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Dénoncer sans porter plainte : la planque

30 novembre 2019

Extraits d’un article d’un certain rpplbis du 28 novembre paru sur Agora Vox

Mise en cause de façon absolue par Adèle Haenel, la Justice ne pouvait laisser se répandre et s’étendre cette idée que les décisions de Justice préexistaient à l’examen des plaintes et étaient d’une injustice extrême puisque défendant une « culture du viol ». Aussi insensé que soit ce discours, il se diffuse, les modérateurs étant d’office mis avec les coupables, puisque la plainte faisant preuve, coupables il y a. Suite à cette action du ministère de la justice, l’actrice a porté plainte. […] Le ministère de la justice va exercer sous une pression qui confine à la contrainte.

Ainsi une actrice célèbre [sic, pas pour moi] vient vers la presse, les micros et sans risque d’être contredite dénonce des faits anciens, qu’elle a tus jusque là. La dénonciation des mâles a atteint des sommets il y a deux ans, en octobre 2017, les hommes n’avaient plus la dignité humaine, ils étaient des porcs dénonçables. Elle n’a pas profité de ce moment de passion intense. Peut-être, aurait-elle été noyée dans la masse et a-t-elle préféré son moment personnel, détaché des autres, remarquable de ce fait. Peut-être a-t-elle attendu que la gravité de la culpabilité identitaire des hommes augmente dans les médias. Dénoncer, c’est merveilleux, vive la délation. Tous coupables, dénoncez-les.

La critique de ce type d’agissement, l’appel à la délation, dont on connaît les effets par les antécédents historiques, n’est plus possible, elle est peu publiée et elle s’apparente à priori avec une complicité avec le crime et les criminels, puisque criminels et crimes il y a ; les dénonciatrices font preuve. Nous ne voulons plus être dans un vivre ensemble qui parle, discute, échange des arguments, nous savons où est le mal absolu et nous devons en punir toutes les manifestations, sans autre forme de procès. Et quoi de mieux pour exclure sans autre forme de procès que la parole publique, qui a des moyens techniques d’une puissance inégalée ?

Télérama insulte dans le titre d’un article : celles et ceux qui ne pensent pas comme la signataire Blandine Lenoir sont des connards ! *

Elle argumente que les hommes autour d’elle sont de son avis. C’est invérifiable et de ce fait, ce n’est pas un argument. Moi aussi, j’affirme que 90% des femmes et des hommes de mon entourage partagent mon idée : cette dénonciation identitaire des hommes s’apparente au totalitarisme : une seule vérité, et tous les autres coupables, à punir, à insulter, à mépriser, à condamner sans qu’ils puissent se défendre. Blandine Lenoir écrit : « c’est bizarre de défendre un violeur. » Eh bien, tout le monde a le droit à être défendu et c’est l’honneur de la justice de permettre de le faire et le déshonneur de Blandine Lenoir et de Télérama de vouloir en finir avec ce principe de droit et de justice. […]

Nous sommes dans un processus terrifiant de décivilisation, proclamé, réclamé à grand cri : fini la justice, elle est imparfaite, nous voulons la vengeance. Le moyen de cette destruction de la civilisation n’est pas dans le débat argumenté ; le moyen, c’est la répétition, armée de nos nouveaux réseaux de communication de masse : plus je répète plus j’ai raison ; plus je touche de gens, plus j’ai raison ; plus je montre que je ne changerai pas d’avis, plus j’ai raison ; plus je suis méprisant envers qui ne dit pas la même chose que moi, plus j’ai raison. Je ne vois pas de forces qui s’opposent à ce « mouvement » de régression volontaire.

Quand j’avais 20 ans, nous étions en lutte contre l’exploitation. Je faisais partie des damnés de la terre et de la promesse d’une organisation sociale non-conflictuelle et apaisée. C’est fini. Je suis maintenant un dominant masculin. |…]

Il est urgent de se rendre compte, et ce n’est pas difficile, que nous sommes en train de nous mettre dans l’incapacité de vivre ensemble.

* Note de J.-P. F. – Il paraît que cette dernière, âgée de 46 ans dit-on, serait actrice, réalisatrice et scénariste ; c’est possible, je ne fréquente plus les cinémas depuis une éternité… Quant à Télérama, Javel La Croix, La Vie, Ouesteu-France, Notre Temps, l’Immonde, etc. : autant de feuilles de choux infestées par le virus sinistro-catho, de la pire « gauche sociétale » du capital qui soit.

On eût aimé que la prise de conscience s’exerçât au temps de l’assassinat médiatique de David Hamilton. Enfin, tout vient –finalement – à qui sait attendre !

From → divers

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