25 juillet 2020
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Deutéronome 28:59 L’Eternel te frappera miraculeusement, toi et ta postérité, par des plaies grandes et de longue durée, par des maladies graves et opiniâtres.
L’accord de Bruxelles du 21 juillet 2020 constitue un nouvel acte de Haute trahison de Macron.
UPR 21 juillet 2020 ,
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Nous venons d’apprendre qu’un accord prétendument « historique » venait d’être conclu cette nuit à Bruxelles entre les 27 chefs d’État et de gouvernement membres de l’UE au sujet du plan de relance économique de 750 milliards d’euros.
Les précisions sont encore lacunaires sur la teneur de cet accord.
Mais il apparaît d’ores et déjà que :
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la partie « subventions », prévue à 500 milliards € (sur 750) à l’origine, a été réduite à 390 milliards (la partie prêts passant corrélativement de 250 à 360 milliards). Cette réduction a été actée sous la pression des 5 pays dits « frugaux » (Autriche, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Suède). Les Français devraient s’en réjouir.
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pour obtenir l’accord des « frugaux », les dirigeants du Conseil européen, à commencer par Macron, ont dû consentir des rabais financiers considérables à ces pays. Par rapport à la proposition initiale de Charles Michel, ces hausses des rabais vont de 22% pour les Pays-Bas à 138% pour l’Autriche !
Comprendre le scandale : qui va payer quoi ?
Pour bien comprendre le scandale de l’accord ainsi promu par Macron, je renvoie à l’analyse anticipée que j’en avais faite il y a déjà plusieurs semaines (dans laquelle j’envisageais précisément l’hypothèse que les pays frugaux soient dispensés d’une part importante du fardeau financier) :
Remarquons au passage que nos médias asservis qualifient de « pays frugaux » des pays dont les dirigeants défendent tout simplement les intérêts de leurs contribuables.
D’ores et déjà, compte tenu de la réduction du montant des subventions d’un côté, mais compte tenu aussi du départ des Britanniques et des rabais consentis aux pays dits “frugaux” de l’autre côté, et sous réserve des précisions financières à venir, on peut conclure que Macron va endetter les Français d’au moins 90 à 100 milliards d’euros (peut-être davantage) pour obtenir 40 milliards d’euros de subventions au maximum (explications dans la vidéo ci-jointe).
En d’autres termes, Macron a décidé de spolier les Français et nos descendants d’au moins 60 milliards d’euros – peut-être 70 ou 80 – pour le plaisir idéologique d’affirmer que la “construction européenne” avancerait.
Notons d’ailleurs qu’il est actuellement impossible – et cela depuis plusieurs semaines – de trouver dans les médias français la répartition prévisionnelle des subventions et des remboursements par pays. Seul le “Canard enchaîné” a évoqué ce sidérant marché de dupes.
C’est pourtant l’information n°1 que les journalistes devraient rechercher et expliquer aux Français ! Du moins s’ils voulaient, et s’ils pouvaient, exercer le métier de journaliste soucieux d’éclairer l’opinion publique et non la besogne de propagandiste de l’UE.
L’aveu explicite de Macron
Aveu rare et très peu repris dans la presse, Macron a d’ailleurs reconnu explicitement que ce sont la France et l’Allemagne qui vont « payer ce plan ». C’est la confirmation irréfutable que c’est bien en conscience et de façon totalement délibérée que le président français fait les poches des contribuables français et de leur descendants pour en livrer le contenu à nos « partenaires » européens actuels.
Ce qui vient de se produire à Bruxelles constitue un avertissement de premier ordre pour les Français, dont l’exécutif a confirmé de façon éclatante qu’il ne travaille pas pour l’intérêt du peuple qu’il est censé défendre, mais pour servir la chimère de la « construction européenne ». Un gouvernement capable de signer, en conscience, un pareil marché de dupes – et même de s’en glorifier – est un gouvernement de félons et de dilettantes, capable de signer n’importe quoi.
La France scandaleusement et injustement ponctionnée par rapport à l’Italie et à l’Espagne
Notons que ce scandale se double du fait que nous allons ainsi verser des dizaines de milliards d’euros à l’Italie et à l’Espagne, alors que l’économie française a été au moins autant impactée par la Covid19 que les économies italienne et espagnole !
Lesquelles ressortent, quant à elles, comme les grandes bénéficiaires de cet accord, tandis que la France apparaît comme LE dindon de la farce.
Il faut d’ailleurs souligner que Macron n’a même pas attendu d’avoir les chiffres de la croissance française au 2e trimestre 2020, qui auraient montré le plongeon français et qui auraient constitué un argument de poids pour récupérer plus de subventions.
C’est de la haute trahison caractérisée.
Les européistes français ne comprennent rien à ce qui vient de se passer
Le plus triste, le plus dramatique, est de constater les réactions de nombreux Français pro-européens qui s’extasient et crient au miracle de cet “accord” obtenu par Macron.
Ils ne comprennent pas – parce qu’aucun média ne le leur explique d’ailleurs – que ce prétendu miracle et l’accord des pays « frugaux » n’ont été rendus possibles qu’au prix d’un pillage en règle de nos ressources financières au cours des décennies à venir.
Le pire du pire est que beaucoup de Français, auxquels on serine que la France va recevoir jusqu’à 40 milliards d’euros de subventions, sont convaincus que notre pays va être un grand bénéficiaire en termes financiers et que Macron aurait négocié de main de maître !
Une telle duperie de l’opinion est chose affreuse.
Même si les circonstances sont très différentes et moins tragiques, l’enthousiasme des européistes français fait penser à cette formule terrible d’Édouard Daladier, chef du gouvernement français, constatant qu’il était fêté par cinq cent mille Parisiens à son retour de la Conférence de Munich le 30 septembre 1938.
Voyant une telle foule, Daladier avait dit à son entourage : « Ce n’est pas brillant, mais j’ai fait ce que j’ai pu… Les imbéciles, s’ils savaient ce qu’ils acclament ! »
Conclusion : Informez tout autour de vous de la réalité de cette spoliation.
Les dizaines de milliards d’euros que va coûter cet « accord » aux Français et à leurs descendants représentent des sommes effarantes : elles manqueront cruellement, au cours des années à venir, pour l’équipement de nos hôpitaux et les rémunérations des personnels de santé, pour l’équipement de nos armées, pour l’entretien de nos routes, pour le développement de notre recherche, pour la restauration de notre patrimoine historique etc. etc.
Fort heureusement, il y a aussi des Français, de plus en plus nombreux, qui commencent à comprendre et à dénoncer l’escroquerie de cet accord et, plus généralement, à quel point les ressources de la France font l’objet de ponctions colossales au nom de la prétendue “construction européenne”.
J’invite tous nos lecteurs à aller l’exprimer à leur tour, notamment sur le compte Twitter de Macron :
https://mobile.twitter.com/EmmanuelMacron/status/1285417491687243778
FA
21 juillet 2020
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Manuel Bompard (LFI)
Europe : la défaite de Macron
21 juil. 2020
Édito de Manuel Bompard, député européen insoumis – Le 21 juillet 2020, un accord a été trouvé sur le plan de relance européen. Derrière le coup de com’ du président de la République, abondamment relayé par les médias, se cache une toute autre réalité. En effet, Macron a cédé sur ses principaux objectifs. D’abord sur le montant qui ne sera finalement que de 750 milliards d’euros alors que 2 000 milliards auraient été nécessaire, de même pour la part de ce plan venant de subventions : 390 milliards au lieu des 500 milliards envisagés initialement. Défaite également sur le budget de l’Union européenne, de nouveau en baisse sur des points stratégiques : la PAC, la transition écologique, la santé… De surcroît, le contrôle des budgets des États membres se trouve renforcé dans le cadre du semestre européen. On peut donc craindre de nouvelles cures d’austérité ordonnées par la Commission européenne. Défaite encore sur les rabais. Macron voulait les supprimer, au final certains États « frugaux » ou plus exactement radins en ont obtenu de nouveaux. Même un État voyou comme les Pays-Bas, paradis fiscal qui coûte 10 milliards d’euros de recettes fiscales en moins aux États membres, a vu son rabais augmenter. Au final, cet accord est donc une lourde défaite pour Macron, qui pourtant fait un plan com’ pour transformer cette défaite en victoire. Dans cet édito, Manuel Bompard, député européen de la France insoumise, vous explique en détail ce qui s’est vraiment passé dans le cadre de cet accord.
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Florian Philippot
« Les Français ne paieront rien » : gros mensonge de MACRON sur l’accord européen
22 juil. 2020
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Charles-Henri Gallois
Conseil européen : accord historique ou la France pigeon de l’UE ?
22 juil. 2020

Le temps s’accélère à vitesse grand V (comme on disait quand j’étais jeune), je veux dire le temps historique. De nos jours on laisse les clefs d’une cathédrale européenne à un « réfugié » africain. Je souhaite pour lui qu’il ne soit pas responsable de la fusion totale des orgues, sans parler du reste. Heureusement pour lui, mais malheureusement pour l’Art, l’Art vrai qui est de l’ordre du sacré indépendamment de toute considération religieuse, aux dernières nouvelles, on s’orienterait vers un mauvais entretien des circuits électriques. Encore une fois !
Ce qui semble avoir été touché (donc à cause d’une non-mise aux normes électriques, et donc d’une négligence patente des bureaucrates des Monuments historiques, mais aussi de l’Évêché et de la Mairie (largement mécréante) et de l’État qui en dernière instance est responsable des bâtiments religieux de la cité depuis les Inventaires et la loi de 1906) c’est tout ce qui était en rapport direct avec le circuit électrique : les grandes orgues qui étaient électrifiées, mais aussi un orgue de chœur également électrifié et une boîte de connexion électrique, une armoire électrique comme on dit, située juste en-dessous du tableau d’Hippolyte Flandrin Saint Clair guérissant les aveugles. Et qui n’aurait pas dû se trouver là, mais à l’extérieur du bâtiment, ou dans un local spécial et isolé, comme c’est de règle de nos jours. (cf. latribunedelart.com)
Ce n’est pas la faute à pas de chance, mais à la décadence sidérale de notre pays. Dont les premiers responsables sont l’euro trop cher pour nous et qui nous ruine ; et l’Union Européenne qui entend nous faire rendre gorge toujours plus à rembourser des emprunts pour jusqu’à la fin des temps. Et tous les mondialistes à la gomme, ennemi du patrimoine, du passé, de notre civilisation, et dilapidant l’argent consacré à la culture dans un néant sidéral, minable et grotesque. Sans avenir, sans aucun sens, volontiers démago ; foncièrement laid, médiocre, pitoyable. « Anti-populiste »et à l’occasion bassement anti-chrétien et laïcard hystérique.

À propos de clés de la cathédrale de Nantes, enfin d’au moins l’une d’entre elles… pendant plusieurs années, j’ai dormi à quelques mètres d’elle.
Ma voisine même de palier, personne âgée, aujourd’hui décédée (vers 2013) en avait la charge. Tous les matins, vers six heures, six heures trente nous l’entendions, été comme hiver, partir dans le froid comme sous la pluie, sortir et descendre lentement l’escalier de notre immeuble. Elle avait la charge d’ouvrir chaque matin à heure fixe la porte ou les portes de la cathédrale. Je pense également qu’elle devait assister tous les jours à la première messe. Ça lui faisait une bonne petite trotte, à moins qu’elle n’y allait, en partie du moins, en tram.
Elle était veuve depuis longtemps. Je ne crois pas trahir un secret où lui faire du tort que de dire que son nom de femme était Gicquel, un nom très courant tant en Haute qu’en Basse Bretagne. C’est un patronyme qui vient du vieux breton Judicael, composé de Iud (seigneur), ic ou ik (diminutif), hael ou ael (noble). Soit : le noble petit seigneur. Ou le noble « seigneuret » ; le noble prince par rapport au noble roi. On connaît dans l’histoire bretonne (VIe/VIIe siècles) un roi breton dénommé Judicaël qui était le fils aîné d’un Judaël. Au fil du temps, Iudicaël est devenu Jézéquel, pour se contracter encore en Gicquel (ou autres variantes graphiques).
Notre voisine avait été ouvrière chez Saunier-Duval, une entreprise nantaise fabriquant des chauffe-eau. Elle nous racontait parfois ses malheurs passés, sa jeunesse difficile, le monde rural du pays nantais. Du temps où l’on clavait les portes alors que de nos jours on se contente de les fermer à clef… Désabusée de tout.
Bien qu’elle fût croyante et pieuse, je me souviens d’un jour où l’on était chez elle et qu’elle nous dit : Qu’est-ce que je fous encore là !
Un jour, j’ai entendu des gens frapper à sa porte. Puis des bruits de descente dans l’escalier. Regardant par la fenêtre quelques instants après, je la vis monter puis partir dans une ambulance. Quinze jours passèrent sans qu’elle ne revienne, puis on apprit sa mort par sa fille. Elle avait refusé de se nourrir. Je ne sais pas si elle avait fait souvent grève du temps où elle était salariée, mais là, elle avait décidé de faire grève de la faim et de la fin… C’est exactement ce que fit ma mère, en soins palliatifs, quelques années avant elle.

Peut-être que de nos jours mon ancienne voisine est l’une des portières [sic] aidant Saint Pierre à l’entrée du Paradis ; Saint Pierre qui avec Saint Paul, est lui-même en charge de protéger efficacement la cathédrale de Nantes, comme on vient de le voir.
Car ils semblent démunis face au technologisme sataniste.
* du latin clavicularius, porte-clefs
Publié le 19 juillet 2020 par defensededavidhamilton
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Nantes est, entre autres, la ville où je publie mes livres depuis vingt ans. Raison de plus pour dire quelques mots du drame qui vient de s’y produire.
Joseph Beuchet, ancien facteur d’orgues (de la fameuse manufacture d’orgues Beuchet-Debierre), s’était occupé jadis de l’instrument détruit dans l’incendie de la cathédrale de Nantes. La presse le cite : « Je suis extrêmement triste. Au moment de l’incendie [du toit et des combles] du 28 janvier 1972, je me suis rendu sur les lieux. J’ai demandé au lieutenant des pompiers s’il pouvait constituer une équipe pour accéder à la tribune de l’orgue et jeter des bâches pour protéger l’instrument, non pas de la chaleur mais de l’eau déversée pour éteindre la toiture de la cathédrale en feu. Nous y sommes parvenus. Les pompiers ont monté la garde toute la nuit pour vider les poches d’eau qui se formaient. Et le grand orgue a été sauvé. C’était il y a 48 ans. Je chemine aujourd’hui dans ma 91e année. J’étais content qu’on puisse entendre cet orgue, un magnifique instrument, doté d’une belle sonorité. Il est désormais en cendres. Ça me désole. J’habite à présent en Vendée, mais l’été dernier, tous les mercredis, j’allais encore à Nantes écouter des concerts dans la cathédrale. Il devait bien y avoir 1.500 personnes à chaque fois. L’édifice est magnifique, il y fait frais, et c’est gratuit : chacun peut donner l’offrande qu’il veut. Nous venions de recevoir le programme pour cet été : les concerts devaient commencer fin juillet. Là, tout est réduit à néant. Une œuvre d’art, fruit de 400 ans d’activités successives, de gens de métiers différents. Un ouvrage de qualité, réputé. Et plus rien. C’est stupéfiant. Je suis abattu et révolté. Aujourd’hui, je fais un effort pour calmer mon indignation. Les plans de l’instrument restauré en 1971 ont été déposés aux archives départementales de Loire-Atlantique. On pourrait, si on le voulait et si on trouvait les moyens, reconstruire l’instrument à l’identique. Le problème est qu’il faudrait avoir encore la main d’œuvre. Car notre métier est en crise. Pour les œuvres de cette importance, les artisans ne peuvent pas se lancer tous seuls. Il faut avoir les reins assez solides et quelqu’un pour coordonner l’activité de chacun. La facture d’orgues regroupe de nombreux métiers, dans la menuiserie, l’ébénisterie, la mécanique, la forge, l’harmonie et la fabrication des tuyaux. D’ailleurs, on a beaucoup parlé du plomb de la toiture de Notre Dame de Paris. Mais dans ce grand orgue, il y avait près de 6.000 tuyaux. Cela représente plusieurs tonnes d’alliage d’étain et de plomb qui ont fondu et coulé par terre. Ce n’est pas aussi toxique que le plomb pur, mais ça existe. Aujourd’hui, je fais un effort pour calmer mon indignation. Ma révolte est grande. Armons-nous de patience. On finira bien par découvrir ce qui s’est passé ».
Comment ne pas partager l’opinion de Joseph Beuchet, face à la destruction d’une oeuvre d’art quatre fois séculaire?
Mais que s’est-il passé? Pour l’heure, un homme a été interpellé, selon la presse, et placé en garde à vue, samedi 18 juillet, dans le courant de l’après-midi, très peu d’heures après qu’un incendie se fut déclaré dans la cathédrale. Une enquête a été ouverte en flagrance pour incendie volontaire et confiée à la police judiciaire.
Cet homme, ce mystérieux monsieur, dont la presse protège l’anonymat avec une louable dévotion, était selon Le Monde « suivi et hébergé par le diocèse, comme d’autres hommes ». Tels sont les propos qu’a eus M. Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes. Moi qui suis sans domicile fixe, j’aurais bien aussi aimé être suivi et hébergé par un diocèse, celui-là ou un autre.
Le mystérieux monsieur [Emmanuel…] dont la presse ne cite pas le nom (mais que Le Monde présente en ces termes: « Agé de 39 ans et de nationalité rwandaise, il est bénévole au diocèse ») était semble-t-il « chargé de fermer la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul vendredi soir »-
Qui sait les raisons profondes pour lesquelles on avait chargé ce bénévole de fermer, vendredi, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul? Qui sait pour quelles raisons la fermeture d’un joyau historique et culturel est confiée à une et une seule personne? Ne m’a-t-on point dit qu’il y a des chômeurs en France? Qui sait combien de cathédrales, en France, qui sait combien d’autres monuments sont fermés par des bénévoles?
Selon le père Hubert Champenois, recteur de la cathédrale, le mystérieux bénévole rwandais de 39 ans est « servant d’autel ». « Je le connais depuis quatre ou cinq ans », a-t-il en outre tenu à préciser, avant de mettre les points sur les i : « J’ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs. »
Samedi, le procureur avait assuré que pas la moindre trace d’effraction n’avait été relevée. Quant au recteur de la cathédrale, il avait utilement précisé que « chaque soir, avant de fermer la cathédrale, une inspection très précise » était effectuée. Remarquez, c’est le contraire qui serait étonnant. Il serait en effet surprenant d’apprendre que, où que ce soit en France, il puisse exister des cathédrales fermées sans inspection.
La garde à vue du bénévole rwandais a été prolongée. « Toute interprétation qui amènerait à impliquer cet homme dans la commission des faits serait prématurée », a martelé Pierre Sennès. Naturellement.
Ledit bénévole a vite trouvé un avocat.
« Aucun élément ne permet à ce stade de relier mon client à l’incendie, à la lecture des éléments de procédure dont j’ai eu connaissance », a dit Me Quentin Chabert en invoquant tout de suite la miséricorde, chose assez logique s’agissant de faits survenus dans une cathédrale, et d’un servant (clerc ou laïque?) d’autel.
Le procureur de la République a parlé de « trois départs de feu espacés les uns des autres » et l’avocat en déduit : « Si la piste accidentelle devait être écartée, quel que soit l’auteur de cet incendie, la communauté catholique est la mieux placée pour, d’ores et déjà, faire preuve de miséricorde vis-à-vis du ou des auteurs, malgré le choc de perdre des biens multiséculaires. Et ce d’autant plus, si le ou les auteurs font partie de leur communauté».
« L’épreuve réelle de perdre des éléments matériels importants et l’intervention symbolique du politique ne doivent pas nous empêcher de relativiser et de constater que nulle vie humaine n’a été atteinte ni même touchée physiquement. L’enquête doit donc se poursuivre dans le respect des droits de chacun et notamment ceux de mon client. »
Voilà un avocat comme David Hamilton n’a pas eu la chance de trouver. Non seulement David Hamilton, en 2016, n’avait toujours pas trouvé d’avocat au bout de plusieurs semaines pendant lesquelles il était diffamé, insulté, victime d’une campagne de presse massive et haineuse, non seulement aucun avocat de David Hamilton ne s’était manifesté, mais personne n’a rappelé que, à supposer qu’une enquête ait été ouverte contre le photographe britannique, elle aurait dû avoir lieu dans le respect de ses droits.
Il n’y a pas eu mort d’homme, dans l’incendie de la cathédrale de Nantes. On ne peut que s’en réjouir. Mais selon les informations disponibles, l’orgue et le buffet d’orgue du XVIIe siècle, ou encore un tableau d’Hippolyte Flandrin, et des vitraux du XVIe siècle ont été détruits ou endommagés.
Le nouveau premier ministre, Jean Castex, s’est évidemment et comme l’on pouvait l’imaginer rendu sur place: « L’Etat prendra toute sa part », a-t-il dit, dans la reconstruction« la plus rapide possible ».
Le problème est que la France, apparemment, est un pays largement sillonné par les soldats des plans Vigipirates mais où, en revanche, les cathédrales gothiques se mettent à flamber avec une regrettable fréquence. Ou bien les installations électriques desdites cathédrales sont en mauvais état (qu’attend-on pour les inspecter, les réparer, les remplacer?), ou bien il y a un grand manque de personnel si l’on doit laisser les vestiges du passé de la France sans surveillance, ou sous la surveillance tantôt d’amateurs, tantôt d’individus comme ce servant d’autel. Pourquoi un servant d’autel fait-il également office de fermeur de portes? Le bénévole rwandais, honorablement connu par le recteur en personne de la cathédrale, a dû lire l’Evangile. Peut-on devenir servant d’autel sans lire l’Evangile? Je l’ignore. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu».
Pourquoi donc, dans la « France en marche » de Macron, y a-t-il de charmants videurs et agents de sécurité dans tous les Macdos et dans tous les supermarchés, pourquoi les banques sont-elles soigneusement protégées, mais pas les cathédrales?…
Pourquoi, dans la « France en marche » de Macron, des policiers zélés font-ils pleuvoir des amendes sur les pauvres pécheurs qui siffleraient une fille, ou sur des mécréants qui ne porteraient pas le masque obligatoire voulu par les dogmes anti-coronaviriens de la « doctrine Castex », mais des orgues irremplaçables sont-elles détruites en toute impunité?
Les voies du seigneur sont insondables…
Zizi Jeanmaire
Bloody Jack (1967) ; une chansonnette de Gainsbarre
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Le cœur de Bloody Jack
Ne bat qu’un coup sur quatre
Mais sous ses baisers doux
Le mien bat comme un fou (bis)
Dans le noir, je les écoute battre
Je compare nos deux battements
Et tandis que ton cœur en a quatre
Bloody Jack en a un seulement
au refrain
Cœur contre cœur, le cœur bat plus vite
Comme sous l’emprise de la peur
Mais tandis qu’en toi le tien s’agite
C’est à peine si j’entends mon cœur
au refrain
À côté du mien ton cœur me semble
Avoir plus d’angoisse et de ferveur
Les entendrai-je un jour battre ensemble
Bloody Jack a-t-il vraiment un cœur ?
au refrain
Au Grand-orgue de la cathédrale de Nantes, aux tuyaux d’origine, verrières, boiseries du début du XVIIe siècle, partis dans la fumée barbare des vandales contemporains. Ce que les bombes de nos « alliés », également barbares, durant la Seconde guerre mondiale n’avaient pas réussi à détruire ! Ni l’incendie accidentel de la toiture en 1972…
« Dialogue sur les grands jeux » extrait de l’Ave Maris Stella de Nicolas de Grigny
Marie-Thérèse Jehan le 13/10/2019 au grand orgue de la cathédrale de Nantes
C’est le RIP final ! pour Asselineau qui fait ripaille d’être réélu à la tête de son parti (à tout prendre maintenant) de godillots, au milieu de sa petite cour et de ses fidèles adorateurs qui aiment être bercés par les ronrons asseliniens, tout en abandonnant tout sens critique. C’est échu pour celui qui est mort politiquement. Il faut dire qu’il avait avec lui, parmi ses proches, un conseiller funéraire, ce qui va lui assurer un enterrement grandiose ; du moins je l’espère pour lui. Il ne sera bien évidemment jamais président de la République à moins d’une intervention des dieux, et pas n’importe lesquels ceux du despotisme plus ou moins éclairé.
J’avais déjà noté, lors du confinement, la curieuse attitude d’une partie de ce mouvement qui reprochait au « patron » de prendre parti pour le professeur Raoult comme si la raison ne l’imposait pas d’elle-même. En en faisant un « sujet clivant », comme on aime à dire en ce mouvement. (jusqu’au jour où c’est le chef lui-même qui est apparu manifestement et publiquement clivant). Ce qui n’était rien comprendre de ceux mêmes qui nous « gouvernent » et ne rien comprendre à la propre critique upérienne de la société.
Asselineau va s’enfermer dans ce qui est devenu sa secte de Français qui ressemblent finalement à tous les autres quand il s’agit de voter en conformité avec une allégeance irraisonnée. Je n’avais pas trop de doute sur le résultat, je suis seulement surpris par l’ampleur de la déroute des deux autres listes. Adhérents sous-informés ? Apathiques ? Adhérents scotchés, « adhésivés » à ce que certains appelaient déjà depuis longtemps un gourou ?
Tout est devenu grotesque en ce parti qui vient de perdre une bonne part de son reste de crédibilité et de ses adhérents et sympathisants (comme moi). Par négligence, je ne m’étais jamais préoccupé de savoir comment fonctionnait l’UPR. Malheur à moi qui ai voté pour ce personnage – que je peux définir maintenant comme pas sérieux, irresponsable et autocrate – à la présidentielle de 2017 ; personnage parti depuis la présidentielle manifestement dans je ne sais quelle dérive malade : « il a pété les plombs » a dit quelqu’un, ce qui me semble assez juste : et ce qui au final, fait une très mauvaise publicité pour le Frexit, la sortie de l’euro et de l’OTAN, etc.
Depuis mai, Asselineau qui aurait dû se faire tout petit, humble, et se mettre en retrait selon les préceptes qu’il applique si facilement aux autres, s’est fait chef d’une mascarade. Ces derniers soutiens médiatiques (et encore) sont Beur FM et RT France ; et bien évidemment UPR Télé qu’il a totalement annexée à son unique profit comme d’ailleurs le site de l’UPR, deux lieux que personnellement je n’ai plus grand envie de consulter ni de citer sur mon blog. On peut s’en passer finalement. Il faut tourner les yeux et les oreilles vers d’autres qui ont des analyses similaires.
Ce qui m’intéressera de savoir, du moins « comme ça » et sans en faire une longue fixation, mais pour comprendre le phénomène, c’est comment se réduiront à peau de chagrin ses interventions écrites et orales sur Internet. En terme d’auditeurs ou de lecteurs. Et plus encore dans les media de la conformité dominante, où il n’était déjà pas très présent, et beaucoup moins que d’autres souverainistes (reste à savoir pourquoi).
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J’ai déjà noté ceci, relativement à des vidéos de la chaîne YouTube UPRTV (« chiffres » relevés dans l’après-midi du 14 juillet) concernant « l’Affaire Asselineau » proprement dite :
– 25 avril : La situation interne de l’UPR (durée 28 minutes et 15 secondes) 191.839 vues comptabilisées. Si l’on veut faire une comparaison un peu provocatrice, c’est guère mieux (si j’ai bon souvenir) que certaines vidéos de Dieudonné à certaines époques, comme du temps de son ennemi intime Valls. Et c’est nettement moins que certaines autres vidéos de Soral (mais là le public est assez particulier). Tous deux venant d’ailleurs de tomber dans le domaine de la censure sur YouTube (qui rappelons-le n’est finalement qu’une entreprise privée qui disparaîtra d’elle-même le jour où elle aura trop censuré la diversité).
– 6 juin : François Asselineau répond [sic] à vos questions (durée 1 h, 19 minutes, 19 secondes) 77.151 vues comptabilisées. À scandale moindre ou amoindri (chacun se doutant que l’accusé ne risque pas de se lancer dans des révélations fracassantes le concernant ; mais dans un jeu où il se victimise ouvertement quand on prend le temps de l’écouter jusqu’au bout). Soit une chute de 59,9% de vues par rapport à la première vidéo sur le même sujet.
– 11 juillet : Allocution de François Asselineau suite à sa réélection [interne] (durée : 10 minutes et 33 secondes) 34.079 vues. Soit une chute de 55,8% par rapport à la deuxième vidéo sur le sujet et de 82,2% par rapport à la première. Soit également dix fois moins environ de vues que le nombre de personnes qui ont voté pour F. Asselineau à l’élection présidentielle de 2017.
Le 13 juillet a été diffusée une nouvelle vidéo asselinienne sur les suites du coronavirus : le dangereux PEPP de la BCE : plans de relance – n° 3 (durée : 26 minutes et 34 secondes) ; à cette heure elle n’a été regardée que par 13.038 personnes. Ce nombre va encore monter un peu sans doute, mais pas beaucoup plus que de quelques milliers.
L’Affaire est donc entendue, je veux dire comprise et achevée ; peu de gens veulent en savoir plus, connaissant déjà l’essentiel du discours « pour le Frexit en 2022 ». Le Frexit, moi je veux bien, je n’attend que ça, mais ça ne sera certainement pas avec lui à la tête des troupes. Impasse totale. Banco et manque ! Asselineau ne réunira pas 500 signatures de maires et autres.
À ce propos un ancien membre de l’UPR qui est actuellement dans la contestation des media et plus ou moins Gilet Jaune si j’ai bien compris, avait expliqué la méthode utilisée par Cheminade (qui d’ailleurs fit partie des gens qui fêtèrent le Brexit en France avec l’UPR) : l’envoi d’un bulletin régulier à destination de tous les maires de France, voilà dévoilée la technique d’approche ! Il se pourrait que ce soit la même pratique à LO (présent depuis des années à l’élection présidentielle) avec un jeu discret de « la droite » pour faire en sorte que LO soit là pour ôter des voix à « la gauche », doublé d’une présence discrète de personnes de LO dans nombre de petites communes, là où les candidats se font parfois rares.
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On pourrait faire une autre comparaison, un autre genre de comparaison, en prenant l’exemple de l’évocation du coronavirus en des vidéos d’Asselineau.
– 10 mars : Coronavirus : réaction de François Asselineau (durée : 34 minutes et 56 secondes) 337.287 vues.
– 17 mars : Coronavirus : le bilan tragique au stade 3 : « Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant » (durée 51 minutes et 17 secondes) 742.001 vues. Forte écoute, vu qu’elle est sortie le jour même du début du confinement (mardi 17 mars à 12 heures, mais annoncé dès le dimanche soir pour laisser le premier tour des élections municipales se faire (on a vu dans quelles conditions) et une partie des parisiens s’entasser dans les supermarchés, les gares et les trains vers la province).
– 31 mars : Pourquoi la polémique sur la chloroquine et pas sur les autres médicaments testés par décret (durée : 56 minutes et 47 secondes) 277.744 vues.
– 11 avril : un « plan de sauvegarde européen » de « 500 milliards d’euros » de l’UE… vraiment (durée 34 minutes 30 secondes) 147.880 vues.
– 14 avril : Discours de Macron du 14 avril : Réaction de François Asselineau (31 minutes 48 secondes) 304.254 vues. Sorti donc le jour même de l’intervention télévisée de Macron.
– 27 mai : Covid19 : la cacophonie de la libre circulation des personnes dans l’UE (durée : 12 minutes 27 secondes) 35.374 vues.
– 13 juillet (déjà cité plus haut).
Ce qui donne :
10 mars 17 mars * 31 mars 11 avril 14 avril ** 27 mai 13 juillet
337 287 742 001 277 744 147 880 304 254 35 374 13 038
base 1 x 2,2 x 0,82 x 0,44 x 0,9 x 0,15 x 0,04
* tout début du confinement
** discours de Macron
On voit que le plus ou moins grand succès en nombre de vues de ces vidéos suit assez étroitement l’actualité gouvernementale et médiatique dominante. Depuis, la population est en vacances, ou attend la suite des événements économiques, avec l’augmentation manifeste du nombre de chômeurs.
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Autre élément de comparaison : « Les 5 actus de la semaine » d’UPRTV qui ont disparu au moment du « clash upéèrien », et qui jusque là suivait son petit bonhomme de chemin ; soit 50.000 vues environ chaque semaine. Rien de changé jusqu’en avril avec ses spectateurs propres.
Cf. – Les 5 actus de la semaine n° 55 – 2 avril – Émeline et Fabien : Coronavirus – Crise – Économie – UE – Monde (durée 8 minutes 48 secondes) 51.453 vues. – Les 5 actus de la semaine n° 57, confinement – 16 avril – Émeline et Fabien : Covid19 – Technologie liberticide – France – UE – Monde (8 minutes et 41 secondes) 46.675 vues.
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Ultime remarque sur la question de la présence des uns et des autres sur le site de l’UPR et sur la chaîne UPRTV. Ayant totalement annexé le site UPR et UPRTV (ce qui était déjà en grande partie le cas) Asselineau a passé 490 minutes sur UPR TV depuis le 8 mai, auxquels on peut ajouter divers articles sur l’actualité. La comparaison n’est pas possible avec ses concurrents (les deux autres listes qui se présentaient à l’élection interne) qui ont eu droit à 0 heure 0 minute et 0 seconde.
Remarque en passant : je trouve quand même que quitte à casser la baraque, ses opposants étaient tous finalement des mous. Il suffisait d’investir le studio d’UPRTV payé par tous les membres de l’UPR pour ramener le dictateur un peu à la raison.
Asselineau, ce même homme qui « pigne » en permanence, qui se plaint de ne jamais passer dans les « grands » media nationaux, n’est qu’un gros farceur qui finalement me semble avoir quelque problème psychologique lui aussi. Bien la peine de critiquer Macron l’immature et égoïste, lorsque l’on est également totalement un autocrate intégralement imbu de soi, finalement vaniteux et prétentieux, et qui plus est manipulateur, harceleur et menteur à l’occasion. Et qui sait : peut-être pas même sincère dans certaines de ses opinions ou actions politiques.
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Bien évidemment on ne peut que rire (jaune, comme un gilet), maintenant que l’on a mieux cerné le contexte, des prétentions « démocratiques » énoncées par l’UPR. Je comprends mieux à cette heure (tout se passant habituellement dans le microcosme parisien) l’absence de gens comme Todd ou Chouard sur la liste UPR des européennes. Et le refus d’Asselineau de rapprochements avec les autres vrais démocrates et souverainistes, ou du moins prétendus tels.
Car en fait il n’est pas démocrate, ou plus exactement démocrate de démocratie dite représentative, à la sauce de la liste majoritaire qui empoche tout (la meilleure démocratie étant toujours la dictature, c’est bien connu).
Et souverainiste à la sauce gaulliste c’est-à-dire totalement en accord, à quelques aménagements mineurs prêts, avec la Constitution présidentialiste de 1958 qui montre actuellement tout son dévoiement. Ce que Mitterrand appelait « le coup d’État permanent » avant qu’il ne s’y rallie lui-même.
Asselineau se dit enfin favorable au R I C, le référendum d’initiative citoyenne (l’équivalent du RIP) mais je doute qu’au fond de lui il l’agrée vraiment, ou plutôt cela l’ancre, le conforte sans doute dans l’idée de ne pas prendre lui-même clairement position sur tel ou tel sujet, et de passer pour un dirigeant débonnaire, du moins pour l’extérieur, mais pas en interne. Je découvre en effet de plus en plus en lui, un simple illusionniste non exempt de simple « air du temps ».
Attendons maintenant les condamnations prévisibles d’Asselineau au pénal. Ou alors il n’y aurait plus de Justice. Concernant la « gestion » énarco-rigide et intempestive des hommes, de ses très proches collaborateurs. Manquera, en l’absence de troisième plainte, sa condamnation pour sa gestion financière avant tout à son profit quasi unique, dans un total mépris pour les cotisants et donateurs. Le « petit peuple ».
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Je vais donc commenter tranquillement les résultats de cette consultation interne.
Premier élément grotesque (simple remarque en passant), alors que le site de l’UPR affiche en ce moment même (et en temps réel comme il est précisé) 38 981 adhérents, je constate que le corps électoral, i.e. le nombre d’électeurs inscrits (donateurs et adhérents à jour de leurs cotisations et de plus de six mois de présence) s’est établi en définitive à 12 718.
Ce qui veut dire que le compteur « en temps réel » a été gonflé et multiplié par 3,06. (Et je doute vraiment que depuis ces derniers mois et le confinement, des gens nombreux aient adhéré). Que c’est minable!
Par rapport à 2017 (certes l’année de l’élection présidentielle) le corps électoral a pratiquement fondu de moitié (de 49,2% très exactement).
Le nombre de votants a été de 8 142, soit une participation de 64,02 %. Donc près des deux-tiers des inscrits. Il faut dire que la fois précédente en 2017, où il n’y avait que la liste (consensuelle ?) du président, la participation n’avait été que de 35,9 %. Seule différence entre une société d’inspiration stalinienne où ne pas voter est un quasi délit ; une mise à l’écart et sur liste noire. On est donc passé sensiblement d’une participation d’un tiers à deux-tiers en passant d’une seule liste à trois listes.
Sur ces 8 142 votants on doit déduire 352 votes blancs. Soit finalement 7 790 exprimés, ce qui représente 61, 25 % des inscrits.
La liste Asselineau, Cap sur le Frexit en 2022 (vœu pieux, du moins avec lui à la tête du mouvement) a obtenu 6050 voix, soit 74,3% des votants, 47,6 des inscrits. La liste Conte, Une nouvelle ère pour l’UPR, 1348 voix, soit 16,6% des votants, 10,6% des inscrits ; et la liste Fontaine, Union du Peuple pour Rétablir la Démocratie (qui est le sous-titre de l’intitulé de l’Union Populaire Républicaine), 392 voix, soit 4,8% des votants, 3,1% des inscrits.
Notons qu’entre les 35,9% de participation de 2017 et les 64 % de participation de 2020, François Asselineau est passé de 8 857 suffrages à 6050, soit une perte de 2 807 voix, autrement dit de 31,7%.
% sur les inscrits
inscrits /votants/ suffrages Asselineau /autres candidats /blancs
2017
25035 8988 8857 sans 131
……….. (35,9%) (35,4%) (0,5%)
2020
12718 8142 6050 1740 352
……………(64,%) (47,6%) (13,7%) (2,7%)
N.B. Je ne connais pas le nombre exact d’inscrits, de votants et de votes blancs en 2017 ; ces nombres (mis en italiques ici) ont été déduits de divers pourcentages (qui comportent donc des arrondis). Mes sources sont celles (uniques) du site en voie d’extinction : Les signataires et leurs soutiens (https://www.signataires.frexit.org/). Comme le site YouTube UPRD avec vous (https://www.youtube.com/channel/UCUnqdRIzBgi8gMq2yhxMmxQ) d’ailleurs.
Ce que l’on peut ressortir de ce tableau, sorte de sondage finalement, est qu’Asselineau malgré ses 6050 voix contre 1740, sort grandement affaibli, légitimité fortement entamée. Car si l’on peut comprendre le faible taux de participation à son élection interne de 2017, puisqu’il était le seul candidat à sa propre et constante réélection (mais il faut le dire avec un certain nombre de changements dans sa liste, suite à des démissions récurrentes ; depuis le début de l’UPR semble-t-il), ici c’était lui-même qui était en jeu.
Il y a bien évidemment la chute de la moitié environ des adhésions entre 2017 et 2020. Asselineau l’explique par le fait que 2017 était une année d’élection présidentielle avec lui présent en tant que candidat ; mais on peut tout aussi bien évoquer, depuis, la stagnation, les revers des élections présidentielle, européenne et municipales pour expliquer la chute des adhésions.
On peut même noter que ses fidèles constituent maintenant un groupe de 6000 personnes environ. Certes, 6000 adhérents à un parti (qui plus est souverainiste) de nos jours n’est pas si mal. Mais, qui sont ces 6000 personnes ? De simples électeurs ? Ou des militants ? Car ce qu’il reste à connaître, c’est l’ampleur de la prévisible grave hémorragie interne, non seulement adhérente mais militante (la plus active, la plus critique et la plus déçue). Un vrai gâchis. Et pire encore la déroute électorale assez prévisible, alors que les résultats n’étaient déjà pas mirobolants.
Sans trop nous tromper on peut supputer que l’essentiel des votants des deux autres listes et d’une partie des votes blancs ou des abstentionnistes de ce scrutin interne vont quitter le navire pour retourner à l’abstention, ou rejoindre d’autres mouvements ou partis souverainistes. Ou se lancer dans de nouveaux projets comme semble le proposer certains tels Charles-Henri Gallois et Philippe Conte.
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En pourcentages par rapport aux votants, la liste de François Asselineau l’emporte avec 74,3%, suivie de celle de Philippe Conte avec 16,6%, puis de cele de Sylvain Fontaine avec 4,8% ; pour un vote blanc de 4,3%. Vote blanc qui a augmenté, dit-on, de 134,2% par rapport à 2017.
Si l’on veut s’en tenir au faux compteur officiel qui depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines (aujourd’hui 16 juillet encore), reste bloqué à 38 981 adhérents, puéril mensonge, tout en étant relégué maintenant en bas de page, François Asselineau a été élu par 15,5% des adhérents. C’est donc une débâcle. « Vanité des vanités », dirions nous à l’encontre de celui qui aime à se mettre sous la garde de Confucius ou de la Bible.
De ce que l’on peut en saisir, la contestation semble avoir été plus forte en certains secteurs du pays que dans d’autres. Centre – Val de Loire, Pays de la Loire, Bretagne, Gironde, Lyonnais, Côte d’Azur. Là où justement l’UPR semble connaître une forte activité militante qui a permis la constitution de listes aux élections municipales de grandes villes comme Nice, Bordeaux ou Nantes.
Si l’on sépare comme l’a fait très justement la liste UPRD ceux qui sont cadres du mouvement de ceux qui sont simples adhérents, on peut noter ceci concernant ceux qui se sont présentés en tant que titulaires (en % arrondis) :
1- liste Fontaine 2 – liste Asselineau 3 – liste Conte
cadres 3% 71% 79%
simples adhérents 97% 29% 21%
Soit : 1 – une liste composée quasi exclusivement de gens de la base, moins un cadre ; 2 – une liste dans un rapport de 7 cadres pour 3 personnes de la base : et 3 – une liste dans un rapport de 8 cadres pour 2 personnes de la base. Du moins pour ce qui concerne les titulaires.
Comme je l’ai écrit ailleurs les listes 2 et 3 représentent le combat des chefs (sachant qu’une partie des cadres de la liste 3 ont été choisis « autrefois » par Asselineau), et la liste 1, celle qui représente la masse de la base adhérente, qui n’a pas voté pour elle finalement mais pour, on peut vraiment le dire maintenant non leurs semblables mais leur gourou. En qui ils ont foi, confiance aveugle et religieuse : homme providentiel pour ses ouailles. Malheureusement pour eux, devenu inaudible et improbable, en sa dégringolade, pour qui politique rime autant avec raison qu’avec passion et émotions. Et pour la masse énorme des gens qui en ont soupé de la déliquescence intellectuelle et morale politicarde.
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Laissons donc François Asselineau, ce pauvre homme finalement, jouer à De Gaulle (un De Gaulle sans honneur, ni grandeur) et se pavaner dans sa bassesse présente et sa misère à venir. Plus vite il sera jugé, mieux ça sera pour le camp souverainiste ; le talent oratoire et l’érudition n’autorisent pas tout. L’autoritarisme, le mépris et la manipulation encore moins. L’égoïsme jaloux et démesuré non plus. Pour ne pas parler du reste, encore moins reluisant.
Le mieux pour le mouvement souverainiste et pour une démocratie directe est que cet autocrate toc et vent mauvais qui attire depuis quelques la répulsion en tous ses comportements publics, que ce « bon père de famille » harceleur et « tout pour sa pomme » disparaisse des écrans de la politique ; ou se perde le plus seul possible dans les arcanes infamantes de la politique politicienne et politicarde. Dans la politicaillerie, cette quincaillerie, cette quincaille inutile et qui plus est nuisible. Celle des condamnés par la Justice mais toujours là. Celle qui, par les statuts présents mêmes de l’UPR, lui interdit de se présenter à toute élection.
Recopié du Figaro du 13 juillet 2020
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/les-nouveaux-guignols-de-la-mairie-de-lyon-20200713
Par Anne-Sophie Chazaud
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FIGAROVOX/TRIBUNE – Le nouveau maire EELV de Lyon Grégory Doucet entame son mandat par des mesures clivantes, telles que l’adoption de l’écriture inclusive et l’interdiction de la patrouille de France pour le 14 juillet, regrette l’essayiste Anne-Sophie Chazaud.
Anne-Sophie Chazaud est chercheuse au Collège doctoral de Philosophie (UCLY) et auteur de Liberté d’inexpression, des formes contemporaines de la censure, à paraître en septembre 2020 (aux éditions de l’Artilleur).
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Écriture inclusive, interdiction de la patrouille de France: la dérive gauchiste de l’«écologie» lyonnaise
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Dans un contexte particulièrement sinistré, perturbé, entre crise sanitaire majeure (faussant fondamentalement la sincérité du scrutin), décompensation sociétale et crise de confiance voire totale défiance des citoyens à l’égard du politique, une petite poignée de grandes villes françaises a profité d’un taux d’abstention record (souvent supérieur à 60%) pour passer sous la houlette de listes d’unions de gauche, opportunément mobilisées pour exploiter cette «fenêtre» et regroupées derrière l’étendard de l’écologie politique en vogue comme souvent dans les scrutins intermédiaires.
À Lyon, le nouveau maire EELV, Grégory Doucet, dont l’équipe a fait campagne pour s’emparer de ce qui fut présenté comme un fief de la Macronie (quand bien même Gérard Collomb a fini par s’y opposer avec une certaine force), applique finalement les mêmes méthodes que ce qu’il prétendait combattre, un dégagisme ne faisant jamais qu’en remplacer un autre: un scrutin certes légal mais fondamentalement illégitime au regard du très faible taux de représentativité des votes exprimés (19% des inscrits!), et une équipe qui, loin de chercher le consensus et l’humilité que ces chiffres devraient naturellement produire, assène sitôt son arrivée des mesures clivantes, violemment symboliques, dépourvues de concertation et peu respectueuses des équilibres antérieurs non plus que d’un quelconque esprit de concorde.
On distingue mal en quoi l’une des premières mesures de la nouvelle municipalité de Lyon devait se porter sur l’adoption de l’écriture inclusive.
Si l’on peut comprendre qu’une part grandissante des habitants des grandes métropoles, gentrifiées et culturellement boboïsées, aspire légitimement à une amélioration de la qualité de l’environnement urbain, si l’on peut volontiers soutenir des mesures visant à rendre les mobilités plus douces, la circulation plus aisée, la qualité de l’air meilleure et la vie plus agréable, on distingue mal en quoi l’une des toutes premières mesures de cette nouvelle municipalité devait urgemment se porter sur l’adoption de l’écriture inclusive, sauf à considérer que la masculinité dite toxique contenue prétendument dans la langue de Molière produise des émanations de CO2 peut-être discernables à l’œil nu par Greta Thunberg, qui sait…
Cette écriture se caractérise principalement par son charcutage de la langue française, la rendant illisible, lourde, pénible, fastidieuse, tournant, dans une ostentation un peu ridicule, le dos, au nom d’une prétendue égalité hommes-femmes, à plus de mille ans de construction linguistique. Son utilisation a du reste été judicieusement interdite dans les textes officiels et administratifs par le gouvernement d’Édouard Philippe ainsi que sanctionnée par l’Académie française. Cela suffit sans doute pour donner à ses adeptes le petit frisson de la transgression qu’ils recherchent tant, qu’ils espèrent et désirent de tout leur être, dans ce pesant et interminable conformisme de l’anticonformisme: choquer le bourgeois, voilà bien une idée blafarde et jaunie du vieux monde agonisant.
Comme tout ce qui a trait au langage, nous sommes là dans le registre du symbolique.
On doute que l’adoption de cette écriture cryptique, errant quelque part entre le javanais et le Linéaire B, et particulièrement complexe à manier pour ceux qui sont le plus en difficultés d’apprentissage ou cognitives ( mais l’idéologie de l’égalitarisme se fiche bien des inégalités réelles qu’il produit, du moment que les enfants d’une caste culturellement nantie peuvent se faire narcissiquement plaisir avec le frisson d’un progressisme de pacotille) contribue à améliorer la qualité de l’air lyonnais.
Comme tout ce qui a trait au langage, nous sommes là dans le registre du symbolique: peu importe le réel, ce qui compte c’est le message que l’on adresse, aussi illisible soit-il ou, précisément parce qu’il est illisible et, derrière lui, le spectre de l’idéologie qui remplace la souplesse et la fluidité du verbe et du parler communs: ce qui importe, c’est précisément que vous ne vous y retrouviez pas. On va leur montrer, à ces bourgeois mais aussi à ces populos lyonnais, de quel bois l’on se chauffe, nous qui sommes tellement à l’aise avec les mots, avec la culture, nous les gagnants de la mondialisation à qui rien ne fait peur… Et l’on attend avec impatience la traduction en langage inclusif du fameux Littré de la Grand’Côte, à l’usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement, rédigé en 1894 par ledit Nizier de Puitspelu sous l’égide de l’Académie du Gourguillon, ou encore la rédaction en écriture inclusive de la Plaisante sagesse lyonnaise, rédigée en 1920 par ledit Catherin Bugnard, secrétaire perpétuel de l’Académie des Pierres-Plantées… Ne faudrait-il pas même d’ailleurs tout bonnement censurer certaines de ces plaisantes et célèbres maximes populaires connues de tous les Lyonnais en raison de leur évident sexisme: «Si te montres trop ta femme et tes pécuniaux, tu risques beaucoup qu’on te les emprunte. Et pour ce qui est de les ravoir, y a des chances qu’elle te revienne plus vite qu’eux»…? Contrairement à ce qu’elle prétend être, l’écriture inclusive est un pur signe de distinction, de domination culturelle et donc d’exclusion, dans le sens bourdieusien du terme, car seul celui qui maîtrise tous les codes peut se payer le luxe de les déconstruire pour son amusement comme d’autres jouent aux mots-croisés afin de tromper leur ennui. L’écriture inclusive dit à celui qui est contraint de la subir: voyez comme je sais mieux que vous ce qu’il faut dire et penser et comment il vous faudra désormais l’exprimer!
L’écriture inclusive dit à celui qui est contraint de la subir : « voyez comme je sais mieux que vous ce qu’il faut dire et penser. »
L’écologie n’est pas le véritable sujet: ce qui importe est de façonner les esprits contre leur volonté. L’écologie, d’ailleurs, on la cherche en vain dans cette autre «décision» (qui ne pèsera pas très lourd en vérité) du nouveau Maire visant à arrêter le projet de TGV Lyon-Turin, lequel projet débarrassera pourtant enfin, après tant d’années, de nombreuses routes, cols et vallées alpines du passage des camions. Interdire, censurer, imposer, fût-ce au prix de la stupidité: voilà comment fonctionne le gauchisme punitif auquel on cherchera en vain des vertus environnementales.
La Patrouille de France, ce fleuron de l’Armée de l’Air, devait quant à elle traverser le ciel lyonnais le 13 juillet. Il n’en sera rien a-t-il encore été décidé par cette même municipalité, dans un diktat se fondant sur une prétendue précaution sanitaire, alors même que le principe d’un avion est qu’on peut le regarder passer depuis n’importe où, juste en levant la tête, depuis sa fenêtre, sans avoir besoin d’attroupements, ce qui rend son spectacle du reste assez démocratique. On imagine sans peine et avec beaucoup de compassion combien cette mesure empêchant la geste populaire et patriotique a dû être douloureuse à prendre pour le nouveau Maire… «Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit Doucet», sauf qu’il y manque toute la bienveillante et chaude rondeur empathique d’un Brassens amoureux de la langue française.
Cette volonté de « dégenrer » les pratiques hommes-femmes disparaît lorsqu’il s’agit d’adopter une action de fermeté face à la burqa de bain, pourtant « genrée ».**
Sans doute tout enthousiasmé par cette belle émulation de gauchisme rhônalpin, l’inénarrable maire de Grenoble Eric Piolle, élu grâce au même désintérêt citoyen pour ces élections en forme de mascarade (plus de 64% d’abstention…) qui, cette année, n’a pas encore alimenté l’habituel feuilleton estival des burkinis flottants en piscine municipale **, s’est lui aussi précipité avec gourmandise sur la langue française, profitant de la crise de prurit sociétaliste qui s’est emparée momentanément des sociétés occidentales post-covidiennes. L’édile a ainsi commis un tweet [sic] dans un salmigondis woke [resic]* de la plus belle facture: «Les cours d’école de nos enfants ressemblent à des parkings en bitume, brûlantes en été et trop réservées aux pratiques des garçons. La solution: débitumiser, dégenrer, vég[ét]aliser et potagiser!…». Une chose est certaine: pour être dans le potage, on y est… Là encore, si l’idée initiale consistant à améliorer la qualité de vie dans les écoles est louable, on ne peut que constater ce même goût du charcutage de la langue mais aussi cette volonté d’introduire de force un changement profond dans la construction des individus. «Dégenrer», «pratiques de garçons», qu’est-ce à dire? Est-ce à dire qu’il faudra interdire le football, les billes et les jeux énergiques, afin de rendre toute une population complètement apathique et contemplative? Ne peut-on pas au contraire y inclure davantage les petites filles qui, comme l’auteur de ces lignes, ne quittait jamais son ballon de cuir et ses boulards en plomb et qui n’aurait guère apprécié qu’on lui impose d’aller à la place planter des salades?
Sous couvert d’inclusion et d’antisexisme, cette vision révèle en réalité une conception bien archaïque des «genres». Au moins le Maire de Lyon souhaite-t-il pour sa part encourager l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais, quatre fois victorieuse de la prestigieuse Ligue des Champions…tout espoir n’étant donc pas totalement perdu de ce côté-ci (il faut dire que celui qui osera se mettre en travers de la route de Jean-Michel Aulas n’est pas encore né). On se demande du reste si cette volonté affirmée de «dégenrer» les pratiques hommes-femmes n’a pas quelque fâcheuse tendance à disparaître soudain comme neige au soleil lorsqu’il s’agit d’adopter un discours et une action de fermeté face à la burqa de bain et autres signes vestimentaires extérieurs de l’islam politique, pourtant assez «genrés» s’il en est…** Il ne faudra donc pas manquer, une fois ces guignolades finies, de dépiolliser la langue grenobloise mais aussi tous les poncifs et l’idéologie qu’elle véhicule, et au passage, de relire Roland Barthes: «La langue n’est ni réactionnaire, ni progressiste. Elle est tout simplement fasciste, car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire.». On voit bien de quel côté penche actuellement ce désir d’ «obliger à dire» lequel se double toutefois bien volontiers de l’esprit de censure.
Le spectacle des six ans à venir dans ces municipalités ne manquera pas d’être souvent amusant, il a démarré en trompette (non militaire), et l’on est toutefois tenté de dire que les électeurs n’y auront que ce qu’ils méritent… Car, comme le dit La Plaisante Sagesse Lyonnaise, «Tâche moyen de ne pas lâcher de bêtises, parce que t’auras beau courir après, t’auras de peine à les rattraper», même à la vitesse d’un TGV pour Turin.
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notes de J.-P. F.
* Les milieux franglaisants me disent que « être wole, c’est être conscient des injustices et du système d’oppression qui pèsent sur les minorités. Ce terme s’est d’abord répandu à la faveur du mouvement Black Lives Matter (apparu en 2013) » (in L’Immonde).
Je dirais plutôt : « qui pèsent sur certaines minorités (médiatiques) plus que d’autres ». Me considérant, moi-même, comme membre à part entière d’une ultra-minorité, je n’ai pas encore rencontré nombre de gens « woles » mais plus de quidams « walls », et cela dès mon plus jeune âge, dans la cour de « récré » de l’école maternelle.
** À mon point de vue — qui sera celui d’une approche de l’apparence et non de l’essence — un burkini n’est jamais qu’une combinaison de nage comme il y a des combinaisons de nage sportive de grand fond en eau de mer, ou une combinaison de plongée sous-marine, ou une combinaison de nage sportive en bassin d’eau douce qui n’est plus homologuée de nos jours.
Curieuse époque qui attache plus d’importance (négative) à ceux qui restent plus ou moins vêtus en se baignant qu’à ceux qui se dénudent plus ou moins intégralement en public. Attitude paradoxale, finalement des plus logiques dans un monde où tout est inversé, et le bon-sens en premier.
Entre une sportive, d’un pays hystériquement machiste, vêtue d’un survêtement et d’un « voile islamique » (qui n’est jamais qu’un fichu que nos mères ou grands-mères portaient encore il n’y a pas si longtemps – les hommes portant souvent des couvre-chefs : chapeaux, casquettes, bérets, bonnets – parce que c’était la norme sociale d’alors) ou une femme qui se baigne en burkini (ce n’est pas connaître comment se baignaient encore – en quelles tenues – les femmes et les hommes au XIXe siècle et toute la première moitié du XXe siècle, car telle était alors la morale courante et la norme commune), et une femme contrainte de vivre cachée, terrée, enfermée et exclue de toute vie sociale, le choix me paraît évident pour toute personne raisonnant en terme de vrai progrès et de compassion.
Seuls les laïcards (ceux-là mêmes qui vont détruire des croix chrétiennes sur des sommets montagneux) bien aidés par les xénophobes étroits sont les moins tolérants sur le sujet, ainsi que les fausses féministes à la Fémen. Sans aucun compromis et finalement totalement bornés.
On pourrait développer le même genre de critique sur le champ des libertés d’opinion et d’expression, d’ailleurs.
Enfin, sur le fond, je ne perçois pas grande différence entre des femmes qui ont un foulard sur la tête et des hommes et des femmes qui se cachent le bas du visage avec un masque. Que l’un soit islamique, que l’autre soit sanitaire ne change pas grand chose à l’affaire. Tout ça n’est jamais question que de croyance et de morale pour l’une et de croyance et de grégarité obéissante pour l’autre. Docilité dans les deux cas et conformisme au milieu ambiant dominant.
Il est ainsi faux d’avancer qu’il y ait un consensus scientifique sur l’utilité en général et en particulier (présente) d’un masque sanitaire. Ce que protègent avant tout les masques, c’est la responsabilité gouvernementale (tardive) et le petit plaisir policier de notre « aristocratie bourgeoise » de pouvoir nous mener par le bout d’un nez présentement masqué.
Ils tâtent le terrain, jusqu’où peuvent-ils aller sans trop de problèmes. En attendant de nous imposer un vaccin. Une puce, une nanopuce, comme pour les animaux. Ou « mieux » encore. Mais, pas pour moi ; merci sans façon!
Attention Gilet Jaune !

