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RETOUR SUR L’APPEL AU GÉNOCIDE DES RUSSES DE LA NOVOROSSIYA QUI SE RECONSTRUIT, PAR L’ÊTRE ABJECT DE KIEV

Le samedi 1er octobre, à la téloche ukrainienne (sans doute en russe puisque c’est sa langue maternelle ! jolie contradiction), l’infect personnage qui « dirige » l’Ukraine droit à sa ruine (celle de l’Ukraine et des Ukrainiens normaux — il en existe qui se font martyriser eux aussi, et à qui on impose de servir de chair à canon — et surtout celle de ce taré), « le visage rempli d’animosité » (Le Média en 4-4-2.) a éructé toute sa haine à l’encontre des gens qui viennent de se séparer de l’Ukraine en déclarant exactement :

« Tant que vous tous n’aurez pas résolu le problème de celui qui a tout commencé, qui a déclenché cette guerre insensée contre l’Ukraine, vous serez tués un par un, devenant des boucs émissaires, parce que vous n’admettez pas que cette guerre est une erreur historique pour la Russie. »

Il faut quand même rappeler que ce qui s’est passé en Ukraine en 2014 était un coup d’État fomenté par l’Otan et dirigé par des néo-bandéristes, et rappeler également que depuis le russe a été interdit à l’école, et que des milliers et milliers de livres russes ou d’auteurs russes ont été retirés des bibliothèques en vue non pas d’être brûlés comme au bon vieux temps, mais pour être réduits à pâte à papier (écologie et progrès obligent).

Alors dans l’histoire de « c’est lui qu’à commencé » tu repasseras. La phrase sans doute la plus « emblématique » (comme on dit) est celle qui affirme sans honte aucune : Vous serez tués un par un, devenant des boucs émissaires ».

On dirait un verset sorti tout droit de la Torah. Et je ne crois pas faire un contre-sens ou un anachronisme en rappelant ce fait.

Cette chose immonde de Kiev qui a nom zelenski est le prototype même d’une nouvelle variété de salopards : (par une sorte d’inversion du réel et un syncrétisme déments) celle des judéo-néo-bandéristes, qui semble prendre exemple sur le colonialisme et le racisme sionistes. Les Russes sont ses Palestiniens à lui. Et il entend les traiter de même.

Car, il faut quand même bien rappeler qu’il se déclare Juif et que les bandéristes de Galicie orientale (mais aussi les Lituaniens par exemple) ont exterminé le plus grand nombre de « leurs » Juifs, pendant la Seconde guerre mondiale.

« Mais rassurez-vous »,  diront sans doute les pauvres types et pauvres typesses de l’Occident qui soutiennent ce ramassis d’immondices kiéviennes :

Les bandéristes n’avaient rien en particulier contre les Juifs puisqu’ils ont exterminé aussi des milliers et des milliers de Polonais, de Hongrois, de Roumains, de Russes bien sûr, d’Allemands également, ou encore des Tziganes, et des Ukrainiens jugés pas assez radicaux, et j’en oublie. Enfin tous ceux qui n’étaient pas comme eux.

Je trouve même que le kiévien fait preuve d’une très grande humanité, d’un très grand humaniste quand il condescend à s’adresser aux « sous-hommes » russes, ces « barbares » qui pour une très grande part sont à l’origine du développement de l’Ukraine.

Nous conclurons avec Le Média en 4-4-2. (article du 2/10) :

« Ces menaces — qui ne datent pas d’hier — rappellent celles de l’ancien président ukrainien, Petro Porochenko, lors d’une représentation au théâtre de l’opéra d’Odessa, le 23 octobre 2014, il avait annoncé la couleur quant à la façon de gagner la guerre contre les populations ukrainiennes russophones du Donbass : « Nous aurons du travail, eux non ! Nous auront des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons la guerre ! »

Ordures !

BRÈVE

Le 30 septembre, le parlement allemand a voté à une très large majorité contre l’envoi d’armes en Ukraine.

*

Et maintenant des Allemands appellent de plus en plus ouvertement à une rupture avec les États-Unis suite aux sabotages de Nord Stream I et II.
Dans des media ou sur Internet. Sur twitter sous le hashtag #Kriegserklärung signifiant : déclaration de guerre.

Les Allemands auraient-ils enfin compris que derrière la guerre par procuration des USA en Ukraine se cachait la destruction de l’Europe et de l’Allemagne en premier lieu, concurrent industriel des États-Unis ?

« CASSUS BELLI » DE L’OTAN EN MER BALTIQUE, suivi de UN JOUR HISTORIQUE, AU CŒUR DE TOUS LES DANGERS

vendredi 30 septembre 2022

Article d’Erwan Castel

« Casus Belli » de l’OTAN en mer Baltique !

[texte de l’article sans ses diverses illustrations]

La « guerre des tubes » sous-tend et même initie nombre des conflits modernes de l’Asie centrale à l’Europe en passant par le Moyen Orient, et aujourd’hui elle refait surface en mer Baltique sur fond d’un conflit russo-ukro-atlantiste.

Trois explosions, suivies d’une quatrième ont gravement endommagé les gazoducs russes « North Stream I » et « North Stream II » en mer Baltique dans le secteur de l’île danoise de Bornholm. Ce sabotage constitue une étape majeure dans l’exacerbation de la confrontation Est-Ouest dont l’épicentre ukrainien traditionnel est entré en 2014 dans une phase éruptive exponentielle gravissime. 

Cet événement est en effet majeur à plus d’un titre :

— sur le plan politique, c’est un nouvel acte de représailles russophobe répondant au processus de rattachement référendaire organisé dans les régions du Donbass et de la Novorossiya, dans la communication occidentale habituelle de l’inversion accusatoire,

— sur le plan économique l’attaque des gazoducs russes coupe un des derniers fils géoéconomiques reliant la Russie à l’Europe, précipitant cette dernière dans la dépendance du gaz de schiste  nord-américain, [ (jpf) dépendance toute relative, il y a finalement peu de gaz de schiste de disponible aux États-Unis et peu de moyens de l’accueillir en l’état en Europe, le but est bien plutôt de détruire l’économie européenne dont l’économie allemande en premier lieu, sinon « de l’Atlantique à l’Oural », du moins de l’Atlantique à l’Ukraine]

— sur le plan militaire enfin, dans la conduite du conflit russo-ukrainien, c’est la première attaque « 100% OTAN » réalisée militairement contre une ressource stratégique russe, et qui plus est, en dehors du théâtre d’opérations ukrainien.

Le 27 septembre, au moment où s’achevaient les référendums irrédentistes dans les régions à l’Est de l’Ukraine, les gazoducs entre la Russie et l’Allemagne ont été sabotés dans un espace maritime sous contrôle des autorités occidentales et dans lequel opéraient des forces navales de l’OTAN. Cette opération sous-marine effectuée entre 50 et 100 mètres de profondeur n’a pu être organisée qu’avec des moyens et des spécialistes militaires (sous-marin)  que seules des armées nationales possèdent.

1 / Un nouveau délire occidental

Une enquête a été immédiatement ouverte par la Russie et les pays riverains de la zone maritime concernée, mais tous s’accordent déjà sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un accident ni même d’un attentat terroriste artisanal.

Mais déjà on observe la propagande occidentale de l’absurde s’envoler vers de nouveaux sommets de l’hystérie russophobe, affirmant que c’est la Russie (qui contrôle le robinet du gaz) qui a détruit ses propres gazoducs lesquels sont le fleuron de l’exportation de sa puissance économico-stratégique ! Un délire occidental qui depuis plusieurs années est entré dans une dimension psychiatrique et, depuis le crash du MH17 en juillet 2014, est devenue incurable !

Il faudra ici aussi probablement attendre des années pour confirmer l’identité des auteurs de cette attaque majeure. [(jpf) sachant qu’une enquête diligentée par Allemagne, Danemark et Suède est en cours, qui n’aura peut-être pas loisir ou envie d’en tirer de vraies conclusions]

2 / Un feu vert pour le « projet des trois mers »

L’une des conséquences économiques majeures de cette attaque va être la mise en œuvre urgente au seuil de l’hiver du projet énergétique étasunien pour l’Europe appelé « Trois mers » car il relie les mers Baltique, Adriatique et Noire avec un réseau de gazoducs devant distribuer le gaz de schiste Nord américain.

Ce projet énergétique mondialiste, appelé « Trimorye »,  « Three Seas Initiative » (ITM) ou encore  « Balto-Adriatic-Black Sea Initiative » (BACHI), regroupe 12 pays d’Europe de l’Est, qui sont pays de l’OTAN, et rejoint bien sûr en tant que « partenaire » par le dernier laquais régional de l’Oncle Sam: l’Ukraine !

Il s’agit pour la ploutocratie mondialiste d’organiser un réseau d’acheminement et de distribution du gaz de schiste nord-américain et bien sûr d’en assurer le monopole ! Tandis que des terminaux gaziers sont construits en urgence en Pologne, en Lituanie, en Croatie, en Grèce et en Bulgarie, des gazoducs les reliant aux consommateurs se multiplient comme le « Baltic Pipe » polonais par exemple. Et bien sûr la viabilité de ce projet qui doit imposer un gaz de schiste beaucoup plus cher que le gaz russe ne peut être réalisé que par l’éviction pure et simple de ce dernier du marché européen.

Et ici l’Ukraine, malgré son statut juridique subalterne de « partenaire » au projet s’avère en réalité en être la pierre d’angle principale car l’Ukraine qui était le principal transitaire du gaz russe dispose d’un réseau opérationnel de gazoducs important desservant les pays de l’Est et du Sud-Est européen et surtout d’immenses installations de stockage souterrain situées dans l’ouest de l’Ukraine estimé à 25,6 milliards de mètres cubes qui seraient vitales pour la période hivernale. La veille de la destruction des gazoducs russes maritimes, le 26 mars, le ministre ukrainien de l’Énergie, German Galushchenko, a fait la proposition suivante :

« L’Ukraine dispose d’une importante capacité de stockage de gaz naturel – nos réserves souterraines sont les plus importantes d’Europe. Dans notre initiative RESP, nous proposons d’utiliser nos installations UGS pour créer une réserve de gaz stratégique pour les pays d’Europe. »

Mais ce projet énergétique nord-américain n’est pas seulement une bataille de l’hégémonie mondialiste contre concurrence économique russe mais aussi un moyen pour augmenter l’endiguement de la Russie, et la vassalisation des pays européens.

Cette stratégie occidentale qui sera modernisée et nommée « containment » par Georges Kennan en 1945 est ancienne: elle remonte au minimum à la fin du XVIIIème siècle lorsque la libération des territoires russes de la Mer Noire occupés par les ottomans a ouvert la concurrence russe à la thalassocratie britannique laquelle organisait alors sa suprématie dans les mers chaudes via la « route des Indes ». Depuis, les énergies fossiles ont démultiplié les enjeux et les menaces et exacerbé la confrontation entre les super-puissances étasunienne, russe et chinoise. 

Mais cette guerre économique des puissances marchandes de la Mer contre les puissances traditionnelles de la Terre (voir le travail socio-anthropologique de Zigmunt Bauman à ce sujet, [(jpf) feu sociologue polono-britannique, critique de la modernité, de la décadence des intellectuels, etc.] ne peut être mis en œuvre par la lointaine thalassocratie étasunienne, devenue chef de file de l’hégémonie capitaliste, qu’avec la complicité des pays européens. Cette servitude volontaire occidentale a été obtenue par la domestication des populations européennes par les totalitarismes étatiques capitalistes, leur vassalisation logique au marché mondial et la fracture impérative entre Occident et Eurasie. On observe cette dernière stratégie de clivage du continent européen s’opérer dès la moitié du XIXème siècle avec notamment la guerre de Crimée qui place déjà la Mer Noire et l’Ukraine en première ligne de la confrontation Est-Ouest. 

Plus tard les États capitalistes occidentaux n’auront de cesse que de briser toutes les tentatives de coopération politique, économique ou militaire entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, notamment l’Allemagne. Parmi les géostratégies russophobes cherchant à isoler de l’Europe occidentale la Russie  figure celle du polonais Jozef Piłsudski [Au début de la Première Guerre mondiale il fonda les légions polonaises qui combattirent avec les troupes allemandes et austro-hongroises contre la Russie ; politicien et homme d’État « socialiste » actif entre 1918 et 1935, ennemi juré de la Russie] et nommée « Intermarium »  et dont le projet énergétique des « Trois mers » n’est que la déclinaison actuelle initiée par la production du gaz de schiste, avec, en plus de nourrir le complexe industriel étasunien, les mêmes objectifs initiaux: affaiblir la Russie et l’Allemagne qui sont les moteurs potentiels d’une puissance économique concurrente au marché mondial. [(jpf) Piłsudski chercha à mettre en place une Fédération Międzymorze (de l’entre-mers) en vue de reconstituer une sorte de nouvelle République des Deux-Nations réunissant Pologne, Lituanie, Biélorussie et Ukraine]-

3 / Une attaque directe de l’OTAN contre la Russie

Les 4 explosions au total qui ont été enregistrées contre les gazoducs « North Stream I & II » ne peuvent être dues qu’à une opération militaire importante et que seules des forces armées modernes et dotées d’équipement et commandos marines spécialisés peuvent réaliser. 

Les sabotages ont été révélés car du gaz était resté dans les gazoducs et il est venu bouillonner en surface juste après que les sismographes danois aient enregistré plusieurs explosions sous marines. 

Les quatre sabotages ont été réalisés entre 50 et 130 mètres de profondeur contre des structures réalisées avec des tubes de 12 mètres de long, 1.2 m de diamètre, pesant 24 tonnes et fabriqués dans un acier ultra résistant de 15 cm d’épaisseur capable de résister à la pression sous marine et celle du gaz, et enveloppés dans un sarcophage de béton .

Le polonais Radek Sikorski, député européen et 

ancien ministre polonais des affaires étrangères  a

 supprimé un tweet de remerciement pour l’attaque

contre les gazoducs russes en mer Baltique.

Jusqu’à présent les forces de l’OTAN avaient limité leur cobelligérance à une stratégie d’équipement militaro-industrielle, une stratégie d’engagement par proxy [intermédiaire] ukrainien ou privé ou une stratégie de renseignement opérationnel via leurs satellites d’observation et aéronefs de guerre électronique.

Ce 27 septembre, même si l’écusson national des forces spéciales ayant réalisé cette attaque n’est pas encore connu il est évident qu’il s’agit d’un acte mené par l’Etat Major de l’OTAN et confié à ses grenouilles étasuniennes, britanniques ou françaises par exemple qui ont toutes les capacités à mener ce type de mission.

[(jpf) Rappelons que le lendemain de ces sabotages la Pologne, le Danemark et la Norvège inauguraient le Baltic Pipe, un gazoduc entre la Norvège et la Pologne]

Voilà ce que promettaient les faucons de guerre étasuniens concernant les « North Stream » :

Victoria Nuland, le 27 janvier 2022 [soit avant même l’opération spéciale] : « Si la Russie envahit l’Ukraine, le North Stream II s’arrêtera, d’une façon ou d’une autre ! »


Jo Biden le 7 février: « si des chars russes traversent la frontière ukrainienne alors, il n’y aura plus de North Stream . Nous y mettrons fin et je vous promets que nous avons les moyens de le faire » 

Pour le moment les Russes qui restent fidèles à leur intelligence diplomatique de ne jamais accuser avant les conclusions des enquêtes en cours (contrairement aux hyènes occidentales) n’ont pas engagé de riposte mais, nul doute qu’elles interviendront symétriquement dès que l’écusson des grenouilles de l’OTAN aura été confirmé.

Car cette attaque est de facto et de jure un casus belli !

Pour conclure provisoirement ce chapitre il est également à noter qu’au même moment et au même endroit se déroulaient des exercices navals de l’OTAN avec mise en situation de commandos marines.

En conclusion

Réparer à court terme les gazoducs russes de la Baltique me semble difficile, tant sur le plan technique que contextuel et je pense même que d’autres attaques vont intervenir sur les gazoducs russes, ici ou ailleurs.

Cette attaque qui pénalise bien sûr la Russie mais aussi et surtout les pays européens va à court terme augmenter leur dépendance servile vis-à-vis des USA, fragiliser l’économie allemande qui était le bouclier de leur indépendance économique et renforcer l’Ukraine dans son partenariat stratégique avec l’OTAN.

Pour la Russie, une fois encore en train de subir la stratégie belliciste mondialiste, une réaction militaire totale s’impose de plus en plus pour sauver son existence en tant que puissance indépendante et après le front de la Mer Noire, de se préparer à affronter également l’OTAN sur le front de la Mer Baltique que les anglo-étasuniens viennent d’ouvrir avec cette attaque sur les gazoducs « Northstream ».

Reste l’inconnue de la réaction de Berlin, car cette attaque est aussi un coup direct porté contre la puissance industrielle allemande, mais je doute que cela déclenche une mutinerie au sein de la meute atlantiste.

Chaque jour les mondialistes surfant sur l’onde de choc grandissante du Maïdan précipitent un peu plus la Russie et les peuples d’Europe vers un chaos total !

Erwan Castel

***

(jpf) Il apparaît à cette heure que l’armée russe se soit retirée de Krasni Liman (ou Lyman tout court, car Krasni Liman signifie Liman Rouge et rappelle trop l’époque soviétique) ; ce qui allait devenir pour ses troupes en ces lieux un chaudron intenable : elle y était à 1 contre 5, qui plus est avec un armement sans doute insuffisant, ce qui ne pouvait pas se poursuivre éternellement ; cela faisait trois semaines qu’elles tenaient bons ; par contre elles se sont retirées en bon ordre, non sans auparavant (depuis trois semaines donc) avoir fait de nouveaux dégâts importants dans l’armée ukrainienne. Car la reprise de Liman coûte cher en armement et en hommes. Mais le fou de Kiev s’en moque. C’est l’Otan qui fournit les armes et il semble n’avoir aucune considération pour les contingents ukrainiens. Quant aux Russes, il a déclaré qu’il fallait les tuer un à un tant que Poutine sera au pouvoir. C’est dire son degré de folie. Refusant une nouvelle fois de marquer un cessez-le-feu et d’entamer des négociations avec la Russie comme V. Poutine vient de le proposer une nouvelle fois également.

Samedi le départ de Liman n’était pas encore bien établi. Ce qui explique qu’Erwan Castel ne pouvait en dire plus dans le texte qui suit.

Je ne développe pas non plus sur les critiques des uns et des autres sur ce qui aurait dû être fait ou pas fait pour ne pas quitter Liman. Je n’écris pas pour désespérer qui que ce soit, n’étant d’ailleurs pas sur place. Et bien incapable de connaître la stratégie globale déployée par l’armée russe. Je constate d’ailleurs qu’il faut se méfier des apparences et que ce ne sont pas les faits les plus médiatiques qui sont toujours les plus importants. Voir par exemple, l’article que j’ai recopié le 30 septembre  du Courrier des Stratèges : “Kharkov est un théâtre secondaire. L’important est ce qui s’est passé à Odessa” – entretien avec Alexandre N.

***

samedi 1 octobre 2022

Un jour historique, au coeur de tous les dangers

[texte de l’article sans ses diverses illustrations]

Ce  30 septembre est une date historique pour la Russie, la Novorossiya et le Donbass ! 

La demande référendaire des populations des territoires de Lougansk, Donetsk, Zaporodje et Kherson a été actée ce 30 septembre à Moscou. C’est le début du retour vers leur mère patrie des territoires russes qui étaient pris en otage dans une Ukraine partie depuis 1991 dans une dérive accélérée vers un occident dégénéré et soumis au totalitarisme mondialiste russophobe.

En ce jour historique, j’ai pensé une nouvelle fois à tous mes camarades tués au combat pour que s’accomplisse ce rêve ainsi qu’à tous ceux, civils et militaires qui ont perdu une jambe, un parent, un enfant, un ami dans cette guerre génocidaire menée par les ukro-atlantistes depuis plus de 8 ans !

Je pense à Yulia, cette amie du quartier d’Oktyabrsky près de l’aéroport qui, les larmes aux yeux devant sa maison éventrée par des mortiers de 120mm ukrainiens, me disait en 2016: « ils (les ukrainiens) ont tout détruit : ma vie, mon pays, mes amis, ma maison, mon travail, mes rêves… ».Je pense au sibérien « Sever », chef de section tué par un sniper sur le front de Promka en décembre 2017 et qui me parlait des aurores boréales et des horizons blancs colorant de leur symphonie naturelle le rêve des hommes libres qu’il est venu défendre ici sur cette terre noire du Donbass. Je pense au sergent Dietrich, tué devant Dokuchaïevsk, à la grand-mère Anastasia déchiquetée dans son jardin et à tant d’autres parmi lesquels mon chef de bataillon Oleg Mamaïev et le président Alexandre Zakharchenko, tués eux aussi sur le front de leurs devoirs.

Aujourd’hui leur rêve vient (enfin) d’éclore dans les cœurs de cette population russe martyrisée depuis 8 longues années, et même si ses souffrances ne sont malheureusement pas terminées, la victoire et la Paix luisent désormais à l’horizon de ses enfants !

« Le destin nous appelle à un champ de bataille pour la Grande Russie ! » Vladimir Poutine, 30 septembre 2022

Mais il faut que l’euphorie naissante de cette réparation historique ne nous aveugle cependant pas car cette décision légitime de la Russie et qui relève d’un devoir civilisationnel risque fort d’accélérer le chaos voulu et organisé par l’impérialisme mondialiste. Le plus dur combat pour la liberté des peuples ne fait que commencer (et je pense ici à tous les peuples qui, à travers le Monde sont soumis aux étatismes capitalistes).

Le grondement d’ours de l’armée russe 

Maintenant que nous sommes dans le Donbass et la Novorossiya des membres à part entière de la grande Russie, car les forces russes vont pouvoir se mettre en branle vers le front de l’Ouest ! 

[Erwan Castel écrit « nous » car en tant que combattant du Donbass, il est non seulement breton, comme il aime à le rappeler, et français et très officiellement russe]

Comme son animal totem, la Russie est prudente et parfois (souvent) lente à réagir, mais lorsque le danger menace ses enfants alors la terre tremble sous la charge de son armée.

Dans la frange occidentale de la fédération de Russie infectée par le consumérisme occidental, des petits bourgeois affairistes, traîtres et lâches qui ne peuvent pas faire jouer leurs relations corrompues quittent en tremblant leurs nids douillets de Moscou, Saint- Pétersbourg et autres villes russes sous influence libérale, fuyant leur devoir envers cette union des peuples sacrée qui forge la grandeur de la Russie depuis des siècles. Ils ne sont que des enfant gâtés ingrats que le pouvoir russe, une fois encore trop laxiste, aurait dû arrêter aux frontières et enchaîner aux forges des usines d’armement !

Ailleurs, de tous les horizons de Russie, les enfants de l’empire convergent en chantant vers le front de l’Ouest, mobilisés et volontaires, fiers de servir la patrie, Ces hommes du Caucase, d’extrême orient, de Sibérie, de l’Oural etc. ne sont pas ces nantis citadins qui, à travers toute les furoncles bourgeois qui pourrissent les villes du Monde, ne savent plus nommer un arbre ou reconnaître un oiseau à son chant et trouver la source de leur âme. 

Tout comme en 1610 lorsque Moscou avait été prise par les polono-lituaniens c’étaient les peuples authentiques qui étaient venus libérer la grande Russie, alors que les boyards, ces aristocrates pourrissant sur leurs privilèges, avaient trahi l’empire. Le traître à la patrie n’est pas comme le prétendent ces prétentieux vautrés dans leurs fauteuils d’affairistes, le bobo de gauche ou l’écolo du dimanche. Eux ne sont que les crétins circulatoires qu’une marchandise capitaliste créé et agite en diversion pour que ne soit pas inquiété les banquiers et leurs bataillons de bourgeois pour qui la seule patrie s’appelle le pognon. 

Bien sûr, les merdias occidentaux vous parleront en se gaussant des rats qui fuient leur devoir mais jamais des centaines de milliers d’hommes, mobilisés mais aussi volontaires qui donnent une nouvelle chair à cette « union des peuples » restée intacte dans le cœur des enfants de Russie de l’empire à la fédération en passant par l’Union soviétique. 

J’espère que les dirigeants de Moscou profiteront de la tempête pour purger définitivement la Russie de ses traîtres et inaptes, ses corrompus et arrivistes, tous ces bourgeois qui, de droite ou de gauche ne veulent que se servir sans jamais Servir leur mère patrie… y compris dans les cénacles du Kremlin !

Le chant du cygne de l’armée ukrainienne

Pendant ce temps là les forces ukrainiennes, de rage, bombardent toujours les populations de Donetsk et jettent toutes leurs forces dans des attaques politico-militaires désespérées sur les fronts Nord et Sud avant qu’une nouvelle offensive des forces russes démultipliée ne s’abatte sur leur servilité criminelle.

A Krasni Liman, par exemple, c’est tout un corps d’armée ukrainien qui tente depuis une semaine de réduire au silence la garnison héroïque de Krasni Liman qui se bat avec un acharnement incroyable face à un ennemi supérieur en nombre et emporté par l’inertie de son offensive du 7 septembre sur Izioum. 

Au moment où j’écris ces lignes se déroulent les combats parmi les plus violents depuis le début de cette troisième guerre mondiale en train de sortir de sa chrysalide russo-ukrainienne.

Côté ukrainien, pour achever l’encerclement de Krasni Liman l’État-Major a lancé dans la bataille ses 4e et 17e brigades de chars, 25e brigade parachutiste, 80e brigade d’assaut aéroportée, 66e brigade mécanisée auxquelles se rajoutent des unités de défense territoriale, soit près de 20.000 hommes, l’équivalent d’un corps d’armée mécanisée et disposant d’appuis d’artillerie et d’aviation (petite flotte de combat et surtout des drones). 

Côté alliés, c’est une garnison de 4000 hommes environ, l’équivalent d’une brigade mécanisée avec ses appuis d’artillerie et renforcée par des bataillons motorisés de volontaires (« BARS ») russes et cosaques motivés mais avec peu d’armement lourd. En revanche un appui aérien russe important compense le rapport défavorable des forces terrestres : avions et hélicoptères d’attaque au sol fournissent à l’infanterie une force de réaction antichar rapide et précise.

Désolé de dissoner dans le discours bipolaire des propagandistes de salon qui noient leur intelligence dans un courtisanisme ridicule et un ego narcissique, mais la situation à Krasni Liman pour les forces alliées, si elle n’est pas encore désespérée est très critique ! Et même Denis Pushilin, le président de la République Populaire de Donetsk fraîchement intégrée au sein de la Fédération de Russie a admis en revenant du Kremlin : « la situation à Krasny Liman reste difficile, nos forces résistent aux assauts de l’ennemi, des renforts sont amenés ».

Concrètement, et par rapport à mon dernier SITREP concernant ce secteur, les forces alliées ont du opérer un repli vers Krasni Liman depuis les points d’appui de Drobishevo au Nord Ouest et Yampol au Sud-Est, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de resserrer leur étau et de réaliser un encerclement opératif (avec leur artillerie) de Krasni Liman. Selon certaines sources non confirmées des combats urbains auraient commencé dans les quartiers Ouest de la ville.

Les forces ukrainiennes en resserrant leur dispositif au plus près de Krasni Liman peuvent exercer des pressions offensives permanentes sur ses défenses mais aussi (toute médaille à son revers) offrent à l’artillerie et à l’aviation russes des concentrations blindées sorties des masques forestiers bordant la rivière Donets. De leur côté les unités alliées de Krasni Liman ont été renforcés par les garnisons de Drobeshevo et Yampol qui fortifient leurs lignes défensives.

Depuis une semaine les forces alliées retranchées dans Krasni Liman subissent des assauts permanents venant du Nord, du Sud et de l’Ouest, mais malgré des effectifs très inférieurs en nombre (1 contre 5) résistent avec une bravoure exceptionnelle, infligeant même de lourdes pertes à des forces ukrainiennes complètement enivrées par l’idée d’obtenir une nouvelle victoire. 

Les ukro-atlantistes qui voulaient humilier la Russie en capturant Krasni Liman le jour du rattachement officiel des territoires de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporodje, ont non seulement échoué mais leurs forces ont subi des pertes terribles. Pour la seule journée du 30 septembre, les assauts suicidaires ordonnés par Zelensky pour apporter une victoire médiatique à l’Oncle Sam ont coûté aux forces ukro-atlantistes devant Krasni Liman plus de 2000 hommes, soit l’effectif d’une brigade complète !

La menace sur Krasni Liman reste cependant très forte et sa capture toujours fort possible car les ukrainiens qui ont réalisé un encerclement opératif par les feux de leur artillerie essayent maintenant de faire sauter le verrou de Torskoe qui maintient vaille que vaille la liaison entre la garnison et les forces de réserve des 58ème et 20ème armées russes par la dernière route libre menant vers Kreminna.

« Mieux vaut tard que jamais ! »

Après avoir stabilisé le front dans les secteurs de Kreminna à l’Ouest et Svatove au Nord, les forces de réserves des 58ème et 20ème armée russes ainsi que des appuis aériens ont pu faire mouvement en urgence vers Torskoe, ce village protégeant la dernière route qui, bien que bombardée par l’artillerie ukrainienne est la dernière porte encore ouverte pour Krasni Liman.

Ce sont d’abord des appuis aériens massifs des forces aériennes tactiques russes qui, en coordination avec l’artillerie détruisent les concentrations blindées ennemies avant qu’elles ne se lancent à l’assaut des positions alliées. 

Venant de Kreminna, des renforts blindés russes sont arrivés dans le secteur de Torskoe, sans confirmer si leur mission est de renforcer la défense de Krasni Liman, ou de couvrir la retraite de sa garnison vers l’Est ou de protéger Torskoe et le passage ultérieur de renforts plus importants. 

Certaines réseaux militaires pro-russes évoquent le mouvement vers Krasni Liman de 4 groupes bataillonnaires tactiques (BTG) de la 58ème armée (environ 4000 hommes), ainsi que le déploiement de bombardiers stratégiques chargés de bombes FAB 500 et FAB 3000 ce qui constituerait un renfort et un appui capables d’inverser la tendance actuelle. 

Suite au rattachement des républiques de populaires de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson, la Russie se réserve le droit de déployer toutes les forces et moyens disponibles pour défendre leurs territoires. Alors que l’armement nucléaire focalisent l’attention de nombreux commentateurs, il faut rappeler qu’il existe dans l’arsenal russe des armes conventionnelles dont les effets dévastateurs si elles sont utilisées en paquets sont comparables à ceux d’une munition nucléaire tactique. C’est le cas des bombes aériennes FAB 3000 et FAB 5000 , des bombes thermobariques etc.

En conclusion

Le sort de cette deuxième bataille de Krasni Liman va dépendre de la capacité des deux belligérants à acheminer rapidement dans ce secteur de nouveaux renforts ce qui n’est pas à l’avantage de Kiev qui pour ses opérations à l’Est de Kharkov a « raclé les fonds de tiroirs » pour constitue un corps de bataille mais qui, après 3 semaines d’offensives ayant profité de la faiblesse du dispositif russe à Balaklaïa, se retrouve aujourd’hui échoué sur les défenses de la petite garnison de Krasni Liman.

Par contre du côté russe, le dispositif réorganisé et renforcé après la surprise de Balaklaïa est en train de mettre en œuvre sa contre offensive, et je ne serais pas surpris que l’État-Major russe lance des attaques également du côté de Kharkov afin d’y fixer les forces de réserve ukrainiennes susceptibles de venir renforcer le front de Slaviansk / Krasni Liman.

Reste à savoir si la réaction russe sera arrivée à temps pour sauver la défense de Krasni Liman et si tel est le cas, alors cette bataille sera le signal du reflux des forces ukrainiennes des territoires aujourd’hui russes qu’elles occupent encore. Et si Krasni Liman tombe, ce sera probablement la dernière victoire des forces ukrainiennes, leur « chant du cygne » avant la désintégration complète de l’Ukraine.

Quoiqu’il en soit l’Histoire retiendra que cette journée du 30 septembre, qui est aussi celle du début de la bataille de Moscou en 1941, c’est d’abord le retour d’une première partie des régions russes d’Ukraine vers la Russie.

Erwan Castel

HUMOUR INTERNATIONAL ?

Publié par Zhang Meifang 张美芳
@CGMeifangZhang, diplomate chinois,
sur China government official

publié par le même

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Signature des traités acceptant la RPD, la RPL, et les oblasts de Zaporojié et de Kherson comme faisant partie de la Russie

De Donbass Insider — le 01/10/2022

Le 30 septembre 2022, les chefs de la RPD, de la RPL, et des régions de Zaporojié et de Kherson ont signé avec Vladimir Poutine des traités d’intégration des deux républiques et des deux oblasts au sein de la fédération de Russie. Voici le discours de Vladimir Poutine à l’occasion de la signature de ces traités.


Chers citoyens de Russie, citoyens des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, habitants des régions de Zaporojié et de Kherson, députés de la Douma d’État et sénateurs de la fédération de Russie !

Vous savez que des référendums ont été organisés dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que dans les régions de Zaporojié et de Kherson. Leurs résultats ont été compilés, les résultats sont connus. Les gens ont fait leur choix, un choix sans ambiguïté.

Aujourd’hui, nous signons des traités sur l’admission en Russie de la République Populaire de Donetsk, de la République Populaire de Lougansk, de la région de Zaporojié et de la région de Kherson. Je suis sûr que l’Assemblée fédérale soutiendra les lois constitutionnelles sur l’admission et la formation de quatre nouvelles régions en Russie, quatre nouvelles entités constitutives de la fédération de Russie, car c’est la volonté de millions de personnes.

Et c’est, bien sûr, leur droit, leur droit inaliénable, qui est inscrit dans l’article premier de la Charte des Nations unies, qui énonce explicitement le principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples.

Je le répète : c’est un droit inaliénable du peuple, il est fondé sur l’unité historique, au nom de laquelle des générations de nos ancêtres ont gagné, ceux qui, depuis les origines de l’ancienne Rus’, au cours des siècles, ont construit et défendu la Russie. Ici, en Novorussie [Novorossiya], Roumiantsev [1725-1796, maréchal], Souvorov [1730-1800, général] et Ouchakov [1744-1817, amiral] ont combattu, Catherine II et Potemkine ont fondé de nouvelles villes. [Potemkine, 1739-1791, un des amants et favori de Catherine II, militaire qui fonda les villes de Kherson, Nikolaïev, Sébastopol et Iekaterinoslav (ancien nom de Dnipro/Dnipropetrovsk), etc.]. C’est ici que nos grands-pères et arrière-grands-pères ont combattu jusqu’à la mort pendant la Grande Guerre Patriotique.

Nous nous souviendrons toujours des héros du “printemps russe”, ceux qui n’ont pas supporté le coup d’État néonazi en Ukraine en 2014, tous ceux qui sont morts pour le droit de parler leur langue maternelle, de préserver leur culture, leurs traditions et leur foi, pour le droit de vivre. Il s’agit des combattants du Donbass, des martyrs du Khatyn d’Odessa et des victimes des attaques terroristes inhumaines du régime de Kiev. Ce sont des volontaires et des miliciens, ce sont des civils, des enfants, des femmes, des personnes âgées, des Russes, des Ukrainiens, des personnes de nationalités les plus diverses. C’est le vrai leader du peuple de Donetsk Alexandre Zakhartchenko, ce sont les commandants de bataillons Arsen Pavlov et Vladimir Joga, Olga Kotchoura et Alexeï Mozgovoï, c’est le procureur de la République de Lougansk Sergueï Gorenko. Il s’agit du parachutiste Nourmagomed Gajimagomedov et de tous nos soldats et officiers qui sont morts de la mort des braves au cours de l’opération militaire spéciale. Ce sont des héros. Des héros de la grande Russie. Et je vous demande d’observer une minute de silence en leur mémoire.

Merci.

Derrière le choix de millions de personnes dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et dans les régions de Zaporojié et de Kherson se cache notre destin commun et une histoire millénaire. Les gens ont transmis ce lien spirituel à leurs enfants et petits-enfants. Malgré toutes les épreuves, ils ont porté leur amour pour la Russie à travers les années. Et personne ne peut détruire ce sentiment en nous. C’est pourquoi tant les anciennes générations que les plus jeunes, celles qui sont nées après la tragédie de l’effondrement de l’Union soviétique, ont voté pour notre unité, pour notre avenir commun.

En 1991, dans la forêt de Belovejskaya, sans demander la volonté du peuple, les élites du parti de l’époque ont décidé de dissoudre l’URSS, et le peuple s’est retrouvé arraché à sa patrie du jour au lendemain. Cela a déchiré et divisé notre peuple, et s’est transformé en une catastrophe nationale. De même qu’après la révolution, les frontières des républiques soviétiques ont été découpées en coulisses, les derniers dirigeants de l’Union soviétique ont déchiré notre grand pays en dépit de la volonté directe de la majorité lors d’un référendum organisé en 1991, simplement en présentant le fait accompli aux nations.

J’admets qu’ils n’ont même pas pleinement compris ce qu’ils faisaient et les conséquences que cela entraînerait inévitablement au bout du compte. Mais ça n’a plus d’importance. L’Union soviétique a disparu, le passé ne peut être ramené. Et la Russie d’aujourd’hui n’en a pas besoin, nous n’y aspirons pas. Mais rien n’est plus fort que la détermination de millions de personnes qui, par leur culture, leur foi, leurs traditions et leur langue, se considèrent comme faisant partie de la Russie et dont les ancêtres ont vécu pendant des siècles dans un seul État. Rien n’est plus fort que la détermination de ces personnes à retourner dans leur véritable patrie historique.

Pendant huit longues années, les habitants du Donbass ont été soumis à un génocide, à des bombardements et à un blocus, tandis qu’à Kherson et à Zaporojié, on a essayé, de manière criminelle, d’inculquer la haine de la Russie, de tout ce qui est russe. Or, pendant les référendums, le régime de Kiev menaçait de représailles les enseignants et les femmes qui travaillaient dans les commissions électorales, intimidant des millions de personnes venues exprimer leur volonté. Mais les populations unies du Donbass, de Zaporojié et de Kherson ont eu leur mot à dire.

Je veux que les autorités de Kiev et leurs véritables maîtres à l’Ouest m’entendent et je veux que tout le monde se souvienne de ceci : les personnes vivant à Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporojié deviennent nos citoyens pour toujours.

Nous appelons le régime de Kiev à cesser immédiatement le feu, toutes les hostilités, la guerre qu’il a déclenchée en 2014, et à revenir à la table des négociations. Nous sommes prêts pour cela, cela a été dit à plusieurs reprises. Mais le choix des habitants de Donetsk, Lougansk, Zaporojié et Kherson ne sera pas discuté, il a été fait, la Russie ne le trahira pas. Et les autorités actuelles de Kiev doivent traiter cette libre expression de la volonté du peuple avec respect, et pas autrement. C’est le seul moyen de parvenir à la paix.

Nous défendrons notre terre de toutes nos forces et de tous nos moyens et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la sécurité de notre peuple. C’est la grande mission de libération de notre peuple.

Nous reconstruirons les villes et villages détruits, les logements, les écoles, les hôpitaux, les théâtres et les musées, nous restaurerons et développerons les entreprises industrielles, les usines, les infrastructures, les systèmes sociaux, de retraite, de santé et d’éducation.

Bien sûr, nous allons travailler pour améliorer le niveau de sécurité. Ensemble, nous veillerons à ce que les citoyens des nouvelles régions ressentent le soutien de l’ensemble du peuple russe, de tout le pays, de toutes les républiques, de toutes les provinces et régions de notre grande patrie.

Chers amis, chers collègues !

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser aux soldats et aux officiers impliqués dans l’opération militaire spéciale, aux soldats du Donbass et de la Novorussie [Novorossiya], à ceux qui, après le décret de mobilisation partielle, rejoignent les forces armées, accomplissant leur devoir patriotique, et qui se présentent eux-mêmes aux bureaux d’enregistrement et d’enrôlement militaires à l’appel de leur cœur. Je voudrais aussi me tourner vers leurs parents, leurs épouses et leurs enfants et leur dire pour quoi notre peuple se bat, contre quel ennemi nous nous battons, qui précipite le monde dans de nouvelles guerres et crises, tirant un profit sanglant de cette tragédie.

Nos compatriotes, nos frères et sœurs en Ukraine – une partie originelle de notre nation unie – ont vu de leurs propres yeux ce que les cercles dirigeants du soi-disant Occident préparent pour l’humanité entière. Ici, en fait, ils ont tout simplement jeté leurs masques et montré ce qu’ils avaient dans le ventre.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’Occident a décidé que le monde, nous tous, devions supporter ses diktats pour toujours. À l’époque, en 1991, l’Occident espérait que la Russie ne se remettrait pas de tels bouleversements et continuerait à s’effondrer d’elle-même. Cela a failli arriver – nous nous souvenons des années 90, les terribles années 90, de la faim, du froid et du désespoir. Mais la Russie a survécu, renaît, se renforce et reprend la place qui lui revient dans le monde.

Dans le même temps, l’Occident a cherché et continue de chercher une nouvelle occasion de nous frapper, d’affaiblir et de détruire la Russie, ce qu’il a toujours rêvé de faire, de fragmenter notre État, de dresser nos peuples les uns contre les autres, de les condamner à la pauvreté et à l’extinction. Ils ne supportent pas le fait qu’il existe un pays si grand, si énorme dans le monde, avec son territoire, ses richesses naturelles, ses ressources, avec un peuple qui ne peut pas et ne veut pas vivre selon les ordres de quelqu’un d’autre.

L’Occident est prêt à tout pour préserver ce système néocolonial qui lui permet de parasiter, de dépouiller en substance le monde au prix de la puissance du dollar et du diktat technologique, de percevoir un véritable tribut de l’humanité, d’extraire la principale source de richesse non-méritée, la rente hégémonique. La préservation de cette rente est leur principale motivation, réelle et absolument intéressée. C’est pourquoi une dé-souverainisation totale est dans leur intérêt. D’où leur agression contre des États indépendants, contre les valeurs et les cultures traditionnelles, leurs tentatives de saper les processus internationaux et d’intégration qui échappent à leur contrôle, les nouvelles monnaies mondiales et les centres de développement technologique. Il est d’une importance capitale pour eux que tous les pays abandonnent leur souveraineté en faveur des États-Unis.

Les élites dirigeantes de certains États acceptent volontairement de le faire, acceptent volontairement de devenir des vassaux ; d’autres sont soudoyés, intimidés. Et s’ils échouent, ils détruisent des États entiers, laissant derrière eux des catastrophes humanitaires, des désastres, des ruines, des millions de vies humaines détruites et mutilées, des enclaves terroristes, des zones de désastre social, des protectorats, des colonies et des semi-colonies. Ils s’en fichent, tant qu’ils obtiennent leur bénéfice.

Je tiens à le souligner une fois de plus : c’est la cupidité, l’intention de maintenir leur pouvoir sans entrave, qui est la véritable raison de la guerre hybride que l’”Occident collectif” mène contre la Russie. Ils ne veulent pas que nous soyons libres, ils veulent nous voir comme une colonie. Ils ne veulent pas d’une coopération égale, mais d’un vol. Ils ne veulent pas nous voir comme une société libre, mais comme une foule d’esclaves sans âme.

Notre mode de pensée et notre philosophie sont une menace directe pour eux, c’est pourquoi ils attaquent nos philosophes. Notre culture et notre art sont une menace pour eux, alors ils essaient de les interdire. Notre développement et notre prospérité constituent également une menace pour eux – la concurrence s’intensifie. Ils n’ont pas du tout besoin de la Russie, c’est nous qui en avons besoin.

Je voudrais vous rappeler que les prétentions à la domination mondiale ont été à plusieurs reprises écrasées par le courage et la fermeté de notre peuple dans le passé. La Russie sera toujours la Russie. Nous continuerons à défendre nos valeurs et notre patrie.

L’Occident compte sur l’impunité, sur le fait de s’en tirer à bon compte. En fait, elle s’en est tirée jusqu’à présent. Les accords stratégiques de sécurité sont jetés à la poubelle ; les accords conclus au plus haut niveau politique sont déclarés comme étant une mascarade ; les promesses fermes de ne pas étendre l’OTAN vers l’est, autrefois achetées par nos anciens dirigeants, se révèlent être une sale supercherie ; les traités sur la défense antimissile et les missiles à portée intermédiaire sont unilatéralement abandonnés sous des prétextes farfelus.

Tout ce que nous entendons de toutes parts, c’est que l’Occident défend un ordre fondé sur des règles. D’où viennent-elles ? Qui a vu ces règles en premier lieu ? Qui les a négociés ? Ecoutez, c’est juste un non-sens, une pure tromperie, des doubles ou triples standards ! Ils sont simplement conçus pour les imbéciles.

La Russie est une grande puissance millénaire, un pays-civilisation, et elle ne va pas vivre selon ces règles truquées et bidon.

C’est ce qu’on appelle l’Occident qui a piétiné le principe de l’inviolabilité des frontières, et maintenant il décide à sa guise qui a le droit à l’autodétermination et qui ne l’a pas, qui n’en est pas digne. La raison pour laquelle ils ont décidé de le faire, qui leur a donné ce droit, n’est pas claire. Ce n’est même pas clair pour eux.

C’est pourquoi ils éprouvent une colère noire face au choix des habitants de Crimée, Sébastopol, Donetsk, Lougansk, Zaporojié et Kherson. Cet Occident n’a aucun droit moral de l’évaluer ou même de parler de la liberté de la démocratie. Ils ne l’ont pas fait et ne l’ont jamais eu !

Les élites occidentales ne nient pas seulement la souveraineté nationale et le droit international. Leur hégémonie est d’une nature nettement totalitaire, despotique et d’apartheid. Ils divisent impudemment le monde entre leurs vassaux, les pays dits civilisés et tous les autres qui, selon les desseins des racistes occidentaux actuels, devraient rejoindre la liste des barbares et des sauvages. Les fausses étiquettes – “pays voyou”, “régime autoritaire” – sont déjà en place, elles marquent des peuples et des États entiers, et ce n’est pas nouveau. Il n’y a rien de nouveau là-dedans : les élites occidentales sont restées ce qu’elles étaient – colonialistes. Ils font de la discrimination, ils divisent les peuples en deux classes, la première et la seconde.

Nous n’avons jamais accepté et n’accepterons jamais un tel nationalisme politique et un tel racisme. Et qu’est-ce que la russophobie, à part le racisme, qui se répand maintenant dans le monde entier ? Qu’est-ce que, sinon le racisme, la conviction inébranlable de l’Occident que sa civilisation, sa culture néolibérale, est le modèle incontestable pour le reste du monde ? “Celui qui n’est pas avec nous est contre nous”. Cela semble même étrange.

Même la repentance pour leurs propres crimes historiques est reportée par les élites occidentales sur tous les autres, exigeant des citoyens de leurs pays et des autres nations qu’ils s’excusent pour ce qu’ils n’ont pas fait – par exemple, pour la période des conquêtes coloniales.

Il est bon de rappeler à l’Occident qu’il a commencé sa politique coloniale dès le Moyen Âge, suivie de la traite mondiale des esclaves, du génocide des tribus indiennes en Amérique, du pillage de l’Inde, de l’Afrique, des guerres de l’Angleterre et de la France contre la Chine, qui l’ont obligée à ouvrir ses ports au commerce de l’opium. Ce qu’ils faisaient, c’était rendre des peuples entiers dépendants de la drogue, exterminer délibérément des groupes ethniques entiers pour les terres et les ressources, et mettre en place une véritable chasse à l’homme comme à la bête. C’est contraire à la nature humaine, à la vérité, à la liberté et à la justice.

Et nous – nous sommes fiers qu’au vingtième siècle, ce soit notre pays qui ait pris la tête du mouvement anticolonial, qui a ouvert à de nombreux peuples du monde la possibilité de se développer, de réduire la pauvreté et les inégalités et de vaincre la faim et les maladies.

Je tiens à souligner que l’une des raisons de la russophobie séculaire et de la colère non dissimulée de ces élites occidentales à l’égard de la Russie est précisément que nous ne nous sommes pas laissés dépouiller lors de la conquête coloniale et que nous avons forcé les Européens à commercer pour notre bénéfice mutuel. Cet objectif a été atteint par la création d’un État centralisé fort en Russie, qui s’est développé et a été renforcé par les grandes valeurs morales de l’orthodoxie, de l’islam, du judaïsme et du bouddhisme, ainsi que par la culture russe et la parole russe, qui sont ouvertes à tous.

On sait que des plans d’intervention en Russie ont été élaborés à plusieurs reprises, qu’ils ont tenté d’utiliser la période des troubles au début du XVIIe siècle et la période de bouleversements après 1917, mais qu’ils ont échoué. En définitive, l’Occident a réussi à mettre la main sur les richesses de la Russie à la fin du XXe siècle, lorsque l’État a été détruit. Ils nous appelaient amis et partenaires, mais en réalité ils nous traitaient comme une colonie – des milliers de milliards de dollars ont été siphonnés du pays sous diverses formes. Nous nous souvenons tous de tout, nous n’avons rien oublié.

Et ces jours-ci, les gens de Donetsk et de Lougansk, de Kherson et de Zaporojié ont pris la parole pour restaurer notre unité historique. Merci !

Les pays occidentaux affirment depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres nations. C’est exactement le contraire : au lieu de la démocratie, c’est la répression et l’exploitation ; au lieu de la liberté, c’est l’asservissement et la violence. L’ordre mondial unipolaire dans son ensemble est intrinsèquement anti-démocratique et non-libre, il est faux et hypocrite de bout en bout.

Les États-Unis sont le seul pays au monde à avoir utilisé deux fois des armes nucléaires, en détruisant les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Au passage, ils ont créé un précédent.

Je vous rappelle également que les États-Unis et les Britanniques ont réduit en ruines Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sans aucune nécessité militaire. Et cela a été fait de manière démonstrative, sans, je le répète, nécessité militaire. L’objectif était unique : comme dans le cas des bombardements nucléaires au Japon, intimider à la fois notre pays et le monde entier.

Les États-Unis ont laissé une marque terrible sur les peuples de Corée et du Vietnam avec leurs bombardements barbares en tapis de bombes, le napalm et les armes chimiques.

À ce jour, ils occupent en fait l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, qu’ils appellent cyniquement des alliés égaux. Ecoutez, je me demande quel genre d’alliance c’est ? Le monde entier sait que les dirigeants de ces pays sont espionnés et que leurs dirigeants sont mis sur écoute non seulement dans leurs bureaux, mais aussi à leur domicile. C’est une véritable honte. Honte à ceux qui le font, et à ceux qui, comme un esclave, avalent en silence et sans se plaindre cette ignominie.

Ils qualifient de solidarité euro-atlantique les ordres et les cris grossiers et insultants adressés à leurs vassaux ; ils qualifient de noble recherche médicale le développement d’armes biologiques et les expériences sur des êtres humains vivants, y compris en Ukraine.

Ce sont leurs politiques destructrices, leurs guerres, leur pillage qui ont provoqué l’énorme poussée actuelle des flux migratoires. Des millions de personnes endurent des privations, des abus, meurent par milliers en essayant d’atteindre cette même Europe.

Maintenant, ils exportent du blé depuis l’Ukraine. Où va-t-il sous le prétexte de “garantir la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres du monde” ? Où va-t-il ? Tout va dans les mêmes pays européens. Là, 5 % seulement sont allés aux pays les plus pauvres du monde. Encore un autre canular et une tromperie pure et simple.

L’élite américaine utilise en fait la tragédie de ces personnes pour affaiblir ses rivaux, pour détruire les États-nations. Cela vaut également pour l’Europe, pour l’identité de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays ayant des siècles d’histoire.

Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie, et la plupart des politiciens européens acceptent docilement. Ils comprennent clairement que les États-Unis, en poussant l’UE à abandonner complètement l’énergie et les autres ressources russes, sont pratiquement en train de désindustrialiser l’Europe et de s’emparer entièrement du marché européen – elles comprennent tout, ces élites européennes, elles comprennent tout, mais elles préfèrent servir les intérêts des autres. Ce n’est plus une simple servilité, mais une trahison directe de leurs peuples. Mais que Dieu soit avec eux, c’est leur affaire.

Mais les sanctions ne suffisent pas aux Anglo-Saxons, ils ont eu recours au sabotage – incroyable mais vrai – en faisant sauter les gazoducs internationaux de Nord Stream, qui passent sous la mer Baltique, détruisant de fait l’infrastructure énergétique de l’Europe. Qui en tire bénéfice, c’est évident pour tous. C’est celui qui en tire un bénéfice qui l’a fait, bien sûr.

Le diktat américain est construit sur la force brute, sur la loi du poing. Il est parfois joliment emballé, parfois sans emballage, mais l’essence est la même – la puissance du poing. D’où le déploiement et le maintien de centaines de bases militaires aux quatre coins du monde, l’expansion de l’OTAN et les tentatives de formation de nouvelles alliances militaires telles que l’AUKUS et autres. Un lien politico-militaire entre Washington, Séoul et Tokyo est également activement recherché. Tous les États qui possèdent ou aspirent à posséder une véritable souveraineté stratégique et qui sont capables de contester l’hégémonie occidentale sont automatiquement désignés comme des ennemis.

C’est sur ces principes que sont construites les doctrines militaires des États-Unis et de l’OTAN, qui n’exigent rien de moins que la domination totale. Les élites occidentales présentent leurs plans néocoloniaux de la même manière hypocrite, même avec la prétention d’être pacifiques, en parlant d’une sorte d’endiguement, et un tel mot sournois court d’une stratégie à l’autre, mais, en fait, il ne signifie qu’une seule chose : saper tout centre souverain de développement.

Nous avons déjà entendu parler de l’endiguement de la Russie, de la Chine, de l’Iran. Je pense que d’autres pays d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient, ainsi que les partenaires et alliés actuels des États-Unis, sont les prochains sur la liste. Nous savons que lorsque quelque chose ne leur plaît pas, ils imposent également des sanctions contre leurs alliés – une contre une banque, une contre une autre, une contre une entreprise, une contre une autre. C’est une pratique, et elle sera étendue. Ils ont tout le monde dans leur ligne de mire, y compris nos voisins les plus proches, les pays de la CEI.

Dans le même temps, l’Occident a manifestement pris ses désirs pour des réalités depuis longtemps. En lançant un blitzkrieg [guerre éclair, ou autre type d’opération fulgurante (politique en particulier)] de sanctions contre la Russie, par exemple, ils ont pensé qu’ils pouvaient à nouveau mettre le monde entier à leur disposition. Il s’avère toutefois qu’une perspective aussi rose n’enthousiasme pas tout le monde, à l’exception des masochistes politiques complets et des fans d’autres formes non conventionnelles de relations internationales. La plupart des États refusent de se mettre la Russie à dos et choisissent plutôt la voie raisonnable de la coopération.

L’Occident ne s’attendait clairement pas à une telle défiance de leur part. Ils sont simplement habitués à tout prendre par la force, le chantage, la corruption et l’intimidation, et ils se convainquent que ces méthodes fonctionneront toujours, comme si elles étaient figées dans le passé.

Cette confiance en soi est le résultat direct non seulement du concept notoire de leur propre exceptionnalisme – bien que celui-ci soit, bien sûr, étonnamment simple – mais aussi de la famine informationnelle en Occident. La vérité a été noyée dans un océan de mythes, d’illusions et de faux, à l’aide d’une propagande prohibitive et agressive, en mentant comme Goebbels. Plus le mensonge est invraisemblable, plus vite les gens y croiront – c’est ainsi qu’ils fonctionnent, selon ce principe.

Mais on ne peut pas nourrir les gens avec des dollars et des euros imprimés. On ne peut pas les nourrir avec ces papiers, et la capitalisation virtuelle et gonflée des réseaux sociaux occidentaux ne peut pas chauffer une maison. Ce que je dis est important, mais ce qui vient d’être dit ne l’est pas moins : on ne peut nourrir personne avec du papier – il faut de la nourriture, et ces capitalisations gonflées ne peuvent chauffer personne non plus – il faut de l’énergie.

C’est pourquoi les hommes politiques européens, par exemple, doivent convaincre leurs concitoyens de manger moins, de se laver moins et de s’habiller plus chaudement à la maison. Et ceux qui commencent à poser des questions justes « Mais en fait, pourquoi ? » – ils sont immédiatement déclarés ennemis, extrémistes et radicaux. Ils rejettent la faute sur la Russie, en disant : c’est la source de tous vos problèmes. Ils mentent encore une fois.

Qu’est-ce que je veux souligner ? Tout porte à croire que les élites occidentales ne vont pas chercher de solutions constructives à la crise alimentaire et énergétique mondiale, qui a surgi par leur faute, précisément à cause de leur politique de longue date, bien avant notre opération militaire spéciale en Ukraine, et dans le Donbass. Ils n’ont pas l’intention de résoudre les problèmes d’injustice, d’inégalité. On peut craindre qu’ils soient prêts à utiliser d’autres recettes, qui leur sont familières.

Et il convient ici de rappeler que l’Occident est sorti des contradictions du début du 20e siècle par la Première Guerre mondiale. Les récompenses de la Seconde Guerre mondiale ont permis aux États-Unis de surmonter enfin les effets de la Grande Dépression et de devenir la première économie mondiale, imposant à la planète la puissance du dollar comme monnaie de réserve mondiale. L’Occident a largement surmonté la crise des années 1980 – et la crise s’est aggravée dans les années 1980 – en s’appropriant l’héritage et les ressources de l’Union soviétique, qui s’est effondrée et a fini par s’écrouler. C’est un fait.

Maintenant, pour se sortir d’un nouvel enchevêtrement de contradictions, il leur faut à tout prix casser la Russie, et les autres États qui choisissent la voie souveraine du développement, afin de voler encore plus la richesse des autres et à ce prix de boucher, de colmater leurs trous. Si ce n’est pas le cas, je n’exclus pas qu’ils tentent de provoquer l’effondrement du système, sur lequel tout pourra être imputé, ou, Dieu nous en préserve, qu’ils décident d’utiliser la formule bien connue « la guerre va tout effacer ».

La Russie comprend sa responsabilité envers la communauté mondiale et fera tout pour ramener ces têtes brûlées à la raison.

Il est évident que le modèle néo-colonial actuel est condamné à terme. Mais là encore, ses vrais maîtres s’y accrocheront jusqu’au bout. Ils n’ont tout simplement rien à offrir au monde, si ce n’est le même système de vol et de racket.

En substance, ils crachent sur le droit naturel de milliards de personnes, la majeure partie de l’humanité, à la liberté et à la justice, à déterminer leur propre avenir. Maintenant, ils sont passés à un déni radical de la moralité, de la religion, et de la famille.

Répondons à quelques questions très simples pour nous-mêmes. Je veux maintenant revenir sur ce que j’ai dit, et je veux aussi m’adresser à tous nos citoyens, pas seulement aux collègues présents dans le public, mais à tous les citoyens russes : voulons-nous avoir « parent numéro un », « numéro deux », « numéro trois » au lieu de « maman et papa » dans notre pays, en Russie – sommes-nous devenus complètement fous ? Voulons-nous que les enfants dans nos écoles, dès l’école primaire, soient exposés à des perversions qui conduisent à la dégradation et à l’extinction ? Voulons-nous qu’on leur apprenne qu’il existe d’autres genres que les hommes et les femmes et qu’on leur propose une opération de changement de sexe ? Est-ce cela que nous voulons pour notre pays et nos enfants ? Tout cela est inacceptable pour nous, nous avons notre propre avenir.

Je le répète, la dictature des élites occidentales est dirigée contre toutes les sociétés, y compris les peuples des pays occidentaux eux-mêmes. C’est un défi pour tous. Cette négation totale de l’homme, la subversion de la foi et des valeurs traditionnelles, la suppression de la liberté prennent les caractéristiques d’une “religion à l’envers” – le satanisme pur et simple. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus-Christ, dénonçant les faux prophètes, dit que c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Et ces fruits empoisonnés sont déjà évidents pour les gens – non seulement dans notre pays, mais dans tous les pays, y compris de nombreuses personnes en Occident même.

Le monde est entré dans une période de transformation révolutionnaire, et c’est fondamental. De nouveaux centres de développement se forment, ils représentent la majorité – la majorité ! – de la population mondiale et sont prêts non seulement à faire valoir leurs intérêts, mais ils voient aussi dans la multipolarité une occasion de renforcer leur souveraineté, et donc de gagner une véritable liberté, une perspective historique, leur droit à un développement indépendant, créatif, original, à un processus harmonieux.

Dans le monde entier, y compris en Europe et aux États-Unis, comme je l’ai dit, nous avons beaucoup de personnes qui partagent les mêmes idées, et nous sentons, nous voyons leur soutien. Un mouvement de libération, anti-colonial, contre l’hégémonie unipolaire se développe dans divers pays et sociétés. Sa proportion ne fera qu’augmenter. C’est cette force qui déterminera la future réalité géopolitique.

Chers amis !

Aujourd’hui, nous nous battons pour une voie juste et libre, avant tout pour nous-mêmes, pour la Russie, pour que la dictature, le despotisme appartiennent à jamais au passé. Je suis convaincu que les pays et les peuples comprennent qu’une politique fondée sur l’exceptionnalisme de quiconque, sur la suppression des autres cultures et des autres peuples est intrinsèquement criminelle, que nous devons tourner cette page honteuse. L’effondrement de l’hégémonie occidentale, qui a commencé, est irréversible. Une fois encore, les choses ne seront pas les mêmes qu’avant.

Le champ de bataille sur lequel le destin et l’histoire nous ont appelés est un champ de bataille pour notre peuple, pour une grande Russie historique. Pour une grande Russie historique, pour les générations futures, pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Nous devons les protéger de l’asservissement, des expériences monstrueuses qui cherchent à mutiler leurs esprits et leurs âmes.

Aujourd’hui, nous nous battons pour que personne ne pense jamais que la Russie, notre peuple, notre langue, notre culture, puissent être pris et effacés de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une consolidation de toute la société, et seules la souveraineté, la liberté, la créativité et la justice peuvent constituer la base de cette unité. Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion.

Et je voudrais conclure avec les mots du vrai patriote Ivan Alexandrovitch Iline [1883-1954 ; philosophe russo-germano-suisse, il fit partie de la diaspora russe qui suivit la révolution russe] : « Si je considère la Russie comme ma patrie, cela signifie que j’aime, que je contemple et que je pense, que je chante et que je parle à la manière russe ; que je crois aux pouvoirs spirituels du peuple russe. Son esprit est mon esprit ; son destin est mon destin ; sa souffrance est ma peine ; son épanouissement est ma joie. »

Derrière ces mots se cache un grand choix spirituel qui, pendant plus de mille ans d’existence de l’État russe, a été suivi par de nombreuses générations de nos ancêtres. Aujourd’hui, nous, les citoyens des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et les habitants des régions de Zaporojié et de Kherson, avons fait ce choix. Ils ont fait le choix d’être avec leur peuple, d’être avec leur patrie, de vivre son destin et de gagner avec elle.

La vérité est de notre côté, la Russie est de notre côté !

Vladimir Poutine

Source : Site officiel du Kremlin
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

Sylvestre et les vaccins

Ce sketch date d’il y a une dizaine d’années.
Pas besoin de commenter !

un blog à découvrir

Je voulais copier/coller le dernier article du blog

« NORMALOSPHERE — Le blog de ceux qui sont en même temps de droite, de gauche et du centre », blog d’Olivier Foreau (billets d’humeur et revue de presse) que je viens de découvrir :
https://normalosphere.wordpress.com/

Mais finalement, il est plus simple et moins compliqué d’en donner le lien :

La débâcle en chantant (2)

Les autres articles, eux non plus, ne sont pas trop mal (euphémisme). Réservé à ceux qui comprennent l’ironie, l’ironie mordante ou acerbe, voire qui la pratique.

“Kharkov est un théâtre secondaire. L’important est ce qui s’est passé à Odessa” – entretien avec Alexandre N.

Le Courrier des Stratèges — 30 septembre 2022

Alexandre N. a répondu à nos questions sur les derniers développements de la bataille d’Ukraine au terme de deux semaines riches en rebondissements. Il les passe en revue et ils attire notre attention sur le front d’Odessa, où la Russie affronte l’OTAN, loin de l’intérêt des médias.

CdS: Bonjour Alexandre, merci de prendre le temps de répondre aux questions du Courrier des Stratèges.  Où en est le conflit, de votre point de vue? 

A.N.: Il est en effet très important de comprendre ce qui se passe vraiment. Et ne pas être dupe des tropismes des médias.  Il faut oublier Kharkov dont on parle trop en même temps ( diversion médiatique ), mais qui n’est encore qu’une manœuvre de diversion russe destinée a empêcher les forces ukrainiennes de gêner les référendums. La région de Kharkov est en effet réputée pour son inutilité stratégique. L’important est ce qui se passe à Odessa – et la violence des propos de Zélenski contre l’Iran (du fait de l’utilisation par les Russes de drones iraniens). 

L’épisode décisif d’Odessa

CdS: Que s’est-il passé, en fait? 

A.N.: Il apparaît que les Russes ont frappé encore une fois préventivement contre une tentative d’attaque massive de la Crimée, pilotée depuis le QG Sud d’Odessa avec des drones sous-marins britanniques, des bateaux de guerre et … des drones chinois achetés chez Ali-Baba. L’idée était donc d’étendre la guerre à la mer Noire en y en détruisant la flotte russe.

La réaction russe sur Odessa a duré semble-t-il du 23 au 26 septembre avec des dizaines de vagues successives de Shaed 136 ( drone version destruction ), concentrées, très précises et tactiquement inarrêtables ( un tiers de perte est plus qu’acceptable et on en est loin ). Le port, la base, les destroyers qui s’y trouvaient, les drones sous-marins, les entrepôts de missiles Harm, le QG marine  … bref, tout semble y être passé ou en voie de l’être.

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https://avia-pro.fr/news/v-odesse-nochyu-dronami-unichtozheny-krupneyshie-sklady-s-zapadnymi-snaryadami-i-raketami

le 26 09

À Odessa, des drones ont détruit les plus grands entrepôts avec des obus et des missiles occidentaux la nuit

Deux attaques de drones Shahed-136 ont suffi à détruire les plus grands entrepôts de missiles et d’obus occidentaux à Odessa.

Les explosions se sont avérées si puissantes qu’une lueur a pu être observée au-dessus de la région d’Odessa pendant au moins deux heures supplémentaires, illuminant littéralement tout le ciel à l’horizon. On sait que l’un des entrepôts contenait plusieurs centaines de missiles, tandis que le deuxième entrepôt détruit pouvait contenir des munitions livrées par les États-Unis depuis la Roumanie voisine.

Les riverains rapportent que l’explosion initiale était si forte qu’elle pouvait être entendue à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. Par la suite, on a pu entendre et observer la détonation des munitions stockées dans les entrepôts.

Selon l’armée ukrainienne, un total de trois drones d’attaque kamikaze ont participé à l’attaque, dont l’un a été abattu à l’approche, et les deux autres ont réussi à atteindre leurs cibles. On sait que dans l’un des entrepôts détruits, la détonation des munitions s’est avérée si forte qu’il a fallu évacuer les habitants de plusieurs agglomérations.

À ce jour, les systèmes de défense aérienne en service avec l’Ukraine, y compris les systèmes de défense aérienne NASAMS récemment arrivés des États-Unis, sont extrêmement inefficaces contre les drones à faible coût et, par conséquent, les forces armées ukrainiennes ne sont tout simplement pas en mesure de repousser les attaques.
Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/v-odesse-nochyu-dronami-unichtozheny-krupneyshie-sklady-s-zapadnymi-snaryadami-i-raketami

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https://avia-pro.fr/news/inter-izrailskie-specialisty-po-dronam-pribyli-na-ukrainu

le 26 09

Des experts israéliens en drones sont arrivés en Ukraine.

Après l’utilisation active de drones kamikazes iraniens Shahed-136 en Ukraine et le transfert de débris de drones abattus et explosés vers l’armée israélienne, des experts en drones israéliens sont arrivés en Ukraine pour étudier la possibilité de combattre ces avions. Cela, entre autres, peut également concerner la fourniture rapide d’armes UAV à l’armement de l’Ukraine.

selon информации, diffusé sur la chaîne Inter TV, l’armée israélienne est actuellement extrêmement intéressée par la collecte des données nécessaires sur les véhicules aériens sans pilote iraniens utilisés. Selon un expert qui s’est exprimé sur les ondes d’une chaîne de télévision ukrainienne, avec l’utilisation de ces drones en Ukraine, Israël avait un intérêt extrêmement élevé à obtenir de tels drones, car les tentatives précédentes pour les étudier avaient échoué.

À ce jour, les systèmes de défense aérienne en service avec l’Ukraine ont démontré une efficacité extrêmement faible dans la lutte contre ces drones – quelques drones ont en effet été abattus, cependant, le nombre d’interceptions réussies est extrêmement faible.

Au moins deux drones iraniens Shahed-136 ce soir frappé dans des dépôts de munitions dans la région d’Odessa.
Подробнее на: https://avia-pro.fr/news/inter-izrailskie-specialisty-po-dronam-pribyli-na-ukrainu

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CdS. La vraie “contre-attaque” ukrainienne est donc en fait une opération non médiatisée de l’OTAN, que cette dernière n’a pas eu le temps de mettre en œuvre? 

A.N. Cette tentative américaine d’attaque sur la Crimée ( il faut arrêter de se voiler la face : « ils » commandent directement à ce stade ) visait  à enrayer l’effondrement en cours des forces ukrainiennes sur le terrain, et en particulier l’échec des Himars, ainsi qu’à relancer l’action. L’introduction des Himars était censée – vu leur extrême réactivité qui est leur seule vraie qualité tactique – détruire les chaînes logistiques russes. Après un temps d’adaptation de celles-ci, les Russes ont réagi en attaquant les Himars un à un, précisément avec ces fameux drones Shaed 136 car ils sont bien plus réactifs encore, et qu’ils viennent du ciel où ils sont en permanence en maraude (loiter en anglais). Ceci devient d’ailleurs la hantise des opérateurs … qui, probablement occidentaux, n’ont pas vraiment envie d’y rester. C’est un combat d’artilleur en tant que prolongement de la contre-batterie de la guerre de 14.

CdS. Pouvez-vous en dire plus sur les drones iraniens? 

A.N. Shaed rappelle le Crécerelle français [drone de reconnaissance utilisé par l’armée entre 1994 et 2004] : un expérimentateur rustique, lent, sonore, volant bas et indétectable : un vrai kamikaze au sens du junraï-baka [?] si sa charge utile est de l’explosif . En allemand, « Drone » signifie faux-bourdon et c’est exactement le bruit qu’il fait. Le nom a été inspiré du bruit au décollage du … V1, qui est le premier drone rapide.

La stratégie  russe est toujours: “amorcer et ferrer”. 

CdS. Donc les Russes se sont concentrés sur ce qui se passait à Odessa parce que, selon vous, c’était la bataille cruciale? 

A.N.:C’est exactement cela. Et c’est en réaction à cette destruction du QG Sud qu’intervient le sabotage des North Stream I et II. Par dépit des Américains d’abord – puis pour tenter une autre diversion en portant le conflit sur la Baltique où pullulent des bateaux occidentaux qui se croient à l’abri des attaques de drones.

CdS . Alors que va-t-il se passer maintenant ?

A.N. Une à une les tentatives occidentales échouent, l’armée ukrainienne lentement plie. Le Chancelier Scholtz n’est rentré des Émirats qu’avec des contrats de détournement du gaz yéménite ce qui va faire des dégâts. Les élections de mi-mandat approchent aux Etats-Unis et il faut donc, pensent les Occidentaux, une victoire médiatique incontestable et surtout pas de surprise de la part des Russes. Or ce n’est pas gagné.

Donc l’hystérie va monter encore plus et les coups tordus derrière. Le point culminant de la bataille s’approche, s’il n’est pas déjà dépassé. Mais la seule constante est bien que les Russes ont la maîtrise du temps, donc de l’action : les Russes attendent simplement que les Américains se préparent à une opération ( « vous aller voir ce que vous allez voir » ) et alors ils les frappent juste avant que ceux-ci ne frappent.

Le renseignement est la première dimension de ce conflit (ce que les gouvernants français actuels par exemple ne comprendront jamais), la seconde étant la frappe de précision par surprise. La propagande n’a plus d’effet que sur des Occidentaux qui, déjà pavlovisés, sont enfermés dans leur asile intérieur. La bataille de l’opinion se joue en fait dans le reste du monde qui désormais compte les points.

CdS. Et côté russe? 

A.N. Coté russe, on ne peut pas ne pas imaginer que la prise d’Odessa comme un fruit mûr se prépare.

Si la stratégie russe reste décidément hermétique aux occidentaux du fait de leur indécrottable complexe de supériorité, elle est en fait toujours la même en s’adaptant aux circonstances. Pour ceux que ça intéresse, elle est parfaitement explicitée là : «  “Amorcer et ferrer” : comment la Russie a remis Moscou à Napoléon il y a 210 ans, puis a ensuite remporté la guerre » de Evgeny Norin paru dans Russia Today

VLADIMIR POUTINE AU KREMLIN : ÉCOUTEZ CE QU’IL A DIT DANS UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE 2014

le 28 sept. 2022
Afrique Média

Un des commentaires :
A W
Je n’aurais jamais cru devoir écouter un média Africain pour avoir une information brute et non censurée. Merci à vous et honte aux médias Français.

Communiqué de l’Ambassade de Russie aux États-Unis

Nous notons les tentatives de certains parlementaires américains de rejeter la responsabilité sur la Russie des incidents survenus sur les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2.

Peut-être qu’ils ont une meilleure vue du haut de la colline du Capitole. Mais si tel est le cas, ils doivent également avoir vu les activités des navires de guerre américains sur le site même de la rupture des infrastructures russes la veille.

Ou remarqué des drones et des hélicoptères qui volent là-bas. Ou observé des exercices de la marine américaine avec des explosifs sous-marins qui ont été menés dans la même zone il y a quelque temps.

Enfin, ils auraient dû rappeler les promesses faites par le président Biden de « mettre fin » au projet Nord Stream 2. Ce qui est évident pour nous, c’est que ceux qui réfléchissent à l’incident semblent oublier de se poser la question principale :

À QUI PROFITE LA RUPTURE DES CANALISATIONS ? La réponse est à la surface. Le commerce énergétique qui dure depuis des décennies entre Moscou et l’Europe est depuis longtemps devenu une horreur pour les stratèges de Washington.

Incapables d’offrir une alternative décente à un approvisionnement en gaz fiable et, ce qui n’est pas moins important, bon marché, les États-Unis ont décidé d' »évincer » la Russie en tant que concurrent en utilisant des méthodes et des sanctions non marchandes.

Washington s’efforce de rendre ses alliés accros à une «aiguille de GNL» [gaz naturel liquéfié] coûteuse et peu respectueuse de l’environnement. Pour notre part, nous insistons sur la nécessité d’un examen complet et objectif des circonstances des attaques sans précédent contre les pipelines russes.

Pour discuter de cette question, la Fédération de Russie convoquera une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU.

*

NB :

1- la réunion extraordinaire se tiendra le 30 septembre, réunion durant laquelle la Suède et le Danemark doivent apporter des informations plus détaillées sur ces fuites et leurs origines.

2 – une quatrième fuite a été identifiée en mer Baltique, du côté suédois, au-dessus des gazoducs Nord Stream visés par les sabotages, ont indiqué les gardes-côtes suédois ce 29 septembre.