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FLAVIE FLAMENT, FLAMENTABLE JUSTICIÈRE ?

19 janvier 2020

F comme Flavie, F comme Flament, F comme Flamentable ? Le radotage ridicule de Flavie Flament varie dans le temps (c’est un remodelage continuel) et je me demande parfois s’il ne conviendrait pas de l’appeler Fla Fla, pour ne pas dire tout simplement Folle Furieuse. Elle vient encore d’éructer ses « vérités », cette fois-ci sur LCI. Un salmigondis je voudrais extraire et souligner de nouveaux éléments.

LCI répète (selon le principe des rumeurs : plus c’est dit et rabâché, et plus c’est vrai) que « Flavie Flament révélait avoir été violée par le photographe David Hamilton à l’âge de 13 ans dans  La Consolation. » « Flavie Flament … violée … dans La Consolation. Je m’interroge, hormis dans La Consolation, est-ce que Miss OK ! a été violée ailleurs ? Je veux dire : est-ce que, dans la « vraie vie » non romancée, elle a été violée « pour de bon » et « pour de vrai » ?

J’attends les réponses !

Parmi les énormités récurrentes que la « spécialiste du viol » assène encore une fois aux lecteurs je retiens ces éléments :

1 – « … Hamilton, Matzneff et tant d’autres ont trop longtemps été protégés, drapés dans leur impunité que leur donnait leur statut prétendument « artistique ». C’est d’autant plus insupportable pour les victimes, qui ont été emmurées dans le silence. »

Faux sur deux points au moins.

Quelques (rares) jeunes femmes ont déposé plainte, en leur temps, à l’encontre de David Hamilton. J’en ai déjà parlé en long et en large. Pour une, c’est très probablement la déception de ne pas être devenue l’élue de cœur qui l’a fait agir. Pour l’autre, sa plainte était proprement grotesque (très probablement poussée par son entourage) puisqu’elle fut, de notoriété publique, sa compagne pendant quelques années. Ces plaintes, après confrontations, ont été classées. Enfin, la police a enquêté, la justice, en l’occurrence le juge d’instruction, a jugé bon d’en rester là.

La loi prévoyait, avant son allongement récent, que le délai de prescription concernant un viol courait pendant 20 ans au-delà de l’âge de la majorité (18 ans) de la plaignante (ou du plaignant). Soit plus précisément jusqu’à l’âge de 38 ans non révolus. Si l’on est emmuré dans le silence à 38 ans, on risque de le demeurer toute sa vie. (D’ailleurs il est abusif de dire que l’on est emmuré dans le silence quand on se mure soi-même dans le silence, ce serait dénier tout libre arbitre et tout quant-à-soi à toutes les victimes réelles ou potentielles). De plus la Justice, déjà débordée, n’a pas pour vocation de se lancer dans des campagnes poussant à la dénonciation qui, d’ailleurs, ne peuvent que déraper comme on le voit présentement avec les media ; mais d’inculper et juger des coupables potentiels et d’accorder réparations aux victimes. La Justice juge des individus concrets, mais pas la société en son ensemble. Elle juge dans une salle d’audience ouverte au public ou à huis-clos. Elle ne juge pas sur un champ de foire ou à la télévision. Ce n’est pas de ladite télé-réalité (très peu réelle d’ailleurs elle-même). Du moins pas encore.

2 – « Je voudrais pointer du doigt l’autre absurdité de la loi française : les faits étant prescrits, je pouvais me retrouver coupable de diffamation. » Ben, oui, ma petite ! Tu avais jusqu’à l’âge de 38 ans pour réagir et passer la porte d’un commissariat de police ou d’un tribunal ; mais tu n’avais pas encore été manipulée par tes gourous (pourtant diplômés) de la pseudo-psychiatrie.

Et c’est passé à 48 ans maintenant pour les nouvelles infractions comme tu le sais et « grâce » à toi. Je mets « grâce » entre guillemets, car que tirer de procès qui évoqueraient des faits remontant à encore plus d’années en arrière qu’avant ? Mais peut-être es-tu favorable, comme on le fit parfois au Moyen-âge, à déterrer des morts pour les juger.

Non seulement tu pouvais te retrouver coupable de diffamation mais tu allais immanquablement, comme semblait l’annoncer David Hamilton très peu de jours avant sa mort, te retrouver coupable de diffamation (et ton pote irresponsable Ardisson inculpé d’injures ou d’insultes à l’encontre de David Hamilton).

Une mort judicieuse, mais pas judiciaire, une mort judicieuse et justicière (nous reviendrons plus loin sur cet aspect essentiel des faits) a bien arrangé ton cas et celui des media abjects. Et je dirais même que si la Justice avait bien joué son rôle, l’affaire étant très largement répandue dans le public et dégobillant déjà aux égouts desdits réseaux sociaux, et prenant mauvaise tournure depuis plusieurs semaines, c’est elle, la Justice, qui aurait dû se substituer à David Hamilton, et te mettre en examen (t’inculper), comme elle en a le droit et même le devoir.

3 – « Et je lui avais fait l’affront de mettre en couverture une photo qu’il avait prise de moi le jour du viol. Puis j’ai dit son nom. »

Je vois mal l’affront que tu lui as fait. Ou alors te juges-tu très moche au fond de toi même, plus encore moralement que physiquement. Je vois juste la provocation. D’ailleurs, tu n’avais pas le droit d’en tirer profit (pécuniairement parlant) sans son accord. Tu étais certes la photographiée, mais lui était le photographe.

Cette photographie qui paraît coller assez bien au sujet par le fait même que sur la plupart des photographies hamiltoniennes les modèles ne rient ni ne sourient pas, et ont généralement l’air triste, songeur, mélancolique. Ce qui est le style même, très romantique, de David Hamilton. Bien sûr, nombre de crétins y voient la « preuve » (sic) de viols ! Misère de la bassesse humaine.

Et puis, c’était un tel affront que tu continues de montrer d’autres photographies de toi prises par David Hamilton sur Instagram, c’est dire si tu le cajoles finalement, ton violeur virtuel, car je vois mal quel affront tu peux lui faire maintenant, là où il est. Ne serait-ce pas plutôt une sorte de reconnaissance nostalgique pour son talent ? De reconnaissance posthume, comme une forme de regret d’avoir dépassé les bornes avec lui ? Toi qui par ailleurs es si fière de ton corps, de ton visage…

Et là encore une fois où tu agis en parfaite mythomane, c’est lorsque tu dis que cette photographie a été prise le jour de ton viol virtuel, celui de ton roman. Sais-tu que le mieux est le mortel ennemi du bien, que le trop est l’ennemi du vrai ? C’est un peu comme lorsque tu nous dis que tu as rencontré David Hamilton à la terrasse d’un bar alors que tu étais en compagnie de ta mère. Ce qui est totalement faux (toute ta famille l’affirme).

Donc tu nous dis que quelques mois plus tard, et alors que ta chambre était encore garnie, entre autres, d’affiches et de photographies de David Hamilton, tu étais désignée Miss OK ! lors d’une cérémonie où tu apparaîs très très réjouie et nullement traumatisée ou dépressive (voir sur ce sujet les collections de la revue OK ! d’alors).

« Puis j’ai dit son nom », encore un mensonge ou une approximation. Plus exactement tu l’as laissé dire par Ardisson, devant un plateau de témoins ; nom zippé au montage (pour les téléspectateurs) mais bientôt répété par tous les media en parfait esprit totalitaire. Et enfin par toi. Tu n’as même pas eu le courage de dire son nom toi-même (si l’on peut appeler ça : avoir du courage).

4 – « J’étais prête à entrer dans une bataille judiciaire ». Pas tellement justement, car tu as craint d’être inculpé pour diffamation. Contre ton violeur virtuel, qu’as-tu fait au niveau judiciaire ? Rien. Mais tu allais laisser Élodie Durand porter plainte à nouveau contre David Hamilton alors qu’elle avait déjà été déboutée quelques années auparavant. Je ne sais pas quels faits nouveaux (car il faut des éléments tangibles nouveaux pour rouvrir un dossier) elle pouvait apporter, cette pauvre déprimée (je précise que je ne me moque nullement d’elle en écrivant ces derniers mots).

Ce qui est fortiche avec toi, c’est qu’on finit par en savoir toujours plus. Plus tu parles et plus tu te dévoiles. Voilà une nouvelle fois que tu nous confirmes que tu t’es rendue complice de harcèlement à l’encontre de David Hamilton, un homme encore plein de projets, et surtout un homme qui ne voulait plus être importuné par les journalistes et qui a reçu trois heures avant sa mort, nous dis-tu (il y a quelque temps, tu parlais de quatre heures) un nouveau coup de fil… d’un inspecteur de police ? Non, d’une journaliste lui annonçant la présence d’Élodie à ses côtés.

Moi j’aimerais comprendre le rapport de cause à effet que tu établis entre ce coup de fil harceleur, cette annonce qu’Élodie « était maintenant dans le coup », et la mort trois heures plus tard de notre photographe. Moi, j’y vois autant une présomption d’assassinat que de suicide. Peur à ce point d’Élodie cette égérie, cette muse avec qui il a vécu quelques années ?!

5 – « J’ai été violée par David Hamilton en 1987, à l’âge de 13 ans. À l’époque des stripteases [sic!] des playmates chez Collaro, des corps objectivés, de la sexualité comme argument marketing. »

Par contre, lorsque je me suis exhibée à mon tour très complaisamment, plus d’une fois et en de nombreuses pages des journaux pipoles, parfois fort dévêtue, simple slip de bain et les nichons à l’air, je n’étais pas une femme objet, et ma tenue en clin d’œil au sexe, n’était pas là pour faire vendre cette basse presse, ni arrondir mes fins de mois déjà bien argentés.

6 – « Comment pouvait-on regarder des photos de David Hamilton où il alignait des corps nus de gamines et les numérotait ? »

Peut-être comme certaines regardent le dessin (génial pour toi) d’une verge masculine sur ton compte Instagram !

7 – Et j’ai gardé pour la fin un quasi aveu de culpabilité : «  La libération de la parole et les victimes qui s’emparent de leur histoire est un phénomène justicier qui ne fait que commencer ».

– Que veut dire  « les victimes qui s’emparent de leur histoire » ? sinon que les victimes ou prétendues telles, passant outre la Loi et la Justice, organisent elles-mêmes (par media interposés) la mise en accusation publique (il est vrai que le secret de l’instruction semble tombé en désuétude depuis un certain temps) de qui elles veulent.

– Que veut dire « phénomène  justicier » ? Ce mot – justicier – qui est marginalement adjectif est surtout un nom qui me rappelle étrangement (et dangereusement) le far-west, les films de cow-boys ou au mieux Zorro, le justicier masqué ; mais pas du tout la Justice. Que nous disent les dictionnaires ? Que si autrefois un justicier était quelque seigneur à qui l’on reconnaissait un droit de basse ou haute justice, de nos jours, ce mot est entaché de négativité. D’une manière plus ou moins neutre on peut dire qu’un justicier est « celui qui aime à rendre justice, à faire justice » comme on peut le trouver sur certains dictionnaires qui font à l’économie. Mais il convient de préciser que cet amour pour la justice (doux euphémisme) recouvre une volonté individuelle ou collective (mais non légale) de rendre ou de faire sa propre justice. Ceci désigne donc tout autant le premier malfrat venu que celui qui pour de multiples raisons (y compris la meilleure cause, ou jugée telle par lui) entend se passer de la Loi et de la Justice.

Cette manière de voir les choses correspond assez bien à notre Poupette Lecanu qui non seulement s’indigne des délais de prescription, mais a trouvé normal de diffamer, d’insulter et de harceler impunément qui bon lui semblait. Je pense ici avant tout à David Hamilton, mais aussi à sa famille et plus précisément à sa mère.

Cette attitude dénuée de tout sens commun (reconnue comme normale et allant de soi par cette dernière, comme par une bonne partie des journalistes et des publics de réseaux sociaux), a un nom et s’appelle la loi de la jungle, la loi du plus fort, de celui qui détient tous les pouvoirs, contre les plus faibles ; cela conduit à de véritables lynchages médiatiques totalement irrationnels, moutonniers et lâches. Autrefois on disait : mais que fait la police ? (Certes, on sait qu’elle est plus prompte à éradiquer les contestataires qu’à autre chose) Aujourd’hui on devrait dire : mais que fait la Justice et même que font les élus de notre pays contre ce fléau ?

Il existe également le verbe « justicier », certes un peu vieillot, mais qui correspond si bien à ce qu’énonce notre traumatisée mémorielle et dont voici la définition claire et nette :

Punir quelqu’un d’une peine corporelle, en exécution de sentence ou d’arrêt. On fit justicier les voleurs. (Littré)

Infliger (à un condamné) la peine corporelle fixée par la sentence ; généralement (l’) exécuter. (Trésor de la langue française)

Je crois qu’on ne saurait mieux dire concernant le cas Flament. Le bouquet final concernant cette pratique maffieuse (propre au quatrième pouvoir) où la « justice » est instruite (à charge), tenue, rendue et exécutée par la caste médiatique soutenue par la populace des réseaux sociaux, est que la Flavie conclut sur l’affirmation que cela « ne fait que commencer ».

Mais qui donc lui posera les bonnes questions, contestera ses dires qui veulent se faire passer pour paroles d’Evangile ?

Pour ma part, je pense que son retour en tant que « consultante » dans le circuit des scandales sexuels pipoles l’enfonce dans ses contradictions et lui fait dire certaines choses qui, personnellement, me confortent dans ce que je crois être la vérité sur la mort de David Hamilton.

Cette Flament est un personnage qui semble faire de moins en moins illusion, puisque je vois que les succès d’audience passés de la « petite fiancée de la télé » se transforment présentement en déconfiture d’une femme passée de mode au royaume même des illusions. Ne vient-elle pas de disparaître, après peu de mois, de la grille de M6 ?

Après neuf ans d’absence (une éternité de nos jours) elle avait retrouvé la téloche début novembre dernier, comme l’un de nos articles précédents l’évoquait, « M6 a mis fin à cette anomalie en plaçant la quadragénaire [Houlala, ça fait mal!] aux commandes de L’atelier, une nouvelle émission, signée Warner Bros Entertainment France, dans laquelle des anonymes confient des objets à réparer » trouve-t-on écrit sur le site de toutelatélé.com. Mais les chiffres d’audience sont impitoyables pour faire marcher la boîte à sous publicitaire. Évaluée à moins d’un million de téléspectateurs, l’émission disparaît.

La raison de cet échec ? Peut-être tout simplement un mauvais maquillage. Poupette est sans doute arrivée à un âge où elle est plus belle à la radio qu’à la télé. Monde cruel  et impitoyable !

Flamentable, vous avez dit flamentable ?…

Jean-Pierre Fleury.

From → divers

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