voitures.

Le chapitre : « On t’a oubliée » va de la page 25 à la page 32… Lire: Flavie Flament, La Consolation – roman ; éditions Jean-Claude Lattès, 2016 ; achevé d’imprimer en décembre 2016, dépôt légal décembre 2016.

 

VII

Un énième exemple – parmi tant d’autres – où il y a un hiatus entre La Consolation et la réalité.

Dans La Consolation (page 136), Flavie Flament indique et précise – pour quelle raison le fait-elle?… – que le séjour à Tahiti est « un séjour pour DEUX PERSONNES« : sa mère et elle. Drôle de précision…

Dans « la Consolation », la « question de l’accompagnateur à Tahiti ne s’est pas posée ».

Possible, mais… en 1989, la même Flavie Lecanu évoquait le fait que le voyage avait eu lieu pour TROIS personnes. Or, en 2016, dans La Consolation, voilà que l’accompagnatrice (appelée « Antoinette » dans le magazine de 1989) a disparu. Evaporée! Escamotée! Passée sous silence. Niée.

Pourtant, il faut bien notamment que quelqu’un ait pris les photographies de Flavie Lecanu et de sa mère à Tahiti, puisque – selon les résultats de notre enquête – aucun photographe professionnel ne les accompagnait?

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/03/le-pompon-comment-ca-se-passait-au-juste-dans-les-coulisses-du-magazine-ok-age-tendre/

Pourtant, en 1989, sous la plume de la même Flavie Flament née Lecanu, il y avait une personne pour les accompagner, une certaine « Antoinette » qui était même définie comme « une amie »

 

L’épisode de l’accompagnatrice dont il est question dans le magazine de 1989, mais qui disparaît comme par magie de La Consolation montre – parmi une infinité d’autres détails, que nous avons tous scrupuleusement notés et dont nous parlerons un jour ou l’autre – qu’entre la réalité vécue, d’une part, et le récit de La Consolation, d’autre part, il y a eu maintes reconstructions, maints « ajustements ».

Quoi donc, dans le même roman, obligerait alors le lecteur à penser qu’en revanche, l’épisode du « viol » présumé serait, lui, strictement conforme à la réalité des faits?!

Le chapitre sur Tahiti, « L’ascenseur », court de la page 135 à la page 139… Lire: Flavie Flament, La Consolation – roman ; éditions Jean-Claude Lattès, 2016 ; achevé d’imprimer en décembre 2016, dépôt légal décembre 2016.

VIII

Un petit détail: la question des lunettes.

 

Voir: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/15/les-lunettes-de-david-hamilton/

Dans la scène du viol, dans La Consolation, il est prétendu que David Hamilton aurait porté des lunettes. Le problème est que malgré les recherches que j’ai effectuées (et que j’ai en outre fait effectuer à plusieurs de mes collaborateurs), il nous a été impossible de trouver des photos de David Hamilton en 1987 avec des lunettes.

Il en a porté plus tard, naturellement. Mais des lunettes, est-ce que David Hamilton en portait à cette époque (août 1987)? Pourtant, dans La Consolation, Flavie Flament insiste à plusieurs reprises (exemple, page 81) sur le fait que David Hamilton la regarde à travers ses lunettes.

Page 81 (« lunettes cerclées »)

Le chapitre du « viol » présumé (titre: Souillure) évoque des lunettes (page 103). Le mot « lunettes » est entouré en rouge par nos soins.

Flavie Flament s’est-elle vraiment basée sur ses propres souvenirs de 1987, ou alors – c’est une simple hypothèse que nous formulons ici – s’est-elle inspirée, par exemple, de photos postérieures?  Les autres accusatrices de David Hamilton, Alice et Elodie (ancienne maîtresse de David Hamilton, déboutée de sa plainte contre lui), ont quant à elles fait ou continué à faire des photos avec lui pendant de longues années après 1987. A l’époque où, des lunettes, l’âge étant venu, il en portait.

David Hamilton  (21.04.2006) à Altenkamp in Aschendorf (photo de presse) en compagnie de sa « compagne de vie » Elodie Durand , pour l’ouverture de son exposition « David Hamilton – Gemalte Fotografie » (22.04.-07.05.2006). La même Elodie le dénoncera pour « viol », quelques années plus tard, et sera déboutée.

Est-ce que les « lunettes » de David Hamilton en 1987 seraient nées de « l’imagination » (quel grand mot…) de la « romancière » Flavie Flament, tout comme est née de son imagination la scène de l’abandon dans la voiture, scène qui donnait maints détails sur des ceintures de sécurité qui… ne pouvaient exister à l’époque?

Nul ne met en doute que David Hamilton ait porté des lunettes, plus tard (en plastique puis, vers la fin de sa vie, métalliques). Mais en 1987, en portait-il?

Lunettes? Lunettes cerclées?… A propos: l’adjectif « cerclé », en français, signifie « entouré d’un ou de plusieurs cercles« . Cercler, c’est « entourer d’un cercle », « garnir d’un cercle ». Aucunes lunettes de David Hamilton (sur ces illustrations, plus bas) ne sont, à proprement parler, « cerclées ».

Photo de 2008

Bref, les « lunettes » à travers lesquelles David Hamilton aurait (à en croire La Consolation) regardé Flavie Flament en 1987 seraient-elles inventées à partir de faits transposés dans le temps ?

Appel à témoins (lunettes ou lunettes « cerclées »).

Une recherche sommaire, sur Google, aux mots « David Hamilton 1987 », produit le résultat qui suit.

1987: pas de lunettes

Faut-il que je pense que David Hamilton, en 1987, ne portait des lunettes que lorsqu »il rencontrait Flavie Lecanu (or il y a eu entre Flavie Lecanu et David Hamilton, dans la réalité, trois ou au maximum quatre rencontres en tout: une rencontre en 1986, et deux ou peut-être trois rencontres en août 1987)?…

Ou dois-je penser que David Hamilton, en 1987, ne portait pas de lunettes et que Flavie Flament ou les gens qui ont rédigé La Consolation ont inventé ce détail?

Notre souci étant celui de la recherche de la vérité pure et simple, nous engageons évidemment les lecteurs de ce blog à nous faire savoir ce qu’ils en pensent, et, notamment, à nous envoyer – si toutefois elles existent – des photos où David Hamilton porterait, en 1987, des lunettes (ou, mieux encore, des « lunettes cerclées »).

IX

« Tout le monde » croit Flavie Flament, vraiment?

Est-ce que « tout le monde » croit vraiment Flavie Flament?  J’ai déjà publié  sur ce blog cette lettre, que beaucoup de gens ont d’ailleurs postée avant moi sur les réseaux sociaux, y compris sur Facebook. C’est une lettre du maire de Valognes, un témoignage – de la part d’un élu – en faveur de Catherine Lecanu et de son défunt mari, Jean-Paul Lecanu.

Voir aussi:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/03/13/affaire-david-hamilton-un-document-exclusif-qui-nous-change-des-promesses-jamais-tenues-au-milieu-dun-ocean-de-lachete/

Flavie Lecanu, quelques mois après avoir été élue Miss OK (en employant une photographie de David Hamilton) et quelques mois, aussi, après le « viol » présumé, décrit de si horrible façon, en 2016, dans le « roman » La Consolation

Conclusion à cet article

On m’a rapporté  des propos, qui auraient été prononcés par un très grand nom de la télévision française, au sujet de l’Affaire David Hamilton. Je ne citerai pas ces propos ici, ou pas encore. Cependant, on a le droit en France de se poser des questions et qui sait si, par exemple à TF1, « tout le monde » croit en son âme et conscience le récit « romanesque » fait dans La Consolation?

Je me contente de dire – ou plutôt de redire, après des centaines d’articles de blog et deux livres – que l’affaire David Hamilton a été à mes yeux, et reste, une scandaleuse affaire de délation médiatique. Et, notons-le, sans que soit apportée la moindre preuve contre lui. Il n’a eu droit à AUCUN respect de la présomption d’innocence, qui est pourtant un pilier du droit français.

Une animatrice de télé, Flavie Flament, a affirmé retrouver la mémoire (traumatique) des dizaines d’années après des faits par elle allégués, des faits présumés. Or son « viol » semble être devenu, aux yeux de pas mal de ses collègues, copains ou copines de la presse, de la télé, et de la radio, un fait établi

De sorte que (comme a eu le mérite de le souligner Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université, dans son article) on entend  une Catherine Ceylac déclarer à l’antenne que « tout le monde sait » (SIC!) qu’un photographe célèbre « a violé Flavie Flament« …

Très étrange « suicide », celui de David Hamilton… Absence d’enquête sérieuse ou très poussée, semble-t-il. Un « suicide » aussitôt qualifié – par son accusatrice – « d’aveu »…  Un psy, « spécialiste de la mémoire traumatique », qui a collaboré étroitement avec  Flavie Flament à l’élaboration de son « œuvre » La Consolation, qui est pourtant  un récit truffé d’invraisemblances ou de faits complètement faux, comme par exemple la rencontre avec David Hamilton, en 1986, qui a lieu dans La Consolation en présence de la mère (alors que celle-ci était absente, dans la réalité).

Un « roman » érigé en vérité incontestable et que l’on ne saurait oser contester… Une campagne médiatique dirigée d’abord contre David Hamilton mais aussi, ensuite, contre la propre mère de Flavie Flament.

Des accusatrices qui changent de prénom selon les magazines où elles s’expriment, la plupart du temps sous pseudonyme ou à visage caché.

En revanche, aucun écho ou presque donné, dans la presse, aux actrices qui (comme Anja Schüte) ont défendu David Hamilton, sa mémoire, sa réputation, son oeuvre!

Sur la défense de David Hamilton par Anja Schüte, VOIR :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/22/anja-schute-une-actrice-de-david-hamilton-la-defendu-apres-sa-mort/

Les 25 et 26 novembre 2016, enfin, au moment même où Flavie Flament se disait « dévastée » (sic) par la mort de David Hamilton tout en déclarant quand même qu’elle le « poursuivrait jusque dans la mort » (resic), la fille du concubin de Flavie Flament « tweetait » en revanche que: JUSTICE EST FAITE. Etrange formule, non?… Formule d’une charité fort peu chrétienne… Saluer la mort d’un être humain, âgé de 83 ans, par les mots: « Justice est faite« ?… Que signifie?

Et le pompon: Flavie Flament, ex miss OK 1988, mini-starlette de podiums adolescents, propulsée sous les feux de la rampe et racontant désormais à longueur d’interviews complaisantes  qu’elle se « réalise » dans « l’écriture »…  Flavie Flament « écrivain »… Des philosophes du dimanche qui décortiquent ses traumatismes affichés… Tout ce joli monde surfant sur la vague néo-féministe de la parole libérée…

NON, « tout le monde » ne sait pas que David Hamilton a (faut-il enseigner à Catherine Ceylac que l’indicatif est le temps de la certitude?) violé Flavie Flament.

Flavie Flament a raconté qu’elle aurait été (le conditionnel est l’un des temps de l’hypothèse) violée par David Hamilton.

Catherine Ceylac croit, ou dit croire qu’un « célèbre photographe » a violé Flavie Flament? C’est le droit de Catherine Ceylac.

Nous, on n’y croit pas. C’est le nôtre, de droit. A tout le moins, tant que de grands inquisiteurs ne viendront pas nous torturer ou nous jeter dans les flammes, parce qu’il serait devenu religieusement ou législativement obligatoire de gober les calembredaines à Flavie.

Chère Catherine Ceylac, je ne sais pas si « tout le monde sait que Flavie Flament a été violée », mais je sais que tout le monde devrait savoir que les ceintures de sécurité décrites par Flavie Flament dans La Consolation n’existaient pas en 1979; je crois savoir que David Hamilton (accusé par Flavie Flament de l’avoir violée tout en portant des lunettes en 1987) ne portait pas de lunettes à cette date.

Vous voudrez donc bien m’excuser, chère Catherine Ceylac, si je ne fais pas partie de « tout le monde ».

Olivier Mathieu.

A lire et à relire, entre autres:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/13/la-collaboration-de-david-hamilton-avec-ado-en-memoire-de-g-caesar/

A toujours lire et relire, aussi, cet article d’une scientifique, BRIGITTE AXELRAD : http://www.axelrad.fr/site3wp/flavie-flament-une-affaire-de-memoire-recuperee/

FLAVIE FLAMENT – L‘AUTO-PANÉGYRIQUE D’UNE VIOLÉE TRÈS IMPROBABLE

 

Hier je disais que le succès de Flavie Flament (du moins ce qu’elle entend, elle, et la masse des gens, par succès) était fait d’un mélange de sexe et de séduction depuis le début de son adolescence. Et j’ajoutais : «  tout à l’opposé d’une sainte Nitouche et vierge effarouchée ».

Reprenant la lecture de La Consolation je suis tombé sur un passage que j’avais complètement oublié, qui décrit un personnage insensé, imbu de sa petite personne, parfaitement narcissique, et je dirais aussi quelque peu pervers, déjà.

Passage qui corrobore parfaitement ce que j’ai voulu exprimer et qui n’était absolument pas excessif de ma part. Il suffit de lire, à suivre, ces quelques lignes d’autoérotisme (si l’on peut dire) mais finalement sans grand amour-propre, décence ou simple soupçon d’humilité ou de conscience, que l’on rencontre aux pages 136 et 137 (du moins de l’édition que j’ai sous les yeux, qui est de décembre 2016).

Cela se situe juste avant que la « traumatisée mémorielle », qui, répétons-le, à l’époque est déjà censée avoir été « violée » (sic), ne se fasse peloter les seins dans un ascenseur tahitien. Je m’abstiens de toute autre remarque.

Quelle mascarade que cette Poupette !

*

Si t’as été à Tahiti

Au choix :

Par Paola (19 ?? – 2010)

https://www.youtube.com/watch?v=TuGZe9_JIeA

Par Lisette Jambel (1921 – 1976)

https://www.youtube.com/watch?v=3bI0SpmJNj0

Par Albert de Paname (1949 – )

https://www.youtube.com/watch?v=O8dGSMWGfLQ

FLAVIE FLAMENT S’APPELLE REVIENT  – OU : PSYCHOPATHOLOGIE D’UNE ÉPOQUE DÉLABRÉE

À l’ânesse qui brait.

Poupinette Lecanu. Poupie pas nette. Drôle de phénomène.

Parfait archétype de la femina vulgaris – ou de la Femen vulgaris, tout en sachant qu’en latin femen ne signifie pas « femme », mais « cuisse, fémur » (ce qui veut dire la même chose ajouteront les machos) – inépuisable source à ragots pipole, c’est donc le grand retour de notre Poupette Lecanu nationale, à la télé (sur M6, là où elle a été lancée toute jeunesse dans le bouillon des media audio-visuels) et par là même dans les gazettes et émissions télévisuelles ou radiophoniques tant à scandales que pseudo-sérieuses. De nos jours, il est bien difficile de différencier les unes des autres.

Pourquoi en parler me direz-vous ? Mais justement parce que que ce personnage médiocre et malfaisant, qui fait partie des affidés et autres auxiliaires ou larbins de la caste financiéro-médiatoco-politique, réunit en elle – sociologiquement, linguistiquement, psychologiquement – toutes les dérives consanguines et tares dégénératives d’une maffia mondialiste dominante menteuse, vulgaire, folle et cynique.

La championne du vulgaire

Il y a quelques jours déjà, je vous ai parlé du degré de décrépitude « intellectuelle » atteint par la Flavie Flament qui a une véritable prédilection pour la vulgarité (assumée, revendiquée, répétitive) associée à la bêtise crasse et haineuse, derrière des apparences médiatiques doucereuses avec sa voix de gentille ado, et un goût patent pour le mensonge érigé en mode de vie et d’expression. Depuis, je suis tombé sur un article pipole d’un certain Jean-Christian Hay, paru le 25 septembre dernier dans Gala et titré Flavie Flament poste une photo osée qui choque les internautes, elle leur répond – Un grand cri d’amour.

Que peut-on en dire ? Qu’elle s’enfonce indéniablement dans la nullité et l’absence de tout bon sens, de tout esprit de réflexion et de mesure. Lisons le journaleux :

Pour avoir posté sur Instagram un dessin humoristique où l’on voyait un homme jongler avec son sexe, Flavie Flament s’est attirée de nombreuses critiques. L’animatrice a répondu en manifestant son ras-le-bol vis-à-vis d’un certain puritanisme ambiant.

Il est vérifié et public qu’elle s’y connaît en vulgarité tous azimuts, ses deux livres Les Chardons et La Consolation en sont même truffés. Mais, plus encore que la vulgarité, c’est sa manière qui ignore toute retenue, et sans pudeur pour elle-même, qu’elle aime à étaler ; versant même dans le grotesque ou le mensonge manifeste, sans une once de talent littéraire ; tout cru si l’on peut dire. Et dans un exhibitionnisme bas et mesquin. Le même qui se complaît à étaler son personnage en photos pipole, certes plus rares et plus vêtues qu’il y a quelques années. Car la roue tourne, pour elle comme pour tout le monde. En attendant, il y a de la thune à s’exhiber, à gagner grosse monnaie sans effort. À se vendre.

Ce qui semble assuré est qu’elle a tout compris de notre époque ; et qu’en fidèle imitatrice des carences de notre temps, elle ne saurait faire partie des décriés divers. Ainsi ne saurait-elle être atteinte du dernier mal à la mode dénoncé aux chaires du conformisme bourgeois ambiant « déjanté » (comme on disait autrefois). Je veux nommer le « caca-shaming », anglicisme propre à redorer le blason (s’imagine-t-elle) de la niaiserie réactionnaire ambiante véhiculée par les plus zélés « progressistes » du Capital. En un mot : les bobos.

Mais le « caca-shaming » qu’est-ce ? Le « caca-humiliant », comme il y a le « public shaming », l’humiliation publique. Curieuse expression. Moi aussi j’ignorais tout de ce que recouvrait ce curieux « concept » avant d’entendre ce qu’en pensait l’un des humoristes d’Internet : Grégory Tabibian.

Il paraît qu’il s’agit d’une forme d’oppression (si, si) qui toucherait les femmes. C’est un certain Nicholas Haslam, professeur de psychologie à l’Université de Melbourne qui en a fait son cheval de bataille ; et qui dénonce « les valeurs traditionnelles que l’on associe à la notion de « féminité », si souvent définie – et meurtrie [sic] – par le patriarcat. La femme serait synonyme de « pureté » et de tout ce qui lui est relatif en matière d’hygiène et de civilité ». Autrement dit, LA Femme subirait l’oppression du « patriarcacat » qui lui interdirait de s’exprimer en toute liberté vis-à-vis de son « animalanalité ». Il faudra remonter au moins à l’amour courtois pour en voir les premières formes d’expression, non ?

Moi qui ai lu les « œuvres complètes » de Flavie Flament, la reine des scatophiles, je puis affirmer, sans crainte de me tromper, que Flavie Flament est complètement étrangère à ce type d’oppression (sic). Il faut lire la manière délicate dont elle évoque ses dimanches après-midi d’après gigot familial, les fèces aériennes de Lulu la mouette, ou le maelström mêlant sang et excréments de sa fantasmagorie de viol (voir, sur ce blog « Le Quichotte », plusieurs articles précédents).

Un trouble m’habite

Mais que nous dit encore notre journaleux Jean-Christian Hay, de chez Gala ? Que nous dit ce gars-là… ici ; que nous dit ce gars-ci, par là, en son jargon en glacis :

Ses followers [sic], d’habitude sous le charme, lui ont alors très vite ôté toute envie de plaisanter en s’offusquant d’un tel dessin. « Un peu vulgaire pour une femme comme vous », « très douteux », « ça va pas la tête ou quoi ?! » peut-on en effet lire parmi les commentaires.

J’aime beaucoup le «pour une femme comme vous » qui révèle un certain talent de duplicité, une certaine capacité à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas ; pauvres illusions d’auditeur ou d’auditrice.  « Sainte Flavie, priez pour nous ! »

Dans un long message paru depuis sur Instagram intitulé La bistouquette de la discorde, vantant les vertus d’un « gif [sic] des formidables Mzzyk et Moriceau », auteur du chef-d’œuvre, elle ne répond pas aux personnes qui lui disent que son fameux « combat » contre le viol et son personnage public peuvent difficilement s’accorder avec une certaine gaudriole trop gauloise, ou une sexualité trop prise à la légère.

Mais son égoïsme profond et pathologique qui transpire, son conformisme, sa pensée hédoniste simpliste, sa vie dans l’instant, son manque de carrure, la rendent parfaitement incapable de s’élever au-dessus des pâquerettes de la plus petite dimension (voir ce que j’en dis dans de précédents articles). Chez elle tout se vaut : pousser au très probable assassinat de David Hamilton, ou exhiber le dessin (médiocre par ailleurs) d’un phallus. Il n’y a pas de différence, du moment qu’elle en jouit. Marques profondes de sa pensée perverse.

Je conseille d’ailleurs aux curieux de lire sa description du sexe de David Hamilton, qu’elle n’a jamais connu que dans ses phantasmes, pour se rendre compte du mépris qu’elle a, de fait, pour les hommes – je veux parler des mâles (et des gérontes en particulier). Les mâles, elle les collectionne, c’est le grand bonheur, comme elle le dit à chaque fois… Puis-je suggérer, qu’à chaque fois, c’est une nouvelle bite d’amarrage à découvrir ? Puis elle les lâche, car finalement elle n’aime pas être amarrée et la marée ne dure qu’un temps, et au final : « tous des salauds, sauf papy et papa ; et mes deux fistons chéris » (cela aussi, toujours sur ce blog, j’en ai déjà parlé).

« Ce que vous avez vécu pèse-t-il dans vos rapports aux hommes ? » questionne un journaliste (voir les développements plus bas). Poupette ne répond pas vraiment, mais laisse bien entendre que, hormis pour l’usage qu’elle fait de leur appareil génital propice à lui donner du plaisir ou à l’engrosser à l’occasion, ces derniers sont des inutiles et des nuisibles, de rapides fardeaux à traîner. En cela elle est à la pointe du féminisme le plus progressiste – étant entendu, qu’en ces temps d’inversion du réel, des valeurs et du langage devenu proprement orwellien, « progressiste » veut dire : rétrograde, raciste et étriqué (sic).

Au fond d’elle-même, cette femme (cette femme légère) n’a évidemment aucun sens du tragique et du réel profond ; ce qui fait que la description de son « viol » est tout simplement grotesque et vulgaire (comme elle) et partant, improbable. En totale opposition avec le personnage de David Hamilton.

Et c’est bien ça le pire, de constater que celle qui fut bonifiée par l’image, au-delà de son extériorité plastique, est si médiocre et n’arrive pas à la cheville de l’artiste qui l’a photographiée. Malentendu artistique rédhibitoire. Qui est assez courant d’ailleurs. Plus d’un poète (s’il en reste) confirmera.

Pour une simple histoire de bistouquette joyeuse

Mais poursuivons. Elle nous explique : j’ai posté ce fameux dessin d’homme en train de faire plusieurs choses en même temps « pour illustrer le jonglage et l’équilibre instable de ma vie en ce moment avec l’Atelier [son émission de télé qui vient de débuter] et mes émissions de radio ». Et nous recrache un salmigondis de lieux-communs saupoudrés d’informations propagandistes standardisées ; et s’indigne :

Qu’est-ce qui peut bien donner autant de pouvoir à une petite bistouquette joyeuse qui fait tourner une assiette ? […] dans un pays ou cent-neuf femmes ont été assassinées par leur conjoint depuis janvier [soit environ : 0,000001 % de la population française ; sans oublier les femmes qui ont assassiné leurs conjoints, c’est ça aussi le « progrès » ; statistique non disponible, tiens donc ! mais là c’est sans doute pour la bonne cause], dans un monde où des hommes, des femmes, des enfants périssent à quelques kilomètres seulement de terres inhospitalières [on peut les accueillir, mais pas chez moi, je n’ai pas la place à cause du piano, comme disait Desproges], où l’on craint de vieillir, d’être malade, d’être quitté, de perdre son travail, de ne pas en retrouver , de manquer d’air, d’être oublié, de s’oublier… Dans ce pays où l’on ouvre enfin les yeux sur les violences sexuelles faites aux enfants, mais où les mots « bombe », « attentats », « morts » choquent moins que « vagin », « capote » et « baiser » […] Rions, bon sang ! Rions et aimons-nous tant qu’il est encore temps.

Mais elle ne semble justement pas comprendre que dénoncer les violences sexuelles publiquement (réelles ou fantasmées) s’accorde mal avec l’exhibition du dessin d’une « bistouquette joyeuse » comme elle dit, mais aussi d’homme dans une position pas vraiment avantageuse. Ici, je ne fais pas un constat de morale, mais un constat de vraisemblance ou de véracité. D’ailleurs, en règle générale semble-t-il, une femme qui a été violée (en particulier dans sa jeunesse) a souvent beaucoup de mal à récupérer une sexualité dite normale et à se montrer publiquement très libérée quand il s’agit d’évoquer le sexe.

Personnellement, lorsque j’ai lu (et même relu) Les Chardons et surtout La Consolation j’ai eu la sensation (parmi d’autres) que ses livres étaient le résultat d’une sorte de plaisir malsain à étaler du sexe et de la vulgarité à longueur de pages, mais en s’accordant toujours le beau rôle et l’excuse de la victime. Rien n’y est jamais de sa faute. Ceci est d’autant plus remarquable qu’il est familialement avéré (mère, frères, cousins dixerunt) qu’elle fabule largement.

Ce que je veux dire est que le sexe semble être finalement l’une de ses grandes préoccupations. Pour évoquer ses jongleries audio-visuelles à elle, elle les rapporte à un mâle jonglant avec ses cinq membres à lui. Entre misandrie, androphobie et culte du phallus, on ne sait quoi y voir. Je renvoie ici à deux chapitres de son « oeuvre » où elle nous exhibe son « empalement » sur une zézette, dont une où elle n’aurait pas fait exprès. Victime de sa naïveté !

Sa bistouquette (enfin, celle qu’elle s’est appropriée) n’est pas si innocente que cela. Je dirai même (c’est une certitude) qu’elle est le symbole de sa « réussite », si tant est que l’on puisse parler de réussite pour un membre (sic) de la pseudo-culture au sein des media. Contrairement à sa manière et à son habitude de se poser en victime, fumisterie malsaine, cet élément du décor représente exactement son succès fait d’un mélange justement de sexe et de séduction depuis le début de son adolescence. Tout à l’opposé d’une sainte Nitouche et vierge effarouchée.

On sait trop bien de quoi est fait ce panier de crabes (mes excuses aux crabes), ce marigot infesté de serpents d’eau de la presse papier (destinée aux jeunes en l’occurrence, OK ! Magazine, pour être précis), ce bayou germanopratin empli d’alligators de l’audio-visuel de divertissement ou de pseudo-culture (celui qui, par ses potes, fit de Poupette, la « fameuse » « petite fiancée de TF1 »). Milieu où tout le monde se bouffe, se cocufie, s’interchange, s’adore ou se hait ; mais qui réagit tribalement si l’un de ses membres est attaqué ou contesté de l’extérieur, ou prétendument victime d’un étranger au milieu, comme dans cette pitoyable Affaire Flavie Flament.

La ligue du Lol : MDR !

Notule préliminaire à destination de tous ceux qui, comme moi, ne sont pas toujours bien versés en obsessions acronymiques, expressions anglaises, jargoneries franglaises d’Internet et autres esséméssades, « Lol » reprend l’expression anglaise : « Laughing out loud », généralement rendu en français par : « riant à voix haute ». À rapprocher de MDR : mort de rire.

Je voudrais ici en profiter pour dire quelques mots de ce milieu minable de journaleux et autres médiateux. Milieu sans aucun sérieux. D’arrivistes notoires généralement sans morale aucune et assoiffés de pognon et d’hédonisme facile. Au mieux de « gentils animateurs », au pire des propagandistes et affidés déchaînés de l’oligarchie dominante. Et vrais requins quand ils détiennent quelque pouvoir. Le pouvoir en particulier de faire chuter de jeunes confrères ou consœurs.

C’est, par exemple, cette triste histoire de ladite informelle « Ligue du Lol » qui a sévi plusieurs années sur Fesses de bouc, comme on dit, Facebook : cette officine à espionner les internautes. Ce groupe formé d’une quarantaine de personnes dont la plupart, gauchistes reconvertis, avaient des postes de petits ou grands chefs dans la publicité, la « communication » – la si mal nommée – et la presse dite de gauche du genre Libération, feuille de chou passée du gauchisme militant au néo-conservatisme mondialiste également militant, assaisonné de sociétalisme à la sauce de toutes les perversions de mœurs imaginables.

Cette bande, aujourd’hui repérée, bien au-delà d’un simple bizutage anodin, pratiquait (généralement en groupe et sur Internet) le harcèlement, la manipulation, la critique systématique, l’attaque ad hominem sans aucune retenue, à l’encontre de préférence, de gens en situation fragile : apprentis journalistes ou autres pigistes, non sans recours à des propos qu’ils étaient les premiers à dénoncer dans leurs torchons. Enfin je veux parler de l’antienne habituelle : facho, nazi, raciste, populiste, etc. Ce qu’ils faisaient en douce, c’était ni plus ni moins que des ardiçonneries hargneuses et haineuses, mais dans le plus grand anonymat. Lâches jusqu’à expédier, aux victimes qu’ils harcelaient, leur prose ou leurs montages photos humiliants depuis des opérateurs Internet étrangers.

Ce qui a perdu ces commissaires politiques pervers possédés d’un sentiment d’impunité propre à tout ce milieu médiatique : la bêtise crasse, la méchanceté gratuite. Et la contestation de quelques tabous. Tout en vantant publiquement à l’occasion, toutes les extravagances LGBT et déraisons féministes, ils eurent le tort de s’attaquer d’une manière privée mais concertée à ces mêmes milieux sans nuance, ni second degré. Pratiquants du double discours hypocrite.

Littérature bidon et à l’estomac

Hypocrisie, double discours. Esbroufe. Mensonges avérés ou silences complices. Report sur les autres de ses propres tares. C’est dire si cette forme de mentalité décadente s’accorde si bien a ce nouveau et curieux genre littéraire qui consiste à tomber dans la fausse autobiographie et le roman familial destructeur et pervers. Ses lecteurs se trouvent alors confrontés, comme devant les informations médiatiques dominantes habituelles, à perdre toute notion du vrai et du faux, du patent et du caché ; devant l’impossibilité de faire la part des choses, de saisir ce qui relève du témoignage et du document, de ce qui relève du roman ou de l’inventé (dans le genre émotionnel aguicheur et vendeur). Faisant appel avant tout, comme les media dominants, à la simple émotion sans recul et à chaud, s’identifiant aux préjugés les plus catégoriques et les moins pensés des uns et des autres, annihilant toute réflexion critique, tout simple bon sens ordinaire.

Ces temps derniers on en connaît deux exemples. Le livre (Orléans) de Yann Moix le haineux (il suffit de voir sa tête « épanouie ») contre sa famille qui, semble-t-il, a réussi à inverser les rôles entre lui et son frère. (voir, ici encore, un précédent article du blog « Le Quichotte »). Et le livre (La part du fils) de Jean-Luc Coatalem. La « quête d’un grand-père arrêté pour des faits de résistance » « titre la presse unanime » (selon l’expression consacrée). Or, le grand-père a bien été arrêté en 1943, déporté, et est mort malade en déportation, non pour fait de Résistance, mais suite à une dénonciation d’un employé qu’il avait licencié et qui l’a accusé sans doute gratuitement et par pure vengeance de tenir des propos anti-allemands. Il faut savoir que Camille Coatalem, le grand-père, était responsable du personnel et chef comptable d’une sous-division des Chantiers de Bretagne pour le compte de l’Organisation allemande Todt qui relève de ce que certains historiens nomment la « collaboration économique ». C’est elle qui a farci, par exemple, toutes les côtes et les ports atlantiques de blockhaus.

Mais je laisse ici la parole à Pascale Mottura qui, dans un article paru sur le site Internet Agora Vox le 27 octobre dernier, et intitulé La part du fils, pour les nuls, résume bien le propos en ses tenants et aboutissants ; il pourrait être appliqué, en son domaine, intégralement aux « ouvrages » de Poupette Lecanu :

Le fond et la forme de cet ouvrage ambigu offrent matière à discussion. La forme est bizarre : roman familial écrit à la manière d’un récit biographique mâtiné de séquences autobiographiques. Quel est ce genre littéraire que l’on peine à circonscrire ? Le fond est contestable car l’auteur brouille à dessein les traces historiques.

Plus largement ce cas interroge sur la manière dont le faux peut être validé et diffusé, parfois en toute bonne foi, par les médias et les institutions. Alors contre les faits alternatifs et la post-vérité [sic] : le devoir de mémoire ! […]

« Est-ce que la vérité c’est l’exactitude ou est-ce que c’est l’émotion que vous ressentez par rapport à un fait? » demande Jean-Luc Coatalem (profession journaliste, par ailleurs) sur le plateau de LGL [La Grande Librairie, France 5]. Eh bien c’est exactement la définition de la post-vérité : « post-truth », en anglais, fut le mot de l’année 2016, selon l’Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence sur l’opinion publique que ceux qui font appel à l’émotion ou aux croyances personnelles ». !

Deux autres exemples en sont Les Chardons et La Consolation de Flament. (Flament, tiens, au fait pourquoi après son divorce n’a-t-elle pas repris son « nom de jeune fille » ? Parce que le nom familial est un patronyme ? Parce qu’elle ne voudrait pas le remplacer par celui de sa mère, bien qu’il ait été celui de son grand-père maternel ? Misère).

Dans ce domaine, je me demande si un grand précurseur de cette forme propre à émotionner les faits vus, entendus, lus par les anonymes ne revient pas à Roger Gicquel dont Coluche disait : « Roger Gicquel… toute la misère du monde ; lorsqu’il tombe un avion dans le monde, c’est sur les pompes à Roger Gicquel ». Un mêlisme voulu d’information et de commentaire émotionnel qui biaise les faits objectifs et formate l’opinion dans les limites assez souvent irrationnelles du sensationnel. Qui, parmi les gens d’un certain âge, ne se souvient de son : « La France a peur », avec la tête adéquate, ouvrant l’un de ses journaux télévisés. Il faut dire que Gicquel a commencé par être acteur.

Mais poursuivons avec notre exemple « littéraire ». Notons le métier (si c’en est un encore) de l’auteur : journaliste, comme par hasard. Notons l’année 2016, celle de la mort de David Hamilton. Mort de la Raison au profit de l’émotion irraisonnée, de l’instant sans recul, à chaud. À partir d’images dont le commentaire lui-même peut être manipulateur, faux, pure invention ou inversion du réel, en toute impunité. C’est là le centre du jeu des propagandes aujourd’hui comme hier (et bien moins que demain, je le crains). Avec la puissance énorme des media audio-visuels et instantanés surtout. Y compris parfois des « bons » qui navigeant sur Internet.

Et c’est ainsi, comme le dit Pascale Mottura, que de « la  quête d’un grand-père arrêté pour des faits de résistance » qui est déjà une contre-vérité manifeste, les media arrivent à écrire : « Mon grand-père, ce héros » (Elle), ou à évoquer ce « glorieux grand-père », ou « grand-père Résistant » (cf. France Culture, La Dispute, 26 septembre), ce qu’il n’a jamais été. De même en est-il à la télévision qui conforte répétitivement la fausse vérité.

Voilà encore un exemple de la manière dont, à notre époque, se forment, se développent, s’entretiennent les mythes et légendes. Et ceci d’autant plus facilement que les media se copient, se pillent, ne cherchent même plus à vérifier leurs sources (une ou deux agences de presse de plus en plus improbables, une première amorce suffisent), sur un fond déconcertant d’unanimisme totalitaire, alors que le journalisme d’investigation et d’opinion sont quasi morts. Ou s’achèvent en bobards de presse à scandale, y compris parmi les titres anciennement prestigieux ou différenciables.

Certitudes médiatiques et air du temps

L’opinion publique n’est jamais que l’opinion de ceux qui ont pignon sur rue. Ainsi en est-t-il avec le feuilleton Poupette qui est réenclenché avec le retour de cette dernière à la télévision. Mais un feuilleton qui fait du surplace. On me signale que l’on parle encore d’elle sur les ondes, en des termes imperturbables et toujours sur le même sujet où son pseudo-viol par David Hamilton est érigé en vérité religieuse. En dogme établi, en mythe circonscrit. Un exemple : Catherine Ceylac, Europe 1, dimanche 27 octobre, 16 h 52 : « Tout le monde sait que Flavie Flament a été violée par un célèbre photographe… ». Le « tout le monde » est « merveilleux » !

C’est la Justice qui l’a établi ? Non c’est Flavie, Ardisson et toute la clique des médiatiques ! Au fait, savez-vous que, tant que l’on a pas été jugé et condamné, on demeure « présumé innocent », et que l’on ne juge pas les morts, en 2019, comme c’est arrivé quelquefois au Moyen-âge, qui ne rechignait pas non plus à juger des animaux ? Savez-vous même que quelqu’un qui a reconnu des crimes, mais est mort avant d’avoir été jugé, n’est pas condamnable ? La mort éteint tout, car la mort est un tout, est le tout.

Non madame Ceylac, journaleuse, tout le monde sait que Flavie Flament a prétendu avoir été violée par David Hamilton. À ce que je sache La Consolation ou les propos oraux de Flavie Flament ne sont pas en soi paroles d’évangile. À moins de décréter (ce qui semble être quasiment la nouvelle norme dominante) que la caste finalement bien unie des médiatiques incarne la Vérité et qu’ils seraient d’ailleurs les seuls à en posséder les clefs. Mais il faut savoir que ce genre de « vérité » n’est pas nouvelle, il fut celle autrefois – par exemple – de la totalitaire et dictatoriale Pravda (« Vérité » en russe, quel cynisme !). Pravda, ce qui est prouvé, approuvé, éprouvé.

Mais de plus en plus de gens l’ont compris, malheureusement ils se laissent encore abuser sur certains thèmes, car il est bien couru que pour une masse de gens David Hamilton était, de nos jours, prédestiné à faire un coupable parfait, idéal. Hystérie féministe dominante oblige. Brebis galeuse -coupable ou non peu importe – à livrer en holocauste aux déités féministes desdites bonnes mœurs. Bouc émissaire offert à la déesse Femen.

On est une fois encore en plein délire. Cela me fait penser à toutes ces vérités intangibles et éternelles qui le temps passant, mais souvent bien longtemps après ou jamais finalement, continuent de fleurir et de perdurer au gré de l’Histoire grande ou petite, et en tous domaines. Néron (pourtant amoureux des beaux-arts) a fait brûler Rome ; Einstein (plagiaire de Poincaré) a découvert tout seul comme un grand la théorie de la relativité restreinte ; des hommes (aux défauts de studio repérables près) ont marché sur la Lune ; Molière (qui doit quasiment tout à Corneille) est l’auteur de grandes pièces classiques ; le Tribunal militaire de Nuremberg (qui n’était aucunement chargé d’apporter des preuves) a produit un jugement incontestable… David Hamilton a violé Flavie Flament et quelques autres.

La répétition, la plus énorme de préférence, fait loi, et chaque fois que nécessaire : l’obligation de croire à un mythe ou à un autre entre dans la loi, ou ce qui est convenu de répéter en autant de perroquets. C’est le vieux principe aussi de la rumeur (bruits de couloirs, on-dit de quartier, bobards de guerre) qui a été démonté par divers auteurs. Par ignorance, paresse intellectuelle, esprit grégaire, c’est le pari de Pascal : la croyance par intérêt hors de toute idée de raison. Ou encore la croyance par mimétisme : Mettez-vous à genoux, et priez ; et bientôt vous croirez.

Des monuments aux mortes ?

Quand j’emploie le mot « hystérie féministe », je pourrais dire également « féminisme hystérique » (et victimaire), les expressions ne sont pas trop fortes et outrées. Aucune exagération, malheureusement ! Un exemple en passant, lorsque des « féministes » en sont réduites (chaque jour un nouveau « scandale »?) à dénoncer le fait qu’il y a trop d’animaux mâles dans les muséums d’histoire naturelle et à en imputer la cause première à la domination multiséculaire des mâles! Enfin, il ne faut pas remonter trop haut quand même, car je crois que le matriarcat se retrouve dès le néolithique, et encore marginalement de nos jours dans diverses sociétés (en certaines sociétés tribales ou même au fond des mentalités et des pratiques bretonnes – pour ne citer quelles – du moins c’est ce qui se dit chez les anthropologues).

Comme l’écrit, non sans humour, Jany Leroy (cf. Il y a trop d’animaux mâles dans les muséums d’histoire naturelle. Des féministes dénoncent le scandale – in Boulevard Voltaire du 24 octobre dernier) :

Les animaux mâles sont surreprésentés. Et voilà le travail. Ah, elle est jolie, la culture occidentale ! […] Une équipe de chercheurs a analysé 2,5 millions de spécimens provenant des cinq plus grands muséums européens. Le constat est sans appel. Le mâle domine. Seulement 40 % des oiseaux sont des femelles.

48 % de dames mammifères souffrent en silence d’un déséquilibre induit par des professionnels de muséums engoncés dans des stéréotypes abominables. Certains passereaux – disons des passerelles – ne sont que 9,7 %. Chauves-souris 9,9 %, gobe-mouches noirs 11,5 %. Racistes, en plus ! Et nous ne parlerons pas d’une absence totale de dinosaure « trans ». […]

2,5 millions de spécimens examinés pour voir si « les préjugés de genre dans le milieu scientifique où il y a une surreprésentation de chercheurs hommes blancs haut gradés se retrouvaient dans les collections des musées », a déclaré [sans rire et en vraie tête chercheuse] Nathalie Cooper, en charge de l’expédition. […]

Miss Nathalie Cooper apporte la note humoristique finale en reconnaissant que la sélection de genre résulte parfois du comportement du mâle qui se précipite dans les filets des piégeurs tandis que son épouse « garde les chevaux ». Le biais de l’étude s’agrandit. Madame n’est pas dans le musée parce que monsieur est monté au front. La surreprésentation masculine sur les monuments aux morts des humains sera abordée ultérieurement.

Sans oublier que les parures masculines, faites pour séduire ces dames – les salopards – sont susceptibles de plus attirer l’œil des taxidermistes que les plumages et robes, souvent plus ternes et moins chatoyantes, des femelles.

On pourrait dire que la surreprésentation écrasante des mâles sur les monuments aux « morts pour la Patrie » n’a d’égale que la bêtise d’un certain féminisme castrateur, pour ne pas dire émasculateur, qui doit même – dans un retour de bâton, toujours ce fameux bâton – maintenant subir les assauts (tous sportifs) de « transgenres » et plus précisément de mâles « féminisés » en football, cyclisme, etc. ou plus drôle encore dans les dites « sports de combat ». Et non ! que ça plaise ou pas, en moyenne et à quelques exceptions près, la femme n’aura jamais la force, la puissance physique de l’homme ; sauf à jouer de dopage, et encore ; c’est inscrit dans ses gènes, sa morphologie, ses hormones largement sexuées. C’est un fait objectif, un fait de Nature qui ne doit pas grand chose à la Culture humaine. À moins qu’une certaine « bio-technologie » ne mette à mal cette réalité incontestable et prouvée scientifiquement.

Rabâchage insipide et assommant ?

Nihil novi sub Solis. En page 1 du Charivari – cinquième année, N° 5, du samedi 5 janvier 1839, on trouve cette sentence qui n’a pas d’âge et qui est parfaitement applicable à notre époque :

Il existe un axiome qui dit qu’un mot spirituel trop souvent répété finit par devenir insipide, assommant. Que sera-ce donc lorsqu’il s’agit du rabâchage indéfini d’une bêtise !

Sous ce rapport, les complimentailleurs officiels ne craignent pas de mettre nos nerfs et nos oreilles à une rude épreuve. Jamais on n’ouït troubadours plus asphyxiants et plus monotones.

Et j’ajoute : qui transgresse les radotages officiels et/ou médiatiques, tant les fausses que les vraies demi-vérités frelatées et discutables, n’est pas recevable dans nos sociétés basées sur le conformisme et la dialectique binaire en toc (vrai ou faux, bien ou mal).

Si j’affirme que David Hamilton est innocent (ce qu’il restera toujours puisque son casier judiciaire est vierge), combien diront que je soutiens un pédophile criminel, voire que je suis moi-même un pédophile ; si j’affirme que Le Journal d’Anne Frank a été écrit à l’aide d’un stylo dont l’encre n’est apparue qu’un peu après la Seconde guerre mondiale, on me dira que je suis « antisémite », si je dis que jamais personne n’a marché sur la Lune, on me fera « complotiste ».

L’hagiographie en tous domaines est tellement préférable, confortable, confortante, pour la majorité des petits-hommes ; par contre l’abattage des fausses certitudes demande effort et ténacité, courage. C’est ce qui fait la force des demi-vérités, mensonges et catéchismes rabâchés des religions (je mets aussi dans les religions certains credos scientifiques ou prétendument scientifiques). Le nombre donne tout poids autant au faux qu’au vrai. Voilà le premier problème. La grégarité, le grégarisme profond de la plupart des hommes fait le reste. Ne pas déroger, ne pas s’écarter du droit chemin, ne pas laisser dépasser sa tête…

La Raison est démunie, l’énormité fait loi. L’absurde, le loup garou est efficient. Efficace pour rayer les « déviants » d’aujourd’hui, éveilleurs de demain.

Dans le genre conformiste et convenu, sans nulle ombre d’inattendu, il suffit de lire le dernier entretien commis par Flavie Flament (article paru le 26/10/2019, six pages avec photographies  : Flavie Flament : « J’en ai terminé avec les relations toxiques ») pour le compte de Paris-Match – « le poids des mots, le choc des photos » – où elle répond à un certain Ghislain Loustalot qui commence son papier en fanfare en déclarant : « Trois ans après la publication du livre qui lui a sauvé la vie [sic], Flavie Flament connaît à nouveau le bonheur et revient à la télévision ». Ou encore en ajoutant : « Ses plus jolis sourires, elle les réserve à son fils. ‘Devant l’objectif d’Antoine, je suis vraie. C’est magique. Cela répare quelque chose…‘, confie Flavie. »

Petite remarque à ce sujet. Que penser d’un fils aîné apparemment tout aimant et prévenant, Antoine, qui semble photographier tant et plus sa maman, qui ne s’en lasse pas ? Ou encore de photos prises par d’autres personnes où elle pourrait être fausse ! Verbiage d’une poseuse.

Sérieusement, quelle déraison, quelle niaiserie. Donc son livre lui aurait sauvé la vie ? Et celle de David Hamiton, qu’est-elle devenue ? C’est le principe des vases communicants : je te pousse à la mort pour que je puisse mieux survive ! On va bientôt invoquer la légitime défense ! Je suppose aussi que la preuve du bonheur retrouvé est lié au fait qu’elle revient à la télévision.

Que raconte-elle encore ? Toujours les mêmes patenôtres et sornettes en égérie tordue, sans honte ni vergogne, d’une cause, par ailleurs juste, mais qui n’est pas la sienne :

Ecrire “La consolation” m’a libérée. Je suis enfin “en vérité” avec tout le monde. Des femmes et des hommes se sont approprié mon histoire [c’est bien ça le malheur!], mon engagement [ça ne t’a pas coûté grand-chose étant une médiatique et on n’a vu comment ça s’est passé, lamentablement, ignoblement passé]. Je reçois de nombreux témoignages de gens qui me disent : “Je peux enfin agir, je suis allé au commissariat, j’ai porté plainte.” Certaines personnes viennent spontanément vers moi. Nous n’avons pas grand-chose à nous dire pour nous comprendre, nous nous serrons fort dans les bras et, soudain, j’entends : “Moi aussi…”

Poupette, il va falloir un jour arrêter de raconter tes salades, de radoter sur des conneries, des mensonges, des idées fausses que t‘ont inculquées tes gourous. Et il vaudrait mieux que tu te poses la question de tes apparents syndromes cérébraux qui expliqueraient non pas ton viol prétendu mais tes carences mentales, tes délires, tes folies.

Tu ne feras croire à personne de sensé et de raisonnable (mais non pas aux gens qui ont subi et été malmenés par la vie, qui plus est en cette époque brumeuse où il est de bon ton d’accuser les mâles de tous les maux terrestres et errements humains) que tu puisses avoir été violée à l’âge de treize/quatorze ans, puis d’avoir rangé au placard et dans l’oubli tes déboires, tout en continuant à exposer et te servir des photos de ton prétendu violeur. Y compris aujourd’hui encore.

Il est impossible d’oublier un viol qui aurait été subi à cet âge. Au contraire, toutes les personnes violées s’en souviennent trop bien et en souffrent constamment. Pas de répit… Tu fabules. Tu fabules avec dix , vingt ans de retard sur les pseudo-violé(e)s des contrées nord-américaines, plus généralement anglo-saxonnes, ou nordiques. On sait trop, on connaît trop là-bas le mal que les théories pseudo-scientifiques freudo-dogmatiques ont fait sur les malades mentaux, dans les familles, etc.

*

Oui, il arrive que des souvenirs, des morceaux de mémoire resurgissent dans un contexte particulier, ou au moment les plus incongrus ou inattendus, mais pas de ce type et pas de cette époque de la vie (mais essentiellement de la petite enfance, ou d’un fait marginal), avec les limites que la mémoire met plusieurs années à se former, puis à se transformer (car la mémoire évolue sans cesse et se travaille, s’entretient). Bien avant la puberté. Quand la mémoire n’est pas tout simplement la réécriture d’un fait (vrai ou faux) qui nous a été raconté tout enfant, ou sur notre enfance. Ou même sur une époque où nous n’étions pas encore au monde.

Les psycho-thérapeutes sérieux accordent peu de crédit à ladite « mémoire traumatique » ou au « traumatisme mémoriel », pour la raison première d’ailleurs que cette « mémoire » est provoquée, suggérée, alimentée par des personnes qui jouent pleinement un rôle d’autorité sur leurs patients, qui plus est patients fragiles psychologiquement, en « psys » sectaires et peu scrupuleux prétendant La Vérité (toujours la même, comme ceux qui croient au Diable). D’un dogmatisme asséné sans aucune retenue dans les media eux-mêmes, pourtant – ou plutôt « bien évidemment » largement ignorants ; celui qui va si bien, je le répète à une société où tous les malheurs des temps passés, présents et à venir seraient du ressort des mâles.

Mais qu’attendre pour l’instant de neuf et de sensé de la part d’un monde officiel englué dans les racontars de ladite « mémoire traumatique » dont les déboires n’en finissent pas de finir ? Ainsi en est-il, par exemple, de la dernière en date des récriminations à l’encontre de Roman Polanski, celles d’une certaine Valentine Monnier, ancienne mannequin devenue photographe, qui vient d’accuser le cinéaste d’avoir abusé d’elle sexuellement (et avec violences) en 1975.

Comme tant d’autres, elle répète le catéchisme courant, ambiant – du moins chez les z-élites – bien rodé maintenant, consistant à affirmer comme une vérité :

La mémoire ne s’efface pas, elle devient un fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous mette devant le souvenir traumatique.

Cela, je serais tout près à y croire mais pour tout autre chose et pour une toute autre période de la vie. Certainement pas pour un prétendu viol subi vers l’âge de dix-huit ans comme c’est le cas ici, ou vers l’âge de quatorze-quinze ans comme chez Poupette.

Par exemple, pour le traumatisme sexuel infantile, non fictif et culturellement établi (parfaitement patent et collectif) qui est encore (au XXIe siècle!) celui qu’une certaine tribu talmudo-judaïque obscurantiste fait subir « au huitième jour », aux prépuces des pénis de tous ses mâles, « allégrement » amputés et « soignés » d’une « cautérisation » à la bave de rav qua fellator.

En voilà d’une raison sérieuse d’être traumatisé à vie, même si l’on dit que les nourrissons n’ont pas de mémoire ; mais heureusement de nos jours ont leur reconnaît une âme et même des sensations (donc de la souffrance). C’est le docteur et dandy Roger Dommergue Polacco de Menasce, endocrinologue et essayiste d’origine juive, aujourd’hui décédé, qui en faisait l’origine de tous les malheurs psychologiques, sociologiques, relationnels avec le reste du monde, de ses congénères, dont le plus pur produit est Freud et ses théories phalliques fumeuses. Car selon Roger Doummergue on ne joue pas impunément avec le système tant endocrinien que nerveux encore en formation des nourrissons .

Mais ses contempteurs ont su faire de lui un parfait représentant de la trop fameuse, et prétendue, « haine de soi » qui lui interdirait de sortir de sa communauté d’origine pour voler de ses propres ailes… en « mauvais juif », d’ailleurs christianisé pour ce dernie.

En attendant, les desiderata de la dame Monnier sont remontés jusqu’à la reine-mère, je veux dire jusqu’à Brigitte Trogneux, la spécialiste des détournements de mineurs, et Marlène Schiappa, la spécialiste de la sexualité des grosses ; cette dernière « compatit et salue le courage de Valentine Monnier d’avoir osé briser un silence de quarante-deux ans… ».  Quel courage ! Et quel dommage… on rate encore un procès pour cause de prescription ! Quelle malchance , alors ! C’est encore un coup des mâles trop malicieux.

Tandis qu’une certaine Adèle Haenel déclare :

Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant 

Traduction : je ne connais rien à cette affaire, je n’en fus pas témoin, mais j’y crois puisque c’est une femme qui le dit, que le méchant est célèbre – un gros gibier – et surtout que j’en ai été bouleversée. Oserais-je dire que cela relève d’un logos typiquement féminin. Car émotion n’est pas raison.

S’il suffit d’être bouleversé pour croire, ou de croire pour être bouleversé, on est là dans le domaine de la religion, des événements que l’on « pressent » et des croyances indécrottables qui font que, tant et plus de midinettes croient aux malheurs, non pas de Sophie mais de Valentine, ou hier de Flavie. Pleurer dans les chaumières en ce cas relève plus de la sidération mentale que de la moindre réflexion, du réflexe conditionné ; c’est le même que l’on retrouve dans toutes les manipulations médiatiques à travers le monde en son triste spectacle (organisé).

*

Le pipeau des pipoles.

En attendant je trouve rigolo que le journaleux de Paris-Match puisse écrire : « Aujourd’hui, Flavie est de retour sur les plateaux. Mais finies, les émissions people qui ont fait sa notoriété », alors même que c’est une revue pipole qui écrit ceci. « Chaque samedi à 17 h 30, dès le 9 novembre, elle présentera, sur M6, « L’atelier » [copié d’un programme britannique]. Il y sera question de restauration d’objets… mais aussi d’âmes, en compagnie de M. et Mme Tout-le-Monde. A 45 ans, Flavie a enfin trouvé sa place. » Pour la « restauration des âmes » je ne cache pas ma crainte qu’elle ne fasse qu’empirer les choses !

Sauf que ce qu’elle raconte ici est en très grande partie du pipeau qui fait fi des réalités psychologiques humaines. « Se réapproprier des souvenirs » est une expression qui n’a aucun sens et ne recouvre aucune « réalité vraie » si l’on peut dire. Sauf pour des faits ténus, et sans l’aide d’aucun psy, si ce n’est par fait du hasard des rencontres sensorielles. On est là dans le fin du fin, dans la résurrection limite de souvenirs extrêmement ténus et rares ; c’est « la madeleine de Proust » ; et ce ne saurait être en aucun cas le traumatisme manifeste d’un abus sexuel ou d’un viol.

« Se réapproprier des souvenirs » n’a aucun sens dans le domaine de la violence sexuelle subie, par le simple fait que cet événement (unique ou malheureusement multiples pour certaines ou certains) est, sauf dans le cas d’une extrême jeunesse où la mémoire se développe, bien évidemment inoubliable et immédiatement traumatisant et destructeur. Aucune mémoire traumatique différée, mais un ressassement journalier dans ce cas, un poids permanent, destructeur de la personnalité pour qui l’a subi.

D’ailleurs, les souvenirs ne se restaurent jamais, ou plutôt sont constamment restaurés en se transformant au fil du temps, en un travail conscient, semi-conscient, plus ou moins inconscient, diurne et nocturne de nos mémoires.

Éléments d’un diagnostique psychologique, voire psychiatrique.

Résumons un peu à partir de ce que Flavie Flament nous fournit elle-même. Le premier constat est que, chez elle, tout sonne constamment plus ou moins faux ou adapté au moment présent – ai-je déjà écrit ; cette personne confond réalité et roman, volontairement ou involontairement. Citons quelques morceaux choisis (même source que précédemment) de ses névroses de la quarantaine, ou plus exactement de ses névroses telles qu’elles se traduisent et se trahissent dans ses discours de la quarantaine bien sonnée :

– Enfant, j’avais l’impression d’avoir une toile noire de tristesse tendue en permanence au-dessus de mon âme [sic!]. […]

– Avez-vous eu le sentiment d’être victime d’autres bourreaux ? [sic]
– Parce que j’ai accepté un jour l’innommable, parce que ma famille était défaillante, parce que je n’ai pas été respectée, j’ai mis du temps à me dire que j’étais “respectable”.

Quelle emphase ! Et quel baratin ! Elle nous a pourtant dit dans de nombreux entretiens, il n’y a pas si longtemps encore, qu’elle avait eu une enfance particulièrement heureuse et choyée. « Famille défaillante » et « non respect » alors qu’elle fut la petite princesse de sa famille !

Chez moi, cette amnésie a duré de 13 à 35 ans, quand mon grand-père est mort. […] Il m’aimait d’une façon inconditionnelle, sans que j’aie rien à rendre en retour, tandis que chez moi j’étais dans l’obligation de tout [sic, de tout quoi au juste : participer un peu aux tâches ménagères et rien de plus]… Sa disparition, alors que j’étais déjà mère, a été une déflagration. D’un seul coup, il n’y avait plus personne pour veiller sur moi [j’ai perdu mon ange gardien généreux et inconditionnel, voir plus haut]. J’ai fait une dépression, puis tout est remonté. D’une certaine façon, la mort de mon grand-père adoré – lui seul m’appelait “Poupette” – m’a sauvé la vie, comme un ultime cadeau.

On peut se demander quel rapport il peut y avoir entre son prétendu viol et la mort de son grand-père. Dite autrement et en raccourci, que signifie une telle phrase : « lorsque mon grand-père maternel chéri est mort, il m’est revenu à la surface que j’avais été violée par David Hamilton ». Je ne sais pas si tout le monde se rend compte à quel point ce rapprochement de faits ou supposés tels est extrêmement curieux. Chèvre et choux, ou coq à l’âne. « Et ma dépression, comme elle sous-entend, s’est muée en souvenirs d’un viol ! » À ce que je sache, je ne crois pas qu’il y ait une relation quelconque entre « avoir du mal à faire son deuil » et retrouver comme par magie un viol. Sauf à fréquenter des psys tordus et condamnables.

Ici il n’est peut être pas inutile de citer encore le contenu de cet entretien pour Paris-Match :

– Dans “L’atelier” [émission télévisée de M6] on restaure les objets intimes et on console les âmes de ceux qui les apportent. Forcément ça vous parle… Cette correspondance entre ma vie personnelle et ce programme m’a profondément touchée. Ceux qui entrent dans « L’atelier » en ressortent transformés. L’objet, qui passe entre les mains d’artisans de talent pour être rénové, est un magnifique prétexte à se raconter de manière intime, à partager. Je sais à quel point on peut être soi-même restauré, à quel point on peut réparer les souvenirs. La réappropriation des souvenirs est longue, elle entraîne souvent une phase de dépression.

Mais pour moi c’est un fait que je ne rangerais certainement pas les gourous freudiens dans la catégorie des artisans de talent.

Et je crois pouvoir dire, du moins dans son cas, que c’est la dépression qui a entraîné sa dépendance totale à son ou ses thérapeutes, et que la « réappropriation » de ses souvenirs, comme elle dit, ne fut qu’un dérivatif à son mal-être, qu’une dérivation sur voie bien hasardeuse ; une création ex nihilo particulièrement bien provoquée par un discours pseudo-scientifique rapportant tout au sexe et à sa grande tarte à la crème des temps présents : les abus sexuels d’enfance. Il faut d’ailleurs toujours rester prudent dans le domaine des dites sciences humaines et de l’art médical, surtout dans le domaine de la psychiatrie, quand ce n’est pas dans les sciences « dures » biologiques ou physico-chimiques, elles-mêmes.

Je pense également que cet aspect fantasmé des choses, narrées en long et en large par Flavie Flament, n’est pas étranger non plus à la place importante occupée chez elle par le sexe, le désir de plaire, de paraître en « bonne compagnie » valorisante (du moins le temps de s’en lasser rapidement, d’où la répétition multiple de cette situation au cours du temps).

Curieux monde qui inverse tenants et aboutissants. Flament n’a pas été déjà sans nous évoquer que son cerveau aurait quelques anomalies. Du moins en serait-il ainsi selon certaines allégations entrant dans le domaine des trop fameuses neuro-sciences cognitives. Anomalies non pas naturelles, mais marques acquises – est-il affirmé tout de go – à la suite d’abus sexuels.

Personnellement, je serais plus enclin à voir dans ses réelles ou prétendues anomalies, non pas des marques physiques cérébrales d’abus sexuels mais des anomalies mentales d’origine (de naissance) qui pourraient expliquer une certaine propension à se laisser berner par des thérapeutes gourous et les modes sociétales ; et à trop bien répondre aux sollicitations d‘un freudisme indigent, simpliste, ultra-dogmatique, et pourquoi pas le dire, en certains plus d’un cas littéralement irresponsable et criminel, imposant ses pseudo-vérités à des cerveaux fragiles, malades, diminués comme ce fut le cas de celui de Flavie Flament, autour de la quarantaine, après la mort de son grand-père maternel, quand elle s’est reconstruit un personnage fictif, fantôme, faux.

Mère Courage et ses enfants

J’ai écrit plus haut (et déjà en des articles antérieurs) ce qu’il en était des hommes pour cette grande poupettienne (en cela elle est trop femme de son temps) : les hommes, les mâles… tous des salauds (voire des violeurs) … sauf papy et papa… et… mes deux fistons chéris qui sont mon bien et ma propriété personnelle. (Que va-t-il se passer ou que se passe-t-il déjà lorsqu’ils ramènent une fille à la maison ? Du moins l’aîné. En voilà d’un sujet… malheureusement non abordé dans ses nombreux entretiens). Deux passages éclairants sur le sujet des mâles (pris dans le même article de Paris-Match :

[1 – ] Papa est mort avant que mon livre ne sorte [mais tout le temps qu’il partait d’un cancer à l’hôpital, je ne l’ai pas visité une seule fois, et le jour de son enterrement j’attendais la sortie de mes fils de la cérémonie religieuse, au bistrot en face de l’église]. J’ai une immense tendresse pour lui et, effectivement, c’est un peu compliqué pour moi d’en parler. Mon père était un homme beau [élément important de sa perception], un homme bien, mais aussi quelqu’un de malheureux dans ce schéma familial. Une autre victime, en quelque sorte [de l’affreuse marâtre, ma mère qui pourtant, pendant des années, fut ma complice ; de notoriété familiale au sens large], qui avait du mal à exister. J’ai sa photo dans mon salon, à côté de celle de mon grand-père. Je pense à lui très souvent.

[2 -] J’ai ardemment désiré fonder une famille [sans mec de préférence, ou juste par nécessité pratique et naturelle, le temps qu’il faut, pas plus]. Je dirais même que j’ai voulu être mère de façon fougueuse, pour briser la chaîne inéluctable de la reproduction des schémas [on aimerait savoir de quels schémas il est question]. J’avais en moi une grande capacité d’amour [moi j’ai plutôt la perception d’une femme haineuse] et la vie m’a offert cette chance inouïe de mettre au monde deux fils, Antoine et Enzo. [chance inouïe d’avoir eu deux enfants, ou d’avoir eu deux mâles?] Cette pulsion de vie que j’ai est intimement liée à l’amour que nous nous portons. En étant juste là eux-mêmes, mes fils me protègent de tout [encore cette histoire de protection par des mâles inconditionnellement dévoués]. Je dois leur rendre hommage. Cet amour-là n’a pas de prix. [en clair : j’ai deux grands doudous malléables à pattes].

Elle n’a même pas hésité, en son égoïsme, à impliquer ses deux fils dans sa dérive mentale bien malade :

– Avant d’écrire La Consolation, leur en aviez-vous parlé ?
– J’étais consciente de l’enjeu [sic!]. Je ne voulais pas laisser à mes enfants un héritage de douleurs, ni un combat qui n’est pas le leur [alors pourquoi leur en parler, et en quoi héritage de douleurs?]. En même temps, je refusais qu’ils passent leur vie à essayer de décrypter qui je suis, d’où je viens, ce qui m’a détruite ou construite [et pourquoi y passeraient-ils leur vie, que crois-elle ?]. Donc, je leur ai raconté mon histoire, parlé de mon livre avant qu’il ne sorte. J’avais besoin de leur accord [?] mais je leur ai déconseillé de le lire [encore plus hypocrite, et il faut savoir qu’à l’époque le second fils n’était encore qu’un enfant]. Dans cette épreuve, ils ont été formidables et courageux [comment pourrait-il en être autrement avec une telle mère ?!]. Mes fils sont intelligents, ils savent se protéger. [intelligents, bien évidemment, cela va de soi ; et j’ai bien du mal à comprendre ce que veut dire : « se protéger », en cette occasion ; encore une histoire de protection]. Mais je sais aussi combien cela a été difficile pour eux [merci pour eux ; tout ça sonne convenu et apprêté ; c’est même pas mal sordide et égoïste].

En fait, Flavie Flament est toujours en représentation et joue toujours le même rôle de la pauvre victime courageuse et digne. En Mère Courage (ou présupposée telle) elle ne se lasse jamais de son rôle bien rodé. Et elle a en même temps, une forte tendance à toujours tenir des discours (sa manière de vivre toujours dans l’instant) qui semblent constamment tourner des pages définitives ; c’est ainsi qu’elle dit encore (jusqu’à un prochain tournage de veste ou délire – « souvent femme varie, etc. ») :

– Désormais, finies les relations toxiques ! Je ne fréquente plus que des gens que j’aime et qui me veulent du bien.

Est-ce à dire que jusqu’à quarante-cinq ans, elle n’a fréquenté que des gens infréquentables, que tous ses « grands amours » du passé (comme elle aima tant à le répéter pour les gazettes) n’étaient que du vent, du mauvais vent toxique ? Mieux encore ; il semble que le dernier « grand amour » en date de sa vie a déjà dégagé comme les autres, ou a fui ?! À la question du journaliste : « Y a-t-il en ce moment quelqu’un qui compte, amoureusement, dans votre vie ? » elle répond :

Je me sens très aimée par mes enfants, par mes amis, mais je suis célibataire, libre. J’adore la solitude, je l’ai apprivoisée. Même quand je vis une belle histoire, j’ai besoin de partir seule deux ou trois jours pour écrire, réfléchir, pleurer dans une petite chapelle ou marcher pendant des heures.

Autrement dit, celui qu’elle remercie à la fin de La Consolation, celui avec qui elle allait se marier bientôt, semble aux abonnés absents. Elle se dit « célibataire ». Ce qui est hilarant puisque, il y a deux ans, elle laissait entendre ou déclarer par les gazettes qu’elle allait épouser Vladimir. Mais j’ai l’impression qu’il a dégagé, lui aussi, comme les autres… Pourtant le site Instagram est encore celui de Flamentoff (avec la fin du nom slave du ci-prénommé Vladimir).

Elle n’est pas a une contradiction près puisqu’elle dit également :

La peur de l’abandon amical ou amoureux subsiste. C’est sûrement ce qui détermine mon caractère libre et farouche. Il y a vingt ans, j’ai découpé dans un journal une phrase qui me suit partout : “J’ai l’impression que si je ne suis pas vigilante l’autre peut disparaître.”

Dit autrement : « j’ai peur d’être abandonnée, c’est pourquoi je suis libre et farouche ». Je traduis : « j’ai peur que l’on me quitte, c’est pourquoi je fais tout pour ne pas m’attacher ». « Si je ne suis pas vigilante l’autre peut disparaître » ; c’est pourquoi je fais tout pour qu’il disparaisse et que je le plaque, passant allégrement de l’un à l’autre. Dans une sorte d’instabilité permanente. Est-ce que cela cessera donc jamais ?

Enfin, pleurer dans une petite chapelle ?! Pleurer sur qui, pleurer sur quoi ? Mystère. Sans doute pleurer sur elle-même, sur son triste sort (mais pas pécuniairement parlant, je pense) puisqu’elle dit par ailleurs, ceci :

Je peux aimer follement, mais j’ai besoin d’être indépendante. Je veux pouvoir partir quand je le souhaite, donc ne pas avoir d’entrave financière. Je fais tout pour. C’est un luxe qui m’a permis de changer de vie quand j’estimais que je n’étais plus heureuse. Mais attention, je n’ai vécu que de grandes histoires d’amour. Je m’engage pleinement. [La rengaine de quelqu’une qui pense que « ses » hommes successifs n’étaient pas à la hauteur de ses exigences, de son amour, de son talent ?] [ …]

Je veux être libre d’aimer et d’être aimée mais, surtout, ne pas me fondre et me perdre, m’enfermer dans une relation qui m’empêcherait d’être moi. Quand je prends le large, c’est parce que je comprends qu’il faut que je m’aime davantage. [Au moins là c’est clairement exprimé ; je crois que ce trait de caractère se nomme « égoïsme » ou mieux « narcissisme » ; Poupette aime beaucoup se payer de mots, comme je ne cesse de l’écrire.]

Ou encore :

– Où en êtes-vous avec Poupette ?

– Je l’ai consolée et elle m’a consolée. J’ai rencontré mon enfant intérieur, et quelle belle rencontre ! Je suis, nous sommes épanouies.

Donc, résumons : moi Poupette, je suis particulièrement égoïste, les hommes sont mes choses, ils sont à ma disposition, interchangeables ; quand j’en ai marre, je vais voir ailleurs, l’amour n’est qu’une question de désir et à ce jeu-là on se lasse vite, et d’un autre côté j’ai deux enfants que j’ai faits, pour moi uniquement, avec des quidams sans importance. Que sont-ils devenus, ces derniers ? Peu m’en chaut. Pères discrets fort heureusement. Fabricants, géniteurs, enfin pas même : simple banque à sperme. Et pour finir, je brasse beaucoup de vent et de phrases toutes faites autour de tout cela ; autour de moi et de moi et encore de moi.

Mais deux hommes ont fait exception, car leur amour à mon endroit était total et sans demande en retour : mon grand-père maternel qui m’a beaucoup donné ; et mon père qui était taiseux, sensible et qui a dû subir ma mère. Tous deux ont tout ignoré, séparés par la mort, de mes frasques éditoriales. Mes deux frères présentent peu d’intérêt. Ils ne m’ont pas soutenue.

Mais, finalement, sa famille propre, personnelle est-elle si différente de celle dont elle vient ? Elle a voulu des géniteurs de ses enfants encore plus discrets et lointains que ne fut son père à la maison. Elle est une mère poule et complice pour ses deux fils, possessive comme le fut sans doute sa mère pour elle (quoi qu’elle en dise aujourd’hui). Mais en plus étouffant semble-t-il. Poupette est devenue Poulpette. Toute sa famille, même au sens large, pourrait probablement le confirmer.

Ce qui est le plus délirant dans toute son histoire est que, par inversion accusatoire, par volonté de faire porter aux autres son mal-être, de reporter son mal-vivre sur les autres (sa misère mentale de présentatrice artificielle de téloche qui navigue au milieu d’un petit monde lui-même largement malsain, délirant et caractériel) elle s’est forgée (« on » lui a forgé) au temps de ses déboires psychologiques, un personnage totalement à l’encontre de ce qu’elle a été, connu, vécu depuis le début de son adolescence, en piochant dans le fond récurrent et tellement à la mode encore en France des prétendus abus sexuels durant l’enfance.

Rappelons encore une fois que notre Poupette a connu une vie sexuelle très jeune, elle a connu de nombreux partenaires et elle a le culot de prétendre avoir été violée au sortir de l’enfance, ou plus exactement tout juste pubère pour en être subitement affectée la quarantaine approchant.

Sur toutes les photographies que j’ai pu rencontrer d’elle sur Internet, dans les journaux, dans les revues, en particulier des années de son prétendu viol, je cherche encore la moindre ombre de traumatisme, j’y vois une jeunette épanouie. D’ailleurs il est étonnant de voir que celle qui dit tout, qui s’étale sans retenue sur sa sexualité dans La Consolation est la même qui est totalement muette sur les débuts physiques de sa vie de femme et sur sa virginité perdue.

Le moindre psy pourrait y voir contradiction majeure ; et pourrait avoir du mal à accorder un viol traumatique avec une certaine forme sinon d’érotomanie, du moins d’une très grande libération sexuelle, et précoce (ce qui est bien sûr son droit, mais alors il faut arrêter de délirer). Séductrice, peu marquée de morale ou de religiosité austère (c’est le moins que l’on puisse dire), entre les apparences et l’essence de sa vie, elle sait manipuler les autres (à la télévision, à la radio, dans son entourage) en y mêlant du miel et des grands mots si nécessaire. Quelque peu mythomane.

Car sa vie est un roman dont elle modifie la réalité et les chapitres à sa guise. Un film. Une fable. Elle aime inverser le réel, le rendre improbable, rejeter ses déboires sur les autres et (c’est là quelle est la plus forte) en ayant constamment le mot « amour » à la bouche, elle qui sait être garce, rancunière, et plus encore menteuse. Sans oublier la haine. À décortiquer sa Consolation et à un degré moindre ses Chardons, on en ressort atterré par la vilenie et la bassesse qui transpirent à chaque page.

Enfin, n’étant responsable de rien en rien (et n’obtenant aucune mise en demeure de taire ses diffamations, de la part d’une mère et de deux frères finalement trop bons), elle y va de ses déboires ou pseudo-déboires. Elle n’a semble-t-il jamais de remords puisqu’elle concourt au titre de l’archétype de l’éternelle victime.

– Revoyez-vous votre mère ?

Je n’ai aucun contact avec elle depuis plus de huit ans, ni avec l’ensemble de ce que l’on pourrait considérer [sic] comme ma famille, à part la sœur de mon père, que j’aime profondément. Si je ne peux pas justifier l’attitude de ma mère [qui par l’opération du Saint-Esprit a poussé sa fille dans les bras du prédateur sur la côté méditerranéenne, selon ce qui est écrit dans La Consolation, alors que sa génitrice se trouvait, dans le monde réel, au même moment dans la Presqu’île du Cotentin!], j’ai compris dès le départ l’ennui abyssal qui habitait cette femme et sa dérive [sic]. J’ai accepté, intégré, et j’ai désormais beaucoup d’indulgence pour elle [sic]. Je suis en paix [encore un mot pour faire bien].

*

– Il y a parfois une double peine pour celles et ceux qui révèlent avoir été violés dans l’enfance, quand leur parole est mise en doute [mais pourquoi, justement, cette parole est-elle mise en doute, justement ?]. Cela vous est-il arrivé ?

Comme à tant d’autres victimes ! Ma mère et mes frères ont assumé publiquement leur déni [non, tes incohérences, tes mensonges, ton roman]. Je n’ai pas été surprise. [ah bon, pourquoi?] C’est un pitoyable fait contre lequel il est inutile de se battre. Je ne peux pas passer ma vie à essayer qu’ils me croient. Je n’attends plus leur reconnaissance, je sais qu’un geste d’amour de leur part ne se présentera jamais [phrase essentielle qui révèle que ce qu’elle demande, n’a rien à voir avec la reconnaissance de quelque vérité que ce soit, mais est une demande d’amour fraternel et maternel ; ou plus précisément un désir, une volonté d’être aimée jusque dans ses délires]. Mais ce n’est pas grave [après tout le mal qu’elle a fait à sa mère! La présentant comme entremetteuse perverse. Sans parler bien évidemment du mal qu’elle a fait à David Hamilton].

Poupinette, trop gâtée (par Papy et Papa ?), n’est pas contente que pratiquement tout ce qui reste de sa famille n’élucubre pas, en chœur et sous sa direction, sur sa triste condition. Mais maintenant, elle a décidé de condescendre, depuis qu’elle a les chevilles bien enflées, à accepter ce fait, tout en ravalant sa mère au rang d’une « pauvre femme », d’une médiocre. D’un pauvre hère vivant par procuration qui fut pourtant, comme déjà dit, sa grande complice de jeunesse. Mais pour qui se prend-elle « l’écrivaine » ? Aurait-elle décidée, pour d’obscures raisons, de jeter sa mère avec ses vieux doudous d’un temps renié ?

« La télé, ça les abîme » ; c’est Coluche qui disait ceci à propos des speakerines réformées. Abîmées physiquement et encore plus moralement. Il faut croire que Flavie, elle aussi, est bien abîmée après des années de folie cathodique ou post-cathodique et ondulatoires ; nageottant dans un milieu ignoble, fait de strass qui meurt le plus souvent en strasses, de vulgarité, d’artificialité, de néant intellectuel, d’entregent affublé de toutes les tares.

Microcosme composé généralement de personnages pas vraiment finis, d’inutiles malfaisants, ou de parasites hautains et malveillants, certains même se prenant pour des rebelles, grands consommateurs d’alcool et de divers produits illicites, arrosés de médicaments psychotropes à profusion. Le tout finalement, leur montant à la tête, tête délirante, tête qui finit par grossir jusqu’à ressembler comme une sœur à celle de quelque malheureux atteint d’hydrocéphalie, qui lui n’a pas fait exprès, le pauvre.

Moi, je ne saurais croire au rôle tragique que l’affabulatrice s’est donnée, pas plus qu’à une certaine affabilité retrouvée, du moins en apparence. À celle qui sonna le faux dans deux livres, à étaler sa vie sexuelle réelle ou fantasmée en se gargarisant de son petit et médiocre Satyricon.

Journaliste ou complice ?

Pour finir, je voudrais montrer un peu ce qu’est devenu le journalisme à l’aulne de l’absence de toute mesure et de toute déontologie. De propagande et d’esprit de caste manifeste. Un exemple de ce que le journalisme est devenu, en premier lieu dans le domaine de l’entre-soi et de la flagornerie. Et du copinage.

Où et quand le questionneur est totalement à décharge pour sa consœur ; mais bien évidemment à charge pour tous les autres, dont la famille Lecanu en premier lieu (qui ne peut pas se défendre dans les media dont ils sont très généralement exclus depuis le début de l’Affaire Flavie Flament).

Ces questions ou réflexions son biaisées et non neutres, telles que celles-ci : – « Aujourd’hui, quels sont les rapports avec votre mère, elle qui a fermé les yeux [sic] sur ce qui vous arrivait ? » – « Dans “La consolation”, il y a cette phrase insoutenable : “A 14 heures, j’ai viol”, comme on dirait “j’ai piscine”… »

« Qui a fermé les yeux » relève de la pure calomnie et de la diffamation. Et effectivement «  A quatorze heures, j’ai viol » est insoutenable quand on voit bien qu’il s’agit du domaine du romancé. Phrase mise là pour faire choc. « Je l’ai écrite {la phrase] pour exprimer la résignation d’une enfant face à un système plus fort qu’elle », nous dit Flament. Maintenant qu’elle nous explique donc un peu quel était non pas ce viol, mais ce système amenant au viol. Quels en étaient les tenants et aboutissants. J’ai encore une fois la curieuse impression qu’elle ne parle pas en tant que victime mais en tant que militante de la cause des violé(es » ; par elle appropriée et tout exprimée de l’extérieur ; du moins tel est mon ressenti.

Mais si elle veut nous dire que sa mère en est la cause première, elle fabule totalement (je résume ces faits essentiels encore une fois, et l’affirme d’après des sources de première main) ;

– et d’une, puisqu’elle a rencontré David Hamilton pour la première fois en 1986, alors qu’elle n’était NULLEMENT en compagnie de sa mère, comme elle le prétend dans La Consolation ;

– et de deux, puisque son prétendu viol n’a donc jamais pu être consécutif au fait que sa mère l’ait laissée entre les mains de David Hamilton, comme elle dit également dans La Consolation ;

– et tout ceci pour la seule et unique raison qu’elle n’était pas en vacances au Cap d’Agde en compagnie de sa mère en 1986, mais l’année suivante;

Je pourrais ajouter encore le fait que David Hamilton pouvait être vêtu l’été (pagne, short, serviette), mais qu’il ne se présentait jamais sexe à l’air à qui que ce soit à sa porte – « vieux sexe rabougri », comme le raconte la pitoyable dans sa fable de bas niveau.

– de plus, je répète encore une fois que c’est à la demande de sa mère que sa fille n’a plus été photographiée par David Hamilton. Sa mère ayant été choquée par une photographie de cette dernière, à elle présentée par David Hamilton, où Poupette était entièrement nue (photo qui se rencontre sur Internet comme d’autres de Flavie Flament de cette période, et sort, sauf erreur de ma part, de l’un des albums de David Hamilton).

On est donc bien loin ici des élucubrations flaviennes et de l’anathème lancé par elle et la maffia médiatique à l’encontre de sa mère.

Voici encore d’autres questions ou réflexions biaisées et non neutres, de ce Ghislain Loustalot, du même acabit que précédemment : « Quand vous êtes devenue mère, à 21 ans, aviez-vous déjà décidé de ne jamais ressembler à la vôtre ? [sic] ». « Il y a parfois une double peine pour celles et ceux qui révèlent avoir été violés dans l’enfance, quand leur parole est mise en doute. Cela vous est-il arrivé ? » (voir plus haut) « Ce que vous avez vécu [dit comme une évidence, une affaire classée et patente] pèse-t-il dans vos rapports aux hommes ? »

A cette dernière question, encore une fois elle ne répond pas vraiment mais tourne autour du pot, et un peu à côté. J’ai même l’impression, pour parler d’une manière globale, que les prétendues questions du journaliste ont été écrites après coup, et l’entretien ayant déjà été découpé puis monté.

***

En un temps où le mensonge est érigé, pas même en doute, mais en certitude indiscutable et convenue, sous peine d’anathème, d’excommunication, voire plus encore, on ne peut vraiment pas être étonné de la place prise dans les media par cette Flavie Flament dont l’égoïsme profond et pathologique manifeste s’arrange avec la (sa) réalité. Personne, personnage type que l’on peut classer, sans trop danger de se tromper, et simplement à la lecture de ce qu’elle dit, dans la catégorie des perverses mythomanes (peut-être même nymphomanes), délirante et ingrate, fort complaisante pour pour sa petite, sa très grande, son unique personne.

La conclusion finale à ces longs développements (nécessaires) est que l’on se trouve dans tout ceci en pleine folie… À la fois individuelle (Poupette) et collective (celle de la corporation des « médiatiques », pour reprendre le mot de Guy Debord, au monde du spectacle dégénéré et de la publicité propagandiste bourgeoise mondialiste).

J’ai quelque mal à voir en cette Flavie divorcée Flament, née Lecanu, dite Poupette, autre chose qu’une indécente prétendue « traumatisée mémorielle », autrement dit une représentante d’un certain freudisme avarié, moisi, décadent et moribond, doublée d’un pantin sans pudeur, capricieux, ingrat et contradictoire (comme déjà rappelée plus haut : « j’ai eu une enfance heureuse »), a qui tout a été donné autrefois étant jeune (entre autre, l’amour de toute sa famille, frères, père et mère en particulier – il suffit de lire le compte-rendu de son élection comme Miss OK ! dans la revue du même nom pour le comprendre), non sans une certaine part d’innocence (sans doute non feinte), de niaiserie commune ou d’esprit limité et conformiste, qui, entre les pseudo-flashes de ses pseudo-malheurs, aujourd’hui encore, et de façon constante ( mais « en paix », un comble) s’arroge tous les droits diffamatoires ; ces « droits » d’un monde médiatique à l’agonie, faisant office de vérité révérée, avérée, vénérée… Officielle et indiscutable. Incontestable.

Jean-Pierre Fleury.

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HUMOUR DU JOUR

ALLEZ, POUPOU ! ENCORE QUELQUES COUPS DE PÉDALE RAGEURS ; EN HAUT DU COL, LA PORTE DU PARADIS DES CYCLISTES T’EST GRANDE OUVERTE

L’une des idoles sportives de ma jeunesse, lorsque qu’il m’arrivait encore de jouer aux petits coureurs, est donc passé ad patres. Un bout de notre patrimoine national n’est plus, un morceau de notre jeunesse disparaît, sauf dans les cœurs.

Que dire de plus et d’autre après tout ce que peut en dire l’ensemble des gazettes, mais sans tomber dans trop d’hagiographie.

Raymond Poulidor était l’expression même du mot « populaire ». Populaire sans chichis. Populaire et bon-enfant, populaire et sympathique, populaire et pathétique même, en certaines occasions.

Pourquoi était-il populaire, si populaire ? Je pense qu’il y aurait de quoi écrire toute une thèse sur ce sujet.

Parce qu’il était le type même du français venu du peuple (et resté du peuple), un simple enfant de métayers de la Creuse puis de la Haute-Vienne, un limousin qui a eu la chance de posséder une grande force physique et morale pour se dépasser sur un vélo. Mort en cycliste des champs, non pas vers 50 ans comme son adversaire Anquetil, le cycliste des villes, mais à plus de 80 ans. Il faut dire que l’un des deux a beaucoup fait son Jacques. Mais, inutile de développer, du moins ici.

Parce qu’il était celui qui gagne et aussi celui qui perd (ou finit deuxième ; cf. l’expression : « être le Poulidor de… »). Celui qui a connu plusieurs fois la malchance sportive (quand le déboire est de la faute à pas de chance), et qui par naïveté, manque d’esprit tordu ou indifférence est passé plusieurs fois à côté d’autres victoires encore (187 en tout).

Parce qu’il a eu une longue carrière alors qu’il dut se frotter à de nombreux cadors des années 50-60-70. Et parce qu’il n’a jamais quitté le milieu du cyclisme qui était toute sa vie, se faisant applaudir et acclamer encore cet été sur les routes du Tour de France. Facile d’approche et toujours simple. Aimable et la larme à l’œil lorsque l’un de ses poulains gagnait une course. Mais aussi les pieds bien posés sur la terre, en sachant bien gérer sa barque.

Parce qu’il arrêta sans doute, à plus de quarante ans, avec regret. Parce qu’il était à peu près bon partout sur un vélo, mis à part le sprint. Il n’était pas un lévrier mais un animal de trait endurant tournant la terre à son rythme, qui était d’un haut rythme. On dit qu’il était l’un des coureurs faisant le plus de kilomètres lors des courses car il avait une curieuse manière de balancer sa roue avant d’un côté et de l’autre. De retourner le soc de sa charrue à chaque coup de pédale. Il avait appris le vélo sur une « bicyclette de femme » sans cadre supérieur, celui de sa mère.

Parce qu’enfin, ayant pris sa première licence en 1952 et ayant achevé sa carrière sportive vers la fin des années soixante-dix du siècle dernier, il est le représentant même des gens qui ont fait, ont réalisé, ce qu’un journaliste un jour a eu la bonne idée de dénommer, les Trente Glorieuses. Tout un monde encore largement imprégné des valeurs et des vertus (et sans doute aussi des défauts), et de l’humanité (je parle d’une certaine moralité) des années de l’Entre-deux-guerres. Un monde bien loin de la décadence mondialiste et individualiste présente. Un sportif (d’un sport très exigeant) de l’époque, par bien des côtés bénie, de la Reconstruction.