Aller au contenu principal

L’Indépendance de l’homme de lettres

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

*

Le vulgaire ne voit que par les yeux d’autrui;

Le sage voit, observe, et juge d’après lui :

Seul au sein de la foule, et dégagé d’entraves,

Il élève un front libre au milieu des esclaves.

*

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais, ni son cœur ni sa plume.

On ne le verra point, au prix de ses vertus,

Acheter les faveurs du stupide Plutus.

 

Ceci est un montage de vers (inchangés) du début de L’Indépendance de l’homme de lettres, poème de Charles Millevoye (1782-1816), effectué à partir de la version originale de 1816 (Léopold Collin, libraire, Paris, M. DCCCVI) et de la version définitive (Ladvocat, libraire, Paris, M DCCC XXIII)

*

Aux temps les plus anciens, Plutus, forme latinisée de Ploũtos, nom du dieu grec de la richesse et de l’abondance, avait tendance à favoriser les honnêtes gens. Pour le contraindre à favoriser aussi les méchants, Zeus, jaloux des gens de bien, l’a rendu aveugle. Ne pouvant plus distinguer les bons des méchants, il cesse de distribuer ses bienfaits. Ce qui fit écrire à Théognis de Mégare (vers le milieu du -VIe siècle) :

*

« Ô Ploutos, le plus beau, le plus désirable des dieux, avec toi je puis faire le mal, [mais] je serai toujours honnête homme. » (in Sentences de Théognis, etc traduites par M. Lévesque).

« Ce n’est pas sans raisons, ô Ploutos, que les hommes t’honorent plus que tout : tu t’accommodes si aisément de la bassesse !

Oui, il semblerait juste que l’homme de bien possédât la richesse, et le méchant mérite le fardeau de la pauvreté. » (in Poèmes élégiaques traduits par Budé) ;

*

EIRÊNÊ, la Paix, PORTANT PLOUTOS, la Richesse

220

Dans Ploutos, l’ultime comédie d’Aristophane (-388) L’histoire commence lorsqu’un homme pauvre nommé Chrémylos, rencontre un aveugle qu’un oracle lui demande d’emmener chez lui. Là il apprend que l’aveugle est le dieu de la richesse. Il va inciter Ploutos qui semble avoir oublié tous ses pouvoirs, à se guérir de sa cécité, ce qui sera fait dans le temple d’Esculape. Ainsi, le dieu n’enrichira plus ni les intrigants ni les coquins. Mettant au chômage et dans la misère des pans entiers de la «bonne société», tandis que les prêtres de Zeus – le dieu suprême, et dieu des dieux lui-même – voient leurs temples désertés.

*

Charmante utopie plus que jamais d’actualité.

Image

HUMOUR  ?

retraites-be7c8e-861be

Vanessa Springora a-t-elle jamais rencontré Emil Cioran?

Publié le 21 janvier 2020 par defensededavidhamilton

***

 

Mon ami Roland Jaccard a bien connu Cioran.

Que pense-t-il de ceci? Et qu’en pense-t-on?

***

« Utilisation de Cioran par Mme Springora »

J’ai vaguement parcouru le livre de Mme Springora. Mais j’ai lu et relu, avec attention et déplaisir, quelques pages – lecture à la suite de laquelle j’ai fini par me poser des questions sur l’ensemble du réquisitoire qui, ces derniers jours, a déclenché une telle tempête dans le monde des lettres et de la morale.
Ce sont des pages où il est question de Cioran. Je l’ai connu sans doute mieux que ne l’a connu Mme Springora, et c’est de là que vient mon étonnement, générateur de doutes.
« Machinalement, je me retrouve en bas d’un immeuble cossu dont le premier étage est occupé par un ami de G., un philosophe d’origine roumaine […]. » Cioran n’habitait pas le premier étage – ce qui, manifestement, cherche à suggérer une certaine opulence -, mais trois chambres de bonne réunies en appartement, au dernier étage.
« Une petite dame d’un certain âge m’ouvre […]. » Simone Boué était grande.
« […] et l’épouse d’Emil […] » Cioran n’a jamais consenti à épouser Simone, qu’il présentait toujours, de manière assez gauche, comme sa « compagne ».
« Emil, c’est V., l’amie de G.! » Aussi bien Cioran lui-même que Simone avaient le prénom Emil en horreur. Elle ne l’appelait donc jamais ainsi, du moins pas en public, préférant utiliser le nom de famille: Cioran.
« […] crie-t-elle à travers l’appartement, puis elle s’engouffre dans un couloir […] » Dans la minuscule entrée s’ouvrait, sur la droite, la non moins minuscule pièce qui servait de bureau, et, devant, une sorte de salon. S’agissant d’un espace particulièrement exigu, prétendre que Simone ait pu crier « à travers l’appartement » est ridicule. Quant au couloir, il n’existait tout simplement pas.
« Le nez d’aigle » de Cioran peut être infirmé par n’importe quelle photographie. Quant à son accent, s’il était, effectivement, fort, il ne lui faisait nullement déformer les mots (« tzitrón? tchocoláte? »).
« Emil, je n’en peux plus […] » Même ses meilleurs amis ne l’appelaient jamais « Emil ». À plus forte raison, une gamine de 15 ans ne se serait pas autorisé une telle familiarité.
« La vision des petits doigts potelés de la femme de Cioran […] » Les mains de Simone n’étaient ni petites ni potelées. « Toute pomponnée, ses cheveux bleutés […]» Simone avait des cheveux blonds foncé, avec une mèche blanche sur le devant. « En son temps, elle a été une comédienne en vogue. Puis elle a cessé de tourner dans des films. » Simone Boué n’a jamais été comédienne, mais professeur d’anglais, et cela durant toute sa vie.
Quant au petit discours que Cioran aurait tenu pour la défense de « G. », il est parfaitement invraisemblable. D’une discrétion maladive, détestant se mêler des affaires d’autrui, Cioran n’aurait jamais accepté de commenter les affaires personnelles de quiconque, et encore moins celles d’une gamine.
Un si grand nombre d’affabulations en seulement cinq pages me font croire que Mme Springora n’a jamais été chez Cioran, et peut-être même ne l’a-t-elle jamais connu. Mais alors, qu’en est-il du reste du livre?

(Texte de Radu Portocala. 14 janvier 2020, 15:22 : Facebook)

https://www.facebook.com/radu.portocala.50?__tn__=%2CdC-R-R&eid=ARAMW-grfr3u0ZtHqtvKf3KIpUwfm7jG1RkZ08wcvYhJ0ZaBDlzwacmb6diTKNl3tHdoxDSmny9gXJre&hc_ref=ARSw_xMdMAVjwivHzPTifQEztQoRwWmTQTIyS3ic-lhmzKlLymk39CHtQh5JioKujCU&fref=nf

***

Radu Portocală (d’une longue famille d’intellectuels roumains, dont certains subirent durement la dictature stalinienne), né le 27 mars 1951 à Bucarest, est un écrivain et journaliste qui vit en France. Note de J.-P. F.

 

Dans le Marais humide de la gynécocratie, par Félix Niesche

J’ai toujours apprécié Gabriel Matzneff, comme écrivain. Il vient d’être la victime collatérale de la pandémie de dénonciation des gorets par de petites cochonnes qui les [a] valaient bien. Avides de succès, elles rêvaient toutes de devenir les favorites en titre de Ben Cinema. Hélas, ce dernier s’est mis à grogner derrière d’autres derrières plus roses. D’où leur ressentiment. Mais le féminisme va leur offrir le moyen d’assouvir leur vengeance avec le déballage des turpitudes. Faire les intéressantes et faire coffrer leurs zex, que demander de plus ?

***

Merveille du féminisme qui vous ressuscite la pudeur, comme l’hyménoplastie vous recoud un hymen flambant neuf !

Au début les dommages de ce mouchardage suidé ne frappaient que les Porcs d’élection, les grands mâles dominants de nos temps dominés. Bien fait pour leur groin, mais ce n’était qu’un début ! Bientôt nous deviendrons tous des porcs en puissance. Matzneff marque la transition.

Je reste insoucieux de tous ces rapportages, vivant à l’écart des foules et des houles, loin de tous les relents de moules avariées et des morues racisé.e.s.

Cependant je voudrais republier un petit texte où je racontais mes propres mésaventures pédestres avec ma dulcinée, juste pour rire, et pour montrer la différence de traitement, selon que l’on est un homme « en vue », ou un type ordinaire.

J’avais 50 ans elle 19.

Depuis longtemps j’avais noté lors de nos rares déambulations citoyennes une certaine défaveur populeuse à l’égard de notre équipage, bien que nous ne nous produisions jamais attelés. Elle attribuait cet intérêt dubitatif à l’incrédulité quant à notre statut : père et fille ou bien vieil amant et jeune maîtresse ? Et la muflerie ostensible par laquelle il se manifestait à cette très en vogue grossièreté populacière signe de nos temps orduriers.

Car s’il n’est pas une once de démocratie dans la structure sociale, la plus crasse démocrassouillasse règne dans les mœurs. C’est pour ça que les pauvres qui ont abattu la féodalité, alliés à la bourgeoisie, n’ont jamais vraiment voulu renverser cette dernière, car elle est leur part satisfaite, seule la supériorité naturelle offense vraiment. Le capitalisme achève de nos jours sa mission esthétique, qui est d’éradiquer de la surface de « c’te planète », toute noblesse et toute distinction.

Pour en revenir à notre ballade marécageuse, sans doute notre pittoresque suffirait à expliquer une classique gaieté simiesque, cette belle hilarité grégaire de nos néo-singeries, puisque nous divergions à proportion, de siècles et de centimètres.

Je suis coutumier du fait d’être ouvertement moqué dans la rue par de jeunes babouins encagoulés qui portent leurs pantalons aux chevilles et traînent après eux des femelles en collants moulant étroitement leurs vulves tumescentes, mes propres canons vestimentaires ne tombant pas justes, has been je suis, autant d’apparence que d’essence.

Mais ce dont je parle ici, et qui nous vise tous les deux, est tout sauf moqueur. — « Mecs jaloux » explique ma compagne avec modestie.

Je lui fais remarquer que si effectivement la plupart des types bronzés lui font ouvertement des avances sexuelles comme si je n’avais pas été là, avec d’autant plus de courage que la modestie de mon gabarit eu égard à la moyenne établie, facilite le déni de ma présence au monde, c’est dans la gent qui porte mamelles et plus précisément sa sous-division « blancos », que l’on montre la réprobation la plus explicite.

Désapprobation lisible et visible : yeux exorbités et bouches bées devant le scandale de notre vue, se demandant à haute et intelligible voix si c’est encore possible, de voir ça !, permis, licite, et s’il ne fallait pas appeler les fliquettes cliquetantes d’armes et de chaînes !

Nous étions dans un film d’Hollywood et j’étais le méchant du film. Je portais le signe maudit du prédateur du blantriarcat oppresseur. J’étais une survivance anachronique et inadmissible de l’insupportable privilège masculin. Moi dont la pauvreté frise la misère, je me trouvais près d’elle exhaussé au rang du porc milliardaire traînant sa pute slave.

Ou plutôt non. C’est précisément parce qu’on devinait ma pauvreté, derrière mon dandysme baroque, c’est-à-dire la faiblesse sociale, que l’on s’insurgeait de me croire en bonne fortune. Car si j’ai pu conquérir le cœur d’une toute jeune femme à mon âge, et sans le payer, ce ne peut être que par une espèce de talent. C’est cela qui fait hennir le vulgaire, alors que l’Argent qui excite l’envie, n’offense pas sa vanité.

Cependant, ma compagne jugeait cette clairvoyance « pure parano ». Car si elle m’aimait un peu elle ne me comprenait guère.

Mais ce jour là, dans le Marais, cette atmosphère de haine palpable, regards furibonds, désignation du doigt, fut sentie aussi par ma coéquipière, d’habitude inconsciente des rapports de force de trottoir. Nous étions, j’étais, dans l’étroite bande d’espace-temps qui précède le Big Boum. Un pas de plus et je tomberais sous le coup de la loi de Lynch.

Nous le sentions, c’était tangible, répugnant et angoissant.

Seuls les troupeaux de gays, paissant paisiblement dans leurs abreuvoirs délimités par des cordes, se foutaient royalement de notre existence, vivant et laissant vivre, entre eux, peinards. Je ne crois nullement dans cette fable ridicule de la cause commune homosexuelle. Les milieux gays et gouins sont radicalement différents, ils vivent en des univers hétérogènes, et sans doute même hostiles, l’hystérie LGTiste n’est que du L et même du XXXL.

Cela est su dans le milieu, mais tu, par crainte de l’Inquisition.

Ainsi nous allions, au milieu d’hommes qui s’embrassaient goulûment à pleine bouche, de laides gougnottes tatoués au groin percé, ostensiblement en préliminaires, d’obscènes cougars tenant impunément en laisse de petites gouapes sournoises et peut-être mineures, nous seuls désignés à la vindicte, réprouvés comme des lépreux, untermensch, tchandalas*, moi bousculé de coup d’épaules rabiques, elle dévisagée par les gestapistes féministes à envie du pénal, et par les vrais porcs libidineux.

« Regarde regarde ! Non mais t’as vu ça ? » avons-nous distinctement ouï, rue Saint Merri, à deux pas de l’Église où nous nous réfugiâmes : Asile ! Asile !

Les plus fins auront saisi combien cette étouffante chape ne peut que gâter nos rencontres à l’air libre. Nous étions éclaboussés par la saleté de cette boue haineuse. Stupidement, un peu lâchement, pour lâcher un peu de vapeur, je me mis en rogne contre elle, lui reprochais injustement ses toilettes (qui n’ont pourtant rien d’osé de nos jours) et ses talons de 18 cm qui font que je lui arrive au nombril. Elle avait grief de mon hyper-sensibilité trop à fleur. Les rares fleurs de nos rencontres se fanent, elle est triste et mon humeur s’obscurcit de sombres regrets :

Ah ! si j’avais pu prévoir la possibilité de ce meilleur des mondes, au lieu de lire les poètes j’aurais étudié le Jujitsu. J’eus été vrai Petit Poucet : on aurait suivi ma trace par les connards ensanglantés gisant sur mon chemin. Mais le privilège de casser des gueules, de fracturer des mâchoires, de crever les yeux de son prochain est exclusivement réservé à la tourbe carapaçonnée des chiens de garde du capital.

En attendant, déjà trop casanier pour son goût je ne peux plus sortir avec elle. Là voilà triste et déçue. Et sans doute secrètement frustrée que je ne sois pas capable de faire régner les égards à coup de poings.

Quel enfer que ce monde, me dis-je dans un accès solipsiste, un enfer privé, un enfer pour moi seul. Un enfer à mon seul usage puisque je ne connais personne d’autre qui partage, qui pourrait partager, pareille condition, où quelque chose de cosmique s’acharne à me torturer.

Mes seuls collègues en antiféminisme sont les catholiques de tradition qui défendent avec raison la famille, qui croient dans la désinfection suffisante du Cul par le sacrement du mariage. Ils voient bien la putréfaction du monde, mais pensent faussement que nous vivrions dans un monde permissif, jouisseur, reprenant par là l’antienne maréchaliste classique.

En réalité la norme c’est la répression libidinale masculine, la haine de la liberté du sexe prétendument fort. La seule licence accessible au plus grand nombre ce sont les licenciements. Ce que veulent les féministes, mais c’est le pénal ! « L’Envie du pénal », comme l’a dit Philippe Murray.

La haine de Don Juan, et de ceux que l’on croit tel. Sauf lui les hommes sont naturellement soumis à la femelle. […]

Les solitaires sont condamnés, leur race bientôt éteinte, il n’y a plus pour ce monde pitance que pour la chiennerie.

La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout. 

* (Charles Baudelaire, Le Voyage)

Félix Niesche.

* tchândâlas membre de la caste la plus basse dans le système traditionnel hindou.

RIESTER, MINISTRE DE L’INCULTURE, ENTENDRAIT DÉNEUTRALISER ET IDÉOLOGISER LES FICHIERS DE LA BNF

Connaissez-vous le nom du ministre de la Culture, et savez-vous de quoi il s’occupe ? À quoi il sert, plus exactement, mis à part à amputer le budget de l’État de ses prébendes ? J’en doute !
C’est un dénommé Riester, transfuge des Républicains, diplômé d’écoles de commerce, garagiste en chef de son état et homosexuel revendiqué comme cela semble être la mode ; et – j’espère – plus doué en carburation et pots d’échappement qu’en culture.
Toujours est-il que ce personnage grotesque et culturellement insignifiant (je viens de le lire sur l’Express du 16 janvier) « a demandé à la BNF d’étudier la possibilité de faire figurer dans les notices d’auteurs les éléments concernant d’éventuelles polémiques ou décisions de justice. »
On croit rêver ! D’autant que le garagiste, c’est assez amusant, n’a lu de Matzneff, déclare-t-il, que quelques « bribes » ; comprenons les deux ou trois citations que répètent inlassablement les journaux (qui n’ont pas lu Matzneff non plus).
Je pense que le mec ne le fait pas vraiment exprès, totalement manipulé qu’il est par les media. Pas capable de réfléchir par lui-même. Inapte à prendre du recul et de la hauteur. Le nez rivé au caca médiatique confusionniste. Mélangeant tout.
Déjà il voudrait ajouter, aux notices de la Bibliothèque nationale de France, les décisions de justice. Là, je dis qu’il peut y avoir du boulot et un boulot complexe et fort long. Il va falloir embaucher et embrayer sur des recherches considérables. Notre Bibliothèque nationale est déjà débordée de travail !
Je prends deux ou trois exemples parmi bien d’autres. Villon. Bruno. Verlaine. Il va falloir retrouver, s’il existe encore, le jugement condamnant notre François à la pendaison, puis l’acte le condamnant finalement au bannissement de Paris. Pour Bruno, il va falloir se mettre en relation avec les archives vaticanes en Italie puisqu’il a été condamné pour hérésie et brûlé en 1600 par l’Inquisition. Pour Verlaine, il va falloir que l’on questionne, si je ne me trompe, les archives judiciaires belges. On y trouvera ainsi le procès-verbal de police qui a conclu que Verlaine et Rimbaud s’adonnaient tous deux à la sodomie. En bon bougres.
Non content de ça, le garagiste de « chez Pigeot » entendrait imposer à la BNF, voire à chaque bibliothèque de France, de perdre son temps et sortir totalement de ses attributions en ajoutant non seulement les décisions de justice à leurs notices d’auteurs mais même les polémiques !…
Les polémiques, c’est-à-dire les ragots flamentables, flamentesques et flamenteurs des uns et des autres, des unes et des autres. Tout ce qui peut se dire finalement sur les tristes « réseaux sociaux » d’Internet en particulier. Mais où sommes-nous rendus ? Quelle déconfiture civilisationnelle !
« En d’autres termes », commente Olivier Mathieu, « dès qu’une Flavie ou une Vanessa se lamenteraient de faits présumés, remontant à trente ou quarante ans, peut-être imaginaires, très probablement improuvables, et quoi qu’il en soit prescrits par la loi, cela créerait polémique et la BNF serait tenue de causer desdites polémiques sur les notices des auteurs »…
Un tas d’auteurs jugés « sulfureux » en tous domaines, ou pas assez médiatiques ou médiatisés, ne sont pas admis dans un grand nombre de bibliothèques, ou rapidement désherbés (selon le terme consacré) de leurs rayons. Par exemple les poètes, espèce en voie de disparition. Mais qui peut s’en étonner en ces temps matérialistes qui ont perdu tous sens du sacré et du beau ?
Pris dans sa contradiction et les mains dans le cambouis, le garagiste est quand même (et fort heureusement) obligé de reconnaître que Sade (pour ne citer que lui comme sulfureux, on pourrait citer tout autant Hitler) est en vente libre. Je pourrais ajouter, dans un autre genre, que lesdits pamphlets de guerre de Céline (qui sont bien plus que de simples pamphlets d’ailleurs, mais des satires contre l’ensemble de la société de son temps) connaissent toujours un grand succès d’estime auprès des bouquinistes.
Céline, bon exemple. Il va falloir ajouter, à sa notice, ses condamnations. Mais pour être juste, également ses médailles, non ? Et il va falloir que cette notice coure sur des centaines et des centaines de pages pour que l’on serve aux lecteurs l’ensemble des polémiques qu’il a suscitées et suscite encore. Et qu’elle renvoie à tant et plus d’ouvrages le concernant. Travail de toute une vie, énorme thèse à construire !
*
Je lis également que les livres de Matzneff et sans doute les manuscrits originaux ou ses carnets auraient été saisis par la Justice. En voilà encore du boulot. Du boulot de quoi, au fait et au juste ? Qui peut prétendre qu’un ouvrage littéraire, qu’il soit intitulé « mémoires », « journal » ou bien sûr « roman », même « roman autobiographique », soit le reflet exact de la réalité ? La littérature a connu et connaît encore tant de pastiches ou de mystifications.
Je pourrais évoquer à nouveau La Consolation de Flament, bouquin sous-titré « roman » en édition originale et « récit » en seconde édition. Ils n’ont quand même pas osé : « document ». Donc si je comprends bien, dans le procès que David Hamiton aurait pu intenter pour diffamation, cette somme de papier imprimé aurait pu être considérée comme pièce à conviction ?! Un récit truffé de propos invérifiables…
*
L’insignifiant et délirant garagiste nous dit : « je ne pense pas que Matzneff contribue à l’aura artistique du pays ». Oui, peut-être, peut-être pas, et alors ? Les littérateurs, les artistes, les savants encore plus, ne sont pas nécessairement des enfants de chœur. Même des prix Nobel de physique ont pu être des salauds. Qu’y faire ? L’homme est ainsi. En attendant, j’en connais plus d’un, chez les politiciens en particulier, qui, depuis des lustres, ne contribuent pas ou plus, à l’aura tout court de notre pays.
Il serait grand temps d’oublier toute la clique qui nous conduit à la ruine, dans tous les domaines. Ce gouvernement composé d’un personnel politique d’une totale incompétence et d’une totale médiocrité, de fantoches et fanfarons d’une « parfaite » inculture.
Nous en sommes là : un ministre de la « Culture » propose d’ajouter des mentions de polémiques « gossip »* aux notices de la BNF, au sujet de livres qu’il reconnaît ne pas avoir lus…
Jean-Pierre Fleury.

* commérage, cancan, ragot

FLAVIE FLAMENT, FLAMENTABLE JUSTICIÈRE ?

F comme Flavie, F comme Flament, F comme Flamentable ? Le radotage ridicule de Flavie Flament varie dans le temps (c’est un remodelage continuel) et je me demande parfois s’il ne conviendrait pas de l’appeler Fla Fla, pour ne pas dire tout simplement Folle Furieuse. Elle vient encore d’éructer ses « vérités », cette fois-ci sur LCI. Un salmigondis je voudrais extraire et souligner de nouveaux éléments.

LCI répète (selon le principe des rumeurs : plus c’est dit et rabâché, et plus c’est vrai) que « Flavie Flament révélait avoir été violée par le photographe David Hamilton à l’âge de 13 ans dans  La Consolation. » « Flavie Flament … violée … dans La Consolation. Je m’interroge, hormis dans La Consolation, est-ce que Miss OK ! a été violée ailleurs ? Je veux dire : est-ce que, dans la « vraie vie » non romancée, elle a été violée « pour de bon » et « pour de vrai » ?

J’attends les réponses !

Parmi les énormités récurrentes que la « spécialiste du viol » assène encore une fois aux lecteurs je retiens ces éléments :

1 – « … Hamilton, Matzneff et tant d’autres ont trop longtemps été protégés, drapés dans leur impunité que leur donnait leur statut prétendument « artistique ». C’est d’autant plus insupportable pour les victimes, qui ont été emmurées dans le silence. »

Faux sur deux points au moins.

Quelques (rares) jeunes femmes ont déposé plainte, en leur temps, à l’encontre de David Hamilton. J’en ai déjà parlé en long et en large. Pour une, c’est très probablement la déception de ne pas être devenue l’élue de cœur qui l’a fait agir. Pour l’autre, sa plainte était proprement grotesque (très probablement poussée par son entourage) puisqu’elle fut, de notoriété publique, sa compagne pendant quelques années. Ces plaintes, après confrontations, ont été classées. Enfin, la police a enquêté, la justice, en l’occurrence le juge d’instruction, a jugé bon d’en rester là.

La loi prévoyait, avant son allongement récent, que le délai de prescription concernant un viol courait pendant 20 ans au-delà de l’âge de la majorité (18 ans) de la plaignante (ou du plaignant). Soit plus précisément jusqu’à l’âge de 38 ans non révolus. Si l’on est emmuré dans le silence à 38 ans, on risque de le demeurer toute sa vie. (D’ailleurs il est abusif de dire que l’on est emmuré dans le silence quand on se mure soi-même dans le silence, ce serait dénier tout libre arbitre et tout quant-à-soi à toutes les victimes réelles ou potentielles). De plus la Justice, déjà débordée, n’a pas pour vocation de se lancer dans des campagnes poussant à la dénonciation qui, d’ailleurs, ne peuvent que déraper comme on le voit présentement avec les media ; mais d’inculper et juger des coupables potentiels et d’accorder réparations aux victimes. La Justice juge des individus concrets, mais pas la société en son ensemble. Elle juge dans une salle d’audience ouverte au public ou à huis-clos. Elle ne juge pas sur un champ de foire ou à la télévision. Ce n’est pas de ladite télé-réalité (très peu réelle d’ailleurs elle-même). Du moins pas encore.

2 – « Je voudrais pointer du doigt l’autre absurdité de la loi française : les faits étant prescrits, je pouvais me retrouver coupable de diffamation. » Ben, oui, ma petite ! Tu avais jusqu’à l’âge de 38 ans pour réagir et passer la porte d’un commissariat de police ou d’un tribunal ; mais tu n’avais pas encore été manipulée par tes gourous (pourtant diplômés) de la pseudo-psychiatrie.

Et c’est passé à 48 ans maintenant pour les nouvelles infractions comme tu le sais et « grâce » à toi. Je mets « grâce » entre guillemets, car que tirer de procès qui évoqueraient des faits remontant à encore plus d’années en arrière qu’avant ? Mais peut-être es-tu favorable, comme on le fit parfois au Moyen-âge, à déterrer des morts pour les juger.

Non seulement tu pouvais te retrouver coupable de diffamation mais tu allais immanquablement, comme semblait l’annoncer David Hamilton très peu de jours avant sa mort, te retrouver coupable de diffamation (et ton pote irresponsable Ardisson inculpé d’injures ou d’insultes à l’encontre de David Hamilton).

Une mort judicieuse, mais pas judiciaire, une mort judicieuse et justicière (nous reviendrons plus loin sur cet aspect essentiel des faits) a bien arrangé ton cas et celui des media abjects. Et je dirais même que si la Justice avait bien joué son rôle, l’affaire étant très largement répandue dans le public et dégobillant déjà aux égouts desdits réseaux sociaux, et prenant mauvaise tournure depuis plusieurs semaines, c’est elle, la Justice, qui aurait dû se substituer à David Hamilton, et te mettre en examen (t’inculper), comme elle en a le droit et même le devoir.

3 – « Et je lui avais fait l’affront de mettre en couverture une photo qu’il avait prise de moi le jour du viol. Puis j’ai dit son nom. »

Je vois mal l’affront que tu lui as fait. Ou alors te juges-tu très moche au fond de toi même, plus encore moralement que physiquement. Je vois juste la provocation. D’ailleurs, tu n’avais pas le droit d’en tirer profit (pécuniairement parlant) sans son accord. Tu étais certes la photographiée, mais lui était le photographe.

Cette photographie qui paraît coller assez bien au sujet par le fait même que sur la plupart des photographies hamiltoniennes les modèles ne rient ni ne sourient pas, et ont généralement l’air triste, songeur, mélancolique. Ce qui est le style même, très romantique, de David Hamilton. Bien sûr, nombre de crétins y voient la « preuve » (sic) de viols ! Misère de la bassesse humaine.

Et puis, c’était un tel affront que tu continues de montrer d’autres photographies de toi prises par David Hamilton sur Instagram, c’est dire si tu le cajoles finalement, ton violeur virtuel, car je vois mal quel affront tu peux lui faire maintenant, là où il est. Ne serait-ce pas plutôt une sorte de reconnaissance nostalgique pour son talent ? De reconnaissance posthume, comme une forme de regret d’avoir dépassé les bornes avec lui ? Toi qui par ailleurs es si fière de ton corps, de ton visage…

Et là encore une fois où tu agis en parfaite mythomane, c’est lorsque tu dis que cette photographie a été prise le jour de ton viol virtuel, celui de ton roman. Sais-tu que le mieux est le mortel ennemi du bien, que le trop est l’ennemi du vrai ? C’est un peu comme lorsque tu nous dis que tu as rencontré David Hamilton à la terrasse d’un bar alors que tu étais en compagnie de ta mère. Ce qui est totalement faux (toute ta famille l’affirme).

Donc tu nous dis que quelques mois plus tard, et alors que ta chambre était encore garnie, entre autres, d’affiches et de photographies de David Hamilton, tu étais désignée Miss OK ! lors d’une cérémonie où tu apparaîs très très réjouie et nullement traumatisée ou dépressive (voir sur ce sujet les collections de la revue OK ! d’alors).

« Puis j’ai dit son nom », encore un mensonge ou une approximation. Plus exactement tu l’as laissé dire par Ardisson, devant un plateau de témoins ; nom zippé au montage (pour les téléspectateurs) mais bientôt répété par tous les media en parfait esprit totalitaire. Et enfin par toi. Tu n’as même pas eu le courage de dire son nom toi-même (si l’on peut appeler ça : avoir du courage).

4 – « J’étais prête à entrer dans une bataille judiciaire ». Pas tellement justement, car tu as craint d’être inculpé pour diffamation. Contre ton violeur virtuel, qu’as-tu fait au niveau judiciaire ? Rien. Mais tu allais laisser Élodie Durand porter plainte à nouveau contre David Hamilton alors qu’elle avait déjà été déboutée quelques années auparavant. Je ne sais pas quels faits nouveaux (car il faut des éléments tangibles nouveaux pour rouvrir un dossier) elle pouvait apporter, cette pauvre déprimée (je précise que je ne me moque nullement d’elle en écrivant ces derniers mots).

Ce qui est fortiche avec toi, c’est qu’on finit par en savoir toujours plus. Plus tu parles et plus tu te dévoiles. Voilà une nouvelle fois que tu nous confirmes que tu t’es rendue complice de harcèlement à l’encontre de David Hamilton, un homme encore plein de projets, et surtout un homme qui ne voulait plus être importuné par les journalistes et qui a reçu trois heures avant sa mort, nous dis-tu (il y a quelque temps, tu parlais de quatre heures) un nouveau coup de fil… d’un inspecteur de police ? Non, d’une journaliste lui annonçant la présence d’Élodie à ses côtés.

Moi j’aimerais comprendre le rapport de cause à effet que tu établis entre ce coup de fil harceleur, cette annonce qu’Élodie « était maintenant dans le coup », et la mort trois heures plus tard de notre photographe. Moi, j’y vois autant une présomption d’assassinat que de suicide. Peur à ce point d’Élodie cette égérie, cette muse avec qui il a vécu quelques années ?!

5 – « J’ai été violée par David Hamilton en 1987, à l’âge de 13 ans. À l’époque des stripteases [sic!] des playmates chez Collaro, des corps objectivés, de la sexualité comme argument marketing. »

Par contre, lorsque je me suis exhibée à mon tour très complaisamment, plus d’une fois et en de nombreuses pages des journaux pipoles, parfois fort dévêtue, simple slip de bain et les nichons à l’air, je n’étais pas une femme objet, et ma tenue en clin d’œil au sexe, n’était pas là pour faire vendre cette basse presse, ni arrondir mes fins de mois déjà bien argentés.

6 – « Comment pouvait-on regarder des photos de David Hamilton où il alignait des corps nus de gamines et les numérotait ? »

Peut-être comme certaines regardent le dessin (génial pour toi) d’une verge masculine sur ton compte Instagram !

7 – Et j’ai gardé pour la fin un quasi aveu de culpabilité : «  La libération de la parole et les victimes qui s’emparent de leur histoire est un phénomène justicier qui ne fait que commencer ».

– Que veut dire  « les victimes qui s’emparent de leur histoire » ? sinon que les victimes ou prétendues telles, passant outre la Loi et la Justice, organisent elles-mêmes (par media interposés) la mise en accusation publique (il est vrai que le secret de l’instruction semble tombé en désuétude depuis un certain temps) de qui elles veulent.

– Que veut dire « phénomène  justicier » ? Ce mot – justicier – qui est marginalement adjectif est surtout un nom qui me rappelle étrangement (et dangereusement) le far-west, les films de cow-boys ou au mieux Zorro, le justicier masqué ; mais pas du tout la Justice. Que nous disent les dictionnaires ? Que si autrefois un justicier était quelque seigneur à qui l’on reconnaissait un droit de basse ou haute justice, de nos jours, ce mot est entaché de négativité. D’une manière plus ou moins neutre on peut dire qu’un justicier est « celui qui aime à rendre justice, à faire justice » comme on peut le trouver sur certains dictionnaires qui font à l’économie. Mais il convient de préciser que cet amour pour la justice (doux euphémisme) recouvre une volonté individuelle ou collective (mais non légale) de rendre ou de faire sa propre justice. Ceci désigne donc tout autant le premier malfrat venu que celui qui pour de multiples raisons (y compris la meilleure cause, ou jugée telle par lui) entend se passer de la Loi et de la Justice.

Cette manière de voir les choses correspond assez bien à notre Poupette Lecanu qui non seulement s’indigne des délais de prescription, mais a trouvé normal de diffamer, d’insulter et de harceler impunément qui bon lui semblait. Je pense ici avant tout à David Hamilton, mais aussi à sa famille et plus précisément à sa mère.

Cette attitude dénuée de tout sens commun (reconnue comme normale et allant de soi par cette dernière, comme par une bonne partie des journalistes et des publics de réseaux sociaux), a un nom et s’appelle la loi de la jungle, la loi du plus fort, de celui qui détient tous les pouvoirs, contre les plus faibles ; cela conduit à de véritables lynchages médiatiques totalement irrationnels, moutonniers et lâches. Autrefois on disait : mais que fait la police ? (Certes, on sait qu’elle est plus prompte à éradiquer les contestataires qu’à autre chose) Aujourd’hui on devrait dire : mais que fait la Justice et même que font les élus de notre pays contre ce fléau ?

Il existe également le verbe « justicier », certes un peu vieillot, mais qui correspond si bien à ce qu’énonce notre traumatisée mémorielle et dont voici la définition claire et nette :

Punir quelqu’un d’une peine corporelle, en exécution de sentence ou d’arrêt. On fit justicier les voleurs. (Littré)

Infliger (à un condamné) la peine corporelle fixée par la sentence ; généralement (l’) exécuter. (Trésor de la langue française)

Je crois qu’on ne saurait mieux dire concernant le cas Flament. Le bouquet final concernant cette pratique maffieuse (propre au quatrième pouvoir) où la « justice » est instruite (à charge), tenue, rendue et exécutée par la caste médiatique soutenue par la populace des réseaux sociaux, est que la Flavie conclut sur l’affirmation que cela « ne fait que commencer ».

Mais qui donc lui posera les bonnes questions, contestera ses dires qui veulent se faire passer pour paroles d’Evangile ?

Pour ma part, je pense que son retour en tant que « consultante » dans le circuit des scandales sexuels pipoles l’enfonce dans ses contradictions et lui fait dire certaines choses qui, personnellement, me confortent dans ce que je crois être la vérité sur la mort de David Hamilton.

Cette Flament est un personnage qui semble faire de moins en moins illusion, puisque je vois que les succès d’audience passés de la « petite fiancée de la télé » se transforment présentement en déconfiture d’une femme passée de mode au royaume même des illusions. Ne vient-elle pas de disparaître, après peu de mois, de la grille de M6 ?

Après neuf ans d’absence (une éternité de nos jours) elle avait retrouvé la téloche début novembre dernier, comme l’un de nos articles précédents l’évoquait, « M6 a mis fin à cette anomalie en plaçant la quadragénaire [Houlala, ça fait mal!] aux commandes de L’atelier, une nouvelle émission, signée Warner Bros Entertainment France, dans laquelle des anonymes confient des objets à réparer » trouve-t-on écrit sur le site de toutelatélé.com. Mais les chiffres d’audience sont impitoyables pour faire marcher la boîte à sous publicitaire. Évaluée à moins d’un million de téléspectateurs, l’émission disparaît.

La raison de cet échec ? Peut-être tout simplement un mauvais maquillage. Poupette est sans doute arrivée à un âge où elle est plus belle à la radio qu’à la télé. Monde cruel  et impitoyable !

Flamentable, vous avez dit flamentable ?…

Jean-Pierre Fleury.

L’EUROPE, L’EUROPE, L’EUROPE !

 

David Hamilton et Dawn Dunlap en PDF

Nous vous proposons les livres d’Olivier Mathieu sur David Hamilton et Dawn Dunlap sous forme de PDF, notamment:

Le portrait de Dawn Dunlap
David Hamilton suicidé, mais par qui?

Ecrivez pour tout renseignement à l’adresse de courriel: oliviero44@hotmail.com

L’auteur et ses collaborateurs pourront vous proposer certains de ses ouvrages récents, certains sous forme de livres (les envois vous seront faits par la poste), d’autres sous forme de PDF (les envois vous seront faits à votre adresse de courriel et une modeste contribution pourra vous être demandée).

HUMOUR

Alx-dessin-humour-retraite-des-elus-3322f-12779

***

 

Dessin-humour-drague-harcelement-ada2c-c0538

 

***

 

Olivier_meme-humour-assemblee-nationale-wc-40c39-5ca37

 

***

Perth-dessin-humour-livreur-pizza-bavure-police-cedric-chouviat-6f271-ab9fc

***

Pinatel-dessin-humour-martinez-marche-arriere-cgt-82bdb-fb4d6

LES ENCHÈRES SUR E-BAY : UN SYSTÈME DOUTEUX ?

En ce début d’année j’ai voulu enchérir sur E-BAY. Cela ne m’est pas arrivé souvent et j’avais oublié les « subtilités » de ce type d’achat qui n’a que de nom « enchères » puisqu’il ne respecte pas le principe partout adopté des enchères publiques.

Dans les enchères publiques, toutes réglementées, tout se passe en temps réel, ce qui est d’ailleurs logique et normal. Or ici on enchérit au départ, ou plus exactement on mise jusqu’à une certaine somme qui demeure inconnue des autres enchérisseurs. Et de fait c’est la machine qui enchérit et surenchérit par rapport aux mises de départ.

Ce système est parfaitement aberrant.

Dans des enchères publiques ce n’est pas une machine qui surenchérit mais uniquement les acheteurs potentiels présents ou le commissaire-priseur pour le compte d’un client (par mandat de délégation écrit et signé, ou par contact téléphonique en direct au moment de la vente). Et tout suit l’ordre du temps.

Principes partout énoncés pour effectuer des enchères loyales.

Or sur E-BAY rien n’est loyal. En fait au départ, on n’enchérit pas mais l’on mise pour une certaine somme qui demeure jusqu’à la fin cachée des autres enchérisseurs. C’est la machine électronique qui donne une illusion d’enchères et qui transforme des mises de départ en un simulacre d’enchères et surenchères. Tout étant réglé par rapport à la mise la plus haute de départ, celle qui invariablement remportera « l’enchère ».

Le système de surenchère n’en est pas un car il ne s’effectue pas en temps réel, mais par rapport à une mise de départ dont il importe peu de connaître l’origine temporelle. Et qui plus est non pas par des enchérisseurs mais par une machine.

Ce type d’ « enchères » est débile et douteux. Et même malhonnête car on peut se retrouver à miser ou surenchérir trop haut, ou à l’inverse trop bas en y perdant son temps. On peut même envisager de fausses vraies enchères (mises de départ) pour stimuler les prix d’achat avec des comparses poussant les prix au profit du vendeur.