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FLAVIE FLAMENT PRÉFACIÈRE

Vous allez croire que ma potesse Poupinette est mon obsession, mais elle correspond si bien à notre époque décatie que je ne me lasse pas de la « dénigrer », ou pour le dire plus exactement : de contester la réalité de ses dires impunis (diffamatoires et incitateurs à un très probable assassinat par un malade ou un roublard auto-justicier) qui ont donc quand même été responsables de la mort d’un homme ; d’autant qu’en ce moment elle revient en force et « en toute innocence » pour nous rappeler ses « patents » (ou plutôt : ses pas tant) malheurs traumatiques passés, ancrés en elle par des gourous pseudo-psychiatres hyper-freudonneurs.

L’autre jour, je me suis dit : « mais au fait, ma Poupinette a republié en 2017 une seconde édition de son œuvre immortelle et je ne l’ai pas encore consultée (ou plutôt : auscultée) ». L’ayant glanée d’occasion, au prix le plus réduit qui soit, sur Internet, j’ai donc lu cette mesquine et lucrative version dite « non censurée » en quatrième de couverture . « Non censurée », c’est-à-dire où Poupette nomme en toutes lettres le « vieux photographe » ; chez elle et chez son piètre éditeur (paix à son âme!), « censuré » veut donc dire « interdit par la loi » qui s’oppose à la diffamation des vivants ; ou « sans risques », car très probablement jamais les héritières de David Hamilton ne porteront plainte pour « atteinte à la mémoire d’un mort ».

Et j’ai lu en particulier son « complément d’informations ». Et là j’ai pu constater encore une fois que cette Flavie Flament n’est absolument pas fiable dans ses dires (je pense que personne ne donnera la vertu d’un roman à une préface de livre disant, rappelant, énonçant le « vrai réel »). J’ai donc trouvé dans cette préface de quelques pages, quelques perles rares ou mieux, quelques perles difformes en phrases tordues qui disent par exemple :

Tout de suite, j’ai pensé à Manon, à Lucie, et à Alice. Celles dont je pressentais l’existence […] celles qui, avec un courage extraordinaire, sont sorties les premières de leur interminable silence pour venir jusqu’à moi… Découvrir nos visages est à chaque fois un choc : incrédules, nous nous observons comme des sœurs qui ignoraient leur existence. (pp. 12 et 13 de l’édition de poche illustrée d’une photographie de Lou Gable – jeune actrice du téléfilm éponyme du livre diffusé sur FR3 quelques mois après la mort du « méchant » – et dont la première réédition « revue et augmentée d’une préface » date de juin 2017).

À la lecture d’innombrables pages pipole dont certaines illustrées, je suis arrivé à la conclusion que la cohorte des accusatrices affirmées s’est réduite finalement à trois personnes : Flavie Flament, Alexia X. alias Alice (à moins que ce ne soit l’inverse, on ne sait plus) qui est déjà citée sous ce nom dans La Consolation comme je l’ai déjà évoqué dans un précédent article, et Élodie Durand. Les deux premières se connaissant parfaitement depuis la fin des années 80, puisque c’est par l’intermédiaire d’Alice et renseignements pris au préalable auprès de ses parents (comme il est expliqué dans l’un des articles du blog EnDéfensedeDavidHamilton) que Flavie a posé pour David Hamilton. Élodie ignorant l’existence des deux autres pour la simple raison qu’il y a plus ou moins une génération entre les deux premières et celle-ci. Pour être complet ajoutons que la dénommée Alice a quelques années de plus que Flavie.

Manon a disparu, comme Lucie, qui, si j’ai bien lu les gazettes, y est devenue Clémence, jeunette au début des années soixante (et ne voulant pas s’exprimer finalement) alors que Lucie (peut-être Manon précédemment citée) aurait été une fille de l’âge et de l’époque photographique de Flavie qui elle n’apparaît pas, non plus, sur la photographie répétée sur Internet et dans la presse des Trois Grâces « violées » : Flavie, Alexia et Élodie. Alexia de dos. Photographie d’Antoine Flament, le fils aîné.

Si Flavie pressentait, selon ses termes, l’existence de ses Manon et Lucie et autres (réelles ou pseudonymiques), elle ne pouvait « pressentir » l’existence d’Alexia-Alice puisqu’elle la connaissait depuis bien longtemps et qu’elle utilise même son pseudonyme pour la nommer dans son livre. L’une des rares jeunettes de son temps dont elle cite le prénom ou pseudonyme. D’ailleurs, on peut lire quelques lignes plus bas une sorte de demi-aveu à propos d’Alice lorsqu’elle écrit :

En échangeant nos photos, nous réalisons que nous sommes allées aux même endroits, que nous avons posé dans le même lit, que nous avons porté les mêmes robes, pris les mêmes poses… (idem, p. 13)

Et plus nettement encore quand elle affirme :

Alice, Manon et moi avons été violées [sic] par David Hamilton, à la même période, à la fin des années 80, au Cap-D’Agde.

J’ai déjà dit quelques mots, dans un précédent article, sur le statut très particulier d’Alexia et d’Élodie. Et je persiste à écrire qu’Alexia – longtemps et souvent modèle de David Hamilton, du moins apparaît-elle souvent sur les photos de David Hamilton – fut la déchue (au moins c’est ainsi qu’elle a dû le ressentir) du couple de modèles très amies et complices (selon des témoins amis de David Hamilton) qu’elle formait, aux temps des voyages à l’île Maurice où à l’île de Guam, avec Gertrude. Elle est la première (de ce que l’on en sait) qui a porté plainte contre David Hamilton ; je ne crois pas me tromper en disant qu’elle le fit après le mariage de David avec Gertrude (mais ça serait à vérifier). Dossier de plainte clos « sans suite » après enquête.

De même, Élodie Durand a fréquenté et apparemment a vécu plusieurs années, volontairement, avec David Hamilton, et a été présentée dans la presse comme sa jeune (et souriante) compagne, avant de porter plainte, ça serait la seconde, pour viol contre lui (viol classé en « non-lieu » également). J’ai déjà écrit que le cas de cette dernière du temps des dernières années de David Hamilton, qui semblent avoir été assez chaotiques, en termes financiers du moins, relève de la psychiatrie. Et je le dis sans me moquer car cette jeune femme, qui approche la trentaine, fait réellement pitié ; elle semble complètement « coincée », perdue. Et l’on peut se demander si son état mental a réellement quelque choses à voir avec David Hamilton ou de prétendus viols.

Avant de finir je noterai à nouveau la variabilité d’esprit de celle qui évoque encore en 2017, en cette préface comme en ses remerciements, en terme d’amour son fameux et fabuleux Vladimir (« que j’aime tant ») qui en cette fin d’année 2019 ne semble déjà plus exister (du moins dans ses dits et contre-dits de presse), comme il en fut de tous les autres et nombreux depuis sa jeunesse.

Enfin, la modestie et l’humilité n’ont jamais été le fort de Flavie Flament car je lis une fois de plus en cette préface (en page 13), en parlant d’elle et de ses compagnes « d’infortune » : Elles sont blondes, elles sont belles… Ce qui est sans doute plus grave pour elles que si elles étaient « brunes et moches ». Ou « boudins », mot dont elle aimait – dit-on – autrefois affubler certaines personnes de son entourage.

Pas toucher, pas regarder, pas siffler: c’est la liberté de la société moderne, le musée des zombies

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A gauche, la statue du film « Laura les ombres de l’été », au centre l’actrice américaine Dawn Dunlap, à droite le sculpteur.

Jusqu’à présent, l’inscription « ne pas toucher » était principalement réservée aux musées. Il ne fallait pas toucher les oeuvres d’art. Cela peut se comprendre, en tout cas pour les tableaux (en ce qui concerne les statues de marbre ou d’airain, la chose est peut-être plus discutable: dans l’Antiquité, les populations les touchaient, voire les caressaient avec dévotion). Aujourd’hui, j’ai un peu l’impression que le « pas touche » se réfère aux femmes.

Naturellement, que le viol soit condamnable, voilà une telle évidence – un tel lieu commun, même – qu’il est à peine besoin de le souligner.  Il est extrêmement clair que personne n’a envie de se faire toucher, contre son gré, dans le métro. Je comprends les femmes (ou les hommes) victimes de « frotteurs » (ou de « frotteuses », je suppose que cela existe).  Au fait, ma propre expérience du métro parisien me pousse à dire qu’aux heures de pointe, mieux vaudrait choisir d’autres moyens de transport. Plus d’une fois, il m’est arrivé – comme à tout un chacun – de me retrouver dans la situation d’une sardine dans sa boîte, entre les bedons, les fesses ou les aisselles à la fragrance pas forcément inébriante de mes voisins ou voisines, et sans qu’il m’ait vraiment été possible de décider auprès de qui j’allais me trouver dans tel ou tel wagon. Je suis ainsi entré en contact, à mon corps défendant, avec des anatomies d’autres usagers  de la RATP. Je reconnais que c’est plutôt désagréable. Les parfums des uns ou des autres, ou leurs haleines, ne sentent pas forcément l’eau de rose. « L’air du temps », le parfum de le grande Nina Ricci cher à David Hamilton, n’est plus qu’un très lointain souvenir. C’est dommage.

Publicité de David Hamilton pour sa grande amie Nina Ricci

Ne pas être touché dans le métro par un « frotteur » est, je le répète, le droit de tout le monde. Mais il me semble que depuis une quarantaine d’années, les gens perdent l’habitude de se toucher tout court. Il deviendrait kafkaïen qu’un homme (ou une femme) n’ait plus le droit de toucher une femme (ou un homme) sur l’épaule pour attirer son attention, ou lui marquer de l’intérêt. Ou, pourquoi pas, de poser un doigt sur un genou. Si tout le langage gestuel devait être vilipendé, censuré, interdit, condamné, on en arriverait à une société où chacun évoluerait dans sa bulle. Ce serait une société privée de sensibilité, inerte, inanimée. Une société en catalepsie. Où les âmes aussi finiraient vite par se trouver dans l’état où sont nos gencives quand un dentiste nous anesthésie.

Et les sifflements! Ces sifflements, lancés à une fille qui passait, étaient monnaie courante il y a trente ou quarante ans. Depuis les lois édictées sous l’égide de Marlène Schiappa, le sifflement est devenu répréhensible. Il est heureux que ce délit ne soit point rétroactif car, dans ce cas, ce sont des centaines d’auteurs et d’interprètes de chansons (où l’on parle de siffler des filles), des centaines de cinéastes et d’acteurs sifflant des filles, des centaines d’écrivains qu’il faudrait condamner. Ici, je prendrai un et un seul exemple: « J’allais parmi cette foule, avec des envies de faire mimi sur la joue des enfants, de siffler les femmes, de poser la main sur la tête des chiens, d’interpeller les fleurs des fleuristes », écrivait Montherlant en 1929 dans  son roman La petite infante de Castille. Il serait vaguement inquiétant qu’un écrivain, en 2019, soit condamné pour avoir avoué publiquement, ne fût-ce que par l’intermédiaire d’un personnage de roman, des « envies » de « siffler les femmes« . Faut-il donc vraiment étouffer toute manifestation d’une idée, d’un sentiment, d’une admiration?

Une société où l’on ne doit plus se toucher, où l’on ne peut plus siffler une fille, quelle est cette société? C’est la société de 2019. Et en plus, c’est la société où chacun, dans la rue, a désormais les yeux fixés sur l’écran de son téléphone, ne regarde plus son voisin (ou sa voisine) et ne lui adresse plus guère  la parole. Les réseaux sociaux, loin de favoriser la convivialité, isolent les humains de leurs semblables.

Interdiction de toucher. Interdiction de siffler. Silence généralisé. Les regards s’évitent. On ne communique qu’à travers les réseaux sociaux. C’est un monde immobile, menacé par l’immobilité de la mort. Où seuls les pouces de nos contemporains courent, dans le silence, avec une vertigineuse rapidité, avec virtuosité même, sur les claviers des téléphones.

Dans les musées, ou dans les magasins, on peut regarder, mais pas toucher. Dans la société, je ne suis pas certain que l’on puisse non plus regarder, encore très longtemps, sa voisine. Parce qu’elle pourrait porter plainte contre vous pour regard « trop appuyé », un viol oculaire en quelque sorte, ayant lu dans votre oeillade je ne sais quelle « obscénité », je ne sais quels sous-entendus. Peut-être des lois et des décrets viendront-ils fixer, un jour pas si lointain que ça, le nombre ou la durée ou la nature des regards que l’on sera (ou pas) en droit de porter sur une personne de l’autre sexe.

Oui, cette société ressemble et ressemblera de plus en plus à un musée. Un musée où déambulent des gens qui se croient « libres » et emploient les réseaux sociaux. Amusant paradoxe, puisque tout un chacun devrait savoir que des milliards d’usagers d’Internet, pour ne pas dire la totalité d’entre eux, sont surveillés.

Cette société de « l’information », de la « liberté », de la « liberté de la presse », de « Wikipédia », du « partage de la culture », et autres blagues grossières, cette société est aussi une société d’illettrés. L’Italie (la nouvelle est tombée aujourd’hui) se rend compte que… les étudiants italiens ne savent plus lire ( https://www.ilgazzettino.it/italia/primopiano/ocse_scuola_italiana_2018_news_lettura_scienze-4902458.html  ).

Euh, en France, vous croyez qu’ils savent? Parce qu’en France, les Français savent parler français, selon vous? Vous appelez peut-être « parler français » construire des phrases dont 99,99 % finissent par « …quoi! », dont presque toutes contiennent deux ou trois mots d’anglais, et dont la structure à l’architecture plus inimaginablement complexe est: sujet verbe complément?…

Cette société où des milliards d’individus croient employer les algorithmes de la technologie mais qui, en vérité, sont eux-mêmes les esclaves de ces algorithmes. Pire encore, nos contemporains sont les créations de ces algorithmes. Ce sont des zombies aveugles et sourds. Sans réactions. Des morts vivants incapables d’émotions, de sentiments, de sympathie, d’empathie.

Dans les musées, quoique de plus en plus rarement, il y a des choses belles. Pas dans ce musée-ci. La société contemporaine est muséographique. Le musée des horreurs modernes, on est en plein dedans. Pas touche. Bas les pattes. Abaisse le regard, petit homme. Silence. Ta gueule! Voilà, c’est bien, tu es libre. Susucre.

Nostalgie de la beauté david-hamiltonienne. Photo David Hamilton.

GERTRUDE, LUNETTES, ETC.

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Elle était dénouée comme de longs cheveux / toute sacrifiée comme une pluie tombée / éparse comme un don multiple et prodigué (RAINER MARIA RILKE)

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Et toutes deux, avec des langueurs d’asphodèles,
Tandis qu’au ciel montait la lune molle et ronde,
Savouraient à longs traits l’émotion profonde
Du soir et le bonheur triste des cœurs fidèles.

(VERLAINE)

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Sources des photos :

1, 3, 5, 6 et 7 : 25 ans de la vie d’un artiste (1992)

2, 4 : L’âge de l’innocence (1994)

Dénoncer sans porter plainte : la planque

Extraits d’un article d’un certain rpplbis du 28 novembre paru sur Agora Vox

Mise en cause de façon absolue par Adèle Haenel, la Justice ne pouvait laisser se répandre et s’étendre cette idée que les décisions de Justice préexistaient à l’examen des plaintes et étaient d’une injustice extrême puisque défendant une « culture du viol ». Aussi insensé que soit ce discours, il se diffuse, les modérateurs étant d’office mis avec les coupables, puisque la plainte faisant preuve, coupables il y a. Suite à cette action du ministère de la justice, l’actrice a porté plainte. […] Le ministère de la justice va exercer sous une pression qui confine à la contrainte.

Ainsi une actrice célèbre [sic, pas pour moi] vient vers la presse, les micros et sans risque d’être contredite dénonce des faits anciens, qu’elle a tus jusque là. La dénonciation des mâles a atteint des sommets il y a deux ans, en octobre 2017, les hommes n’avaient plus la dignité humaine, ils étaient des porcs dénonçables. Elle n’a pas profité de ce moment de passion intense. Peut-être, aurait-elle été noyée dans la masse et a-t-elle préféré son moment personnel, détaché des autres, remarquable de ce fait. Peut-être a-t-elle attendu que la gravité de la culpabilité identitaire des hommes augmente dans les médias. Dénoncer, c’est merveilleux, vive la délation. Tous coupables, dénoncez-les.

La critique de ce type d’agissement, l’appel à la délation, dont on connaît les effets par les antécédents historiques, n’est plus possible, elle est peu publiée et elle s’apparente à priori avec une complicité avec le crime et les criminels, puisque criminels et crimes il y a ; les dénonciatrices font preuve. Nous ne voulons plus être dans un vivre ensemble qui parle, discute, échange des arguments, nous savons où est le mal absolu et nous devons en punir toutes les manifestations, sans autre forme de procès. Et quoi de mieux pour exclure sans autre forme de procès que la parole publique, qui a des moyens techniques d’une puissance inégalée ?

Télérama insulte dans le titre d’un article : celles et ceux qui ne pensent pas comme la signataire Blandine Lenoir sont des connards ! *

Elle argumente que les hommes autour d’elle sont de son avis. C’est invérifiable et de ce fait, ce n’est pas un argument. Moi aussi, j’affirme que 90% des femmes et des hommes de mon entourage partagent mon idée : cette dénonciation identitaire des hommes s’apparente au totalitarisme : une seule vérité, et tous les autres coupables, à punir, à insulter, à mépriser, à condamner sans qu’ils puissent se défendre. Blandine Lenoir écrit : « c’est bizarre de défendre un violeur. » Eh bien, tout le monde a le droit à être défendu et c’est l’honneur de la justice de permettre de le faire et le déshonneur de Blandine Lenoir et de Télérama de vouloir en finir avec ce principe de droit et de justice. […]

Nous sommes dans un processus terrifiant de décivilisation, proclamé, réclamé à grand cri : fini la justice, elle est imparfaite, nous voulons la vengeance. Le moyen de cette destruction de la civilisation n’est pas dans le débat argumenté ; le moyen, c’est la répétition, armée de nos nouveaux réseaux de communication de masse : plus je répète plus j’ai raison ; plus je touche de gens, plus j’ai raison ; plus je montre que je ne changerai pas d’avis, plus j’ai raison ; plus je suis méprisant envers qui ne dit pas la même chose que moi, plus j’ai raison. Je ne vois pas de forces qui s’opposent à ce « mouvement » de régression volontaire.

Quand j’avais 20 ans, nous étions en lutte contre l’exploitation. Je faisais partie des damnés de la terre et de la promesse d’une organisation sociale non-conflictuelle et apaisée. C’est fini. Je suis maintenant un dominant masculin. |…]

Il est urgent de se rendre compte, et ce n’est pas difficile, que nous sommes en train de nous mettre dans l’incapacité de vivre ensemble.

* Note de J.-P. F. – Il paraît que cette dernière, âgée de 46 ans dit-on, serait actrice, réalisatrice et scénariste ; c’est possible, je ne fréquente plus les cinémas depuis une éternité… Quant à Télérama, Javel La Croix, La Vie, Ouesteu-France, Notre Temps, l’Immonde, etc. : autant de feuilles de choux infestées par le virus sinistro-catho, de la pire « gauche sociétale » du capital qui soit.

On eût aimé que la prise de conscience s’exerçât au temps de l’assassinat médiatique de David Hamilton. Enfin, tout vient –finalement – à qui sait attendre !

QUELQUES PENSÉES NIESCHIENNES *

D’un certain Félix Niesche (1955…)

 

*

§. Ce monde n’est que pourriture, gouverné par la pourriture. Les attaques ad hominem ne sont pas seulement justifiées mais nécessaires. Ne pas voir ça c’est être un animal de basse-cour, fait pour la Ferme des animaux et le gouvernement des Porcs.

Il faut lire ceci calmement, c’est écrit sans véhémence, c’est un constat philosophique, pas une diatribe exacerbée.

§. Mes amis.
Où sont-ils ?

§. Si encore, on pouvait dire, comme dans la caverne de Platon, qu’il y a ceux, pauvres esclaves, qui n’aperçoivent que les apparences des choses, sans en connaître l’essence, et que nous, esprits éclairés, nous verrions la réalité ultime, non plus l’apparaître mais l’Être !

Mais il ne s’agit pas du tout de ça !

Il ne s’agit pas de Platon, mais de Hegel !

Ce ne sont pas les ombres sur le mur de la prison mondaine qui sont la fausseté même, ce sont les prisonniers eux-mêmes, qui sont devenus des fantoches. […]

§. Nous sommes dans la béance d’un cycle historique qui creuse sa propre tombe, et qui attend son cadavre.

§. On a détruit l’immémoriale Tradition au nom du Progrès. Puis on a dénaturé le Progrès.

Les réformes sont des contre-réformes, l’antiracisme un racisme, le féminisme une pornographie…

§. L’Absurde est passé de l’état de principe de philosophie existentialiste à raison d’État.

 

David Hamilton : quand les Muses septuagénaires retrouvent l’enthousiasme de leur jeunesse pour se transformer en héritières

Publié le par

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Le blog « En défense de David Hamilton » a été le premier à indiquer – il y a déjà plusieurs mois de cela – le nom complet et exact de « Mona », qui apparut jadis au générique de Bilitis. Film de 1977. Encore faut-il dire que, selon une déclaration de David Hamilton en personne, cette jeune fille originaire de Ikast-Brande (Danemark), sortie de l’anonymat, pratiquement, grâce à lui, insistait depuis des années pour qu’il lui fasse faire du cinoche. Elle avait déjà eu son nom au générique des « Jeunes Filles en fleurs » (film de David Hamilton, 1972, Festival de Cannes). Là aussi, notre blog est pour ainsi dire le premier à avoir reparlé de ce film.

LISEZ OU RELISEZ:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/09/young-girls-in-blossom-enclave-de-liberte-erotique-quand-a-cannes-le-seul-vrai-festival-etait-celui-du-film-erotique-les-jeunes-filles-en-fleurs-de-david-hamilton-1972/

Impossible, sur tout Internet, de trouver la date de naissance de Madame Kristensen Mona Ostergaard! Voilà un oubli qui mérite d’être réparé. Le blog « En défense de David Hamilton » vous indique donc que cette dame n’est nullement née, comme il est écrit ici ou là sur Internet, « en 1950 », mais le 20 juin 1949.

Dans Paris Match (3 déc. 2016), donc après la mort de David Hamilton, on lisait ces propos: « Il a d’abord eu pour compagne, un de ses modèles Mona : « J’avais 39 ans, elle seulement 19« .

Comme toujours – et vu que nous ne sommes pas à compter au nombre de ceux qui croient à quelque chose parce qu’elle est imprimée dans la « grande  » presse dirigée par la caste des journaleux incapables – tout ceci est à prendre avec des pincettes.

En effet, David Hamilton a eu 39 ans en 1972. Leur rencontre eut-elle lieu en 1972? Problème, Madame Kristensen Mona Ostergaard a eu 19 ans un jour, oui, mais quatre ans avant: en 1968

Nous avons une idée – et plus qu’une idée – de la date exacte de leur rencontre. Qui est plus proche de 1968 que de 1972…

Le blog « En défense de David Hamilton » a aussi été le premier et le seul à révéler que Mme Kristensen Mona Ostergaard était propriétaire de la maison qui avait été celle de David Hamilton.

A CE PROPOS, LISEZ OU RELISEZ :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/11/20/quand-gregory-arnold-en-traversant-latlabtique-devient-arnauld-gregory/

Et voici le document juridique américain où il est question, dès le début des années 2000, du fait que la première partie de la maison avait pour propriétaire Madame Kristensen Mona Ostergaard:

https://law.justia.com/cases/new-york/other-courts/2005/2005-51541.html

David Hamilton était-il usufruitier de cette maison  jusqu’à sa mort, ou copropriétaire? Ou encore, avait-il couché Madame Kristensen Mona Ostergaard  sur un testament? Toujours est-il que le document officiel que voici est gratuit.  On ne peut pas vous le refuser (c’est la loi), il faut juste indiquer les références cadastrales. On vous répond assez vite, une petite semaine suffit.  Vous aussi, vous pouvez le demander – gratis! – à l’adresse de courriel : secretariat.urbanisme@mairie-ramatuelle.fr

Vous y apprendrez donc que Madame Kristensen Mona Ostergaard est propriétaire de tout ou partie de l’ancienne demeure de David Hamilton depuis le… 25 novembre 2016

Cette mention a dû être inscrite – suppose-t-on – quelques jours après la mort de David Hamilton, mais avec effet dès le jour de cette mort (ou plus exactement du jour de la découverte de son corps, puisque, selon son acte de décès établi par la mairie du sixième arrondissement de Paris, il n’y a pas de date de mort précise)…

En d’autres termes, dès le 25 novembre 2016, et donc sans perdre une minute, Madame Kristensen Mona Ostergaard devenait propriétaire de la partie de la maison dont elle n’était sans doute pas, ou pas complètement propriétaire jusqu’alors.

Les deux parcelles cadastrales ont des surfaces différentes (29 m2 et 40 m2). Il y a deux numéros (11 et 13), c’est-à-dire deux entrées à l’ensemble de la propriété. Les deux parcelles sont reliées. Sauf erreur de notre part, la parcelle AY 31 (n° 11) fait 38m2; et la AY 32 (numéro 13) : 29m2. Sur le balcon, qui donne au Sud-Est, ont été prises bien des photos de David Hamilton lui-même, et ont été effectuées bien des photographies de jeunes filles (voir les albums du grand photographe, les revues de photographie).

Toujours sauf erreur de notre part, voici une photo parue dans la presse adolescente en mars 1976, avec une photographie d’une jeune fille, prise dans ces lieux enchanteurs:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/26/les-petites-filles-de-quinze-ans-de-david-hamilton-2/

Trois semaines plus tard, en revanche, ses occupations dans la jet set new-yorkaise interdisaient probablement à la « muse » Kristensen Mona Ostergaard (et désormais Arnold, du nom de son époux qui apparaît cependant comme Arnauld sur l’annuaire en France) d’assister aux obsèques de David Hamilton…

Très jet set new-yorkaise, tout ça, non?

SOUVENT FEMME VARIE… BIEN FOLLE… ET CRUCIFIE.

Le temps passant, les « affaires » s’accumulant sur le front des abus sexuels divers (tant imaginaires que réels, tant établis qu’amplifiés, modifiés ou fantasmés) – domaine oh combien flou, secret et généralement sans témoins, où tout repose sur la parole des deux parties, injugeable quand les faits dénoncés sont lointains – toute personne, possédant ne serait-ce qu’à peine deux sous de jugeote, est apte à se rendre compte de la dérive totalitaire, non seulement de la caste dominante (celle de l’argent), mais du délire de la brigade des mœurs des commissaires politiques médiatiques du conformisme ambiant.

Ainsi de l’Affaire Adèle Haenel contre Christophe Ruggia (affaire du jour d’ « attouchements » et « harcèlement sexuel », nous disent les gazettes ; mais ne me demandez pas qui sont ces personnes, je l’ignore totalement), de cette « affaire » donc, je retiens les faits suivants.

Des fouille-merde de Mediapart qui perd sa pratique un peu plus chaque jour (peu lu, du moins peu lu en déboursant du pognon) pour allécher le chaland internétal friand de scandales de sexe – vieux réflexes de gauchistes attardés toujours prompts à juger les autres, mais jamais eux-mêmes – et sans doute pour aider une copine, dans le plus pur style pipole ont mené leur enquête à charge et ont conclu :

– Attendu qu’une femme ne peut dire que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, toujours, en tout temps, et en tout lieu ; et alors même que nous ignorons le contexte des faits, intégralement avérés selon les termes pourtant confus de la demanderesse, par notre équipe d’accusateurs publics et autres branquignols de la désinformation ;

– Et quand bien même Adèle Haenel a fréquenté, au domicile du prévenu, toutes les semaines et pendant des années, de fin 2001 à courant 2005, par acceptation expresse et le bon vouloir de cette dernière, et en l’absence de chantage, contrainte, enlèvement ou séquestration, le mâle monstre de turpitudes dénommé Ruggia ;

– Et sans avoir eu bon ni besoin d’écouter, ou même simplement inviter à son procès et réellement entendre l’accusé ;

– Considérant que par définition nous sommes objectifs et qualifiés pour nous déclarer auxiliaires de Police et de Justice, investiguer et juger à la fois [les pauvres, elles qui vont pourtant déjà si mal! ] ;

– Considérant que nous détenons la Vérité pure, vraie, intrinsèque, par essence, et plus encore estampillée, étant ce que nous sommes et là où nous sommes ;

– Condamnons le sieur Christophe Ruggia au bannissement, avec effet immédiat.

En ce 3 novembre 2019.

Le 4 novembre, la Société des réalisateurs de films radie de ses membres Christophe Ruggia.

Le même jour, l’accusatrice s’exprime dans un entretien filmé en compagnie d’Edwy Plenel, ancien rédac-chef de l’Immonde et présent patron du torchon Mediapart, et de l’enquêteuse policière supplétive, mais patentée, Marine Turchi.

Le crypto-trotskiste et chef parisien de la Guépéou des mœurs, déclare alors que cette « prise de parole » est un « événement politique ». Rien que ça ! Je suppose qu’il veut dire que ce procès à charge – non pas de Moscou, mais de Paris – fait « œuvre pédagogique » (sic).

Pour le dire plus crûment et sans langue de bois : j’y vois plus simplement une mise en spectacle de la propagande totalitaire hystéro-féministe.

Comme a titré ces jours derniers (le 22 novembre) un certain Claude Gracée sur le site Agora-Vox : « Affaire de harcèlement sexuel allégué par l’actrice Adèle Haenel : la justice doit-elle être rendue désormais par les journalistes ? »

Il faut se rappeler que c’est ce que le blog EnDéfensedeDavidHamilton dénonçait déjà le lendemain même de la mort de David Hamilton ! Et n’a cessé depuis de dénoncer.

ALICE AUX MERVEILLES ENGLOUTIES

Tu as chaud. Viens, je vais te donner une douche. Tu vas voir, c’est très agréable. Tous mes modèles me le demandent. Tu sais, Alice, elle me le réclame à chaque séance. (Flavie Flament, La Consolation, p. 107 de l’édition de décembre 2016)

Je retiendrai d’un précédent article du blog en DéfensedeDavidHamilton qui est lui-même reproduit sur ce présent blog, d’abord ce passage :

« Alice » (dans la réalité, son prénom était semble-t-il légèrement différent) faisait des photos avec David Hamilton depuis pas mal de temps, déjà. Ce qui lui permettait – entre autres – de voyager à l’étranger avec lui. Il y eu des photos d’Alice, à l’époque, en corrélation avec David Hamilton, non seulement dans les albums du photographe, non seulement sur des calendriers (par exemple « Romantik Flair » ), mais aussi dans la presse locale de Cap d’Agde.

On pourrait évoquer d’autres voyages, comme celui qu’elle accomplit en compagnie de David Hamilton et d’amis photographes de ce dernier, à l’Ile Maurice, Gertrude étant elle-même du voyage. Selon ce que l’on a pu en apprendre de notre côté, Alexia et Gertrude étaient alors très copines et complices, et encore très gamines dans leurs comportements ; et il est si simple de deviner ce qui est arrivé le jour où, je ne sais pour quelle raison, ou plutôt pour la raison que Gertrude était portée par l’étude de la peinture et du dessin (elle est passée par les Beaux-Arts de Paris, et elle est aujourd’hui, en particulier, une aquarelliste talentueuse qui travaille pour le milieu des sciences naturelles new-yorkais, une sorte de John James Audubon de notre temps) cette dernière pris le chemin d’un David Hamilton déjà âgé.

Ne jamais oublier que David Hamilton était avant tout un amoureux de toute la peinture européenne occidentale du moyen-âge à nos jours (moins, bien entendu, tout ce qui est largement admis par les gens sensibles aux arts, comme relevant peu ou prou d’un art dégénéré, ou plus exactement d’un non-art, ou fumisterie sans métier, généralement la plus lucrative, mais aussi la plus éphémère). Il ne sait jamais caché que certaines de ses photos étaient des copies, des adaptations photographiques, des « illustrations » de plus d’un tableau des temps passés, célèbre ou moins célèbre. Cet homme a beaucoup fréquentés les musées, toujours apprenant des tableaux et des sculptures rencontrées.

Il faut voir que dans les années quatre-vingt du siècle dernier, David Hamilton semble avoir effectué un virage important dans sa vie personnelle. Il laissait Mona, qui ne fut jamais que sa concubine, sortir de son univers, pour rejoindre le monde douillet, le beau monde de la « haute société » new-yorkaise ; ils se séparaient alors apparemment très bons amis ; Mona désirant avoir des enfants alors que David s’y est toujours refusé. Mona c’était en fait le monde de la mode, un milieu où David Hamilton y trouvait une bonne partie de son gagne-pain… mais pas l’essentiel de ce qu’il voulait donner ou prouver. Ce fut également dans les années quatre-vingt qu’il abandonna le cinéma. Sur la photo où on le voit photographiant le couple Mona – Gregory, on l’imagine heureux d’avoir « bien casé » sa protégée.

Gertrude, c’était une sorte de nouveau départ mais sur d’autres bases. Où il se mettait peut-être plus en marge du milieu du paraître : de la mode, de la publicité et du spectacle en général. C’était un homme affable, discret peu porté à l’esclandre et Gertrude devait lui inspirer ce dont il avait besoin. Et tout d’abord, le calme et le repos. S’il s’est marié avec cette toute jeune Gertrude, c’est parce qu’ils étaient totalement de connivence. C’était plus bohème et artiste, et peut-être plus « enfantin » si l’on peut dire, qu’avec Mona qui était mannequin de mode, personnage plus en vue, du moins dans les magazines… et même au cinéma puisqu’elle a participé à l’un des films de David. Et si le mariage avec Gertrude s’est achevé par un divorce, tout à été réglé semble-t-il comme il convenait ; Gertrude ayant le même désir d’enfants que la précédente compagne.

Et à ce jeu, Alexia fut la malheureuse exclue. Pourtant, comme il est rappelé au début de cet article, elle occupa une très grande place dans les photographies effectuées par David Hamilton à cette époque-là. Elle perdait gros : une vie heureuse, faite de voyages en particulier, une possibilité sans doute espérée d’une vie à deux au moins quelque temps avec David. On peut comprendre sa rancœur, mais on peut difficilement comprendre son acharnement à salir David Hamilton dès la fin des années quatre-vingt et plus encore de nos jours. L’une a gagné, l’autre a perdu. Et c’est elle qui a perdu. Voilà sa triste histoire. On peut supposer qu’elle avait peut-être offert sa virginité à David (bien que des proches d’alors en doute), un don disons sur un mal-entendu, avec beaucoup d’espoir en attente. Mais je n’en sais rien au fond.

Déceptions, regrets, jalousies entre jeunettes, nombreuses jeunettes, amours juvéniles et haines également juvéniles donc radicales ; incertitudes, dépassement, griserie de David Hamilton lui-même, entouré d’une cour de tant de jeunes et jolies filles, ne sachant plus sur laquelle miser. Je pense que tout cela explique en très grande partie ce qui est arrivé au final à David Hamilton. Ces quelques filles le mettant plus bas que terre ; je pense essentiellement ici à Élodie et Alexia ; puis dans une seconde catégorie à une certaine Clémence plus âgée dont on ne sait pratiquement rien, et à Lucie et Flavie. Étant entendu que ces deux dernières, mais aussi Alexia et Gertrude ne furent pas sans se connaître toutes quatre alors.

On peut ranger dans la catégorie des déçues Flavie qui s’est vu priver d’une suite de séances photographiques, non pas pour une question de viol, mais de morale : refus familial, maternel, du nu intégral. Du moins, de ce que l’on peut en savoir, c’est ce qu’il est raisonnable de conclure. Citons à nouveau un passage du même article du blog en DéfensedeDavidHamilton :

Résultat, en tout cas, pour Flavie Lecanu: pas de voyages à l’étranger avec David Hamilton, et pas non plus de photos à Paris. Contrairement à d’autres modèles. Entre qui il existait de sauvages jalousies adolescentes, certaines désirant devenir ou rester la modèle officielle voire l’élue du cœur du photographe. Que l’on songe que cette année-là, 1987, David Hamilton fréquentait déjà l’une de ses modèles, qu’il épouserait d’ailleurs quelques années plus tard.

Parmi les déçues encore, mais d’une bonne décennie plus tard, comment ne pas évoquer Élodie, celle qui fut considérée pendant quelques années comme sa compagne. Je dirais que ce fut celle des temps malheureux, de la dernière époque de notre photographe. Celle dont il est impossible de trouver des photos en tant que modèle de David Hamilton. Celle des temps derniers ; celle du repli sur soi de l’artiste ; celle non plus du Cap d’Agde, mais d’une sorte de retour final à Ramatuelle et à Saint-Trop. De l’époque où tout devenait impossible, plus précisément. Où la mode dominante et dictatoriale était rendue à nouveau aux antipodes du style Hamilton.

Élodie est l’une des rares à avoir décliné prénom et nom, et à dire qu’elle n’avait rien à cacher. Ici aussi, il me semble qu’il y a eu quelque quiproquo. David Hamilton ne l’a pas séquestrée, ne l’a pas obligée à le suivre, pendant quelques années, y compris à l’étranger. Curieux mystère. Je l’ai écoutée et vue en vidéo. Seule la psychiatrie pourrait expliquer ce qui est arrivé à cette personne qui semble excessivement bloquée. Et quelque peu perdue.

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N.B. Les deux photos du présent article sont tirées du livre : David Hamilton, Vingt-cinq ans de la vie d’un artiste (ouvrage produit par L’Ariana Pictures Sarl Paris et IB&C Vienne, réalisé par Gertrude et David Hamilton ; Denoël, Paris, 1992 pour l’édition française). Pp. 296 et 311.

Le témoignage d’une ancienne modèle blonde de David Hamilton, le remerciant de lui avoir autrefois enseigné à se dénuder devant l’objectif d’un appareil photographique

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Bibliophilie. La revue espagnole Play Lady.

Tout le monde a entendu parler de Playboy. La nécessaire égalité entre les hommes et les femmes (je dirais même plus, entre les femmes et les hommes) avait déjà été bien comprise,  même quelques années avant M.S., par la revue érotique espagnole  Play Lady – joli titre.

Pendant le franquisme ou juste après, c’était une revue vraiment très chaste, à tel point qu’elle pourrait même encore paraître, en France en 2019, sans susciter de boycott ou de censure. Ce qui veut tout dire!

En voici quelques couvertures.  Chaque numéro contenait un « poster » central, dont les modèles étaient souvent en maillot de bain deux pièces.

PLAY LADY, revue de charme espagnole, nº 77 (Avril 1978 / Abril 1978)

Revue de charme espagnole, Play Lady, n° 15 (octobre 1977)

Playlady, revue espagnole de charme, couverture du  n° 58.

PLAYLADY, revue espagnole de charme, nº 64

Voici – à mon avis – l’une des plus jolies couvertures, représentant Ornella Muti.

PLAYLADY – Nº 5 (mai) – 1975. Voir, plus bas, « l’ours » de ce numéro 5

« Ours » du numéro de 1975 avec Ornella Muti en couverture

J’en viens au numéro de Play Lady qui, en ce qui concerne les bibliophiles david-hamiltoniens, est celui qui nous intéresse.

Il s’agit de ce numéro (73) de Play Lady (1978).

Revue de charme espagnole PLAYLADY nº 73 avec, en pages centrales, un « poster » et un témoignage de Charlotte,  ancienne modèle de David Hamilton.

Dans ce numéro 73, non seulement le « poster » central représente Charlotte, ancienne modèle de David Hamilton, mais peut-on y lire un article titré CHARLOTTE:

Témoignage entre guillemets – c’est donc une citation – de Charlotte, ancienne modèle de David Hamilton, qui assimile évidemment David Hamilton à l’Angleterre: « Inglaterra todavia me ha aprendado a desnudarme« . En français: « L’Angleterre m’a appris à me dénuder«

L’article en question commence par présenter « Charlotte, ancienne modèle de David Hamilton« .

Texte extrait de l’article de ce numéro de Play Lady, avec le témoignage de Charlotte, ancienne modèle de David Hamilton. Revue espagnole de charme Play Lady, n° 73.

Voici deux photos de Charlotte – parmi plusieurs autres – extraites de ce n° 73 de Play Lady.

Photographie (détail) de Charlotte, extraite du n° 73 (1978) de la revue espagnole PLAY LADY, avec le témoignage de cette modèle blonde de David Hamilton, le remerciant de lui avoir enseigné à se dénuder devant l’objectif d’un appareil photographique. La photo ici présentée n’est pas de David Hamilton.

De la sorte, on voit que dès 1978, des modèles de David Hamilton (par exemple, ici, Charlotte) poursuivaient leur carrière de modèles et rappelaient volontiers leurs expériences artistiques passées avec lui.

On peut aisément supposer que Charlotte avait posé pour David Hamilton lors de la période londonienne de celui-ci, puisqu’elle assimilait en quelque sorte l’immense photographe à l’Angleterre en disant : « L’Angleterre m’a enseigné à me dénuder« .

Photographie (détail) de Charlotte, extraite du n° 73 (1978) de la revue espagnole PLAY LADY, avec le témoignage de cette modèle blonde de David Hamilton, le remerciant de lui avoir enseigné à se dénuder devant l’objectif d’un appareil photographique. La photo ici présentée n’est pas de David Hamilton.

FLAVIE FLAMENT OU COMMENT LUTTER CONTRE LE DÉCLIN — NOUVEAU PETIT BILLET D’HUMEUR

Comme je le présentais il y a peu, la voilà à nouveau à envahir et à polluer, de droite et de gauche, le papier et les écrans électroniques, mais fort heureusement préférentiellement des gazettes ou sous-gazettes populacières. Après un an ou deux de silence bienheureux.

Il y a peu, elle vivait à nouveau le grand Tamour avec son slave, elle allait même sans aucun doute se marier avec lui, et voici qu’elle semble déjà l’avoir oublié. Madame La Bougeotte, l’escroc du traumatisme mémoriel fait griffonner à Juliette Bastien, la scribouilleuse de service de Paris-Machte (comme disent parfois certains)  :

« Flavie Flament semble s’être octroyée un week-end loin de la grisaille parisienne avec son fils Enzo Castaldi, en témoignent les photos de la mer déchaînée et de vaches paissant dans leur pré postées sur sa story Instagram. [sic]».

Si je comprends bien, Poupette est partie se ressourcer auprès de ses vaches normandes natales, mais pas de ses attaches familiales. Entre vaches et peau de vache, une certaine affinité doit pouvoir s’établir, non ? Enfin, dites-vous bien que j’ai toujours trouvé les vaches sympathiques. Elles ne font de mal à personne, donnent du lait et souvent finissent comme viande de bœuf dans les assiettes, ce qui me fait tiquer et pitié vu mon côté (très modérément) carnivore. Par contre je suis sans compassion pour les peaux de vache et autres vieilles peaux de tambour médiatique.

Tu l’as dit, bouffie ! Enfin « banale » dans tes fantasmes typiques des individus dézingués par l’individualisme ambiant. Je souhaiterais par moment que tu eusses été défigurée par un taureau agressif au milieu des champs, je crois que tu finirais alors par la fermer, et la masquer ta tronche.

Donc la folle revient en force, et en forme après nous avoir joué le chapitre de la déprime, puis de la violée qui aurait tout oublié de son viol pendant des années (à 13-14 ans ! Impensable !). Quand je dis « son viol », je me trompe encore, car il est convenu d’évoquer ses viols avérés (et sans guillemets). Sa consœur, plus que complaisante n’ânonne-t-elle pas ce mantra de l’obscurantisme médiateux diffamant la mémoire d’un mort : « … Après la révélation des viols qu’elle a subis par le photographe David Hamilton lorsqu’elle était adolescente en 2016 dans son livre «La consolation»… »

En fait, cette pauvre (je veux dire : bête et méchante) femme, qui a tout faux, mais se tient droite dans ses bottes de la régression psychiatrique, cette exhibitionniste patentée tombe maintenant (je l’ai déjà évoqué dans un article précédent) dans la régression infantile et œdipienne comme ci-dessous, à l’image de cet amoureux de la réclame, et accessoirement lui aussi, escroc de la vérité (Einstein pour le nommer).

Cet auto-portrait, ce selfie en anglishe, titré « vauriens » par son autrice ou son autoresse et comme on veut le dire en dialecte féministe (mes excuses aux ultra-féministes, mais l’euphonie et la grammaire m’imposent d’écrire « son » et non pas « sa »), montrerait selon la journaleuse précitée un personnage « déjanté » dans un «selfie aux allures rebelles». Tiens ! À propos de « selfie », je ne sais pourquoi ce mot me fait toujours penser à « salsifis ». Question de légume, probablement ! Donc maintenant, voici Poupette estampillée «rebelle» à 45 balais (il va être temps!) et le fiston, qui n’inspire pas spécialement la sympathie, sataniste (de salon!).

La journaleuse matchiste évoque encore un « dernier selfie » où « le jeune homme embrasse tendrement sa mère sur la joue ». Ah, bon : sur la joue, étonnant ! Non ? Et glose sur la « jolie maman de 45 ans » ou encore sur « l’adorable complicité mère-fils de la jolie blonde avec son fils » (expression quelque peu redondante). Ou encore sur celle qui « écrit avec humour [sic] ‘Grand Petit Con’ » à l’adresse de son second fils.

Quand au fils aîné, il a fui loin de là et « vit au Brésil pour exercer sa profession de photographe professionnel ». En France, il ne peut pas ? Peut-être qu’il en a assez d’une mère quelque peu envahissante et possessive. Aurait-il peur, dès maintenant, de finir comme David Hamilton a fini par l’action de son hystérique et menteuse de mère, prête à tout pour faire parler d’elle (faire parler d’elle, c’est ce qu’elle appelle  «amour»).

Nouvelle mutation, donc, de la perverse narcissique, mythomane, manipulatrice (et nymphomane à l’occasion) avec au centre ses deux faire-valoir (surtout le plus jeune et plus malléable)…

Mais sans doute pas la dernière.