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Guerre d’Ukraine – Jour 230 – Deuxième journée de bombardements russes systématiques des infrastructures et des centres de décision en Ukraine

Le Courrier des Stratèges 11 octobre 2022

Les bombardements russes des infrastructures et des centres de décision ont repris ce matin, alors que le G7 se réunit d’urgence pour envisager une riposte à l’intensification par Moscou, de sa campagne militaire. La censure bat son plein, pour éviter la panique de la population ukrainienne mais d’énormes embouteillages ont lieu à la sortie de Kiev, dont des habitants fuient la capitale – et peut-être le pays. Sur l’ensemble de la ligne de front, on observe une stabilisation; avec une petite poussée russe au nord; et une vraisemblable offensive kiévienne en préparation vers Zaporojie.

Bombardements des infrastructures

Selon le canal Telegram Slavyangrad

Résultats des frappes de missiles [à mi-journée]: 

Les villes frappées sont :
– Kiev
– Krivoy Rog
– Lvov
– Krementchouk
– Pavlograd
– Rovno
– Région d’Odessa
– Vinnytsia

Frappes sur des objets importants :

– Gare ferroviaire avec encombrement ennemi et nouveaux équipements (Pavlograd)

– La jonction ferroviaire Chepetovskiy et une station de réparation dans la région de Khmelnitsk ont été détruites.
– La centrale thermique de Ladyzhinskaya mise hors service (Vinnitsa)

– La centrale thermique de Lvov est en feu

– Bombardements massifs des bureaux du Ministère de la Défense (Kiev)

Panne totale d’électricité dans de nombreuses villes et approvisionnement en eau interrompu à certains endroits. Les gens évacuent et fuient le pays, avec d’énormes files d’attente aux sorties [des villes et aux frontières].”

Stabilisation globale du front

Les frappes russes ont sans aucun doute un effet désorganisateur sur le commandement ukrainien. La poussée ukrainienne des dernières semaines a donc cédé la place à une stabilisation du front. 

Avec une légère poussée russe au nord, où l’armée reprend du terrain perdu après le retrait de Liman (les cartes ci-dessous sont prises au blog d’Erwan Castel): :  

Les troupes russes continuent à progresser à Soledar, Artiomovosk/Bakhmout  et Zaitsevo (passée sous contrôle russe) mais se heurtent à une forte résistance de régiments ukrainiens qui ont reçu du renfort: 

La bataille pour Avdeïevka continue. Les troupes russes voudraient, après avoir complètement pris Pervovaïskie, effectuer un mouvement tournant pour prendre à revers les troupes kieviennes bunkerisées dans Avdeïevka (d’où elles bombardent régulièrement la population civile de Donetsk)

Au sud, le front est stabilisé. Alors que la semaine dernière, l’effort kiévien portait sur la rive droite du Dniepr, dans l’espoir d’en déloger les troupes russes, à présent, il semble que le gros d’une prochaine offensive doive se porter sur Zaporojie. 

Il est cependant impossible de dire quel est l’effet des bombardements russes intensifs sur les centres de décision et les infrastructures électriques de Zaporojie, Dniepropetrovsk et Odessa. 

*

(jpf) Ce qu’on peut remarquer encore une fois c’est que les Russes semblent se concentrer sur des objectifs plus ou moins similaires qui se situent sur deux aires bien différentes :

1 – l’aire de l’Ouest et du Nord (Galicie, Kiev) celle qui pourrait devenir bientôt la partie restante de l’Ukraine,

2 – l’aire de la Novorissiya qui n’est pas encore entrée dans l’escarcelle russe (reste des oblasti de Kherson et de Zaporojié, mais aussi oblasti de Nikolaïev, Odessa, Kharkov …)

Avec comme un vide entre les deux, au centre.

Dans le Donbass la zone qui pose problème depuis le début est celle d’Avdeevka qui est super « emblockhausée » (les bandéristes ont eu huit ans pour construire des défenses difficilement prenables depuis lesquelles ils bombardent autant les civils que les militaires, à Donetsk même et aux alentours).

Au fait, je n’hésite vraiment plus à appeler l’armée ukrainienne, du moins ceux qui la dirigent (car le simple appelé n’y peut rien) une armée bandériste, son commandant en chef est un adorateur de Bandera et aime exposer, comme une partie de ses troupes, différents symboles et fétiches du bandérisme. Les bandéristes se sont accaparés les runes (ce qui est bien dommage) et toute une partie de l’imagerie nazie.

Ce qui est également dommage, car cela sème la confusion sur ce qu’est exactement ce mouvement de fanatiques et barbares ultra-nationalistes. Ces derniers ont le côté minable de ce qu’ils sont pour la plupart, un ramassis de déchets de la société. La (jeune) lie de la société. De laissés-pour-compte qui sont en train de prendre leur revanche sur l’adversité. Des riens qui n’ont rien à offrir de positif, à créer, à imaginer. Ce sont des crétins dans le sens médical du terme. Gavés de gadgets du modernisme technologique et militaire. En cela, ils ressemblent comme deux gouttes d’eau aux islamistes. Détruire hommes et bâtiments, patrimoine, tuer… et au final on ne sait même pas trop dans quel but. Ils ne savent rien faire d’autre.

Si ce n’est soutenir hystériquement des clubs de foot pour certains. Aucune ambition humaine. Le nihilisme intégral, destructeur, criminel. On me dit que c’est le troisième des « chefs » du hooliganisme ukrainien qui vient de se taire définitivement ayant rejoint le néant, lui il supportait le Dynamo de Kiev. Dynamo encore un mot amusant tout à fait dans l’esprit stakhanoviste du stalinisme (Stakhanov était je crois bien un mineur du Donbass).

Qu’attendre d’ordures qui exécutent en ce moment même des civils dans les contrées qu’ils ont reprises du côté de Liman ou de Koupiansk ? Le dernier en date de ces déchets humains était tout heureux de montrer une fosse où l’on jetait des cadavres de civils exécutés dont le seul crime étaient d’être « pro-russes », ou reconnus comme tels.

Finie, la parenthèse.

La prochaine zone qui devrait ou pourrait tomber est celle de Soledar/Bakhmout/Artemovsk. Elle est « bouffée » progressivement, mais munie de forts moyens de défense et de troupes ukrainiennes. Ce secteur libéré, les alliés pourraient alors se rapprocher de Seversk et surtout Slaviansk et Kramatosk plus au Nord-Ouest.

À propos de l’action russe du 10 / 10

Extraits de l’article de Christelle Néant du 10 10 2022 sur Donbass Insider : La Russie frappe massivement les infrastructures énergétiques et militaires de l’Ukraine en réponse à l’attentat du pont de Crimée

Deux jours après avoir vu des habitants de Kiev se prendre en photo devant des posters géants montrant le pont de Crimée en flammes, la joie sordide exposée sur les segments ukrainiens des réseaux sociaux face à cet attentat terroriste qui a fait cinq victimes innocentes s’est muée en état de choc et en déclarations outrées.

*

Les missiles russes ont touché le bâtiment de la direction du SBU, la mission des conseillers de l’UE, les agences des forces de l’ordre, ainsi que plusieurs centrales électriques et sous-stations à Kiev, et les centrales électriques à Lvov et Ivano-Frankovsk. Plusieurs bases de la Garde Nationale et de l’armée ukrainienne ont aussi été visées. Par contre ni les centrales nucléaires ni les centrales hydroélectriques n’ont été touchées.

*

Si ces tirs ont fait d’importants dégâts et des victimes parmi les civils ukrainiens (Kiev a annoncé le soir même 14 morts sur l’ensemble du pays, ce qui est peu comparé aux scores quotidiens de l’armée ukrainienne dans leDonbass et montre bien que la Russie n’a pas visé délibérément les civils), un certain nombre sont aussi dus aux dysfonctionnements des systèmes de défense anti-aérienne ukrainiens [des missiles ukrainiens retombant sur le sol, dans un parc au centre de Kiev par exemple]

*

Ces frappes ont non seulement des conséquences lourdes pour l’Ukraine, mais elles pourraient aussi en avoir pour la France. Ainsi, la frappe contre la centrale électrique de Kryvoï Rog va impacter l’aciérie locale Kryvorijstal, qui fournit de l’acier pour les réacteurs nucléaires français.

En effet, suite aux sanctions anti-russes, la France a décidé de relancer tous ses réacteurs nucléaires pour faire face à l’hiver. Or, sur les 56 réacteurs nucléaires d’EDF, seuls 12 étaient en activité en septembre, car les autres doivent subir des réparations. Entre autre 12 réacteurs nucléaires ont des problèmes de corrosion dans leur système de refroidissement. Problèmes qui ont été identifiés en mai 2022.

Or pour régler ces problèmes, les réacteurs nucléaires français ont besoin de l’acier produit par Kryvorijstal. Si l’usine ne peut pas reprendre rapidement sa production, et si la France ne trouve pas de source alternative d’acier de cette qualité, les Français vont se retrouver cet hiver avec d’énormes factures d’électricité [ou des difficultés d’approvisionnement électrique].

*

Sans surprise ces frappes massives ont donné lieu à un concert de déclarations outrées tant en Ukraine qu’en Occident. Ces mêmes « élites » occidentales dont le silence concernant l’attentat terroriste du pont de Crimée s’est fait remarquer, rivalisent désormais pour qualifier les frappes russes d’inacceptables.

Donc, pour les autorités occidentales, cinq Russes innocents tués dans un attentat terroriste mené par les services secrets ukrainiens, ou les civils du Donbass tués par des bombardements ukrainiens ne méritent que le silence, mais des victimes civiles ukrainiennes tuées par les tirs de réponse de l’armée russe, ça mérite des déclarations outrées.

En clair, pour les « élites » occidentales les Russes sont des sous-hommes dont la mort dans un attentat ou un bombardement terroriste mené par leurs petits protégés de Kiev n’est rien et ne mérite pas d’être condamnée.

LA GUERRE VIENT-ELLE SEULEMENT DE COMMENCER DEPUIS HIER ?

D’après diverses sources, dont Sputnik, RT, telegram, et même les media mondialistes — et à la surprise même de ceux qui pensaient que l’avertissement russe était clos — les attaques russes concertées cherchant à désorganiser et paralyser l’approvisionnement énergétique en particulier (centrales électriques, postes de jonctions électriques, etc. , ce qui bloque la distribution électrique au domaine tant public que privé, coupe la circulation des trains, des métros, le chauffage ou encore le téléphone ou Internet) ont repris dans la soirée d’hier et ont recommencé depuis ce matin.

Difficile de donner toute la liste des objectifs atteints et détruits. Citons en vrac (informations largement incomplètes) :

Des détonations ont été signalées dans les villes de Rovno et Krivoï Rog. Des frappes ont été enregistrées dans la région de Jitomir. D’après des médias ukrainiens, des explosions ont été entendues dans la région de Kiev et au-dessus de Kiev où la DCA est activée. Le gouverneur de la région de Nikolaïev a mis en garde contre des nouveaux tirs de roquettes. Une série d’explosions s’est produite dans les régions de Kiev et Khmelnitsky. L’une des plus grandes sociétés minières d’Ukraine, Ferrexpo, a suspendu son fonctionnement en raison d’une panne de courant, selon Bloomberg.

Un délestage électrique a été annoncé à Khmelnitsky après une frappe contre une sous-station électrique. La lumière sera éteinte deux heures par jour. Un avant-goût encore lointain de ce qui va peut-être nous arriver à nous aussi, mais chez nous suite à l’incurie doublée de la folie belliciste macroniste.

À 9 heure 22 on a eu confirmation que des dizaines de missiles Kalibr étaient lancés vers l’Ukraine sous contrôle kiévien.

Une frappe lourde à la roquette a été signalée à Lvov. La défense aérienne et les sirènes ont retenti dans la région d’Odessa, selon le chef de l’administration. Des frappes ont eu lieu contre la centrale thermique Ladyzhinskaya.

La jonction ferroviaire de Schepetovka et une usine de réparation dans l’oblast de Khmelnitsky sont détruites. Ces installations étaient très importantes pour l’approvisionnement des troupes de l’armée ukrainienne. Des déflagrations se sont produites à Zaporojié et dans la région de Dniepropetrovsk.

Une jonction ferroviaire dans la ville de Pavlograd, dans la région de Dniepropetrovsk a été ciblée. Il s’y trouvait un train avec du matériel militaire bandériste. Des roquettes ont notamment frappé des cibles à Odessa, Vinnitsa, Zaporojié, Otchakov et Nikolaïev.

Informations arrêtées à 10 heures trente.

Et ceci alors que toutes les tentatives nocturnes des troupes ukrainiennes de percer les défenses de la région de Kherson ont été repoussées.

Si cela dure encore quelques jours, on ne donne guère de chance à l’Ukraine bandériste de se relever avant longtemps. Elle va se retrouver totalement désorganisée, militairement en premier lieu. Dans le domaine des communications par exemple.

UNE PREMIÈRE RÉPONSE À L’ATTENTAT DU PONT DE CRIMÉE

De Sputnik Afrique, 10.10.2022

Poutine confirme les bombardements massifs en Ukraine

Les frappes massives avec des armes de haute précision contre des infrastructures ukrainiennes ont été confirmées par le Président russe. Il a promis des réponses « sévères » en cas d’attaques ukrainiennes contre la Russie.

Les bombardements massifs avec des armes de haute précision ont été réalisés ce 10 octobre sur des installations énergétiques, militaires et de communication en Ukraine. C’est ce qu’a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion opérationnelle avec les membres du Conseil de sécurité russe.

L’explosion sur le pont de Crimée

Il a noté que les autorités ukrainiennes étaient derrière l’explosion sur le pont de Crimée.

« Il est évident que les commanditaires, les organisateurs, les auteurs de l’attaque terroriste [sur le pont de Crimée, ndlr] sont les services spéciaux ukrainiens. Le régime de Kiev utilise depuis longtemps des méthodes terroristes », a-t-il indiqué.

Réponses « sévères »

Le chef de l’État russe a déclaré que le régime de Kiev utilisait depuis longtemps des méthodes terroristes, notamment du terrorisme nucléaire.
« Ce sont aussi des actes de terrorisme nucléaire. Je veux parler des frappes de missiles et d’artillerie sur la centrale nucléaire de Zaporojié », a-t-il noté.

En outre, d’après lui, les services spéciaux de l’Ukraine ont déjà mené trois attentats contre la centrale nucléaire de Koursk, en Russie, détruisant à plusieurs reprises les lignes à haute tension. Il a ajouté que trois lignes avaient été endommagées lors de la troisième attaque de ce type.

M.Poutine a souligné que l’Ukraine utilisait aussi des méthodes terroristes telles que des assassinats de personnalités publiques, de journalistes et de chercheurs.

Le Président russe a ainsi averti Kiev d’une réponse sévère, conformément au niveau de la menace, si les attaques terroristes de l’Ukraine sur le territoire russe se poursuivent.

Une tentative de détruire le Turkish Stream

En outre, M.Poutine a accusé l’Ukraine de tenter de détruire une des sections du gazoduc Turkish Stream.

« Un certain nombre d’actes terroristes et de tentatives de crimes similaires ont été commis contre les infrastructures de transport d’électricité et de gaz de notre pays, notamment une tentative de faire exploser l’une des sections du gazoduc Turkish Stream. Tout cela a été prouvé par des données objectives, y compris le témoignage des auteurs détenus de ces attaques terroristes ».

L’accident sur les Nord Stream

Concernant le sabotage des gazoducs Nord Stream, le chef de l’État russe a rappelé que la Russie n’était pas autorisée à enquêter sur ces faits.

« Comme on le sait, les représentants russes ne sont pas autorisés à enquêter sur les causes des explosions et de la destruction des systèmes internationaux de transport de gaz qui courent au fond de la mer Baltique, mais nous connaissons tous le bénéficiaire final de ce crime », a affirmé M.Poutine.


(jpf) D’après Sputnik Afrique

Dès ce matin, après les conclusions d’enquête, la réponse à l’attentat au camion chargé d’explosifs qui a entraîné des morts et des destructions sur le pont routier et ferroviaire reliant la Russie à la Crimée, a été une opération en grand.

Des attaques massives de missiles, en plusieurs raids, ont eu lieu contre des infrastructures énergétiques et autres, un partout partout en Ukraine. Ces attaques ont commencées tôt vers 6 heures et demi pour s’achever vers midi. Il s’agit de l’attaque la plus massive et la plus longue de la Russie depuis le début de l’Opération spéciale.

Sur cette carte on voit que des cibles ont été touchées dans deux ensembles essentiels de l’Ukraine. Sauf erreurs, car la carte n’est pas de bonne qualité. Au Nord sur Lviv, Ivano-Frankivsk, Ternopil, Khmernytskyi, Rivne, Jytomyr, Kiev et Konotor. Au Sud sur des parties de la Novorossiya non encore libérées : Odessa, Krivoï-Rog, Zaporojié, Kropyvnytsky, Dnipro, Krementchouk, Poltava et Kharkov.

Mais apparemment rien au centre entre les deux.

Ceci a été suivi par des coupures d’électricité et d’approvisionnement en eau, à Kharkov par exemple. Les métros de Kharkov et de Kiev ont été arrêtés ; depuis ils auraient été rétablis, du moins à Kharkov. Il y a eu également des pannes du réseau mobile dans les régions de Khmelnitsky, de Lvov, de Poltava, ainsi que dans les villes de Kharkov et Jitomir.

Il a été constaté des problèmes au niveau des systèmes énergétiques dans les régions de Kiev, de Khmelnitsky, de Dniepropetrovsk, de Vinnitsa, d’Ivano-Frankovsk, de Soumy, de Kharkov, de Jitomir, de Kirovograd et de toute la partie sud de l’Ukraine.

À Lvov c’est la centrale thermique qui était en proie aux flammes et d’autres structures énergétiques. Dans la ville, l’alimentation en eau chaude a été coupée, ainsi que l’électricité dans une partie de la ville. L’électricité a été coupée à Jitomir

Dans la la région d’Ivano-Frankovsk il semble que ce soit la centrale thermique de Bourchtynskaïa qui ait été touchée. Cette installation énergétique dessert non seulement l’Ukraine mais aussi la Hongrie, la Slovaquie et la Roumanie.

Tandis que des délestages électriques pourraient se produire prochainement sur tout le territoire de l’Ukraine, selon le chef adjoint du bureau présidentiel, Kirill Timochenko.

En résumé… « Une frappe massive a été infligée aux installations d’énergie, de soutien militaire et de communication» (V Poutine ce jour même)

À Kiev, il s’avère que l’un des objectifs atteints (il était en feu) est celui du bâtiment principal des services de sécurité d’Ukraine (SBU), non loin du bureau de zelensky.

Un autre, également à Kiev, qui a été touché, est le bureau de la mission européenne de conseil aux forces de sécurité intérieure ukrainienne qui était de retour dans cette ville depuis mai dernier. Mission dite « consultative » par euphémisme. C’est l’un des coordinateurs principaux du soutien militaire à l’Ukraine.

Un incendie s’est également déclaré au sein d’une centrale thermique à Kiev. Et l’ancien député de la Rada suprême Ilia Kiva affirmait dès ce matin que l’une des attaques contre Kiev a été effectuée contre la base et le quartier général du régiment Azov.

Depuis, de longues files d’attente visibles sur telegram, se sont formées à des stations-services de Kiev. De nombreux habitants essayent de quitter la ville.

Pendant ce temps, car d’autres opérations se poursuivent, des drones « kamikazes » auraient mené une attaque contre des militaires ukrainiens du côté de Krivoï Rog, sur l’axe de Kherson, selon des médias locaux.

Il semble que dans chaque ville ce n’est pas un seul objectif qui a été atteint, mais plusieurs.

En conclusion, si l’on peut dire, c’est la déclaration de Dmitri Medvedev, l’ex-président et numéro deux du Conseil de sécurité russe, sur telegram, qui donne le ton : « Le premier épisode s’est joué, il y en aura d’autres »; « de mon point de vue, [l’objectif] doit être le démantèlement total du régime politique de l’Ukraine »,

Tout en sachant que la Russie et la Biélorussie sont en train de s’entendre sur le déploiement conjoint de troupes.

À méditer

De Donbass Insider sur telegram

De Katya Kopylova

Je lis avec délectation les commentaires nous traitant de mauviettes parce qu’on n‘a toujours pas enseveli les villes ukrainiennes sous un tapis de bombes.

Lorsque les Russes sont entrés dans Paris après la défaite de Napoléon, tout le monde était persuadé que nous allions nous venger notamment en pillant les richesses du Louvre. Aux yeux des Français ç’aurait être normal. Le conservateur du Louvre a ordonné de cacher les œuvres les plus précieuses en les enterrant. Lorsque Alexandre I l’a appris, il était fou de rage. “Je ne suis pas un barbare”, a-t-il dit.

À propos du prix Nobel de la Paix :

Il existe cinq Prix Nobel et cinq Comités d’attribution. Quatre dépendent d’une institution suédoise et fonctionnent à Stockholm en Suède : l’Académie royale des sciences de Suède pour le Prix Nobel de Physique et pour le prix Nobel de Chimie ; l’Institut Karolinska pour celui de Physiologie ou de Médecine ; l’Académie suédoise pour celui de Littérature.

Le cinquième Comité fonctionne à Oslo en Norvège et attribue le prix Nobel de la Paix. Cet étrange Comité Nobel d’Oslo (Den norske Nobelkomite) est un Comité tout ce qu’il y a de plus politique puisque ses cinq membres sont nommés par le parlement norvégien, en représentation la plus proche possible de sa composition politique. Sachant que les quatre principaux partis du pays sont actuellement le Parti Travailliste (social-démocrate), suivi de trois partis conservateurs.

La Justice russe ordonne la saisie des bureaux de l’ONG Memorial, lauréate du prix Nobel de la Paix

Cela n’a pas traîné, l’Ours russe n’est pas encore près d’hiberner cette année.

On a appris hier, qu’un tribunal de Moscou a ordonné vendredi la saisie des bureaux dans la capitale russe de Memorial, quelques heures après avoir obtenu le prix Nobel de la Paix.

On ignore ce que vont devenir les « succursales » occidentales de cet organisation.

Moi, je trouve les dirigeants russes de plus en plus clairs et nets. Ils ne toléreront aucun organisme financé par l’étranger dont le but ultime est de déstabiliser leur pays.

Le médiocre de l’Élysée ne s’y trompe pas, puisqu’il s’est fendu sur twitter, en russe, d’un message à cette officine qui était de plus en plus financée par le mondialisme :

« Aujourd’hui, j’ai parlé avec Alexander Cherkasov (l’un des piliers du mouvement Memorial), que j’ai eu la chance de rencontrer à Saint-Pétersbourg. Je l’ai félicité pour l’attribution du prix Nobel de la paix à Memorial. J’ai exprimé mon admiration, mon soutien et mes sentiments amicaux envers lui et ses camarades. »

Amen.

Donc, les principaux locaux de l’organisation internationale Memorial en Russie, à Moscou, organisation d’origine russe (d’origine seulement) «ont été transformés en biens publics», a déclaré le tribunal de Tverskoï à l’agence de presse Interfax à l’issue d’un énième procès visant l’ONG.

Si au départ Memorial était une organisation culturelle respectable faisant dans l’archivage et l’exposition des méfaits du stalinisme pour « plus jamais ça », elle a viré progressivement en une organisation politique de contestation, ce qui n’est pas un délit en soit, sauf que son caractère culturel et mémoriel n’en était plus un ; et ceci alors même qu’elle recevait de plus en plus de dons de pays étrangers. Ou pour le dire plus clairement : d’argent du mondialisme occidental. Qui se permet toutes les ingérences et toutes les provocations.

Je rappelle qu’une loi, depuis 2012, oblige les ONG russes à dire clairement qu’ils reçoivent des aides financières de l’étranger. Ce que Memorial a négligé de faire plus d’une fois. Et là, alors que la fermeture de Memorial était en suspension suite à un recours de l’ONG au Tribunal Pénal International (TPN), le prix Nobel a été l’agression de trop.

Ainsi, le gouvernement russe passe outre deux officines : le Comité du prix Nobel (dans sa composante « pacifique » si l’on peut dire, qui est tout sauf pacifique) et le TPN, tous deux tenus par les mondialistes.

La Russie, et avec elle de nombreux et pour certains très grands pays, vont se détacher de plus en plus de diverses instances internationales. Pour renforcer les leurs comme le BRICS ou l’Organisation de Coopération de Shangai. Tandis qu’à l’ONU, la Russie renforce incontestablement son poids, auprès de l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, le Proche-Orient, …

C’EST LA RUINANCE, MAIS AVEC BRAVITUDE

Mel Bonis

Cinq pièces pour piano

Là où se crèche …

Là où je crèche, petite ville aéronautique, navale et maritime, la mairie « de la gauche » macroniste, et le maire en tête, ont décidé d’accorder une prime (pas une augmentation de salaire une simple prime ponctuelle) à tous les employés municipaux sauf (si j’ai bien retenu) … aux personnes qui s’occupent des enfants : aides maternelles, personnels de cantine et personnes d’entretien.

Pour quelle raison ? Parce que dans ces domaines, alimentaires en particulier, les prix flambent !

Et donc les tarés macronistes « de gauche » ont dit tout simplement qu’ils ne voulaient pas répercuter sur les parents l’indispensable augmentation des prix de cantine ! Mais plutôt sur leurs employés ! Et ceux-ci, mais pas d’autres. « La faute à pas de chance », sans doute !

On a connu et connaît encore les « non-vax » discriminés. On connait maintenant la discrimination à l’encontre de certaines catégories de personnels municipaux (il faut savoir de plus que ces emplois sont bien souvent des emplois à temps partiels déjà sous-payés).

Ces personnes sont fort justement en grève et les enfants qui ne peuvent pas être accueillis par leurs parents le midi « piquent-niquent » dans les cantines. Ce qui d’ailleurs ne déplait pas à tout un tas d’enfants. Ils font grève eux aussi !

Dans cette ville où la maffia « de gauche » sévit depuis un siècle au moins, les conseillers municipaux ont été élus, aux dernières élections municipales, par 15% environ des électeurs ! Abstention record !

Une autre fois j’évoquerai la situation lamentable des chauffeurs de bus de l’agglomération.