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FLAVIE FLAMENT S’APPELLE REVIENT  – OU : PSYCHOPATHOLOGIE D’UNE ÉPOQUE DÉLABRÉE

18 novembre 2019

À l’ânesse qui brait.

Poupinette Lecanu. Poupie pas nette. Drôle de phénomène.

Parfait archétype de la femina vulgaris – ou de la Femen vulgaris, tout en sachant qu’en latin femen ne signifie pas « femme », mais « cuisse, fémur » (ce qui veut dire la même chose ajouteront les machos) – inépuisable source à ragots pipole, c’est donc le grand retour de notre Poupette Lecanu nationale, à la télé (sur M6, là où elle a été lancée toute jeunesse dans le bouillon des media audio-visuels) et par là même dans les gazettes et émissions télévisuelles ou radiophoniques tant à scandales que pseudo-sérieuses. De nos jours, il est bien difficile de différencier les unes des autres.

Pourquoi en parler me direz-vous ? Mais justement parce que que ce personnage médiocre et malfaisant, qui fait partie des affidés et autres auxiliaires ou larbins de la caste financiéro-médiatoco-politique, réunit en elle – sociologiquement, linguistiquement, psychologiquement – toutes les dérives consanguines et tares dégénératives d’une maffia mondialiste dominante menteuse, vulgaire, folle et cynique.

La championne du vulgaire

Il y a quelques jours déjà, je vous ai parlé du degré de décrépitude « intellectuelle » atteint par la Flavie Flament qui a une véritable prédilection pour la vulgarité (assumée, revendiquée, répétitive) associée à la bêtise crasse et haineuse, derrière des apparences médiatiques doucereuses avec sa voix de gentille ado, et un goût patent pour le mensonge érigé en mode de vie et d’expression. Depuis, je suis tombé sur un article pipole d’un certain Jean-Christian Hay, paru le 25 septembre dernier dans Gala et titré Flavie Flament poste une photo osée qui choque les internautes, elle leur répond – Un grand cri d’amour.

Que peut-on en dire ? Qu’elle s’enfonce indéniablement dans la nullité et l’absence de tout bon sens, de tout esprit de réflexion et de mesure. Lisons le journaleux :

Pour avoir posté sur Instagram un dessin humoristique où l’on voyait un homme jongler avec son sexe, Flavie Flament s’est attirée de nombreuses critiques. L’animatrice a répondu en manifestant son ras-le-bol vis-à-vis d’un certain puritanisme ambiant.

Il est vérifié et public qu’elle s’y connaît en vulgarité tous azimuts, ses deux livres Les Chardons et La Consolation en sont même truffés. Mais, plus encore que la vulgarité, c’est sa manière qui ignore toute retenue, et sans pudeur pour elle-même, qu’elle aime à étaler ; versant même dans le grotesque ou le mensonge manifeste, sans une once de talent littéraire ; tout cru si l’on peut dire. Et dans un exhibitionnisme bas et mesquin. Le même qui se complaît à étaler son personnage en photos pipole, certes plus rares et plus vêtues qu’il y a quelques années. Car la roue tourne, pour elle comme pour tout le monde. En attendant, il y a de la thune à s’exhiber, à gagner grosse monnaie sans effort. À se vendre.

Ce qui semble assuré est qu’elle a tout compris de notre époque ; et qu’en fidèle imitatrice des carences de notre temps, elle ne saurait faire partie des décriés divers. Ainsi ne saurait-elle être atteinte du dernier mal à la mode dénoncé aux chaires du conformisme bourgeois ambiant « déjanté » (comme on disait autrefois). Je veux nommer le « caca-shaming », anglicisme propre à redorer le blason (s’imagine-t-elle) de la niaiserie réactionnaire ambiante véhiculée par les plus zélés « progressistes » du Capital. En un mot : les bobos.

Mais le « caca-shaming » qu’est-ce ? Le « caca-humiliant », comme il y a le « public shaming », l’humiliation publique. Curieuse expression. Moi aussi j’ignorais tout de ce que recouvrait ce curieux « concept » avant d’entendre ce qu’en pensait l’un des humoristes d’Internet : Grégory Tabibian.

Il paraît qu’il s’agit d’une forme d’oppression (si, si) qui toucherait les femmes. C’est un certain Nicholas Haslam, professeur de psychologie à l’Université de Melbourne qui en a fait son cheval de bataille ; et qui dénonce « les valeurs traditionnelles que l’on associe à la notion de « féminité », si souvent définie – et meurtrie [sic] – par le patriarcat. La femme serait synonyme de « pureté » et de tout ce qui lui est relatif en matière d’hygiène et de civilité ». Autrement dit, LA Femme subirait l’oppression du « patriarcacat » qui lui interdirait de s’exprimer en toute liberté vis-à-vis de son « animalanalité ». Il faudra remonter au moins à l’amour courtois pour en voir les premières formes d’expression, non ?

Moi qui ai lu les « œuvres complètes » de Flavie Flament, la reine des scatophiles, je puis affirmer, sans crainte de me tromper, que Flavie Flament est complètement étrangère à ce type d’oppression (sic). Il faut lire la manière délicate dont elle évoque ses dimanches après-midi d’après gigot familial, les fèces aériennes de Lulu la mouette, ou le maelström mêlant sang et excréments de sa fantasmagorie de viol (voir, sur ce blog « Le Quichotte », plusieurs articles précédents).

Un trouble m’habite

Mais que nous dit encore notre journaleux Jean-Christian Hay, de chez Gala ? Que nous dit ce gars-là… ici ; que nous dit ce gars-ci, par là, en son jargon en glacis :

Ses followers [sic], d’habitude sous le charme, lui ont alors très vite ôté toute envie de plaisanter en s’offusquant d’un tel dessin. « Un peu vulgaire pour une femme comme vous », « très douteux », « ça va pas la tête ou quoi ?! » peut-on en effet lire parmi les commentaires.

J’aime beaucoup le «pour une femme comme vous » qui révèle un certain talent de duplicité, une certaine capacité à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas ; pauvres illusions d’auditeur ou d’auditrice.  « Sainte Flavie, priez pour nous ! »

Dans un long message paru depuis sur Instagram intitulé La bistouquette de la discorde, vantant les vertus d’un « gif [sic] des formidables Mzzyk et Moriceau », auteur du chef-d’œuvre, elle ne répond pas aux personnes qui lui disent que son fameux « combat » contre le viol et son personnage public peuvent difficilement s’accorder avec une certaine gaudriole trop gauloise, ou une sexualité trop prise à la légère.

Mais son égoïsme profond et pathologique qui transpire, son conformisme, sa pensée hédoniste simpliste, sa vie dans l’instant, son manque de carrure, la rendent parfaitement incapable de s’élever au-dessus des pâquerettes de la plus petite dimension (voir ce que j’en dis dans de précédents articles). Chez elle tout se vaut : pousser au très probable assassinat de David Hamilton, ou exhiber le dessin (médiocre par ailleurs) d’un phallus. Il n’y a pas de différence, du moment qu’elle en jouit. Marques profondes de sa pensée perverse.

Je conseille d’ailleurs aux curieux de lire sa description du sexe de David Hamilton, qu’elle n’a jamais connu que dans ses phantasmes, pour se rendre compte du mépris qu’elle a, de fait, pour les hommes – je veux parler des mâles (et des gérontes en particulier). Les mâles, elle les collectionne, c’est le grand bonheur, comme elle le dit à chaque fois… Puis-je suggérer, qu’à chaque fois, c’est une nouvelle bite d’amarrage à découvrir ? Puis elle les lâche, car finalement elle n’aime pas être amarrée et la marée ne dure qu’un temps, et au final : « tous des salauds, sauf papy et papa ; et mes deux fistons chéris » (cela aussi, toujours sur ce blog, j’en ai déjà parlé).

« Ce que vous avez vécu pèse-t-il dans vos rapports aux hommes ? » questionne un journaliste (voir les développements plus bas). Poupette ne répond pas vraiment, mais laisse bien entendre que, hormis pour l’usage qu’elle fait de leur appareil génital propice à lui donner du plaisir ou à l’engrosser à l’occasion, ces derniers sont des inutiles et des nuisibles, de rapides fardeaux à traîner. En cela elle est à la pointe du féminisme le plus progressiste – étant entendu, qu’en ces temps d’inversion du réel, des valeurs et du langage devenu proprement orwellien, « progressiste » veut dire : rétrograde, raciste et étriqué (sic).

Au fond d’elle-même, cette femme (cette femme légère) n’a évidemment aucun sens du tragique et du réel profond ; ce qui fait que la description de son « viol » est tout simplement grotesque et vulgaire (comme elle) et partant, improbable. En totale opposition avec le personnage de David Hamilton.

Et c’est bien ça le pire, de constater que celle qui fut bonifiée par l’image, au-delà de son extériorité plastique, est si médiocre et n’arrive pas à la cheville de l’artiste qui l’a photographiée. Malentendu artistique rédhibitoire. Qui est assez courant d’ailleurs. Plus d’un poète (s’il en reste) confirmera.

Pour une simple histoire de bistouquette joyeuse

Mais poursuivons. Elle nous explique : j’ai posté ce fameux dessin d’homme en train de faire plusieurs choses en même temps « pour illustrer le jonglage et l’équilibre instable de ma vie en ce moment avec l’Atelier [son émission de télé qui vient de débuter] et mes émissions de radio ». Et nous recrache un salmigondis de lieux-communs saupoudrés d’informations propagandistes standardisées ; et s’indigne :

Qu’est-ce qui peut bien donner autant de pouvoir à une petite bistouquette joyeuse qui fait tourner une assiette ? […] dans un pays ou cent-neuf femmes ont été assassinées par leur conjoint depuis janvier [soit environ : 0,000001 % de la population française ; sans oublier les femmes qui ont assassiné leurs conjoints, c’est ça aussi le « progrès » ; statistique non disponible, tiens donc ! mais là c’est sans doute pour la bonne cause], dans un monde où des hommes, des femmes, des enfants périssent à quelques kilomètres seulement de terres inhospitalières [on peut les accueillir, mais pas chez moi, je n’ai pas la place à cause du piano, comme disait Desproges], où l’on craint de vieillir, d’être malade, d’être quitté, de perdre son travail, de ne pas en retrouver , de manquer d’air, d’être oublié, de s’oublier… Dans ce pays où l’on ouvre enfin les yeux sur les violences sexuelles faites aux enfants, mais où les mots « bombe », « attentats », « morts » choquent moins que « vagin », « capote » et « baiser » […] Rions, bon sang ! Rions et aimons-nous tant qu’il est encore temps.

Mais elle ne semble justement pas comprendre que dénoncer les violences sexuelles publiquement (réelles ou fantasmées) s’accorde mal avec l’exhibition du dessin d’une « bistouquette joyeuse » comme elle dit, mais aussi d’homme dans une position pas vraiment avantageuse. Ici, je ne fais pas un constat de morale, mais un constat de vraisemblance ou de véracité. D’ailleurs, en règle générale semble-t-il, une femme qui a été violée (en particulier dans sa jeunesse) a souvent beaucoup de mal à récupérer une sexualité dite normale et à se montrer publiquement très libérée quand il s’agit d’évoquer le sexe.

Personnellement, lorsque j’ai lu (et même relu) Les Chardons et surtout La Consolation j’ai eu la sensation (parmi d’autres) que ses livres étaient le résultat d’une sorte de plaisir malsain à étaler du sexe et de la vulgarité à longueur de pages, mais en s’accordant toujours le beau rôle et l’excuse de la victime. Rien n’y est jamais de sa faute. Ceci est d’autant plus remarquable qu’il est familialement avéré (mère, frères, cousins dixerunt) qu’elle fabule largement.

Ce que je veux dire est que le sexe semble être finalement l’une de ses grandes préoccupations. Pour évoquer ses jongleries audio-visuelles à elle, elle les rapporte à un mâle jonglant avec ses cinq membres à lui. Entre misandrie, androphobie et culte du phallus, on ne sait quoi y voir. Je renvoie ici à deux chapitres de son « oeuvre » où elle nous exhibe son « empalement » sur une zézette, dont une où elle n’aurait pas fait exprès. Victime de sa naïveté !

Sa bistouquette (enfin, celle qu’elle s’est appropriée) n’est pas si innocente que cela. Je dirai même (c’est une certitude) qu’elle est le symbole de sa « réussite », si tant est que l’on puisse parler de réussite pour un membre (sic) de la pseudo-culture au sein des media. Contrairement à sa manière et à son habitude de se poser en victime, fumisterie malsaine, cet élément du décor représente exactement son succès fait d’un mélange justement de sexe et de séduction depuis le début de son adolescence. Tout à l’opposé d’une sainte Nitouche et vierge effarouchée.

On sait trop bien de quoi est fait ce panier de crabes (mes excuses aux crabes), ce marigot infesté de serpents d’eau de la presse papier (destinée aux jeunes en l’occurrence, OK ! Magazine, pour être précis), ce bayou germanopratin empli d’alligators de l’audio-visuel de divertissement ou de pseudo-culture (celui qui, par ses potes, fit de Poupette, la « fameuse » « petite fiancée de TF1 »). Milieu où tout le monde se bouffe, se cocufie, s’interchange, s’adore ou se hait ; mais qui réagit tribalement si l’un de ses membres est attaqué ou contesté de l’extérieur, ou prétendument victime d’un étranger au milieu, comme dans cette pitoyable Affaire Flavie Flament.

La ligue du Lol : MDR !

Notule préliminaire à destination de tous ceux qui, comme moi, ne sont pas toujours bien versés en obsessions acronymiques, expressions anglaises, jargoneries franglaises d’Internet et autres esséméssades, « Lol » reprend l’expression anglaise : « Laughing out loud », généralement rendu en français par : « riant à voix haute ». À rapprocher de MDR : mort de rire.

Je voudrais ici en profiter pour dire quelques mots de ce milieu minable de journaleux et autres médiateux. Milieu sans aucun sérieux. D’arrivistes notoires généralement sans morale aucune et assoiffés de pognon et d’hédonisme facile. Au mieux de « gentils animateurs », au pire des propagandistes et affidés déchaînés de l’oligarchie dominante. Et vrais requins quand ils détiennent quelque pouvoir. Le pouvoir en particulier de faire chuter de jeunes confrères ou consœurs.

C’est, par exemple, cette triste histoire de ladite informelle « Ligue du Lol » qui a sévi plusieurs années sur Fesses de bouc, comme on dit, Facebook : cette officine à espionner les internautes. Ce groupe formé d’une quarantaine de personnes dont la plupart, gauchistes reconvertis, avaient des postes de petits ou grands chefs dans la publicité, la « communication » – la si mal nommée – et la presse dite de gauche du genre Libération, feuille de chou passée du gauchisme militant au néo-conservatisme mondialiste également militant, assaisonné de sociétalisme à la sauce de toutes les perversions de mœurs imaginables.

Cette bande, aujourd’hui repérée, bien au-delà d’un simple bizutage anodin, pratiquait (généralement en groupe et sur Internet) le harcèlement, la manipulation, la critique systématique, l’attaque ad hominem sans aucune retenue, à l’encontre de préférence, de gens en situation fragile : apprentis journalistes ou autres pigistes, non sans recours à des propos qu’ils étaient les premiers à dénoncer dans leurs torchons. Enfin je veux parler de l’antienne habituelle : facho, nazi, raciste, populiste, etc. Ce qu’ils faisaient en douce, c’était ni plus ni moins que des ardiçonneries hargneuses et haineuses, mais dans le plus grand anonymat. Lâches jusqu’à expédier, aux victimes qu’ils harcelaient, leur prose ou leurs montages photos humiliants depuis des opérateurs Internet étrangers.

Ce qui a perdu ces commissaires politiques pervers possédés d’un sentiment d’impunité propre à tout ce milieu médiatique : la bêtise crasse, la méchanceté gratuite. Et la contestation de quelques tabous. Tout en vantant publiquement à l’occasion, toutes les extravagances LGBT et déraisons féministes, ils eurent le tort de s’attaquer d’une manière privée mais concertée à ces mêmes milieux sans nuance, ni second degré. Pratiquants du double discours hypocrite.

Littérature bidon et à l’estomac

Hypocrisie, double discours. Esbroufe. Mensonges avérés ou silences complices. Report sur les autres de ses propres tares. C’est dire si cette forme de mentalité décadente s’accorde si bien a ce nouveau et curieux genre littéraire qui consiste à tomber dans la fausse autobiographie et le roman familial destructeur et pervers. Ses lecteurs se trouvent alors confrontés, comme devant les informations médiatiques dominantes habituelles, à perdre toute notion du vrai et du faux, du patent et du caché ; devant l’impossibilité de faire la part des choses, de saisir ce qui relève du témoignage et du document, de ce qui relève du roman ou de l’inventé (dans le genre émotionnel aguicheur et vendeur). Faisant appel avant tout, comme les media dominants, à la simple émotion sans recul et à chaud, s’identifiant aux préjugés les plus catégoriques et les moins pensés des uns et des autres, annihilant toute réflexion critique, tout simple bon sens ordinaire.

Ces temps derniers on en connaît deux exemples. Le livre (Orléans) de Yann Moix le haineux (il suffit de voir sa tête « épanouie ») contre sa famille qui, semble-t-il, a réussi à inverser les rôles entre lui et son frère. (voir, ici encore, un précédent article du blog « Le Quichotte »). Et le livre (La part du fils) de Jean-Luc Coatalem. La « quête d’un grand-père arrêté pour des faits de résistance » « titre la presse unanime » (selon l’expression consacrée). Or, le grand-père a bien été arrêté en 1943, déporté, et est mort malade en déportation, non pour fait de Résistance, mais suite à une dénonciation d’un employé qu’il avait licencié et qui l’a accusé sans doute gratuitement et par pure vengeance de tenir des propos anti-allemands. Il faut savoir que Camille Coatalem, le grand-père, était responsable du personnel et chef comptable d’une sous-division des Chantiers de Bretagne pour le compte de l’Organisation allemande Todt qui relève de ce que certains historiens nomment la « collaboration économique ». C’est elle qui a farci, par exemple, toutes les côtes et les ports atlantiques de blockhaus.

Mais je laisse ici la parole à Pascale Mottura qui, dans un article paru sur le site Internet Agora Vox le 27 octobre dernier, et intitulé La part du fils, pour les nuls, résume bien le propos en ses tenants et aboutissants ; il pourrait être appliqué, en son domaine, intégralement aux « ouvrages » de Poupette Lecanu :

Le fond et la forme de cet ouvrage ambigu offrent matière à discussion. La forme est bizarre : roman familial écrit à la manière d’un récit biographique mâtiné de séquences autobiographiques. Quel est ce genre littéraire que l’on peine à circonscrire ? Le fond est contestable car l’auteur brouille à dessein les traces historiques.

Plus largement ce cas interroge sur la manière dont le faux peut être validé et diffusé, parfois en toute bonne foi, par les médias et les institutions. Alors contre les faits alternatifs et la post-vérité [sic] : le devoir de mémoire ! […]

« Est-ce que la vérité c’est l’exactitude ou est-ce que c’est l’émotion que vous ressentez par rapport à un fait? » demande Jean-Luc Coatalem (profession journaliste, par ailleurs) sur le plateau de LGL [La Grande Librairie, France 5]. Eh bien c’est exactement la définition de la post-vérité : « post-truth », en anglais, fut le mot de l’année 2016, selon l’Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence sur l’opinion publique que ceux qui font appel à l’émotion ou aux croyances personnelles ». !

Deux autres exemples en sont Les Chardons et La Consolation de Flament. (Flament, tiens, au fait pourquoi après son divorce n’a-t-elle pas repris son « nom de jeune fille » ? Parce que le nom familial est un patronyme ? Parce qu’elle ne voudrait pas le remplacer par celui de sa mère, bien qu’il ait été celui de son grand-père maternel ? Misère).

Dans ce domaine, je me demande si un grand précurseur de cette forme propre à émotionner les faits vus, entendus, lus par les anonymes ne revient pas à Roger Gicquel dont Coluche disait : « Roger Gicquel… toute la misère du monde ; lorsqu’il tombe un avion dans le monde, c’est sur les pompes à Roger Gicquel ». Un mêlisme voulu d’information et de commentaire émotionnel qui biaise les faits objectifs et formate l’opinion dans les limites assez souvent irrationnelles du sensationnel. Qui, parmi les gens d’un certain âge, ne se souvient de son : « La France a peur », avec la tête adéquate, ouvrant l’un de ses journaux télévisés. Il faut dire que Gicquel a commencé par être acteur.

Mais poursuivons avec notre exemple « littéraire ». Notons le métier (si c’en est un encore) de l’auteur : journaliste, comme par hasard. Notons l’année 2016, celle de la mort de David Hamilton. Mort de la Raison au profit de l’émotion irraisonnée, de l’instant sans recul, à chaud. À partir d’images dont le commentaire lui-même peut être manipulateur, faux, pure invention ou inversion du réel, en toute impunité. C’est là le centre du jeu des propagandes aujourd’hui comme hier (et bien moins que demain, je le crains). Avec la puissance énorme des media audio-visuels et instantanés surtout. Y compris parfois des « bons » qui navigeant sur Internet.

Et c’est ainsi, comme le dit Pascale Mottura, que de « la  quête d’un grand-père arrêté pour des faits de résistance » qui est déjà une contre-vérité manifeste, les media arrivent à écrire : « Mon grand-père, ce héros » (Elle), ou à évoquer ce « glorieux grand-père », ou « grand-père Résistant » (cf. France Culture, La Dispute, 26 septembre), ce qu’il n’a jamais été. De même en est-il à la télévision qui conforte répétitivement la fausse vérité.

Voilà encore un exemple de la manière dont, à notre époque, se forment, se développent, s’entretiennent les mythes et légendes. Et ceci d’autant plus facilement que les media se copient, se pillent, ne cherchent même plus à vérifier leurs sources (une ou deux agences de presse de plus en plus improbables, une première amorce suffisent), sur un fond déconcertant d’unanimisme totalitaire, alors que le journalisme d’investigation et d’opinion sont quasi morts. Ou s’achèvent en bobards de presse à scandale, y compris parmi les titres anciennement prestigieux ou différenciables.

Certitudes médiatiques et air du temps

L’opinion publique n’est jamais que l’opinion de ceux qui ont pignon sur rue. Ainsi en est-t-il avec le feuilleton Poupette qui est réenclenché avec le retour de cette dernière à la télévision. Mais un feuilleton qui fait du surplace. On me signale que l’on parle encore d’elle sur les ondes, en des termes imperturbables et toujours sur le même sujet où son pseudo-viol par David Hamilton est érigé en vérité religieuse. En dogme établi, en mythe circonscrit. Un exemple : Catherine Ceylac, Europe 1, dimanche 27 octobre, 16 h 52 : « Tout le monde sait que Flavie Flament a été violée par un célèbre photographe… ». Le « tout le monde » est « merveilleux » !

C’est la Justice qui l’a établi ? Non c’est Flavie, Ardisson et toute la clique des médiatiques ! Au fait, savez-vous que, tant que l’on a pas été jugé et condamné, on demeure « présumé innocent », et que l’on ne juge pas les morts, en 2019, comme c’est arrivé quelquefois au Moyen-âge, qui ne rechignait pas non plus à juger des animaux ? Savez-vous même que quelqu’un qui a reconnu des crimes, mais est mort avant d’avoir été jugé, n’est pas condamnable ? La mort éteint tout, car la mort est un tout, est le tout.

Non madame Ceylac, journaleuse, tout le monde sait que Flavie Flament a prétendu avoir été violée par David Hamilton. À ce que je sache La Consolation ou les propos oraux de Flavie Flament ne sont pas en soi paroles d’évangile. À moins de décréter (ce qui semble être quasiment la nouvelle norme dominante) que la caste finalement bien unie des médiatiques incarne la Vérité et qu’ils seraient d’ailleurs les seuls à en posséder les clefs. Mais il faut savoir que ce genre de « vérité » n’est pas nouvelle, il fut celle autrefois – par exemple – de la totalitaire et dictatoriale Pravda (« Vérité » en russe, quel cynisme !). Pravda, ce qui est prouvé, approuvé, éprouvé.

Mais de plus en plus de gens l’ont compris, malheureusement ils se laissent encore abuser sur certains thèmes, car il est bien couru que pour une masse de gens David Hamilton était, de nos jours, prédestiné à faire un coupable parfait, idéal. Hystérie féministe dominante oblige. Brebis galeuse -coupable ou non peu importe – à livrer en holocauste aux déités féministes desdites bonnes mœurs. Bouc émissaire offert à la déesse Femen.

On est une fois encore en plein délire. Cela me fait penser à toutes ces vérités intangibles et éternelles qui le temps passant, mais souvent bien longtemps après ou jamais finalement, continuent de fleurir et de perdurer au gré de l’Histoire grande ou petite, et en tous domaines. Néron (pourtant amoureux des beaux-arts) a fait brûler Rome ; Einstein (plagiaire de Poincaré) a découvert tout seul comme un grand la théorie de la relativité restreinte ; des hommes (aux défauts de studio repérables près) ont marché sur la Lune ; Molière (qui doit quasiment tout à Corneille) est l’auteur de grandes pièces classiques ; le Tribunal militaire de Nuremberg (qui n’était aucunement chargé d’apporter des preuves) a produit un jugement incontestable… David Hamilton a violé Flavie Flament et quelques autres.

La répétition, la plus énorme de préférence, fait loi, et chaque fois que nécessaire : l’obligation de croire à un mythe ou à un autre entre dans la loi, ou ce qui est convenu de répéter en autant de perroquets. C’est le vieux principe aussi de la rumeur (bruits de couloirs, on-dit de quartier, bobards de guerre) qui a été démonté par divers auteurs. Par ignorance, paresse intellectuelle, esprit grégaire, c’est le pari de Pascal : la croyance par intérêt hors de toute idée de raison. Ou encore la croyance par mimétisme : Mettez-vous à genoux, et priez ; et bientôt vous croirez.

Des monuments aux mortes ?

Quand j’emploie le mot « hystérie féministe », je pourrais dire également « féminisme hystérique » (et victimaire), les expressions ne sont pas trop fortes et outrées. Aucune exagération, malheureusement ! Un exemple en passant, lorsque des « féministes » en sont réduites (chaque jour un nouveau « scandale »?) à dénoncer le fait qu’il y a trop d’animaux mâles dans les muséums d’histoire naturelle et à en imputer la cause première à la domination multiséculaire des mâles! Enfin, il ne faut pas remonter trop haut quand même, car je crois que le matriarcat se retrouve dès le néolithique, et encore marginalement de nos jours dans diverses sociétés (en certaines sociétés tribales ou même au fond des mentalités et des pratiques bretonnes – pour ne citer quelles – du moins c’est ce qui se dit chez les anthropologues).

Comme l’écrit, non sans humour, Jany Leroy (cf. Il y a trop d’animaux mâles dans les muséums d’histoire naturelle. Des féministes dénoncent le scandale – in Boulevard Voltaire du 24 octobre dernier) :

Les animaux mâles sont surreprésentés. Et voilà le travail. Ah, elle est jolie, la culture occidentale ! […] Une équipe de chercheurs a analysé 2,5 millions de spécimens provenant des cinq plus grands muséums européens. Le constat est sans appel. Le mâle domine. Seulement 40 % des oiseaux sont des femelles.

48 % de dames mammifères souffrent en silence d’un déséquilibre induit par des professionnels de muséums engoncés dans des stéréotypes abominables. Certains passereaux – disons des passerelles – ne sont que 9,7 %. Chauves-souris 9,9 %, gobe-mouches noirs 11,5 %. Racistes, en plus ! Et nous ne parlerons pas d’une absence totale de dinosaure « trans ». […]

2,5 millions de spécimens examinés pour voir si « les préjugés de genre dans le milieu scientifique où il y a une surreprésentation de chercheurs hommes blancs haut gradés se retrouvaient dans les collections des musées », a déclaré [sans rire et en vraie tête chercheuse] Nathalie Cooper, en charge de l’expédition. […]

Miss Nathalie Cooper apporte la note humoristique finale en reconnaissant que la sélection de genre résulte parfois du comportement du mâle qui se précipite dans les filets des piégeurs tandis que son épouse « garde les chevaux ». Le biais de l’étude s’agrandit. Madame n’est pas dans le musée parce que monsieur est monté au front. La surreprésentation masculine sur les monuments aux morts des humains sera abordée ultérieurement.

Sans oublier que les parures masculines, faites pour séduire ces dames – les salopards – sont susceptibles de plus attirer l’œil des taxidermistes que les plumages et robes, souvent plus ternes et moins chatoyantes, des femelles.

On pourrait dire que la surreprésentation écrasante des mâles sur les monuments aux « morts pour la Patrie » n’a d’égale que la bêtise d’un certain féminisme castrateur, pour ne pas dire émasculateur, qui doit même – dans un retour de bâton, toujours ce fameux bâton – maintenant subir les assauts (tous sportifs) de « transgenres » et plus précisément de mâles « féminisés » en football, cyclisme, etc. ou plus drôle encore dans les dites « sports de combat ». Et non ! que ça plaise ou pas, en moyenne et à quelques exceptions près, la femme n’aura jamais la force, la puissance physique de l’homme ; sauf à jouer de dopage, et encore ; c’est inscrit dans ses gènes, sa morphologie, ses hormones largement sexuées. C’est un fait objectif, un fait de Nature qui ne doit pas grand chose à la Culture humaine. À moins qu’une certaine « bio-technologie » ne mette à mal cette réalité incontestable et prouvée scientifiquement.

Rabâchage insipide et assommant ?

Nihil novi sub Solis. En page 1 du Charivari – cinquième année, N° 5, du samedi 5 janvier 1839, on trouve cette sentence qui n’a pas d’âge et qui est parfaitement applicable à notre époque :

Il existe un axiome qui dit qu’un mot spirituel trop souvent répété finit par devenir insipide, assommant. Que sera-ce donc lorsqu’il s’agit du rabâchage indéfini d’une bêtise !

Sous ce rapport, les complimentailleurs officiels ne craignent pas de mettre nos nerfs et nos oreilles à une rude épreuve. Jamais on n’ouït troubadours plus asphyxiants et plus monotones.

Et j’ajoute : qui transgresse les radotages officiels et/ou médiatiques, tant les fausses que les vraies demi-vérités frelatées et discutables, n’est pas recevable dans nos sociétés basées sur le conformisme et la dialectique binaire en toc (vrai ou faux, bien ou mal).

Si j’affirme que David Hamilton est innocent (ce qu’il restera toujours puisque son casier judiciaire est vierge), combien diront que je soutiens un pédophile criminel, voire que je suis moi-même un pédophile ; si j’affirme que Le Journal d’Anne Frank a été écrit à l’aide d’un stylo dont l’encre n’est apparue qu’un peu après la Seconde guerre mondiale, on me dira que je suis « antisémite », si je dis que jamais personne n’a marché sur la Lune, on me fera « complotiste ».

L’hagiographie en tous domaines est tellement préférable, confortable, confortante, pour la majorité des petits-hommes ; par contre l’abattage des fausses certitudes demande effort et ténacité, courage. C’est ce qui fait la force des demi-vérités, mensonges et catéchismes rabâchés des religions (je mets aussi dans les religions certains credos scientifiques ou prétendument scientifiques). Le nombre donne tout poids autant au faux qu’au vrai. Voilà le premier problème. La grégarité, le grégarisme profond de la plupart des hommes fait le reste. Ne pas déroger, ne pas s’écarter du droit chemin, ne pas laisser dépasser sa tête…

La Raison est démunie, l’énormité fait loi. L’absurde, le loup garou est efficient. Efficace pour rayer les « déviants » d’aujourd’hui, éveilleurs de demain.

Dans le genre conformiste et convenu, sans nulle ombre d’inattendu, il suffit de lire le dernier entretien commis par Flavie Flament (article paru le 26/10/2019, six pages avec photographies  : Flavie Flament : « J’en ai terminé avec les relations toxiques ») pour le compte de Paris-Match – « le poids des mots, le choc des photos » – où elle répond à un certain Ghislain Loustalot qui commence son papier en fanfare en déclarant : « Trois ans après la publication du livre qui lui a sauvé la vie [sic], Flavie Flament connaît à nouveau le bonheur et revient à la télévision ». Ou encore en ajoutant : « Ses plus jolis sourires, elle les réserve à son fils. ‘Devant l’objectif d’Antoine, je suis vraie. C’est magique. Cela répare quelque chose…‘, confie Flavie. »

Petite remarque à ce sujet. Que penser d’un fils aîné apparemment tout aimant et prévenant, Antoine, qui semble photographier tant et plus sa maman, qui ne s’en lasse pas ? Ou encore de photos prises par d’autres personnes où elle pourrait être fausse ! Verbiage d’une poseuse.

Sérieusement, quelle déraison, quelle niaiserie. Donc son livre lui aurait sauvé la vie ? Et celle de David Hamiton, qu’est-elle devenue ? C’est le principe des vases communicants : je te pousse à la mort pour que je puisse mieux survive ! On va bientôt invoquer la légitime défense ! Je suppose aussi que la preuve du bonheur retrouvé est lié au fait qu’elle revient à la télévision.

Que raconte-elle encore ? Toujours les mêmes patenôtres et sornettes en égérie tordue, sans honte ni vergogne, d’une cause, par ailleurs juste, mais qui n’est pas la sienne :

Ecrire “La consolation” m’a libérée. Je suis enfin “en vérité” avec tout le monde. Des femmes et des hommes se sont approprié mon histoire [c’est bien ça le malheur!], mon engagement [ça ne t’a pas coûté grand-chose étant une médiatique et on n’a vu comment ça s’est passé, lamentablement, ignoblement passé]. Je reçois de nombreux témoignages de gens qui me disent : “Je peux enfin agir, je suis allé au commissariat, j’ai porté plainte.” Certaines personnes viennent spontanément vers moi. Nous n’avons pas grand-chose à nous dire pour nous comprendre, nous nous serrons fort dans les bras et, soudain, j’entends : “Moi aussi…”

Poupette, il va falloir un jour arrêter de raconter tes salades, de radoter sur des conneries, des mensonges, des idées fausses que t‘ont inculquées tes gourous. Et il vaudrait mieux que tu te poses la question de tes apparents syndromes cérébraux qui expliqueraient non pas ton viol prétendu mais tes carences mentales, tes délires, tes folies.

Tu ne feras croire à personne de sensé et de raisonnable (mais non pas aux gens qui ont subi et été malmenés par la vie, qui plus est en cette époque brumeuse où il est de bon ton d’accuser les mâles de tous les maux terrestres et errements humains) que tu puisses avoir été violée à l’âge de treize/quatorze ans, puis d’avoir rangé au placard et dans l’oubli tes déboires, tout en continuant à exposer et te servir des photos de ton prétendu violeur. Y compris aujourd’hui encore.

Il est impossible d’oublier un viol qui aurait été subi à cet âge. Au contraire, toutes les personnes violées s’en souviennent trop bien et en souffrent constamment. Pas de répit… Tu fabules. Tu fabules avec dix , vingt ans de retard sur les pseudo-violé(e)s des contrées nord-américaines, plus généralement anglo-saxonnes, ou nordiques. On sait trop, on connaît trop là-bas le mal que les théories pseudo-scientifiques freudo-dogmatiques ont fait sur les malades mentaux, dans les familles, etc.

*

Oui, il arrive que des souvenirs, des morceaux de mémoire resurgissent dans un contexte particulier, ou au moment les plus incongrus ou inattendus, mais pas de ce type et pas de cette époque de la vie (mais essentiellement de la petite enfance, ou d’un fait marginal), avec les limites que la mémoire met plusieurs années à se former, puis à se transformer (car la mémoire évolue sans cesse et se travaille, s’entretient). Bien avant la puberté. Quand la mémoire n’est pas tout simplement la réécriture d’un fait (vrai ou faux) qui nous a été raconté tout enfant, ou sur notre enfance. Ou même sur une époque où nous n’étions pas encore au monde.

Les psycho-thérapeutes sérieux accordent peu de crédit à ladite « mémoire traumatique » ou au « traumatisme mémoriel », pour la raison première d’ailleurs que cette « mémoire » est provoquée, suggérée, alimentée par des personnes qui jouent pleinement un rôle d’autorité sur leurs patients, qui plus est patients fragiles psychologiquement, en « psys » sectaires et peu scrupuleux prétendant La Vérité (toujours la même, comme ceux qui croient au Diable). D’un dogmatisme asséné sans aucune retenue dans les media eux-mêmes, pourtant – ou plutôt « bien évidemment » largement ignorants ; celui qui va si bien, je le répète à une société où tous les malheurs des temps passés, présents et à venir seraient du ressort des mâles.

Mais qu’attendre pour l’instant de neuf et de sensé de la part d’un monde officiel englué dans les racontars de ladite « mémoire traumatique » dont les déboires n’en finissent pas de finir ? Ainsi en est-il, par exemple, de la dernière en date des récriminations à l’encontre de Roman Polanski, celles d’une certaine Valentine Monnier, ancienne mannequin devenue photographe, qui vient d’accuser le cinéaste d’avoir abusé d’elle sexuellement (et avec violences) en 1975.

Comme tant d’autres, elle répète le catéchisme courant, ambiant – du moins chez les z-élites – bien rodé maintenant, consistant à affirmer comme une vérité :

La mémoire ne s’efface pas, elle devient un fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous mette devant le souvenir traumatique.

Cela, je serais tout près à y croire mais pour tout autre chose et pour une toute autre période de la vie. Certainement pas pour un prétendu viol subi vers l’âge de dix-huit ans comme c’est le cas ici, ou vers l’âge de quatorze-quinze ans comme chez Poupette.

Par exemple, pour le traumatisme sexuel infantile, non fictif et culturellement établi (parfaitement patent et collectif) qui est encore (au XXIe siècle!) celui qu’une certaine tribu talmudo-judaïque obscurantiste fait subir « au huitième jour », aux prépuces des pénis de tous ses mâles, « allégrement » amputés et « soignés » d’une « cautérisation » à la bave de rav qua fellator.

En voilà d’une raison sérieuse d’être traumatisé à vie, même si l’on dit que les nourrissons n’ont pas de mémoire ; mais heureusement de nos jours ont leur reconnaît une âme et même des sensations (donc de la souffrance). C’est le docteur et dandy Roger Dommergue Polacco de Menasce, endocrinologue et essayiste d’origine juive, aujourd’hui décédé, qui en faisait l’origine de tous les malheurs psychologiques, sociologiques, relationnels avec le reste du monde, de ses congénères, dont le plus pur produit est Freud et ses théories phalliques fumeuses. Car selon Roger Doummergue on ne joue pas impunément avec le système tant endocrinien que nerveux encore en formation des nourrissons .

Mais ses contempteurs ont su faire de lui un parfait représentant de la trop fameuse, et prétendue, « haine de soi » qui lui interdirait de sortir de sa communauté d’origine pour voler de ses propres ailes… en « mauvais juif », d’ailleurs christianisé pour ce dernie.

En attendant, les desiderata de la dame Monnier sont remontés jusqu’à la reine-mère, je veux dire jusqu’à Brigitte Trogneux, la spécialiste des détournements de mineurs, et Marlène Schiappa, la spécialiste de la sexualité des grosses ; cette dernière « compatit et salue le courage de Valentine Monnier d’avoir osé briser un silence de quarante-deux ans… ».  Quel courage ! Et quel dommage… on rate encore un procès pour cause de prescription ! Quelle malchance , alors ! C’est encore un coup des mâles trop malicieux.

Tandis qu’une certaine Adèle Haenel déclare :

Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant 

Traduction : je ne connais rien à cette affaire, je n’en fus pas témoin, mais j’y crois puisque c’est une femme qui le dit, que le méchant est célèbre – un gros gibier – et surtout que j’en ai été bouleversée. Oserais-je dire que cela relève d’un logos typiquement féminin. Car émotion n’est pas raison.

S’il suffit d’être bouleversé pour croire, ou de croire pour être bouleversé, on est là dans le domaine de la religion, des événements que l’on « pressent » et des croyances indécrottables qui font que, tant et plus de midinettes croient aux malheurs, non pas de Sophie mais de Valentine, ou hier de Flavie. Pleurer dans les chaumières en ce cas relève plus de la sidération mentale que de la moindre réflexion, du réflexe conditionné ; c’est le même que l’on retrouve dans toutes les manipulations médiatiques à travers le monde en son triste spectacle (organisé).

*

Le pipeau des pipoles.

En attendant je trouve rigolo que le journaleux de Paris-Match puisse écrire : « Aujourd’hui, Flavie est de retour sur les plateaux. Mais finies, les émissions people qui ont fait sa notoriété », alors même que c’est une revue pipole qui écrit ceci. « Chaque samedi à 17 h 30, dès le 9 novembre, elle présentera, sur M6, « L’atelier » [copié d’un programme britannique]. Il y sera question de restauration d’objets… mais aussi d’âmes, en compagnie de M. et Mme Tout-le-Monde. A 45 ans, Flavie a enfin trouvé sa place. » Pour la « restauration des âmes » je ne cache pas ma crainte qu’elle ne fasse qu’empirer les choses !

Sauf que ce qu’elle raconte ici est en très grande partie du pipeau qui fait fi des réalités psychologiques humaines. « Se réapproprier des souvenirs » est une expression qui n’a aucun sens et ne recouvre aucune « réalité vraie » si l’on peut dire. Sauf pour des faits ténus, et sans l’aide d’aucun psy, si ce n’est par fait du hasard des rencontres sensorielles. On est là dans le fin du fin, dans la résurrection limite de souvenirs extrêmement ténus et rares ; c’est « la madeleine de Proust » ; et ce ne saurait être en aucun cas le traumatisme manifeste d’un abus sexuel ou d’un viol.

« Se réapproprier des souvenirs » n’a aucun sens dans le domaine de la violence sexuelle subie, par le simple fait que cet événement (unique ou malheureusement multiples pour certaines ou certains) est, sauf dans le cas d’une extrême jeunesse où la mémoire se développe, bien évidemment inoubliable et immédiatement traumatisant et destructeur. Aucune mémoire traumatique différée, mais un ressassement journalier dans ce cas, un poids permanent, destructeur de la personnalité pour qui l’a subi.

D’ailleurs, les souvenirs ne se restaurent jamais, ou plutôt sont constamment restaurés en se transformant au fil du temps, en un travail conscient, semi-conscient, plus ou moins inconscient, diurne et nocturne de nos mémoires.

Éléments d’un diagnostique psychologique, voire psychiatrique.

Résumons un peu à partir de ce que Flavie Flament nous fournit elle-même. Le premier constat est que, chez elle, tout sonne constamment plus ou moins faux ou adapté au moment présent – ai-je déjà écrit ; cette personne confond réalité et roman, volontairement ou involontairement. Citons quelques morceaux choisis (même source que précédemment) de ses névroses de la quarantaine, ou plus exactement de ses névroses telles qu’elles se traduisent et se trahissent dans ses discours de la quarantaine bien sonnée :

– Enfant, j’avais l’impression d’avoir une toile noire de tristesse tendue en permanence au-dessus de mon âme [sic!]. […]

– Avez-vous eu le sentiment d’être victime d’autres bourreaux ? [sic]
– Parce que j’ai accepté un jour l’innommable, parce que ma famille était défaillante, parce que je n’ai pas été respectée, j’ai mis du temps à me dire que j’étais “respectable”.

Quelle emphase ! Et quel baratin ! Elle nous a pourtant dit dans de nombreux entretiens, il n’y a pas si longtemps encore, qu’elle avait eu une enfance particulièrement heureuse et choyée. « Famille défaillante » et « non respect » alors qu’elle fut la petite princesse de sa famille !

Chez moi, cette amnésie a duré de 13 à 35 ans, quand mon grand-père est mort. […] Il m’aimait d’une façon inconditionnelle, sans que j’aie rien à rendre en retour, tandis que chez moi j’étais dans l’obligation de tout [sic, de tout quoi au juste : participer un peu aux tâches ménagères et rien de plus]… Sa disparition, alors que j’étais déjà mère, a été une déflagration. D’un seul coup, il n’y avait plus personne pour veiller sur moi [j’ai perdu mon ange gardien généreux et inconditionnel, voir plus haut]. J’ai fait une dépression, puis tout est remonté. D’une certaine façon, la mort de mon grand-père adoré – lui seul m’appelait “Poupette” – m’a sauvé la vie, comme un ultime cadeau.

On peut se demander quel rapport il peut y avoir entre son prétendu viol et la mort de son grand-père. Dite autrement et en raccourci, que signifie une telle phrase : « lorsque mon grand-père maternel chéri est mort, il m’est revenu à la surface que j’avais été violée par David Hamilton ». Je ne sais pas si tout le monde se rend compte à quel point ce rapprochement de faits ou supposés tels est extrêmement curieux. Chèvre et choux, ou coq à l’âne. « Et ma dépression, comme elle sous-entend, s’est muée en souvenirs d’un viol ! » À ce que je sache, je ne crois pas qu’il y ait une relation quelconque entre « avoir du mal à faire son deuil » et retrouver comme par magie un viol. Sauf à fréquenter des psys tordus et condamnables.

Ici il n’est peut être pas inutile de citer encore le contenu de cet entretien pour Paris-Match :

– Dans “L’atelier” [émission télévisée de M6] on restaure les objets intimes et on console les âmes de ceux qui les apportent. Forcément ça vous parle… Cette correspondance entre ma vie personnelle et ce programme m’a profondément touchée. Ceux qui entrent dans « L’atelier » en ressortent transformés. L’objet, qui passe entre les mains d’artisans de talent pour être rénové, est un magnifique prétexte à se raconter de manière intime, à partager. Je sais à quel point on peut être soi-même restauré, à quel point on peut réparer les souvenirs. La réappropriation des souvenirs est longue, elle entraîne souvent une phase de dépression.

Mais pour moi c’est un fait que je ne rangerais certainement pas les gourous freudiens dans la catégorie des artisans de talent.

Et je crois pouvoir dire, du moins dans son cas, que c’est la dépression qui a entraîné sa dépendance totale à son ou ses thérapeutes, et que la « réappropriation » de ses souvenirs, comme elle dit, ne fut qu’un dérivatif à son mal-être, qu’une dérivation sur voie bien hasardeuse ; une création ex nihilo particulièrement bien provoquée par un discours pseudo-scientifique rapportant tout au sexe et à sa grande tarte à la crème des temps présents : les abus sexuels d’enfance. Il faut d’ailleurs toujours rester prudent dans le domaine des dites sciences humaines et de l’art médical, surtout dans le domaine de la psychiatrie, quand ce n’est pas dans les sciences « dures » biologiques ou physico-chimiques, elles-mêmes.

Je pense également que cet aspect fantasmé des choses, narrées en long et en large par Flavie Flament, n’est pas étranger non plus à la place importante occupée chez elle par le sexe, le désir de plaire, de paraître en « bonne compagnie » valorisante (du moins le temps de s’en lasser rapidement, d’où la répétition multiple de cette situation au cours du temps).

Curieux monde qui inverse tenants et aboutissants. Flament n’a pas été déjà sans nous évoquer que son cerveau aurait quelques anomalies. Du moins en serait-il ainsi selon certaines allégations entrant dans le domaine des trop fameuses neuro-sciences cognitives. Anomalies non pas naturelles, mais marques acquises – est-il affirmé tout de go – à la suite d’abus sexuels.

Personnellement, je serais plus enclin à voir dans ses réelles ou prétendues anomalies, non pas des marques physiques cérébrales d’abus sexuels mais des anomalies mentales d’origine (de naissance) qui pourraient expliquer une certaine propension à se laisser berner par des thérapeutes gourous et les modes sociétales ; et à trop bien répondre aux sollicitations d‘un freudisme indigent, simpliste, ultra-dogmatique, et pourquoi pas le dire, en certains plus d’un cas littéralement irresponsable et criminel, imposant ses pseudo-vérités à des cerveaux fragiles, malades, diminués comme ce fut le cas de celui de Flavie Flament, autour de la quarantaine, après la mort de son grand-père maternel, quand elle s’est reconstruit un personnage fictif, fantôme, faux.

Mère Courage et ses enfants

J’ai écrit plus haut (et déjà en des articles antérieurs) ce qu’il en était des hommes pour cette grande poupettienne (en cela elle est trop femme de son temps) : les hommes, les mâles… tous des salauds (voire des violeurs) … sauf papy et papa… et… mes deux fistons chéris qui sont mon bien et ma propriété personnelle. (Que va-t-il se passer ou que se passe-t-il déjà lorsqu’ils ramènent une fille à la maison ? Du moins l’aîné. En voilà d’un sujet… malheureusement non abordé dans ses nombreux entretiens). Deux passages éclairants sur le sujet des mâles (pris dans le même article de Paris-Match :

[1 – ] Papa est mort avant que mon livre ne sorte [mais tout le temps qu’il partait d’un cancer à l’hôpital, je ne l’ai pas visité une seule fois, et le jour de son enterrement j’attendais la sortie de mes fils de la cérémonie religieuse, au bistrot en face de l’église]. J’ai une immense tendresse pour lui et, effectivement, c’est un peu compliqué pour moi d’en parler. Mon père était un homme beau [élément important de sa perception], un homme bien, mais aussi quelqu’un de malheureux dans ce schéma familial. Une autre victime, en quelque sorte [de l’affreuse marâtre, ma mère qui pourtant, pendant des années, fut ma complice ; de notoriété familiale au sens large], qui avait du mal à exister. J’ai sa photo dans mon salon, à côté de celle de mon grand-père. Je pense à lui très souvent.

[2 -] J’ai ardemment désiré fonder une famille [sans mec de préférence, ou juste par nécessité pratique et naturelle, le temps qu’il faut, pas plus]. Je dirais même que j’ai voulu être mère de façon fougueuse, pour briser la chaîne inéluctable de la reproduction des schémas [on aimerait savoir de quels schémas il est question]. J’avais en moi une grande capacité d’amour [moi j’ai plutôt la perception d’une femme haineuse] et la vie m’a offert cette chance inouïe de mettre au monde deux fils, Antoine et Enzo. [chance inouïe d’avoir eu deux enfants, ou d’avoir eu deux mâles?] Cette pulsion de vie que j’ai est intimement liée à l’amour que nous nous portons. En étant juste là eux-mêmes, mes fils me protègent de tout [encore cette histoire de protection par des mâles inconditionnellement dévoués]. Je dois leur rendre hommage. Cet amour-là n’a pas de prix. [en clair : j’ai deux grands doudous malléables à pattes].

Elle n’a même pas hésité, en son égoïsme, à impliquer ses deux fils dans sa dérive mentale bien malade :

– Avant d’écrire La Consolation, leur en aviez-vous parlé ?
– J’étais consciente de l’enjeu [sic!]. Je ne voulais pas laisser à mes enfants un héritage de douleurs, ni un combat qui n’est pas le leur [alors pourquoi leur en parler, et en quoi héritage de douleurs?]. En même temps, je refusais qu’ils passent leur vie à essayer de décrypter qui je suis, d’où je viens, ce qui m’a détruite ou construite [et pourquoi y passeraient-ils leur vie, que crois-elle ?]. Donc, je leur ai raconté mon histoire, parlé de mon livre avant qu’il ne sorte. J’avais besoin de leur accord [?] mais je leur ai déconseillé de le lire [encore plus hypocrite, et il faut savoir qu’à l’époque le second fils n’était encore qu’un enfant]. Dans cette épreuve, ils ont été formidables et courageux [comment pourrait-il en être autrement avec une telle mère ?!]. Mes fils sont intelligents, ils savent se protéger. [intelligents, bien évidemment, cela va de soi ; et j’ai bien du mal à comprendre ce que veut dire : « se protéger », en cette occasion ; encore une histoire de protection]. Mais je sais aussi combien cela a été difficile pour eux [merci pour eux ; tout ça sonne convenu et apprêté ; c’est même pas mal sordide et égoïste].

En fait, Flavie Flament est toujours en représentation et joue toujours le même rôle de la pauvre victime courageuse et digne. En Mère Courage (ou présupposée telle) elle ne se lasse jamais de son rôle bien rodé. Et elle a en même temps, une forte tendance à toujours tenir des discours (sa manière de vivre toujours dans l’instant) qui semblent constamment tourner des pages définitives ; c’est ainsi qu’elle dit encore (jusqu’à un prochain tournage de veste ou délire – « souvent femme varie, etc. ») :

– Désormais, finies les relations toxiques ! Je ne fréquente plus que des gens que j’aime et qui me veulent du bien.

Est-ce à dire que jusqu’à quarante-cinq ans, elle n’a fréquenté que des gens infréquentables, que tous ses « grands amours » du passé (comme elle aima tant à le répéter pour les gazettes) n’étaient que du vent, du mauvais vent toxique ? Mieux encore ; il semble que le dernier « grand amour » en date de sa vie a déjà dégagé comme les autres, ou a fui ?! À la question du journaliste : « Y a-t-il en ce moment quelqu’un qui compte, amoureusement, dans votre vie ? » elle répond :

Je me sens très aimée par mes enfants, par mes amis, mais je suis célibataire, libre. J’adore la solitude, je l’ai apprivoisée. Même quand je vis une belle histoire, j’ai besoin de partir seule deux ou trois jours pour écrire, réfléchir, pleurer dans une petite chapelle ou marcher pendant des heures.

Autrement dit, celui qu’elle remercie à la fin de La Consolation, celui avec qui elle allait se marier bientôt, semble aux abonnés absents. Elle se dit « célibataire ». Ce qui est hilarant puisque, il y a deux ans, elle laissait entendre ou déclarer par les gazettes qu’elle allait épouser Vladimir. Mais j’ai l’impression qu’il a dégagé, lui aussi, comme les autres… Pourtant le site Instagram est encore celui de Flamentoff (avec la fin du nom slave du ci-prénommé Vladimir).

Elle n’est pas a une contradiction près puisqu’elle dit également :

La peur de l’abandon amical ou amoureux subsiste. C’est sûrement ce qui détermine mon caractère libre et farouche. Il y a vingt ans, j’ai découpé dans un journal une phrase qui me suit partout : “J’ai l’impression que si je ne suis pas vigilante l’autre peut disparaître.”

Dit autrement : « j’ai peur d’être abandonnée, c’est pourquoi je suis libre et farouche ». Je traduis : « j’ai peur que l’on me quitte, c’est pourquoi je fais tout pour ne pas m’attacher ». « Si je ne suis pas vigilante l’autre peut disparaître » ; c’est pourquoi je fais tout pour qu’il disparaisse et que je le plaque, passant allégrement de l’un à l’autre. Dans une sorte d’instabilité permanente. Est-ce que cela cessera donc jamais ?

Enfin, pleurer dans une petite chapelle ?! Pleurer sur qui, pleurer sur quoi ? Mystère. Sans doute pleurer sur elle-même, sur son triste sort (mais pas pécuniairement parlant, je pense) puisqu’elle dit par ailleurs, ceci :

Je peux aimer follement, mais j’ai besoin d’être indépendante. Je veux pouvoir partir quand je le souhaite, donc ne pas avoir d’entrave financière. Je fais tout pour. C’est un luxe qui m’a permis de changer de vie quand j’estimais que je n’étais plus heureuse. Mais attention, je n’ai vécu que de grandes histoires d’amour. Je m’engage pleinement. [La rengaine de quelqu’une qui pense que « ses » hommes successifs n’étaient pas à la hauteur de ses exigences, de son amour, de son talent ?] [ …]

Je veux être libre d’aimer et d’être aimée mais, surtout, ne pas me fondre et me perdre, m’enfermer dans une relation qui m’empêcherait d’être moi. Quand je prends le large, c’est parce que je comprends qu’il faut que je m’aime davantage. [Au moins là c’est clairement exprimé ; je crois que ce trait de caractère se nomme « égoïsme » ou mieux « narcissisme » ; Poupette aime beaucoup se payer de mots, comme je ne cesse de l’écrire.]

Ou encore :

– Où en êtes-vous avec Poupette ?

– Je l’ai consolée et elle m’a consolée. J’ai rencontré mon enfant intérieur, et quelle belle rencontre ! Je suis, nous sommes épanouies.

Donc, résumons : moi Poupette, je suis particulièrement égoïste, les hommes sont mes choses, ils sont à ma disposition, interchangeables ; quand j’en ai marre, je vais voir ailleurs, l’amour n’est qu’une question de désir et à ce jeu-là on se lasse vite, et d’un autre côté j’ai deux enfants que j’ai faits, pour moi uniquement, avec des quidams sans importance. Que sont-ils devenus, ces derniers ? Peu m’en chaut. Pères discrets fort heureusement. Fabricants, géniteurs, enfin pas même : simple banque à sperme. Et pour finir, je brasse beaucoup de vent et de phrases toutes faites autour de tout cela ; autour de moi et de moi et encore de moi.

Mais deux hommes ont fait exception, car leur amour à mon endroit était total et sans demande en retour : mon grand-père maternel qui m’a beaucoup donné ; et mon père qui était taiseux, sensible et qui a dû subir ma mère. Tous deux ont tout ignoré, séparés par la mort, de mes frasques éditoriales. Mes deux frères présentent peu d’intérêt. Ils ne m’ont pas soutenue.

Mais, finalement, sa famille propre, personnelle est-elle si différente de celle dont elle vient ? Elle a voulu des géniteurs de ses enfants encore plus discrets et lointains que ne fut son père à la maison. Elle est une mère poule et complice pour ses deux fils, possessive comme le fut sans doute sa mère pour elle (quoi qu’elle en dise aujourd’hui). Mais en plus étouffant semble-t-il. Poupette est devenue Poulpette. Toute sa famille, même au sens large, pourrait probablement le confirmer.

Ce qui est le plus délirant dans toute son histoire est que, par inversion accusatoire, par volonté de faire porter aux autres son mal-être, de reporter son mal-vivre sur les autres (sa misère mentale de présentatrice artificielle de téloche qui navigue au milieu d’un petit monde lui-même largement malsain, délirant et caractériel) elle s’est forgée (« on » lui a forgé) au temps de ses déboires psychologiques, un personnage totalement à l’encontre de ce qu’elle a été, connu, vécu depuis le début de son adolescence, en piochant dans le fond récurrent et tellement à la mode encore en France des prétendus abus sexuels durant l’enfance.

Rappelons encore une fois que notre Poupette a connu une vie sexuelle très jeune, elle a connu de nombreux partenaires et elle a le culot de prétendre avoir été violée au sortir de l’enfance, ou plus exactement tout juste pubère pour en être subitement affectée la quarantaine approchant.

Sur toutes les photographies que j’ai pu rencontrer d’elle sur Internet, dans les journaux, dans les revues, en particulier des années de son prétendu viol, je cherche encore la moindre ombre de traumatisme, j’y vois une jeunette épanouie. D’ailleurs il est étonnant de voir que celle qui dit tout, qui s’étale sans retenue sur sa sexualité dans La Consolation est la même qui est totalement muette sur les débuts physiques de sa vie de femme et sur sa virginité perdue.

Le moindre psy pourrait y voir contradiction majeure ; et pourrait avoir du mal à accorder un viol traumatique avec une certaine forme sinon d’érotomanie, du moins d’une très grande libération sexuelle, et précoce (ce qui est bien sûr son droit, mais alors il faut arrêter de délirer). Séductrice, peu marquée de morale ou de religiosité austère (c’est le moins que l’on puisse dire), entre les apparences et l’essence de sa vie, elle sait manipuler les autres (à la télévision, à la radio, dans son entourage) en y mêlant du miel et des grands mots si nécessaire. Quelque peu mythomane.

Car sa vie est un roman dont elle modifie la réalité et les chapitres à sa guise. Un film. Une fable. Elle aime inverser le réel, le rendre improbable, rejeter ses déboires sur les autres et (c’est là quelle est la plus forte) en ayant constamment le mot « amour » à la bouche, elle qui sait être garce, rancunière, et plus encore menteuse. Sans oublier la haine. À décortiquer sa Consolation et à un degré moindre ses Chardons, on en ressort atterré par la vilenie et la bassesse qui transpirent à chaque page.

Enfin, n’étant responsable de rien en rien (et n’obtenant aucune mise en demeure de taire ses diffamations, de la part d’une mère et de deux frères finalement trop bons), elle y va de ses déboires ou pseudo-déboires. Elle n’a semble-t-il jamais de remords puisqu’elle concourt au titre de l’archétype de l’éternelle victime.

– Revoyez-vous votre mère ?

Je n’ai aucun contact avec elle depuis plus de huit ans, ni avec l’ensemble de ce que l’on pourrait considérer [sic] comme ma famille, à part la sœur de mon père, que j’aime profondément. Si je ne peux pas justifier l’attitude de ma mère [qui par l’opération du Saint-Esprit a poussé sa fille dans les bras du prédateur sur la côté méditerranéenne, selon ce qui est écrit dans La Consolation, alors que sa génitrice se trouvait, dans le monde réel, au même moment dans la Presqu’île du Cotentin!], j’ai compris dès le départ l’ennui abyssal qui habitait cette femme et sa dérive [sic]. J’ai accepté, intégré, et j’ai désormais beaucoup d’indulgence pour elle [sic]. Je suis en paix [encore un mot pour faire bien].

*

– Il y a parfois une double peine pour celles et ceux qui révèlent avoir été violés dans l’enfance, quand leur parole est mise en doute [mais pourquoi, justement, cette parole est-elle mise en doute, justement ?]. Cela vous est-il arrivé ?

Comme à tant d’autres victimes ! Ma mère et mes frères ont assumé publiquement leur déni [non, tes incohérences, tes mensonges, ton roman]. Je n’ai pas été surprise. [ah bon, pourquoi?] C’est un pitoyable fait contre lequel il est inutile de se battre. Je ne peux pas passer ma vie à essayer qu’ils me croient. Je n’attends plus leur reconnaissance, je sais qu’un geste d’amour de leur part ne se présentera jamais [phrase essentielle qui révèle que ce qu’elle demande, n’a rien à voir avec la reconnaissance de quelque vérité que ce soit, mais est une demande d’amour fraternel et maternel ; ou plus précisément un désir, une volonté d’être aimée jusque dans ses délires]. Mais ce n’est pas grave [après tout le mal qu’elle a fait à sa mère! La présentant comme entremetteuse perverse. Sans parler bien évidemment du mal qu’elle a fait à David Hamilton].

Poupinette, trop gâtée (par Papy et Papa ?), n’est pas contente que pratiquement tout ce qui reste de sa famille n’élucubre pas, en chœur et sous sa direction, sur sa triste condition. Mais maintenant, elle a décidé de condescendre, depuis qu’elle a les chevilles bien enflées, à accepter ce fait, tout en ravalant sa mère au rang d’une « pauvre femme », d’une médiocre. D’un pauvre hère vivant par procuration qui fut pourtant, comme déjà dit, sa grande complice de jeunesse. Mais pour qui se prend-elle « l’écrivaine » ? Aurait-elle décidée, pour d’obscures raisons, de jeter sa mère avec ses vieux doudous d’un temps renié ?

« La télé, ça les abîme » ; c’est Coluche qui disait ceci à propos des speakerines réformées. Abîmées physiquement et encore plus moralement. Il faut croire que Flavie, elle aussi, est bien abîmée après des années de folie cathodique ou post-cathodique et ondulatoires ; nageottant dans un milieu ignoble, fait de strass qui meurt le plus souvent en strasses, de vulgarité, d’artificialité, de néant intellectuel, d’entregent affublé de toutes les tares.

Microcosme composé généralement de personnages pas vraiment finis, d’inutiles malfaisants, ou de parasites hautains et malveillants, certains même se prenant pour des rebelles, grands consommateurs d’alcool et de divers produits illicites, arrosés de médicaments psychotropes à profusion. Le tout finalement, leur montant à la tête, tête délirante, tête qui finit par grossir jusqu’à ressembler comme une sœur à celle de quelque malheureux atteint d’hydrocéphalie, qui lui n’a pas fait exprès, le pauvre.

Moi, je ne saurais croire au rôle tragique que l’affabulatrice s’est donnée, pas plus qu’à une certaine affabilité retrouvée, du moins en apparence. À celle qui sonna le faux dans deux livres, à étaler sa vie sexuelle réelle ou fantasmée en se gargarisant de son petit et médiocre Satyricon.

Journaliste ou complice ?

Pour finir, je voudrais montrer un peu ce qu’est devenu le journalisme à l’aulne de l’absence de toute mesure et de toute déontologie. De propagande et d’esprit de caste manifeste. Un exemple de ce que le journalisme est devenu, en premier lieu dans le domaine de l’entre-soi et de la flagornerie. Et du copinage.

Où et quand le questionneur est totalement à décharge pour sa consœur ; mais bien évidemment à charge pour tous les autres, dont la famille Lecanu en premier lieu (qui ne peut pas se défendre dans les media dont ils sont très généralement exclus depuis le début de l’Affaire Flavie Flament).

Ces questions ou réflexions son biaisées et non neutres, telles que celles-ci : – « Aujourd’hui, quels sont les rapports avec votre mère, elle qui a fermé les yeux [sic] sur ce qui vous arrivait ? » – « Dans “La consolation”, il y a cette phrase insoutenable : “A 14 heures, j’ai viol”, comme on dirait “j’ai piscine”… »

« Qui a fermé les yeux » relève de la pure calomnie et de la diffamation. Et effectivement «  A quatorze heures, j’ai viol » est insoutenable quand on voit bien qu’il s’agit du domaine du romancé. Phrase mise là pour faire choc. « Je l’ai écrite {la phrase] pour exprimer la résignation d’une enfant face à un système plus fort qu’elle », nous dit Flament. Maintenant qu’elle nous explique donc un peu quel était non pas ce viol, mais ce système amenant au viol. Quels en étaient les tenants et aboutissants. J’ai encore une fois la curieuse impression qu’elle ne parle pas en tant que victime mais en tant que militante de la cause des violé(es » ; par elle appropriée et tout exprimée de l’extérieur ; du moins tel est mon ressenti.

Mais si elle veut nous dire que sa mère en est la cause première, elle fabule totalement (je résume ces faits essentiels encore une fois, et l’affirme d’après des sources de première main) ;

– et d’une, puisqu’elle a rencontré David Hamilton pour la première fois en 1986, alors qu’elle n’était NULLEMENT en compagnie de sa mère, comme elle le prétend dans La Consolation ;

– et de deux, puisque son prétendu viol n’a donc jamais pu être consécutif au fait que sa mère l’ait laissée entre les mains de David Hamilton, comme elle dit également dans La Consolation ;

– et tout ceci pour la seule et unique raison qu’elle n’était pas en vacances au Cap d’Agde en compagnie de sa mère en 1986, mais l’année suivante;

Je pourrais ajouter encore le fait que David Hamilton pouvait être vêtu l’été (pagne, short, serviette), mais qu’il ne se présentait jamais sexe à l’air à qui que ce soit à sa porte – « vieux sexe rabougri », comme le raconte la pitoyable dans sa fable de bas niveau.

– de plus, je répète encore une fois que c’est à la demande de sa mère que sa fille n’a plus été photographiée par David Hamilton. Sa mère ayant été choquée par une photographie de cette dernière, à elle présentée par David Hamilton, où Poupette était entièrement nue (photo qui se rencontre sur Internet comme d’autres de Flavie Flament de cette période, et sort, sauf erreur de ma part, de l’un des albums de David Hamilton).

On est donc bien loin ici des élucubrations flaviennes et de l’anathème lancé par elle et la maffia médiatique à l’encontre de sa mère.

Voici encore d’autres questions ou réflexions biaisées et non neutres, de ce Ghislain Loustalot, du même acabit que précédemment : « Quand vous êtes devenue mère, à 21 ans, aviez-vous déjà décidé de ne jamais ressembler à la vôtre ? [sic] ». « Il y a parfois une double peine pour celles et ceux qui révèlent avoir été violés dans l’enfance, quand leur parole est mise en doute. Cela vous est-il arrivé ? » (voir plus haut) « Ce que vous avez vécu [dit comme une évidence, une affaire classée et patente] pèse-t-il dans vos rapports aux hommes ? »

A cette dernière question, encore une fois elle ne répond pas vraiment mais tourne autour du pot, et un peu à côté. J’ai même l’impression, pour parler d’une manière globale, que les prétendues questions du journaliste ont été écrites après coup, et l’entretien ayant déjà été découpé puis monté.

***

En un temps où le mensonge est érigé, pas même en doute, mais en certitude indiscutable et convenue, sous peine d’anathème, d’excommunication, voire plus encore, on ne peut vraiment pas être étonné de la place prise dans les media par cette Flavie Flament dont l’égoïsme profond et pathologique manifeste s’arrange avec la (sa) réalité. Personne, personnage type que l’on peut classer, sans trop danger de se tromper, et simplement à la lecture de ce qu’elle dit, dans la catégorie des perverses mythomanes (peut-être même nymphomanes), délirante et ingrate, fort complaisante pour pour sa petite, sa très grande, son unique personne.

La conclusion finale à ces longs développements (nécessaires) est que l’on se trouve dans tout ceci en pleine folie… À la fois individuelle (Poupette) et collective (celle de la corporation des « médiatiques », pour reprendre le mot de Guy Debord, au monde du spectacle dégénéré et de la publicité propagandiste bourgeoise mondialiste).

J’ai quelque mal à voir en cette Flavie divorcée Flament, née Lecanu, dite Poupette, autre chose qu’une indécente prétendue « traumatisée mémorielle », autrement dit une représentante d’un certain freudisme avarié, moisi, décadent et moribond, doublée d’un pantin sans pudeur, capricieux, ingrat et contradictoire (comme déjà rappelée plus haut : « j’ai eu une enfance heureuse »), a qui tout a été donné autrefois étant jeune (entre autre, l’amour de toute sa famille, frères, père et mère en particulier – il suffit de lire le compte-rendu de son élection comme Miss OK ! dans la revue du même nom pour le comprendre), non sans une certaine part d’innocence (sans doute non feinte), de niaiserie commune ou d’esprit limité et conformiste, qui, entre les pseudo-flashes de ses pseudo-malheurs, aujourd’hui encore, et de façon constante ( mais « en paix », un comble) s’arroge tous les droits diffamatoires ; ces « droits » d’un monde médiatique à l’agonie, faisant office de vérité révérée, avérée, vénérée… Officielle et indiscutable. Incontestable.

Jean-Pierre Fleury.

From → divers

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