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HERR HIC RAME !

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En prime : « Un clair de lune à Maubeuge », chanson composée en 1961 par Pierre Perrin (né au Havre en 1925, mort à Paris en 1985). C’est en cette même année 1961 et à Maubeuge qu’est né le poivrot ? cocaïné ? azimuté ? et franco-italien super-dupont-moretti.

Un petit scopitone :

GUERRE EN UKRAINE : ÉTAT DES LIEUX

Ces jours derniers je n’ai plus trop évoqué l’évolution de la situation militaire en Ukraine, entre autres choses parce que tout semblait s’animer en diverses offensives, qui étaient en cours en divers lieu, et dont on ne voyait pas encore où elles allaient mener.

La meilleure synthèse actuelle est sans doute celle proposée par Erwan Castel du jeudi 6 octobre 2022 sur son blog alawata-rebellion.blogspot.com

NB je n’ai mis ici que les principales illustrations de l’article, et mis la quasi intégralité du texte. Je note l’optimisme final d’Erwan Castel qui n’est pas habituellement pour en rajouter, au contraire. Rappelons qu’il fait partie des forces russes du Donbass. Donc qu’il connaît la question militaire.

Une course de vitesse avant l’hiver !

Obusier automoteur de 122mm du groupe « Wagner » après un « travail » contre  les positions ukrainiennes de Artemovsk – début octobre 2022.

Situation générale 

Beaucoup d’encre et surtout beaucoup de sang coule depuis quelques jours autour des offensives ukrainiennes menées sur les fronts Nord et Sud du conflit russo-ukrainien. Après l’échec de sa 1ère phase stratégique (stratégie de choc blindé visant à obtenir une capitulation de la politique atlantiste de Kiev), et l’épuisement de sa 2ème phase stratégique malgré des gains territoriaux importants ayant permis le rattachement de 4 territoires russes d’Ukraine, l’État-Major russe engage un « second format » militaire dans le Donbass que j’annonçais le 28 août dernier et dont l’expression est reprise aujourd’hui par plusieurs commentateurs. 

Malheureusement, et comme d’habitude, l’attentisme russe qui est le revers de médaille de sa résilience a donné suffisamment de temps aux forces ukro-atlantistes pour, à leur tour, prendre ses initiatives opératives avec des offensives séquencées, sur le front Sud en direction de Kherson et sur le front Nord en direction des frontières Nord de la République Populaire de Lougansk.

Situation générale du front russo-ukrainien au 5 octobre 2022

Alors que les forces ukrainiennes ont réussi des progressions au Nord et au Sud, leurs bastions dans le Donbass craquent sous les assauts répétés des forces russes

Une course de vitesse entre les offensives de Kiev, et les renforts russes…. avant l’hiver arrivant!

Il y a sans conteste une ténacité des forces ukro-atlantistes à poursuivre « coûte que coûte » leurs attaques avec un courage qu’il serait malhonnête de ne pas remarquer et des procédures tactiques occidentales efficaces fondées sur des appuis modernes d’artillerie  et de renseignement aérien, une combinaison entre des unités terrestres autonomes et mobiles pratiquant une techno-guérilla ainsi qu’une numérisation de plus en plus importante du champ de bataille (assistance drone et satellite, IFF [Identification, friend or foe, identification ami ou ennemi] embarqué, situation en temps réel jusqu’au 1er échelon tactique des unités adverses).

La guerre opérative est revenue à une phase dynamique sur les fronts Nord et Sud avec notamment aussi, le retour sur le champ de bataille de la composante blindée qui anime autant les assauts ukro-atlantistes que les contre-attaques et freinages russes voulant prioritairement éviter l’encerclement de leurs forces et offrir à l’État-Major de Kiev des « victoires à la Pyrrhus ».

1 / Sur le front Nord

En face de ces mouvements offensifs ukro-atlantistes, les forces alliées (qu’il convient d’appeler « forces russes » depuis les rattachements des territoires) dont les moyens et les effectifs sont seulement en cours de réorganisation n’ont pas d’autre choix que de rompre le combat lorsque celui-ci risque d’aboutir à leur encerclement. C’est ce qui s’est passé sur le front Nord après le 7 septembre, date de l’enfoncement du secteur de Balaklaïa où, pour ne pas augmenter les pertes déjà subies et importantes, l’État-Major russe, à défaut de n’avoir pas su anticiper l’offensive ukro-atlantiste dans sa juste menace, a su anticiper enfin ses conséquences en ordonnant un repli vers la ligne formée par la rivière Oskol. 

Situation sur le front Nord au 5 octobre 2022

Cette mesure a permis d’éviter l’encerclement de nombreuses unités russes comme par exemple la 1ère Armée blindée de la Garde qui était stationnée autour d’Izioum. Malheureusement les sous-effectifs russes et le manque de temps n’ont pas permis d’établir une ligne de front solide sur l’Oskol et les forces de Kiev ont pu ainsi poursuivre leurs progressions inertielles à travers 2 têtes de pont réalisées dans les secteurs de Koupiansk et Krasni Liman. Aujourd’hui, les combats se déroulent sur les frontières occidentales de la République Populaire de Lougansk récemment rattachée à la Fédération de Russie.

2 / Sur le front Sud

La situation sur le front Sud est encore plus séquencée du coté ukro-atlantiste : après avoir initiée une offensive fin août contre la tête de pont russe (100 km X 40 km) située sur la rive Nord du Dniepr (laquelle avait été annoncée depuis fin juillet pour vraisemblablement faire diversion au profit de celle du front Nord), les forces ukro-atlantistes, après avoir pu compenser les pertes importantes subie lors de cette première phase ont engagé début octobre (en alternance avec les attaques sur le front Nord) une deuxième phase offensive en direction de Kherson.

Si la situation autour le ville de Kherson s’est stabilisée au profit des forces russes, en revanche au Nord-Est, les forces ukro-atlantistes ont réussi une percée le long du Dniepr jusqu’à Dudchanoye, menaçant alors les forces russes d’un encerclement Nord en rejoignant la tête de pont élargie d’Andrivka. 

Cette percée ukrainienne ici aussi a bénéficié du sous-effectif des forces russes, d’une steppe agricole très peu urbanisée et propice aux grandes attaques blindées, mais aussi à l’usure importante de la logistique russe par les HIMARS de l’OTAN qui détruisent systématiquement depuis plus de 2 mois, les dépôts de munitions, de carburant, les ponts… sur le Dniepr pour isoler au maximum la tête de pont russe.

Le chant du cygne de l’armée ukrainienne

Dans toute guerre il ne faut pas seulement regarder l’écume de la vague la plus proche mais aussi sa force et surtout celles qui suivent pour exploiter son action et, dans le cas de ces offensives ukrainiennes force est de constater que leurs succès réels et incontestables sont aussi relatifs et surtout très fragiles :

Si le gain de territoires sur l’adversaire est effectivement un objectif militaire important, la destruction ou la capture des forces ennemies reste la priorité d’une armée au combat. Or, à part Balaklaïa où effectivement l’effet de surprise a été payant, et Krasni Liman où la garnison a attendu jusqu’au dernier moment des renforts qui ne sont pas venus, les forces ukro-atlantistes ne sont jamais parvenues à infliger des pertes importantes aux forces russes qui se sont dérobées devant chaque risque d’encerclement.

Lors de leurs progressions, où forcément elles se retrouvent en position vulnérable, les forces ukro-atlantistes ont payé un prix très cher pour chaque portion de terrain conquise, notamment par les tirs de barrage de l’artillerie et les attaques aériennes russes renforcées par l’arrivée des drones iraniens. Sachant que l’État-Major ukrainien a jeté dans ces offensives la majorité de ses réserves opérationnelles, il risque de se retrouver en situation délicate devant la prochaine offensive russe.

A ce rapport des pertes défavorable pour Kiev se rajoute la dispersion de ses forces sur des secteurs sans lignes de défense solides ni coupures naturelles ou urbaines importantes permettant d’organiser rapidement des résistances. Alors que de puissantes forces russes s’accumulent à Belgorod [en Russie, à proximité de Kharkov] face au front Nord, et en Crimée face au front Sud, l’État-Major ukrainien envoie en urgence les dernières réserves peu formées de la ville de Kiev vers Kharkov et renforce les défenses de Nikolaïev et Odessa.

Aujourd’hui, même si la menace d’une nouvelle offensive ukrainienne reste présente (sur le front de Zaporodje par exemple) je pense que l’objectif de l’État Major ukro-atlantiste est de capitaliser les gains territoriaux obtenus en espérant que le climat (de fortes pluies ont déjà gonflé les rivières et ramolli la steppe) dissuade l’État-Major russe de mener une offensive pendant la saison hivernale. Mais, pour n’évoquer que les attaques russes de février et mars on peut observer que la raspoutitsa, même si elle handicape effectivement les mouvements blindés et logistiques, n’est pas rédhibitoire à une offensive en « terrain souple ».

[La raspoutitsa, распу́тица, « saison des mauvaises routes », désigne, dans toutes ses régions plates de steppes, les périodes de la fonte des neiges de printemps et des pluies d’automne où les sols se transforment en boue, les champs mais aussi les routes en terre, non asphaltées.]

Ces succès ukro-atlantistes, tactiques sur le front Sud et stratégiques sur le front Nord vont très certainement s’essouffler rapidement et devenir le chant du cygne d’une armée en pleine hémorragie. Les aides militaires de l’OTAN auront beau faire des dégâts incontestables aux forces russes, la guerre est d’abord un rapport de forces et de volonté humaine quand seule une stratégie d’engagement direct et massif des forces occidentales pourrait espérer relever le défi. Le nouveau refus poli de l’OTAN et de l’UE de voir l’Ukraine intégrer l’alliance atlantique montre bien la frilosité (augmentée par la pénurie de gaz !) des occidentaux à envoyer leurs soldats mourir pour la gloire de Bandera. Mais, avant de déménager dans son bunker Zelensky a encore le droit de rêver !

Cela dit, il serait quand même temps, maintenant que les territoires du front sont sanctuaire fédéral, que l’État-Major russe [se remue] !

Le front ukro-atlantiste du Donbass craque

Si sur les fronts Nord et Sud ce sont les forces ukro-atlantistes qui progressent, en revanche, sur le front central, entre Artemovsk et Donetsk (voir première carte), ce sont les forces russes qui sont parvenues ces derniers jours à briser de nouvelles défenses ennemies pourtant solidement organisées depuis longtemps.

Forces spéciales du groupe Wagner en progression dans les quartiers d’Artemovsk 

1 / Sur le secteur d’Artemovsk (Bakhmut)

Depuis 2 mois les forces républicaines avec les unités d’assaut du groupe Wagner mènent des assauts têtus et coûteux contre les fortifications ukrainiennes réalisées dans les villes industrielles de Soledar et Artemovsk, entre Gorlovka et Lisichansk. La mort au combat du commandant de secteur du « groupe « Wagner » Oleksii Nahin, indicatif « Terek », lors d’une attaque menée le 20 septembre témoigne de la violence des combats autant que du courage des forces russes montant inlassablement à l’assaut des bunkers ukrainiens. 

Début septembre, les forces de Kiev ont également engagé dans ce secteur clef d’Artemovsk-Soledar défendant Slaviansk et Kramatorsk (20 km au Nord-Ouest) des offensives contre les forces russes et qui ont été repoussées en leur faisant subir de lourdes pertes.

Dans la foulée de l’échec des attaques ukrainiennes les forces russes ont engagé une nouvelle série d’assauts sur la garnison affaiblie de Artemovsk, jusqu’à prendre pied dans son tissu urbain et y engager de violents combats contre des forces de Kiev désorganisées.

Les assauts russes, emmenés par les unités Wagner spécialisées dans le combat en zone urbaine ont réussi enfin à casser les lignes de défenses fortifiées ukrainiennes, grâce à l’appui décisif des unités d’artillerie de la République Populaire de Lougansk qui en augmentant leur mobilité et leur dispersion ont su rendre inefficace le travail des HIMARS étasuniens déployés en défense de Slaviansk et Kramatorsk.

Dépités par l’échec sanglant de leurs attaques vers l’Est, les forces ukrainiennes complètement désorganisées et dépourvues de renforts suffisants (ces derniers ayant été dédiés à l’offensive Nord) ont commencé à se retirer de certains quartiers d’Artemovsk / Soledar où cependant les combats continuent. 

Retraite des unités ukrainiennes d’Artemovsk

« Nous quittons l’enfer, deux jours sans eau, 

sans communication et sans nourriture. »

[sur telegram]

Les progressions se poursuivent de combat de rue en combat de maison, dans Soledar et Artemovsk, mais aussi à l’entour comme à Dibrovo, un gros village libéré par les cosaques du 208e régiment de cosaques. 

Ce secteur est à surveiller particulièrement, car si la percée russe est consolidée et poursuivie vers Slaviansk ou, plus au Sud Konstantinovka, elle pourrait fragiliser et même remettre en question tous les efforts ukrainiens au Nord de la rivière Donets, car elle menacerait, cette fois par le Sud le bastion de Slaviansk / Kramatorsk où, je le rappelle est positionné le cœur du corps de bataille ukro-atlantiste dans le Donbass sans que puisse encore apparaître le sort final de cette nouvelle bataille.

2 / Sur le secteur de Donetsk

Plus au Sud, sur le front de Donetsk, les forces russes continuent également de mener des assauts sur les fortifications des bastions de Marinka, Krasnogorovka et Avdeevka, qui sont les positions les mieux organisées (depuis 8 ans) et défendues du front ukrainien du Donbass et derrière lesquelles sont positionnées les unités d’artillerie ukro-atlantistes tuant quotidiennement les civils de Donetsk.

Chaque jour les obusiers de l’OTAN massacrent des civils au centre-ville de Donetsk pourtant éloigné du front et vide de tout objectif militaire susceptible d’être ciblé par les forces de Kiev.

La ville de Donetsk, depuis 8 ans est enserrée au Nord et à l’Ouest par les forces ukrainiennes bombardant quotidiennement les positions mais aussi les quartiers résidentiels. Et depuis février, surtout avec l’arrivée démesurée des aides occidentales, les bombardements terroristes meurtriers sont en constante augmentation.

Pour libérer leurs territoires et éloigner l’artillerie ukro-atlantiste des populations civiles les forces russes (milices locales, forces fédérales et volontaires), tout comme sur le secteur d’Artemovsk évoqué ci-dessus, mènent des bombardements et des assauts permanents sur les positions ennemies.

Localisation des combats sur le front de Donetsk au 5 octobre 2022

Mi-août, dans des combats acharnés les forces alliées avaient réussi à prendre le contrôle du village de Peski, sur les lisières Nord de Donetsk et qui est un poste avancé de la défense extérieure du bastion ukrainien d’Avdeevka et de ses dernières routes d’approvisionnement.

La défense de Kiev est depuis organisée sur une ligne de défense Sud Pervomaïske- Vodyane-Opitnoe. Depuis cette semaine et dans le prolongement de leur saillant réalisé, les forces russes ont engagé une offensive sur Pervomaïske.

La difficulté de ce secteur est qu’il impose un corridor urbanisé et bordé d’étangs empêchant de déployer un dispositif d’assaut en ligne. A la sortie de Peski se trouve un ensemble de ponts et carrefours routiers battus par les feux ukrainiens et qu’il est nécessaire de neutraliser avant de lancer un assaut terrestre vers Pervomaïske.

La plupart des tirs de l’artillerie russe sont dirigés vers ce front au Nord de Donetsk près duquel se croisent les véhicules militaires et les ambulances. Les combats continuent pour le contrôle de Pervomaïske […] J’ai […] un profond respect pour ces soldats de l’information qui, en permanence aux côtés des soldats, « mouillent leur treillis » et parfois de leur sang pour rendre compte de la situation réelle du terrain.

En conclusion 

Le leader tchétchène, Ramzan Kadyrov vient d’être promu au grade de colonel-général, le 3ème grade le plus élevé des forces armées russes [après ceux de maréchal et de général d’armée], au lendemain de ses vives critiques à l’encontre du haut État-Major russe, un manière indirecte pour le président Vladimir Poutine d’acter les observations de son « fidèle fantassin ». La défaite subie à Krasni Liman, parce qu’elle était évitable, est certainement « le goutte qui a fait déborder le vase » de cet atavisme momifiant trop souvent le commandement des corps d’armées et armées engagés dans une impéritie rigide et irresponsable incapable d’anticiper et de s’adapter en dehors des procédures écrites dans des manuels poussiéreux. 

Et sur le terrain le courage exceptionnel des soldats et officiers de terrain russes rejoints par les premiers mobilisés, montre au Chef que son outil de combat réel est efficace et mérite juste aujourd’hui des moyens adaptés, des généraux audacieux et des ordres vifs à la hauteur de leurs qualités. 

En cela, je ne raconte rien d’autre que cette histoire qui se répète à chaque entrée dans un nouveau type de guerre : les manuels de combat s’écrivent et se réécrivent sans cesse sur le champ de bataille avec la sueur et le sang des soldats et il faut virer ceux qui s’endorment sur les éditions poussiéreuses des doctrines, des certitudes et des paresses humaines. 

Les renforts, les mobilisés expérimentés mais aussi des volontaires arrivent chaque jour pour se porter sur le front et défendre la Russie.

Parachutistes russes 

Nouvelle mascarade du Comité Nobel

Donc, le prix Nobel de la paix de cette année va à trois associations non gouvernementales : 1 — une biélorusse, Viasna, Printemps, association qui défend la démocratie, la légalité des élections, plus exactement à son président actuellement emprisonné en Biélorussie (Ales Beliatski), 2 — une russe, l’association le Centre des droits humains Mémorial qui oeuvre à archiver tout ce qui concerne l’époque soviétique, le totalitarisme, leurs victimes, et aussi intervient dans ce qu’elle considère comme des manquements à la démocratie, pendant un temps ce fut en Tchétchénie, 3 — une ukrainienne, le Centre ukrainien pour les libertés civiles dont les buts sont de « renforcer la société civile ukrainienne et faire pression sur les autorités pour faire de l’Ukraine une démocratie à part entière. » Tâche immense comme on peut le voir depuis plusieurs années, dans un pays pourtant soutenu par l’Occident, l’Union Européenne et les États-Unis. Et l’Otan dont la Norvège fait partie depuis 1949, pays d’ailleurs très accueillant aux manœuvres de l’Otan ces dernières années.

Ils ont été récompensés pour avoir « depuis de nombreuses années promu le droit de critiquer le pouvoir et protégé les droits fondamentaux des citoyens ».

Dont acte. Pourquoi pas ? Obama a bien obtenu le prix Nobel de la paix il y a quelques années alors que les États-Unis n’ont cessé d’être en guerre pendant les huit ans de ses deux mandats de président.

Je ne connais rien à ces trois associations. Je note seulement qu’Ales Beliatski a déjà obtenu le prix Lech Walesa (de la fondation du même nom) en 2012 de la part de la Pologne (Walesa, celui qui déclarait au mois de juillet dernier qu’il fallait réduire la population de la Russie à 50 millions d’habitants !). Pologne qui réclame encore actuellement à l’Otan, à cor et à cri, des missiles à tête nucléaire pour son propre usage. Ce pays fait vraiment peur tout autant que zinzinlenski avec ses propos sur les armes nucléaires, et son racisme anti-russe délirant.

Je note également que l’association Memorial a des ennuis avec les z-autorités et la Justice russes. Je ne sais qui a raison, qui a tort, mais devenu extrêmement méfiant depuis l’épisode Eltsine qui vendait son pays à l’encan aux oligarques russes et mondialistes, et l’épisode ukrainien de Maïdan, l’État russe entend contrôler toute association nationale à visé internationale qui reçoit des aides étrangères. Et c’est le cas de Mémorial qui a des antennes en Allemagne depuis 1993 (Memorial Deutschland), en Italie depuis 2004 (Memorial Italia), en Tchéquie depuis 2016 (Memorial Česká republika), en fRance depuis 2020 (Memorial France 57).

Or, cette association aurait contrevenu plusieurs fois à une loi russe qui entend contrôler l’origine des fonds des associations. Chat échaudé… Dans un verdict de la Cour suprême du 27 décembre 2021, Memorial International et toutes les organisations régionales doivent être dissoutes, notamment accusée d’avoir omis d’inscrire sur certains documents transmis au public son appartenance aux « agents étrangers », cette obligation étant imposée par une loi russe de 2012. Cette décision est immédiatement condamnée par macron.

Macron ne fait surtout pas d’ingérence. Et présentement en pleine Opération spéciale russe, le Comité Nobel ne fait surtout pas de politique ! Juste un peu dominateur et condescendant, néo-colonial un brin, encore. Et demeure objectif, c’est bien connu. Mais il faut quand même se dire que ce Comité norvégien appartient intégralement au mondialisme occidental, qui part de plus en plus en décrépitude et qui n’est plus le modèle à suivre pour l’énorme majorité des pays du Monde.

Ce qui m’amuse — façon de parler, c’est quand je lis que la présidente du Comité Nobel explique que ce prix «n’est pas dirigé contre le président Poutine, pour son anniversaire ou quoi que ce soit d’autre, à l’exception du fait que son gouvernement, comme celui de la Biélorussie, est un gouvernement autoritaire qui s’attaque aux militants des droits humains». Et quand elle poursuit en évoquant qu’en Russie « la société civile et les défenseurs des droits humains sont réprimés et c’est ce que nous voulons signifier avec ce prix ».

Il est bien connu que cela n’existe pas en Norvège ni plus généralement en Occident ou tout là-bas aux États-Unis, le plus grand état voyou de la Terre. On peut lui rappeler ce qui s’est passé avec la plandémie covidiste ? Tiens, un petit fait : j’ai appris hier ou avant-hier que les médecins et autres personnels de santé de Californie pouvaient être suspendus ou interdits d’exercer s’ils contrevenaient à la doxa covidiste. Là en fin de 2022, encore ! La Californie dirigée par des « démocrates ».

La très vieille histoire, fort usée de nos jours, de la paille et de la poutre.

Trois brèves

Aujourd’hui Vladimir Poutine fête ses 70 ans.
C’est sans doute parce que c’est quelqu’un de ma génération et quasiment « de ma classe » *, que je le comprends aussi bien.

*dans le sens militaire du terme : classe d’âge et de conscription ; cf. « faire ses classes » : faire son service militaire, son instruction militaire.

*

Le directeur d’une école d’Energodar (là où se trouve « la centrale nucléaire de Zaporojié ») montrant le genre d’objet que les habitants reçoivent sur la tête, a remercié l’armée ukrainienne de l’avoir aidé à choisir la Russie :

https://t.me/donbassinsider/22374

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Sur telegram également :
Erwan Castel d’après Katya Kopylova

Désolée de revenir là-dessus mais c’est le sujet du jour

Le 4 octobre 2022 – Zelensky pressenti pour le Prix Nobel de la paix (Reuters)

Le 6 octobre 2022 – Zelensky suggère des frappes nucléaires préventives contre la Russie

(jpf) C’est tout à fait dans la ligne mondialiste du prix nobel (et peu noble) de la paix à obama, fauteur de guerre.

ZELENSKI RÉCIDIVE DANS L’IGNOBLE

D’après Sputnik Afrique

Après les Russes qu’il fallait tous tuer un à un…

Intervenant dans la journée en visio-conférence dans le Lowy Institute en Australie (là, il peut y aller, il y a pas mal de tarés à diriger ce pays, on l’a vu avec le covid, où c’était encore pire qu’en fRance), zelenski a appelé l’Otan à réaliser des frappes préventives contre la Russie sans attendre le recours aux armes nucléaires de la part de cette dernière.

Comme si d’ailleurs la Russie envisageait d’utiliser des armes nucléaires.

On dirait que zèle-en-ski réinvente, mais d’une manière encore plus radicale, la théorie « progressiste » dont on ne parle plus beaucoup de nos jours, bien qu’elle soit encore active (la preuve : les sabotages de la Mer Baltique), dénommée « droit (de l’homme d’excellence occidental) d’ingérence », qui fut autrefois si chère à un kouchner par exemple et qui est encore si appréciée du criminel le-vit, coupé du monde réel.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les élucubrations du naze et azimuté kiévien (ou du nazi muté comme pourraient dire certains) était un appel direct à la guerre mondiale. « Avec d’horribles conséquences ».

« Tous les pays du monde doivent prêter attention à ces déclarations […] et surtout les États-Unis, la Grande-Bretagne et les membres de l’Union européenne », a-t-il estimé. Ajoutant que ces propos « ne peuvent pas rester sans réponse » de la part de la communauté internationale.

Quant au vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, il a réagi à sa manière, en estimant que ce pauvre pitre, et comédien de troisième zone, méritait « une trépanation préventive ».

Finalement, heureusement pour tout le monde que ce sont les Russes qui chassent l’otano-bandérisme en Ukraine. Des gens de Raison qui n’agissent qu’en légitime défense.

QUELQUES ARTICLES À PROPOS DES SABOTAGES DE LA BALTIQUE ET DE LEURS CONSÉQUENCES

I

Pourquoi la Russie « tente » l’Europe avec la réparation des conduites Nord Stream

Réseau International , 4 octobre 2022

source : Reporter

L’attaque terroriste contre les deux branches du gazoduc Nord Stream a causé d’énormes dégâts au gazoduc, mais n’a pas complètement détruit l’infrastructure. Celui qui a mené cette attaque flagrante s’est assuré que les dégâts étaient insolubles. Mais une proposition inattendue est venue des dirigeants russes pour réparer les pipelines, bien sûr, à leurs propres frais. Cela a été officiellement annoncé par le vice-Premier ministre russe Alexander Novak.

« Oui, cela prend du temps et de nombreuses ressources, y compris financières. Mais je pense que des opportunités appropriées seront trouvées », dit Novak.

En Occident, à l’heure actuelle, il y a des appels contre-productifs et des accusations contre la Russie pour ce qui s’est passé, ainsi que de faux appels à « enquêter sur le sabotage » (les russophobes ont délibérément choisi un mot ambigu). Cependant, dans le contexte de la prochaine crise du gaz au printemps prochain, et elle est prédéterminée par toutes les circonstances qui prévalent sans exception, la proposition de Moscou est très pragmatique, pragmatique et prometteuse. Il est basé sur des faits bien connus.

Premièrement, malgré les déclarations grandiloquentes, tout le monde en Europe sait presque avec certitude qui est derrière les attentats terroristes contre les pipelines de la Baltique. Le but d’une telle barbarie est, bien sûr, également connu : l’Europe n’aurait même pas dû penser à permettre l’approvisionnement par des « flux » (au plus fort de la crise, la probabilité que cela passe à 100%), ce qui était « garanti » en sapant les deux lignes.

Ainsi, deuxièmement, en supposant conscient du premier point et en proposant de prendre en charge les frais généraux, ce qui est doublement bénéfique pour l’Europe, le gouvernement russe propose un accord à l’UE, donnant un signal clair pour la formation d’une position anti-américaine en L’Europe, qui – le moment est venu – doit décider, soit d’agir aux côtés des terroristes internationaux des États-Unis, qui ont mis en danger tout le continent au nom de leurs propres intérêts, soit d’agir avec sagesse, en choisissant leurs propres intérêts.

En ce sens, la coopération gazière, avec laquelle la Russie « séduit » l’Europe, sert de voie voilée pour inviter aux négociations et reformater « l’axe de la coalition ». De plus, en retour, il est proposé de fournir les matières premières les plus importantes pour rendre à l’Europe ce niveau de vie et d’activité commerciale devenu familier au fil des ans.

***

II

Sabotage des Nord Stream: Moscou met l’Europe en garde contre de graves conséquences

© Sputnik, 05.10.2022. Dmitri Leltchouk

Mettant en évidence un lien entre les explosions des Nord Stream et celle survenue il y a une trentaine d’années sur un oléoduc au Nicaragua, Moscou a averti l’Europe de graves séquelles du récent sabotage.

La partie russe a mis l’Europe en garde contre les effets néfastes que pourraient produire les explosions des Nord Stream « sur la population européenne ».

« Je voudrais attirer une attention particulière sur les menaces qui pèsent sur la sécurité du transport par pipeline », a averti le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Nikolaï Patrouchev en déplacement à Sébastopol, en Crimée.

Réitérant l’idée qu’il s’agissait d’un acte de terrorisme international, dont les États-Unis seraient le bénéficiaire, M.Patrouchev a souligné que « ses conséquences peuvent être importantes pour la population de l’Europe ».

Foyers de tensions

En outre, M.Patrouchev a jugé que, « préoccupés par la peur de perdre leur hégémonie », Washington et Londres « tentent d’attiser de nouveaux conflits, notamment le long des frontières des puissances nucléaires, comme la Russie et la Chine ».

« La politique égoïste du tandem anglo-américain crée de nombreux foyers de tensions dans diverses régions, met de nombreux pays et peuples au bord de la survie », a estimé le secrétaire du Conseil de sécurité russe.

Une attaque similaire de 1983

Il a d’ailleurs comparé l’explosion d’un oléoduc au Nicaragua en 1983 au sabotage des Nord Stream.

« À l’époque, les saboteurs recrutés par la CIA ont perpétré des attaques contre le Nicaragua, qui ont entre autres conduit à l’explosion d’un oléoduc dans un port », s’est-il souvenu.

A l’époque, la Cour internationale de justice a examiné la demande des autorités nicaraguayennes et a confirmé les violations directes des obligations assumées par les États-Unis.

La partie russe à l’écart de l’enquête

Des enquêtes en lien avec les explosions ayant endommagé les deux gazoducs des Nord Stream ont déjà été lancées au Danemark et en Suède. Or, Moscou déplore que ni l’opérateur des installations, ni Gazprom n’y ont été admis.

« Nous estimons qu’une telle enquête doit être menée de manière objective, avec la participation de spécialistes russes, afin d’avoir une image objective de ce qui s’est passé », a souligné le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak.

***

III

(jpf) Notules

Il faut rappeler que les gazoducs Nord Stream 1 et 2 n’appartiennent pas uniquement à la Russie. Ils sont en co-propriété. Leur sabotage est un acte de guerre contre la Russie (qui en détient 51%), l’Allemagne (31%), mais aussi les Pays-Bas (9%) et la France (9%, par Engie).

D’autre part, aux dernières nouvelles, l’un des quatre « tuyaux » des gazoducs (chaque gazoduc comporte deux tuyaux) n’a apparemment pas été touché, et la Russie se propose de continuer à livrer du gaz par celui-ci.

Tout en sachant d’autre part que l’Otan empêche, depuis l’Opération spéciale ukrainienne, la reprise d’activité de Nord Stream I qui a été arrêté pour révision et remise en état. L’Otan retenant le matériel nécessaire à sa bonne remise en marche.

Et tout en rappelant également qu’il existe un gazoduc qui passe par l’Ukraine. Et enfin que le gazoduc qui passe par la Turquie est actuellement indisponible, en réparation dit-on (sauf erreur, celui-là alimente en particulier l’Italie, mais l’Italie (et l’Espagne) sont également branchées sur des gazoducs transméditerranéens.

Et tout en connaissant l’hystérie délirante des pantins qui « dirigent » l’Union Européenne et sont les traîtres et collabos de l’impérialisme anglo-saxon. On se demande quand ils vont réagir ! Réagir d’une manière sensée et raisonnable, j’entends.

Le « tuyau » encore valide et non percé est celui du tout nouveau Nord Stream II.

*

Florian Philippot :

Le commissaire européen Thierry Breton dit ce matin sur BFM qu’il veut une enquête sur NordStream « sans Russes », qu’il a « beaucoup plus confiance dans des enquêteurs européens/américains »😂

En effet, ces derniers sauront désigner le « bon » coupable et innocenter le vrai !

***

IV

Nord Stream : la diplomatie russe propose d’enquêter sur les fuites en partenariat avec l’Allemagne

RT France, le 5 oct. 2022

Avec l’objectif revendiqué d’éclaircir les facteurs ayant causé les fuites récemment constatées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en Baltique, Moscou plaide en faveur d’investigations avec la participation de Moscou et de Berlin.

Afin d’identifier l’origine des multiples fuites récemment constatées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, a prôné ce 5 octobre l’ouverture d’une enquête incluant la participation conjointe de la Russie et de l’Allemagne.

«Il s’agit d’un acte de sabotage […]. Une enquête est nécessaire. Naturellement, il devrait y avoir une enquête avec la participation de la Russie, mais il serait probablement important de faire participer l’Allemagne à cette enquête, puisque le gaz était transporté d’abord vers l’Allemagne – il était transporté en Europe en général, mais en Allemagne en premier lieu», a en effet déclaré, en conférence de presse, le haut responsable russe, ici cité par l’agence TASS.

Vers une enquête internationale approfondie avec une participation russe ? Sergueï Verchinine estime que pour cette fois l’enquête ne pourra pas être évitée d’autant plus que les participants à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, convoquée à l’initiative de la Fédération de Russie le 30 septembre, se sont prononcés à l’unanimité pour sa conduite.

«Nous soutenons cela et sommes pour une enquête, mais elle doit être approfondie, objective et avec la participation de la Russie», a souligné le haut responsable.

Pour l’heure, l’identité des responsables des sabotages des deux gazoducs n’a pas été établie. [sic] L’Allemagne, le Danemark et la Suède ont de leur côté récemment annoncé le lancement d’une enquête conjointe, sans désigner de pays coupable à ce stade. [resic]

Moscou appelle également à faire la lumière sur l’identité des auteurs de l’incident, avant de se prononcer sur la possibilité de réparer les infrastructures. Evoquant la théorie, en vogue dans certains médias mainstream occidentaux, selon laquelle les Russes auraient saboté leurs propres infrastructures, Moscou a balayé un narratif «absurde» et rappelé les importantes pertes économiques que lui a fait subir l’incident.

Ainsi que l’a rapporté l’agence TASS le 30 septembre, les renseignements russes ont expliqué détenir des éléments appuyant la thèse d’une implication occidentale dans les dommages causés aux gazoducs Nord Stream qui, selon un rapport de l’ONU, ont été déclenchés par une charge explosive de grande envergure.

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V

Le Terrorisme des Pipelines est le 11 septembre des Années Folles

par Pepe Escobar.

source : Press TV traduction Réseau International, le 5 octobre 2022

Il ne fait aucun doute que les historiens impartiaux classeront le discours du président russe Vladimir Poutine sur le retour des oursons – Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijia – le 30 septembre comme un point d’inflexion marquant des Années Folles.

L’honnêteté et la clarté sous-jacentes reflètent le discours qu’il a prononcé lors de la Conférence sur la sécurité de Munich en 2007, mais cette fois-ci transcendant largement les pièges du nouveau grand jeu géopolitique. 

Il s’agissait d’un discours adressé au Sud global collectif. Dans un passage clé, Poutine a fait remarquer que « le monde est entré dans une période de transformations révolutionnaires, qui sont fondamentales par nature. De nouveaux centres de développement sont en train de se former, ils représentent la majorité ».

En faisant le lien direct entre multipolarité et renforcement de la souveraineté, il est allé jusqu’à évoquer l’émergence d’un nouveau mouvement anticolonial, version turbo du Mouvement des non-alignés des années 1960 :

« Nous avons beaucoup de personnes partageant les mêmes idées dans le monde entier, y compris en Europe et aux États-Unis, et nous sentons et voyons leur soutien. Un mouvement libérateur et anticolonial contre l’hégémonie unipolaire se développe déjà dans divers pays et sociétés. Sa subjectivité ne fera que croître. C’est cette force qui déterminera la future réalité géopolitique ».

Pourtant, la clôture du discours était entièrement consacrée à la transcendance – sur un ton spirituel. Le dernier paragraphe complet commence par « Derrière ces mots se cache un choix spirituel glorieux ».

Le post-post-modernisme commence avec ce discours. Il doit être lu avec la plus grande attention afin que ses innombrables implications puissent être saisies. Et c’est exactement ce que l’Occident ne permettra jamais de faire, avec un panier d’adjectifs dévalorisants.

Le discours est une carte routière concise qui explique comment nous en sommes arrivés à ce carrefour historique incandescent – où, pour aller au-delà de Gramsci, l’ordre ancien refuse de reconnaître sa mort tandis que le nouvel ordre est inexorablement en train de naître.

Il n’y a pas de retour en arrière possible. La principale conséquence d’un fait largement documenté – « une guerre hybride est menée contre la Russie parce qu’elle s’oppose à l’ordre mondial néocolonial » – est que la Russie se prépare à une collision totale avec l’Empire du mensonge.

Aux côtés des grandes puissances eurasiennes que sont la Chine et l’Iran. Dans ce cas, les vassaux impériaux sont au mieux des dommages collatéraux.

En outre, il est assez révélateur que le discours de Poutine ait suivi le discours du ministre indien des affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, soulignant le « pillage de l’Inde par la puissance coloniale » à l’Assemblée générale des Nations unies.

Le discours de Poutine et la détermination de la Russie à mener la guerre – hybride et autre – contre l’Occident collectif ont permis de dresser la macro-image.

L’image micro concerne la balançoire sur les champs de bataille en Ukraine, et même l’explosion des pipelines Nord Stream [1] et Nord Stream 2 : une manœuvre désespérée, quelques jours avant le résultat des référendums et leur reconnaissance officielle le 30 septembre. 

Où est Oussama quand on a besoin de lui ?

Alors que les hypothèses de travail tourbillonnent sur la façon dont l’acte a été commis, certaines choses sont claires.

La Russie n’avait absolument aucune raison de détruire des milliards de dollars de l’infrastructure énergétique de Gazprom : elle pouvait toujours s’en servir comme levier, et elle pouvait tout simplement la fermer – comme elle l’a fait, à cause de la démence des sanctions – et réacheminer le gaz vers des clients asiatiques.

Une Maison-Blanche « dirigée » par un lecteur de téléprompteur sénile, embourbé dans un vide politico-économique noir, était très certainement désemparée.

Le principal suspect est une faction dévoyée de la sécurité nationale et du département d’État, qui fait partie de ce que l’on appelle dans le Beltway [dans le périphérique ? à la périphérie ?] le Blob [« la mélasse » ? Au sens propre, « blob » est un mot anglais qui peut désigner une goutte d’un liquide épais, une tache, ou une zone informe ou floue]. Appelez-les Straussiens ou fanatiques néocons, ce sont les acteurs qui mènent une « politique » étrangère américaine dont le principe central est la destruction de la Russie – avec les « alliés » européens comme dommages collatéraux.   

Une conséquence inévitable – et certainement imprévue – est que dans ce nouveau rebondissement de la guerre des couloirs économiques, tous les paris sont ouverts : aucun pipeline ou câble sous-marin, où que ce soit dans le monde, n’est désormais à l’abri et peut devenir une proie facile en cas de représailles.

Ainsi, l’explosion des deux pipelines jumeaux – NS [1] et NS2 – est un terrorisme des pipelines remixé du 11 septembre. Sans qu’un islamiste armé d’une kalachnikov se cache dans une grotte afghane pour porter le chapeau.

Les pertes financières impliqueront un certain nombre d’acteurs de poids. Les actionnaires de Nord Stream AG sont Gazprom (51%), Wintershall Dea AG (15,5%), PEG Infrastruktur AG, une filiale de E.ON Beteiligungen (15,5%), N.V. Nederlandse Gasunie (9%) et Engie (9%).

Il s’agit donc d’une attaque non seulement contre la Russie et l’Allemagne, mais aussi contre les grandes entreprises énergétiques européennes.

NS2 est une merveille d’ingénierie : plus de 200 000 segments de tuyaux recouverts de 6 pouces de béton, pesant chacun 22 tonnes, posés au fond de la mer Baltique.

Et juste au moment où il semblait que tout était perdu, eh bien, pas vraiment. Le thème de la merveille d’ingénierie a refait surface : les tuyaux sont si solides qu’ils n’ont pas été brisés, mais simplement perforés. Gazprom a révélé qu’il y a une chaîne intacte de NS2 qui pourrait « potentiellement » être utilisée.

L’essentiel est que la reconstruction est possible, comme l’a souligné le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak : « Il existe des possibilités techniques pour restaurer les infrastructures, cela demande du temps et des fonds appropriés. Je suis sûr que les opportunités appropriées seront trouvées ».

Mais d’abord, la Russie veut identifier de manière concluante les auteurs de ces actes.

Henry Kissinger, mauvais perdant

L’oracle de l’establishment américain et criminel de guerre notoire, Henry Kissinger, n’a pas pu se défaire de son numéro caractéristique du Retour du mort-vivant, en déclarant que la Russie a « déjà perdu la guerre » parce que sa capacité à menacer l’Europe par des attaques conventionnelles, dont elle a joui pendant des décennies, voire des siècles, « a maintenant été dépassée de façon démontrable ».

Moscou ne « menaçait » pas l’Europe avec quoi que ce soit de conventionnel ou autre ; elle essayait de faire des affaires, et les Américains l’ont bloquée avec acharnement, recourant même au terrorisme des pipelines.

Cette victoire tactique américaine a été obtenue en sept mois seulement et n’a pratiquement rien coûté. Les résultats peuvent sembler impressionnants : L’hégémonie américaine sur l’ensemble de l’UE est désormais incontestée, la Russie ayant perdu son influence économique. Mais cela ne fera que renforcer la détermination de Moscou – comme l’a souligné le discours de Poutine – à mener jusqu’au bout la lutte contre l’Empire et ses vassaux.

Sur les champs de bataille ukrainiens, cela signifie les forcer à s’asseoir à la table des négociations aux conditions de la Russie. Et ensuite les forcer à accepter un nouvel arrangement européen d’« indivisibilité de la sécurité ».

Et dire que tout cela aurait pu être accompli par un simple coup de téléphone fin 2021, lorsque Moscou a envoyé des lettres à Washington pour proposer une discussion sérieuse. 

En fait, ce sont les États-Unis qui ont « déjà perdu la guerre » : au moins 87% du monde – dont pratiquement tout le Sud global – ont déjà conclu qu’il s’agissait d’un empire voyou et sans gouvernail.

« Perdre », à la manière de Kissinger, signifie également qu’en seulement 7 mois, la Russie a annexé 120 000 km2 – soit 22% du territoire ukrainien – qui produit près de 90% du PIB et compte plus de 5 millions de citoyens. En cours de route, les forces alliées ont pratiquement détruit l’armée ukrainienne, ce qu’elles continuent de faire 24/7, des milliards de dollars d’équipement de l’OTAN, accéléré la disparition de la plupart des économies occidentales et fait disparaître la notion d’hégémonie américaine.

En ce qui concerne le Stupidistan Débranché, l’Oscar revient au secrétaire [d’État étatsunien] Blinken, qui a dévoilé le jeu en disant que l’explosion des deux pipelines était une « formidable opportunité stratégique ».

Tout comme le 11 septembre était une « formidable opportunité stratégique » pour l’invasion, les bombardements, les meurtres et le pillage aveugles des terres d’Islam.

Choc et Effroi de retour

L’UE est sur la voie de la dévastation commerciale à coup sûr. Désormais, toute possibilité de commerce énergétique avec la Russie devrait être une conséquence de l’effondrement de l’OTAN et de l’UE. Cela peut arriver, mais cela prendra du temps. Et ensuite ?

L’UE ne peut pas compter sur l’Asie : c’est un continent lointain et impossible à atteindre en termes de coûts de liquéfaction et de regazéification du GNL. Tout gazoduc – du Kazakhstan, par exemple – traverserait la Russie ou viendrait de Chine via la Russie. Oubliez le Turkménistan, qui expédie déjà son gaz en Chine.

L’UE ne peut pas compter sur l’Asie occidentale. Le Turk Stream est complet. Toute la production du golfe Persique est déjà achetée. Si – et c’est un grand « si » – il y avait plus de gaz disponible, il s’agirait d’une petite quantité provenant d’Azerbaïdjan (et la Russie pourrait la perturber). L’Iran reste sanctionné par l’Empire – un fabuleux objectif personnel. L’Irak et la Syrie sont toujours pillés par les États-Unis.

Il ne reste plus que l’Afrique – où, en l’état actuel des choses, la France est expulsée sans ménagement, nation après nation. L’Italie pourrait éventuellement acheminer du gaz vers l’industrie allemande à partir de l’Algérie, de la Libye et des gisements de Chypre-Israël. Il y aura une course effrénée pour les gisements de gaz du Sahara et de l’Afrique centrale, de l’Ouganda au Sud-Soudan.

La Baltique est peut-être un lac de l’OTAN, mais la Russie pourrait facilement décider de faire des vagues, par exemple en transportant du GNL dans des barges vers les ports allemands via Kaliningrad, qui est libre de glace en hiver. Si la Lituanie tentait d’y faire obstacle, M. Kinjal [« dague », « poignard » en russe, missile hypersonique] pourrait régler la question en présentant sa carte de visite. La Russie pourrait également utiliser le golfe de Finlande, qui n’est pas un problème pour les énormes brise-glace russes.

Cela signifie que la Russie pourrait facilement détruire la concurrence – comme le GNL absurdement cher en provenance des États-Unis. Après tout, la distance entre Saint-Pétersbourg et Hambourg n’est que de 800 milles nautiques environ, et entre Kaliningrad et Hambourg, de 400 milles nautiques seulement.

L’ensemble de l’échiquier est sur le point d’être radicalement modifié avant l’arrivée du général Winter. Le 11 septembre a conduit au bombardement, à l’invasion et à l’occupation de l’Afghanistan. Le pipeline 9/11 conduit à un Choc et Effroi sur l’OTAN – qui aura lieu en Ukraine. Le Retour de flamme est de retour – avec une vengeance.

***

VI

François Asselineau

LA GIFLE DES PAYS DE L’OPEP AUX ÉTATS-UNIS ET À L’UNION EUROPÉENNE

La baisse de production de 2 M barils/jour décidée par l’OPEP pour soutenir les prix du pétrole est un double désastre pour les États-Unis et pour l’Union Européenne car il va

▪️y exacerber l’inflation et l’appauvrissement

▪️accroître les profits russes !

Cette coupe extraordinaire – beaucoup plus grave que ce qui était anticipé – sème la panique à Washington et dans les capitales de l’Union Européenne où l’on redoute le puissant message politique de SOUTIEN À LA RUSSIE qu’il contient.

Les pays de l’OPEP rejettent la volonté de domination des États-Unis et de l’Union Européenne.

*

En résumé (source inconnue) :

La Maison Blanche a qualifié de “désastre” le plan de l’OPEP+ visant à réduire la production de pétrole d’un million de barils par jour en une seule fois, rapporte CNN, citant une source de l’administration américaine.

Un autre fonctionnaire a déclaré que la Maison Blanche était en proie à la “panique” :

“L’administration Biden a lancé une campagne de pression massive dans une dernière tentative désespérée de dissuader les alliés du Moyen-Orient de réduire radicalement la production de pétrole”

Les actions de l’OPEP+ sont qualifiées d’”acte hostile”. Elles pourraient entraîner une hausse des prix de l’essence aux États-Unis à un moment difficile pour l’administration Biden, à cinq semaines des élections de mi-mandat.

“Il y a un grand risque politique pour votre réputation et vos relations avec les États-Unis et l’Occident si vous allez de l’avant”, a déclaré la responsable du Trésor américain à ses homologues de l’OPEP.

Ah, la panique à la Maison Blanche!

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(JPF) Toujours avec cette habitude de lancer des menaces à peine voilées. Mais voilà, les étatsuniens devront s’y faire, s’y plier. Ils ont déjà fait le tour des pays qu’ils pouvaient détruire sans peine. Reste les gros morceaux et d’autres plus petits mais de plus en plus unis aux premiers.

Tout s’enclenche et s’enchaîne. Plus ou moins directement et plus ou moins facilement. Mais INEXORABLEMENT …

Le temps des anathèmes et exhortations mondialistes est en train de passer. Le temps du dollar surtout.

PETIT RÉPERTOIRE MACRONISTE

Voici une liste de « griefs » à l’encontre de macron et de la macronie. Liste bien évidemment incomplète. Par exemple, je n’ai pas noté la présence de ses réparties concernant les alcooliques du Nord et les demeurées du Morbihan (ce n’était pas dit tout à fait comme, mais c’est ce que ça voulait dire). Par exemple, ses propos désobligeants sur les Français dans ses voyages à l’étranger.

Ces textes ont été écrits il y a quelques mois, il manque évidemment ici aussi sa non gestion des incendies de forêt, son refus de réintégrer tous les « non-vaccinés », etc., toutes ses réparties de pauvre type concernant l’Ukraine, et celles de ses derniers voyages en Afrique Noire ou Maghrébine qui ont fini de sceller le divorce d’avec la fRance et l’ouverture à bras ouverts de ces pays à la Russie.

J’aurais envie d’ajouter : pourquoi il s’en priverait quand les oppositions politiques sont pour la plupart veules, à côté de la plaque ou pire encore complices.

AD NAUSEAM …

L’hypocrisie de l’Occident fustigée par Poutine est évidente, affirme un journaliste tunisien

Sputnik Afrique — le 04.10.2022

Les doubles standards, le néocolonialisme et l’ingratitude des Occidentaux, pointés par Vladimir Poutine, deviennent de plus en plus visibles pour les Tunisiens et la population des pays en développement, indique le Business News. Le journal tunisien parle d’un « discours historique ».

Le récent discours du Président russe qui rappelle « les contradictions, l’hypocrisie et les crimes commis, ces dernières décennies, par les Occidentaux, les États-Unis en tête » est un défi ouvert, applaudi dans beaucoup d’endroits du monde, avance ce 3 octobre, Nizar Bahloul, directeur de la rédaction du journal tunisien Business News.

En cause: le caractère global des problèmes soulevés par M.Poutine.

« Il y a comme un nouvel ordre mondial qui se dessine devant nous et il y a des points que le Président russe relève qui devraient nous ouvrir les yeux. Je parle notamment de ceux qui (comme moi) s’estiment libéraux et progressistes et assimilent systématiquement (et naïvement) progressisme et occidentalisme. Vladimir Poutine met à nu cette hypocrisie occidentale, si évidente pourtant », écrit l’auteur.

Les réactions hostiles à Vladimir Poutine que l’Occident qualifie d’ »internationales » ne le sont pas, affirme M.Bahloul. Les pays « non inféodés aux Occidentaux » considèrent le Président russe « presque comme ce héros qui affronte, seul, la tyrannie occidentale ».

« Sourds, muets et aveugles »

Commentant le référendum et le rattachement du Donbass, de Zaporojié et de Kherson à la Fédération de Russie, les politiques occidentaux ont, à l’unanimité, rejeté les résultats, note le journaliste.

L’Occident nie le droit des peuples à l’autodétermination.

« Pourtant, ces mêmes Occidentaux ont applaudi des deux mains quand le Kosovo a proclamé unilatéralement en 2008 son indépendance de la Serbie », rappelle-t-il.

De même, politiques et médias ont trouvé 1001 qualificatifs pour justifier l’invasion occidentale de la Libye, de la Syrie et de l’Irak, selon lui.

« Pour les Occidentaux, l’annexion est illégale, c’est une invasion pure et simple. Les mêmes sont sourds, muets et aveugles quand Israël annexe chaque année depuis plus d’un demi-siècle des kilomètres carrés de la Palestine. Ce même Occident qui crie sur tous les toits défendre la liberté d’expression n’a pas hésité à fermer les médias russes RT et Sputnik, sous prétexte de guerre, imposant ainsi un seul son de cloche à l’opinion. »

Pillage des meilleures ressources humaines

Les Présidents tunisiens ont réussi à « préserver l’image [d’un pays] qui traite d’égal à égal avec les Occidentaux », poursuit-il. Mais les citoyens « restent soumis aux diktats des Occidentaux ».

Comme « meilleure illustration » de ce diktat, Nizar Bahloul cite le visa dont les Tunisiens ont besoin pour aller en Europe, aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Il s’agit d’une injustice, d’une humiliation, d’une ingratitude et d’arrogance de l’Occident à l’égard des Tunisiens et autres peuples, à son avis.

« Les Occidentaux imposent ce diktat aux uns, mais pas aux autres, juste parce que les uns ont une nationalité que d’autres n’ont pas ».

En plus, ces mêmes pays rejettent les visas de certains et font tout pour en délivrer à d’autres, à l’instar des médecins et des ingénieurs et, tout dernièrement, le personnel de l’hôtellerie, note le journaliste.

« L’Occident est en train de piller nos meilleures ressources humaines […] et il veut qu’on accepte les terroristes, les barbus et les voyous. Plus que de l’hypocrisie, c’est de la cupidité! », s’indigne-t-il en précisant que le mécanisme de visa permet de « débaucher » les meilleurs spécialistes de son pays.

Le défi lancé par la Russie n’est qu’une des conséquences de la « haine anti-occidentale », que « l’Occident ne fait que cultiver » avec sa politique « injuste, humiliante, ingrate, hypocrite, cupide et arrogante », conclut Nizar Bahloul.

Discours de Poutine

Le 30 septembre, Vladimir Poutine a prononcé un discours solennel après avoir signé quatre accords portant sur l’intégration à la Russie des régions de Kherson, de Zaporojié et des républiques du Donbass.

Plusieurs experts ont déjà qualifié cette allocution d’ »historique » et de « défi » à l’Occident.

Le Président russe a fustigé la politique du deux poids deux mesures que les Occidentaux mettent en œuvre depuis longtemps, en pillant les ressources des autres pays et éliminant des groupes ethniques entiers.

Brève

De F. Philippot

Ça pleurniche côté cinéma français car entrées en chute libre ! Au plus bas depuis 1980 !

1. Faites des bons films ça ira mieux

2. Vous avez soutenu les confinements puis l’apartheid sanitaire et vaccinal, ça se paie !

3. Arrêtez de pleurnicher, vous êtes très agaçants !

*

Et moi j’ajoute : un bon nombre d’entre vous ont voté « macron » et même l’ont officiellement soutenu (les barbares étaient à notre porte, ce qui est faux, ils dirigent actuellement l’Ukraine), comme la fille du rebelle de salon et incestueux de père gainsbarre.

RELANCE D’UNE AFFAIRE DE NÉPOTISME DANS L’ENTOURAGE DE MACRON

D’après Le Courrier des Stratèges de ce jour

Après le renvoi devant la Justice, plus exactement devant la Cour de Justice de la République (CJR, la juridiction d’exception qui juge les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions) de Dupont-Moretti, voici que maintenant le très discret secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, refait surface.

Il vient d’être mis en examen pour prise illégale d’intérêts, et vient d’être placé sous le statut de témoin assisté pour trafic d’influence.

On se rappelle (ou pas) qu’une partie de ses dossiers compromettants étaient déjà sur le tapis lorsqu’il était directeur de cabinet de macron à Bercy. Donc il y a déjà un bout de temps. Mais à l’époque la veulerie courtisane du Parquet National Financier avait tout classé sans suite, en août 2019.

Il avait suffit alors que macron produise une lettre manuscrite affirmant qu’il était parfaitement au courant des liens de son secrétaire général avec la famille Aponte, famille d’armateurs italiens propriétaire de l’entreprise MSC, lorsqu’il était ministre de l’Économie.

En clair, circulez, il n’y a rien à voir. C’est ainsi qu’on rend la Justice comme autrefois sous la Royauté. Par le fait du prince et son « bon vouloir ». Sur la production d’une simple lettre qui non seulement a clos toute suite judiciaire, mais reconnaît les faits potentiellement délictueux ! Macron se croyant encore au temps des rois, quand une simple lettre de cachet royale pouvait envoyer en prison ou dédouaner qui bon vous semblait.

Mais en 2020 une plainte de l’association Anticor, avec constitution de partie civile, a relancé l’affaire. Car de nos jours ce sont des associations qui sont contraintes de faire une partie du travail de la « Justice ».

Donc aujourd’hui en clair, Kohler (sans doute en colère) est accusé, ce qui n’est donc pas nouveau, en bis repetita, d’avoir dissimulé ses liens avec la famille propriétaire de l’armateur italien MSC lorsqu’il traitait certains dossiers qui pouvaient profiter à cette famille dans le cadre de ses fonctions publiques.

Comme le dit Le Courrier des Stratèges : « Praticien quotidien du capitalisme de connivence, Emmanuel Macron a tout fait pour juguler cette crise [sic]. »  On pourrait presque dire de la manière la plus désinvolte qui soit, c’est-à-dire au-dessus de la « Justice ». C’est dire le niveau de gangrène de cette dernière qui est contrainte et forcée de se reprendre (il y a du poids associatif et plus encore financier derrière cette plainte soutenue par les parties potentiellement lésées). Mais, malheureusement pour arriver à quoi ? On doute déjà du résultat final.

On se demande comment un directeur de cabinet a pu traiter des dossiers industriels (ici portuaires ou de chantiers navals) qui pouvaient profiter à sa famille ?

Ce qui fut en particulier le cas avec le « dossier STX, où la justice doit préciser pour quelles raisons l’offre de Fincantieri, concurrent italien de MSC, a été freinée, alors même que STX construisait des bateaux pour MSC. Il se murmurait alors que MSC n’avait guère envie de dépendre d’un chantier naval “opéré” par son principal concurrent.  Certains soupçonnent Alexis Kohler d’avoir voulu faire capoter la négociation avec Fincantieri…» (Le Courrier des Stratèges)

Rappelons que STX est le précédent et éphémère propriétaire des chantiers de constructions navales de Saint-Nazaire : les Chantiers de l’Atlantique, entreprise qui appartient désormais à 84 % à l’État.

Et rappelons également pour finir que ce genre de soupçons s’ajoute à la liste impressionnante des malversations potentielles (du domaine de la trahison) de macron dans plusieurs dossiers.  

Le dossier Alstom (la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric) qui a pourtant donné le Rapport Marleix (un député) qui a conclu à l’absence de poursuites pénales contre Alstom en France, alors que l’entreprise a reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011 ; et qui a avancé l’idée d’un « pacte de corruption » (sic) au bénéfice du ministre de l’économie en poste, macron, lors de la signature finale du rachat, le 4 novembre 2014.

Le dossier Uber où il s’avère qu’il y a eu très vraisemblablement une influence opaque de l’entreprise américaine sur la “libéralisation” du secteur par ce même macron. (cf. Le Monde du 10 juillet dernier, Damien Leloup, « Uber Files » : révélations sur le deal secret entre Uber et Emmanuel Macron à Bercy)

Tandis que le passage de Macron chez Rothschild continue à soulever des questions, notamment sur ses rémunérations et son patrimoine réel. (cf. https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/03/15/letrange-patrimoine-demmanuel-macron/)

Sans oublier les financements de ses campagnes électorales, ses rapports réels avec McKinsey et avec Pfizer. Dont on n’entend plus parler non plus.

Liste non close.